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DMP

Docadom, une appli mobile pour des visites à domicile sans rendez-vous

« Médecins, Paris est votre cabinet ! » Docadom recrute des médecins urgentistes et des internes ayant leur licence de remplacement pour ouvrir dès mai à Paris (Nord Ouest parisien) un nouveau service de mise en relation médecins/patients. 

Sur Docadom, patients et médecins sont géolocalisés (comme le fait Uber avec ses chauffeurs de VTC et leurs clients, mais la comparaison s’arrête là) et l’algorithme envoie le médecin le plus proche et le plus disponible au patient qui vient en trois clics de demander un médecin sur le Web ou sur son smartphone (le site est Web responsive).
Encore une innovation qui risque de secouer un peu la pratique médicale !

Les trois jeunes fondateurs dont deux médecins, Florian Guého, médecin urgentiste et Marc Postel-Vinay, interne de médecine générale, se gardent bien de vouloir rivaliser avec les confrères installés. « Nos médecins n’ont pas vocation à devenir des médecins traitants. Le patient ne choisit pas son médecin, c’est l’algorithme qui choisit », disent-ils et ils estiment que leur solution est complémentaires  des associations médicales et  que leur projet « a vocation de service public dans le respect de la déontologie médicale ». Le « non programmé » est ce qui revient le plus cher aux finances publics. L’ARS Ile de France serait intéressée. Une consultation aux urgences c’est  200 euros, rappellent-ils et Docadom facture les visites de 33 € (V+MD) à 61,5 € (V = MDN).  L’algorithme remplace en effet la centrale d’appel ce qui rationalise la gestion et réduit les coûts.

Un mode d’exercice innovant pour les médecins

Le médecin ne paye pas de droit d’entrée et touche 90% du montant des visites. Docadom lui fournit moyennant une caution de 1000 €, un  « sac à dos » tout prêt contenant de quoi télétransmettre et accéder au (futur) DMP ( le lecteur de Sylyca, les logiciels de iCanopée et de Pyxistem pour iOS et Android.). Le médecin peut préférer l’offre « all inclusive » où on lui fournit matériel complet, moyen de transport (scooter ou voiture) et un service comptable contre une commission de 20%.
flyer DocadomLes fondateurs de Docadom sont convaincus d’apporter, en particulier à leurs jeunes confrères, une possibilité de revenus qui va les séduire : le planning n’est pas imposé et les journées ont été découpées en 4 lignes de garde 6-8h, 8h-14h, 14h-20h et 20h-minuit, ajustable en fonction des besoins. Docadom n’assure pas la nuit profonde, ni les urgences pédiatriques pour les nourrissons de moins de trois mois. "C’est moins épuisant que les gardes dans un établissement ».  Le médecin qui signe avec Docadom réserve n’importe quel créneau, deux soirs par semaine ou du plein temps. Il ne peut refuser une visite sauf impossibilité (qui est  vérifiée). « Un mode d’exercice innovant, sans engagement et en toute liberté » vante la start-up. Et pas d’argent à manipuler puisque c’est Docadom qui « encaisse » avec la carte bancaire du patient dont le numéro a été renseigné lors de l’inscription.

Pour le patient, c’est l’assurance d’avoir un médecin dans le délai qui lui est indiqué au cours des prochaines 24h. Avec une Carte Vitale et une mutuelle, le prix de la visite est pris en charge avec tiers payant intégral. Le patient peut annuler le rendez-vous jusqu’au moment où on lui précise par SMS que le médecin est en route. Après cette limite, 50% du montant est facturé.

Docadom propose aussi gratuitement des consultations sans rendez-vous au cabinet des médecins les plus proches et va passer des partenariats avec des services de rendez-vous en ligne pour diriger ses clients vers les plages de consultation sans rendez-vous.  Des partenariats avec des services de télémédecine (spécialistes) sont également prévus.

