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Archives mensuelles : janvier 2013

Avec Withings, la santé c’est smart

Vos patients vont-ils finir par vivre le corps bardé de capteurs ou entouré d’appareils miniatures bombardant leur médecin traitant de courriels de mesures ? Au Consumer electronics show (CES), la grande manifestation technologique annuelle qui vient de fermer ses portes à La Vegas, les dispositifs collecteurs de données médicales couplés aux smartphones ont retenu toute l’attention de la presse. Les articles saluent l’eldorado de la m-santé (santé mobile), l’arrivée de la « smart médecine » (« Le Monde » du 5 janvier) ou résume qu’on peut avoir « un médecin dans la paume de la main » (« Courrier International » 3-9 janvier).

Tensiomètre, balances et  dispositifs de surveillance

Ce nouveau marché des dispositifs connectés que les analystes voient multiplié par 16 au cours des trois prochaines années, est illustré en France par la société Withings qui vient de recevoir deux CES Innovation Awardspour son pèse-bébé intelligent (jusqu’à 25 kg) et son Smart Body Analyser, une balance qui, en sus du poids, mesure l’activité cardiaque et la qualité de l’air !

Ce sont les derniers nés de la collection. Pour Cédric Hutchings et Eric Careel, ses fondateurs qui se sont rencontrés chez Inventel (le pionnier de la box Internet), l’aventure des objets connectés a commencé avec une balance, très design, dont la particularité est de communiquer par Bluetooth ou wifi avec un iPhone (et depuis un smartphone Android). Bientôt suivi d’un tensiomètre (aujourd’hui référencé par le site Automesure), d’un Smart Baby Monitor (pour surveiller bébé à distance) et d’un coach miniaturisé, le Smart Activity Tracker (mesure du pouls, des pas, des calories brulées et de la qualité du sommeil). Tous ces objets s’accompagnent d’applications téléchargées gratuitement sur l’App Store comme Withings Health Mate ou Baby Companion, destinées à recueillir les données automatiquement. Et à les envoyer au besoin à son médecin. L’application Compagnon Santé est disponible sur Android depuis le 24 février ainsi que les app à télécharger pour le Smart Baby Monitor et la balance connectée WS-noire. La santé et le bien être connectés n’en sont qu’à leurs débuts.

Smart Body Analyser. Disponible au premier trimestre 2013, 149,95€
Smart Kid Scale (pèse-enfant intelligent), 179,95€ sur le site www.withings.com
  (actualitsé le 25 février 2013)



Une version médicale pour le correcteur Antidote 8

Les plus ardents défenseurs de la langue française se trouvent, on le sait bien, au Québec. L éditeur informatique Druide mène depuis 20 ans le combat depuis Montréal, avec son logiciel Antidote, devenu l’une des références de la correction orthographique et grammaticale. Antidote ne se contente pas de restituer des pluriels et des accords, il corrige les incohérences lexicales sur l’ensemble d’un texte, la sémantique, vérifie le sens de la phrase. Antidote ne laissera pas passer une « plante venimeuse » ou un « problème insolvable ». La version 8 est sortie fin 2012 avec mille mots de plus et une centaine de nouveautés comme la phonétique de quelque 100 000 mots et 600 000 formes dans ses dictionnaires, deux millions de liens pour explorer les champs lexicaux de 57 000 mots, 50 000 nouvelles corrections sémantiques, une amélioration de la correction typographique, en traitant les ligatures, les apostrophes et les espacements fins, etc. Plus pratique, les erreurs sont maintenant traitées en bloc. Antidote, c’est aussi la technologie Anti-Oups pour envoyer des courriels correctement écrits, du titre au contenu et sans oubli de la pièce jointe.

Un correcteur médical abouti

Mais la nouveauté majeure pour le corps médical, c’est la collaboration entre Druide et Mysoft,déjà éditeur de dictionnaires médicaux pour la reconnaissance vocale Dragon, qui a donné naissance à un produit mixte incluant dans Antidote 8 un glossaire médical de 75 000 entrées et 140 000 formes. Druide a revu la structure de ses dictionnaires pour accueillir le glossaire médical au sein d’Antidote.
Les médecins qui soignent leurs écrits aussi bien que leurs malades apprécieront. Et s’ils trouvent une faute dans ce texte, c’est que je n’ai pas (encore) Antidote.

 

 

 

 

 

Antidote sur iPhone

A mettre dans sa poche, la version Antidote Mobile pour iPhone et iPad n’est pas un correcteur automatique mais un ensemble de dictionnaires et de guides qui vous permettront de vérifier l’orthographe mais aussi de trouver une citation et toutes sortes de curiosités de la langue française (et québecoise). Car c’est en rimant que bien souvent je m’enrhime, comme écrivait Clément Marot.
Voir la fiche complète
Antidote 8 et le glossaire sont distribués par Mysoft au prix de 219 € TTC (www.mysoft.fr)
Antidote Mobile sur l’App Store d’Apple, 14,99 €

 



