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Medistory 4×4 pour iPad en démo

Medistory arrive en 4×4 de Nancy. Et c’est donc à Nancy chez Prokov Editions, rue saint Nicolas, toujours la même adresse mais avec des locaux bien plus étendus qu’à l’origine, que Buzz Medecin s’est rend,  pour découvrir Medistory 4×4. C’est le nom choisi pour ce Medistory pour iPad tant attendu. Le résultat est à la hauteur des espérances et même plus. Une nouvelle expérience utilisateur.

Pourquoi le dossier médical n’aurait-il pas droit au meilleur ? Chez Prokov Éditons, on n’hésite pas à se réinventer tous les dix ans. En fonction des nouvelles technologies et des nouveaux besoins des médecins.

Un nouveau contexte professionnel

La nouvelle technologie, c’est l’arrivée de l’iPad.
Les nouvelles réalités de l’exercice médical, c’est le ROSP, ce sont des jeunes médecins qui restent remplaçants souvent dix ans avant de s’installer, c’est le développement des maisons de santé pluridisciplinaires (MSP) avec un nouveau contexte de partage des données. Et c’est aussi une génération de médecins pour qui l’utilisation de la technologie doit être simple et intuitive. « Aujourd’hui, on veut du prêt à consommer .»
Six ans de travail, cela veut dire aussi des essais et des choix. « Notre objectif était de redéfinir l’expérience du dossier médical. Nous avions sorti, avec Medistory 3, un logiciel dit structuré pour constater qu’au bout du compte, les médecins n’utilisaient pas le codage jugé fastidieux, explique en préambule Thierry Kauffmann, président de Prokov Editions, Sur MS 4×4, le codage existe toujours mais il est transparent pour l’utilisateur. La personnalisation du logiciel qui demandait un effort de paramétrage, est devenu communautaire. Le médecin va chercher dans une bibliothèque, l’ « EtherEgo », ses courriers type, ses scores, ses questionnaires utiles à sa pratique. Juste ce qu’il lui faut. »

Codage transparent et blibliothèque en ligne

Ce sont ces questionnaires qui vont permettre de structurer l’information ainsi que l’ordonnance (les médicaments sont déjà tous codés dans la base de médicaments BCB) et les résultats d’analyse qui sont harmonisés en ligne (et codés). Si Prokov a finalement renoncé à faire héberger les dossiers médicaux en ligne, pour garder la maitrise des données, car le réseau n’est pas disponible partout quand on se déplace, l’éditeur a créé un complément en ligne de MS 4×4 « EtherEgo » (marque déposée !!). C’est un ensemble d’outils dont la fonction d’harmonisation des résultats d’analyse et une bibliothèque commune d’enquêtes, de scores, de questionnaires, de recommandations à s’approprier. Autre choix, celui d’une approche SAS comme un sas (option sur la Medistory Station en réseau) pour le partage des données en MSP, sujet toujours délicat dans un contexte rural où tout le monde se connaît. Le SAS est une forme de messagerie interne qui permet aux médecins de confier des « missions » aux paramédicaux. Un code est associé à la mission. Le patient dispose d’un code de verrouillage s’il ne veut pas partager son dossier avec l’infirmière ou le kiné…

