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Appareils médicaux connectés

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Philips Lumify : l’échographe mobile connecté est-il le stéthoscope de demain ?

Après un lancement aux Etats-Unis, Philips commercialise depuis cet été en France, son Lumify, un échographe mobile déjà présenté en mai à la Paris Healthcare Week. Si les urgentistes et les cabinets de kinésithérapie sont les premiers intéressés, ce type de dispositif léger et maniable, pourrait bien devenir à terme le stéthoscope de demain.

Même si cela reste cher pour l’équipement d’un médecin libéral qui ne pourra pas vraiment le rentabiliser (pas d’acte…), le Philips Lumify est incontestablement séduisant par son faible encombrement et sa maniabilité.
PHILIPS LUMIFY_S4-1 Hand_phone_composed PHILIPS LUMIFY_S4-1_MildTrauma_0213_reduiteL’échographie devient accessible dans des situations de mobilité ainsi que dans un cabinet libéral.
Le Lumify est une belle alternative aux échographes ultraportables avec un écran réduit. Il couvre le niveau 1 de l’échographie clinique en médecine d’urgence (ECMU). Nombre d’échographies pratiquées en situation d’urgence pourraient l’être in situ là où le patient est secouru, avant son transfert et sans perdre en qualité. Outre les urgentistes et les kinésithérapeutes, qui sont ses premières « cibles », Philips compte aussi séduire les médecins du sport, les rhumatologues, les gastro-entérologues, les sages-femmes qui se déplacent à domicile, et pour finir, les médecins libéraux qui n’utilisent pas encore les ultra-sons. C’est le stéthoscope de demain !

L’écran est celui du smartphone ou de la tablette

Plus besoin d’écran, puisque la sonde (superficielle, abdominale et cardiaque) se combine avec celui d’un smartphone ou d’une tablette; un bémol cependant, le Lumify n’est pas compatible avec les iPhone et les iPad car Apple ne permet pas l’accessibilité de l’appareil à la batterie de ses produits. Très léger, le Lumify n’a pas en effet de batterie propre mais la sonde se branche par cordon USB sur le smartphone ou la tablette. D’où une autonomie de 2 à 3h sur un smartphone et de 3 à 5h sur tablette (on trouve sur le site la liste des produits compatibles dont les Samsung Galaxy S, pour la bonne résolution de leur écran). Une fois l’examen réalisé, on peut l’exporter par Wifi sur un serveur distant (celui du centre de soins par exemple) et en DICOM, le format universel des images médicales. Selon Philips, la qualité des images satisfait pleinement les professionnels qui l’ont essayé pour des usages tels que le diagnostic, le guidage et le triage des patients en urgence, le suivi d’une rééducation, la détection.

L’application se charge sur Google Play (50 Mo à télécharger). Lumify est un dispositif médical de Classe II A. Il est commercialisé avec ses trois sondes à 7111 euros HT avec 5 ans de garantie (échange standard) ou 140 euros HT/mois sur cinq ans ou par abonnement 199 euros/mois.
www.philips.fr/healthcare/sites/Lumify



60% des jeunes médecins associent informatique et gain de temps

Selon une étude menée par Cegedim Logiciels médicaux (CLM) et le magazine en ligne What’s up Doc, 60% des jeunes médecins associe informatique et gain de temps. Cette enquête révèle aussi que leurs attentes ne correspondent pas toujours aux usages actuels les plus répandus. Aux logiciels d’évoluer en conséquence.

L’informatique doit leur faire gagner du temps (60%) et aussi améliorer la prise en charge diagnostique et thérapeutique (54%). Pour 77% ,l’informatique est source d’efficience organisationnelle et d’optimisation de la qualité de dossiers.
Les 222 jeunes médecins (moyenne d’âge 33 ans, 2/3 installés ou en cours d’installation, 53% spécialistes, 38,8%MG) qui ont participé à l’enquête au premier semestre 2017, placent donc en tête des usages comme la gestion des rendez-vous (78%), la communication avec les patients (58%), l’amélioration de la coordination des soins (52%) qui ne sont pas encore très répandus . La gestion comptable fait également partie du top 3.
 

Exigeants sur la sécurité et la traçabilité

Leurs exigences portent sur la sécurité (68%) et la traçabilité (82%). Et ils sont une majorité (61%) à considérer l’utilisation d’un logiciel certifié comme une garantie de la sécurité des données. D’une certaine façon, la prescription sécurisée les rassure.
Vivant dans le monde de la mobilité, ils pensent à 60% qu’une application logicielle doit pouvoir être utilisée aussi bien sur ordinateur que sur smartphone ou tablette et ils ont tendance à rechercher un accès web des applications.
La moitié d’entre eux montre un intérêt pour les objets médicaux connectés et plébiscitent le glucomètre (80%) et le tensiomètre (78%).
En bon éditeur, CLM a également sondé les attentes par rapport aux services.
L’évolutivité des outils et la réactivité arrivent en tête (82%) suivi de la possibilité d’extraire les données et de faire des statistiques, à égalité avec le besoin d’un service technique facile à joindre (77%). 63% souhaitent n’avoir qu’un seul interlocuteur et 56% veulent de la formation pour laquelle la formule « présentiel » (42%) est désormais moins appréciée que le e-learning (65%) et les vidéos (53%).
A bon entendeur- éditeur, salut !
Voir l’enquête « Sommes nous des médecins numériques ? »



