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Bewell Connect : naissance d’une nouvelle plate-forme d’e-santé

Dès son lancement par le groupe Visiomed, Bewell Connect a récolté un prix pour son thermomètre sans contact connecté, MyThermo, lauréat de la 1ère édition du Trophée des Objets Connectés 2014. D’ici janvier, Bewell Connect disposera d’une gamme santé complète autour d’une plate-forme d’e-santé. Un groupe aux ambitions santé et médicale très fortes.

Du ThermoFlash à MyThermo

Tout a commencé par un thermomètre, le ThermoFlash, le premier thermomètre médical sans contact conçu par Eric Sebban pour répondre à un manque du marché et utilisant la technologie infrarouge.
2007, c’est le lancement du ThermoFlash et la création du groupe Visiomed, côté en bourse depuis 2011. Visiomed Group est reconnu entreprise innovante par Oséo Innovation. Si la fabrication est en Chine avec un partenaire exclusif, la conception, le design et la recherche-développement sont effectués en France.
2014, avec 92 produits innovants en portefeuille, Visiomed fait son entrée sur le marché des objets santé connectés avec sa division Bewell Connect, dont s’occupe particulièrement le Dr François Teboul, formé à la médecine générale d’urgence, directeur médical de Visiomed.

 

MyThermo n’est que le premier d’une série qui compte déjà des caméras de surveillance pour bébé (MyiVision) et pour personnes fragiles, un tracker d’activité (à porter en montre ou à la ceinture) et va s’enrichir d’une balance (fin octobre) , d’un tensiomètre qui sera présentée en décembre au congrès de la SFHTA. Thermomètre et tensiomètre sont des dispositifs médicaux vendus en pharmacie. (Voir le test de MyThermo)

 

 

 

Des mesures médicalement validées

L’objectif de Bewell Connect est de dépasser la notion de bien-être pour s’occuper de la santé de l’utilisateur et participer à la prévention. Les données sont d’ailleurs hébergées dans le Cloud sécurisé agréé « hébergeur de données de santé » d’Orange. L’objectif est d’obtenir des mesures médicalement validées. « Pour bien mesurer l’activité, les capteurs doivent être portés à la ceinture (ne pas enregistrer les mouvements du bras) et les mesures correlées à la fréquence cardiaque, explique le Dr Teboul, de même, notre tensiomètre prévoit trois prises de tension sur trois jours pour avoir des moyennes et précise les conditions de prise de mesure ». A la première app grand public (pour iPhone ou Android) qui regroupe tous les appareils (caméra, thermomètre, coach sportif) pour offrir des tableaux de bord de suivi va s’ajouter en 2015 l’app Bewell Check-up Un assistant pour accompagner et motiver l’utilisateur dans ses mesures. Au centre une sorte de carnet de santé (on pourra ajouter ses vaccins en partenariat avec mes-vaccins). Cette plate-forme analyse et interprète les résultats pour aider la personne en cas d’anomalies des résultats, en utilisant des algorithmes médicaux. Cela peut certes aider la motivation en cas d’objectif comme l’entrainement pour un défi sportif ou quelques kilos à perdre. Mais surtout des questionnaires inspirés de la régulation (utilisant la classification SNOMED) vont contribuer à identifier les signes de gravité. Les conseils délivrés se basent sur les recommandations de l’OMS Pour mettre au point de tels outils, Visiomed a developpé un pôle de recherche en collaboration avec le CEA (LETI). « Nous pensons que la santé connectée pourra participer à la prévention du risque cardiovasculaire ». Une app destinée aux professionnels de la santé sortira dans un deuxième temps.

voir le site

 



Télétransmission : les petits lecteurs PC/SC validés (mais pas encore pour les médecins)

Le monde de la télétransmission bouge..16 ans après les premières FSE, le GIE SESAM-Vitale qui avait "inventé" les fameux lecteurs bi-fente rien que pour ça, vient de valider les petits lecteurs mono-fente de format PC/SC pour la facturation. Il suffit d’en connecter deux sur l’ordinateur et le tour est joué…Et au passage, ça suffit bien quand on n’a besoin que de lire la CPS pour sécuriser la connexion !

 

