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Santé connectée : de l’importance des plates-formes web de suivi

Chaque mois apporte son lot de conférences et manifestations étiquetées « Santé connecté ». Le mois de mars a été l’occasion pour les plates-formes d’objets connectés et de services de revenir sur le devant de la scène. Les applications smartphones pour développées qu’elles soient ne sont pas en effet suffisantes dès lors que doit se mettre en place un suivi médical et un partage des données.
La mise en place de l’accompagnement des patients chroniques passe par les objets connectés et la télémédecine, si la technologie apporte quelque chose qui correspond aux besoins. Le mariage de tous les acteurs sera compliqué mais intéressant, c’est la conviction de Béatrice Falise-Mirat (Orange Healthcare) qui est intervenu au Hacking Health Camp à Strasbourg  Correspondre aux besoins des patients comme des médecins, c’est l’objectif des plates-formes en ligne, lauréates des Health Innovative Days de Cap Digital consacrés aux objets connectés.
UmanLife a développé en deux ans des modules thématiques pour la grossesse (avec app pour recevoir ses échographies sur son smartphone), les bébés, les enfants, les sportifs, la nutrition le tabac. « Nous agrégeons les données pour leur donner du sens » L’algorithme validé scientifiquement par le comité d’éthique interne permet de donner le bon conseil au bon moment. 21.000 patients sont inscrits sur HumanLife mais la société vit d’un modèle BtoB avec des solutions esanté en marque blanche et des reporting sur les utilisations des données.

Couvrir les  besoins des patients et des médecins

La société DataMedCare (2 ans d’existence) offre trouvé un premier partenariat dans le domaine de l’insuffisance respiratoire pour sa plate-forme de suivi ADEL Santé. Ce qui plait au médecin, c’est le gain de temps, les données faciles à lire, les algorithmes qui permettent de prioriser les patients, l’interfaçage avec le logiciel métier. Ce qui plait au patient, c’est le carnet de suivi accessible, des fiches pratiques d’éducation thérapeutique, la messagerie1900 médecins et 28 000 patients sont con cernés. En projet, le suivi du diabète et des insuffisants cardiaques.
Avec iHealth Discovery, c’est le fabriquant d’objets connectés lui même qui compte apporter une partie du service en simplifiant la transmission des données pour le patient (celui-ci aura une box au domicile et juste un bouton à pousser). iHealth s’est associé à Icanopée pour rendre son système compatible avec le DMP et y déposer automatiquement des graphes faciles à lire par le médecin.
Au congrès de la médecine générale, c’est Bluelinea qui était invitée à parler der son expérience lors de la plénière "Medecins et patients connectés, quelles conséquences pour la patique" (200 personnes dans la salle). La société fait figure de pionnière avec sa plateforme BlueHomeCare qui propose toutes sortes de services, de la prise en charge des personnes vulnérables avec le bracelet Bluegard à l’amaigrissement thérapeutique utilisant une balance connectée ou à la télé observance. 12 000 personnes sont aujourd’hui abonnées à ces différents services pour un coût de 9 à 69 euros/mois.
Reste à valider ces propositions auprès des médecins qui étaient nombreux à se presser sur le stand d’iHealth, premier fabricant à exposer ses produits dans un congrès de généralistes. Reste aussi à créer les bonnes conditions du partage des données (sécurité, tableau synthétique, fiabilité des mesures, etc.) rappelées dans le livre blanc de l’Ordre.
Une chose est sûre, ce n’est pas la tâche des médecins de faire de la collecte de données.

 



ResearchKit : Apple propose la norme iPhone à la recherche médicale

La présentation de la plate-forme ResearchKit le 9 mars à San Francisco, à l’occasion du lancement de l’Apple Watch, suscite autant d’enthousiasme que de questions.

L’enthousiasme, c’est le Big Data au service de la recherche médicale.

La plate-forme disponible depuis le 14 avril aux Etats-Unis (puis dans d’autres pays), est open source et les kits de développement sont déjà disponibles sur l’App Store américain. Ce cadre logiciel conçu pour la recherche, doit aider médecins et chercheurs à rassembler plus facilement et qui plus est, mondialement, des données venant des personnes utilisant des applications iPhone. C’est la suite logique d’ HealthKit introduit avec l’arrivée d’iOS8 pour rendre compatible les Apps avec l’app Santé (Health) de l’iPhone (900 apps sont déjà compatibles) afin de permettre aux, différentes apps (forme aussi bien que santé) de communiquer entre elles. ResearchKit permet de solliciter, à la demande, les différents capteurs de l’iPhone : accéléromètre, micro, gyroscope, GPS, pour compléter les informations recueillies par d’autres apps comme celles d’objets santé connectés. Les chercheurs biomédicaux n’auront plus qu’à créer leurs propres apps en fonction de leurs objectifs de recherche et celle-ci pourront avoir accès aux données rassemblées par Health. Elles seront téléchargées sur l’appStore par les utilisateurs volontaires.