En Rhône-Alpes, des patients sont suivis depuis un an avec des objets connectés

 Mesurer l’impact de l’utilisation d’objets connectés au domicile de patients sur la qualité de leur suivi et sur la relation médecin patients avec recherche de la bonne organisation. Tel était l’objectif de l’expérimentation menée depuis octobre dernier en région Auvergne Rhône Alpes dont le premier bilan est globalement positif.

 balance

Les Drs Marcel Garrigou-Grandchamp, médecin généraliste, et Olivier Raspado, chrirurgien viscéral, élus URPS Médecins Auvergne Rhône Alpes sont les porteurs du projet Objets connectés qui s’inscrit dans le programme Pascaline (pour Parcours de santé coordonné et accès à l’innovation numérique) financé au titre de TSN (Territoire Santé Numérique). Un consortium (Gfi, Qualcomm Life, P2Link, IDS) et  trois objets sélectionnés : une balance et un tensiomètre de marque A&D Medical et un bracelet d’activité Sriiv de Fusion (sélectionnés après appel d’offre)

Insuffisants cardiaques, prévention de l’obésité, de l’hypertension et de la sédentarité, suivi de chirurgie bariatrique

Les patients insuffisants cardiaques, dont la soudaine prise de poids est révélatrice d’une décompensation cardiaque, se sont imposés comme pouvant tirer bénéfice d’un suivi en temps réel*. « On a beau leur fixer des seuils d’alerte, ces patients viennent voir leur médecin quand ils ont déjà pris trop de poids, parfois jusqu’à 8 kg, ce qui nécessite alors une hospitalisation. Avec la surveillance 24/24 que nous avons mis en place, nous en avons déjà évité quelques unes », explique le généraliste lyonnais.
Se sont ajoutés quelques patients suivis dans un cadre préventif pour l’obésité ou l’hypertension ainsi que des patients ayant subi une chirurgie bariatrique. Dont le chirurgien souhaitait suivre la perte de poids (dans ce cas, le modèle de balance installé autorise la pesée jusqu’à 250 kg !).

Des retours très positifs

On imagine la mobilisation nécessaire à un tel projet. Former un consortium technique pour assurer l’intégration, l’assistance et le pilotage avec installation d’un hub à domicile permettant la transmission automatique des mesures par bluetooth sans besoin d’un smartphone (Hub 2 net de la société Qualcomm Life, ) création d’une plate-forme par la start-up P2Link avec hébergement des données sur les serveurs agréé HDS de la société IDS. Co-construire le dossier des patients avec les professionnels de santé, libéraux et hospitaliers, généralistes et spécialistes qui recruteront les patients et recevront les alertes en échange d’une rémunération (un forfait pour indemniser leur participation aux enquêtes de suivi) . Engager des assistants techniques en informatique médicale (ATIM) chargés de contrôler les résultats transmis avant envoi aux médecins. Former les patients et les médecins. Une cinquantaine de balances ont été installées au domicile des patients, accompagnées selon les cas d’un bracelet d’activité ou d’un tensiomètre. « Les retours sont très positifs du côté des patients comme des médecins. Les médecins, dont l’agenda arrive la plupart du temps à saturation, se réjouissent de pouvoir espacer les visites des insuffisants cardiaques et mieux ajuster les traitements. Une consultation trimestrielle suffit là où une visite mensuelle était nécessaire.

Une expérimentation qui devrait se pérenniser

Le budget de l’expérimentation était bien sûr limité dans le temps mais la publication de l’article 91 de la LFSS 2017, la sortie des cahiers des charges pour la télésurveillance de plusieurs pathologies dont l’insuffisance cardiaque (voir précédent article de Buzz Medecin)  ainsi que la volonté affichée par les pouvoirs publics et la CNAM doivent permettre de pérenniser l’étude rhônalpine avec les forfaits proposés, analyse le Dr Garrigou Grandchamp . « Le nombre de patients encore à équiper est important ».

*Le réseau Cardiauvergne dirigé par le Pr Jean Cassagnes a montré sur cinq ans et 1500 patients inclus le bien fondé de la télésurveillance avec pese personne connecté : réduction importante de la mortalité des patients (3,45 contre 5,16) et diminution des 2/3 des hospitalisations.