Les médecins devront attendre

La présérie menée par le GIE SESAM-Vitale a en effet permis de valider la généralisation des petits lecteurs de carte dit « PC/SC » pour la facturation SESAM-Vitale des professionnels de santé. Dommage pour les médecins, ils devront attendre les résultats d’une nouvelle présérie pour être autorisés à utiliser ces lecteurs mono-fente peu volumineux qui ne coûtent que quelques dizaines d’euros.
C’est pour répondre à une demande des utilisateurs (notamment des médecins dont le lecteur bi-fente est souvent monopolisé par la secrétaire), que le GIE SESAM-Vitale, qui homologue des terminaux bi-fentes (voir tri-fentes) depuis les débuts de la transmission, s’est lancé dans l’ouverture de la facturation à d’autre type de lecteurs.
Des tests ont été menés de mars à juillet avec six éditeurs de solutions pour la télétransmission, tous volontaires, et des professionnels de santé (dont des médecins).
Conclusion : ces lecteurs sont faciles à installer et à utiliser, la sécurité est renforcée (lecture de la carte CPS pour accès à un logiciel ou à un réseau, par exemple) sans ralentir le travail quotidien. Du coté des éditeurs, l’intégration de ce type de lecteur n’apparaît pas compliqué et devrait leur permettre de proposer de nouveaux services en mobilité à leurs clients. Notamment pour les solutions mobiles sur tablettes qui commencent à apparaître. Les Infirmières devraient en bénéficier mais aussi les pharmaciens qui sont nombreux dans une même officine.
Un pack de développement dit SESAM-Vitale 1.40.10 est disponible pour les éditeurs depuis le 12 septembre. Mais en raison de l’accès à Espace Pro, le GIE SESAM Vitale a préféré exclure les médecins de la diffusion des PC/SC. « On ne souhaite pas interférer avec Espace Pro » explique-t-on au GIE où une nouvelle présérie centrée sur le mode accès Espace Pro est en cours d’élaboration. « On va attendre que les médecins aient terminé la déclaration ROSP vers fin février. La présérie débutera alors pour six mois. » Les modèles PC/SC homologués médecins, ce sera pour 2016 alors ?
 



Télémédecine et téléconseil : suivez le guide de l’Ordre

Sous le nom de Vade-mecum Télémedecine, le CNOM (Conseil national de l’Ordre des médecins) vient de mettre en ligne sur son site un document de 24 pages sur les principes juridiques et déontologiques à respecter par les médecins participant à des projets de télémédecine ainsi que quelques règles concernant les activités de téléconseil.
Histoire de rappeler aux médecins que toutes les formes d’exercice de la médecine doivent être conformes aux bases de l’éthique médicale et de la déontologie professionnelle.
C’est pourquoi le CNOM soutient que la télémédecine doit s’appuyer sur des référentiels de bonnes pratiques professionnelles. L’Ordre a travaillé dans ce sens avec plusieurs sociétés savantes (pour la télé radiologie notamment). Les contrats de télémédecine prévus par le décret et qui sont examinés par les conseils départementaux doivent être en cohérence avec ces bonnes pratiques et si elles n’existent pas encore, doivent s’appuyer sur des références bibliographiques.
La seconde partie du document traite du télé conseil personnalisé qui n’entre pas actuellement dans le champ réglementaire de la télémédecine mais qui selon le CNOM constitue « une prestation médicale de l’exercice réglementé de la médecine ». L’Ordre a d’ailleurs demandé au ministère de la Santé d’examiner si le télé conseil ne pourrait pas rentrer dans le cadre du décret.
En attendant, le CNOM pose les règles :
- e médecin doit signer un contrat avec le site de télé conseil et ce contrat doit être soumis à l’avis de l’Ordre
- la responsabilité médicale peut être engagée, il faut donc vérifier que le site prend soin d’enregistrer les communications médecin-patient
- tout compérage doit être exclu
- Si le médecin perçoit des honoraires, ceux ci ne peuvent être qu’horaires et non pas au nombre de conseils
- le médecin doit être affilié à la CARMF et assuré sur le plan professionnel. Le médecin ne peut être auto entrepreneur.
Quant au sujet des plates formes ouvertes aux patients dans le cadre de leur prise en charge, il fera l’objet d’un addendum à ce vade-mecum. Mais il est précisé que lorsque le médecin et le patient se connaissent, cela ne relève pas du décret Télémédecine inutilement lourd
Les objets connectés et les applis sur Smartphones feront l’objet d’un livre blanc en cours de rédaction.

 

 

 



L’App Santé d’Apple arrive le 17 septembre avec i0S8 : une révolution ?

Toute la planète web des geeks bruisse depuis une semaine d’un immense bourdonnement : le buzz autour des nouveaux appareils présentés le 9 septembre par Apple : les iPhone 6 et 6 plus (disponible à partir du 18 septembre) ainsi que la fameuse Apple Watch, très attendu des fans de la marque à la pomme, qui sera commercialisée en 2015.
Pour les professionnels de santé le plus intéressant, c’est incontestablement la présence dans la nouvelle version iOS8, téléchargeable gratuitement sur les iPhone, iPad et iTouch à partir du 17 septembre *, de ce qu’Apple nomme simplement sur ses sites et communiqués en français : l’App Santé. Comme si elle était destinée à devenir la référence, le standard.
Si cette application tient ses promesses, elle pourrait de fait accélérer le développement de la e-santé.

