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Diffusion des recos : la HAS mise sur le numérique

Recos, mémos (reminder comme ils disent en interne), cahier des charges, études, protocoles (et bientôt évaluation médico-économiques de certains médicaments), les 350 chefs de projets tous très qualifiés de la Haute autorité de Santé, produisent beaucoup mais encore faut-il améliorer la lisibilité de cette production et faire en sorte que les publics concernés se les approprient…

Les mémos intégrés dans les logiciels

Pour cela, La HAS mise sur l’effet de levier du développement du numérique, comme l’a expliqué le Pr Jean-Luc Harousseau, président du collège de la HAS lors d’une présentation à la presse le 25 septembrede son projet stratégique 2013-2016. Tout d’abord, c’est en interne que le développement du numérique doit commencer par favoriser la collaboration avec un langage commun au sein de la HAS, renforcer les modes de travail collaboratifs et servir enfin à organiser les données recueillies et produites pour les partager. L’utilisation du numérique doit aussi permettre de renforcer les liens de la Haute autorité avec les publics. A savoir d’une part le grand public pour lequel la HAS s’apprête à lancer un site d’information à destination des patients et d’autre part, les professionnels de santé. « Il faut que nos fiches et nos memos puissent être téléchargées par le médecin en consultation » souligne le Pr Harousseau. « Il y a plusieurs manières pour le médecin d’accéder aux informations utiles, les memos peuvent être intégrés dans les logiciels, précise le Dr Rémy Bataillon, il faut déterminer la meilleure ergonomie."
La HAS a ainsi mis en ligne des Recos2clics (voir l’article de Buzz Medecin) dont le mode d’utilisation est en cours d’analyse. Pour avoir les informations au bon moment, cela suppose que les médecins structurent et codent les informations qu’ils mettent dans leur logiciel. La HAS participe à des pilotes en collaboration avec l’ASIP Santé et des éditeurs.
Reste que l’essentiel est d’avoir au départ « des productions simples et simplement accessibles » rappelle Le Pr Harousseau qui compte aussi pour les diffuser sur le développement d’applications mobiles pour smartphones et tablettes.
Tout cela avec des moyens budgétaires qui ont baissé de 8% sur 2011-2013
 



Messageries sécurisées : MSSanté et toutes les autres

Intense activité du côté, non encore des échanges sécurisés de données de santé mais des solutions disponibles.
Tandis que l’ASIP Santé publiait le 19 septembre le dossier de spécifications qui devraient permettre à tous les opérateurs de rendre leur messagerie MSSanté compatible, Microsoft annonçait en partenariat avec l’hébergeur agréé de données de santé (HADS) Navaho, l’arrivée d’une solution d’échanges sécurisés incluse dans sa suite Office 365 en ligne. Pendant ce temps, Apicrypt trace son chemin, qui prend des allures d’autoroute avec plus de 45000 adhérents et près de 45 millions de messages par an.

Comment choisir ?

En octobre 2013, la situation est donc la suivante pour les médecins qui veulent échanger des données médicales ou recevoir les résultats d’analyse de leurs patients de manière sécurisée.

1) Que vous ayez déjà ou non une messagerie sécurisée, vous pouvez activer gratuitement votre compte MSSanté, le webmail sécurisé de l’ASIP Santé en concertation avec les Ordres. C’est très simple. Il faut se munir de sa CPS et de son code. Il y a un petit logiciel à télécharger pour Windows ou pour Mac. La messagerie est disponible en béta test depuis le 1er juin et ouverte depuis la fin juin. Elle est réservée à l’ensemble des professionnels de santé qui étaient 1200 inscrits à la mi-octobre.
Avec son annuaire en lien avec le RPPS, MS Santé fait entrer les professionnels et les établissements dans un espace de confiance, qui rend inutile la lecture de la CPS à chaque utilisation. L’enjeu est de pousser les éditeurs d’autres solutions et les messageries internes des hôpitaux à devenir interopérable avec MSSanté pour que les échanges médicaux se développe enfin
Inconvénient pour l’instant, c’est un Webmail indépendant des applications, donc les documents envoyés sont des pièces jointes à aller chercher dans les dossiers. On les envoie et on les récupère dans les dossiers par copier-coller. Le nombre d’utilisateurs limite les possibilités échanges. Mais il faut bien commencer et la montée en charge est satisfaisante, selon l’ASIP Santé.