Depistage de la BPCO : 300 généralistes équipés par la CNAM d’un spiromètre connecté à un PC

zMinispir_Light_SX_BLK 300 médecins généralistes de la Gironde, du Pas de Calais et de l’Essonne participent actuellement à une opération de dépistage de la BPCO menée dans ces trois départements pilotes par la CNAM en liaison avec la SPLF (Société de pneumologie de langue française) et la FFP (Fédération française de pneumologie). L’opération prévoit jusqu’à 700 médecins pour ce test qui pourrait ensuite être étendu à la France entière. La BPCO concerne en effet 3, 5 millions de personnes dont la moitié n’est pas détectées.

Des tests validés par des pneumologues référents

Les médecins volontaires s’inscrivent sur le site de la CNAM, vont suivre une formation dans leur CPAM et peuvent ensuite commander un spiromètre qui leur sera adressé gratuitement avec 30 turbines à usage unique. Ils reçoivent un Minispire Light de la société Mir qui a remporté l’appel d’offre.

Winspiro_Light_WH_FRA

Le spiromètre se connecte à un PC et le logiciel spécifique préalablement installé permet de recueillir les données de chaque patient.
Les premiers tests (7 à 8) sont télétransmis à la plate-forme du projet Pneumotel de la société MIR et validés par des pneumologues référents. De manière à s’assurer de la compétence acquise par le généraliste.
Cette « mesure de la capacité vitale lente et de l’expiration forcée, avec enregistrement » fait l’objet de l’acte spécifique GLQP012 de la CCAM, côté 40,28 euros. Ce qui couvre amplement les frais des nouvelles turbines (2 euros environ la turbine) à commander pour continuer à pratiquer le dépistage au delà de la période de test.



Objets connectés de santé : les patients plus convaincus que les médecins

Dévoilés lors de la 11e université d’été de l’e-santé à Castres (4-6 juillet), les premiers résultats d’une étude lancée par le Lab e-santé dénotent un écart important entre la vision des patients et celle des professionnels de santé quant aux effets positifs des dispositifs connectés de santé.

Le Lab e-santé, groupe de réflexion associant entreprises de santé, patients, accompagnants, professionnels de santé, prestataires de services et institutionnels a pris l’initiative de tester en vrai grandeur l’ « utilisabilité » d’un certain nombre de dispositifs connectés. C’est ainsi qu’a été lancée en septembre 2016 l’étude Updocs (Usage et partage des données issues des objets connectés de santé). Les professionnels de santé (40 engagés sur 50 prévus) travaillant dans une maison de santé, une pharmacie ou des centres de soins, ont remis aux patients éligibles une solution de suivi des données de santé sur iPad (ou smartphone) Virtual Santé du groupe Tactio ainsi que des objets connecté de marque Terraillon (balance, tracker d’activité, auto-tensiomètre).
Les PS peuvent créer un compte sur Virtual santé pour consulter les données des patients (13 comptes ont été ouverts utilisés par plusieurs PS) qui sont hebergées chez Claranet. Etaient éligibles des personnes présentant un excès pondéral (indice de masse corporelle supérieur à 28), une hypertension artérielle ou une grossesse à risque, et disposant d’un smartphone ou d’une tablette. 112 patients ont été inclus sur les 250 attendus. « La mise en place de l’étude est une question d’organisation. Au début, c’était brouillon et un peu au hasard de mes consultations. A l’usage, j’ai acquis un certain savoir-faire et j’ai mieux appris à poser mon discours et sélectionner les candidats, témoigne le Dr Joël Valendoff, médecin généraliste à la Maison de Santé Faidherbe à Paris. Je sélectionne les patients qui ont un emploi du temps chargé et qui peinent à venir consulter par manque de temps. Une fois le malade ciblé, je n’ai jamais eu de refus patient. Je les sensibilise sur l’importance de se faire suivre. Une fois qu’ils saisissent l’intérêt, ils sont pour la plupart, assez enthousiastes. »

Des regards croisées qui diffèrent

Un des objectifs de l’étude est en effet de déterminer "les freins et les moteurs à l’adoption de la santé connectée par les professionnels de santé", d’évaluer "les usages réels de ces technologies" et les profils des professionnels qui y trouvent un bénéfice.  Les maisons de santé pluridisciplinaires sont-elles le "terrain favorable" à l’adoption de ces nouveaux dispositifs ?
Les résultats intermédiaires présentés à Castres se basent sur les réponses à un questionnaire "SUS" (System Usability Scale) qui sert à recueillir un point de vue subjectif sur un dispositif ou un système. Note allant de 0 à 100 (de pas du tout d’accord à tout à fait d’accord). Ce questionnaire a été soumis aux patients et professionnels sept jours après leur inclusion dans l’étude et la découverte du dispositif proposé. N’y ont répondu que 12 PS et 47 patients. Le score moyen d’utilisabilité chez les patients est supérieur de plus de 11 points à celui des professionnels de santé (67,4 contre 56,3). La différence de ces regards croisés est tout à fait patente quant à l’aide à l’échange avec les PS noté 8 par les patients et 5,5 par les PS, l’optimisation du temps ( 7,4 contre 5,1) et la remise en question de l’expertise du PS ( 6,5 contre 4,3). Autre enseignement : la disparité des scores enregistrés par les patients se révèle forte, variant de 35 à 100/100. Ce qui suggère la nécessité d’un accompagnement personnalisé.
Si l’étude a suscité une grande satisfaction, le temps de démarrage est long des deux cotés, tant pour les PS qui doivent changer leurs habitudes que pour les patients qui ont besoin de quelques réglages pour devenir plus rapide.
« Cette étude me permet d’avoir un angle de prise en charge très original. Et elle permet de suivre de manière ludique certains patients, les jeunes tout comme les seniors»
, conclut le Dr Joël Valendoff .L’étude se poursuit jusqu’à la fin de l’été, pour une présentation des résultats complets à l’automne.