Des partenaires prestigieux

L’enthousiasme est partagé par la quinzaine de partenaires d’Apple  où l’on reconnaît les noms d’universités américaines parmi les plus prestigieuses (Standford, Cornell, Rochester, Penn, UCLA …) et d’Oxford. Les premiers exemples d’applications touchent l’asthme, le diabète, le cancer du sein, le risque cardio-vasculaire (voir plus loin)
L’enthousiasme est partagé de ce côté de l’Atlantique par les promoteurs des objets connectés. « Apple est en train de créer le monde de la santé connectée en jouant un rôle normatif, et pour Withings, c’est un clin d’œil, de voir que bon nombre de nos clients figurent parmi les universités partenaires de ResearchKit, souligne Alexis Normand, responsable du développement santé, cela va encore faciliter l’usage de nos objets dans les études cliniques dont le coût va baisser. Bien sûr, il faut que les données soient fiables. Apple y apporte une grande attention dans HealthKit. » Chez Bewell Connect (groupe Visiomed), le Dr François Teboul, directeur médical, ne peut que le constater : « Ce sont les premiers à mettre en place ce que tout le monde veut faire et ils sont bien placés pour le faire : une plate-forme de données anonymes avec des données sur le sujet sain auxquels aucun chercheur n’avait accès. On va rentrer dans une pratique de recherche différente qui pourra s’adapter en fonction des premiers résultats, ajouter facilement un nouvel indicateur. La vraie question est celle de la validité, si le patient est complètement en autogestion. Il restera aux chercheurs à requalifier l’information

Recrutement de patients à l’échelle mondiale

 

ResearchKit facilite évidemment le recrutement de participants sur une grande échelle puisque l’iPhone compte des centaines de millions d’utilisateurs (74,5 millions d’exemplaires écoulés pour le seul dernier trimestre de 2014). Un processus de consentement éclairé est intégré avec une signature électronique (voir illustration). Les utilisateurs choisissent les études auxquelles ils participent et les données qu’ils souhaitent fournir. Si ResearchKit transforme de fait l’iPhone en un outil de recherche médicale, Jeff Williams, Senior Vice President of Operations d’Apple, a bien insisté sur le fait que la firme à la Pomme ne verra pas les données de l’utilisateur et que c’est celui-ci qui décide seul de les partager ou non et avec qui.  Le succès est déjà au rendez vous puisque, selon le site français  iGénération,  les chercheurs de Stanford ont enregistré 11.000 personnes inscrites en moins d’une semaine sur leur app MyHearth Counts contre 5.589 à Parkinson mPower de l’université Rochester. Le public américain est en tout cas prêt à participer à la iMedicalResearch. Selon Apple, le 14 avril, lors de l’annonce de la disponibilité du Kit aux US, 60.000 possesseurs d’iPhone s’étaient inscrits. Des précisions sur le fonctionnement de l’écosystème ont été donnés par Apple en avril :

  • Consentement des participants : c’est un élément essentiel à toute étude. Avec ResearchKit, les chercheurs ont accès à un modèle d e consentement électronique visuel qu’ils peuvent personnaliser pour donner des explications détaillées et obtenir la signature des participants. Dans ce module, il est très facile d’ajouter de nouveaux éléments, notamment des vidéos pour décrire l’étude, et d’inclure un questionnaire interactif pour s’assurer de la bonne compréhension du participant.
  • Enquêtes : ce module fournit une interface utilisateur précompilée qu’il est facile de personnaliser. Les participants répondent simplement aux questions personnalisées et transmettent immédiatement leurs réponses aux chercheurs.
  • Tâches actives : ce module permet aux chercheurs de collecter des données parfaitement ciblées en invitant les participants à réaliser des activités que les capteurs sophistiqués de l’iPhone traduisent en données. Les premiers modules incluent des tâches mesurant des activités motrices, la condition physique, des processus cognitifs et la voix. Et grâce au cadre disponible en Open Source, la communauté des chercheurs peut ajouter encore bien d’autres modules de tâches actives à ResearchKit.

 

Expansion du domaine de l’iPhone

 

La question, c’est la puissance financière de l’entreprise devenue telle au fil des années de succès de l’iPhone (1 milliard d’unités vendus au total) que ses réserves de cash représente 178 milliards de dollars. Des chiffres qui donnent le tournis aux analystes financiers obligés de constater qu’aujourd’hui, Apple peut tout s’offrir. Mais, le colosse reste fragile, car il lui faut sans cesse réinventer une nouvelle machine à cash.
Apple n’ayant pas une réputation marquée de philanthropie, cette aide à la recherche médicale apparaît aussi comme une nouvelle expansion de l’écosystème iPhone. 
La société Apple va-t-elle réussir à imposer sa norme à la Santé mobile comme le fit Microsoft en son temps pour les PC ?  Qui refuserait de croquer une pomme si alléchante, alors que la disette de moyens gagne les laboratoires ?
Du temps du vieux débat entre recherche fondamentale et appliquée, les chercheurs craignaient le pilotage par l’aval, de l’industrie…On avait jamais imaginé le pilotage par le cash de l’électronique !

