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données de santé

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Doc Consulte, plate-forme de relation médecins-patients, de l’échange de mail sécurisé à la téléconsultation

Les modalités de prise en charge de la télémédecine étant peu ou prou définies au sein du PLFSS 2018 (voir l’article 36 et le point de Buzz Médecin sur le sujet) avec l’ouverture prévue de négociations conventionnelles avant la fin de l’année, de nombreux acteurs se positionnent. Doc Consulte est de ceux là avec l’objectif de faire rentrer la téléconsultation et le téléconseil parmi les propositions que peut faire un médecin à ses patients.

Un contexte favorable ?

Les sociétés d’assurance et les mutuelles ont été les premières à monter au créneau. Axa Assistance a joué les pionniers, dès 2015, avec son service de téléconsultation pour ses assurés et ses employés. Cette année, le groupe Eovi-MCD Mutuelle a passé un partenariat avec la plateforme de consultation médicale Medecin Direct pour lancer un service de téléconsultation dont la campagne de publicité a déclenché une plainte du Conseil National de l’Ordre des médecins (CNOM). Le nouveau groupe Vyv, né en septembre 2017 du rapprochement MGEN-Istya-Harmonie, vient carrément de prendre une participation de 61 % dans MesDocteurs. Lancée en 2015, cette start-up assure à la fois téléconseil et téléconsultation médicale, avec son réseau de 300 médecins généralistes et spécialistes et a déjà signé des contrats avec d’autres assureurs, soit près de 15 millions de bénéficiaires couverts courant 2018, dont les quelque dix millions de clients de Vyv.
Sans compter la start-up Hellocare dont l’application permet des téléconsultations à 25 euros en vidéo 7 jours sur 7 via son smartphone avec envoi d’une e-ordonnance. Le service vient d’être lancé à l’étranger.

Dans ce contexte encore troublé, quelle place pour le médecin praticien dans son cabinet ?
Visuel Doc ConsulteDoc Consulte pense avoir trouvé la réponse. Lancé par Santé Assistance, cette plate-forme entend déployer toutes les facettes de la relation médecin-patient jusqu’au téléconseil et à la téléconsultation. Depuis sa création en 2007, la société Santé Assistance, qui vit de revenus publicitaires et de vente de contenus, a en effet construit plusieurs briques nécessaires : le site d’informations médicales Docteur Clic, entièrement rédigé par des médecins ; l’application Sympto Check pour faciliter l’orientation du patient en fonction de ces symptômes et surtout, le Dossier Santé personnel (DSP), carnet de santé numérique gratuit, hébergé sur serveur agréé hébergeur de données de santé et disponible sur smartphone depuis mars 2017 (accés sécurisé par envoi d’un code sur le smartphone). La constitution d’un dossier sécurisé sera en effet exigée pour la future téléconsultation médicale en routine (prise en charge).
 

Un ensemble de services

Visuel Doc Consulte 3Visuel Doc Consulte 2Doc Consulte offre donc un ensemble de services au patient comme au médecin. Le patient s’inscrit via le site personnel du médecin (initial nom.docconsute.com) et ouvre un DSP, s’il n’en a pas. Il peut alors prendre un rendez-vous en ligne, lire les informations sélectionnées par son médecin, lui poser une question par email sécurisé, demander un téléconseil (en prenant un créneau horaire) ou une téléconsultation qui utilisera le DSP (le patient peut y placer des documents et l’ouvrir aux professionnels de santé de son choix) et un logiciel d’appel vidéo par Internet type Skype. Lors de la téléconsultation, le médecin rédige un compte rendu et si besoin, une ordonnance, qui seront stockés dans le DSP et dans le système informatique du cabinet (pas d’intégration pour le moment). Lors d’un téléconseil par téléphone, il y a une trace de la demande de rendez-vous. Le médecin abonné à Doc Consulte (100 euros/mois) peut réserver tous ces services à ses seuls patients. Ou choisir de les ouvrir pour étendre ses activités.
Pour le médecin, l’objectif est à la fois d’améliorer sa relation avec son patient et de gagner du temps. Parmi la vingtaine d’utilisateurs actuels, le Dr Emmanuel Cauchy, directeur de l’institut de formation et de recherche en médecine de montagne (IFREMONT), réalise des téléconsultations payantes sur Doc Consulte avec des randonneurs en haute montagne. Le Dr Thomas Waitzenegger, chirurgien orthopédiste, y voit un intérêt pour les consultations postopératoires sans faire déplacer le patient. Un premier accord a été passé avec l’ARS Rhône Alpes, pour la téléconsultation et le Dr Frédéric Rérolle, généraliste à Lyon a réservé une plage horaire aux téléconsultations.
Selon ses promoteurs, Doc Consulte doit faire gagner du temps aux médecins. Parce que tous les emails de patients sont regroupés et que les coups de téléphone intempestifs se transforment en téléconseils planifiés (que l’on peut choisir ou non de facturer). Tandis que le patient trouve toujours un créneau libre pour contacter son médecin par mail, par téléphone, en prenant un RV ou pour une téléconsultation. Doc Consulte réunit pour le moment 22 médecins sur sa plate-forme… mais en espère 20.000 d’ici deux ans  !

