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données de santé

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Kligo : les mesures d’examen directement dans votre ordinateur via des appareils connectés

Utilisez des objets connectés en consultation et vous gagnerez du temps ! C’est en tout cas le message des concepteurs de Kligo, une solution comprenant un logiciel interface léger ainsi qu’une mini clé USB bluetooth à installer sur votre ordinateur. Un pack incluant des dispositifs médicaux connectés accompagne l’offre.

La clé USB récepteur bluetooth récupère automatiquement les signaux bluetooth émis par les dispositifs médicaux connectés tels que tensiomètre, balance, oxymètre, glucomètre, thermomètre. Lorsque le logiciel métier du médecin a intégré Kligo, les mesures arrivent directement dans ses dossiers patients. Dans le cas contraire, les mesures arrivent sur l’interface du logiciel Kligo et le médecin n’a plus qu’à effectuer un copier coller.  Les données du patient ne sont pas récupérées sur des serveurs mais restent en local dans l’ordinateur du médecin.

Sur notre photo prise sur le stand de Kligo à HIT pendant la Paris Healthcare week (16-18 mai), Yacine Remini  co-fondateur de Medeo effectue un transfert de IMG_4297mesure de tension vers l’ordinateur.

Une interface non propriétaire

Outre le fait que les données du patient restent stockées chez le médecin, l’avantage de l’interface Kligo, c’est de ne pas être propriétaire. Les appareils connectés peuvent donc être de marque différente. Pour assurer cette interopérabilité, la start-up interface une dizaine de marques de dispositifs professionnels (A&D, Omron, Cardioline, Andesfit, etc.).
Du côté des éditeurs, quelques logiciels comme AlmaPro, Medimust, Med’OC, MagicMed…ont intégré Kligo et Medeo assure être en contact avec d’autres éditeurs. Fondée par deux jeunes diplômés en innovation et un médecin généraliste, Medeo n’est encore qu’une start-up lyonnaise de 4 salariés soutenue par BPI France et des investisseurs privés.
Présentée aux Journées Nationales de Médecin générale en 2016, Kligo s’est vu décerner la mention « Meilleure application médecin généraliste » de l’année par un jury de professionnels. Mais c’est le succès de cette initiative auprès des médecins qui lui donnera du poids pour des négociations futures. Pour inviter les médecins à découvrir les avantages des dispositifs connectés, Medeo diffuse donc des packs incluant ces appareils*.

Suivi du patient à domicie

La prochaine étape, c’est "le suivi du patient à son domicile avec l’intégration directe des mesures dans les dossiers patients, explique le Dr Jean-Marie Bournazel, médecin généraliste, co-fondateur de Medeo. Une solution mobile de télésurveillance est en développement.
« Nous attendons avec impatience les avancées de l’ARS sur ces sujets »

*Medeo diffuse un pack découverte avec un tensiomètre et une balance connectés. Ainsi qu’un pack Expert comprenant 5 dispositifs. Disponibles en ligne sur www.kligo.fr ou 08 05 69 22 33
Voir aussi www.medeo-health.com



Hackathon Diabète de la CNAM : cinq projets sélectionnés

Pendant un mois, du 23 mars au 23 avril, le Hackathon Diabète lancé par l’Assurance Maladie en partenariat avec le Diabète LAB de la Fédération Française des Diabétiques, living lab consacré au diabète, a enregistré 40 candidats.
Le 10 mai 2017, 15 pré-selectionnés ont défendu leur projet pour « Mieux vivre son diabète » devant le jury de représentants de la CNAMTS, de la FFD, de professionnels de santé et de patients du Diabète LAB qui en ont retenu cinq.
Accces, Diabnext, Healsy, La Cantine et Stimul Activité Physique participeront donc à la finale du Hackathon Diabète qui se déroulera le 16 octobre 2017. Au cours des prochains mois, les cinq équipes finalistes bénéficieront d’un accompagnement personnalisé pour finaliser leur projet et recevront une dotation selon leur classement final. Les projets sont très divers.
Acces de la société CEMKA est un outil d’information pour trouver le contrat d’assurance complémentaire assurant la meilleure couverture, en fonction de sa situation.
La société Diabnext a conçu une plate-forme d’enregistrement automatique des mesures de suivi recueillies par les dispositifs d’automesure : taux de glycémie, unités d’insuline injectées, estimation des glucides dans les plats et boissons absorbées. Ces données sont partagées avec le médecin, analysées par une plate-forme d’intelligence artificielle afin de proposer les informations utiles et adaptées à l’état du patient.
Healsy, également sur smartphone, prédit les variations de glycémie grâce à un modèle mathématique adapté au patient en fonction des résultats des outils de suivi utilisés (CGM, pompe à insuline, smartwatch.)
La Cantine est une application mobile a destination des parents d’enfants diabétiques de type I, des professeurs et des animateurs pour les aider à adapter les repas de l’enfant à l’école.
Enfin, l’entreprise Stimul propose un programme d’éducation thérapeutique à distance, dédié aux patients atteints de diabète de type 2, qui vise à favoriser la mise en œuvre autonome et durable des recommandations d’activité physique et de suivi nutritionnel adaptés à leur situation. Le programme prévoit l’intervention personnalisée à distance (par téléphone et via une application) d’un éducateur thérapeutique pendant plusieurs semaines.