La start-up qui a bénéficié de subvention de la BPI et du soutien de la région Loir et Cher où elle est implantée, compte monter en charge progressivement et réaliser 3200 consultations la première année avec 35 à 45 médecins puis 9700 l’année suivante avec 80 à 100 médecins. En attendant d’ouvrir le service dans d’autres grandes villes.
« Le modèle pourrait faire tâche d’encre en milieu rural, avec des médecins mobiles qui passeraient un jour par semaine en région », espèrent les jeunes entrepreneurs. Au congrès de la médecine générale à la Porte Maillot fin mars, ils ont rencontré beaucoup de médecins. "Notre démarche soulève des interrogations et parfois des inquiétudes chez les confrères mais quand on explique que le médecin traitant est inclus dans le parcours, cela rassure et les retours sont très positifs"

www.docadom.fr    contact : medecin@docadom.fr

(mis à jour en avril 2017)

 



DMP et téléservices au menu de la Rencontre Industriels du GIE SESAM-Vitale

Buzz medecin n’était pas invité à la Rencontre Industriels qui s’est tenue ce 22 novembre dans les locaux de la MGEN à Paris mais a suivi le fil twitter créé pour l’occasion par le GIE SESAM-Vitale qui organisait cette matinée. (#RencontreIndus2016).

Tandis que l’Assurance Maladie a présenté aux industriels le nouveau forfait structure, différents responsables du GIE SESAM-Vitale ont présenté tout au long de la matinée la feuille de route 2017 qui se décompose de la façon suivante :
- présérie du DMP repris par la CNAMTS dans 9 caisses (Amiens, Créteil, Saint-Brieuc, Strasbourg, Tours, Besançon, Clermont-Ferrand, Toulouse, Bayonne)

-Un nouveau service à venir des le premier trimestre, le Protocole de soins électronique PSEi

– le déploiement au premier janvier de nouveaux services par les Assurances Maladie Complémentaires dans le cadre de l’étape du tiers payant obligatoire pour ALD/Maternité : l’annuaire AMC, le service IDB (identification des droits des bénéficiaires) et CLC (CaLCul des droits)

Le GIE a également présenté la nouvelle stratégie de standardisation des composants d’accès aux cartes, dont les lecteurs PC/SC autorisés dorénavant pour tous les professionnels tandis que le CNDA a présenté la procédure d’homologation de DMP compatibilité. Au 1er décembre, c’est en effet le GIE SESAM-Vitale qui prend la suite de l’ASIP santé pour les relations avec les industriels concernant le DMP.

Ce fut aussi l’occasion de faire le point sur les télé services les plus récents. Le service ALDi affection de longue durée en intégré est déjà intégré par trois industriels, le service électronique de facturation pour les transports sanitaires compte plus de 120 000 utilisateurs, 44300 PS sont équipés d’une offre ADRi le service d’acquisition des droits. Et surtout le GIE se félicite du succès du service IMTi (Information sur le médecin traitant) qui a doublé son nombre d’utilisateurs en moins de six mois, pour atteindre 10 000 médecins et 2 millions de connexions mensuelles.



Le Dossier pharmaceutique lance DP Vaccins et progresse à l’hôpital

 Avec 99,8% des officines raccordées et 34 millions de dossier créés, le Dossier Pharmaceutique continue à développer des services pour les patients, comme le DP-Vaccins ouvert depuis le 29 septembre avec l’objectif d’améliorer la couverture vaccinale.

« Vous traversez les frontières, vous êtes perdu pour acheter un médicament. Mais grâce au GPS de votre smartphone, le contenu de votre DP est traduit automatiquement dans la langue du pays où vous vous trouvez ». C’est le rêve d’Isabelle Adenot, président du Conseil national de l’Ordre des pharmaciens, exprimé lors d’une conférence de presse pour le lancement de DP-Vaccins.
Rien de techniquement impossible mais tout de même quelques obstacles à surmonter. Le DP les franchit les uns après les autres avec méthode et régularité. Les sondages montre que 60% des Français ne savent pas bien où ils en sont avec leurs vaccins. Et l’on constate que la couverture vaccinale n’arrête pas de baisser (-15% pour la grippe). Pour lancer DP Vaccins, le CNOP a eu l’autorisation de stocker les achats de vaccins pendant 32 mois (contre 4 mois pour les médicaments). Dans un deuxième temps, un système d’alerte sera mis en place avec des fenêtres pop-up apparaissant lors de la dispensation, et prévenant que le ou les vaccins ne sont plus à jour en fonction des recommandations du calendrier vaccinal.