Une démo qui va crescendo MS4x4 ecran accueil

L’utilisation de l’iPad pour un dossier médical présentait plusieurs défis : taille écran, mémoire (128 Go c’est beaucoup plus que celle des ordinateurs d’hier mais c’est tout de même limité), 1 seule application visible à la fois, une seule fenêtre à l’écran, clavier virtuel, écran tactile. De tout cela, Prokov a su faire des atouts. Tous les dossiers tiennent dans l’iPad avec un allégement des images proposé par défaut. Medistory 4×4 est un logiciel complet avec un dossier patient complet, un carnet de RV synchronisé, une messagerie sécurisée, etc.
La prescription est certifiée selon le référentiel HAS (avec BCB).
La télétransmission avec Express Vitale se fait au cabinet (on peut emporter un TLA en mobilité).
Le label MSP de l’AsipSanté, conditionné par la compatibilité DMP en cours, sera bien sûr demandé.
C’est d’ailleurs, sur un iPad mini (repris sur un grand écran pour le confort de l’assistance !) que Thierry Kauffmann fait sa démonstration pour Buzz medecin.. L’ouverture du dossier affiche d’emblée les éléments essentiels, identité, antécédents, synthèse automatique de ce qui est important, biométrie. On peut tout faire défiler en touchant l’écran. Le clavier virtuel change selon le contexte pour une saisie intuitive et rapide. Un clavier de survol apparaît si nécessaire, pour ajouter par exemple, une consigne lors d’une mission. Le terme de consultation a été élargie à celui de « rencontre » qui prend en compte toutes les modifications du dossier (arrivée de résultats d’analyse par exemple ou d’un courrier). Quand l’utilisateur passe à la « rencontre du jour », le problème de santé apparaît bien visible, les tâches à prévoir sont indiquées ainsi que les vaccins. Le médecin a téléchargé dans l’EtherEgo , les programmes de suivi qui vont le guider, prévoyant les tâches à remplir dans les trois prochains mois par exemple.

L"’Efficience" ajoute du sens aux données

La « démo » s’achève en dévoilant l’ « Efficience », la recherche multicritère nouvelle génération. L’analyse de la patientèle fournit les indicateurs ROSP mais aussi l’Efficience, c’est à dire la pyramide des âges, l’activité économique du cabinet, le suivi des différentes pathologies, la co-morbidité (combien de diabétiques en HTA ?). Tout cela sous forme de graphiques. C’est très visuel. Pour les besoins de la démo, c’était instantané. Sur l’ensemble d’une patientèle, cette extraction prendra 2 à 3 mn mais le résultat est impressionnant. « Nous avons ajouté du sens aux données » se félicite l’éditeur. Il parait que lors des démonstrations réservées à quelques medistoriens privilégiés, les médecins ont fait "Wahoo !". Je me suis contentée de prendre un air admiratif pour ne pas gêner Thierry Kauffmann dans sa démonstration car il n’aime pas qu’on l’interrompe …

Medistory 4×4 sera présenté lors d’une soirée le jeudi 10 mars à Nancy, la veille de l’ouverture du congrès de la FFMPS (Fédération française des maisons et pôles de santé) qui se tient les 11 et 12 mars dans la même ville. On peut demander une invitation par email à contact@prokov.com
www.prokov.com

La version pour Mac, Medistory 4 devrait suivre dans quelques mois. iOS et Mac OSX sont tout de même cousins….

La fiche Medistory 4×4 de Buzz Medecin sera en ligne avec le début de sa commercialisation



Post-Hop, un projet d’ app récompensé par le Hackathon santé avec l’AP-HP

Ils étaient quatre médecins et un étudiant en médecine parmi les 150 participants du Hackathon Santé organisé du 12 au 14 juin par What Health en partenariat avec l’AP-HP à la Salpêtrière Ils étaient quatre chirurgiens, deux orthopédistes, un ORL et un neurochirurgien, tous convaincus de l’intérêt des nouvelles technologies mobiles pour leur pratique. Ils se sont retrouvés au Hackathon avec trois développeurs et un designer pour faire avancer leur projet, Post Hop. Résultat : Post Hop a figuré au palmarès au titre de meilleur projet « Traitement » .

