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Salons de médecine : vus sur les stands des éditeurs

 Buzz Medecin s’est rendu le 1er octobre aux journées nationales de médecine générale à la Grande Arche de la Défense et le 8 aux entretiens de Bichat au Palais des Congrès. A la rencontre des éditeurs de logiciels et des services de rendez-vous en ligne présents.

Sephira revient dans les deux salons. Le leader de la télétransmission « autonome » avec Intellio présente de nouvelles offres, parce qu’il n’est plus envisageable aujourd’hui de télétransmettre sans gérer un dossier médical. Le Pack Sephira tout en un comprend donc le terminal Intellio et ses services plus Medicawin pour 9,90 euros/mois la première année (59 euros/mois ensuite) avec 190 euros d’installation formation et un engagement de 24 mois. Medicawin est quasiment offert. Une politique payante puisque Medicawin compte 3800 utilisateurs. Sa nouvelle version doit sortir avant la fin de l’année et l’éditeur qui a racheté le logiciel en ligne Ubinect destinés aux paramédicaux, s’intéresse de près à de nouvelles solutions en mobilité.

Sur le stand de CLM (présent dans les deux salons), on fait le point sur les nouveautés pour Crossway, Mediclick et MLM. Comme l’intégration de la messagerie MSSanté depuis juillet avec indication des correspondants abonnés. Pour l’envoi d’un document, c’est aussi simple de l’envoyer dans le DMP que sur MSSanté. Ma comptabilité libérale en ligne, c’est bien pratique pour travailler de chez soi, nous fait-on remarquer. L’œil est attiré par la présence du nouveau lecteur eS-KAP-Ad de Kapelse. Homologué en avril dernier, il est en test chez CLM et les retours sont bons. C’est un TLA complet pouvant emporter toute la CCAM. Pour le moment il n’est homologué que pour les paramédicaux en TLA réduit mais devrait l’être aussi bientôt pour les prescripteurs, en TLA complet. Prochain test dans Buzz Medecin.

 

Aux entretiens de Bichat, Fabrice Greenbaum affiche comme toujours un large sourire sur son stand partagé avec Eolys (dont l’ECG et le spiromètre sont intégrés à Weda). Son hébergeur Zayo vient d’être enfin agréé comme hébergeur de données de santé pour Weda. Et sa solution de télétransmission Vitazen intégrant le module Pyxvital a reçu l’agrément du CNDA. " Nous sommes en train d’intégrer MSSanté et avons réalisé une synchronisation automatique pour les tablettes avec un Mac et un PC".

Site Web et agenda en ligne gratuits

Toujours aux entretiens de Bichat, les stands des services de rendez-vous en ligne Doctolib et  Mon Docteur sont séparés par un stand de labo. Chacun affiche sa croissance. Doctolib : « nous avons 5000 médecins inscrits et 500 de plus chaque mois. Mon Docteur (groupe Lagardère) est aussi dans la course pour gagner des utilisateurs. Aux JNMG, la solution de gestion des rendez-vous Medbox (qui va changer de nom prochainement) espère se détacher en tête en offrant gratuitement un site Internet de 3 pages et un agenda en ligne ouvert aux patients, à tous les médecins. « Notre objectif est d’aider tous les médecins qui en ont envie à se lancer sur le web pour répondre aux besoins de leurs patients » explique le Dr Julien Pourcel, concepteur de Medbox. La société espère que ces nouveaux clients prendront ensuite ses services payants : rappel par SMS et surtout son répondeur téléphonique intelligent qui gère toutes les télécommunications du praticien 24h sur 24 et 7jours sur 7. C’est ce qu’Hellodoc avait fait en son temps avec son module de télétransmission gratuit. Cela ne lui a pas trop mal réussi !



Apicrypt 2 interopérable avec MSSanté

C’est une bonne nouvelle pour le développement des échanges médicaux.
Avec la version Apicrypt 2 les 58.000 utilisateurs d’Apicrypt pourront rejoindre l’espace de confiance de MSSanté, la messagerie sécurisée lancée par l’ASIP Santé il y a deux ans.
Le Dr Alain Caron (photo) s’est vu en effet remettre au nom de l’Apicem le 16 octobre dernier, le label France Cyber Security* pour Apicrypt 2 décerné par l’ANSSI (Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information).
Ce label atteste de l’évolution d’Apicrypt vers la signature systématique et obligatoire de tous les messages et la traçabilité de toutes les étapes de la transmission. Et surtout cette version va permettre la mise en place de l’interopérabilité avec MSSanté. Jusqu’à présent les deux messageries étaient incompatibles. Alors que, sous l’impulsion de la DGOS, MSSanté est en train de se déployer peu à peu dans les hôpitaux, Apicrypt est déjà présente dans 1200 établissements de soins et 1700 EPHAD. Alors que quelques éditeurs sont compatibles MSSanté, ils sont 300 à avoir intégré Apicrypt.
Dans le domaine des échanges sécurisés médicaux, c’est la messagerie Apicrypt qui occupe le terrain avec 61 millions de messages en un an. Parce qu’elle était simple à utiliser, Apicrypt s’est étendue depuis 20 ans par le bouche à oreille sur le mode associatif, bénéficiant du soutien de nombreuses instances professionnelles. La messagerie est utilisée par 133 spécialités médicales et paramédicales. Aujourd’hui, l’APICEM est une SARL qui sait que l’évolution devenait inéluctable avec les nouvelles règles de traçabilité imposées pour les examens biologiques en particulier, qui représentent l’essentiel des échanges. La convention de preuve Cofrac devient obligatoire.
L’Apicem a d’ailleurs également déposé un dossier pour faire agréer ses serveurs comme hébergeur de données de santé (HDS). L’instruction du dossier est en cours. Enfin ne l’oublions pas, la CNAM qui a déjà repris le déploiement du DMP, est aussi en charge de la promotion de MSSanté. Il est prévisible que l’utilisation d’une messagerie compatible MSSanté par les professionnels de santé deviendra obligatoire.

