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Reconnaissance vocale : Dragon Medical Practice 3 vous en donne plus

 

Nuance Communication a annoncé ce 24 septembre la sortie de la dernière version 3 de Dragon Medical Practice Edition, la solution de dictée vocale en temps réel de sa division Nuance Health Care. Une version qui apporte plus de précision et plus de rapidité, selon l’éditeur.

Adaptée aux services hospitaliers comme aux cabinets médicaux, Dragon Medical dispose d’un dictionnaire médical de base que l’on peut enrichir des dictionnaires médicaux de spécialités développés par ses partenaires. Le taux de reconnaissance du vocabulaire médical est donc très bon pour ce que nous avons pu en juger sur une précédente version (un test plus complet de cette nouvelle version sera bientôt proposé par Buzz Medecin). L’éditeur l’évalue à près de 99%.
Un des avantages du produit Dragon est de permettre de dicter dans n’importe quelle partie du logiciel métier sous Windows, pour enrichir le dossier médical comme pour ajouter une note et bien sûr dicter un compte-rendu. Si le logiciel utilise Word ou a intégré Dragon Medical (c’est le cas de plusieurs logiciels hospitaliers et de radiologie), la mise en page est en outre pilotée à la voix avec les commandes
« Dragon ». Mêmes facilités pour les messageries Outlook, Gmail et Hotmail et pour la recherche avec Internet Explorer. Ce sont les RIA (Rich Internet Applications). La nouvelle version utilise de nouveaux modèles statistiques qui permettent de réduire encore le taux d’erreurs

Compatibles avec les IPhone et les Android

Parmi les nouveautés, cette nouvelle version offre une boite de dictée transparente qui permet de rester actif sur les autres applications, comme en surimpression. La barre Dragon se réduit automatiquement pour ne pas encombrer l’écran. Dragon Medical a également gagné en facilité d’installation. Le profil s’est simplifié. Les périphériques sont détectés et testés. Le programme détecte automatiquement la configuration de l’ordinateur et sait tirer partie des processeurs multicoeurs. Intelligent, il avertit l’utilisateur si la qualité du son est mauvaise. Enfin, outre les microphones classiques, Dragon Medical est désormais compatibles avec les iPhone et les smartphones Android.
Malgré le niveau de qualité atteint et le fait qu’elle fait gagner du temps (les études de Nuance évalue entre 30 et 60 minutes le gain de temps journalier), la reconnaissance vocale est encore peu utilisée par les médecins français. Les services hospitaliers s’y mettent progressivement. Les revendeurs notent l’intérêt croissant des cardiologues, angiologues, gastroentérologues, ORL et bien sûr des experts médicaux et des radiologues. Mais le taux d’équipement global ne dépasse pas 6%.

Il y a donc encore beaucoup de marge de progression pour Nuance. Présente dans la plupart des smartphones, utilisée par de nombreux service de standards téléphonique la reconnaissance vocale est en train de se vulgariser auprès du public. De nouvelles habitudes se prennent et les systèmes professionnels comme Dragon Medical Practice Edition, pourraient bien en tirer partie. Si la demande se confirme, on verra enfin sortir une adaptation française de la version native pour Mac diffusée aux Etats-Unis.

Prix : 1095 euros HT avec le vocabulaire médical de base. Il existe des Packs avec des dictionnaires de spécialités. 26 spécialités sont disponibles chez Mysoft par exemple. Pack Multi spécialités adapté à la médecine générale (1250 euros HT) et Pack spécialiste (1350 euros HT). Dragon Medical Practice Edition prend en charge Windows 8.1, Microsoft Office 2013 (32- et 64-bit).
Liste des revendeurs sur le site de Nuance Healthcare
 

 

 



mHealth Quality : dmd Santé lance un label pour créer la confiance dans la santé mobile

 

La société dmd Santé  lance le label européen mHealth Quality pour certifier la qualité des apps santé ainsi que des objets et dispositifs médicaux connectés. Un store regroupera les apps labellisées. Rencontre avec  son président fondateur,  le Dr Guillaume Marchand,  « homme de confiance » de la santé mobile.

 

Comment créer la confiance au milieu de la jungle des 17 000 apps santé et de la floraison des objets santé connectés ?  Lors de la présentation officielle le 11 septembre, du label mHealth Quality, c’était le leitmotiv.  Dmd santé se veut « créateur de confiance ».  Et espère bien imposer, à terme, son label au niveau européen.  C’est en tout cas l’ambition affichée  par Guillaume Marchand qui a provisoirement abandonné l’exercice de la psychiatrie pour se consacrer à son entreprise.  Il y a trois ans, c’était encore une aventure de copains internes en médecine  qui, après quelques tests d’apps, avaient compris qu’il  fallait aider le grand public et les confrères à faire le bon tri . Condition sine qua non pour un sain développement de la santé mobile et connectée.