Medadom (et Docadom) : la visite géolocalisée, une nouvelle façon d’exercer pour les médecins ?

Après Docadom, voici Medadom, une appli sur smartphone qui propose aux patients des visites médicales remboursées, en trois clics.

Ils se sont trouvés face à face sur leur stand du congrès de la médecine générale France (CMGF) qui s’est tenu du 30 mars au 1er avril au Palais des congrès de la Porte Maillot. Docadom et Medadom, deux start-up occupant pratiquement le même créneau : celui d’apporter au patient qui ne peut se déplacer la garantie d’une visite « remboursée » dans un délai court. Pour désencombrer le 15 et les urgences. Medadom lance son pilote en mai dans le 17ème arrondissement et l’ouest parisien (à peu près dans les mêmes quartiers que Docadom !). Pour 3 mois.

A sa tête un père et un fils, l’un médecin, Charles Mimouni, 30 ans d’expérience en tant qu’urgentiste puis biologiste, l’autre, Eliedan Mimouni encore interne, aidé d’un troisième associé pour le marketing et la communication. L’idée est née comme souvent d’une histoire personnelle. Une grand mère malade un dimanche avec un médecin de permanence qui n’arrivera qu’en fin de journée alors que son état s’étant aggravé, la vieille dame a été emmenée par les urgentistes du 15 à l’hôpital où elle décédera. Un enchaînement fatal qui a conduit Eliedan Mimouni à imaginer qu’une autre démarche était possible. Un service utilisant le smartphone pour la satisfaction des patients et des médecins.

Une appli mobile pour géolocaliser les médecins disponibles

Le principe : une application patient pour trouver un médecin en moins de 90 mn, 24h sur 24, 7 jours sur 7. Les médecins les plus proches sont géolocalisés et le patient lance un appel de visite. L’application sollicite alors le médecin disponible en lui donnant l’adresse de la visite. Quand il l’accepte, le patient est rappelé pour juger de la gravité des symptômes. La visite est confirmée et le médecin a 90 mn pour s’y rendre ce qui lui permet de prendre d’autres visites en chemin, en fonction de l’urgence. Lorsque le médecin arrive, il se notifie en consultation ce qui le rend « indisponible ». Le patient règle la visite sur la base du tarif conventionné et la plate-forme facture au médecin entre 1 et 5 euros par consultation. Les médecins sont équipés par Medadom d’un kit complet. Dans une deuxième version, le patient pourra indiquer ses symptômes en ligne et le médecin envoyer un compte rendu au médecin traitant. La plate-forme sera alors hébergée sur un serveur agrée HDS (Hébergeur de données de santé).

40 médecins à recruter

Medadom a commencé au CMGF sa phase de recrutement des médecins pour commencer avec une quarantaine. Une première réunion avec des médecins en mars, a convaincu la start-up que les jeunes médecins non installés mais aussi les moins jeunes pour varier leurs actes, étaient intéressés par cette nouvelle façon de pratiquer. Par la suite Medadom a vocation à s’ouvrir aux spécialistes et aux paramédicaux.
« Nous apportons une nouvelle façon d’exercer, qui va plaire à ma génération » s’enthousiasme l’interne Mimouni.

Pour participer au betatest s’inscrire sur www.medadom.com



La télémédecine prend « actes » pour les médecins libéraux et certains de leurs patients

Un acte de télé-expertise et un acte de téléconsultation au service des patients des EHPAD (650 000 personnes dépendantes) viennent d’être introduits par un avenant à la Convention le 1er mars. Si l’on y ajoute la publication en décembre du cahier des charges pour la télésurveillance de trois pathologies chroniques et des forfaits y attenant, et fin avril de celui de la télésurveillance du diabète, on peut dire que la télémédecine s’apprête à pénétrer dans les cabinets libéraux. Et ce durablement puisque Nicolas Revel, directeur général de la CNAMTS, compte ouvrir en 2018 une négociation conventionnelle sur la télémédecine pour faire entrer les actes de téléconsultation et de téléexpertise dans le droit commun et non plus dans un cadre expérimental.

TDT à 15 euros entre confrères

Pour la CNAMTS, il s’agit bien, comme toujours, de faire des économies. L’entrée d’un patient en EHPAD se traduit pour 46% des pensionnaires par un changement de médecin traitant (chiffre extrait du rapport « Charges et produits 2017 »). Une télé-expertise assurée par l’ancien médecin traitant sollicité à distance (par téléphone par exemple) par le nouveau avec l’accord du patient permettrait une meilleure coordination des soins, en particulier pour les prescriptions. Voilà donc posé un acte de télé-expertise dénommé TDT (Télé-expertise Dossier Traitant) valorisé 15€ et facturé par les deux médecins traitants, l’ancien et le nouveau. Le TDT pourrait concerner 80 000 personnes par an.

