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Doctors 2.0 : et vous docteur, c’est pour quand le 2 et 3.0?

Même s’ils se prennent de plus en plus en charge, les patients veulent parler santé connectée avec leur médecin qui reste « le » conseiller privilégié.
L’année 2014-2015 de la santé connectée va se terminer début juillet à Castres avec l’université de la e-Santé (1-3 juillet). Une année de prise de conscience du monde médical face à phénomène longtemps envisagé par les professionnels de la santé comme relevant du gadget.

La sortie du livre blanc de l’Ordre des Médecins, la présence de constructeurs comme iHealth et Bewell Connect dans des salons médicaux, l’intérêt de services hospitaliers pionniers qui s’est manifesté à HIT (ou à l’université de la e-Santé), ces signes révèlent l’amorce d’un mouvement de validation des dispositifs, que Buzz Medecin a bien perçu tout au long de ces derniers mois.
Ce ne sont plus seulement les assureurs et les complémentaires qui voient des opportunités dans la santé connectée (dans un cadre de prévention) mais bien le monde de la santé et les patients eux-mêmes, principalement les patients chroniques.
Au premier rang desquelles les diabétiques, une population qui coûte 18 milliards par an à l’Assurance maladie et compte de nombreux jeunes. Les diabétiques sont en tête pour les appli smarpthone s(60% en ont téléchargé une) selon une enquête Le Lab Santé (voir plus loin)
A Doctors 2.0 (4-5 juin à la Cité Universitaire), Carole Avril de la Fédération française des diabétiques, annonce la naissance du diabète Lab, un projet pilote associant les patients pour faire émerger des services innovants utiles avec la mise en place d’un blog (contact : diabeteLAB@afd.asso.fr). Et Novartis se félicite du succès du Hackathon e-Santé organisé en mars dernier. Jean-François Suelves, directeur digital du laboratoire, a dû user de toute sa persuasion enthousiaste pour convaincre sa hiérarchie mais les résultats sont là : une vingtaine de concepts innovants surgis en 48h, 1527 tweets, envoyés à 378752 personnes, 3,9 millions d’impressions des Hackathon message.

Les patients s’informent mais attendent les conseils de leur médecin .

Une enquête rendue publique à Doctors 2.0 réalisée par le Dr Didier Mennecier (fondateur et webmaster d’hepatoweb) à partir du groupe Facebook de 4150 membres « Vivre avec la maladie de Crohn » crée par une mère dont la fille est atteinte, montre que les médecins ont encore des efforts à faire pour répondre à la demande des patients. 150 médecins font partie du groupe mais seul le Dr Mennecier intervient. Les patients ont découvert le groupe en surfant sur le Web et dans 2% des cas seulement sur le conseil de leur médecin. Les patients (965 réponses) recherchent principalement à partager le vécu de leur maladie (807), des informations (651) ou du soutien (557). Pourtant ils évoquent rarement ce groupe avec leur médecin 341 pensent que cela ne l’intéresse pas et 291 que cela ne regarde qu’eux. 266 lui en ont parlé. En réaction à cette confidence, 51% des médecins leur ont déconseillé l’usage du blog contre 32% qui ont trouvé cela très bien.
Pour 79% des patients, les informations recueillies sur le Web sont en fait complémentaires de celle du médecin. Et 37% jugent qu’il convient de les prendre avec précaution. Au total pour le Dr Mennecier, un groupe Facebook apparaît comme complémentaire de la prise en charge et ce d’autant plus que les patients restent prudents.
De la même façon ,dans une enquête plus générale menée par le Lab e-santé du 20 février au 20 mars auprès des internautes avec le soutien de Doctissimo et de plusieurs sites de patients (diabète, maladie du rein et de la thyroïde, etc.), on constate que 21,5% des malades chroniques ont déjà téléchargé une application mobile de santé . Plus de 40% des malades chroniques ayant téléchargé une appli ont échangé à ce sujet avec leur médecin qui la leur avait conseillée dans 23% des cas. A noter, 52% des personnes qui n’ont jamais téléchargé d’appli seraient prêtes à leur faire si leur médecin leur en conseillait une
51% ont échangé avec leur médecin, des mesures ou des données générées par ces appli soit en lui montrant l’écran de leur smartphone ou de leur tablette (47,5%), soit en lui adressant un email (31,7%). Dans cette population d’internautes, un malade chronique sur dix possèdent déjà un objet connecté : 29,2%,un glucomètre connecté, 27,3%, un tracker d’activité ; 13,6%, une balance connectée et 13,6%, un auto-tensiomètre connecté.
Reste à construire cette nouvelle relation médecin malade autour de la santé connectée.

