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Le marathon des objets santé connectés

Je ne sais pas si les montres connectées sont utiles aux coureurs de Marathon mais le suivi de l’actualité concernant les objets santé connectés et la santé mobile (ou mSanté) en général ainsi que leurs potentiels effets sur l’organisation des soins, s’apparente à une course de fond…Il paraît que 64% des Français (étude BVA-Syntec) espèrent voir se développer des objets connectés liés à la santé. Ceci explique peut-être cela.
En tout cas, les réunions succèdent aux colloques et on n’arrive plus à twitter partout.
Il y a les séquences « étonnement » devant les dernières ingéniosités vues aux rencontres M2M (machine to machine, de carte SIM à carte SIM) organisées par Orange pour et avec ses partenaires. Un prototype de stylo à insuline communicant de la société Keynae (il enregistre la dose et vous rappelle qu’il faut vous piquer..), la gélule thermomètre en continu e-Celsius et le patch e-Tact (qui mesure pendant un mois l’activité et la température) de la société Body Cap, le pilulier e-Box intelligent de Robotik technology, la montre d’urgence Transwatch… A tous, Orange peut apporter ses compétences pour gérer les données recueillies et développer des services sur sa plate forme M2M médicale avec un agrément Hébergeur de données de santé (HDS). Cela fait en effet 4 ans qu’Orange Healthcare, a lancé cette plate-forme, rappelle Benjamin Sarda. Son premier client a été Sorin, spécialiste des défibrillateurs implantables qui suit ainsi des dizaines de milliers de patients. Aujourd’hui, une vingtaine de clients utilisent les infrastructures d’ Orange .« Une croissance à deux chiffres ».

Un plaisir d’utilisation

Il y a les problèmes de financement. Tout ce qui est prévention lorgne du coté des assureurs et des entreprises qui pourraient organiser des challenges de santé… C’est ce qui affleurait à la fin de la réunion organisée par le Think Tank Renaissance numérique sur le thème « Financer la santé à l’ère des objets connectés et du big data". La gestion du capital santé intéresse les assurances complémentaires (aller dans une salle de sport pourrait réduire vos cotisations?) mais aussi les entreprises.
Ce que montre l’émergence des objets connectés, c’est tout d’abord que des gens sont prêts à payer pour leur santé (mais pas pour se soigner). Est-ce que les dispositifs médicaux connectés (qui entrent dans un cadre réglementaire) et servent à la prise en charge de maladies chroniques finiront pas converger avec ceux que l’on achète soi-même pour préserver son bien être ? Probablement. L’ étude du Centre e-santé de Toulouse (sur 264 Personnes de plus de 65 ans), dévoilée à Télésanté 2014, montre que les seniors prêts à utiliser des objets connectés pour rester au domicile, en attendent un « plaisir d’utilisation ». « Les frontières entre données de forme et données de santé sont de plus en plus ténues » a estimé Nicolas Peju, directeur de la démocratie sanitaire de la communication et des affaires publiques à l’ARS d’Ile de France lors de la réunion de Renaissance numérique. Soulignant que cette prise en charge de sa santé par le citoyen repose aussi la question des inégalités.
Il y a les aspects réglementaires. Quelle confiance apporter à ses appareils « médicaux » que l’on achète sur les présentoirs des magasins d’électronique plus que dans les pharmacies ? Le marquage CE médical pour les dispositifs en est un des éléments (la législation européenne est d’ailleurs en pleine refonte). Bientôt ce sont les applications elles-mêmes qui feront l’objet d’un tel marquage, comme l’a rappelé le Guillaume Marchand, président de dmd Santé lors d’une conférence eSanté organisée par CCM Benchmark,  ce qui ouvre le champ à leur prescription voire leur remboursement et en tout cas à leur utilisation par les professionnels de santé dans un cadre réglementaire strict. Précurseur, l’application Diabeo (Insula hors de France) a reçu son marquage CE (class IIb) fin 2013. Cette app mobile assure un accompagnement thérapeutique et une aide à la décision pour la gestion du diabète en permettant aux patients diabétiques adultes de doser l’insuline. Rappelons qu’aux Etats-Unis, la FDA considère que la plate-forme applicative sur lequel s’exécute l’objet médical , est aussi un « device »…
Un fait semble certain et cela a été répété :  « les objets connectés autour des smartphones vont bouleverser » le monde des dispositifs médicaux ( Pr Laurent Degos aux premières Rencontres du progrès médical  organisées par le SNITEM, syndicat national de l’industrie des technologies médicales) , et vont bouleverser les organisations des soins avec un renouveau du suivi à distance à domicile. Le « smart » hôpital est en gestation. Quant aux médecins traitants, il semble (cf. étude du Centre eSanté de Toulouse déjà citée) que les patients les plébiscitent pour l’adoption des technologies pour le maintien à domicile. C’est à eux qu’ils font confiance. D’où la nécessité de sensibiliser les médecins traitants à ces questions. (Comment en trouveront-ils le temps, c’est encore une autre affaire ?) .
Car au bout du compte, ce qui affleure, chez les patients, c’est la crainte de voir remplacer l’aide humaine par la machine.