La téléconsultation plus « rentable » que la consultation pour le médecin

L’avenant introduit également un acte de téléconsultation au service des 650 000 personnes résidant en EHPAD qui sera rémunéré un C ou un CS (TTE). Pour éviter les déplacements délicats ou des hospitalisations inutiles. La téléconsultation qui est menée en présence d’un membre du personnel soignant de l’établissement qui accompagne le patient, est appréciée des médecins qui la pratiquent car ils ne perdent pas de temps. Le patient est déjà prêt.
« Un dermatologue qui voit trois patients en une heure lorsqu’il se déplace à l’EHPAD en voit six par téléconsultation dans le même laps de temps », explique à Buzz Medecin, Michel Rioli, président de Télémedinov, un réseau de télémédecine qui couvre aujourd’hui 14 EHPAD en Vendée. Le retour d’expérience des « pionniers » (une dizaine de médecins sur 45 médecins concernés) sur les 331 consultations réalisées en 4 ans, est globalement positif. Au bout de 100 consultations un des établissements avait déjà divisé par deux son nombre de jours d’hospitalisations. Ce réseau comme celui de Télésanté Aquitaine qui a réalisé 500 téléconsultations, a déjà prouvé son utilité médico économique.
Comme l’a également indiqué, lors de la journée Catel Visio le 23 mars, le Dr Cécile Moisan, chirurgien vasculaire qui a initié des téléconsultations « plaies et cicatrisation » entre son hôpital à Saint Brieuc et le CH de Paimpol en a aujourd’hui réalisé 2000 au lit du patient :« Moi, je gagne 1h30 en trajet et durée de consultation  en examinant 6 à 10 patients en 40 mn, avec une image parfaite et accès au dossier paimpolais ; et la CNAM gagne les 104 € du trajet en ambulance."

Prescrire la télésurveillance rémunérée au forfait (pour quatre pathologies chroniques)

« Vous pouvez prescrire la télésurveillance et en assure r le suivi ». Ainsi le Pr Michel Galinier (Toulouse), promoteur de l’étude OSICAT a-t-il apostrophé ses confrères venus en nombre assister dans le cadre des Journées européennes de la SFC (société française de cardiologie), en janvier à une conférence sur le télésuivi des patients insuffisants cardiaques, organisé avec le soutien de Cordiva. « Il faut inclure des patients qui en ont besoin et qui peuvent se servir d’une machine ». Balance connectée + boitier de transmission dans le cas de Cordiva.
L’insuffisance cardiaque fait en effet partie avec l’insuffisance respiratoire et l’insuffisance rénale des trois pathologies chroniques pour lesquelles la DGOS (Direction générale de l’offre de soins) a ouvert le champ des expérimentations dans neuf régions avec un cahier des charges publié au Journal Officiel du 15 décembre dernier  Le cahier des charges pour la télésurveillance des diabétiques est arrivé fin avril 2017 Journal Officiel du vendredi 28 avril.
Des forfaits semestriels sont prévus pour les professionnels de santé effectuant la télésurveillance (de 36,50 à 110€ selon la pathologie), les professionnels de santé assurant l’accompagnement thérapeutique (infirmières principalement de 30 à 60€) et les fournisseurs de solution de télésurveillance et des prestations associés (de 225 à 300€, voire 375€ pour certains type de diabète). En sus une prime de performance est prévue pour les différents acteurs en cas de dépassement des objectifs collectifs de performance (-20% d’hospitalisation par exemple).
Pour la télésurveillance du diabète (limitée à certains types bien précis de diabète) le médecin spécialiste et le médecin traitant signent une convention de collaboration.
En pratique, rappelle le Pr Simon, pour Buzz Medecin, le médecin :
- doit faire une déclaration à son ARS comme quoi il va pratiquer la télémédecine
- doit le déclarer à son assurance
- doit s’inscrire sur une plate-forme
- la plate forme doit avoir un service d’accompagnement thérapeutique ou le médecin travaille en collaboration avec des infirmières (cas d’une MSP par exemple)
- il faut que la plate-forme ait un marquage CE, comme un dispositif médical
Cordiva, racheté par CDM e-health (filiale d’Air Liquide) et qui a pris le nom de Chronic Care Connect Cardiology n’a pas encore son marquage CE mais a d’ores et déjà annoncé étendre à toute la France, dans le cadre du fameux articles 36, ses services limités jusqu’ici aux expérimentations PIMS et OSICAT dont les résultats sont attendus pour la fin 2017.
Des industriels comme Orange Healthcare ou Etiam peuvent également proposer des plates-formes. Ce ne seront pas les seuls.

Il ne s’agit encore que d’"expérimentations" mais à une plus large échelle. Et Nicolas Revel, directeur général de la CNAM, a expliqué lors du congrès de l FMF début juin qu’il compte ouvrir en 2018 une négociation conventionnelle sur la télémédecine pour faire entrer les actes de téléconsultation et de téléexpertise dans le droit commun et non plus dans un cadre expérimental.

(mis à jour le 19 juin 2017)

 



Médecins et objets connectés de santé : beaucoup de sondages et encore peu de faits ; donnez votre avis

S’il y a un sujet qui a été sondé et re-sondé, c’est bien celui des objets connectés en particulier dans la santé. Les médecins et leurs patients sont interrogés régulièrement. Tous ces chiffres donnent un peu le tournis. A la mesure des projections de ce marché jugé très porteur. Et vous qu’en pensez-vous ?

