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Archives mensuelles : janvier 2019

Solution gratuite pour la téléconsultation en Auvergne Rhône Alpes

En région Auvergne Rhône Alpes (Aura), une solution gratuite permet déjà aux médecins faire des téléconsultations (TC), c’est celle du GCS SARA, groupement de coopération sanitaire Santé Auvergne Rhône Alpes. L’URPS médecins et l’ARS ont en effet souhaité mettre à disposition des professionnels de santé de la région des solutions interopérables et accessibles à partir d’un portail unique le portail SISRA qui réunit déjà de nombreuses fonctionnalités tant pour les professionnels que pour les patients. Le Dr Marcel Garrigou-Grandchamp, de l’URPS, en détaille les modalités.

Les prérequis : un PC ou MAC équipé d’un navigateur Firefox ou Chrome et d’une connexion internet avec un débit suffisant et prochainement à partir d’un Smartphone ou d’une tablette.

râce à la plateforme de télé consultation le médecin adresse un lien HTTPS à son patient qui n’a plus qu’à se connecter en direct ou à l’heure précisée pour rejoindre l’espace de télé consultation dans le cadre du parcours de soins et des conditions normales de l’avenant n°6. Nous conseillons aux médecins d’utiliser la TC pour des patients connus, dont ils sont le médecin traitant et en ALD pour permettre un règlement simple en tiers payant intégral par l’assurance maladie. La plateforme proposera bientôt le règlement en ligne par CB.

Le médecin peut adresser une ordonnance en mode sécurisé conforme au RGPD :
– Directement de son logiciel métier au pharmacien désigné par le patient en utilisant l’imprimante virtuelle RSPS (développée par l’URPS médecins AuRA) ou celle de MonSisra (application de messagerie et d’échange de documents développée par le GCS SARA).
– Ou via l’espace sécurisé patient de MyHop accessible par MonSisra La plateforme permet également la télé conférence pour plusieurs professionnels de santé (RCP synchrone non présentielle) et le partage de documents à l’écran.
M.G.G.
https://www.sante-ra.fr/

Voir le PDF complet avec les écrans



Tensiomètre-ECG-stéthoscope : Withings présente le BMP Core couronné d’un award au CES 2019

 Alors que le Consumer Electronic Show de Las Vegas ouvre ses portes au public ce mardi 8, le 6, jour de l’Epiphanie, c’était déjà les Innovation Award, Withings racheté à Nokia par son ex-dirigeant fondateur en …dernier reçoit un Award pour son BMP Core, un tensiomètre connecté qui fait aussi office d’ECG et de stéthoscope pour écouter le son du coeur. Un appareil sophistiqué, le premier à réunir ces trois fonctions, mais simple à utiliser qui se veut un outil de prévention. Dans la foulée Withings a également présenté  Move ECG, une montre analogique (avec aiguille et cadran) capable d’enregistrer un ECG. Avec toujours le même objectif pour ces dispositifs médicaux : la prévention.


Les personnes souffrant d’hypertension artérielle (un Français sur trois) sont souvent invitées à surveiller leur tension régulièrement et font partie des utilisateurs potentiels de tensiomètre connecté. Or, explique Withings dans son communiqué, les études cliniques montrent qu’elles présentent des risques plus élevés de valvulopathie(5% des plus de 65 ans) et de fibrillation auriculaire (1% de la population), pathologies qui peuvent être silencieuses et donc difficilement repérables sans un suivi médical régulier.

Pour Eric Carreel, Président de Withings, « Avec Withings BPM Core nous élargissons la fenêtre temporelle de détection de maladies du cœur fréquentes, pouvant être graves et qui sont malheureusement sous diagnostiquées. Ceci avec un appareil qui peut être utilisé facilement au quotidien chez soi ».

Détection des fibrillations et des valvulopathies
 

withings BMP Core Le Withings BPM Core se présente comme un brassard classique mais doté de capteurs médicaux discrètement intégrés. Il inclut deux électrodes en acier inoxydable situées à l’intérieur du brassard et une sur le tube, ainsi qu’une membrane en silicone abritant le stéthoscope électronique. L’utilisateur n’a qu’à appuyer sur le bouton et effectuer les trois différentes mesures en moins de 90 secondes.
– la tension artérielle est visible sur l’écran LED et les données sont envoyées à l’application Health Mate via Bluetooth ou WiFi
– l’électrocardiogramme sert à détecter la fibrillation auriculaire. Il est réalisé en gardant le brassard dans la partie supérieur du bras et en plaçant l’autre mains sur la bague en acier inoxydable pendant 20 secondes. La détection d’une éventuelle fibrillation auriculaire apparait sur l’écran. Les enregistrements ECG sont conservés dans l’application pour partage avec les médecins.
–  La fonction stéthoscope sert à détecter les valvulopathies.  Ce stéthoscope électronique et son algorithme qui permet d’interpréter le son du coeur ont été développés en partenariat avec l’hôpital Georges Pompidou de Paris (HEGP).
En gardant l’appareil sur la partie supérieure du bras, les utilisateurs placent le capteur sur leur poitrine et la mesure dure environ 20 secondes. La détection ou non d’une valvulopathie est ensuite affichée sur l’écran de l’appareil et dans l’application Health Mate dans laquelle il est également possible d’accéder à ses enregistrements.
Un multifonction tourné vers la prévention et le contrôle.