*Le label France Cyber Security sert à attester auprès des utilisateurs et donneurs d’ordre, la qualité et les fonctionnalités des produits et services labellisés et vise à promouvoir les solutions de cyber sécurité françaises et accroître leur visibilité à l’international, en soulignant les qualités propres au savoir faire français.



Ouverture de MedicActiV : découvrez ses premiers cas clinique en simulation numérique

L’iTunes de la formation en santé

« Notre objectif est de devenir l’iTunes de la formation en santé ».  Pour le moment,  MedicActiV, présentée comme la première plate-forme de simulation numérique dédiée à la santé,  a ouvert le 12 octobre avec cinq cas cliniques de cardiologie en consultation gratuite.
«  Il s’agit de montrer au monde de la santé les possibilités de la simulation numérique et le potentiel de MedicActiV pour la formation des professionnels de santé. C’est un début, pour donner à envie à d’autres équipes médicales de se lancer à leur tour dans l’aventure » souligne Jérôme Leleu, président d’Interaction Healthcare qui est à l’origine de la plate-forme.  MedicActiV a été développée par SimforHealth (Sim4Health), le département de simulation numérique en santé de l’Agence digitale en Santé.

L’événement inaugural s’est passé à Bordeaux. L’agence Interaction Healthcare y est implantée et   lUnité de Traitement de l’Insuffisance Cardiaque (UTIC) du CHU de Bordeaux à l’hôpital cardiologique du Haut -Lévêque s’est jeté à l’eau la première en collaboration avec l’équipe CARMEN « Modélisation et calculs pour l’électrophysiologie cardiaque » de l’INRIA Bordeaux.

Ces cinq cas cliniques concerne le même patient  de 52 ans, M. Plantier, dont on va suivre l’évolution cardio-vasculaire sur plusieurs années, si l’on est généraliste ou cardiologue et qui va aussi être pris en charge aux urgences.  Le généraliste découvre une HTA  à l’occasion d’un bilan de routine, décèle un patient à risque, prescrit des examens, dont il aura les résultats pour la consultation suivante. Le module de suivi du patient de 52 à 58 ans comprend cinq consultations soit environ 1h15 de formation. Le praticien interroge son patient, l’ausculte,  peut consulter son dossier qui s’enrichit au fil des mois et de années. Comme dans la vraie vie. Les réponses aux quiz diagnostic et traitement, sont  ensuite analysés à la lumière des recommandations de la société européenne de cardiologie et de la HAS (disponibles dans les annexes).  

Faire baisser les coûts en mutualisant et grâce à Patient Genesys

Sur  MedicActiV,  l’éditeur reste libre de son modèle économique : mettre ses cas cliniques à disposition gracieusement, prévoir un accès payant, des services d’abonnement pour les établissements de formation.  La réalisation de telles consultations virtuelles reposant sur des cas cliniques représente un budget  de 50 000 à 150 000 euros,  selon la complexité, explique Jérôme Leleu, ce qui n’est pas à la portée de tous les formateurs. 

 

A la mi-2016, intégré à MedicActiV, doit s’ouvrir Patient Genesys, un outil de création de cas clinique virtuel, issu d’un programme de recherche collaboratif (voir l’article du blog) mené par un consortium dont fait partie Vidal avec Interaction Healthcare à sa tête. Ayant à leur disposition un choix de patients virtuels et d’environnement 3D, un moteur de synthèse vocale et et un agent conversationnel, les professionnels de santé et médecins formateurs pourront créer eux mêmes leurs cas cliniques digitaux et leurs consultations virtuelles.  Qui seront mis en ligne sur MedicActiV.

Pour déployer la plate-forme à l’international, Interaction Healthcare  entamera début 2016 une nouvelle levée de fonds de 2,5 millions d’euros. « C’est un marché porteur pour la France et le développement de la French Tech" qu’Interaction  Healthcare s’emploie à  développer. On ne demande qu’à les suivre.

Pour tester en pratique : www.medicactiv.com Il faut tout d’abord créer un compte. Les cas sont accessible en ligne via Safari ou Firefox en téléchargeant un fichier exécutable (Unity Web Player)  ou en téléchargeant l’application MedicActiV pour Windows X et sup  avec un  microprocesseur Core i3 minimum ou Mac OS X 10.7 et sup. J’ai testé sur un PC portable sous Vista en téléchargeant l’application MedicActiV (très rapide) et tout a très bien fonctionné.