La dernière enquête Opinion Way auprès de 1070 Français (8-12 mars 2017) atteste que 45% (contre 35% en 2016) de la population voit les objets connectés comme une révolution, à l’image d’Internet il y a quelques années… Si la santé est citée comme un secteur prioritaire (73%), les objets qui viennent spontanément à l’esprit sont les montres connectés (53%) et les smartphones (37%), pas les tensiomètres ! Parmi les bénéfices reconnus (choix dans une liste), c’est la possibilité d’être alerté en temps réel encas d’urgence qui est en tête (94%), « nous permettre de mieux suivre notre état de santé » arrive en 5ème position à 83%. Côté inconvénients, 74% des sondés estiment que les données de santé peuvent être anxiogènes et les objets connectés eux même nocifs pour la santé (62%). Alors, que doit-on en conclure ? Visiblement, le sondage réalisé par l’IPSOS pour AG2R La Mondiale présentait de façon plus optimiste la santé connectée avec 43% des Français utilisant une appli mobile de santé.

Et les médecins ? Il semble que la menace sur le secret médical et le flou sur la responsabilité soient encore les principaux freins pour conseiller des objets connectés à leurs patients. La perte de confidentialité est le premier risque évoqué (90% des MG et 88% des spécialistes) par le sondage Ipsos-Asip Santé présenté en janvier 2017. Les deux facteurs (secret médical et responsabilité) sont mentionnés respectivement par 40 et 34% des médecins selon l’étude réalisée par Withings et la MACSF auprès de 1037 médecin sociétaires.

9, 16 ou 40% : quelle réalité donner à ces chiffres ?

Quand on veut aborder la pratique et la consultation, on se trouve de même assez perplexe. Dans le cadre de l’étude Withings-MACSF, 25% des professionnels de santé interrogés déclarent utiliser à titre personnel un objet connecté mais 15% l’intègrent à leur pratique principalement pour établir un diagnostic (à 43%). 9% disent en avoir déjà conseillé à un à leurs patients (glucomètre dans 51% des cas, tensiomètre 39%, traqueurs d’activité 36%. Le baromètre Vidal CNOM de 2016 s’adressant à ses clients équipés de smartphones (on attend celui de 2017) évaluait à 16% le nombre de médecins ayant déjà conseillé un objet connecté (contre 9% en 2014) mais seulement à 20% de leur patientèle. Le site Egora a pour sa part travaillé en collaboration avec la société d’études Direct Medica pour réactualiser son baromètre du médecin connecté (23 février-6 mars 2017). Dans cet échantillon de 265 médecins internautes, interrogés par mail, possédant des smartphones à 89,91% et une tablette à 66,79%, 39,25% affirment avoir déjà conseillé un objet connecté à des patients. Ceux qui ne le font pas se sentent mal formés (52,38%) et craignent pour le secret médical (12,90%). Le niveau de confiance (42,64) est supérieur à la défiance (41,51%).

Une étude sur le terrain

Au vu de ces résultats, tout juste peut-on observer une tendance favorable aux objets connectés santé… Pour en avoir le cœur net, le Lab e–santé, groupe de réflexion composé à l’origine de responsables de la communication santé mais élargi aux associations de patients, a initié UPDOCS, (Usage et Partage des Données issues d’ Objets Connectés de Santé), la première étude multipartenaires dédiée à l’appropriation des objets de connectés de santé par les professionnels de santé . Pour ce faire UPDOCS a mis a disposition des PS dans 8 centres investigateurs (6MSP, 2 pharmacies et 1 centre de soins) la solution Virtual Santé sur iPad (issu de la plate-forme Tactio) et un ensemble d’objets connectés (balance, bracelet, auto tensiomètre). iPad et objets sont attribué aux patients acceptant d’intégrer l’étude et présentant un excès pondéral ou une hypertension ou une grossesse à risque. La première phase de cette étude de 10 mois auprès des PS et de 6 mois auprès des patients s’est clôturée en janvier. Les médecins apparaissent depuis quelques années plus « geek » que l’ensemble des Français. 40 PS ont ouvert 13 comptes (ce qui montre que le partage d’informations est prévu). Les patients inclus sont majoritairement des hommes (30% entre 30 et 39 ans) dont près de la moitié fait peu d’activité physique. Résultats attendus : mieux connaître les freins et les moteurs à l’adoption de la santé connectée par les professionnels de santé, le profil des PS y trouvant un avantage, les usages réels et si les Maisons de Santé Pluridisciplinaires constituent un terrain favorable à son déploiement.

Donnez votre avis sur Buzz Medecin

Plus modestement, Buzz Medecin suggère aux professionnels de santé qui seront arrivés jusqu’à la fin de cet article (!) de déposer un avis sur le sujet. Avez-vous déjà utilisé un objet connecté de santé ? En avez vous conseillé à un patient et dans quelle circonstance ?
Merci d’avance !!!



MSP : le logiciel au coeur de la pratique collaborative et de l’exploitation des données

Pas moins de huit éditeurs* présents aux Journées nationales de la FFMPS les 17 et 18 mars au Centre des congrès de Lyon. Parce que le choix du système d’information reste toujours primordial pour le bon fonctionnement d’une équipe pluridisciplinaire. D’autant qu’il doit aussi permettre d’exploiter le gisement de données accumulé par la MSP.