Accompagner la période postopératoire

« C’était une idée que le Pr Nizard caresse depuis longtemps, explique le Dr Arthur André, actuellement interne en neurochirurgie, trouver un moyen simple de créer du lien entre le patient et le chirurgien pendant la période postopératoire. » Le Pr Rémy Nizard, chef du service d’orthopédie et de traumatologie à la Salpêtrière, n’en est pas à sa première app puisqu’il est l’auteur d’iTrauma, application pratique professionnelle (éditée par Lavoisier) pour identifier rapidement des traumatismes du squelette et des articulations.
Le Hackathon a fourni l’occasion de concrétiser le projet sous forme des premières captures d’écran. Il y a une forte demande de la part des patients en soins postopératoires d’autant plus que la durée des séjours se raccourcit. En proposant des questionnaires qu’un algorithme sera capable d’analyser, Post Hop fera un premier tri entre ce qui ne nécessite que des conseils apportés par les FAQ et ce qui mérite d’appeler le service pour obtenir une consultation. Dans un premier temps ne seront concernées que l’orthopédie, l’ORL et la neurochirurgie mais cela pourra s’étendre à d’autres spécialités. L’app sera téléchargée lors de la consultation préopératoire Pour le Dr André qui vient de créer en avril la start up Citizen Doc autour d’une première app d’aide à l’automédication (sortie prévue en juillet), « c’est vraiment l’avenir des applications mobiles de répondre aux besoins réels des praticiens et à la demande des patients. Il faut cibler les problématiques qui peuvent être résolus par des algorithmes. C’est un changement des pratiques que tous les médecins ne comprennent pas encore. Mais cela leur donnera les moyens de mieux se consacrer à ce qui relève de la compétence médicale. » Un credo partagé par les quatre chirurgiens.
 

www.what-health.org

Voir aussi l’article sur Smoke-Watchers, meilleur projet "Santé publique"



ResearchKit : Apple propose la norme iPhone à la recherche médicale

La présentation de la plate-forme ResearchKit le 9 mars à San Francisco, à l’occasion du lancement de l’Apple Watch, suscite autant d’enthousiasme que de questions.

L’enthousiasme, c’est le Big Data au service de la recherche médicale.

La plate-forme disponible depuis le 14 avril aux Etats-Unis (puis dans d’autres pays), est open source et les kits de développement sont déjà disponibles sur l’App Store américain. Ce cadre logiciel conçu pour la recherche, doit aider médecins et chercheurs à rassembler plus facilement et qui plus est, mondialement, des données venant des personnes utilisant des applications iPhone. C’est la suite logique d’ HealthKit introduit avec l’arrivée d’iOS8 pour rendre compatible les Apps avec l’app Santé (Health) de l’iPhone (900 apps sont déjà compatibles) afin de permettre aux, différentes apps (forme aussi bien que santé) de communiquer entre elles. ResearchKit permet de solliciter, à la demande, les différents capteurs de l’iPhone : accéléromètre, micro, gyroscope, GPS, pour compléter les informations recueillies par d’autres apps comme celles d’objets santé connectés. Les chercheurs biomédicaux n’auront plus qu’à créer leurs propres apps en fonction de leurs objectifs de recherche et celle-ci pourront avoir accès aux données rassemblées par Health. Elles seront téléchargées sur l’appStore par les utilisateurs volontaires.

Des partenaires prestigieux

L’enthousiasme est partagé par la quinzaine de partenaires d’Apple  où l’on reconnaît les noms d’universités américaines parmi les plus prestigieuses (Standford, Cornell, Rochester, Penn, UCLA …) et d’Oxford. Les premiers exemples d’applications touchent l’asthme, le diabète, le cancer du sein, le risque cardio-vasculaire (voir plus loin)
L’enthousiasme est partagé de ce côté de l’Atlantique par les promoteurs des objets connectés. « Apple est en train de créer le monde de la santé connectée en jouant un rôle normatif, et pour Withings, c’est un clin d’œil, de voir que bon nombre de nos clients figurent parmi les universités partenaires de ResearchKit, souligne Alexis Normand, responsable du développement santé, cela va encore faciliter l’usage de nos objets dans les études cliniques dont le coût va baisser. Bien sûr, il faut que les données soient fiables. Apple y apporte une grande attention dans HealthKit. » Chez Bewell Connect (groupe Visiomed), le Dr François Teboul, directeur médical, ne peut que le constater : « Ce sont les premiers à mettre en place ce que tout le monde veut faire et ils sont bien placés pour le faire : une plate-forme de données anonymes avec des données sur le sujet sain auxquels aucun chercheur n’avait accès. On va rentrer dans une pratique de recherche différente qui pourra s’adapter en fonction des premiers résultats, ajouter facilement un nouvel indicateur. La vraie question est celle de la validité, si le patient est complètement en autogestion. Il restera aux chercheurs à requalifier l’information