100 euros/mois, démo gratuite, https://www.docconsulte.com/medecin/



60% des jeunes médecins associent informatique et gain de temps

Selon une étude menée par Cegedim Logiciels médicaux (CLM) et le magazine en ligne What’s up Doc, 60% des jeunes médecins associe informatique et gain de temps. Cette enquête révèle aussi que leurs attentes ne correspondent pas toujours aux usages actuels les plus répandus. Aux logiciels d’évoluer en conséquence.

L’informatique doit leur faire gagner du temps (60%) et aussi améliorer la prise en charge diagnostique et thérapeutique (54%). Pour 77% ,l’informatique est source d’efficience organisationnelle et d’optimisation de la qualité de dossiers.
Les 222 jeunes médecins (moyenne d’âge 33 ans, 2/3 installés ou en cours d’installation, 53% spécialistes, 38,8%MG) qui ont participé à l’enquête au premier semestre 2017, placent donc en tête des usages comme la gestion des rendez-vous (78%), la communication avec les patients (58%), l’amélioration de la coordination des soins (52%) qui ne sont pas encore très répandus . La gestion comptable fait également partie du top 3.
 

Exigeants sur la sécurité et la traçabilité

Leurs exigences portent sur la sécurité (68%) et la traçabilité (82%). Et ils sont une majorité (61%) à considérer l’utilisation d’un logiciel certifié comme une garantie de la sécurité des données. D’une certaine façon, la prescription sécurisée les rassure.
Vivant dans le monde de la mobilité, ils pensent à 60% qu’une application logicielle doit pouvoir être utilisée aussi bien sur ordinateur que sur smartphone ou tablette et ils ont tendance à rechercher un accès web des applications.
La moitié d’entre eux montre un intérêt pour les objets médicaux connectés et plébiscitent le glucomètre (80%) et le tensiomètre (78%).
En bon éditeur, CLM a également sondé les attentes par rapport aux services.
L’évolutivité des outils et la réactivité arrivent en tête (82%) suivi de la possibilité d’extraire les données et de faire des statistiques, à égalité avec le besoin d’un service technique facile à joindre (77%). 63% souhaitent n’avoir qu’un seul interlocuteur et 56% veulent de la formation pour laquelle la formule « présentiel » (42%) est désormais moins appréciée que le e-learning (65%) et les vidéos (53%).
A bon entendeur- éditeur, salut !
Voir l’enquête « Sommes nous des médecins numériques ? »



Vik Sein, chatbot compagnon virtuel, dans le cancer du sein

Réalisation concrète de l’avancée de l’intelligence artificielle dans le domaine de la santé, le chatbot Vik Sein accompagne les femmes atteintes de cancer du sein et leur entourage.