FFMPS Lyon950 inscrits pour les 6èmes journées de la FFMSP (Fédération française des maisons et pôle de santé qui va devenir Fédération Française des maisons pluridisciplinaires de santé et rejoindre la Fédération des soins primaires). Médecins, infirmières, paramédicaux de diverses origines, pharmaciens… tous engagés pour former des équipes pluridisciplinaires. « Car une MSP ça ne se décrète pas, il faut une équipe, comme le rappelle le Dr Pascal Gendry, successeur du Dr Pierre de Haas comme président de la Fédération. « Une MSP c’est toujours une histoire » ajoute le Dr de Haas qui a pris en charge l’organisation des Journées.
La pertinence des concepts initiaux ne se dément pas. Au 14 mars, il y avait 910 Maisons de santé pluridisciplinaires ouvertes (contre 436 en mars 2014) et 334 projets sélectionnés soit 1244 MSP en puissance. Même si le rythme des ouvertures se ralentit un peu, la montée est continue, comme le montrent les derniers chiffres de l’observatoire des MSP de la DGOS (Délégation générale de l’organisation des soins).

Sur ces 910 MSP, 420 sont en SISA (société interprofessionnelle de soins ambulatoires), pour lequel un texte de simplification devrait sortir dans moins d’un an. Toutes les SISA n’ont pas encore de dossier médical partagé, et 81% auront un logiciel labélisé en version V2 du label e-santé Logiciel Maisons et Centres de santé de l’ASIP d’ici la fin de l’année, ce qui est obligatoire pour toucher certaines subventions.

Promouvoir l’innovation et la recherche

Trop peu d’équipes des soins primaires participent à la recherche, note le président de la Fédération. La Haute Autorité de Santé dont la mission est d’améliorer la qualité des soins sur le territoire voit dans les MSP de précieuses alliées. Sous réserve qu’elles soient équipées de Système d’information (SI) structurés où l’on peut introduire de nouveaux indicateurs de qualité des pratiques à co-construire entre la HAS, les MSP et les patients . « Nous ne pouvons plus construire le système de santé sans les patients, souligne le Pr Agnès Buzin, présidente de la HAS, ceux-ci doivent être impliqués dans les indicateurs de mesure de qualité des soins. L’utilisation d’un SI partagé et optimisé pour produire des données fait partie des critères de qualité d’une MSP rappelle le Dr Michel Varroud-Vial, conseiller Soins primaires et professions libérales à la DGOS, conscient qu’il faut les accompagner dans cette démarche. Une MSP (moyenne obtenue sur 855 MSP ouvertes), c’est en effet 5 médecins, 1,6 chirurgien-dentiste, 2,3 pharmaciens et 9,1 paramédicaux. La découverte du travail des uns par les autres va modifier les pratiques et ce n’est qu’à partir d’un certain degré de maturité que l’équipe de soins peut envisager un travail de recherche à partir des données patients.

Exploiter le trésor des MSP

"Les professionnels de santé n’ont pas toujours conscience d’être dépositaires d’un véritable trésor avec les données produites par leur SI, souligne le Dr Gilles Perrin, nouveau médecin DIM de la FFMPS. Un trésor inexploité.
Or la production de données est utile à la fois pour
- analyser les pratiques de l’équipe,
- pour développer un projet de santé,
- pour comparer ses données à celle des collectivités ou de l’assurance maladie.
Le SI c’est le centre névralgique de la structure. Mais pour être exploitées encore faut-il que les données soient structurées. Certes dit encore le Dr Perrin la plupart des logiciels installés dans les MSP sont dits structurés, avec la possibilité et même parfois l’obligation de coder (pour la sécurisation de l’ordonnance, par exemple). Cependant le Dr Perrin qui s’est fait présenter différents logiciels a constaté que c’était très variable d’un logiciel à l’autre et que tous n’offraient pas les mêmes possibilités, surtout en matière de « requêtage ». Les deux ateliers organisés à Lyon sur ce sujet montrent que les professionnels de santé ressentent l’opération de codage comme chronophage, assez complexe et technique. Les données factuelles telles que les résultats biologiques ou les paramètres biométriques sont en général codées. Les médicaments bénéficient d’un code CIP, mais pour les génériques ça se complique. En fonction du but recherché, l’équipe va devoir s’imposer des « datasets » ne prenant en considération que ce qui est utile pour ne pas coder inutilement. S’il y a des examens à prescrire pour le suivi on indiquera juste fait/pas fait, normal ou non ; un petit nombre de données va ainsi permettre à une équipe de gérer les diabétiques qu’elle soigne façon très fine, insiste le Dr Florence Maréchaux, médecin de santé publique et médecin DIM d’ICT, qui a participé à la réalisation de datasets dans le cadre de la HAS. Trois thématiques sont prêtes en data sets : la BPCO, le Diabète et l’hypertension (en cours).

Motiver les équipes

Pour motiver toute l’équipe, il faut sortir des tableaux de bords réguliers. Il est recommandé de ne pas se lancer avant d’avoir une équipe mature qui travaille déjà de façon coordonnée Une fois le codage effectué, il faudra encore apprendre à requêter. La recherche multicritère proposée par les logiciels se révèle parfois limitée à des requêtes préexistantes. Il sera le plus souvent nécessaire d’interroger l’éditeur. Celui ci, en plus des requêtes déjà existantes, pourra construire une nouvelle requête à la demande de l’équipe. Quand de tels travaux seront publiés massivement par des professionnels libéraux, ce sera un grand motif de satisfaction. Et une source de progrès pour la pratique médicale.