Le boîtier 2 Net de Qualcomm à la conquête de la santé connectée

Qualcomm , qu’es aquo ? Mais si, vous les connaissez. C’est eux, les processeurs SnapDragon de nombreux téléphones mobiles. Cette société américaine fondée il y a 27 ans par la famille Jacobs a réalisé en 2012, 5,7 milliards de bénéfices pour 19 milliards de dollars de chiffre d’affaires dont elle investit chaque année 20% dans la RD (recherche-développement). Un des leaders mondiaux des technologies mobiles, spécialiste de la connectivité en tout genre et de la communication entre machines. Qualcomm Life, c’est sa nouvelle division santé qui s’est constituée tout naturellement à partir des clients qui avaient besoin de connecter leurs équipements médicaux. Et pour ces clients, Qualcomm Life vient de lancer en Europe (un an après le marché américain) son infrastructure sécurisée 2 Net (prononcez « two» Net) de collecte automatique des données transmises par les appareils médicaux. Sous le slogan « Rendre mobiles les soins », Qualcomm Life vise le marché croissant des maladies chroniques (860 millions de personnes dans le monde dont plus de 100 millions en Europe) dans le contexte des problèmes budgétaires des systèmes de santé qui cherchent à diminuer les hospitalisations par un suivi à distance.

Un écosystème non propriétaire

L’argument de Qualcomm Life, c’est de proposer un nouvel écosystème non propriétaire. Les fabricants d’appareils médicaux partenaires (déjà 200) s’équipent du logiciel ad-hoc (fourni gratuitement) tandis que se trouve chez le patient un hub, boitier branché dans une prise de courant, capable de rechercher automatiquement les équipements médicaux intelligents de son environnement avec plusieurs possibilités de connectivité (Wi-Fi, Bluetooth, etc.).
Une installation réduite au minimum que l’on peut emporter quand on change de maison. Le hub transmet les données collectées vers une plate-forme de services sécurisée dans le Cloud (située en Hollande) sur laquelle se connectent les clients finaux qui fournissent les services. A eux d’exploiter les données récupérées au format qui leur convient, de les stocker dans des serveurs agréés, de déclencher les alertes auprès des patients. La solution sera bientôt disponible sur smartphone (à la place du hub). Qualcomm Life facture à ces clients une redevance mensuelle par hub installé. On peut imaginer que des opérateurs ou des assureurs proposent des services de maintien à domicile, que des hôpitaux s’en servent pour surveiller des patients à distance dans le cadre de retours anticipés, etc.… La santé bien-être est aussi un créneau porteur. Nombre de projets de télémédecine ou de télésanté sont donc concernés. Qualcomm se voit comme un accélérateur de la croissance, encore assez lente, de l’Internet des objets, ces objets connectés de plus en plus nombreux. Reste à convaincre le monde de la santé que les systèmes propriétaires peuvent constituer un frein au développement des nouvelles technologies.
 



Démarrage de Respir@dom : 200 patient apnéiques en télémédecine

C’est parti pour Respir@dom, un projet de télémédecine porté par le réseau Morphée, avec le soutien de l’ARS d’Ile de France, la participation d’industriels (Orkyn, Philips Respironics) et le financement, pour un montant de 850 000 €, de la DGCIS (Direction générale de la compétitivité, de l’industrie et des services) dans le cadre des investissements d’avenir. 200 patients apnéiques traités par ventilation à Pression Positive Continue (PPC) ont été tirés au sort parmi les quelque 500 000 patients bénéficiant d’une machine et d’un masque à domicile pour éviter l’aggravation de leur état de santé.

Plus de confort pour éviter l’arrêt du traitement

Le but de cet essai randomisé est en effet de lutter contre les arrêts de traitement liés au port d’un masque pendant la nuit (20 à 30% d’abandon au cours des 4 premiers mois conduisant à 90% à tout arrêt de traitement) en apportant plus de services et de confort au patient. Tout en validant un modèle économique pour l’Assurance Maladie qui dépense aujourd’hui 400 millions pour le traitement de l’apnée du sommeil. Un nouvel arrêté devrait d’ailleurs être bientôt publié imposant un port du masque d’au moins trois heures (ce qui devra pouvoir être vérifié par le prestataire de l’appareil) pour continuer à bénéficier de la machine à PPC. Respir@dom est déjà dans les clous puisque les machines installées sont communicantes et enverront via le réseau GPRS non seulement leur durée de fonctionnement mais aussi toutes les données analysées dans le Dossier Médical Sommeil (DMS) sécurisé du patient. Les anomalies donnent lieu à des alertes techniques renvoyées vers le prestataire. Un espace permet au patient d’évaluer son confort et sa motivation. Un mauvais ressenti génère une alerte pour les médecins participants aux projets. Le portail respiradom.fr propose également un forum de discussion entre patients, ainsi que des vidéos et même un serious game. Il est ouvert à tous les patients apnéiques.
L’étude médico-économique doit se poursuivre jusqu’au 30 novembre 2013, date à laquelle les promoteurs de Respir@dom espèrent pouvoir généraliser le service. Se posera alors la question du financement ultérieur. L’étude doit aussi évaluer le temps passé par les équipes soignantes.