Pharmacien, Benoit Brouard a commencé par réaliser des applications pour smartphone alors qu’il était encore interne… dont infectioguide. Voir l’article de 2013 
Mais les applications ont moins la cote…En effet, 65% des utilisateurs de smartphone n’en téléchargent aucune et 84% des téléchargements ne sont utilisés qu’une seule fois.. la tendance, ce sont les messageries instantanées type WhatsApp ou Messenger qui depuis 2015 ont même depassé les réseaux sociaux en fréquentation.
« Avec notre société Wefight*, nous nous sommes donnés pour tâche de mettre l’intelligence artificielle au service de la lutte contre le cancer et sans rien avoir à télécharger. Nous avons choisi la technologie du chatbot pour accompagner les patientes à leur domicile sachant que d’ici à 2020, 50% des chimiothérapies seront orales. » Les chatbot, ce sont les assistants virtuels de plus en plus utilisés par les services clients en ligne des entreprises ( opérateurs internet par exemple).. Un de leurs atouts est de s’intégrer dans les messageries instantanées.
Vik Sein est né d’une collaboration avec « Mon réseau cancer du sein » qui a apporté son expertise patients et proches autour du cancer du sein et souhaitait un moyen de rompre l’isolement pour les personnes qui n’ont pas envie de s’inscrire sur un forum de discussion. Il suffit de chercher « HelloVikSein » dans Messenger et le dialogue peut commencer.
Doté d’une solide base de données validées par des professionnels de santé et mis à l’épreuve par 30 bétatesteurs du réseau, Vik Sein répond aux questions dès l’annonce de la mauvaise nouvelle, va proposer des informations et donner beaucoup de conseils pratiques (les questions à poser au médecin avant une opération par exemple). C’est aussi un soutien pour les proches.

Observance et pharmacovigilance

VikSein peut envoyer des messages de rappel pour la prise de médicament et partager automatiquement avec le médecin traitant un résumé des effets secondaires enregistrés ( le tableau de bord médecin sera opérationnel en janvier).
La patiente peut aussi signaler des effets secondaires vers les sites de pharmacovigilance.
Une étude clinique sur l’influence de Vik Sein sur l’observance va être lancée.
« Nous voulons travailler avec des outils validés par des publications » souligne Benoit Brouard

*Wefight est labellisée « Oncoentrepreneur » par Cancer Campus à l’Institut Gustave Roussy et soutenue par la French Tech



Ouverture de Curapy.com, plate-forme de jeux vidéo thérapeutiques validés cliniquement

La société Genious Healthcare a ouvert le 25 septembre Curapy.com, sa plate-forme de jeux vidéo destinés aux patients atteints de maladies neurologiques. Signes particuliers : ces jeux thérapeutiques sont des dispositifs médicaux de classe 1, qui bénéficient du marquage CE.

La température du globe a fait fondre les glaces et la planète est recouverte par les océans. Seules émergent une vingtaine d’îles, vestiges des mégalopoles d’hier.
SM_Plongee_02Vous pilotez un bâtiment et allez livrer bataille contre les contrebandiers pour devenir le roi des pirates… Baptisé X-TORP, ce jeu qui sollicite la mémoire et la concentration ainsi que l’endurance avec ajout de la Kinect , est destiné aux patients atteints d’une maladie d’ Alzheimer à un stade léger ou de troubles cognitifs similaires . Il a été développé par Genious en 2012 avec plusieurs partenaires dont le CHU de Nice (Pr Dubois) et il a fait l’objet d’une étude clinique de phase III portant sur 180 patients.. Car derrière le jeu, les performances du patient sont enregistrées et la pratique du jeu analysées par les soignants. Ce qui a permis à X-TORP d’accéder au rang de dispositif médical de Classe 1, avec un marquage CE. Selon les témoignages, le patient sort de son apathie et se prend mieux en charge.

De vrais jeux video validés

Le groupe Genious dont Genious Healthcare est une filiale, a démarré en 2011 avec une feuille blanche, explique Pierre Foulon, directeur, on savait déjà que les thérapies numériques pouvaient avoir un impact positif sur la rééducation des patients atteints de maladies neurologiques. Mais ce que nous voulions, c’est développer des vrais jeux avec des interfaces simples et ergonomiques puis faire valider cliniquement leur efficacité. A cet effet, Genious a créé un laboratoire commun avec l’Institut du cerveau et de la moelle épinière (ICM) ; Brain e-Novation est ainsi devenu le 1er laboratoire commun de recherche en e-santé. L’objectif de la plate-forme Curapy.com est d’ouvrir largement la diffusion de ces jeux. Tant aux patients qu’aux professionnels de santé. A côté d’X Torp, Curapy propose Toap Run pour lutter contre la maladie de Parkinson, MeMo pour les troubles cognitifs en général, Voracy Fish pour la rééducation du membre supérieur parétique (bientot en ligne) ainsi que deux serious games de formation aux gestes de premiers secours (CINACity) et à la gestion des crises (EHPAD’PANIC).

