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Medistory 4×4 pour iPad en démo

Medistory arrive en 4×4 de Nancy. Et c’est donc à Nancy chez Prokov Editions, rue saint Nicolas, toujours la même adresse mais avec des locaux bien plus étendus qu’à l’origine, que Buzz Medecin s’est rend,  pour découvrir Medistory 4×4. C’est le nom choisi pour ce Medistory pour iPad tant attendu. Le résultat est à la hauteur des espérances et même plus. Une nouvelle expérience utilisateur.

Pourquoi le dossier médical n’aurait-il pas droit au meilleur ? Chez Prokov Éditons, on n’hésite pas à se réinventer tous les dix ans. En fonction des nouvelles technologies et des nouveaux besoins des médecins.

Un nouveau contexte professionnel

La nouvelle technologie, c’est l’arrivée de l’iPad.
Les nouvelles réalités de l’exercice médical, c’est le ROSP, ce sont des jeunes médecins qui restent remplaçants souvent dix ans avant de s’installer, c’est le développement des maisons de santé pluridisciplinaires (MSP) avec un nouveau contexte de partage des données. Et c’est aussi une génération de médecins pour qui l’utilisation de la technologie doit être simple et intuitive. « Aujourd’hui, on veut du prêt à consommer .»
Six ans de travail, cela veut dire aussi des essais et des choix. « Notre objectif était de redéfinir l’expérience du dossier médical. Nous avions sorti, avec Medistory 3, un logiciel dit structuré pour constater qu’au bout du compte, les médecins n’utilisaient pas le codage jugé fastidieux, explique en préambule Thierry Kauffmann, président de Prokov Editions, Sur MS 4×4, le codage existe toujours mais il est transparent pour l’utilisateur. La personnalisation du logiciel qui demandait un effort de paramétrage, est devenu communautaire. Le médecin va chercher dans une bibliothèque, l’ « EtherEgo », ses courriers type, ses scores, ses questionnaires utiles à sa pratique. Juste ce qu’il lui faut. »

Codage transparent et blibliothèque en ligne

Ce sont ces questionnaires qui vont permettre de structurer l’information ainsi que l’ordonnance (les médicaments sont déjà tous codés dans la base de médicaments BCB) et les résultats d’analyse qui sont harmonisés en ligne (et codés). Si Prokov a finalement renoncé à faire héberger les dossiers médicaux en ligne, pour garder la maitrise des données, car le réseau n’est pas disponible partout quand on se déplace, l’éditeur a créé un complément en ligne de MS 4×4 « EtherEgo » (marque déposée !!). C’est un ensemble d’outils dont la fonction d’harmonisation des résultats d’analyse et une bibliothèque commune d’enquêtes, de scores, de questionnaires, de recommandations à s’approprier. Autre choix, celui d’une approche SAS comme un sas (option sur la Medistory Station en réseau) pour le partage des données en MSP, sujet toujours délicat dans un contexte rural où tout le monde se connaît. Le SAS est une forme de messagerie interne qui permet aux médecins de confier des « missions » aux paramédicaux. Un code est associé à la mission. Le patient dispose d’un code de verrouillage s’il ne veut pas partager son dossier avec l’infirmière ou le kiné…