Télécharger la présentation des premiers résultats sur le site du lab e-santé



Kligo : les mesures d’examen directement dans votre ordinateur via des appareils connectés

Utilisez des objets connectés en consultation et vous gagnerez du temps ! C’est en tout cas le message des concepteurs de Kligo, une solution comprenant un logiciel interface léger ainsi qu’une mini clé USB bluetooth à installer sur votre ordinateur. Un pack incluant des dispositifs médicaux connectés accompagne l’offre.

La clé USB récepteur bluetooth récupère automatiquement les signaux bluetooth émis par les dispositifs médicaux connectés tels que tensiomètre, balance, oxymètre, glucomètre, thermomètre. Lorsque le logiciel métier du médecin a intégré Kligo, les mesures arrivent directement dans ses dossiers patients. Dans le cas contraire, les mesures arrivent sur l’interface du logiciel Kligo et le médecin n’a plus qu’à effectuer un copier coller.  Les données du patient ne sont pas récupérées sur des serveurs mais restent en local dans l’ordinateur du médecin.

Sur notre photo prise sur le stand de Kligo à HIT pendant la Paris Healthcare week (16-18 mai), Yacine Remini  co-fondateur de Medeo effectue un transfert de IMG_4297mesure de tension vers l’ordinateur.

Une interface non propriétaire

Outre le fait que les données du patient restent stockées chez le médecin, l’avantage de l’interface Kligo, c’est de ne pas être propriétaire. Les appareils connectés peuvent donc être de marque différente. Pour assurer cette interopérabilité, la start-up interface une dizaine de marques de dispositifs professionnels (A&D, Omron, Cardioline, Thomson, Fora, etc.) comme des tensiomètres, balances, glucomètres, etc. et depuis octobre 2017 dermatoscope, otoscope et iriscope.
Du côté des éditeurs, quelques logiciels comme AlmaPro, Medimust, MagicMed (Shaman et Med’Oc en cours)…ont intégré Kligo et Medeo assure être en contact avec d’autres éditeurs. Fondée par deux jeunes diplômés en innovation et un médecin généraliste, Medeo n’est encore qu’une start-up lyonnaise de 4 salariés soutenue par BPI France et des investisseurs privés.
Présentée aux Journées Nationales de Médecin générale en 2016, Kligo s’est vu décerner la mention « Meilleure application médecin généraliste » de l’année par un jury de professionnels. Mais c’est le succès de cette initiative auprès des médecins qui lui donnera du poids pour des négociations futures. Pour inviter les médecins à découvrir les avantages des dispositifs connectés, Medeo diffuse donc des packs incluant ces appareils*.

Suivi du patient à domicile

La prochaine étape, c’est "le suivi du patient à son domicile avec l’intégration directe des mesures dans les dossiers patients, explique le Dr Jean-Marie Bournazel, médecin généraliste, co-fondateur de Medeo. Une solution mobile de télésurveillance est en développement.
« Nous attendons avec impatience les avancées de l’ARS sur ces sujets »

*Medeo diffuse un pack découverte avec un tensiomètre et une balance connectés. Ainsi qu’un pack Expert comprenant 5 dispositifs. Disponibles en ligne sur www.kligo.fr ou 08 05 69 22 33
Voir aussi www.medeo-health.com



Philips France mise sur l’innovation, pour une vie en meilleure santé, de la prévention aux soins

En prélude à sa participation à la Paris Healthcare Week (16-18 mai, Porte de Versailles) où seront présentées plusieurs innovations, Philips France a dévoilé à la presse les nouveaux axes de sa stratégie santé qui passe par de nombreuses innovations dont Lumify, une sonde d’échographie connectée à un smartphone.