 

Les premières applications


- L’asthme avec le suivi l’évolution des symptômes chez un individu avec les facteurs déclenchant comme la pollution atmosphérique ("Asthma Health", Icahn School of Medicine de l’hôpital Mount Sinai à New York et LifeMap Solutions), ce qui doit permettre de personnaliser le traitement
- Le cancer du sein pour comprendre pourquoi certaines patientes se rétablissent plus rapidement que d’autres et comment réduire les symptômes (questionnaire + capteurs de l’iPhone (« Share the Journey »Dana-Farber Cancer Institute à Boston, Penn Medicine, Sage Bionetworks et le Jonsson Comprehensive Cancer Center de l’UCLA en Californie),
- Le risque cardio-vasculaire en étudiant à une vaste échelle en quoi l’activité et le mode de vie des participants sont reliés à leurs maladies cardiovasculaires (MyHearthCounts », Stanford Medicine)
- Le diabète pour savoir en quoi les différents aspects de la vie d’une personne –régime alimentaire, activité physique et traitements médicaux- affectent sa glycémie (« GlucoSuccess », Massachusetts General Hospital)
- La maladie de Parkinson avec enregistrement des activités ((jeu de mémoire, toucher du doigt, parole, marche) au moyen des capteurs de l’iPhone pour suivre l’évolution des symptômes. L’idée est de mener « l’étude mondiale la plus vaste et la plus exhaustive sur le sujet » (« Parkinson mPower », Sage Bionetworks et l’université de Rochester dans l’Etat de New York).
La galerie d’écrans montre l’unité de présentation de ces différentes apps

 

(mise à jour le 28 avril 2015)

 ATTENTION : Les apps ResearchKit ne sont prises en charge que par les iPhone 5,5 S, 6, 6 Plus et l’iPod Touch dernière génération. (Pas par les iPad sur lesquels on ne peut télécharger l’app Health)

En savoir plus : Voir le communiqué de presse en français sur le site d’Apple
Découvrir ResearchKit :
http://www.apple.com/researchkit/

www.researchkit.org.

 

 



Petit lecteur PC/SC + smartphone = solution Smart Vitale

Il y a quelques mois, le GIE SESAM Vitale a validé la généralisation des petits lecteurs PC/SC mono-fente pour la lecture de la carte Vitale ou de la carte CPS (voir l’article de Buzz Medecin). Le pack de développement est à la disposition des éditeurs depuis le 12 septembre et voilà qu’arrive une première application…pour les taxis.  Elle s’appelle Smart Vitale et se trouve composée d’un lecteur de carte qui communique par Bluetooth avec un smartphone. Tandis que le smartphone connecté à Internet (via réseau 2G, 3G , 4G..) envoie les informations de la carte Vitale vers un serveur sécurisé.

Les taxis premiers servis

S’ils n’ont pas de carte CPS ou CPE, les chauffeurs de taxi ont en effet des relations avec l’Assurance Maladie, via les clients bénéficiant de bons de transport (la moitié des taxis font du transport de malades avec prise en charge).  La société Soraya éditrice depuis 1998 du logiciel du même nom qui assure la gestion  et la télétransmission d’un millier de licences de taxi, a cherché comment accompagner ses clients pour faciliter la lecture de la carte Vitale. L’arrivée des petits lecteurs PC/SC  leur a donné des idées.
« Nos clients ont tous un téléphone mobile. Notre solution Smart Vitale a été conçue en couplant ce téléphone avec un lecteur existant (société partenaire) Bluetooth pour lequel Soraya a développé le soft de lecture de la Carte Vitale », explique Alexis Gandubert de Soraya. Les données administratives recueillies sont envoyées sur un serveur sécurisé. Chaque taxi a un accès personnel sécurisé et crypté. Il peut vérifier les droits s’il pratique le tiers payant. Pas besoin de Wifi à proximité, cela fonctionne très bien en 3 et 4 G et même en 2G ,en rase campagne. Smart Vitale est homologué par le GIE SESAM Vitale pour iOS et Android. « Deux autres éditeurs nous ont demandé d’utiliser notre solution, soit un potentiel de 7500 taxis.
Pour les taxis, le gain de temps est évident et la possibilité de vérifier en temps réel les droits est précieuse surtout quand ils pratiquent le 1/3 payant (la moitié des taxis  conventionnés proposent le 1/3 payant).

Au tour des infirmières (et des médecins…)

« Nous allons nous attaquer au marché des infirmières dès que nous aurons validé notre lecteur en bi-fentes (deux lecteurs dans un seule boitier). La lecteur de CPS se fait bien sous Android. Et nous pensons que cela pourrait intéresser les médecins…»

 

Le service se prend par abonnement  :17 euros HT/mois avec dégressivité en fonction de la durée de l’engagement (c’est  par exemple 16 euros/mois sur un an.) et du nombre d’abonnements
http://www.smartvitale.fr/