 



Maisons et Pôles de Santé : 6% ont un SI partagé entre PS

Les 3èmes journées nationales de la FFMPS (Fédération française des maisons et pôles de santé) ont fait salle comble au centre des congrès de Tours les 21 et 22 mars avec plus de 500 inscrits, preuve du dynamisme des « équipes de soins primaires exerçant de manière cooordonnée ».

L’intérêt de ce marché n’a pas échappé aux éditeurs de logiciels qui étaient présents (CLM, CGM, Prokov, ICT, Weda) ou avaient glissé un dépliant dans le sac remis aux participants (Silk Informatique, Aatlantide).
 

 

 

 

 

 
600 MSP ouvertes fin 2014

Combien y en a-t-il ? Les promoteurs, ceux qui ont depuis longtemps une vision d’avenir de l’exercice coordonné en voient déjà 1000 pour la fin de l’année…Les statistiques de l’observatoire mis en place à la DGOS (direction générale de l’offre de soins) en mars 2012, établies à partir des données des ARS, recensent 436 MSP ouvertes et 493 en projet au 14 mars 2014. A comparer avec les chiffres du 14 mars 2013 : 240 et 309. Soit 70% d’augmentation en un an. Et plus 62% pour le nombre de maisons à caractère multidisciplinaire ouvertes : 394 en 2014 contre 149 en 2013. D’ici fin 2014, Isabelle Manzi, à la DGOS, estime qu’il y aura 600 maisons ouvertes et 480 en projets.
Une chose est sûre, l’exercice coordonné a le vent en poupe. Ce n’est pas une mode passagère mais bien une tendance de fond. Qui va dans le sens de la volonté des pouvoirs publics (et de la stratégie nationale de santé) et des souhaits des professionnels de santé eux même. « Les jeunes ont envie de faire de la médecine générale si c’est dans ce type de structure, a souligné le Pr Dominique Perrotin, président de la conférence des doyens qui observe « une remontée des soins primaires qui étaient en train de se déliter »

5% des médecins, 10% des PS

1900 médecins travaillent en exercice coordonnée selon le chiffre de l’observatoire. Le président de la FFMPS, le Dr Pierre de Haas, estime que le regroupement touche 5% des médecins et 10% des professionnels de santé. De fait, toutes les équipes de soins primaires exerçant de manière coordonnée sont concernées, qu’elles se situent dans une maison, travaillent en pôle ou encore en centres de santé. Le président de la fédération nationale des centres de santé, le Dr Richard Lopez ne voit pas la différence de pratique avec les professionnels des 450 centres de santé médicaux et polyvalents, fussent-ils salariés et prédit que dans 5 ans, les deux fédérations auront fusionné pour donner naissance à la fédération des soins primaires. La différence se situe surtout dans la facturation avec un agrément SESAM-Vitale spécifique pour les centres de santé.
Pour le Dr de Haas, le mouvement est parti, l’avenir est dans les équipes. Il y aura des unités de deux médecins comme de 18…