Depuis la séparation avec sa filiale Philips LIghting (son activité historique d’éclairage), introduite en bourse en 2016, la vénérable Royal Philips, 125 ans d’existence, se consacre exclusivement au bien-être et à la santé. Sur ce dernier secteur, il faut prendre désormais en compte les contraintes budgétaires alors que la demande de soins augmente ainsi que la nouvelle donne du digital avec des consommateurs et des patients plus informés. A cette problématique, Philips veut répondre par l’innovation, « clé d’une vie meilleure » selon le président de Philips France, David Corcos.
La nouvelle stratégie prend en compte le continuum de la vie saine à la santé à domicile selon quatre axes :
- Garder les gens en bonne santé.
Philips propose des produits d’hygiène bucco-dentaire, un mode de cuisson pour une cuisine saine, des purificateurs d’air, des appareils de luminothérapie.
- Inventer des équipements pour un diagnostic de précision, plus précoce.
En fusionnant par exemple les images provenant de sources différentes. Ainsi Philips IntelliSite Pathology, une plate-forme facilitant le diagnostic en oncologie avec intégration de l’anatomopathologie.
Ou pour les urgences, le système Minicare : une goutte de sang posée sur une petite cartouche clipsée sur un dispositif d’analyse qui tient dans la main et communique avec une plate-forme distante. 10 minutes plus tard le résultat s’affiche sur l’écran il peut être transmis aux urgences par exemple.
S4-1 Hand_phone_composed A noter aussi l’arrivée sur le marché français de Lumify, une sonde d’échographie connectée à un smartphone, incluant des outils d’interprétation. Mobile et d’utilisation simplifiée, l’échographe devient un outil diagnostic de première intention.
- Mieux traiter avec des techniques opératoires micro invasives guidées par imagerie
- Accompagner le retour à domicile et le suivi des maladies chroniques.
Déjà présent dans l’assistance respiratoire, Philips va apporter demain des patches pour des examens biologiques à domicile. Philips a identifié plusieurs applications. Un patch pour la troponine marqueur des atteintes cardiaques est en cours de marquage CE. Autres pistes, le comptage des globules blancs pour les patients en chimiothérapie pour éviter certains déplacements à l’hôpital. Encouragé par la publication du cahier des charges pour le télésuivi de quatre affections chroniques dont l’insuffisance respiratoire et l’insuffisance cardiaque, Philips va lancer en France ses offres de télésurveillance dont il est un des leaders aux Etats Unis où les résultats sont très probants (diminution d’un tiers des couts de prise en charge avec Banner Home Care).
« Le développement logiciel représente 70% de la recherche-développement » souligne Frédéric Bouvier, directeur de la stratégie.

Conseil en analyse stratégique et expérience patient

On ne s’étonne pas que Philips ait ouvert fin 2016 en France son cabinet de conseil d’analyse stratégique « Philips Conseil France » pour tous les sujets où la société n’aura pas à concourir à un appel d’offres, pour d’évidentes raisons de conflits d’intérêt. D’ailleurs, lors des contrats passés avec les hôpitaux, il ne s’agit plus aujourd’hui de vendre des équipements mais d’offrir de la gestion de parc avec des paiements à l’usage ou à la valeur et même d’investir dans le système de soins. Pour établir des partenariats stratégiques à long terme. A l’image de GOPI (Gestion optimisé du parc d’imagerie) qui vient d’être passé avec les Hospices civils de Lyon. Autre objectif de la compagnie néerlandaise, la prise en compte de l’expérience patient. Ainsi a été mis au point un masque plus confortable pour améliorer l’observance dans le traitement de l’apnée du sommeil ou un écran vidéo et de la musique pour détendre les patients subissant un examen d’IRM.
Une expérience patient réussie ne peut qu’améliorer la qualité des soins.

 



La télémédecine prend « actes » pour les médecins libéraux et leurs patients

Où en est-on ?

Premières étapes de l’introduction de la télémédecine dans les cabinets libéraux :
un acte de télé-expertise et un acte de téléconsultation au service des patients des EHPAD (650 000 personnes dépendantes) introduits par un avenant à la Convention le 1er mars 2017 sont entrés en vigueur le 1er novembre après publication dans la nomenclature (JO du 27 octobre).
Ceci intervient après la publication en décembre 2016 de l’article 91 de la LFSS 2017 et du cahier des charges pour la télésurveillance de trois pathologies chroniques et des forfaits y attenant, et fin avril 2017 de celui de la télésurveillance du diabète.
Nouvelle étape : la généralisation. Nicolas Revel, directeur général de la CNAMTS, veut ouvrir dès décembre 2017 une négociation conventionnelle sur la télémédecine pour faire entrer les actes de téléconsultation et de téléexpertise dans le droit commun et non plus dans un cadre expérimental. C’est prévu par l’article 36 du PLFSS 2018  intitulé "organisation de la prise en charge de la télémédecine par l’assurance maladie en vue de sa généralisation.
Objectif : 500 000 actes de télémédecine en 2019, 1,4 million 3 ans plus tard (annoncé le 25 octobre au café Nile)

 

TDT à 15 euros entre confrères

Actée au 1er novembre la TDT en EHPAD
Pour la CNAMTS, il s’agit bien, comme toujours, de faire des économies. L’entrée d’un patient en EHPAD se traduit pour 46% des pensionnaires par un changement de médecin traitant (chiffre extrait du rapport « Charges et produits 2017 »). Une télé-expertise assurée par l’ancien médecin traitant sollicité à distance (par téléphone par exemple) par le nouveau avec l’accord du patient permettrait une meilleure coordination des soins, en particulier pour les prescriptions. Voilà donc posé un acte de télé-expertise dénommé TDT (Télé-expertise Dossier Traitant) valorisé 15€ et facturé par les deux médecins traitants, l’ancien et le nouveau. Il est facturable une seule fois dans les deux mois de l’entrée en EHPAD.
Le TDT pourrait concerner 80 000 personnes par an.