Montre ECG pour détecter les fibrillations auriculaires


ces-moveecgReprenant le même type de capteur (2 électrodes sous le cadran et une sur le cadre acier), la montre Move ECG va permettre d’enregistrer un  ECG en 30 secondes en exerçant une pression sur les deux côtés du cadran. Le but est de détecter facilement et à tout moment
les fibrillations auriculaires qui peuvent survenir lors de symptômes comme les palpitations.  L’ECG est enregistré dans l’application avec historique, partage etc. La montre assure bien évidemment toutes les fonctions de suivi d’activités et de sommeil…

 

Rechargeable par connexion micro-USB, Withings BPM Core peut tenir jusqu’à six mois, à raison d’une prise de mesure par jour, avec une seule charge. S’il peut effectuer les trois mesures de suivi en une seule fois, il est également possible de ne programmer qu’une seule des mesures souhaitées.  BPM Core fonctionne en WIFI et Bluetooth avec l’application Health Mate (iOS et Android). Prix 249,95 €. commercialisation au 2ème semestre 2019.

Withings Move ECG, 12 mois d’autonomie, Prix 129,95 € commercialisation au 2e trimestre 2019

Les deux objets ont le statut de Dispositif medical en cours d’examen pour le marquage  CE et FDA (US)


 


 

 

 

 




2019, l’année de la montée en charge de la téléconsultation ?

 Après les annonces du 15 septembre dernier, les modalités pratiques de la téléconsultation et de la télé expertise en médecine libérale, se mettent en place. Rappelons que le ministre de la santé s’est fixé comme objectif 500 000 téléconsultations d’ici la fin 2019

Début décembre lors du 11éme congrès de la télémédecine organisé par SFT (Société française de Télémédecine) Telemed (6-7 décembre), a été indiqué le chiffre de 4.000 téléconsultations remboursées par l’Assurance Maladie depuis le 15 septembre. Et l’on pouvait, en s’entretenant d’un stand à l’autre avec des médecins utilisateurs de plates-formes déjà opérationnelles, vérifier que certains avaient fait quelques téléconsultations qui, oui, avaient bien été remboursées, après télétransmission d’une feuille de soins en mode dégradé.

Donc ça marche. Mais il n’y a pas eu de ruée. Ni de la part des patients, ni de celle des médecins. Les résultats d’un sondage effectué de juillet à octobre auprès d’un échantillon représentatif de 8000 personnes*n’ayant à 99% jamais eu recours à une téléconsultation, montrent clairement qu’il fallait s’y attendre. Si 55% des Français pensent savoir de quoi il s’agit, ils ne sont que 17,7% à en avoir une connaissance précise. 3 sondés sur 4 en ont entendu parler par les médias, 8 ;7% par leur complémentaire santé et 5,2% par leur médecin ou leur pharmacien. Certes, 51, 9% se disent prêts à recourir à la télémédecine pour eux plus que pour leurs ascendants (18,6%) ou leur enfants (17,3%), comme s’ils voulaient tester d’abord avant de conseiller. 86,8% veulent bien téléconsulter pour obtenir ou renouveler une ordonnance et 89,6% pour avoir un conseil auprès de « leur » généraliste ; ces chiffres tombent à 66,1% et 57,8% s’il s’agit d’un autre médecin. Même phénomène observé avec les spécialistes. Les freins identifiés : la perte du contact humain (61,1%), l’obtention d’un diagnostic incomplet (57,6%) et l’équipement technologique (42,1%).

Cependant, une enquête de l’ARS Bourgogne France Comté (zone pilote) auprès de patients ayant utilisé la télémédecine, fait apparaitre une grande confiance (96,7%), peu de gêne ressentie dans l’absence de contact physique 79,9%) et 25% de renoncement aux soins évités. Comme quoi, c’est l’inconnu qui suscite des craintes.

Les professionnels de santé ont pour le moment peu informé leurs patients. Et pour cause.  S’il y a eu des effets d’annonce, les offres de plate forme à destination des médecins sont encore en phase de test pour des lancements fin janvier ou février.

 

Les pharmaciens impliqués dans le déploiement des téléconsultations

Pour doper la généralisation de la téléconsultation, l’UNCAM (Union nationale des caisses d’assurance maladie) a signé le 6 décembre avec deux syndicats de pharmaciens un avenant à la convention qui prévoit d’utiliser le réseau officinal et sa proximité d’accès. Les pharmaciens reçevront une aide pour s’équiper en objets connectés (1225 € la première année, puis 350€ les suivantes) ainsi qu’un forfait pour le temps passé en fonction du nombre de téléconsultations (entre 200 et 400€/an).
Le pharmacien doit disposer d’un espace de confidentialité et la prise en charge doit s’effectuer dans le respect du parcours de soins avec recours si possible au médecin traitant. A la demande du médecin, le pharmacien accompagnateur pourra transmettre certaines valeurs (tension par exemple)

La télé expertise précisée

Il manquait encore aussi les modifications de la nomenclature qui va s’appliquer à partir du 10 février 2019 et que l’UNCAM vient de faire publier au Journal Officiel du 16 décembre. La téléconsultation par un médecin généraliste, c’est TCG et par les autres médecins non généralistes TC. La télé expertise par un médecin à la demande d’un confrère, c’est TE1 (12€ niveau 1 et TE2 (20€niveau 2). Entre dans ce cadre l’ancien TDT qui permettait au médecin traitant de transmettre son dossier au médecin de l’EPHAD où entrait son patient. Désormais chaque médecin pratiquant cet entretien téléphonique cotera TE2 et touchera 20€, le requérant comme le requis. Le bilan visuel à distance dans le cadre d’un protocole de délégation entre l’ophtalmologiste et l’orthoptiste, sera codé RNO. La start-up e-ophtalmo, fondée par le Dr Chaker Nefzaoui, lui-même ophtalmologiste est, par exemple, déjà opérationnelle pour le dépistage de la rétinopathie diabétique.
Les lettres clés de la TM, c’est juste un début !

*sondage effectué par Carte blanche partenaire, la SFT, l’université de Montpellier en partenariat avec France Assos Santé et Formatic Santé .