6% de partage d’information entre PS

 

 

 

 

 

 

 

 

Le partage de l’information fait partie du cahier des charges établi par l’ASIP Santé en collaboration avec la FFMPS pour la labellisation des logiciels. Mais selon l’enquête de la DGOS (251 réponses sur sur 436 MSP) si 50% des maisons ouvertes projettent de se doter d’un Système d’information partagée entre PS, seules 6% l’ont fait. Même si entre médecins, la proportion est bien supérieure. Il y a donc encore beaucoup de travail pour les six logiciels labellisés. Cinq labels ont été validés lors d’une visite de conformité ( ActeurCS.fr, Chorus en niveau 2 , Hellodoc, Monlogicielmedical.com , Weda). Le 6ème, celui d’éO vient d’être délivré. Axisanté 5 va entreprendre le processus. Son logiciel de télétransmission Axiam est déjà agréé pour les paramédicaux. Présentant leur solution à Tours, plusieurs éditeurs ont mis l’accent sur la messagerie instantanée interne qui facilite la communication entre professionnels. C’est le cas d’ICT et de Weda (qui utilise son module d’échange). Les groupes comme CGM et CLM insistent sur l’importance de leur réseau d’agences ou de représentants en région. CLM a engagé 4 chefs de projets pour accompagner les phases préparatoires. Quant à Medistory, très apprécié de ses clients, il n’est pas labellisé et pense qu’un fonctionnement en réseau suffit à la coordination et que le partage de données avec les paramédicaux n’est pas encore souhaité par tous. Dans l’attente du prochain label.


 

 

Il faut savoir que la HAS (Haute autorité de santé) a mis en place un centre de ressources en soins primaires pour plus d’efficience et de qualité dans les MSP. L’objectif est d’aboutir à des « data set » de bonnes pratiques du parcours de soins qui pourraient s’insérer dans les logiciels et servir à évaluer l’activité (indicateurs). La labellisation est en train d’évoluer avec la réalisation d’un nouveau cahier des charges où la qualité (du service notamment) sera prise en compte.

 

 

 

 Un modèle économique encore fragile

Les projets de MSP doivent beaucoup aux professionnels eux-mêmes quand ils sont promoteurs mais aussi aux efforts financiers de l’Etat, des régions voir de l’Europe qui apportent la moitié du budget. Mais il faut éviter de penser à l’immobilier au départ. Il faut penser au projet médical et coordonné. « Nous avons besoin de bouger des frontières pour que l’équipe puisse facturer » Ce type de nouveaux actes n’est pas encore répandu. Le Dr Luc Duquesnel de l’UNOF s’est désolé que n’aient été prévues que 150 enveloppes pour les nouveaux modes de rémunération (NMR) alors que 230 demandes ont été déposées. 147 MSP en bénéficient. « En laisser un tiers sur le carreau, ce n’est pas possible. »

 



Biologie médicale : PAD, une application smartphone pour le suivi des prélèvements à domicile

Fondée en avril 2013, la société Sil-Lab entend innover dans le domaine de l’informatique pour les laboratoires d’analyse en accompagnant la prise en charge des prélèvements biologiques à domicile

Avec le processus d’accréditation, le laboratoire de biologie doit récupérer l’identité du patient, son numéro de sécurité sociale, sa date de naissance, mais également l’identité du préleveur et la date et de l’heure de prélèvement. De plus, depuis le 1er janvier 2014, les laboratoires de biologie médicale sont évalués selon la version 2012 de la norme ISO 15189, une version qui a notamment de nouvelles exigences de traçabilité des prélèvements à domicile.
C’est pourquoi, en tant qu’ancien directeur des services informatiques du groupe Cerba, Serge Payeur s’est dit qu’il y avait encore quelque chose à faire pour innover dans le domaine de la biologie. Et de créer Sil-Lab dont le premier produit est une application smartphone à destination des infirmiers libéraux qui effectuent les prélèvements à domicile, soit 25% de l’activité des laboratoires privés (avec des pics à 80% en zone rurale).