Une démo qui va crescendo MS4x4 ecran accueil

L’utilisation de l’iPad pour un dossier médical présentait plusieurs défis : taille écran, mémoire (128 Go c’est beaucoup plus que celle des ordinateurs d’hier mais c’est tout de même limité), 1 seule application visible à la fois, une seule fenêtre à l’écran, clavier virtuel, écran tactile. De tout cela, Prokov a su faire des atouts. Tous les dossiers tiennent dans l’iPad avec un allégement des images proposé par défaut. Medistory 4×4 est un logiciel complet avec un dossier patient complet, un carnet de RV synchronisé, une messagerie sécurisée, etc.
La prescription est certifiée selon le référentiel HAS (avec BCB).
La télétransmission avec Express Vitale se fait au cabinet (on peut emporter un TLA en mobilité).
Le label MSP de l’AsipSanté, conditionné par la compatibilité DMP en cours, sera bien sûr demandé.
C’est d’ailleurs, sur un iPad mini (repris sur un grand écran pour le confort de l’assistance !) que Thierry Kauffmann fait sa démonstration pour Buzz medecin.. L’ouverture du dossier affiche d’emblée les éléments essentiels, identité, antécédents, synthèse automatique de ce qui est important, biométrie. On peut tout faire défiler en touchant l’écran. Le clavier virtuel change selon le contexte pour une saisie intuitive et rapide. Un clavier de survol apparaît si nécessaire, pour ajouter par exemple, une consigne lors d’une mission. Le terme de consultation a été élargie à celui de « rencontre » qui prend en compte toutes les modifications du dossier (arrivée de résultats d’analyse par exemple ou d’un courrier). Quand l’utilisateur passe à la « rencontre du jour », le problème de santé apparaît bien visible, les tâches à prévoir sont indiquées ainsi que les vaccins. Le médecin a téléchargé dans l’EtherEgo , les programmes de suivi qui vont le guider, prévoyant les tâches à remplir dans les trois prochains mois par exemple.

L"’Efficience" ajoute du sens aux données

La « démo » s’achève en dévoilant l’ « Efficience », la recherche multicritère nouvelle génération. L’analyse de la patientèle fournit les indicateurs ROSP mais aussi l’Efficience, c’est à dire la pyramide des âges, l’activité économique du cabinet, le suivi des différentes pathologies, la co-morbidité (combien de diabétiques en HTA ?). Tout cela sous forme de graphiques. C’est très visuel. Pour les besoins de la démo, c’était instantané. Sur l’ensemble d’une patientèle, cette extraction prendra 2 à 3 mn mais le résultat est impressionnant. « Nous avons ajouté du sens aux données » se félicite l’éditeur. Il parait que lors des démonstrations réservées à quelques medistoriens privilégiés, les médecins ont fait "Wahoo !". Je me suis contentée de prendre un air admiratif pour ne pas gêner Thierry Kauffmann dans sa démonstration car il n’aime pas qu’on l’interrompe …

Medistory 4×4 sera présenté lors d’une soirée le jeudi 10 mars à Nancy, la veille de l’ouverture du congrès de la FFMPS (Fédération française des maisons et pôles de santé) qui se tient les 11 et 12 mars dans la même ville. On peut demander une invitation par email à contact@prokov.com
www.prokov.com

La version pour Mac, Medistory 4 devrait suivre dans quelques mois. iOS et Mac OSX sont tout de même cousins….

La fiche Medistory 4×4 de Buzz Medecin sera en ligne avec le début de sa commercialisation



Un groupe de veille objets connectés à l’Académie de pharmacie

A l’occasion de sa séance thématique « Objets connectés quel avenir ? » le 17 février, l’Académie de pharmacie a annoncé le lancement en son sein d’un groupe de veille Objets connectés en Santé.
« Il était urgent de les gérer avant qu’ils ne nous gèrent », explique Patricia Rafidison, qui avec Pierre Poitou, tous deux membres de l’Académie de pharmacie, font partie des initiateurs du groupe de travail d’une dizaine d’académiciens de toutes les disciplines qui s’est mis en place début 2015. Avec le battage médiatique autour de la santé connectée après le CES 2015, on ne pouvait plus attendre. D’autant que « ces objets, en le rendant plus acteur, peuvent aider le "pharmacien à se rapprocher du patient ». La réflexion a mûri tout au long de 2015 permettant de parcourir le paysage de l’objet connecté dans l’environnement pharmacie, sous tous ses aspects : innovation, juridique, bénéfices/risques, utilisation dans le système de soins, formation du pharmacien. Ce travail a abouti à l’organisation par l’Académie, d’ une séance de sensibilisation sur les objets connectés en pharmacie, ouverte à l’ensemble des membres. Ce qui a permis de faire un large tour d’horizons. Mais il ne fallait pas en rester là et l’Académie a lancé un groupe de veille objets connectés permanent afin d’émettre à terme des recommandations.