L’App Santé : tableaux et graphiques de synthèse

 


Selon la présentation qu’en a fait Apple, l’App Santé permet de réunir toutes les données forme et santé dans un même endroit afin de gérer des graphiques de suivi (poids, calories, fréquence cardiaque mais aussi glycémie…). L’accès aux données se fait par catégorie (Forme, moi, nutirtion, sommeil, signes vitaux…). Elle offre aussi une fiche médicale (problèmes médicaux importants, allergies, traitements, contacts en cas d’urgence) disponible à partir de l’écran d’accueil verrouillable (la reconnaissance des empreintes est de rigueur sur les modèles 6). Ces données et c’est cela la force de l’App Santé provienne des informations des différentes apps de santé et appareils connectés de l’utilisateur si celui-ci fait le choix de les partager. Apple insiste sur ce point : c’est l’utilisateur qui choisit les données qui vont aller dans l’App Santé. Celles –ci sont stockées sur le téléphone mais peuvent également être sauvegardées sur iCloud, où elles sont également chiffrées. Il est donc conseillé de bien lire la politique de confidentialité de l’App avant de l’autoriser. Quelques écrans en français sur le site d’iOS8

Health Kit, pour les développeurs

Apple propose de créer les normes de l’e-santé en offrant aux développeurs l’outil HealthKit. Ce qui permet aux apps accompagnant les matériels santé connectés  ou à toute autre application santé de partager leurs données avec l’App Santé d’Apple. Selon le désir ou non de l’utilisateur, les différentes App pourront communiquer entre elles pour s’enrichir les unes les autres. Une App nutrition pourra interférer avec une App regroupant les efforts physiques. Bien plus, certaines données médicales, comme la pression artérielle, la glycémie, le taux de cholestérol, pourront être communiquées au médecin directement.
En outre, les apps accédant à HealthKit doivent appliquer une politique de confidentialité. Apple a renforcé les règles de protection. Les éditeurs d’application qui veulent utiliser les données du service HealthKit (qui réunira toutes les données utilisées par l’application Santé) ne sont pas autorisés à vendre ces données à des annonceurs. Ainsi un utilisateur en surpoids ne se verra pas proposer de produits d’amincissement…
Ces données ne pourront pas être revendus à des courtiers en données personnelles (data brooker)) ou à des revendeurs de données. Ils pourront par contre partager les données avec des tiers "dans un objectif de recherche médicale", après avoir obtenu l’accord de l’utilisateur. Ce sont d’ailleurs ces données anonymisées qui constituent un formidable potentiel pour la recherche en santé. Car on pourra les combiner entre elles et elles seront d’une grande richesse.
Enfin, les applications ne pourront accéder à HealthKit seulement si elles ont un rapport avec la santé ou le fitness. Cet usage devra être "clairement évident dans le texte marketing et l’interface utilisateur", prévient Apple.

Un accélérateur pour la e-santé

Qu’en pensent les fabricants de matériel médical connecté ? Chez Withings (tensiomètre, balance), l’app Health Mate est déjà intégrée avec HealthKit. « Il va y avoir un basculement de la santé connectée vers un nouveau standard et c’est un accélérateur de la e-santé, estime Alexis Normand, responsable du secteur santé, pour les médecins, il sera plus facile d’utiliser nos produits et de les faire utiliser par leurs patients en gardant la maîtrise sur le flux des données. » Les premiers contrats d’Apple avec les éditeurs de dossiers électroniques aux Etats-Unis (Epic System) et son partenariat avec la Mayo Clinic laissent augurer une nouvelle gestion des données santé partagées.
« L’arrivée d’Apple dans le monde de la santé ne peut être que bienfaisant pour tout le monde, insiste Uwe Diegel, co-fondateur d’iHealth, tous nos instruments (tensiomètre, balance, glucomètre, oxymètre de pouls), sont dès à présent compatibles HealthKit. Par l’attrait que ses produits représentent dans le grand public, Apple va démocratiser la santé connectée. Un patient pourra arriver chez son médecin avec une synthèse claire de ces différentes mesures. Nous préparons une application professionnelle iHealthPro 2.0 qui permettra des importations dans les dossiers patients ».

Reste l’arrivée (à une date non précisée mais en 2015) d’une Apple Watch qui rassemble entre autres des fonctions de cardiofréquence-mètre, de capteur de mouvements, de moniteur d’activité physique…et peut légitimement inquiéter certains fabricants d’autant que les montres connectées n’ont pas encore remporté le succès de masse espéré. On attend aussi la réaction de Google qui a récemment introduit les Google Sheets qui permettent de faire des graphiques et des feuilles de calcul à plusieurs. Android peut passer rapidement à l’agrégation de données santé.

*iOS 8 sera disponible sous forme de mise à jour logicielle gratuite pour les iPhone 4s, iPhone 5, iPhone 5c, iPhone 5s, iPod touch 5e génération, iPad 2, iPad avec écran Retina, iPad Air, iPad mini et iPad mini avec écran Retina.

 Attention : l’AppSanté ne s’installe apparement que sur les nouveaux iPhone dont elle utilise la nouvelle puce. Je n’ai pas réussi à l’installer sur un iPad mini

version revue le 20 novembre 2014