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Medpics, application mobile de partage de cas clinique en français lève des fonds pour se développer

 C’est une belle réussite en train de se pérenniser. Avec 21.000 utilisateurs et 1 million de photos consultées par semaine, Medpics, suel application de partage de cas cliniques en image en français, vient de réussir sa première levée de fonds (300.000 euros) pour assurer son développement.

« Lorsque je butais sur des cas pendant mes premiers remplacements, je les mettais sur Facebook pour me faire aider par mon réseau d’amis. L’un d’entre eux m’a un jour fourni les coordonnées d’un médecin qui a résolu mon problème. C’est ainsi que m’est venu l’idée de trouver un moyen rapide et efficace pour élargir mon réseau en annulant les barrières géographiques et temporelles », explique en toute simplicité le Dr Safia Slimani, 37 ans, à l’origine de Medpics. Ils sont quatre fondateurs, dont un webdesigner et un product manager qui ont travaillé en autofinancement pour mettre au point l’application d’abord sur iPhone puis sur Android. Objectif, simplicité, rapidité, adapté à la pratique médicale.

21 000 utilisateurs, 1 million de photos vues par semaine

Le succès ne s’est pas fait attendre. Medpics a démarré avec un « pool » de 300 praticiens et étudiants, recrutés par le bouche à oreille. « Au bout de deux mois, nous étions 3000, ce qui nous a fait prendre conscience de l’intérêt de notre produit ». Ils sont aujourd’hui 21.000, 15.000 médecins et 6.000 autres professionnels de santé. Encore étudiants à 60%. Cinq à six mille font une utilisation quasi quotidienne de l’application. Qui existe aussi sous forme de site sur Internet, davantage visité par les médecins à leur cabinet. En ligne, 5.000 cas à consulter avec leurs discussions. Cette rapide réussite n’a pas manqué d’intéresser des investisseurs dont le plus connu est le groupe Planet.fr avec son site d’information santé grand public, Mesdisite.fr. Les 300.000 euros réunis vont permettre de passer à la vitesse supérieure en développant de nouvelles fonctionnalités. Planet.fr va notamment participer au développement commercial de Medpics en assurant la régie publicitaire du site et de l’application. « Ce seront des publicités intelligentes, assure le Dr Slimani, comme des cas cliniques sponsorisés ». Medpics va en fait mettre en place, car c’est une demande des sociétés savantes et des entreprises de santé, des espaces privés d’échanges par aires thérapeutiques ou spécialités médicales au sein de sa communauté. Avec une vérification de la qualité de professionnel de santé ou d’étudiant, Medpics apporte une sécurité qui n’existe pas sur les réseaux sociaux les plus fréquentés. Une prochaine étape devrait être de migrer sa base de cas cliniques sur des serveurs agréés pour les données de santé.

Découvrez le test de Buzz Medecin



Invivox : une plate-forme web pour favoriser la formation sans frontière des chirurgiens

 Après une période de bétatest qui a permis de réunir 500 inscrits, la plateforme Invivox a lancé à la mi septembre sa version 1 (en anglais). Créée par des experts du médical et du digital, la start-up vise à aider les professionnels de santé du monde entier et en premier lieu les 8 millions de chirurgiens, à se former auprès de leurs pairs en les mettant en contact.

« Hier, explique Julien Delpech, co-fondateur et CEO d’Invivox, deux chirurgiens venant l’un de Bordeaux, l’autre de Düsseldorf se sont retrouvés chez le Pr Liverneaux à Strasbourg pour découvrir une technique mini-invasive de réparation du poignet. Ils ont vu le chirurgien opérer quatre cas et ont pu lui poser leurs questions ». Cet exemple illustre la vocation d’Invivox.
En se connectant sur Invivox (via une recherche Google, le plus souvent), les deux chirurgiens ont repéré la rubrique « Hand Surgery » et découvert la formation proposée par le Pr Liverneaux dont ils ont pu consulter le CV, les publications, etc. avant de s’enregistrer pour y participer.
Sept spécialités sont couvertes pour le moment : orthopédie, plastique, endoscopie, urologie, cardiologie, neurologie. Une centaine de médecins se sont déjà formés. Invivox répond d’une part aux besoins de formation « peer to peer » des chirurgiens pour qui le compagnonnage reste essentiel pour maitriser une technique. « Il faut voir le geste ».
Et satisfait d’autre part les désirs des chirurgiens qui ouvrent leur bloc opératoire, d’être débarrassés de la gestion des formations proposées et de leur donner de la visibilité.

in vivox 1 invivox2

 

Au service des formateurs et de ceux qui cherchent une formation "compagnonnage"

