icanopee

Suivre l'actu du blog

Calendrier

avril 2013
L Ma Me J V S D
« mar   mai »
1234567
891011121314
15161718192021
22232425262728
2930  

Archives mensuelles : avril 2013

iHealth Pro : des appareils médicaux professionnels connectés et sans fil

iHealth qui vient d’ouvrir sa filiale française en mars, lance, à partir de mai, sa gamme iHealth Pro, une série d’appareils médicaux sans fil Bluetooth en connection avec une tablette ou un smartphone qui devraient permettre aux médecins de faire d’avantage de prévention en leur donnant notamment la possibilité de mesurer facilement l’IPS. L’interface professionnelle optimisée pour iOS devrait être disponible à la mi-mai. La version Android sortira ensuite.
A l’origine de la conception de ces appareils, Uwe (prononcer uvé) Diegel, allemand d’origine né en Nouvelle Zélande, ayant vécu en Afrique du Sud où il a rencontré sa femme, d’origine taïwanaise. Il vit aujourd’hui entre la Chine, la Californie et Paris où il est installé avec ses deux enfants. On l’imagine ingénieur et on apprend qu’il a mené une carrière de pianiste de concert jusqu’à ce qu’un accident, à l’âge de 27 ans, le prive partiellement de l’usage de son bras droit.
Après une première expérience, fructueuse, dans la fabrication de lait sans lactose, c’est la rencontre, lors d’une réunion familiale à Taiwan, d’un inventeur de thermomètre digital, Ky Lin, qui le fait plonger dans l’univers du biomédical. Il importe d’abord des produits de Taiwan puis créé sa propre marque, Microlife, avec un siège en Suisse. C’est l’heure des campagnes de récupération des thermomètres à mercure. Les ventes de Microlife explosent et la société est cotée en bourse en 2002 et rachetée en 2003. « Une erreur stratégique, reconnait-il aujourd’hui, car il en perd les commandes et donc, la capacité d’innover en fonction de ses intuitions. N’importe, il rachète la marque Spengler, vénérable maison strasbourgeoise, spécialiste du tensiomètre depuis qu’en 1907, elle s’était associée aux Pr Vaquez et Laubry pour inventer cet appareil. Il noue des relations avec des partenaires chinois et rencontre au salon Medica de Düsseldorf, le fabricant chinois Andon qui vient d’être privatisé. En 2007, Spengler fête ces 100 ans et Uwe Diegel, trouve la solution aux problèmes des tensiomètres numériques : « l’instrument magique » l’iPhone est devoilé le 9 janvier 2007. Uwe Diegel peut enfin concevoir un appareil médical connecté, selon ses vœux : pratique et élégant. Désormais adossé à Andon*, il co-créé iHealth en 2009 dans la Silicon Valley (en face de chez Apple). Le BP3 arrive en France début 2011; c’est un tensiomètre électronique présenté comme un instrument d’automesure. Mais il est encore connecté par un fil.

Les appareils anciens revisités par le numérique

La nouvelle gamme de dispositif médicaux lancée en France par iHealth est sans fil, communiquant avec le smartphone ou la tablette via Bluetooth : deux nouveaux tensiomètres brassard ou poignet, des balances qui mesurent le poids mais aussi l’IMC, la masse graisseuse, la masse osseuse, etc., des glucomètres. Tous ces produits sont déjà disponibles sur le site www.ihealthlabs.fr.
Président de iHealthLabs Europe, Uwe lance également en 2013 la gamme professionnelle, iHealth Pro sans fil, destinée cette fois aux médecins avec une interface professionnelle. Le tensiomètre brassard BP 5 (voir le test) en fait partie ainsi qu’un oxymétre de pouls (99€), un ECG (à deux électrodes) et innovation importante, le Wireless CardiovascularLab qui permettra de mesurer et enregistrer simplement et rapidement l’Index de Pression Systolique (IPS) dans le cadre de la prévention des artériopathies (AOMI). « C’est le meilleur prédicteur de morbidité cardiovasculaire, souligne Uwe Diegel, mais il est très peu pratiqué faute de temps ». Le CadiovascularLab sera commercialisé à partir de fin mai autour de 500 €. Test dans la prochaine Buzz Letter nous l’espérons.
Uwe Diegel promet pour bientôt un glucomètre sans bandelette, un tensiomètre sans brassard et un tensiomètre en continu. Il dit puiser une partie de ses idées dans sa collection d’instruments médicaux (collection 0′Brien/HealthWorks) pour laquelle il a ouvert en 2011 une vitrine sur Internet (bloodpressurehistory.com).
« Le CardiovascularLab, assure-t-il, est basé sur l’oscillomètre de Pachon ».