Au lieu de remplir les fiches de suivi qui leur étaient demandées, les préleveurs se connectent sur un site (logi in/mot de passe) et flashent le QR Code préalablement reçu par le patient (par courrier spécifique ou avec l’envoi des précédents résultats). Cette opération ouvre une fiche patient et authentifie le patient. L’ordonnance peut être photographiée pour être ajoutée dans le dossier si elle n’y est pas ; l’infirmier note le nombre de tubes, scanne leur code barre, choisit le nom des analyses à faire (ordre alphabétique, c’est la partie qui nous a semblé la moins pratique de l’application) et colle les étiquettes sur les tubes. Les informations sont recueillies sur le site de Sil-Lab (hébergé par l’hébergeur de données de santé, Navaho) qui les transmet au laboratoire concerné. Celui-ci peut commencer à préparer l’arrivée des tubes sans attendre leur retour physiques. L’infirmier télécharge l’application gratuitement et dans certains cas, le laboratoire peut même lui procurer le smartphone.

 

Le laboratoire est facturé par Sil-Lab, 40 cts le premier dossier transmis avec un tarif dégressif en fonction du volume. Sil-Lab noue actuellement des partenariats avec les éditeurs de logiciels pour laboratoire pour qu’ils intégrent son application.
L’application a été développée pour iPhone puis sera portée sur les smartphones Android et les Windows Phone

Voir la video 

 

 



Avec son nouveau terminal santé fixe Prium-4, Ingenico se lance dans les « services »

Ingenico Healthcare a dévoilé mardi 18 mars dans un communiqué, le Prium-4, premier d’une nouvelle génération de terminaux e- santé qui sortira d’abord en version pharmacien. Successeur désigné du Prium-3S il est plus performant et rapide et intègre une offre de services « à la demande » (carte bancaire, mise à jour carte Vitale, etc.).

Allure carrée et peinture métallisée, ce « costaud » de quelque 700 g est un terminal fixe, destiné à succéder au Prium-3S vendu à plus de 100 000 exemplaires essentiellement dans les pharmacies (il équipe 80% des comptoirs). Ce modèle trifente (on peut lire une carte mutuelle en même temps que la carte Vitale), conçu par Xiring à l’origine, est également apprécié des médecins pour sa stabilité qui laisse la possibilité d’introduire la carte Vitale d’une seule main (en choisissant la fente verticale ou la fente horizontale). Le Prium-4 présente les mêmes qualités ainsi que des évolutions comme la connexion réseau Ethernet, un grand écran graphique monochrome, un clavier ergonomique avec des touches de fonction. Il dispose d’un câble unique qui se divise en une fourche de trois cables : pour l’alimentation (bloc secteur), pour le poste de travail (USB) et la connexion réseau (cable ethernet). Le Prium-4 présente également un port ethernet sur le côté. A noter dans la configuration réseau, il n’est pas indispensable de relier le Prium et le PDT par le câble USB, les deux s’apparient via le réseau, pour peu que l’installation ait fait correspondre les adresses IP des deux appareils.