Jusqu’à présent environ un millier de patients les ont utilisés et Genious est en relation avec Illus_Curapyquelques 5000 professionnels de santé pour lesquels l’inscription est gratuite. Pour les patients, le jeu est gratuit mais l’accès à un bilan est payant (5 €/mois) ainsi que l’envoi des bilans à un professionnel de santé (10 €/mois). Comme il s’agit de « vrais » jeux, il est nécessaire d’avoir un PC récent ( équipé de Windows 8 ou 10) et la Kinect de Microsoft, si l’on veut bénéficier de la rééducation physique.Ce qui limite un peu le public potentiel.

www.curapy.com les services sont gratuits pour les 1000 premiers patients inscrits

Voir l’article scientifique



En Rhône-Alpes, des patients sont suivis depuis un an avec des objets connectés

 Mesurer l’impact de l’utilisation d’objets connectés au domicile de patients sur la qualité de leur suivi et sur la relation médecin patients avec recherche de la bonne organisation. Tel était l’objectif de l’expérimentation menée depuis octobre dernier en région Auvergne Rhône Alpes dont le premier bilan est globalement positif.

 balance

Les Drs Marcel Garrigou-Grandchamp, médecin généraliste, et Olivier Raspado, chrirurgien viscéral, élus URPS Médecins Auvergne Rhône Alpes sont les porteurs du projet Objets connectés qui s’inscrit dans le programme Pascaline (pour Parcours de santé coordonné et accès à l’innovation numérique) financé au titre de TSN (Territoire Santé Numérique). Un consortium (Gfi, Qualcomm Life, P2Link, IDS) et  trois objets sélectionnés : une balance et un tensiomètre de marque A&D Medical et un bracelet d’activité Sriiv de Fusion (sélectionnés après appel d’offre)

Insuffisants cardiaques, prévention de l’obésité, de l’hypertension et de la sédentarité, suivi de chirurgie bariatrique

Les patients insuffisants cardiaques, dont la soudaine prise de poids est révélatrice d’une décompensation cardiaque, se sont imposés comme pouvant tirer bénéfice d’un suivi en temps réel*. « On a beau leur fixer des seuils d’alerte, ces patients viennent voir leur médecin quand ils ont déjà pris trop de poids, parfois jusqu’à 8 kg, ce qui nécessite alors une hospitalisation. Avec la surveillance 24/24 que nous avons mis en place, nous en avons déjà évité quelques unes », explique le généraliste lyonnais.
Se sont ajoutés quelques patients suivis dans un cadre préventif pour l’obésité ou l’hypertension ainsi que des patients ayant subi une chirurgie bariatrique. Dont le chirurgien souhaitait suivre la perte de poids (dans ce cas, le modèle de balance installé autorise la pesée jusqu’à 250 kg !).

Des retours très positifs

On imagine la mobilisation nécessaire à un tel projet. Former un consortium technique pour assurer l’intégration, l’assistance et le pilotage avec installation d’un hub à domicile permettant la transmission automatique des mesures par bluetooth sans besoin d’un smartphone (Hub 2 net de la société Qualcomm Life, ) création d’une plate-forme par la start-up P2Link avec hébergement des données sur les serveurs agréé HDS de la société IDS. Co-construire le dossier des patients avec les professionnels de santé, libéraux et hospitaliers, généralistes et spécialistes qui recruteront les patients et recevront les alertes en échange d’une rémunération (un forfait pour indemniser leur participation aux enquêtes de suivi) . Engager des assistants techniques en informatique médicale (ATIM) chargés de contrôler les résultats transmis avant envoi aux médecins. Former les patients et les médecins. Une cinquantaine de balances ont été installées au domicile des patients, accompagnées selon les cas d’un bracelet d’activité ou d’un tensiomètre. « Les retours sont très positifs du côté des patients comme des médecins. Les médecins, dont l’agenda arrive la plupart du temps à saturation, se réjouissent de pouvoir espacer les visites des insuffisants cardiaques et mieux ajuster les traitements. Une consultation trimestrielle suffit là où une visite mensuelle était nécessaire.