C’est d’ailleurs en écoutant le Pr Alain Cribier évoquer ses problèmes de logistique, que ses fondateurs ont eu l’idée d’Invivox. Ce spécialiste de cardiologie interventionnelle, 42 ans de carrière, a monté, au sein du CHU de Rouen,  des séminaires de formation pour les valves avec vidéo transmissions des opérations, au rythme de deux par an. "C’était très chronophage d’inscrire les médecins. Invivox facilite la logistique, nous ouvre le marché mondial et nous envoie avant la formation, un portait global de toutes les personnes qui vont suivre la suivre".  Les chirurgiens s’inscrivent directement sur le site, règle leur formation en ligne. Invivox vérifie leur motivation et leur profil professionnel et envoie, après la formation, les attestations nécessaires. La plate-forme se rémunère en touchant 20% du montant des formations. Les sommes sont versées sur un compte séquestre. Le formateur ne s’occupe de rien.
La start-up a levé 1,2 million d’euros en mars dernier et embauché une dizaine de personnes à Bordeaux. Julien Delpech s’est installé à New York pour se lancer à la conquête du marché américain.
Le but « Devenir d’ici 2020 le leader mondial de la mise en relation de médecins pour la formation en mode compagnonnage ». Après les chirurgiens, d’autres professionnels de santé seront en effet associés à cette vaste entreprise de compagnonnage mondialisé.

www.invivox.com



Université d’été de Castres : le foisonnement de la e-santé

La 10ème université d’été de la e-santé a réuni plus de 600 personnes à Castres du 5 au 7 juillet. Buzz Medecin y a passé deux jours et rend compte du foisonnement d’initiatives et d’acteurs qu’on y rencontre.

goodies 1

Pour ses dix ans, l’UEES avait prévu un gâteau, quelques « e-goodies » et un peu de réflexion sur le thème très « tendance » du transhumanisme. Comme pour marquer une pause face à ces nouvelles technologies qui transforment la médecine et les relations médecins-patients, nous tous en fait… Les débuts de l’informatique en posture assise face à un écran et un clavier sont marqués par la culture de la chaise, rappelle Milad Doueihi, universitaire passé de l’histoire des religions à l’humanisme numérique, l’utilisation en mobilité a fait exploser les usages. L’informatique commence à façonner l’humain de façon inédite…

Simulation et réalité augmentée

Notre façon d’apprendre d’abord. Des fameux Mooc qui mettent à disposition les savoirs 24h sur 24 à la simulation 3D ou la réalité augmenté. On en a vu de brillants exemples avec les Mooc de Formatic Santé, la plate-forme Medicativ d’Interaction Healthcare et les démos « live ».

Castres demo
Le mannequin intelligent acquis par l’école d’infirmière permet de simuler une intervention Pompiers-SAMU-CHIC (acronyme du centre hospitalier intercommunal de Castres) sur un accident de moto. Le mannequin émet des gémissements : ‘j’ai mal, aidez moi docteur" et sera opéré. Le débriefing permet de vérifier qu’il manque le gel de l’échographe ! C’est surtout l’occasion de vérifier la bonne coordination des équipes.
Thalès a réalisé en trois mois une application utilisant des lunettes de réalité augmentée, en lien avec le CHU de Nice et pour aider un chirurgien à distance à réaliser une opération avec les conseils d’un expert. C’est encore un prototype. Ces lunettes comme les Google glass retirées du marché grand public trouvent des applications en médecine. Le SAMU de Toulouse en a acquis une paire avec la solution Xpert Eye de la société AMA dans le cadre du dispositif d’urgence mis en place pour l’Euro. Cela permet au centre SAMU d’avoir une vision de l’ensemble du champ des victimes et de pousser des informations vers le terrain.
En matière d’information du public, il ne faut pas négliger pour autant les fiches papiers. Le think tank Lab e-santé en a préparé 50 sur les notions de base ou plus avancés de l’univers de la santé numérique. Les PDF des premières fiches disponibles sont à consulter ici.
Voir LES_FICHES_. Idéales pour la salle d’attente du médecin.