Trophées de la santé mobile et attentes des médecins (et de leur Ordre)

 La santé mobile a depuis trois ans en France ses Trophées*, organisés par dmdSanté mais pénètre encore difficilement les cabinets médicaux. Au risque de laisser les médecins sur le bord de la route, derrière leurs patients. Pour guider ces médecins qui se trouvent à la croisée des chemins, à reprendre la main, le CNOM avait organisé le 16 février un débat sur « la santé dans la société de l’information et de la communication ». Essai de synthèse de diverses réflexions entendues ici et là.

Aux trophées de la Santé Mobile, le 8 février, il y avait aussi des ateliers et on a parlé économie de la santé connectée en constatant que les politiques avaient pris la mesure des enjeux et qu’il existait de nombreuses sources de financement des start-up. Restaient entière les questions de l’adoption de ces technologies et de leur usage au quotidien par les professionnels de santé et les patients. La validation et la mise en place des pilotes est trop lente comparé au temps de l’évolution technologique. On a ainsi appris incidemment lors du débat du CNOM qu’en région Rhône Alpes, 150 médecins allaient équiper leurs patients ayant des problèmes cardiaques avec balance, bracelet d’activité et tensiomètres connectés (projet Pascaline, Parcours de santé coordonné et accès à l’innovation numérique). Ceci dans le cadre des Territoire de Santé Numérique. Mais les appels d’offre sont encore en cours.

Les jeunes médecins confiants

Pourtant la prescription et la dispensation seraient en passe de devenir une réalité chez une partie des jeunes médecins et pharmaciens. Selon une enquête réalisée par le Lab eSanté en partenariat avec MedPics (site de partage de photos médicales), Le Moniteur des Pharmacies et Stagium*, 25% des jeunes médecins et dévoilée aux trophées, 29% des jeunes pharmaciens déclarent avoir déjà conseillé une application mobile ou un objet connecté de santé. Et surtout ils considèrent à 78% pour les médecins et à 84% pour les pharmaciens qu’à l’horizon 2020, ce sera monnaie courante. Eux mêmes équipés à 98-99% en smartphone et aussi en tablettes (77% des jeunes médecins et 59% des jeunes pharmaciens), ils sont utilisateurs d’application mobile de santé (à 94% chez les médecins et à 77% chez les pharmaciens). Toutefois les jeunes médecins utilisent plus leur mobile pour cherches de informations sur le web que les pharmaciens (86% contre 66%) et ceux ci sont en revanche plus utilisateurs de réseaux sociaux (63% contre 45%). Les jeunes médecins ont une vision plutôt positive de la santé connectée quant à l’amélioration de la relation avec les patients (44%).

Pour une application "souple" de la déontologie en matière d’information du public

Au CNOM, le Dr Jacques Lucas, rappelle que 70% des médecins pensent qu’il faut intégrer le numérique dans l’organisation des soins, et tout à son « devoir de pédagogie » il invite ses confrères à prescrire des apps. Pour le délégué général aux systèmes d’information en santé du CNOM, une partie du problème vient du fait que déontologiquement, le médecin est toujours sur le fil du rasoir dès lors qu’il fait de l’information au public car cela peut être envisagé comme de la pub indirecte. Or c’est bien le médecin qui est considéré par la société comme la première source fiable d’information santé. « Si les médecins ne prennent pas leur place légitime, elle sera prise par d’autres », renchérit Catherine Lenain, chargée de la déontologie à l’autorité de la régulation professionnelle de la publicité qui a plaidé pour un « droit souple » dans ce domaine.
Concrètement, l’Ordre s’est positionné auprès du ministre de la santé pour être co-constructeur, avec les patients d’ailleurs, du futur service public d’information en santé inscrit dans la loi de santé. Le CNOM avait organisé ce débat pour nourrir sa prochaine publication (avril) sur « les repères déontologiques concernant le médecin dans la société de l’information et de la communication ». Y intégrera –t-il aussi la parole du Dr Alain de Broca, auteur de « soigner au rythme des patients », venu jouer les philosophes et rappeler que les patients réclament d’abord de la relation humaine et qu’il faut éviter que « le numérique ne constitue un hygiaphone délétère ».