Dans les tuyaux, la généralisation de la téléexpertise :  15 € par expertise limitée à 3/an (proposition CNAM) + rémunération du médecin requérant (à débattre). Ce n’est pas un simple coup de téléphone, cela exige une télétransmission des données médicales. Doit faire l’objet de nouvelles négocations conventionnelles.

La téléconsultation plus « rentable » que la consultation pour le médecin

Actée au 1er novembre la téléconsultation médecin traitant en EHPHAD ou TTE rémunérée un C
L’avenant du 1er mars 2017 a introduit un acte de téléconsultation au service des 650 000 personnes résidant en EHPAD  rémunéré un C  (TTE). Pour éviter les déplacements délicats ou des hospitalisations inutiles. La téléconsultation qui est menée en présence d’un membre du personnel soignant de l’établissement qui accompagne le patient, est appréciée des médecins qui la pratiquent car ils ne perdent pas de temps. Le patient est déjà prêt.
« Un dermatologue qui voit trois patients en une heure lorsqu’il se déplace à l’EHPAD en voit six par téléconsultation dans le même laps de temps », explique à Buzz Medecin, Michel Rioli, président de Télémedinov, un réseau de télémédecine qui couvre aujourd’hui 14 EHPAD en Vendée. Le retour d’expérience des « pionniers » (une dizaine de médecins sur 45 médecins concernés) sur les 331 consultations réalisées en 4 ans, est globalement positif. Au bout de 100 consultations un des établissements avait déjà divisé par deux son nombre de jours d’hospitalisations. Ce réseau comme celui de Télésanté Aquitaine qui a réalisé 500 téléconsultations, a déjà prouvé son utilité médico économique.
Comme l’a également indiqué, lors de la journée Catel Visio le 23 mars, le Dr Cécile Moisan, chirurgien vasculaire qui a initié des téléconsultations « plaies et cicatrisation » entre son hôpital à Saint Brieuc et le CH de Paimpol en a aujourd’hui réalisé 2000 au lit du patient :« Moi, je gagne 1h30 en trajet et durée de consultation  en examinant 6 à 10 patients en 40 mn, avec une image parfaite et accès au dossier paimpolais ; et la CNAM gagne les 104 € du trajet en ambulance."
Une téléconsultation n’est pas une simple visioconférence;. des éléments du dossier médical doivent pouvoir être transmis.

Dans les tuyaux : Généralisation de la téléconsultation  : même tarif que la consultation,  Participation à la prise en charge de l’équipement du professionnel (proposition CNAM) dans le cadre de discussions conventionnelles.

 

Prescrire la télésurveillance rémunérée au forfait (pour quatre pathologies chroniques)

« Vous pouvez prescrire la télésurveillance et en assure r le suivi ». Ainsi le Pr Michel Galinier (Toulouse), promoteur de l’étude OSICAT a-t-il apostrophé ses confrères venus en nombre assister dans le cadre des Journées européennes de la SFC (société française de cardiologie), en janvier à une conférence sur le télésuivi des patients insuffisants cardiaques, organisé avec le soutien de Cordiva. « Il faut inclure des patients qui en ont besoin et qui peuvent se servir d’une machine ». Balance connectée + boitier de transmission dans le cas de Cordiva.
L’insuffisance cardiaque fait en effet partie avec l’insuffisance respiratoire et l’insuffisance rénale des trois pathologies chroniques pour lesquelles la DGOS (Direction générale de l’offre de soins) a ouvert le champ des expérimentations dans neuf régions avec un cahier des charges publié au Journal Officiel du 15 décembre dernier  Le cahier des charges pour la télésurveillance des diabétiques est arrivé fin avril 2017 Journal Officiel du vendredi 28 avril.
Des forfaits semestriels sont prévus pour les professionnels de santé effectuant la télésurveillance (de 36,50 à 110€ selon la pathologie), les professionnels de santé assurant l’accompagnement thérapeutique (infirmières principalement de 30 à 60€) et les fournisseurs de solution de télésurveillance et des prestations associés (de 225 à 300€, voire 375€ pour certains type de diabète). En sus une prime de performance est prévue pour les différents acteurs en cas de dépassement des objectifs collectifs de performance (-20% d’hospitalisation par exemple).
Pour la télésurveillance du diabète (limitée à certains types bien précis de diabète) le médecin spécialiste et le médecin traitant signent une convention de collaboration.
En pratique, rappelle le Pr Simon, pour Buzz Medecin, le médecin :
- doit faire une déclaration à son ARS comme quoi il va pratiquer la télémédecine
- doit le déclarer à son assurance
- doit s’inscrire sur une plate-forme
- la plate forme doit avoir un service d’accompagnement thérapeutique ou le médecin travaille en collaboration avec des infirmières (cas d’une MSP par exemple)
- il faut que la plate-forme ait un marquage CE, comme un dispositif médical
Cordiva, racheté par CDM e-health (filiale d’Air Liquide) et qui a pris le nom de Chronic Care Connect Cardiology, a étendu récemment à toute la France, dans le cadre du fameux article 36, ses services limités jusqu’ici aux expérimentations PIMS et OSICAT dont les résultats sont attendus pour la fin 2017.
Des industriels comme Orange Healthcare ou Etiam peuvent également proposer des plates-formes. Ce ne sont pas les seuls.
(mis à jour 5 novembre 2017)

