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Archives mensuelles : mai 2013

Salons santé et autonomie : reco vocale, smartphones, messagerie et gros sous

Mardi 28 mai, journée d’ouverture des salons de la santé et de l’autonomie, premiers du nom qui regroupent Hôpital Expo, Geront-Handicap expo et HIT toujours sous l’égide de la FHF et à la Porte de Versailles et où l’on attendait 20 000 visiteurs. Les trois salons s’entremêlent en effet de plus en plus car les TIC envahissent jusqu’aux lits d’hôpitaux devenus intelligents qui s’intégrent dans le système d’information hospitalier (pour indiquer s’ils sont occupés ou non et si le ménage a été fait) . Ce sont évidemment les stands de HIT que Buzz Medecin a parcouru tout au long de la journée.

Grosse appétence pour la reconnaissance vocale

10h30 rendez-vous avec Nuance sur le stand de Softway, dont la dernière version d’Hopital Manager est le premier SIH à intégrer la reconnaissance vocale en mode hébergée. Démonstration avec la saisie à la voix d’une fiche d’observation patient structurée : description des soins, « aller à poids, aller à taille, aller à température et ainsi de suite jusqu’à objectif des soins pour finir par sauvegarder formulaire. A nos coté, le responsable d’un SI hospitalier confirme la forte attente des médecins pour ce type d’application. Mais il y a toujours le problème budgétaire… Même si à la même heure, Marisol Touraine tentait de rassurer les directeurs d’hôpitaux, rappelant que la santé est une des filières d’avenir privilégiée par le plan d’investissement gouvernementaux. Le stand d’Orange Healthcare résume la panoplie de l’hôpital numérique et sans fil : offre triple play pour les chambres des patients, tag RFID (pour retrouver un appareil ou un patient !), stockage dans le Cloud des données numériques (imagerie en particulier dans ses data centers agréés HDS. Orange a aussi développé une solution alternative à la CPS en mobilité. L’utilisateur se connecte à un portail avec sa CPS et indique son numéro de mobile. Un code est attribué à cette identification. Code qui sera ressaisi pour accéder à un service à partir du mobile. Une expérimentation est prévue avec le CHU de Clermont Ferrand pour l’accès aux résultats d’analyse de laboratoire.

MS Santé pour fin 2013

Cela doit aussi intéresser l’ASIP Santé qui a choisi de s’exprimer cette année sur la nouvelle messagerie MS Santé (voir article précédant) qui sera proposée dans un premier temps sous forme de webmail accessible par CPS en liaison avec les Ordres. Il n’est plus question de chiffrer les messages mais d’ouvrir un espace de confiance avec un annuaire des PS. Les opérateurs et les éditeurs pourront faire homologuer leurs services de messagerie compatibles. Les proxy des hôpitaux, les webmails régionaux, les messageries comme Apircrypt sont concernées. Première homologation en novembre 2013. Généralisation en 2014. Mais il n’y aura pas d’obligation. L’ASIP estime à 60.000 le nombre d’adresses mail sécurisés ouvertes à ce jour par des professionnels de santé. 60 000 sur un potentiel d’1 million c’est peu mais combien de temps faudra-t-il à MS Santé pour avoir autant d’utilisateurs ? L’ASIP recrute des médecins testeurs.
En tout cas, il est déjà prévu d’utiliser MS Santé en mobilité via un smartphone. Plus besoin de CPS mais un système de code d’accès à usage unique (comme on en reçoit parfois de sa banque pour un paiement). Les smartphones parlons-en, une conférence était consacrée à la M-Santé. Il y a été question des smartphones comme élément de la chaîne Télémédecine et des SMS pour les messages de santé publique mais aussi pour le rappel automatique (et ciblé selon les services) d’un rendez-vous avec des informations sur les documents à apporter. Avec ce système, l’hôpital de Villefranche sur Saône estime récupérer 93% des rendez-vous autrefois ratés en IRM, soit 10 000 euros d’économie…
 