Recrutement de patients à l’échelle mondiale

 

ResearchKit facilite évidemment le recrutement de participants sur une grande échelle puisque l’iPhone compte des centaines de millions d’utilisateurs (74,5 millions d’exemplaires écoulés pour le seul dernier trimestre de 2014). Un processus de consentement éclairé est intégré avec une signature électronique (voir illustration). Les utilisateurs choisissent les études auxquelles ils participent et les données qu’ils souhaitent fournir. Si ResearchKit transforme de fait l’iPhone en un outil de recherche médicale, Jeff Williams, Senior Vice President of Operations d’Apple, a bien insisté sur le fait que la firme à la Pomme ne verra pas les données de l’utilisateur et que c’est celui-ci qui décide seul de les partager ou non et avec qui.  Le succès est déjà au rendez vous puisque, selon le site français  iGénération,  les chercheurs de Stanford ont enregistré 11.000 personnes inscrites en moins d’une semaine sur leur app MyHearth Counts contre 5.589 à Parkinson mPower de l’université Rochester. Le public américain est en tout cas prêt à participer à la iMedicalResearch. Selon Apple, le 14 avril, lors de l’annonce de la disponibilité du Kit aux US, 60.000 possesseurs d’iPhone s’étaient inscrits. Des précisions sur le fonctionnement de l’écosystème ont été donnés par Apple en avril :

  • Consentement des participants : c’est un élément essentiel à toute étude. Avec ResearchKit, les chercheurs ont accès à un modèle d e consentement électronique visuel qu’ils peuvent personnaliser pour donner des explications détaillées et obtenir la signature des participants. Dans ce module, il est très facile d’ajouter de nouveaux éléments, notamment des vidéos pour décrire l’étude, et d’inclure un questionnaire interactif pour s’assurer de la bonne compréhension du participant.
  • Enquêtes : ce module fournit une interface utilisateur précompilée qu’il est facile de personnaliser. Les participants répondent simplement aux questions personnalisées et transmettent immédiatement leurs réponses aux chercheurs.
  • Tâches actives : ce module permet aux chercheurs de collecter des données parfaitement ciblées en invitant les participants à réaliser des activités que les capteurs sophistiqués de l’iPhone traduisent en données. Les premiers modules incluent des tâches mesurant des activités motrices, la condition physique, des processus cognitifs et la voix. Et grâce au cadre disponible en Open Source, la communauté des chercheurs peut ajouter encore bien d’autres modules de tâches actives à ResearchKit.

 

Expansion du domaine de l’iPhone

 

La question, c’est la puissance financière de l’entreprise devenue telle au fil des années de succès de l’iPhone (1 milliard d’unités vendus au total) que ses réserves de cash représente 178 milliards de dollars. Des chiffres qui donnent le tournis aux analystes financiers obligés de constater qu’aujourd’hui, Apple peut tout s’offrir. Mais, le colosse reste fragile, car il lui faut sans cesse réinventer une nouvelle machine à cash.
Apple n’ayant pas une réputation marquée de philanthropie, cette aide à la recherche médicale apparaît aussi comme une nouvelle expansion de l’écosystème iPhone. 
La société Apple va-t-elle réussir à imposer sa norme à la Santé mobile comme le fit Microsoft en son temps pour les PC ?  Qui refuserait de croquer une pomme si alléchante, alors que la disette de moyens gagne les laboratoires ?
Du temps du vieux débat entre recherche fondamentale et appliquée, les chercheurs craignaient le pilotage par l’aval, de l’industrie…On avait jamais imaginé le pilotage par le cash de l’électronique !