*Andon a cinq divisions de produits connectés : iBaby (surveillance des bébés y compris in utero avec un échographe doppler pour enregistrer les battements du cœur !), iCar (voitures télécommandées par iPhone), iSmartHome (capteurs pour la maison), iHealth (grand-public) et iHealthPro.
 



Au CH de Compiègne, le patient créé son DMP sur une borne interactive

Depuis quelques semaines, au CH de Compiègne, les patients peuvent créer eux mêmes leur DMP sur une borne interactive équipée d’un lecteur de carte vitale installée dans le hall d’accueil. C’est la société ULTIMedia, spécialiste des bornes interactives depuis 20 ans, qui a conçu ce produit spécifique pour la santé. Jusqu’à présent, la création du DMP était réalisée lors de l’admission, par le personnel d’accueil ou lors d’une consultation, après avoir reçu le consentement du patient. L’utilisation de la borne représente un précieux gain de temps pour le personnel hospitalier. Une fois la Carte Vitale insérée dans le lecteur de la borne, l’usager n’a plus qu’à se laisser guider par l’interface conviviale et à utiliser l’écran tactile pour renseigner les informations requises. Cela prend 1 à 2 minutes seulement. « Avec cette borne interactive placée stratégiquement dans l’entrée du Centre Hospitalier, explique Brigitte Duval, directrice du Centre Hospitalier Compiègne‐Noyon, le patient est lui-même impliqué et acteur de la création de son dossier médical personnel. Il peut aussi disposer de toutes ses données médicales et de façon sécurisée sur la borne interactive.” Pas moins de 50.000 DMP ont déjà été créés au total en Picardie, région pilote sur ce projet. Tant que le DMP ne dépasse pas les bornes…
(Source : communiqué de presse ULTIMedia)

 



Applications smartphones : comment elles vous suivent à la trace

 

Qu’est ce qui se cache dans les boites noires des 24 millions de smartphones utilisés en France ? La Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) et l’INRIA ont mené l’enquête en construisant l’outil Mobilitis. Un programme capable de détecter et d’enregistrer les accès à des données personnelles par des applications du téléphone. Mobilitis a été installé sur six iPhones appartenant au laboratoire de la CNIL et mis à la disposition de volontaires pendant 3 mois pour les utiliser comme s’il s’agissait de leur téléphone personnel. Résultats : 9 Go de données récoltées, 189 applications utilisées. Premiers constats : 9 application sur 10 accèdent à Internet ce qui n’est pas toujours justifié, 46% accèdent à l’identifiant unique Apple (UDID), 31% détiennent les données de géolocalisation, la donnée la plus consommée, 16% recueillent le nom de l’appareil sans qu’on puisse savoir très bien à quoi ça sert, 8% accèdent au carnet d’adresse, 2% au compte Apple et 2% au calendrier…

Des traceurs envahissants

Ce qui apparaît le plus clairement, c’est que les outils d’identification et de traçage envahissent les smartphones. Sur les 87 applications qui ont accédé à l’UDID, 33 l’ont transmise en clair plusieurs fois à l’éditeur de l’application. 
Apple a déjà annoncé que, prochainement, il ne permettrait plus aux développeurs d’accéder à cette information mais a introduit de nouveaux identifiants dédiés, eux, au ciblage publicitaire dont on ne sait si on pourra les effacer (comme on  le fait avec les cookies des ordinateurs). Il apparaît aussi que les développeurs ne sont pas toujours conscients qu’en prenant certains systèmes, ils se lient à des analyseurs de données… L’INRIA et la CNIL, qui doivent rencontrer Apple, vont suggérer des réglages aux fournisseurs du système d’exploitation et vont poursuivre leurs investigations avec des smartphones Android, cette fois. 
Des applications à surveiller d’autant plus près qu’elles se multiplient dans le domaine de la santé connectée avec des appareils de mesures physiologiques.