8 editerus

*Aatlantide avec ActeurCS.fr, CLM avec Solution MSP (MLM + logiciels paramédicaux de RM), CGM avec Axisanté et Hellodoc , Hypermed, ICT avec Chorus, Prokov avec Medistory 4×4 (pas encore commercialisé), Silk informatique avec éO MSP, Weda



Une étude de L’URPS Médecins libéraux Ile de France sur les offres de services de rendez-vous en ligne

L’« étude de marché » réalisée par l’URPS Médecins libéraux Ile de France met en avant les avantages et les inconvénients des plates-formes de prise de rendez-vous en ligne avec des fiches détaillées sur une quinzaine de solutions. A consulter avant de faire son choix. En complément des informations déjà disponibles sur Buzz médecin.

t_250URPS_354C’est une très bonne initiative de l’URPS médecins libéraux Ile de France que d’enquêter sur la prise de RV en ligne, car l’offre est devenue pléthorique. Alors que ce service connait un réel engouement puisque plus de 20 000 médecins en France auraient déjà franchi le pas fin 2016, selon les éditeurs. La commission ad hoc de URPS en a rencontré quinze, a rédigé sur chaque offre une fiche complète. Et a également recueilli quelques témoignages de médecins utilisateurs.
Le constat est évident : le patient est de plus en plus connecté et la gestion efficace des RV est cruciale pour le médecin.
Le RV en ligne apparaît donc comme une évolution inévitable.
Les avantages sont réels et commencent à être bien connus :
- Pour le patient : retour positif des patients qui ont une plus grande liberté (40% des prises de RV se font en dehors des heures d’ouverture) et d’avantage d’autonomie pour choisir le RV qui leur convient plutôt que de se faire imposer un RV au tél. Il est plus facile d’annuler ou de modifier un RV. L’âge moyen des patients inscrits sur le site se situe entre 50 et 55ans, tranche d’âge qui représente une partie importante de la patientèle. Les services fournissent des statistiques.
- Pour le médecin : le rappel de RV par SMS diminue les RV non honorés. Même si cela concerne surtout les spécialistes car les MG fixent des RV à courte échéance.
Le médecin peut « blacklister » les patients qui ne sont pas venus mais Il peut y avoir des patients qui prennent des RV sur plusieurs sites. Comme s’ils se trouvaient dans un libre-service médical.
La diminution des appels téléphoniques est indéniable avec désengorgement des périodes d’affluence téléphonique comme le lundi matin ce qui évite la perte de patient n’arrivant pas à joindre le secrétariat.
Le service offert par plusieurs sites, de la prise de RV chez un spécialiste au cabinet du médecin traitant peut améliorer le parcours de soins. De même que l’envoi de SMS pour les rappels d’examens ou de documents à apporter lors de la consultation.
"Avantages" plus discutables :
- La diminution des coûts de gestion n’est pas facile à mettre en évidence. Les médecins y voient plutôt un service complémentaire du secrétariat ou du télésecrétariat. Le coût de l’abonnement au service est par ailleurs non négligeable.
- La meilleure visibilité sur Internet intéresse surtout les spécialistes récemment installés qui peuvent espérer rayonner au delà de leur quartier. Pour le généraliste, le recrutement de la patientèle se fait surtout par le bouche à oreille et la proximité. La majorité des médecins interrogés réservent d’ailleurs le service à leurs seuls patients. Car ils sont déjà débordés.
 -Hormis les quelques éditeurs de logiciels de gestion cabinet qui ont réalisé leur propre solution intégrée, l’interopérabilité n’est pas garantie
 

Bien lire le contrat

L’analyse des contrats appelle à la vigilance du médecin souscripteur, même s’il est proposé « sans engagement ». Il importe de vérifier :
- s’il reste possible de souscrire auprès d’un autre service – ce qui se passe en cas de dysfonctionnement
- la période de révision des tarifs
- la confidentialité et la sécurité des données (hébergement sur serveur agréé pour les données de santé) ainsi que l’engagement ou non de l’éditeur de ne pas utiliser les données à d’autres finalités que la gestion de rendez-vous. Il est important de savoir quels autres services vont être proposés à son patient
- l’obligation de déclaration à la CNIL du fichier patientèle par le médecin
-comment les données sont récupérées à l’issue du contrat les implications juridiques pour le médecin
 

Un poids dans l’organisation  du système de soins ?

Car, rappellent les auteurs, ces éditeurs souvent issus de grands groupes ne « relèvent pas du code de la santé publique ». Avec la gestion des RV, ils mettent la main sur des fichiers de patients à terme de plusieurs millions d’usagers ce qui peut leur donner un grand poids dans l’organisation du système de soins.

Une quinzaine de médecins membres de la Commission Pratiques libérales, nouveaux modes d’exercice et nouvelles technologies, ont participé à cette étude coordonnée par les Drs Laurent de Bastard et Luc Réfabert,

Disponible sur http://www.urps-med-idf.org/publication/index.aspx



VisioCheck, le tout-en-un de la télémédecine mobile

 Visiomed a dévoilé au CES 2017 de Las Vegas, VisioCheck, « première station de télémédecine mobile ». Le Dr François Teboul, directeur médical de Visiomed en a détaillé les fonctionnalités cette semaine, à Paris, pour la presse spécialisée.