Les médecins hospitaliers ont accès au DP

Par ailleurs, le DP-Patient progresse dans les hôpitaux. 317 établissements ont signé des conventions dont 65% des CHU. Et 243 établissements sont effectivement raccordés. Depuis la dernière loi Santé, tous les médecins hospitaliers peuvent avoir accès au DP. Pour faciliter l’accès, la présence simultanée de la Carte Vitale patient et de la CPS n’est nécessaire que lors de la première connexion. Il reste ensuite une « empreinte » d’une durée de 15 jours, temps moyen du séjour du patient. Le DP est également au service du pharmacien pour la gestion des alertes sanitaire et des ruptures de stock .
Enfin, le DP et le « nouveau » DMP vont travailler ensemble ! Le DP ne va pas basculer dans le DMP mais un onglet Médicaments du DMP permettra d’accéder au DP. Pour cela il faudra que les identifiants du DP utilisent eux aussi le fameux NIR à 13 chiffres ce qui leur avait été strictement interdit à l’origine. Quelques centaines de milliers d’euros d’investissement, précise Isabelle Adenot.
Rien de techniquement impossible, vous dis-je,  mais toujours du temps et de l’argent…

 voir aussi notre précédent article le DP apporte la preuve de son utilité



Le Dossier Pharmaceutique apporte la preuve de son utilité

Succès de l’Ordre des Pharmaciens (CNOP) par son déploiement (32 millions de dossiers actifs) et son utilisation par les pharmaciens (1000 connexions chaque minute), le Dossier pharmaceutique (DP) vient en plus d’apporter la preuve de son utilité pour améliorer la sécurité de l’acte pharmaceutique.
« Il était utile de quantifier, a souligné Isabelle Adenot présidente du CNOP, en présentant à la presse les résultats de deux études, l’évaluation du DP ne fait que commencer ».

Utile aux patients de passage

Deux équipes de recherche universitaire ont planché sur le sujet, après appel d’offre du CNOP, en mesurant les interventions pharmaceutiques (IP) c’est à dire l’ajout, l’arrêt, la substitution, l’adaptation posologique d’un médicament ou le choix d’un mode d’administration effectué par le pharmacien. Dans 1/3 des cas, ce sont des prescriptions non conformes qui alertent le pharmacien. Lequel appelle le plus souvent le prescripteur. Parmi ces IP, il s’agissait dans le cas présent de mettre en évidence celles qui se sont produites en lien avec la consultation du DP. Le choix des officines s’est porté sur celles qui accueillent des stagiaires de 6e année auxquels on pouvait confier la tâche de remplir les fiches d’IP.
L’étude menée par l’équipe CNRS de l’université de Grenoble a recueilli 8000 interventions auprès de 248 pharmacies de 31 départements. Sur les 3326 IP concernant un patient ayant un DP (il faut aussi que le patient se trouve en possession de sa carte Vitale), le DP a été utile dans 119 cas. Sa consultation (200 millisecondes) a permis d’éviter des problèmes d’interaction, de redondance, de mauvais dosage, d’oubli de prescription ou encore de pharmacodépendance (délivrance multiples d’hypnotiques par exemple). Autre constat : le DP est surtout utile aux patients de passage, car pour ses clients réguliers ou exclusifs, l’officine tient déjà leur dossier sur son système informatique.
La deuxième étude menée par la faculté de pharmacie de Clermont-Ferrand concernait l’automédication et plus spécifiquement la dispensation d’ibuprofène et/ou de pseudo éphédrine. Sur 12 160 dispensations, ont eu lieu 815 IP pour cause de contre-indications (50%) ou de non-indications (27%). Dans les trois quart des cas, c’est le dialogue avec le patient qui a entrainé la décision du pharmacien. Mais dans 10% des cas, c’est le DP qui a permis de détecter les interactions et les contre-indications, et de proposer une alternative thérapeutique face à des patients peu avertis sur l’innocuité des molécules.

Une aide à la pratique

« Le DP est une aide à la pratique. Il est déterminant pour les personnes de passage » a conclu Isabelle Adenot en regrettant que pour expérimenter le déploiement du DMP, l’assurance maladie ait préféré utiliser « son » historique des remboursements plutôt que le DP des pharmaciens* mis à jour en temps réel, connecté à la quasi totalité des officines (il n’en reste que 59 non connectées) et à un nombre croissant d’établissements (219 PUI- pharmacies à usage interieur, soit 8%). 1500 médecins hospitaliers l’utilisent, les urgentistes en tête, suivis des anesthésistes et des gériatres.