Mise à jour Carte Vitale intégrée

La connexion Ethernet assure une plus grande rapidité des échanges et permet à Ingenico d’ajouter de nouveaux services à la sécurisation des FSE : la mise à jour de la carte Vitale, la télémaintenance du terminal. Ces services sont pré-intégrés et activables sur demande. Ils utilisent la plate-forme sécurisée Telium, une référence mondiale des terminaux de paiement électroniques.  Egalement proposé en option le paiement par carte bancaire avec ajout d’un Pin Pad qui se connecte  sur le terminal  (par le port ethernet) et sert de lecteur de CB (avec un service de paiement CB intégré dans le logiciel métier, Pay Pharma pour les pharmacies).« Pour les pharmaciens qui utilisent en général un terminal bancaire mobile partagé, nous proposons un nouveau paradigme, explique à Buzz Medecin, Laurent Maitre chez Ingenico Healthcare, la carte bancaire est acceptée par chaque poste de travail et l’impression du ticket est executée par l’ » La stratégie d’Ingenico n’est plus d’être un fabricant mais un opérateur de services auxquels l’utilisateur s’abonne.  La division Santé réfléchit déjà au service à proposer face à la généralisation du tiers payant.
Le Prium-4 a été annoncé à l’occasion de Pharmagora ( 29 et 30 mars). Il sera disponible en version pharmacien au 2e semestre 2014 après son homologation par le GIE SESAM-Vitale. Pour les autres professionnels de santé à la fin de l’année.

Mis à jour le 22/05/2014 après le Salon Health-IT où Ingenico était présent.

 



Au MWC : survol de la planète msanté

A l’occasion de son événement santé au MWC, Qualcomm Life avait invité quelques medias dont Buzz médecin à Barcelone. L’occasion était trop belle de débusquer quelques nouveautés de la santé mobile (mhealth ou msanté) au milieu du Mobile World Congress qui s’est tenu fin février à Barcelone. Reportage

Comment va la planète mobile ? Elle tourne à plein régime. Pendant quatre jours à Barcelone, le MWC, c’est la fièvre de la Fira Gran Via. L’exposition devient si gigantesque qu’il est conseillé de télécharger une app pour s’y retrouver et que des panneaux indiquent le temps du parcours à pied de l’entrée Nord (hall 8) à la sortie Sud (hall 1) : 18 mn ! Les tapis roulants, les escalators et les nombreux visiteurs qui trainent leur valise à roulette participent à l’ambiance aérogare de l’ensemble, un peu atténuée il est vrai par les espaces de networking en plein air avec fauteuils de jardins et gazons synthétique (et soleil…). On est tout de même à Barcelone et avant 10 h, les couloirs sont vides…Inutile de dire qu’en quatre heures, ce fut un survol de la msanté.
Le marché de l’automesure et de la télésurveillance des maladies chroniques (800 millions de patients, 400 millions d’obèses dans le monde)  suscite un intérêt croissant. Doro, leader suédois du téléphone mobile simplifié a inclus des dispositifs de mesure (app Withings) dans ses nouveaux smartphones. « Nous voulons connecter les seniors à Internet, souligne Caroline Noublanche, 60% ont activé My Doro Manager une interface web de partage." La gamme Care intègre boutons de téléalarme et téléassistance mobile.

Plates-formes dans le nuage et appareils de mesure sans fil

Chaque pays met en vitrine ses start-up et autres entreprises high-tech. Au sein du « paseo » catalan, Medtep fait figure de pionnier. Installée à Barcelone, depuis trois ans, cette-plate-forme du nuage agrège les données médicales de différentes provenances. Présente dans 70 pays, elle héberge des applications aussi diverses que de la surveillance pour la chirurgie bariatrique ou la diète méditerranéenne, les bébés, la phytothérapie, les objets connectés de Withings, etc. avec app sur tablette ou smartphone. On découvre aussi Alma et son outil de virtualisation en ligne pour reconstruire les images médicales (alma-medical.com) en 3D.

Le French Pavillon regroupe en centaine d’exposants éclatés sur deux halls…La msanté n’y est pas représentée. Même si la French Tech s’enorgueillit sur son document de présentation de ses talents Eric Careel pour Withings et Rafi Haladjan qui propose avec sense.se un capteur multi-usage qui peut aussi servir au rappel de médicament. Ils ont été primés au CES de Las Vegas. Orange est bien sûr présent.