Et on peut aussi consulter la rubrique télémédecine du site du ministère

 

 



Médecins et objets connectés de santé : beaucoup de sondages et encore peu de faits ; donnez votre avis

S’il y a un sujet qui a été sondé et re-sondé, c’est bien celui des objets connectés en particulier dans la santé. Les médecins et leurs patients sont interrogés régulièrement. Tous ces chiffres donnent un peu le tournis. A la mesure des projections de ce marché jugé très porteur. Et vous qu’en pensez-vous ?

La dernière enquête Opinion Way auprès de 1070 Français (8-12 mars 2017) atteste que 45% (contre 35% en 2016) de la population voit les objets connectés comme une révolution, à l’image d’Internet il y a quelques années… Si la santé est citée comme un secteur prioritaire (73%), les objets qui viennent spontanément à l’esprit sont les montres connectés (53%) et les smartphones (37%), pas les tensiomètres ! Parmi les bénéfices reconnus (choix dans une liste), c’est la possibilité d’être alerté en temps réel encas d’urgence qui est en tête (94%), « nous permettre de mieux suivre notre état de santé » arrive en 5ème position à 83%. Côté inconvénients, 74% des sondés estiment que les données de santé peuvent être anxiogènes et les objets connectés eux même nocifs pour la santé (62%). Alors, que doit-on en conclure ? Visiblement, le sondage réalisé par l’IPSOS pour AG2R La Mondiale présentait de façon plus optimiste la santé connectée avec 43% des Français utilisant une appli mobile de santé.

Et les médecins ? Il semble que la menace sur le secret médical et le flou sur la responsabilité soient encore les principaux freins pour conseiller des objets connectés à leurs patients. La perte de confidentialité est le premier risque évoqué (90% des MG et 88% des spécialistes) par le sondage Ipsos-Asip Santé présenté en janvier 2017. Les deux facteurs (secret médical et responsabilité) sont mentionnés respectivement par 40 et 34% des médecins selon l’étude réalisée par Withings et la MACSF auprès de 1037 médecin sociétaires.

9, 16 ou 40% : quelle réalité donner à ces chiffres ?

Quand on veut aborder la pratique et la consultation, on se trouve de même assez perplexe. Dans le cadre de l’étude Withings-MACSF, 25% des professionnels de santé interrogés déclarent utiliser à titre personnel un objet connecté mais 15% l’intègrent à leur pratique principalement pour établir un diagnostic (à 43%). 9% disent en avoir déjà conseillé à un à leurs patients (glucomètre dans 51% des cas, tensiomètre 39%, traqueurs d’activité 36%. Le baromètre Vidal CNOM de 2016 s’adressant à ses clients équipés de smartphones (on attend celui de 2017) évaluait à 16% le nombre de médecins ayant déjà conseillé un objet connecté (contre 9% en 2014) mais seulement à 20% de leur patientèle. Le site Egora a pour sa part travaillé en collaboration avec la société d’études Direct Medica pour réactualiser son baromètre du médecin connecté (23 février-6 mars 2017). Dans cet échantillon de 265 médecins internautes, interrogés par mail, possédant des smartphones à 89,91% et une tablette à 66,79%, 39,25% affirment avoir déjà conseillé un objet connecté à des patients. Ceux qui ne le font pas se sentent mal formés (52,38%) et craignent pour le secret médical (12,90%). Le niveau de confiance (42,64) est supérieur à la défiance (41,51%).