Chez Visiomed, il s’agit moins de développer une gamme complète d’objets connectés santé * que de proposer des solutions au grand public comme aux professionnels de santé. Ses services intégrés à sa plate-forme de recueil des données médicales Bewell Connect, comptent selon Eric Sebban, fondateur de Visiomed, plusieurs milliers d’abonnés principalement des personnes à l’étranger ou des femmes avec des enfants en bas âge. Check-up (4,90€/mois) permet d’analyser ses symptômes (250 primo-diagnostics et des algorithmes issus du travail du Dr Loïc Etienne) pour juger de l’urgence et MyDoc permet d’obtenir un médecin au bout du fil.
A destination du milieu professionnel, Visiomed a aussi conçu My HealthBox qui permet au patient d’être suivi chez lui à distance après une hospitalisation ou selon un plan de soins que le praticien peut facilement modifier en fonction des alertes qui lui sont transmises. Doté de son propre module avec une carte Sim, le système est autonome n’exigeant pas de Wifi à proximité.

Développer la télémédecine en libéral

Teboul et visiocheckDévoilée au dernier CES (où Visiomed avait décroché un Innovation Award en 2016 pour son électrocardiogramme de poche MyECG), VisioCheck veut être la première station de télémédecine mobile. La « station » se présente comme un smartphone dédié (poids 300g) doté d’une riche connectique et d’une carte SIM. Communication par Wi-Fi, 2G,3G, 4G. Le capteur infra-rouge du thermomètre est inclus et tous les équipements ont été miniaturisés : l’ECG sept têtes, l’oxymètre de pouls, le tensiomètre brassard et le « dongle » MyGluco qui se connecte sur la prise jack (microphone) du VisioCheck. Une caméra pour une éventuelle visioconférence et une LED pour éclairer l’examen médical complètent le dispositif.
Les applications embarquées permettent de gérer les différents paramètres vitaux sur un seul visiocheckécran. Dans ce tout en un, le professionnel a également accès à la liste des dossiers patients avec historique et données patients. Les données seront transférées automatiquement au dossier médical électronique.
Visiomed a prévu un chariot ambulatoire pour l’utilisation en établissement. Mobilité au sein de l’établissement et mobilité en visite. Un équipement à partager par un cabinet groupé ou une maison de santé pluridisciplinaire et des urgentistes. Ou encore à installer dans l’espace confidentialité d’une pharmacie pour lutter contre la désertification médicale.
VisioCheck est en train de passer ses derniers tests métrologiques pour l’obtention de la certification CE comme dispositif médical de classe IIA. Il devrait être proposé autour de 2.500 euros à l’achat ou en location avec des services de 149 à 249 euros/mois.
« Avec VisioCheck, nous allons contribuer au développement de la télémédecine notamment via les professionnels libéraux, souligne le Dr FrançoisTeboul, qui n’hésite pas évoquer "un nouveau standard médical".

*MyGluco, lecteurs de glycémie, MyScale, gamme de balances et d’impédancemètres, MyOxy, l’oxymètre de pouls, MyTensio la gamme de tensiomètres, MyCoach, les trackers de sommeil et d’activité, MyTens, électrostimulateur, MyECG, électrocardiogramme de poche sans fil



CES 2017 : la santé connectée au service des diabétiques, du brossage des dents, du soulagement de la douleur

Le Consumer electronic show (CES) qui s’est tenu du 5 au 8 janvier à Las Vegas a une nouvelle fois montré la vitalité des start-up françaises (233 étaient présentes) notamment dans le domaine de la santé. C’est d’ailleurs un dispositif français pour les diabétiques qui a obtenu un prix de la meilleure innovation. Buzz Médecin a retenu quelques innovations (pas toutes françaises).

Diabète mieux géré

glucosepng2Lorsqu’elle sera commercialisée, la montre connectée K’Track Glucose de la société PK Vitality  pourrait bien changer la vie quotidienne de nombreux diabétiques. Il s’agit du premier dispositif de contrôle de la glycémie par simple pression sur la peau. La K’apsul Glucose qui s’insère au dos du cadran comporte un système de microaiguilles qui examinent le liquide interstitiel (technologie Skin Taste). L’utilisateur ressent un léger effet de fourmillement mais pas de douleur. Pour Luc Piérart, président de la société, l’idée c’est de reproduire le processus de la langue et de goûter la peau. Le capteur peut changer pour d’autres analyses (l’acide lactique par exemple). Avec une levée de fond en cours (entre 3 et 5 millions d’euros) qui sera facilitée par le « Best of innovation » reçu, l’objectif est de commercialiser la montre en 2018 pour un prix de 149 €. La recharge K’apsul Glucose d’une durée d’un mois serait vendue 99 €. Voir le site
C’est encore une avancée pour les diabétiques qui a reçu un Award dans la catégorie Biotech. Clipsulin met, selon Diabnext son concepteur américain, l’Intelligence artificielle au service de la gestion des doses d’insuline. Compatible avec différents stylo injecteur (Sanofi Novonordisk, Lilly notamment) l’enregistreur mémorise le nombre d’unités, l’heure etc..
L’application Diabnext, partagée avec le médecin, permet de gérer son diabète plus efficacement.