Forte progression des tablettes et d’Android chez les médecins

94% des médecins utilisent leur smartphone à des fins professionnelles ou mixte. C’est le premier constat du 2ème baromètre  de l’Observatoire des usages numériques en santé Vidal-CNOM (avril 2013)*.  Cette proportion n’a pas bougé depuis la précédente enquête de février 2012.
66% des médecins équipés d’un smartphone ont un iPhone (contre 70% en 2012), 27% un Android (contre 18% en 2012), BlackBerry et  Windowsphone perdent encore du terrain avec 2,6 et 2,1% d’utilisateurs.
Les tablettes ont le vent en poupe : 56% des utilisateurs de smartphones en ont une (contre 37% en 2012)  et 20% de ceux qui n’en ont pas, comptent s’équiper dans l’année. Apple domine avec 81% d’iPad, laissant 16,6% à Android (en progrès).
 

Des apps médicales dans un smartphone sur deux

Plus d’un médecin sur deux  équipés d’un smartphone utilisent des applications médicales. A 89%, il s’agit d’une base de données de médicaments (+ 20% sur un an) dont 75,5% se servent pour les interactions médicamenteuses (+ 10% en un an). 35% des participants font de leur smartphone un outil d’accompagnement à la prescription. (voir les différentes bases disponibles). 61% ont payé cette application. A noter par les éditeurs : 57% des médecins souhaiteraient pouvoir accéder à leur logiciel métier via leur mobile !

Enfin, le mobile fait desorrmais partie de la relation médecin -malade :  86% des médecins laissent leur smartphone allumé en consultation et 81% n’hésitent pas à répondre. Plus de la moitié des praticiens communique d’ailleurs son numéro de mobile à ses patients.  Le Dr Jacques Lucas, vice-président du CNOM, délegué général aux systèmes d’information en santé, souligne que "l’uitilisation du smartphone est ancrée désormais au coeur de la pratique quotidienne des médecins" . Elle renforce le lien de confiance entre médecin et patient. 8% des médecins recommandent des applications santé à leur patient; ils seraient sans doute davantage si l’ offre n’apparaissait pas trop large et pas toujours fiable. C’est en tout cas un début.

*enquête par mail en avril  2013 auprès de 3138 médecins (généralistes et spoécialiste, exerçant en ville et à l’hôpital)équipés d’un smartphone, l’enquête de février 2012 concernait 2.131 médecins équipés de smartphones)



Messagerie Sécurisée de Santé : bétatest à partir du 1er juin

,  c’est parti…

Quelques médecins privilégiés en ont eu la primeur : l’ASIP santé recrute des bétatesteurs pour MSSanté, la messagerie sécurisée de santé qui sera en test à partir du 1er juin prochain.
Ce service web de messagerie interopérable avec les autres messageries existantes  ( Apicrypt ou les messageries homologuées CPS), sous réserve d’un développement, sera donc disponible avant fin 2013 pour les professionnels de santé. Buzz medecin l’avait annoncé dès le 19 décembre dans son blog (voir l’article)

Le 7 mai, l’ASIP a publié sur son site les spécifications du système MSSanté et notamment de ses interfaces d’accès (voir la publication) afin d’engager la concertation jusqu’au 16 juin 2013 avec les professionnels et les industriels.
Il est promis que les échanges se feront en quelques clics.
MSSanté sera réservée aux professionnels de santé, qui auront par ailleurs à leur disposition l’annuaire national de tous les professionnels de santé. L’ASIP Santé travaille à la mise au point de ce service en liaison avec les sept ordres nationaux (médecins, sage-femme, chirurgiens dentistes, pharmaciens, infirmiers, masseurs-kinésithérapeutes et pédicures-podologues)

Pour participer au bétatest à partir du 1er juin
http://www.mssante.fr/index.php