 

Objet assez étonnant, en provenance d’Israël, le life Watch V7 est un smartphone android dédié au médical (il peut aussi servir de téléphone !). 174 g, un écran 4,7 pouces. Nul besoin d’installer la moindre application, ni d’utiliser d’autres appareils. C’est un lecteur de glycémie (il suffit d’insérer la bandelette dans le connecteur prévu à cet effet) et d’y déposer une goutte de sang. Il est truffé de capteurs sur lesquels ont va poser ses doigts. C’est un thermomètre (capteur de température) C’est un moniteur de pression artérielle. C’est un oxymètre de pouls. Et il réalise un ECG en 35 secondes. Les tests sont envoyés dans le Cloud et sont analysés automatiquement. L’utilisateur reçoit l’analyse en quelques secondes. Tout cela n’est pas tout à fait de la précision des mesures médicales mais amplement suffisant pour déclencher des alertes. Derrière ce produit, se trouve LifeWatch, décrit comme un des leaders mondiaux de la télésanté et de la télésurveillance (monitoring cardiaque sans fil en particulier). Une première version de l’appareil vendu environ 350 dollars a été diffusé à 500 exemplaires. L’actuelle est lancée autour de 500 dollars. Israël (www.startappnation.com) présente également Aerotel, avec une application sur tablette qui permet de réunir les résultats de différents dispositifs connectés miniatures (glucomètre, thermomètre, balance etc.…).
Quelle précision accorder aux montres connectées? Précurseur dans les objets sans fil de coaching sportif, l’américain FitBit propose aux visiteurs des bilans sous forme ludique, comme autrefois le stand de foire où l’on mesurait sa force en tapant sur une cible avec un gant de boxe… Sous la verrière du hall 3, celui des stands géants, s’affrontent le chinois Huwaei, les deux coréens Samsung et LG, le japonais Sony. Nokia et Alcatel-Lucent sont là aussi.  Le taïwanais HTC a préféré un autre hall. C’est le monde Android sont là  avec peu de Windows Phone.
Sony qui « log your life » vous laisse choisir la couleur du Smartband SWR 10, un bracelet léger à porter 24h sur 24, 7j/7 qui analyse le sommeil et vous réveille à l’heure idéale, règle la musique, mesure l’activité (app LifeLog) et vibre, si l’on vous envoie un SMS. En approchant le bracelet, le smartphone se déverrouille alors (99 euros à partir de mars). C’est en tout cas beaucoup plus seyant que la Smart Watch 2 qui permet également de gérer ses appels. Samsung sort les Gear 2 et Gear 2 Lite (disponible le 11 avril). Elles servent de coach sportif et le cardiofréquence mètre intégré suit le rythme cardiaque. Elles reçoivent appels et messages et on peut aussi les utiliser comme télécommande pour la télévision ! Nous en porterons tous, prévoient les analystes. Meme nos chiens de compagnie avec un collier dont le noeud élégant  cache des capteurs pour analyser leur activité et leur sommeil et prévenir l’obésité. Le carnet de santé du chien est accessible via le smartphone du maïtre.

La popularité grandissante de la m-santé apparaît dans les chiffres, qu’il s’agisse du coaching sportif, de la télésurveillance ou des objets connectés. En 2017, au niveau mondial les capteurs portables (dissimulés dans des montres ou ailleurs) représenteront 170 millions d’unités, assure Don Jones, vice-président de Qualcomm Life, lors de la réunion organisé par cette société en marge du MCW. Dans ce contexte, les plates-formes 2net et 2net Mobile qui servent à unifier la collecte des données médicales et biométriques provenant de différents appareils, via des hubs ou des smartphones, remportent déjà de nombreux succès (voir l’article précédent). Aux Etats-Unis, la cardiologie et la diabètologie sont déjà bien mobilisées. Les médecins prescrivent des apps : « téléchargez et rappelez moi demain » et les apps disent aux patients qu’il faut aller voir le docteur…En France, Medecin Direct va démarrer l’expérimentation de son projet Sympad dans quelques pharmacies disposant d’un espace esanté. 
Clou final de la réunion, une démonstration de recueil des données visibles sur tablette à partir d’un ePatch de la société danoise Delta par un hub 2net (pas un smartphone, cette fois). Ce dispositif placé à même la peau sur la poitrine mesure la température, le rythme cardiaque (« live » ECG), la dépense énergétique…Il se met en marche dès qu’on le tapote. (voir le site)*

Ciao Ciao Barcelone !