*(mise à jour du 7/01/2016)  L’avant projet de décret sur le DMP actuellement en  concertation prévoit que le DMP recueille sept types de données parmi lesquels les données du remboursement et les données relatives à la dispensation du médicament issues du DP. Voir la dépêche de TIC Santé à ce sujet



Apicrypt 2 interopérable avec MSSanté

C’est une bonne nouvelle pour le développement des échanges médicaux.
Avec la version Apicrypt 2 les 58.000 utilisateurs d’Apicrypt pourront rejoindre l’espace de confiance de MSSanté, la messagerie sécurisée lancée par l’ASIP Santé il y a deux ans.
Le Dr Alain Caron (photo) s’est vu en effet remettre au nom de l’Apicem le 16 octobre dernier, le label France Cyber Security* pour Apicrypt 2 décerné par l’ANSSI (Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information).
Ce label atteste de l’évolution d’Apicrypt vers la signature systématique et obligatoire de tous les messages et la traçabilité de toutes les étapes de la transmission. Et surtout cette version va permettre la mise en place de l’interopérabilité avec MSSanté. Jusqu’à présent les deux messageries étaient incompatibles. Alors que, sous l’impulsion de la DGOS, MSSanté est en train de se déployer peu à peu dans les hôpitaux, Apicrypt est déjà présente dans 1200 établissements de soins et 1700 EPHAD. Alors que quelques éditeurs sont compatibles MSSanté, ils sont 300 à avoir intégré Apicrypt.
Dans le domaine des échanges sécurisés médicaux, c’est la messagerie Apicrypt qui occupe le terrain avec 61 millions de messages en un an. Parce qu’elle était simple à utiliser, Apicrypt s’est étendue depuis 20 ans par le bouche à oreille sur le mode associatif, bénéficiant du soutien de nombreuses instances professionnelles. La messagerie est utilisée par 133 spécialités médicales et paramédicales. Aujourd’hui, l’APICEM est une SARL qui sait que l’évolution devenait inéluctable avec les nouvelles règles de traçabilité imposées pour les examens biologiques en particulier, qui représentent l’essentiel des échanges. La convention de preuve Cofrac devient obligatoire.
L’Apicem a d’ailleurs également déposé un dossier pour faire agréer ses serveurs comme hébergeur de données de santé (HDS). L’instruction du dossier est en cours. Enfin ne l’oublions pas, la CNAM qui a déjà repris le déploiement du DMP, est aussi en charge de la promotion de MSSanté. Il est prévisible que l’utilisation d’une messagerie compatible MSSanté par les professionnels de santé deviendra obligatoire.

*Le label France Cyber Security sert à attester auprès des utilisateurs et donneurs d’ordre, la qualité et les fonctionnalités des produits et services labellisés et vise à promouvoir les solutions de cyber sécurité françaises et accroître leur visibilité à l’international, en soulignant les qualités propres au savoir faire français.



La santé connectée en vedette à HIT (Salons Santé Autonomie)

Des fabricants comme Bewell Connect, IHealth, Samsung ou Terraillon, six conférences et un parcours Objets connectés, la santé connectée, a fait son entrée en force cette année à HIT du 19 au 21 mai à la Porte de Versailles dans le cadre des Salons Santé Autonomie.  (Attention l’article de synthèse est un peu long, les lecteurs pressés voudront bien me pardonner).

La santé connectée c’est d’abord un marché.
Comme l’explique Thomas Serval président co-fondateur de Kolibree (la brosse à dent connectée bientôt disponible en France…), il faut distinguer « e-selfcare » qui s’adresse au consommateur sur le créneau forme-prévention, « Health IT » pour les professionnels où l’on fait rentrer des sujets comme le DMP et la télémédecine et « e-healthcare » qui va du professionnel vers le consommateur-patient avec le monitoring à domicile Les ventes d’objets connectés santé devraient en tout cas continuer à croitre de + 40% d’ici 2016. C’est bien pourquoi, plusieurs industriels du connecté étaient présents et qu’un parcours objets connectés a été concocté par DMD santé, site spécialisé sur le sujet. Intel y est allé de sa conférence pour rappeler l’existence de son processeur Intel Atom dans les objets mobiles et son implication en faveur de l’interopérabilité au sein du consortium Continua Health Alliance. Personne ne veut louper le coche
Le défi pour les constructeurs, c’est d’arriver à autonomiser l’objet pour qu’il soit utilisable aussi bien par les personnes âgés que par les jeunes rivés à leur smartphone. Puis il leur faut passer du produit au service.