 



Post-Hop, un projet d’ app récompensé par le Hackathon santé avec l’AP-HP

Ils étaient quatre médecins et un étudiant en médecine parmi les 150 participants du Hackathon Santé organisé du 12 au 14 juin par What Health en partenariat avec l’AP-HP à la Salpêtrière Ils étaient quatre chirurgiens, deux orthopédistes, un ORL et un neurochirurgien, tous convaincus de l’intérêt des nouvelles technologies mobiles pour leur pratique. Ils se sont retrouvés au Hackathon avec trois développeurs et un designer pour faire avancer leur projet, Post Hop. Résultat : Post Hop a figuré au palmarès au titre de meilleur projet « Traitement » .

Accompagner la période postopératoire

« C’était une idée que le Pr Nizard caresse depuis longtemps, explique le Dr Arthur André, actuellement interne en neurochirurgie, trouver un moyen simple de créer du lien entre le patient et le chirurgien pendant la période postopératoire. » Le Pr Rémy Nizard, chef du service d’orthopédie et de traumatologie à la Salpêtrière, n’en est pas à sa première app puisqu’il est l’auteur d’iTrauma, application pratique professionnelle (éditée par Lavoisier) pour identifier rapidement des traumatismes du squelette et des articulations.
Le Hackathon a fourni l’occasion de concrétiser le projet sous forme des premières captures d’écran. Il y a une forte demande de la part des patients en soins postopératoires d’autant plus que la durée des séjours se raccourcit. En proposant des questionnaires qu’un algorithme sera capable d’analyser, Post Hop fera un premier tri entre ce qui ne nécessite que des conseils apportés par les FAQ et ce qui mérite d’appeler le service pour obtenir une consultation. Dans un premier temps ne seront concernées que l’orthopédie, l’ORL et la neurochirurgie mais cela pourra s’étendre à d’autres spécialités. L’app sera téléchargée lors de la consultation préopératoire Pour le Dr André qui vient de créer en avril la start up Citizen Doc autour d’une première app d’aide à l’automédication (sortie prévue en juillet), « c’est vraiment l’avenir des applications mobiles de répondre aux besoins réels des praticiens et à la demande des patients. Il faut cibler les problématiques qui peuvent être résolus par des algorithmes. C’est un changement des pratiques que tous les médecins ne comprennent pas encore. Mais cela leur donnera les moyens de mieux se consacrer à ce qui relève de la compétence médicale. » Un credo partagé par les quatre chirurgiens.
 

www.what-health.org

Voir aussi l’article sur Smoke-Watchers, meilleur projet "Santé publique"



SmokeWatchers : un programme de coaching et un objet connecté contre la dépendance tabagique

SmokeWatchers vient de remporter le prix « Meilleur projet santé publique » du Hackathon Santé What Health organisé du 12 au 14 juin à la Pitié-Salpêtrière en partenariat avec l’Assistance Publique Hôpitaux de Paris*. Un projet à vrai dire déjà bien implanté dans les lieux puisque c’est dans le service de tabacologie du Pr Bertand Dautzenberg que ce programme de coaching collaboratif et son objet connecté (une batterie connectée pour tout type de cigarette électronique) ont été testés par les patients.
Ce sont les fameux Weight Watchers qui ont inspiré les Smoke Watchers « Pour qu’un programme de lutte contre la dépendance marche, il faut des coachs pour aider le médecin traitant. Et ils ne peuvent être exclusivement virtuels. Nous avons introduit le principe collaboratif : arrêter ensemble». Ainsi celui qui veut arrêter de fumer n’est jamais seul, il se fixe des objectifs. Ses Watchers (amis, voisins, soignant) l’encouragent mais aussi les autres participants. Avec partage via les réseaux sociaux» explique Benjamin Choukroun, fondateur et CEO de SmokeWatchers

La plate-forme du programme (hébergée en France pour les utilisateurs français) s’est ouverte en mars avec des questionnaires à remplir. Mais seuls les participants de l’essai (patients de la Salpêtrière et de l’hôpital Léopold Bellan) disposaient de la batterie connectée qui s’adapte à tous les types de cigarettes électroniques (le pas de vis est standardisé). Cette batterie de 35 g offre 1 à 2 jours d’autonomie aux vapoteurs et 40 jours de stockage des données. Le nombre de bouffées et la quantité de nicotine inhalée (ainsi que le voltage utilisé) sont transmises via Bluetooth lorsque l’application est ouverte sur le smartphone (Android, iPhone à partir du 4S).