 

Les premières applications


- L’asthme avec le suivi l’évolution des symptômes chez un individu avec les facteurs déclenchant comme la pollution atmosphérique ("Asthma Health", Icahn School of Medicine de l’hôpital Mount Sinai à New York et LifeMap Solutions), ce qui doit permettre de personnaliser le traitement
- Le cancer du sein pour comprendre pourquoi certaines patientes se rétablissent plus rapidement que d’autres et comment réduire les symptômes (questionnaire + capteurs de l’iPhone (« Share the Journey »Dana-Farber Cancer Institute à Boston, Penn Medicine, Sage Bionetworks et le Jonsson Comprehensive Cancer Center de l’UCLA en Californie),
- Le risque cardio-vasculaire en étudiant à une vaste échelle en quoi l’activité et le mode de vie des participants sont reliés à leurs maladies cardiovasculaires (MyHearthCounts », Stanford Medicine)
- Le diabète pour savoir en quoi les différents aspects de la vie d’une personne –régime alimentaire, activité physique et traitements médicaux- affectent sa glycémie (« GlucoSuccess », Massachusetts General Hospital)
- La maladie de Parkinson avec enregistrement des activités ((jeu de mémoire, toucher du doigt, parole, marche) au moyen des capteurs de l’iPhone pour suivre l’évolution des symptômes. L’idée est de mener « l’étude mondiale la plus vaste et la plus exhaustive sur le sujet » (« Parkinson mPower », Sage Bionetworks et l’université de Rochester dans l’Etat de New York).
La galerie d’écrans montre l’unité de présentation de ces différentes apps

 

(mise à jour le 28 avril 2015)

 ATTENTION : Les apps ResearchKit ne sont prises en charge que par les iPhone 5,5 S, 6, 6 Plus et l’iPod Touch dernière génération. (Pas par les iPad sur lesquels on ne peut télécharger l’app Health)

En savoir plus : Voir le communiqué de presse en français sur le site d’Apple
Découvrir ResearchKit :
http://www.apple.com/researchkit/

www.researchkit.org.

 

 



Fermez vos apps non utilisées : un conseil de la CNIL

Après les apps sur Iphone en 2013, c’est au monde Android que la CNIL et l’INRIA se sont intéressés pour débusquer les accès aux données, massifs et peu visibles qui touchent les utilisateurs. Conclusion sur Android comme sous iPhone, fermez vos apps pour les inactiver et n’hésitez pas à faire le ménage.

Réglez le niveau de publicité

Rendus publics lundi 15 décembre, les résultats de la seconde phase du projet Mobilitics portent sur 121 apps sous Android utilisées pendant trois mois par dix volontaires sur un smartphone modifié pour tracer l’usage des données par les applications. L’écosystème Google étant plus ouvert que celui d’Apple, les possibilités d’accès aux données sont encore plus étendues. Et les promoteurs d’apps ne s’en privent pas collectant abusivement données de géolocalisation et identifiants matériels et logiciels y compris quand les apps sont en veille. Sur Android comme sur iOS, entre 50 et 60% des applications testées accèdent aux identifiants du téléphone comme l’UDID (unique device identifier), mieux protégé aujourd’hui ou l’advertising ID (adID) dédié à la publicité. Depuis, le 1er aout 2014, Google impose aux nouvelles applications et aux mises à jour de n’utiliser que cet identifiant pour la publicité. Les utilisateurs peuvent le régler mais combine le savent.
Sur l’iPhone, il faut se rendre dans « réglages » Confidentialité, accéder à Publicité (tout en bas) et activer le suivi publicitaire limité.
Sur Android, il faut aller dans « paramètres Google » et activer l’option »désactiver annonces par centres d’intérêt ». Voir les écrans.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La localisation, donnée reine