La santé connectée, ce sont des services
Samsung l’a très bien compris qui a présenté aux établissements sa nouvelle offre en location issue d’un partenariat avec Orange. Ce kit patient d’autodiagnostic comprend un ensemble de dispositifs connectés de marque TapCheck avec 120 configurations possibles (tensiomètre, glucomètre, balance, thermomètre…à interface bluetooth ou NFC) autour d’une tablette (Samsung) durcie et d’un smartphone (Samsung) lui aussi durci. La tablette présente l’avantage de fournir des contenus d’aide thérapeutique. L’envoi des données est automatique sur le cloud sécurisé d’Orange. « La solution complète est commercialisée 20 euros HT/mois, souligne Carlos Jaime, directeur santé, car nous voulons permettre au plus grand nombre d’avoir accès à nos produits » Le Pr Gil Dubernard, chef de service à la maternité de la Croix Rousse à Lyon a équipé depuis deux mois deux chambres avec pèse personne, glucomètre et tensiomètre connectés pour le suivi du diabète gestationnel. Les patientes viennent avec leur tablette (elles la reçoivent pour 12 mois dès qu’elles s’inscrivent à la Croix Rousse) et la sage-femme implémente les mesures sur le dossier. La validité des mesures est en cours. En fonction des résultats, on peut imaginer le même suivi, à domicile (pendant la grossesse et après l’accouchement) avec des sages femmes connectées. Un berceau connecté permettra bientôt le suivi du poids des nourrissons.
Bien connu du secteur santé Visiomed présentait sous sa marque Bewell Connect  My HealthBox et le concept POPS, une valisette destinée au retour à domicile (et/ou à la surveillance de malades chroniques) et comprenant un choix de dispositifs médicaux sans fil  : tensiomètre, thermomètre, oxymètre de pouls, glucomètre et bientôt ECG MyEco ( il a été présenté au MEDPI à Monaco) ainsi qu’un Hub (fourni par Orange), le POPS qui peut se porter à la ceinture ou en bracelet, reçoit des messages sur son petit écran et muni d’une carte SIM et d’un GPS, sert à envoyer les données sans avoir besoin d’un smartphone « Il y aura trois types de bundle avec des appareils différents selon les besoins et dans tous les cas, un infirmer expliquera le fonctionnement des objets, commente le Dr François Teboul chez Visiomed, avant le départ de l’hôpital, le POPS sera apparié avec le numéro unique du patient . La plate-forme de Bewell sera interconnecté avec la plate-forme de l’hôpital ». Une expérimentation est prévu cet été avec le CHU de Nantes. Le prix n’est pas encore connu.
iHealth
prépare également sous une offre avec un Hub en partenariat avec Icanopée qui sera compatible DMP (projet iHealth Discovery) mais n’avait encore rien de concret à montrer sur le sujet.
Annoncé à HIT, l’accord Qualcomm Life-Bluelinea pour le suivi à distance des patients chroniques participe de cette notion d’écosystème autour des objets connectés. La solution 2net (une prise-hub et sa plate-forme) de Qualcomm est ouverte et permet d’assurer l’interopérabilité. Elle réunit 500 partenaires et sera.utilisée pour intégrer plus rapidement tout type d’objets connectés au bouquet de service à la personne BlueHomeCare. Ce bouquet de services est déjà utilisé par plus de 12 000 personnes à leur domicile et par près de 500 établissements spécialisés. « Opérateur d’objets et de services connectés dédiés à la santé, Blue Linea a déjà déployé 10.000 objets « précise Laurent Levasseur, président du directoire. (voir le précédent article sur les plates-formes de suivi).