*Les Trophées ont récompensé My eReport, une manière très simple et très rapide de déclarer des effets indésirables, Novi-Chek de Roche Diabetes Care, Mon Coach Douleur de Takeda qui permet au patient cancéreux de communiquer à son médecin une synthèse de ses épisodes douloureux, e-pansement, réalisation d’un infirmier déjà récompensée mais qui continue à bien évoluer et fait l’unanimité. La balance Web Coach Pop de Terraillon et le tensiomètre iHealth Feel (BP 5) ont obtenu les Trophées objets connectés. Des valeurs sûres.

**Enquête auto-administré sur le web auprès de 545 jeunes médecins et pharmaciens de moins de 35 ans. Des médecins de la 4e année aux jeunes médecins remplaçants ou installés depuis moins de 5 ans, les pharmaciens titulaires depuis moins de 5 ans.



Doc’nDoc : trouver un remplaçant/ remplacement en deux clics

Des sites de petites annonces médicales, il y en a beaucoup. Mais Doc’nDoc est « le premier réseau professionnel de remplas par mise en relation directe », annonce le Dr Pascale Karila-Cohen, installée comme radiologue (après trois ans de remplacement) et fondatrice de ce nouveau site. Les annonces, il faut les parcourir sans savoir si l’on trouvera ce qu’on cherche, alors que sur Doc’nDoc, le résultat est immédiat car il fait du matching (de l’anglais to match, faire se rencontrer). Le matching est notamment pratiqué sur les sites de rencontres et sur certains sites de recrutement.

Découvert aux cours des Trophées de la santé mobile (8 février), ce site est particulièrement simple, reposant sur l’intuition d’un médecin qui a connu la galère des remplas.
Le remplaçant s’inscrit gratuitement et renseigne quelques informations sur son profil, son adresse, s’il veut bien travailler hors de sa région, ses disponibilités.
Le médecin à remplacer s’inscrit lui aussi en indiquant adresse, type de cabinet, période souhaitée. Dès l’inscription enregistrée avec la période de remplacement, l’algorithme de matching se met en action et lui propose les remplaçants correspondants. Il reçoit aussi un mail et bientôt un SMS (future version du site). Pour visualiser ces contacts, il devra acquérir des crédits et dépensera 25 euros/contact visualisé. Lorsque le contact est visualisé, la disponibilité du remplaçant se bloque automatiquement et l’offre de remplacement du médecin également. Le remplaçant a 72h pour accepter ou décliner le remplacement. Si le remplaçant le refuse, les crédits sont reversés au médecin qui a fait l’offre. On ne paye que si on s’en sert. Et pour le moment, on ne paye rien car le site n’a pas encore toutes ces fonctionnalités. Comme le développement d’une messagerie permettant des échanges entre remplaçant et remplacé, pour vérifier les affinités. A terme est également prévu un système de notation…

Inscrivez-vous, c’est gratuit (pour le moment)

Le site, tout débutant, compte 1200 médecins inscrits , généralistes pour deux tiers et radiologues pour le tiers restant. Remplaçant et remplacés à part égale. Car il n’y a pour le moment que deux spécialités concernées. Le reste suivra…ainsi que les gardes. Il faut souhaiter à ce site d’avoir rapidement beaucoup d’inscrits (profitez-en, c’est gratuit et ça marche déjà) pour prendre l’ampleur nécessaire et sortir sa nouvelle version. Et apporter enfin, une solution à l’éternel problème du remplaçant à trouver, surtout en urgence.

www.docndoc.fr