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Doc Consulte, plate-forme de relation médecins-patients, de l’échange de mail sécurisé à la téléconsultation

Les modalités de prise en charge de la télémédecine étant peu ou prou définies au sein du PLFSS 2018 (voir l’article 36 et le point de Buzz Médecin sur le sujet) avec l’ouverture prévue de négociations conventionnelles avant la fin de l’année, de nombreux acteurs se positionnent. Doc Consulte est de ceux là avec l’objectif de faire rentrer la téléconsultation et le téléconseil parmi les propositions que peut faire un médecin à ses patients.

Un contexte favorable ?

Les sociétés d’assurance et les mutuelles ont été les premières à monter au créneau. Axa Assistance a joué les pionniers, dès 2015, avec son service de téléconsultation pour ses assurés et ses employés. Cette année, le groupe Eovi-MCD Mutuelle a passé un partenariat avec la plateforme de consultation médicale Medecin Direct pour lancer un service de téléconsultation dont la campagne de publicité a déclenché une plainte du Conseil National de l’Ordre des médecins (CNOM). Le nouveau groupe Vyv, né en septembre 2017 du rapprochement MGEN-Istya-Harmonie, vient carrément de prendre une participation de 61 % dans MesDocteurs. Lancée en 2015, cette start-up assure à la fois téléconseil et téléconsultation médicale, avec son réseau de 300 médecins généralistes et spécialistes et a déjà signé des contrats avec d’autres assureurs, soit près de 15 millions de bénéficiaires couverts courant 2018, dont les quelque dix millions de clients de Vyv.
Sans compter la start-up Hellocare dont l’application permet des téléconsultations à 25 euros en vidéo 7 jours sur 7 via son smartphone avec envoi d’une e-ordonnance. Le service vient d’être lancé à l’étranger.

Dans ce contexte encore troublé, quelle place pour le médecin praticien dans son cabinet ?
Visuel Doc ConsulteDoc Consulte pense avoir trouvé la réponse. Lancé par Santé Assistance, cette plate-forme entend déployer toutes les facettes de la relation médecin-patient jusqu’au téléconseil et à la téléconsultation. Depuis sa création en 2007, la société Santé Assistance, qui vit de revenus publicitaires et de vente de contenus, a en effet construit plusieurs briques nécessaires : le site d’informations médicales Docteur Clic, entièrement rédigé par des médecins ; l’application Sympto Check pour faciliter l’orientation du patient en fonction de ces symptômes et surtout, le Dossier Santé personnel (DSP), carnet de santé numérique gratuit, hébergé sur serveur agréé hébergeur de données de santé et disponible sur smartphone depuis mars 2017 (accés sécurisé par envoi d’un code sur le smartphone). La constitution d’un dossier sécurisé sera en effet exigée pour la future téléconsultation médicale en routine (prise en charge).
 

Un ensemble de services

Visuel Doc Consulte 3Visuel Doc Consulte 2Doc Consulte offre donc un ensemble de services au patient comme au médecin. Le patient s’inscrit via le site personnel du médecin (initial nom.docconsute.com) et ouvre un DSP, s’il n’en a pas. Il peut alors prendre un rendez-vous en ligne, lire les informations sélectionnées par son médecin, lui poser une question par email sécurisé, demander un téléconseil (en prenant un créneau horaire) ou une téléconsultation qui utilisera le DSP (le patient peut y placer des documents et l’ouvrir aux professionnels de santé de son choix) et un logiciel d’appel vidéo par Internet type Skype. Lors de la téléconsultation, le médecin rédige un compte rendu et si besoin, une ordonnance, qui seront stockés dans le DSP et dans le système informatique du cabinet (pas d’intégration pour le moment). Lors d’un téléconseil par téléphone, il y a une trace de la demande de rendez-vous. Le médecin abonné à Doc Consulte (100 euros/mois) peut réserver tous ces services à ses seuls patients. Ou choisir de les ouvrir pour étendre ses activités.
Pour le médecin, l’objectif est à la fois d’améliorer sa relation avec son patient et de gagner du temps. Parmi la vingtaine d’utilisateurs actuels, le Dr Emmanuel Cauchy, directeur de l’institut de formation et de recherche en médecine de montagne (IFREMONT), réalise des téléconsultations payantes sur Doc Consulte avec des randonneurs en haute montagne. Le Dr Thomas Waitzenegger, chirurgien orthopédiste, y voit un intérêt pour les consultations postopératoires sans faire déplacer le patient. Un premier accord a été passé avec l’ARS Rhône Alpes, pour la téléconsultation et le Dr Frédéric Rérolle, généraliste à Lyon a réservé une plage horaire aux téléconsultations.
Selon ses promoteurs, Doc Consulte doit faire gagner du temps aux médecins. Parce que tous les emails de patients sont regroupés et que les coups de téléphone intempestifs se transforment en téléconseils planifiés (que l’on peut choisir ou non de facturer). Tandis que le patient trouve toujours un créneau libre pour contacter son médecin par mail, par téléphone, en prenant un RV ou pour une téléconsultation. Doc Consulte réunit pour le moment 22 médecins sur sa plate-forme… mais en espère 20.000 d’ici deux ans  !