La santé connectée, c’est un nouveau parcours de soins
La santé connectée est passée rapidement d’un buzz high tech à la mise en place de services équipés dans de gros établissements, con state Dominique Lehalle modératrice de la table ronde « santé connectée une opportunité bénéfique pour l’organisation des soins ». On a l’intuition n que ça va résoudre certains problèmes auxquels sont confrontés les pays occidentaux « Et si parcours de soins devenait un parcours de vie. Ils sont plusieurs à l’évoquer
« Nous entrons dans un monde multidimensionnel connecté dont l’usager est le cœur, on est obligé d’y aller, souligne Jean-François Goglin (FEHAP), le dossier du citoyen-usager-patient n’est plus une simple chambre d’enregistrement des données produites mais devient le pilote de fonctions directement connectées sur le patient. Le citoyen =-usager-patient s’achètera ces objets. IL faut penser global et en parcours de vie. Le patient est le capitaine de sa propre santé et il doit être considéré comme un client auquel nous devons le meilleur service possible.
Henri Isaac (Renaissance Numérique) ajoute qu’il faut repenser la place du patient à l’hôpital. Le numérique offre un levier pour pérenniser la qualité du système en le refondant. Le patient veut y être associé.
Les patients sont demandeurs et les médecins sont leurs interlocuteurs privilégiés, note le Dr Eric Couet ,médecin généraliste connecté, fondateur de connected doctors. 40 de ses patients ont des objets.
Le médecin est passé du savoir au partage des données de « son » dossier puis aux données recueillies par le patient, renchérit le Dr Didier Mennecier, fondateur d’hepatoweb. Les professionnels de santé sont en décalage. Les patients, une enquête d’Accenture, le révèle, souhaitent que les professionnels de santé soient en mesure d’offrir des services numériques comme les rendez vous en ligne (82%) avec rappel de RV par SMS (76%) ou les échanges par messagerie sécurisées (69%) Les usagers pensent aussi qu’ils devraient avoir accès à leur dossier médical (81%) qui pourrait devenir une interface de communication entre le médecin et le patient, ce que personne n’avait envisagé.. ;
C’est bien à un parcours de vie que pensent les assureurs.Qui voient dans les objets connectés des possibilités de lutte contre l’absentéisme par une meilleure prévention. Des pistes pour la medecine du travail. L’objet connecté peut y aider car il facilite le recueil des données. Des chaussures équipées de capteurs peuvent ainsi permettre de mieux connaître le poids soulevé dans la journée par les ouvriers du bâtiment. Sintéressent à la fourniture de nouveaux services à valeur ajoutée pour l’enseignement et la prévention. Les risques : le profilage des patients assurés et un renforcement des inégalités sociales de santé entre les connectés et les autres.
Reste beaucoup de validation à faire, comme le rappelait le Pr Pierre Simon : "Le médecin s’appuie sur le SMR (service médical rendu) et pour le moment on n’a aucune preuve d’impact de ces objets sur la santé" . Le feed back des données n’est pas encore très fiable reconnait le Pr Thierry Dantoine (CHU de Limoges) mais la représentation que les patients ont de ces objets, c’est qu’ils sont motivants.

 



e-Santé : les recommandations du « livre-rapport » Robin

Depuis son départ de l’ASIP Santé le 30 novembre 2013, le Dr Jean-Yves Robin s’est donné le temps de la réflexion. Et en publie le fruit sous le titre « Santé, l’urgence numérique ».

« La France n’est pas inactive mais elle court sans cap ». Cette phrase à l’avant dernière page donne le ton du livre de Jean-Yves Robin, directeur de l’ASIP Santé pendant 5 ans (2008-2013) sur l’urgence des mesures à prendre pour faire de la France un leader de l’e-santé. Un livre ? Plutôt rédigé comme un rapport, celui qu’on ne lui a pas demandé et qu’il a voulu écrire même s’il relève que sur le sujet, le nombre d’écrits est « inversement proportionnel aux avancées observées ». La France a 20 ans de retard dans le développement de services numériques dans le domaine de la santé. A quelques mois de la discussion sur la loi de santé préparée par Marisol Touraine qui prétend donner ce cap par une Stratégie nationale de santé, le Dr Robin pense avoir repéré les leviers à actionner d’urgence. Les parlementaires feraient bien de le lire. Ce n’est pas le roman de l’été, on n’y trouve pas de révélations et pour tout dire, il donne parfois une impression de redites car la pensée de l’auteur revient sans cesse sur les mêmes failles du système, communes à la télémédecine, aux systèmes hospitaliers, à l’accès et à la production des données de santé et demain, si l’on n’y prend garde, à l’industrie des objets médicaux connectés. De fait, le sujet, complexe , de la e-santé est mal appréhendé par les politiques surfant sur les effets d’annonce et les traitements d’urgence des crises sanitaires.