Une expérimentation qui devrait se pérenniser

Le budget de l’expérimentation était bien sûr limité dans le temps mais la publication de l’article 91 de la LFSS 2017, la sortie des cahiers des charges pour la télésurveillance de plusieurs pathologies dont l’insuffisance cardiaque (voir précédent article de Buzz Medecin)  ainsi que la volonté affichée par les pouvoirs publics et la CNAM doivent permettre de pérenniser l’étude rhônalpine avec les forfaits proposés, analyse le Dr Garrigou Grandchamp . « Le nombre de patients encore à équiper est important ».

*Le réseau Cardiauvergne dirigé par le Pr Jean Cassagnes a montré sur cinq ans et 1500 patients inclus le bien fondé de la télésurveillance avec pese personne connecté : réduction importante de la mortalité des patients (3,45 contre 5,16) et diminution des 2/3 des hospitalisations.



Objets connectés de santé : les patients plus convaincus que les médecins

Dévoilés lors de la 11e université d’été de l’e-santé à Castres (4-6 juillet), les premiers résultats d’une étude lancée par le Lab e-santé dénotent un écart important entre la vision des patients et celle des professionnels de santé quant aux effets positifs des dispositifs connectés de santé.

Le Lab e-santé, groupe de réflexion associant entreprises de santé, patients, accompagnants, professionnels de santé, prestataires de services et institutionnels a pris l’initiative de tester en vrai grandeur l’ « utilisabilité » d’un certain nombre de dispositifs connectés. C’est ainsi qu’a été lancée en septembre 2016 l’étude Updocs (Usage et partage des données issues des objets connectés de santé). Les professionnels de santé (40 engagés sur 50 prévus) travaillant dans une maison de santé, une pharmacie ou des centres de soins, ont remis aux patients éligibles une solution de suivi des données de santé sur iPad (ou smartphone) Virtual Santé du groupe Tactio ainsi que des objets connecté de marque Terraillon (balance, tracker d’activité, auto-tensiomètre).
Les PS peuvent créer un compte sur Virtual santé pour consulter les données des patients (13 comptes ont été ouverts utilisés par plusieurs PS) qui sont hebergées chez Claranet. Etaient éligibles des personnes présentant un excès pondéral (indice de masse corporelle supérieur à 28), une hypertension artérielle ou une grossesse à risque, et disposant d’un smartphone ou d’une tablette. 112 patients ont été inclus sur les 250 attendus. « La mise en place de l’étude est une question d’organisation. Au début, c’était brouillon et un peu au hasard de mes consultations. A l’usage, j’ai acquis un certain savoir-faire et j’ai mieux appris à poser mon discours et sélectionner les candidats, témoigne le Dr Joël Valendoff, médecin généraliste à la Maison de Santé Faidherbe à Paris. Je sélectionne les patients qui ont un emploi du temps chargé et qui peinent à venir consulter par manque de temps. Une fois le malade ciblé, je n’ai jamais eu de refus patient. Je les sensibilise sur l’importance de se faire suivre. Une fois qu’ils saisissent l’intérêt, ils sont pour la plupart, assez enthousiastes. »

Des regards croisées qui diffèrent

Un des objectifs de l’étude est en effet de déterminer "les freins et les moteurs à l’adoption de la santé connectée par les professionnels de santé", d’évaluer "les usages réels de ces technologies" et les profils des professionnels qui y trouvent un bénéfice.  Les maisons de santé pluridisciplinaires sont-elles le "terrain favorable" à l’adoption de ces nouveaux dispositifs ?
Les résultats intermédiaires présentés à Castres se basent sur les réponses à un questionnaire "SUS" (System Usability Scale) qui sert à recueillir un point de vue subjectif sur un dispositif ou un système. Note allant de 0 à 100 (de pas du tout d’accord à tout à fait d’accord). Ce questionnaire a été soumis aux patients et professionnels sept jours après leur inclusion dans l’étude et la découverte du dispositif proposé. N’y ont répondu que 12 PS et 47 patients. Le score moyen d’utilisabilité chez les patients est supérieur de plus de 11 points à celui des professionnels de santé (67,4 contre 56,3). La différence de ces regards croisés est tout à fait patente quant à l’aide à l’échange avec les PS noté 8 par les patients et 5,5 par les PS, l’optimisation du temps ( 7,4 contre 5,1) et la remise en question de l’expertise du PS ( 6,5 contre 4,3). Autre enseignement : la disparité des scores enregistrés par les patients se révèle forte, variant de 35 à 100/100. Ce qui suggère la nécessité d’un accompagnement personnalisé.
Si l’étude a suscité une grande satisfaction, le temps de démarrage est long des deux cotés, tant pour les PS qui doivent changer leurs habitudes que pour les patients qui ont besoin de quelques réglages pour devenir plus rapide.
« Cette étude me permet d’avoir un angle de prise en charge très original. Et elle permet de suivre de manière ludique certains patients, les jeunes tout comme les seniors»
, conclut le Dr Joël Valendoff .L’étude se poursuit jusqu’à la fin de l’été, pour une présentation des résultats complets à l’automne.