Brossage de dents connecté

ARA et appOnt également reçu un Award dans la catégorie Biotech, l’Oral Care System de Kolibree, qui avait lancé une brosse à dents connectée pour apprendre aux enfants à se laver les dents ; Il s’agit cette fois d’accompagner le brossage des patients à risque ou en traitement orthodontique avec ARA. Cette brosse à dent est en précommande sur le site à 79 € (livraison prévue en mars). Award aussi pour Philips Sonicare et son coaching personnalisé en 3D avec feedback en temps réel pour améliorer son brossage.

Télémédecine portable

Autre innovation intéressante, le groupe Visiomed a présenté Visiocheck, la première station de télémédecine mobile et connectée au monde d’un poids de 500 g, ayant la marque CE de dispositif médical de classe IIA (lancement mi 2017). Visiomed a profité du salon pour annoncer le partenariat avec la société de domotique Vity pour qu’elle intègre les services de santé Bewell Connect dans son bouquet TV pour le maintien à domicile.
Le CES est en effet une bonne occasion d’annoncer les partenariats. Startup ayant pour vocation de penser & développer des technologies médicales innovantes de diagnostics et de les rendre accessibles au plus grand nombre, Neogia a officialisé son partenariat stratégique avec Kyomed, ayant une expertise reconnue dans l’accompagnement clinique de dispositifs médicaux innovants. Ce rapprochement devrait se traduire par la mise sur le marché en 2018 d’une première technologie validée cliniquement, le bracelet connecté Motio HealthWear, permettant le diagnostic et le suivi de l’apnée du sommeil en mesurant actimétrie, fréquence cardiaque, oxymétrie et rythme respiratoire.

Semelles connectées, TENS et réalité virtuelle

Parmi les autres start-up sélectionnées pour représenter la French Tech, Rcup, Sublimed et SimForHealth.

Les semelles morphologiques connectées Rcup veillent sur la santé et la sécurité des personnes en remontant des informations (pression plantaire, posture…) avec alerte en cas d’urgence. L’assistant digital sert aussi à apprendre le bon geste pour limiter les douleurs actuelles et futures (troubles musculo-squelettiques) et peut servir à éviter la fatigue de certains postes de travail. Une fonction de commande permet même de donner un ordre à un équipement d’un mouvement de pied.

Sublimed et ActiTENS, son dispositif connecté « wearable » (à porter sur soi) de neurostimulation électrique cutanée pour soulager la douleur. Voir l’article du blog à ce sujet

Sur le stand de SimforHealth, les visiteurs ont pu tester sur le casque HTC Vive, le premier cas clinique d’urgence virtuel développé par la société française en partenariat avec le centre de simulation de la faculté médicale de Nice. Bel exemple de l’apport de la réalité virtuelle dans la formation en santé. SimForHealth présentait également la plate-forme MedicActiV de consultation et de diffusion de cas cliniques virtuels qu’elle souhaite internationaliser.

D’un CES à l’autre, il apparaît bien que tout ce qui peut être connecté va l’être. Et que l’intelligence des apps installées dans le smartphone permet des développements qu’on ne pouvait imaginer jusqu’ici.



ActiTENS, dispositif antidouleur connecté au CES 2017

La neurostimulation électrique transcutanée (TENS) se vulgarise avec l’apparition des appareils TENS connectés, légers et aux applications variées : fitness, récupération après effort sportif et traitement non-médicamenteux de la douleur. Buzz Medecin en a déjà testé plusieurs : BlueTens et MyTens de Bewell Connect. ActiTENS de Sublimed se veut à usage essentiellement médical. Il sera présenté au prochain CES (Consumer electronic show ) de Las Vegas (5-8 janvier) au milieu de la French Tech.

La startup Sublimed a été crée en octobre 2015 dans l’incubateur du CEA. Ingénieur chercheur au Leti de Grenoble, Nicolas Karst s’est lancé avec Simon Perraud, également ingénieur, dans l’aventure du développement d’un TENS connecté, en collaboration avec Dr Jean Pierre Alibeu qui a dirigé le centre antidouleur de Grenoble.
L’appareil fait l’objet de cinq brevets. « Notre dispositif est le premier vraiment « wearable », insiste le chercheur. Car un générateur d’impulsion flexible que l’on place sur la peau (comme un patch) remplace le boitier. Ce générateur est relié aux électrodes par de tout petits câbles courts et fins. Le patient peut porter le dispositif jusqu’à 12 heures/jour de manière confortable et toutes les zones du corps sont couvertes. ActiTENS est donc un dispositif anti-douleur universel.
Pour améliorer le taux de succès de la thérapie, l’application smartphone actiTENS collecte, analyse et synthétise les données du patient (historique d’utilisation, évolution du niveau de douleur ressentie et de l’activité physique, etc). Le médecin dispose lors de chaque consultation d’un outil simple et efficace pour l’aider dans son diagnostic.
Sublimed a levé 700 000 euros en juin dernier pour industrialiser son produit qui devrait être bientôt commercialisé.
actiTENS espère obtenir son marquage CE comme dispositif médical au premier trimestre de 2017, ce qui lui permettra de bénéficier de la prise en charge (112 euros) dans le cadre des TENS prescrit dans les centres antidouleur.
Environ 15 000 personnes achètent un appareil chaque année parmi lesquelles en 2014, 11.000 avec une prise en charge de l’assurance maladie .

En savoir plus www.subli-med.com



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