Eparpillement des moyens et des initiatives

On imagine que le Dr Robin, passé par la médecine humanitaire, fondateur d’une entreprise spécialisée dans les réseaux de soins, habitué à l’action, pensait avoir les manettes quand il a pris la direction de l’ASIP Santé, avant de s’apercevoir que la CNAM (qui était aussi son bailleur de fond) ne trouvait d’intérêt qu’au développement de ses téléservices et pas du DMP*. On comprend qu’il s’est heurté très vite aux incohérences de la politique publique, aux rivalités des structures et au « millefeuille législatif illisible » tant pour les citoyens que pour les professionnels. L’éparpillement des moyens et des initiatives (surtout en région) est dénoncée d’un chapitre à l’autre : la DGS, 25 ARS et 5 agences sanitaires pour les alertes en santé publique ; les Finances + les Affaires sociales –Santé pour l’économie Santé Numérique et la Silver Economie ; la DGOS, les régions, les ARS, la DSS (direction de la Sécurité sociale) pour la télémédecine, 300 structures de HAD, etc.
Que faire ? Sachant que l’interventionnisme de l’Etat (il est pourtant nécessaire de réguler un système conçu avec un idéal de solidarité et d’égalité) convient mal au numérique qui se nourrit d’innovation et d’agilité. Les leviers identifiés se comptent par demi-douzaine à la fin de chaque chapitre. Nombre d’entre eux figurent déjà dans de précédents rapports. Mais c’est vrai qu’il serait plus efficace d’ adopter le NIR comme identifiant pour tous les patients du secteur sanitaire et médico-social, qu’un retour d’information vers les professionnels de santé (ainsi qu’une association économique) les inciteraient à produire des données médicales de qualité , qu’il serait temps de disposer d’annuaires fiables (Jean-Yves Robin égratigne au passage le RPPS) permettant un service public de renseignements fiables…

Sans attendre que la richesse de nos données soit exploitée ailleurs et nos politiques sanitaires dictées par les moteurs de recherche sur le Web…
Santé, l’urgence numérique. Faire de la France un leader de l’e-santé. L’Harmattan, 200 p, 21,50 €

*Quant au DMP, loin de le considérer comme un échec, il rappelle que la CNAM a supprimé son budget de déploiement en juin 2011 alors qu’il était techniquement prêt. Pour des raisons de pragmatisme, Jean-Yves Robin, ne voit comme seule solution, « nouvelle démission de l’Etat », de passer le DMP dans le champ de la CNAM (NDLR c’est ce qui a été décidé pour le DMP2) en espérant qu’elle ne laissera pas orpheline la messagerie MSSanté en cours de déploiement. Les deux projets devraient être, selon lui, impérativement intégrés dans les contrats d’objectifs des établissements de soins et dans le ROSP des médecins libéraux ainsi que dans les politiques régionales de santé.
 



RV en ligne et rappels électronique plébiscités par les seniors

Une nouvelle étude d’Accenture*, rendue publique le 6 février, révèle qu’un nombre croissant de seniors français de plus de 65 ans (70 %), désormais à l’aise avec les nouvelles technologies, sont demandeurs de services de santé numériques, comme des systèmes de rappel électronique (67 %) ou de prise de rendez-vous en ligne (73 %). Les professionnels de santé sont cependant peu nombreux (7 %) à proposer ce type de services pour le moment.
On constate que les plus de 60 ans sont deux fois plus nombreux qu’en 2007 à surfer sur Internet ce qui change la donne. Les plus de 65 ans rejoignent les moins de 65 ans dans leur demande de RV en ligne, le service préféré (73% contre 80%) et ce phénomène s’observe dans la plupart des pays, le plus grand écart se situant aux Etats- Unis (62% contre 81%). Les seniors sont plus friands de rappels, bien sûr…
L’étude d’Accenture révèle que 27 % des plus de 65 ans interrogés effectuent personnellement le suivi de leurs indicateurs de santé (courbe de poids ou tension artérielle, par exemple) et 20 % assurent le suivi de leurs antécédents médicaux. L’automesure entre dans les moeurs des patients.
« Après s’être convertis à Internet pour leurs services bancaires, achats, loisirs et communications, les seniors entendent désormais pouvoir gérer en ligne certains de leurs services de santé », constate Kiryakos Chebel, directeur des activités Santé d’Accenture en France. « Les systèmes de santé doivent donc proposer davantage de services de santé numérique pour attirer les patients âgés et les aider à suivre et gérer leur parcours de soins. »
Pour la grande majorité des seniors interrogés (86 %), avoir accès à des informations sur leur santé est important, mais à peine 6 % déclarent être en mesure de pouvoir consulter leur dossier médical électronique. De même, le renouvellement d’ordonnance en ligne intéresse 63 % d’entre eux, mais ils sont très peu (2 %) à bénéficier de cette fonctionnalité. Enfin, 61 % souhaitent pouvoir contacter les professionnels de santé par email, mais 5 % seulement en ont la possibilité.
Cela laisse présager l’essor de messageries sécurisées pour les échanges professionnels de santé-patient.