Télécharger la présentation des premiers résultats sur le site du lab e-santé



APICEM obtient l’agrément hébergeur de données de santé pour Apicrypt 2

L’agrément HADS obtenu pour Apicrypt 2 marque-t-il la fin du feuilleton à rebondissement que nous jouent la SARL APICEM (ce n’est plus une association) et l’ASIP Santé, depuis deux ans, sur le thème de l’intégration d’Apicrypt, la messagerie sécurisée leader avec 70 000 utilisateurs revendiqués, dans l’espace de confiance MSSanté?

Le « scoop » a été dévoilé dès vendredi 29 par Michel Gagneux, directeur de l’ASIP Santé dans une dépêche en ligne de TIC Santé et repris ce mardi 4 juillet dans un communiqué d’APICEM : APICEM SARL devient hébergeur agréé de données de santé à caractère personnel (HADS) pour la version 2 de sa messagerie Apicrypt.
L’agrément a été délivré le 29 juin 2017 par le Ministère de la Santé en accord avec l’ASIP Santé et la CNIL.
Evolution logique de la messagerie sécurisée, Apicrypt 2 propose la signature systématique et obligatoire de tous les messages et la traçabilité de chaque étape de la transmission.
Dès 2015, le Dr Alain Caron, gérant d’APICEM SARL, annonçait la compatibilité d’Apicrypt 2 avec MS Santé (voir l’article de Buzz Medecin).
Mais l’entrée dans l’espace de confiance de MS Santé nécessitait l’agrément HADS du serveur APICEM.
Pendant deux ans, les deux partis, si l’on peut dire, ASIP Santé et APICEM, se sont renvoyé la balle. L’ASIP Santé et le Comité d’agrément des hébergeurs s’opposaient aux choix techniques de l’APICEM, réclamant un certificat de sécurité supplémentaire. Tandis que l’APICEM attaquait l’ASIP Santé pour distorsion de concurrence.
A tel point que lors du dernier congrès de la FMF, Nicolas Revel , directeur de la CNAM a assuré aux médecins Apicrypteurs qu’ils pourraient toucher le forfait structure 2017 même si leur messagerie n’était pas encore dans l’espace de confiance.

Apicrypt 2 pas interopérable MS Santé avant  3 à 6 mois

De fait, l’APICEM qui s’était fendu d’une lettre au nouveau ministre de la santé, Agnès Buzyn, le 21 mai dernier pour se plaindre du blocage de son dossier d’agrément déposé en février 2015, estime dans son communiqué qu’il lui faut « trois à six mois hors période estivale pour finaliser les développements de la version 2 d’Apicrypt et la rendre interopérable avec l’espace de confiance ».
Et encore, si l’ASIP Santé l’aide dans le franchissement de cette dernière étape. Le Dr Caron juge également que l’annuaire MSSanté très peu fiable aujourd’hui devra être consolidé et déplore une nouvelle fois la concurrence de ce webmail gratuit. Il prévient qu’il n’hésitera pas à dénoncer à nouveau les retards qui ne seraient pas justifiés ». Estimant que c’est la lettre au ministre qui a permis de débloquer le dossier. Ce que réfute évidemment l’ ASIP Santé en expliquant que l’agrément a suivi le processus normal.
Michel Gagneux assure toutefois que l’intégration d’Apicrypt (76 millions de messages échangés l’an dernier alors que le déploiement de MSSanté progresse ) est un « sujet d’intérêt général » et que l’aide de l’ASIP Santé lui est acquise pour cette démarche.
La migration des médecins Apicrypteurs vers Apicrypt 2  n’est donc pas encore pour tout de suite et Nicolas Revel a bien fait de le prendre en compte! 