Une étude sur le terrain

Au vu de ces résultats, tout juste peut-on observer une tendance favorable aux objets connectés santé… Pour en avoir le cœur net, le Lab e–santé, groupe de réflexion composé à l’origine de responsables de la communication santé mais élargi aux associations de patients, a initié UPDOCS, (Usage et Partage des Données issues d’ Objets Connectés de Santé), la première étude multipartenaires dédiée à l’appropriation des objets de connectés de santé par les professionnels de santé . Pour ce faire UPDOCS a mis a disposition des PS dans 8 centres investigateurs (6MSP, 2 pharmacies et 1 centre de soins) la solution Virtual Santé sur iPad (issu de la plate-forme Tactio) et un ensemble d’objets connectés (balance, bracelet, auto tensiomètre). iPad et objets sont attribué aux patients acceptant d’intégrer l’étude et présentant un excès pondéral ou une hypertension ou une grossesse à risque. La première phase de cette étude de 10 mois auprès des PS et de 6 mois auprès des patients s’est clôturée en janvier. Les médecins apparaissent depuis quelques années plus « geek » que l’ensemble des Français. 40 PS ont ouvert 13 comptes (ce qui montre que le partage d’informations est prévu). Les patients inclus sont majoritairement des hommes (30% entre 30 et 39 ans) dont près de la moitié fait peu d’activité physique. Résultats attendus : mieux connaître les freins et les moteurs à l’adoption de la santé connectée par les professionnels de santé, le profil des PS y trouvant un avantage, les usages réels et si les Maisons de Santé Pluridisciplinaires constituent un terrain favorable à son déploiement.

Donnez votre avis sur Buzz Medecin

Plus modestement, Buzz Medecin suggère aux professionnels de santé qui seront arrivés jusqu’à la fin de cet article (!) de déposer un avis sur le sujet. Avez-vous déjà utilisé un objet connecté de santé ? En avez vous conseillé à un patient et dans quelle circonstance ?
Merci d’avance !!!



VisioCheck, le tout-en-un de la télémédecine mobile

 Visiomed a dévoilé au CES 2017 de Las Vegas, VisioCheck, « première station de télémédecine mobile ». Le Dr François Teboul, directeur médical de Visiomed en a détaillé les fonctionnalités cette semaine, à Paris, pour la presse spécialisée.

Chez Visiomed, il s’agit moins de développer une gamme complète d’objets connectés santé * que de proposer des solutions au grand public comme aux professionnels de santé. Ses services intégrés à sa plate-forme de recueil des données médicales Bewell Connect, comptent selon Eric Sebban, fondateur de Visiomed, plusieurs milliers d’abonnés principalement des personnes à l’étranger ou des femmes avec des enfants en bas âge. Check-up (4,90€/mois) permet d’analyser ses symptômes (250 primo-diagnostics et des algorithmes issus du travail du Dr Loïc Etienne) pour juger de l’urgence et MyDoc permet d’obtenir un médecin au bout du fil.
A destination du milieu professionnel, Visiomed a aussi conçu My HealthBox qui permet au patient d’être suivi chez lui à distance après une hospitalisation ou selon un plan de soins que le praticien peut facilement modifier en fonction des alertes qui lui sont transmises. Doté de son propre module avec une carte Sim, le système est autonome n’exigeant pas de Wifi à proximité.

Développer la télémédecine en libéral

Teboul et visiocheckDévoilée au dernier CES (où Visiomed avait décroché un Innovation Award en 2016 pour son électrocardiogramme de poche MyECG), VisioCheck veut être la première station de télémédecine mobile. La « station » se présente comme un smartphone dédié (poids 300g) doté d’une riche connectique et d’une carte SIM. Communication par Wi-Fi, 2G,3G, 4G. Le capteur infra-rouge du thermomètre est inclus et tous les équipements ont été miniaturisés : l’ECG sept têtes, l’oxymètre de pouls, le tensiomètre brassard et le « dongle » MyGluco qui se connecte sur la prise jack (microphone) du VisioCheck. Une caméra pour une éventuelle visioconférence et une LED pour éclairer l’examen médical complètent le dispositif.
Les applications embarquées permettent de gérer les différents paramètres vitaux sur un seul visiocheckécran. Dans ce tout en un, le professionnel a également accès à la liste des dossiers patients avec historique et données patients. Les données seront transférées automatiquement au dossier médical électronique.
Visiomed a prévu un chariot ambulatoire pour l’utilisation en établissement. Mobilité au sein de l’établissement et mobilité en visite. Un équipement à partager par un cabinet groupé ou une maison de santé pluridisciplinaire et des urgentistes. Ou encore à installer dans l’espace confidentialité d’une pharmacie pour lutter contre la désertification médicale.
VisioCheck est en train de passer ses derniers tests métrologiques pour l’obtention de la certification CE comme dispositif médical de classe IIA. Il devrait être proposé autour de 2.500 euros à l’achat ou en location avec des services de 149 à 249 euros/mois.
« Avec VisioCheck, nous allons contribuer au développement de la télémédecine notamment via les professionnels libéraux, souligne le Dr FrançoisTeboul, qui n’hésite pas évoquer "un nouveau standard médical".

*MyGluco, lecteurs de glycémie, MyScale, gamme de balances et d’impédancemètres, MyOxy, l’oxymètre de pouls, MyTensio la gamme de tensiomètres, MyCoach, les trackers de sommeil et d’activité, MyTens, électrostimulateur, MyECG, électrocardiogramme de poche sans fil



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