La localisation est la donnée reine qui concerne un quart à un tiers des apps. Indispensable dans certains cas, elle constitue aussi une intrusion dans les habitudes et comportements de la personne.
Une application de service de réseau social a pu accéder 150 000 fois en trois mois à la localisation d’un des testeurs. A quoi sert cette accumulation de données ?  On peut aussi régler les autorisations d’accès à la localisation.
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

En fonction de leur stratégie, Apple et Google ou Microsoft sont dans une position privilégié pour collecter les données. Certains services sont installés par défaut et parfois impossibles à désinstaller. Comme les magasins d’application. Une application installée par défaut a procédé, selon Mobilitics, à plus d’un million de localisation en 3 mois…
Face à cette situation, la CNIL, conformément à l’avis du G 29 souhaite travailler avec les grands acteurs du système d’exploitation pour qu’ils se mettent en conformité dans le cadre d’un pacte de conformité en cours de négociation. « Du fait de la pression croissante des utilisateurs, ces sociétés sont dans le dialogue", estime la présidente de la CNIL, Mme Falque Pierrotin.

 

Comment fermer vos apps peu utilisées

En attendant, ne pas télécharger d’applications inutiles et faire régulièrement le tri dans son smartphone.
Fermer les applications non utilisées qui restent le plus souvent en veille et continuent à venir chercher des données.

Sur l’iPhone, il faut cliquer deux fois sur la touche « Home » les applications apparaissent sous forme d’un défilé avec leurs icônes en bas et un écran au dessus. On fait glisser vers le haut, l’écran de l’app qui disparaît. L’app est fermée. Elle sera plus lente à rouvrir mais elle n’accèdera plus à vos données.

 



Bewell Connect : naissance d’une nouvelle plate-forme d’e-santé

Dès son lancement par le groupe Visiomed, Bewell Connect a récolté un prix pour son thermomètre sans contact connecté, MyThermo, lauréat de la 1ère édition du Trophée des Objets Connectés 2014. D’ici janvier, Bewell Connect disposera d’une gamme santé complète autour d’une plate-forme d’e-santé. Un groupe aux ambitions santé et médicale très fortes.

Du ThermoFlash à MyThermo

Tout a commencé par un thermomètre, le ThermoFlash, le premier thermomètre médical sans contact conçu par Eric Sebban pour répondre à un manque du marché et utilisant la technologie infrarouge.
2007, c’est le lancement du ThermoFlash et la création du groupe Visiomed, côté en bourse depuis 2011. Visiomed Group est reconnu entreprise innovante par Oséo Innovation. Si la fabrication est en Chine avec un partenaire exclusif, la conception, le design et la recherche-développement sont effectués en France.
2014, avec 92 produits innovants en portefeuille, Visiomed fait son entrée sur le marché des objets santé connectés avec sa division Bewell Connect, dont s’occupe particulièrement le Dr François Teboul, formé à la médecine générale d’urgence, directeur médical de Visiomed.

 

MyThermo n’est que le premier d’une série qui compte déjà des caméras de surveillance pour bébé (MyiVision) et pour personnes fragiles, un tracker d’activité (à porter en montre ou à la ceinture) et va s’enrichir d’une balance (fin octobre) , d’un tensiomètre qui sera présentée en décembre au congrès de la SFHTA. Thermomètre et tensiomètre sont des dispositifs médicaux vendus en pharmacie. (Voir le test de MyThermo)

 

 

 