Kligo : les mesures d’examen directement dans votre ordinateur via des appareils connectés

Utilisez des objets connectés en consultation et vous gagnerez du temps ! C’est en tout cas le message des concepteurs de Kligo, une solution comprenant un logiciel interface léger ainsi qu’une mini clé USB bluetooth à installer sur votre ordinateur. Un pack incluant des dispositifs médicaux connectés accompagne l’offre.

La clé USB récepteur bluetooth récupère automatiquement les signaux bluetooth émis par les dispositifs médicaux connectés tels que tensiomètre, balance, oxymètre, glucomètre, thermomètre. Lorsque le logiciel métier du médecin a intégré Kligo, les mesures arrivent directement dans ses dossiers patients. Dans le cas contraire, les mesures arrivent sur l’interface du logiciel Kligo et le médecin n’a plus qu’à effectuer un copier coller.  Les données du patient ne sont pas récupérées sur des serveurs mais restent en local dans l’ordinateur du médecin.

Sur notre photo prise sur le stand de Kligo à HIT pendant la Paris Healthcare week (16-18 mai), Yacine Remini  co-fondateur de Medeo effectue un transfert de IMG_4297mesure de tension vers l’ordinateur.

Une interface non propriétaire

Outre le fait que les données du patient restent stockées chez le médecin, l’avantage de l’interface Kligo, c’est de ne pas être propriétaire. Les appareils connectés peuvent donc être de marque différente. Pour assurer cette interopérabilité, la start-up interface une dizaine de marques de dispositifs professionnels (A&D, Omron, Cardioline, Thomson, Fora, etc.) comme des tensiomètres, balances, glucomètres, etc. et depuis octobre 2017 dermatoscope, otoscope et iriscope.
Du côté des éditeurs, quelques logiciels comme AlmaPro, Medimust, MagicMed (Shaman et Med’Oc en cours)…ont intégré Kligo et Medeo assure être en contact avec d’autres éditeurs. Fondée par deux jeunes diplômés en innovation et un médecin généraliste, Medeo n’est encore qu’une start-up lyonnaise de 4 salariés soutenue par BPI France et des investisseurs privés.
Présentée aux Journées Nationales de Médecin générale en 2016, Kligo s’est vu décerner la mention « Meilleure application médecin généraliste » de l’année par un jury de professionnels. Mais c’est le succès de cette initiative auprès des médecins qui lui donnera du poids pour des négociations futures. Pour inviter les médecins à découvrir les avantages des dispositifs connectés, Medeo diffuse donc des packs incluant ces appareils*.

Suivi du patient à domicile

La prochaine étape, c’est "le suivi du patient à son domicile avec l’intégration directe des mesures dans les dossiers patients, explique le Dr Jean-Marie Bournazel, médecin généraliste, co-fondateur de Medeo. Une solution mobile de télésurveillance est en développement.
« Nous attendons avec impatience les avancées de l’ARS sur ces sujets »

*Medeo diffuse un pack découverte avec un tensiomètre et une balance connectés. Ainsi qu’un pack Expert comprenant 5 dispositifs. Disponibles en ligne sur www.kligo.fr ou 08 05 69 22 33
Voir aussi www.medeo-health.com



Hackathon Diabète de la CNAM : cinq projets sélectionnés

Pendant un mois, du 23 mars au 23 avril, le Hackathon Diabète lancé par l’Assurance Maladie en partenariat avec le Diabète LAB de la Fédération Française des Diabétiques, living lab consacré au diabète, a enregistré 40 candidats.
Le 10 mai 2017, 15 pré-selectionnés ont défendu leur projet pour « Mieux vivre son diabète » devant le jury de représentants de la CNAMTS, de la FFD, de professionnels de santé et de patients du Diabète LAB qui en ont retenu cinq.
Accces, Diabnext, Healsy, La Cantine et Stimul Activité Physique participeront donc à la finale du Hackathon Diabète qui se déroulera le 16 octobre 2017. Au cours des prochains mois, les cinq équipes finalistes bénéficieront d’un accompagnement personnalisé pour finaliser leur projet et recevront une dotation selon leur classement final. Les projets sont très divers.
Acces de la société CEMKA est un outil d’information pour trouver le contrat d’assurance complémentaire assurant la meilleure couverture, en fonction de sa situation.
La société Diabnext a conçu une plate-forme d’enregistrement automatique des mesures de suivi recueillies par les dispositifs d’automesure : taux de glycémie, unités d’insuline injectées, estimation des glucides dans les plats et boissons absorbées. Ces données sont partagées avec le médecin, analysées par une plate-forme d’intelligence artificielle afin de proposer les informations utiles et adaptées à l’état du patient.
Healsy, également sur smartphone, prédit les variations de glycémie grâce à un modèle mathématique adapté au patient en fonction des résultats des outils de suivi utilisés (CGM, pompe à insuline, smartwatch.)
La Cantine est une application mobile a destination des parents d’enfants diabétiques de type I, des professeurs et des animateurs pour les aider à adapter les repas de l’enfant à l’école.
Enfin, l’entreprise Stimul propose un programme d’éducation thérapeutique à distance, dédié aux patients atteints de diabète de type 2, qui vise à favoriser la mise en œuvre autonome et durable des recommandations d’activité physique et de suivi nutritionnel adaptés à leur situation. Le programme prévoit l’intervention personnalisée à distance (par téléphone et via une application) d’un éducateur thérapeutique pendant plusieurs semaines.