 

*Dans ce domaine nous n’avons encore rien vu… la start up azoi a dévoilé sur You tube  le 6 mars, Wello, une coque pour iPhone contenant des capteurs sur lesquels il suffit de poser les doigts (PA, température, SO2, volume pulmonaire en rajoutant un accessoire) et communiquant par Bluetooth à l’application téléchargée dans le smartphone.  Et c’est déjà en pré commande pour 145 euros. Date de livraison non précisée !
 



Le Dr Dupagne relance « mesconfreres », les médecins recommandés par les médecins.

C’est à un grand partage de vos carnets d’adresse que vous êtes invités par le site professionnel mesconfreres, pour le plus grand bien de la communauté médicale (et par suite, de vos patients). Le bétatest est ouvert, dans un premier temps aux médecins de Paris et de la petite couronne

Emoi dans la sphère du web santé 2.0. Dominique Dupagne livre un long billet (de près de 1000 mots !) qu’il assure être sans doute son dernier sur Atoute, le forum à succès (1 million de visiteurs par mois) fondé il y a 14 ans. « Bye Bye le Buzz » s’exclame t-il désireux d’abandonner ses activités médiatiques croqueuses de temps. Moins de tweet pour ses 7018 followers. Fini les participations à des colloques. Outre des activités professionnelles de généraliste et de conseiller au Vidal, « je vais me contenter de gérer mon forum, ma chronique sur France-Inter et le Club des médecins blogueurs ». Assez de débat, place à l’action et au lancement effectif du site professionnel « mesconfreres », projet qui le taraude depuis pas mal d’années et qui est arrivé à maturité. Sur l’idée que « le meilleur moyen de décrire les caractéristiques et les compétences d’un professionnel repose sur l’agrégation de l’opinion de ses pairs. » La société Desbons créée avec deux ingénieurs, Philippe Ameline et Dominique Sauquet, du nom du tout premier projet (voir la vidéo sur You tube ) va porter mesconfreres.

Remplacer les critères réducteurs par du subjectif "agrégé" par un algorithme

Convaincu que les critères retenus pour les classements d’hôpitaux, de cliniques, de services cliniques, etc, par les magazines et les instances de santé sont réducteurs, le Dr Dupagne mise sur le jugement des pairs. Les informations fournies par les médecins sont agrégées par un algorithme à la manière dont use Google pour constituer ses bases de connaissances. Les critères ne sont pas des notes mais des compétences reconnues qui apparaissent sous forme d’un nuage de tag pour une offre de soins. « Il n’y a pas d’opinion négative et il y aura une pondération pour que les jeunes confrères ne soient pas défavorisés », a précisé le Dr Dupagne à Buzz Medecin. « Ce sont des recos de médecin à médecin, comme lorsqu’on partage son carnet d’adresse ». Inutile de dire que cet outil deviendra indispensable à ceux qui s’installent. Le site est réservé aux professionnels et l’accès est sécurisé. Les informations seront accessibles aux patients via leur médecin qui reste le prescripteur des soins. Et cela n’empêche en rien les relations de médecin à médecin qui facilitent la prise en charge rapide des patients.
Pour lancer un site qui marche dès son lancement, un bétatest en deux temps est organisé. Si vous travaillez sur Paris et la Petite Couronne vous pouvez vous inscrire pour le béta test (cliquez ici). Si vous êtes installé en province, il faudra attendre encore un peu…

Le Dr Dupagne est-il dans votre carnet d’adresse ?