La batterie connectée diffusée à partir de septembre

La batterie connectée sera diffusée à partir de septembre, dans le circuit hygiène bien-être (pharmacies et para pharmacies). Un partenariat a été passé avec Visiomed. Une mutuelle est intéressée. Et potentiellement tous les professionnels de santé qui s’investissent dans l’arrêt du tabac.
Il y a deux millions de vapoteurs en France mais 70 à 80% d’entre eux continuent à fumer des cigarettes classiques. Dont la consommation, elle, doit être saisie manuellement.. SmokeWatchers a aussi pensé à eux et aux 15 millions de fumeurs français et proposera bientôt un autre objet connecté pour évaluer leur consommation de tabac. Car les essais en milieu hospitalier l’ont montré, les vapoteurs dont la consommation est enregistrée automatiquement sont davantage enclins à la réduire.
Le prix qui vient de lui être remis pourrait aussi ouvrir au programme les portes de l’ARS Ile de France. Un programme qui est en tout cas en phase avec le zéro tabac prôné par Marisol Touraine.

http://hackathon.what-health.org/
http://www.smoke-watchers.com
 

 



Self-Med : faire sa comptabilité médicale avec son smartphone

Parce que la comptabilité est une corvée pour le médecin (et pour le professionnel de santé en général), dont elle gâche quelques soirées, Michael Azoulay, expert comptable pendant 15 ans, a voulu la rendre presque…ludique en privilégiant l’utilisation du smartphone, dans le service en ligne SelfMed

Ainsi est née la start up Self-Med qui compte aujourd’hui 10 personnes, « l’innovation comptable aux services des professionnels de santé ». L’idée est de réduire au maximum la saisie comptable.
Le plus compliqué pour le professionnel de santé, ce ne sont pas les recettes mais la gestion des justificatifs de dépense, la répartition selon les postes, les débits du compte bancaire dont on ne sait plus ce qu’ils représentent… « C’est là que Self-Med intervient, explique M.Azoulay, nous collectons en temps réel pour le médecin toutes les informations qui manquent, à partir de la consultation journalière de son (ou de ses) compte bancaire. »
Plus qu’un logiciel de comptabilité en ligne (dans le "Cloud"), Self-Med est un service en ligne.

Ce service, sécurisé (Norton Secured), est opérationnel depuis octobre. Le médecin se sert du site Web pour s’inscrire, se relier à son expert comptable s’il le souhaite. Il n’y a aucun paramétrage à effectuer. Ensuite, le professionnel de santé consulte et actualise sa compta sur l’appli mobile; L’appli sur smartphone est synchronisée au compte bancaire professionnel et les flux bancaires sont automatiquement catégorisés. C’est plus ludique que l’appli bancaire. « Quand le médecin a fait un chèque, l’appli envoie une alerte au moment où le chèque est débité, demandant son affectation (frais, impôts, documentation, cotisation, etc.). Quand il reçoit une facture, il peut la prendre en photo avec son smartphone. Celle-ci sera disponible en pièce jointe pour son expert comptable, s’il en a un. Les amortissements sont calculés en temps réel.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Des contrôles automatisés

« Avec cette application intelligente, nous avons automatisé les contrôles de la profession comptable, estime Michael Azoulay.
Les professionnels de santé  sont en mesure de rédiger la déclaration 2035 de manière autonome et rapide puisque 90% de la saisie est automatisée., Mais Self-Med fait aussi gagner du temps à l’expert-comptable!  La solution est d’ailleurs partenaire de jedeclare.com et se veut compatible avec les principaux logiciels de la profession comptable. Le coût de la télédéclaration est inclus dans l’abonnement. Des développements sont prévus à terme pour la gestion du tiers payant et des contacts sont pris pour se rapprocher des éditeurs de logiciel métier.

Abonnement : 39,90 TTC/mois. Essai gratuit de 2 mois sur www.self-med.fr, renseignements à contact@self-med.fr. Appli Self-Med à télécharger sur App Store, Google Play et Windows Store
Self-Med est destiné aux cabinets libéraux individuels ou groupés mais avec compta BNC ou SEL. Le cas de figure compte propre/compte SCM est prévu. Accès dédié secrétaire en cours de finalisation. (Pas vu lors de la démo chez SelfMed)