 

 * enquête réalisée par Harris Interactive du 25 au 31 juillet 2013, auprès de 9 015 adultes dans neuf pays (Allemagne, Australie, Brésil, Canada, Espagne, États-Unis, France, Royaume-Uni et Singapour).
En France, 2 003 personnes, dont 215 seniors (âgés de 65 ans et plus), ont participé à cette étude visant à évaluer la perception des patients vis-à-vis des services de santé numériques. Le cas échéant, les résultats ont été comparés à ceux du Rapport sur les consommateurs de soins de santé et de l’enquête auprès des médecins réalisés par Accenture en 2013.

 



En Rhône-Alpes, le zéro papier progresse en médecine de ville via le portail DPPR

Tandis que le DMP atteint péniblement 274.141 ouvertures au 20 janvier (Voir l’article du Quotidien du Médecin du 28 janvier 2013),  plusieurs projets régionaux continuent à avancer. En région Rhône Alpes, la collaboration avec les médecins libéraux a permis la mise en place de services utiles à la pratique quotidienne. Généraliste à Lyon, le Dr Marcel Garrigou-Grandchamp y a personnellement contribué et fait le point pour Buzz Médecin.

Les nouveaux services zéro papier de ZEPRA

Vous savez qu’en Rhône-Alpes, il y a le DPPR (Dossier patient partagé et reparti), DMP régional accessible via un portail sécurisé nécessitant la CPS; les hôpitaux y versent leurs courriers de sortie et de consultations en format PDF et les médecins volontaires reçoivent une alerte mail appelée ZEPRA (pour zéro papier en RA) qui contient un lien permettant de se connecter après authentification CPS au DPPR du patient et de télécharger le document PDF.
Après bien des réglages (mise en page) les courriers étant au départ au format Word, sont convertis en PDF, le système fonctionne bien; j’ai largement participé au "debeugage".
J’essaie de voir plus loin et j’ai proposé aux responsables informatique d’archiver systématiquement une copie traitée en OCR dans un dossier permettant ultérieurement des requêtes spécifiques au moyen d’un logiciel "butineur" : j’ai en tête l’idée de réaliser des synthèses automatisées.

Théoriquement, l’inverse c’est-à-dire le trajet « libéral vers hôpital » est possible en se connectant à la plateforme toujours en mode sécurisé par CPS. Les médecins libéraux peuvent accéder au DPPR, et y déposer un courrier en PDF en alertant le correspondant par ZEPRA de la présence du courrier. Mais en pratique, les services ne disposant pas de lecteurs CPS, les praticiens hospitaliers ne pouvaient accéder à la plateforme. Pour remédier à cette carence, le maître d’œuvre, le SISRA a mis en place ZEPRA IN qui permet de s’affranchir de l’authentification CPS à partir du moment où la connexion à la plateforme se fait à partir d’un ordinateur du réseau hospitalier.

Le SISRA a également mis en place tout récemment ZEPRA ECHANGES qui n’est autre qu’un webmail sécurisé par CPS qui nous permet de recevoir sous la forme dématérialisée les comptes –rendus (CR) de l’organisme de prévention local, l’ADEMAS (j’ai reçu les premiers CR le 05/02/2013); pour l’instant uniquement les CR de mammographies mais cela va diminuer mon nombre de pages scannées chaque mois d’au moins 10%, mais bientôt des tests Hemoccults, et je compte bien pousser pour convertir le maximum de correspondants libéraux.
La dématérialisation est enfin en marche, du moins sur Rhône-Alpes.
Dr M.G-G.