Des mesures médicalement validées

L’objectif de Bewell Connect est de dépasser la notion de bien-être pour s’occuper de la santé de l’utilisateur et participer à la prévention. Les données sont d’ailleurs hébergées dans le Cloud sécurisé agréé « hébergeur de données de santé » d’Orange. L’objectif est d’obtenir des mesures médicalement validées. « Pour bien mesurer l’activité, les capteurs doivent être portés à la ceinture (ne pas enregistrer les mouvements du bras) et les mesures correlées à la fréquence cardiaque, explique le Dr Teboul, de même, notre tensiomètre prévoit trois prises de tension sur trois jours pour avoir des moyennes et précise les conditions de prise de mesure ». A la première app grand public (pour iPhone ou Android) qui regroupe tous les appareils (caméra, thermomètre, coach sportif) pour offrir des tableaux de bord de suivi va s’ajouter en 2015 l’app Bewell Check-up Un assistant pour accompagner et motiver l’utilisateur dans ses mesures. Au centre une sorte de carnet de santé (on pourra ajouter ses vaccins en partenariat avec mes-vaccins). Cette plate-forme analyse et interprète les résultats pour aider la personne en cas d’anomalies des résultats, en utilisant des algorithmes médicaux. Cela peut certes aider la motivation en cas d’objectif comme l’entrainement pour un défi sportif ou quelques kilos à perdre. Mais surtout des questionnaires inspirés de la régulation (utilisant la classification SNOMED) vont contribuer à identifier les signes de gravité. Les conseils délivrés se basent sur les recommandations de l’OMS Pour mettre au point de tels outils, Visiomed a developpé un pôle de recherche en collaboration avec le CEA (LETI). « Nous pensons que la santé connectée pourra participer à la prévention du risque cardiovasculaire ». Une app destinée aux professionnels de la santé sortira dans un deuxième temps.

voir le site

 



L’App Santé d’Apple arrive le 17 septembre avec i0S8 : une révolution ?

Toute la planète web des geeks bruisse depuis une semaine d’un immense bourdonnement : le buzz autour des nouveaux appareils présentés le 9 septembre par Apple : les iPhone 6 et 6 plus (disponible à partir du 18 septembre) ainsi que la fameuse Apple Watch, très attendu des fans de la marque à la pomme, qui sera commercialisée en 2015.
Pour les professionnels de santé le plus intéressant, c’est incontestablement la présence dans la nouvelle version iOS8, téléchargeable gratuitement sur les iPhone, iPad et iTouch à partir du 17 septembre *, de ce qu’Apple nomme simplement sur ses sites et communiqués en français : l’App Santé. Comme si elle était destinée à devenir la référence, le standard.
Si cette application tient ses promesses, elle pourrait de fait accélérer le développement de la e-santé.

L’App Santé : tableaux et graphiques de synthèse

 


Selon la présentation qu’en a fait Apple, l’App Santé permet de réunir toutes les données forme et santé dans un même endroit afin de gérer des graphiques de suivi (poids, calories, fréquence cardiaque mais aussi glycémie…). L’accès aux données se fait par catégorie (Forme, moi, nutirtion, sommeil, signes vitaux…). Elle offre aussi une fiche médicale (problèmes médicaux importants, allergies, traitements, contacts en cas d’urgence) disponible à partir de l’écran d’accueil verrouillable (la reconnaissance des empreintes est de rigueur sur les modèles 6). Ces données et c’est cela la force de l’App Santé provienne des informations des différentes apps de santé et appareils connectés de l’utilisateur si celui-ci fait le choix de les partager. Apple insiste sur ce point : c’est l’utilisateur qui choisit les données qui vont aller dans l’App Santé. Celles –ci sont stockées sur le téléphone mais peuvent également être sauvegardées sur iCloud, où elles sont également chiffrées. Il est donc conseillé de bien lire la politique de confidentialité de l’App avant de l’autoriser. Quelques écrans en français sur le site d’iOS8

