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Comment évaluer les apps médicales ?

On a déjà connu ce problème quand les informations sur la santé sont arrivées en masse sur Internet. Comment allait-on distinguer l’information de qualité ? Qu’allait devenir la relation médecin patient ? Aujourd’hui qu’il existe 40.000 applications médicales disponibles pour les smartphones et les tablettes, voire 100.000 si l’on inclut la santé et le bien- être en général, ce souci récurrent de la qualité se déplace vers le nouveau marché de la santé mobile. Un marché qu’un rapport américain évalue à 25,6 milliards de dollars en 2017 (The mobile health global market report 2013-2017, mars 2013). Un marché qui comprend les dispositifs médicaux connectés. Ici on prend sa tension, là on mesure son poids et son rythme cardiaque, là on pré-diagnostique les otites, ailleurs on fait son analyse d’urine (l’appareil photo du smartphone analyse la couleur des languettes), etc.…Tout ça se vend sur Internet. Les médecins branchés attendent avec impatience l’ECG sur smartphone déjà en vente aux USA.
Alors que les dispositifs médicaux sont soumis à une réglementation contraignante, les apps surgissent de partout au point que la FDA (Food and drug administration) américaine a toujours une technologie de retard. Lorsque demain le patient va arriver avec ses mesures déjà faites, quel crédit leur apporter ?
Pour trouver une app médicale, le professionnel de santé se rend sur les stores d’Apple ou de Google qui ont aujourd’hui une catégorie « médecine » plus ou moins séparée du fourre-tout « forme et santé ». Les apps sont également triées en gratuites et payantes ce qui constitue un premier critère de sélection. Ensuite le nombre d’étoiles et les commentaires peuvent guider. Mais sans aucune garantie.

Des initiatives

C’est pourquoi, Buzz médecin propose, classées en cinq catégories, une sélection d’apps qui ont toutes été testées par des journalistes spécialisés ou des médecins, et que vous, médecins et professionnels de santé, pouvez continuer à commenter tout en en suggérant de nouvelles. Nous nous efforçons de dégager les points importants : la présentation et l’ergonomie, la fréquence de mise à jour et la qualité de l’auteur, et finalement le rapport qualité/prix par rapport aux concurrents. Buzz Médecin commence aussi à tester les matériels connectés (voir le test de la nouvelle balance de Withings).
Un nouveau site, dmd-sante.com, créé il y a quelques mois par deux médecins et un ingénieur en santé, s’est donné comme objectif ambitieux d’évaluer et labelliser les applications, qu’elles soient destinées au grand public ou aux professionnels. Une liste de  13 critères ont été définis ce qui permet à une équipe de testeurs bénévoles (médecins généralistes et spécialistes, et un pharmacien, agés en moyenne d’une trentaine d’années) de noter les applications. Celles qui ont plus de 16 sont recommandées par le site. Il y en a déjà 80 au total à destination des professionnels. Elles devraient être 180 pour la prochaine version du site qui sort à la mi-mai.
 



Pratique médicale : la Génération Apps

28 ans, interne en Pharmacie à l’AP-HP (3ème année), actuellement en stage à l’Hôpital de la Pitié Salpêtrière, Benoit Brouard, fait partie de la génération Apps des professionnels de santé. Ce passionné de technologie qui est allé jusqu’aux Etats-Unis acheter son premier iPhone avant même qu’il soit disponible en France, a commencé sa pharmacie à Montpellier et en est déjà à sa troisième application pour smartphone.

Risque SIDA,Gaz du Sang, Infectioguide

« La première, destinée aux personnes ayant eu un rapport sexuel non protégé, a été réalisée dans le cadre d’un projet pour le DU d’éducation thérapeutique. Risque SIDA est toujours disponible sur l’AppStore. Puis en collaboration avec un Interne en Biologie médicale, j’ai sorti Gaz du Sang pour interpréter automatiquement les Gaz du Sang à partir de la saisie des paramètres.
Ensuite mon travail d’interne m’a fait percevoir les besoins en infectiologie, où il n’existait pas d’outil pratique et rapide avec les recommandations. C’est une application beaucoup plus ambitieuse en termes de contenu. Elle m’a demandé un an de préparatifs. Je conçois l’interface graphique et utilisateur, et je réalise l’aspect graphique avec les icônes, Je m’y connais un peu en informatique mais la programmation est réalisée par un développeur lui aussi encore étudiant. Moi, je lui prépare le travail, je débugue, etc.…Cette fois, l’application est disponible d’emblée sur les deux plates-formes iOS et Android », souligne l’interne équipé du dernier iPhone 5 et d’une tablette Android.

Avec sa première application payante, Benoit Brouard a pris le statut d’autoentrepreneur. Un statut qu’il aimerait bien conserver tout en menant une carrière de pharmacien hospitalier. Sa prochaine app sera présentée en mai au congrès d’hygiène hospitalière (29-31 mai 2013) ; c’est sur l’hygiène des mains. « Mais je vais surtout me consacrer à Infectioguide dont je voudrais faire un référentiel concernant tout ce qui a trait au domaine des pathologies infectieuses. Plusieurs mises à jour ont déjà eu lieu en fonction des demandes des utilisateurs. Je viens d’ajouter les antifongiques et des vidéos. Il manque encore les antiseptiques et une section destinée davantage aux infirmiers avec les modes d’administrations des antibiotiques. »

M.-F.P.

L’application coûte 6,99 euros. Elle a déjà été téléchargée 3 à 400 fois. Voir le test

 





 

 



Nouveautés Vidal et BCB pour votre smartphone

De nouvelles versions sous Android

Reflet de l’évolution global du marché ( Android a représenté en France en 2012, 60% des ventes de smartphones contre 20 à 25% pour iOS qui est remonté avec la sortie de l’iPhone 5), plusieurs applications santé viennent de sortir leur version Android.
Ainsi l’un des succès de l’Appstore Santé avec 125 000 téléchargements depuis son lancement en 2009, Vidal pour Voyageur sort en version Android (voir le test). Tandis que Vidal qui prépare une nouvelle version de son site Vidalonline pour les professionnels de santé, s’apprête à sortir  son Vidal Mobile sous Android . 
Cela nous était demandé, confirme Christophe Descamps chez Resip (groupe Cegedim) . Resip a développé la nouvelle version mobile de la base Claude-Bernard BCB Dexther sous les deux OS (voir le test) ainsi qu’une nouvelle application grand public ScanPharma, qui en gérant l’armoire à pharmacie du particulier, donne un accès plus ludique à l’information sur les médicaments (voir le test).

Nouveau module interactions sur Vidal Mobile

C’était un manque sur l’application Vidal Mobile pourtant téléchargée 36.000 fois selon l’éditeur. Le voilà comblé. Vidal Mobile dispose depuis le 4 mars d’un module Interactions médicamenteuses pour sécuriser une ordonnance virtuelle et rechercher une alternative thérapeutique en cas de détection d’interaction. Buzz Médecin donne son avis dans son test de Vidal Mobile pour iPhone.