Medadom (et Docadom) : la visite géolocalisée, une nouvelle façon d’exercer pour les médecins ?

Après Docadom, voici Medadom, une appli sur smartphone qui propose aux patients des visites médicales remboursées, en trois clics.

Ils se sont trouvés face à face sur leur stand du congrès de la médecine générale France (CMGF) qui s’est tenu du 30 mars au 1er avril au Palais des congrès de la Porte Maillot. Docadom et Medadom, deux start-up occupant pratiquement le même créneau : celui d’apporter au patient qui ne peut se déplacer la garantie d’une visite « remboursée » dans un délai court. Pour désencombrer le 15 et les urgences. Medadom lance son pilote en mai dans le 17ème arrondissement et l’ouest parisien (à peu près dans les mêmes quartiers que Docadom !). Pour 3 mois.

A sa tête un père et un fils, l’un médecin, Charles Mimouni, 30 ans d’expérience en tant qu’urgentiste puis biologiste, l’autre, Eliedan Mimouni encore interne, aidé d’un troisième associé pour le marketing et la communication. L’idée est née comme souvent d’une histoire personnelle. Une grand mère malade un dimanche avec un médecin de permanence qui n’arrivera qu’en fin de journée alors que son état s’étant aggravé, la vieille dame a été emmenée par les urgentistes du 15 à l’hôpital où elle décédera. Un enchaînement fatal qui a conduit Eliedan Mimouni à imaginer qu’une autre démarche était possible. Un service utilisant le smartphone pour la satisfaction des patients et des médecins.

Une appli mobile pour géolocaliser les médecins disponibles

Le principe : une application patient pour trouver un médecin en moins de 90 mn, 24h sur 24, 7 jours sur 7. Les médecins les plus proches sont géolocalisés et le patient lance un appel de visite. L’application sollicite alors le médecin disponible en lui donnant l’adresse de la visite. Quand il l’accepte, le patient est rappelé pour juger de la gravité des symptômes. La visite est confirmée et le médecin a 90 mn pour s’y rendre ce qui lui permet de prendre d’autres visites en chemin, en fonction de l’urgence. Lorsque le médecin arrive, il se notifie en consultation ce qui le rend « indisponible ». Le patient règle la visite sur la base du tarif conventionné et la plate-forme facture au médecin entre 1 et 5 euros par consultation. Les médecins sont équipés par Medadom d’un kit complet. Dans une deuxième version, le patient pourra indiquer ses symptômes en ligne et le médecin envoyer un compte rendu au médecin traitant. La plate-forme sera alors hébergée sur un serveur agrée HDS (Hébergeur de données de santé).

40 médecins à recruter

Medadom a commencé au CMGF sa phase de recrutement des médecins pour commencer avec une quarantaine. Une première réunion avec des médecins en mars, a convaincu la start-up que les jeunes médecins non installés mais aussi les moins jeunes pour varier leurs actes, étaient intéressés par cette nouvelle façon de pratiquer. Par la suite Medadom a vocation à s’ouvrir aux spécialistes et aux paramédicaux.
« Nous apportons une nouvelle façon d’exercer, qui va plaire à ma génération » s’enthousiasme l’interne Mimouni.

Pour participer au betatest s’inscrire sur www.medadom.com



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