Dmd Santé: des trophées au label

 En 2012, Guillaume Marchand créé donc avec Nicolas Laffere, futur généraliste, et un ingénieur, la société dmd santé  et son site collaboratif dmdpost, plate-forme d’évaluation  des applications selon un  cahier des charges de 14 critères.  Le plus entreprenant, c’est Guillaume, mélange de passionné obsédé par le devenir  high tech de la médecine et de bon vivant sympathique qui trouve toujours le temps pour une dégustation de vins ou de champagne (il est rémois) .
Guillaume ne ménage pas sa peine. Ces dernières années, on l’a vu partout, le plus souvent invité à la tribune mais aussi sur son stand ou  dans les couloirs de tous les colloques, réunions, salons, programmes et projets qui traitent de esanté, msanté, santé connectée et j’en passe.  Il devient incontournable.
Pour s’asseoir un peu plus dans le paysage, Dmd Santé fonde les Trophées de la santé mobile dont la 3e édition aura lieu le 8 février prochain. On y rencontre,  au grand complet, le petit monde de la santé mobile et connectée.
La start-up dmd Santé installée au Village by CA, rue de la Boëtie, avec le statut  « Jeune Entreprise Innovante » justifiant de travaux de RD*, a réussi  ses levées de fond. Elle est soutenue par BPI France (Banque publique d’investissement), le fonds européen dédié à l’ « innovation disruptive ». Elle fait partie de la Fondation Internet nouvelle génération (FING).  Elle compte une dizaine de salariés et met le savoir faire acquis dans l’évaluation de plus de 1100 apps (avec l’aide de centaines de bénévoles médecins et patients) au service de la réalisation du label mHealth Quality.  La valeur d’usage reste primordiale et continuera à être analysée par dix personnes dont deux médecins tous rémunérés (de 5 à 50 euros). « Sinon on certifie des process, pas des outils offrant un vrai service ». Mais auparavant l’éditeur de l’app aura rempli un auto-questionnaire en ligne de 100 à 200 questions (selon les spécificités de l’application) dont le traitement est automatisé et passé un  audit de sécurité (assuré par le partenaire Prodéo)**. Si tout est conforme, l’app  labellisée est mise en ligne sur le store de référencement  mHealthQuality, une app à télécharger. « Nous avons choisi dans nos critères d’audit, les critères européens lorsqu’ils étaient plus forts que les critères français. » D’où la vocation européenne du label.  Qui concernera aussi dans un 2e temps les objets santé et dispositifs médicaux connectés.
La procédure de labellisation coûtera de 2500 à 8000 euros pour un label valable un an (version majeure).  « Des mutuelles pourront offrir une labellisation » suggère Guillaume Marchand.
Sera-t-il soutenu par les pouvoirs publics ?  Guillaume Marchand y croit. Il a de bons rapports avec le CNOM . « Je nous vois comme un  guichet unique pour la HAS, la CNIL, l’ANAP… » Une chose est sûre, il va y mettre toute son énergie : «  je n’ai pas un boulot, je vis une passion » dit-il.  S’il met entre parenthèse son activité de psy, choisie un peu par référence maternelle et parce que « c’est très humain », c’est pour mieux se consacrer à la santé mobile sans négliger Stagium, la plate-forme d’évaluation des terrains de stage hospitaliers à l’intention des externes et internes  qui marche très fort : « nous avons 6000 inscrits ».
A 31 ans, il n’a pas tout perdu du visage poupin de guiloo, son surnom « branché » depuis la classe de 6ème, du temps où il montait des associations et qui l’a poursuivi pendant ses études médicales, du temps où il organisait le CRIT  Médecine (ski + champagne). Sur  twitter, le  tweeto @drguiloo (659 abonnés), c’est toujours lui, même s’il vous conseille le compte pro @dmdsante  (3492 abonnés), animé par Pauline.  
Il n’a pas oublié non plus Amore, l’association médicale d’œnologie de Rouen et de ses environs, fondée pendant son internat, et ses soirées dégustation.  Il caresse l’idée de la relancer sur Paris.
 
« J’ai une tendance hyperactive, moi ?  Si je vous dis que je ne le suis pas, vous allez penser que je vous mens, non ? »

 

*Guillaume Marchand et Mombin Yasini, directeur de la RD de dmd Santé, ont, par exemple démontré, publications à l’appui, que les étoiles des stores ne prenaient pas en compte la fiabilité médicale.  Sur le top 150 des mApps en France, seuls 24% ont fait appel à un professionnel de santé, 20% des contenus médicaux citent leurs sources ou encore 40% des apps qui recueillent des données n’indiquent pas ce qu’ils vont en faire. 
** Pour son label, dmd Santé constitue des comités d’experts avec  un juriste, un  chercheur spécialiste de l’éthique, des experts en sécurité et des patients experts.