100 euros/mois, démo gratuite, https://www.docconsulte.com/medecin/



Negatoscreen, pour visualiser les radios classiques et numériques avec les patients

Présenté au dernier congrès SOFCOT (6-9 novembre au Palais des Congrès), le Negatoscreen offre aux cabinets médicaux une visualisation des radiographies classiques et numériques permettant au praticien une meilleure pédagogie pour ses patients. Une innovation à destination de tous ceux qui utilisent un négatoscope.

image_negatoscreen_2Rien ne prédisposait Antoine Lefevre, spécialiste de l’affichage électronique dynamique, à la tête d’Infotrafic depuis 10 ans, à se lancer dans le médical s’il n’avait eu un frère jumeau, Nicolas, chirurgien orthopédique de son état. Celui-ci se plaignait régulièrement de devoir regarder les radios numériques sur l’écran de son ordinateur beaucoup plus difficiles à partager avec son patient que sur le traditionnel négatoscope. Antoine a donc conçu pour Nicolas un écran à affichage double. Pouvant à la fois rendre les services du négatoscope pour la visualisation des radiographies classiques sur film et d’un écran numérique haute définition pour la visualisation des radios numériques (à partir d’un fichier ou d’un CD-Rom). Il est relié à l’ordinateur. Qui peut le plus peut le moins, le Negatoscreen permet de projeter n’importe quel type de fichier numérique depuis un ordinateur (une vidéo de formation par exemple).
 

Une meilleure relation de confiance

Le Dr Lefevre en fut si satisfait qu’il poussa son frère à le commercialiser. « Expérimenté depuis deux ans dans mon cabinet, j’ai pu mesurer à quel point Negatoscreen développe la compréhension du patient et renforce la confiance qu’il a dans son praticien. C’est une évolution radicale dans la façon de mener une consultation en confiance ». Lorsqu’une décision d’opération doit être prise.

Medical&Digital, start-up française basée à Cergy Pontoise était née. Soutenue par la French Tech, la société a développé toute une gamme commercialisée depuis juillet dernier. Elle a déjà installé des appareils dans des cabinets et équipés deux cliniques. Une enquête menée avec 154 patients Clinique Nollet/clinique du Sport montre que 96% ont plébiscité Negatoscreen pour comprendre leur pathologie. image_negatoscreen_1Qualité de la présentation pour le patient et facilité d’utilisation pour le praticien, ce sont les deux atouts de l’appareil. « Nous avons des demandes pour des blocs opératoires », souligne Antoine Lefevre. Les écrans sont en verre trempé, avec un cadre en acier et sans ventilation. Ils sont donc compatibles bloc.

Commercialisé sur le site Internet www.negatoscreen.com Contact 01 34 32 21 06,  contact@negatoscreen.com
30 jours à l’essai puis à partir de 89€/mois avec un engagement de trois ans. Installation, mise en route, assistance technique, garantie comprises.
4 tailles d’écran de 32 à 55 pouces.