Health Kit, pour les développeurs

Apple propose de créer les normes de l’e-santé en offrant aux développeurs l’outil HealthKit. Ce qui permet aux apps accompagnant les matériels santé connectés  ou à toute autre application santé de partager leurs données avec l’App Santé d’Apple. Selon le désir ou non de l’utilisateur, les différentes App pourront communiquer entre elles pour s’enrichir les unes les autres. Une App nutrition pourra interférer avec une App regroupant les efforts physiques. Bien plus, certaines données médicales, comme la pression artérielle, la glycémie, le taux de cholestérol, pourront être communiquées au médecin directement.
En outre, les apps accédant à HealthKit doivent appliquer une politique de confidentialité. Apple a renforcé les règles de protection. Les éditeurs d’application qui veulent utiliser les données du service HealthKit (qui réunira toutes les données utilisées par l’application Santé) ne sont pas autorisés à vendre ces données à des annonceurs. Ainsi un utilisateur en surpoids ne se verra pas proposer de produits d’amincissement…
Ces données ne pourront pas être revendus à des courtiers en données personnelles (data brooker)) ou à des revendeurs de données. Ils pourront par contre partager les données avec des tiers "dans un objectif de recherche médicale", après avoir obtenu l’accord de l’utilisateur. Ce sont d’ailleurs ces données anonymisées qui constituent un formidable potentiel pour la recherche en santé. Car on pourra les combiner entre elles et elles seront d’une grande richesse.
Enfin, les applications ne pourront accéder à HealthKit seulement si elles ont un rapport avec la santé ou le fitness. Cet usage devra être "clairement évident dans le texte marketing et l’interface utilisateur", prévient Apple.

Un accélérateur pour la e-santé

Qu’en pensent les fabricants de matériel médical connecté ? Chez Withings (tensiomètre, balance), l’app Health Mate est déjà intégrée avec HealthKit. « Il va y avoir un basculement de la santé connectée vers un nouveau standard et c’est un accélérateur de la e-santé, estime Alexis Normand, responsable du secteur santé, pour les médecins, il sera plus facile d’utiliser nos produits et de les faire utiliser par leurs patients en gardant la maîtrise sur le flux des données. » Les premiers contrats d’Apple avec les éditeurs de dossiers électroniques aux Etats-Unis (Epic System) et son partenariat avec la Mayo Clinic laissent augurer une nouvelle gestion des données santé partagées.
« L’arrivée d’Apple dans le monde de la santé ne peut être que bienfaisant pour tout le monde, insiste Uwe Diegel, co-fondateur d’iHealth, tous nos instruments (tensiomètre, balance, glucomètre, oxymètre de pouls), sont dès à présent compatibles HealthKit. Par l’attrait que ses produits représentent dans le grand public, Apple va démocratiser la santé connectée. Un patient pourra arriver chez son médecin avec une synthèse claire de ces différentes mesures. Nous préparons une application professionnelle iHealthPro 2.0 qui permettra des importations dans les dossiers patients ».

Reste l’arrivée (à une date non précisée mais en 2015) d’une Apple Watch qui rassemble entre autres des fonctions de cardiofréquence-mètre, de capteur de mouvements, de moniteur d’activité physique…et peut légitimement inquiéter certains fabricants d’autant que les montres connectées n’ont pas encore remporté le succès de masse espéré. On attend aussi la réaction de Google qui a récemment introduit les Google Sheets qui permettent de faire des graphiques et des feuilles de calcul à plusieurs. Android peut passer rapidement à l’agrégation de données santé.

*iOS 8 sera disponible sous forme de mise à jour logicielle gratuite pour les iPhone 4s, iPhone 5, iPhone 5c, iPhone 5s, iPod touch 5e génération, iPad 2, iPad avec écran Retina, iPad Air, iPad mini et iPad mini avec écran Retina.

 Attention : l’AppSanté ne s’installe apparement que sur les nouveaux iPhone dont elle utilise la nouvelle puce. Je n’ai pas réussi à l’installer sur un iPad mini

version revue le 20 novembre 2014