Informations détaillées sur www.esante.gouv.fr/services/mssante

2) Votre logiciel métier dispose d’une messagerie sécurisée utilisant la CPS (type MMS, HellodocMail, DocteurNet, AxiMessage) qui vous sert déjà à recevoir les résultats de laboratoire plus ou moins bien intégrés dans vos dossiers patients et aussi parfois à envoyer des courriers à vos correspondants si vous aviez fait la démarche de demander un certificat CPS. Vous pourrez continuer à l’utiliser. Vous allez en plus bénéficier de l’espace de confiance de MSSanté (sans relecture de la CPS) dès lors que votre éditeur aura rendu sa messagerie compatible. Les spécifications de l’ASIP sont arrivées le 19 septembre. Les éditeurs ne proposant pas encore de messagerie sécurisée pourront également intégrer MSSanté. Les plates-formes régionales d’échanges (Rhône Alpes, Planet santé) sont concernées elles aussi par la compatibilité.

3) Vous faites partie des 45 218 utilisateurs de la messagerie associative Apicrypt parmi lesquels 33 293 médecins libéraux et 8888 médecins hospitaliers. Vous êtes les plus nombreux et quelques hôpitaux vous envoient même les courriers de sortie par mail. Depuis le début de l’année, vous pouvez consulter les courriers et analyses reçus sur votre iPhone ou votre smartphone Android. Avec les analyses, les résultats ne sont pas toujours bien récupérés dans les dossiers pour des raisons de formats. Sachez qu’Apicem, l’association éditrice d’Apicrypt prépare un serveur de normalisation de la biologie qui est en phase de bétatest. Le biologiste devra valider un dictionnaire et une convention de preuve sera établie entre les biologistes et les médecins pour éviter tout envoi de duplicata papier. Les échanges seront tracés.
Comme la plupart des utilisateurs, vous n’utilisez pas ApiMail, la version avec CPS d’Apicrypt parce que vous trouvez que ça ralentit l’opération et que vous n’avez pas toujours de lecteur de cartes sous la main. Lorsque l’Apicem, -c’est envisagé- sera compatible avec MSSanté, vos messages seront conformes à la législation et vous aurez accès à un annuaire plus large encore.
Inconvénient d’Apicrypt : il faut s’abonner (3C par an pour un médecin) et il n’y a pas encore d’interopérabilité avec les autres messageries.

4) Vous utilisez la suite Office 365 (en ligne) de Microsoft. La solution Posts@fer de Navaho permet d’envoyer d’un simple clic n’importe quel document produit avec la suite : Word, Excel, Powerpoint, Outlook dans le respect des normes de confidentialité en vigueur. Les messages sont archivés six mois dans un des centres de  données français agréés hébergeurs de données de santé de Navaho. Les destinataires reçoivent un message les invitant à se connecter via leur CPS à l’espace sécurisé pour prendre connaissance du message.
Cette solution semble particulièrement bien adaptée à l’envoi de dossiers médicaux complets et d’images assorties de leur compte-rendu puisqu’elle autorise des pièces jointes jusqu’à 500 Mo. En rejoignant l’espace de confiance de MSSanté, Posts@fer gagnera en rapidité d’utilisation.
La solution est commercialisée via un réseau de revendeurs partenaires de la société Trust2cloud. Voir la liste.
Le mode de facturation envisagé repose sur le nombre de messages : 25 cts par message.
Gageons que les opérateurs comme Orange ou SFR qui sont aussi HADS ne vont pas tarder à sortir également leur solution pour sécuriser les échanges médicaux…

Révisé le 25 octobre 2013