Big Data Santé, coaching et suivi des pathologies

elie lobelElie Lobel, ancien directeur du pôle Projets de l’ASIP Santé aujourd’hui directeur d’Orange Healthcare a donné le coup d’envoi des présentations  sur les perspectives de la santé connectée en matière de suivi et de gestion à distance des maladies chroniques pour affirmer sa conviction l’analyse des données de santé-le Big Data Santé, est la clé pour diagnostiquer et prévenir.
Le programme de surveillance des insuffisants cardiaques Cordiva (groupe Alere), avec une balance connectée et une box, en est un bon exemple. Il a débuté en Allemagne où sont suivis 16 000 patients et se poursuit en France à travers les deux études cliniques PIMPS (CH Pontoise) et OSICAT (CHU Toulouse).
A Castres, on ne parle que de décloisonnement, de « living labs », ces espaces où l’on co-construit les produits avec les patients et les PS et où l’on teste les solutions. L’école d’ingénieurs ISIS (Informatique et système d’information pour la santé) qui accueille l’Université d’été dans ses locaux en possède d’ailleurs un.
Le Pr Odile Boespflug-Tanguy évoque son partenariat avec la société IOT-EZ dans le cadre du projet Hanoc (soutenu par Kyomed) pour évaluer la capacité motrice d’enfants atteints de maladies neuro-dégénératives en utilisant des objets connectés du marché.
Ancrée sur le terrain avec 260.000 collaborateurs sur 17.000 points de contact, La Poste apporte sa pierre humaine à l’édifice e-santé : ses facteurs assermentés peuvent installent le matériel (hub numérique), expliquer le fonctionnement, apporter des tests de dépistage (opération Carsat en Limousin pour le test du cancer colorectal) ou des médicaments ; et son service Docapost est hébergeur de données de santé.
Harmonie Mutuelle a fait part de l’utilisation par ses salariés (20% sont inscrits) du site Betterise qui réussit à fidéliser ses utilisateurs (12 500 inscrits adhérents) en leur envoyant quotidiennement des messages bienveillants et hyper personnalisé pour les encourager dans leur programme santé (arrêter le tabac, perdre du poids ou autre…).
 

Qui dit technologie ne dit pas forcément transhumanisme, heureusement

Une technologie « humaniste « en quelque sorte pour revenir au thème choisi cette année et dont le point d’orgue fut certainement la table-ronde passionnante réunissant le Pr François berger, neuro-cancérologue, François Viella, professeur de droit (Montpellier) spécialiste de bioéthique et Jean-Michel Besnier, philosophe. Pas vraiment un débat car les trois intervenants sont convaincus que le transhumanisme n’est qu’un courant d’opinion rassemblant les personnes qui considèrent que les sciences et les technologies sont capables de répondre aux attentes de l’homme et tentent d’imposer la nouvelle norme du surhomme, pour qui la maladie est une « panne ». « C’est un système d’annonce » dit le philosophe qui dénonce un monde technologique où la conscience est un handicap. « Cela relève du neuro-charlatanisme » s’insurge le médecin. « Il faut avoir le courage de ses convictions, conclut le juriste, nous proposons de nous arrêter. On prendra du retard, et alors ? »

Un dynamisme régional ouvert aux start-up santé

Il n’y aurait pas l’Université d’été sans  le dynamisme de Castres-Mazamet Technopole et de son réseau de contacts, Pierre Fabre en tête, et bientôt de start-up e-santé, avec un concours d’implantation à la clé (ouvert jusqu’au 30 septembre). Lauréate l’an dernier, Start Track, application spécialisée dans l’analyse des paramètres physiologiques (30) et environnementaux pour adapter son effort en fonction de son état de santé, est aujourd’hui installée à la pépinière l’Arobase.

castres ambiance

La remise des Trophées de la e-santé (dix au total) pendant l’Université participe de cette ébullition. Le Grand Prix est allé à JokkoSanté, une pharmacie communautaire virtuelle présentée par Sensys solutions (Sénégal), le Coup de Cœur à Noa, compagnon connecté et ludique des enfants asthmatiques (Université de Nantes) le prix des internautes et le prix de la Télémédecine à Oscult, échographe de premier niveau sur iPad à destination des praticiens non spécialistes de l’imagerie, etc. Voir le communiqué en PDF. Ce dynamisme et la convivialité des rencontres ne manquent pas de séduire les sponsors qui reviennent comme la société luxembourgeoise Tarkett en quête de partenaires pour utiliser son revêtement de sol connecté, détecteur d’activité, FloorInMotion.



Ubérisation de la santé : un phénomène liée à l’insatisfaction des patients (et des médecins)

 Après un rapport et un avis de l’Ordre des médecins en février dernier, l’ « ubérisation » de la santé a fait l’objet d’un débat animé pendant la Paris Healthcare Week. Et il suffisait de se rendre le lendemain à Doctors2.0 and You pour achever de s’en convaincre. Ce phénomène, né des possibilités offertes par nouvelles technologies, est à relier aux besoins non satisfaits des patients (de plus en plus experts de leur santé) mais aussi des médecins, demandeurs de temps médical. Un motif de réflexion pour les professionnels de santé et leurs institutions.

Où l’ubérisation peut marquer des points

Pourquoi un secteur d’activité, et la médecine en est un, peut-il faire l’objet d’ « uberisation », néologisme provenant d’Uber, la plate-forme de réservation qui fait de l’ombre aux taxis ?

Ce peut être une question de tarif. En France, avec la gratuité de la majorité des soins et la perspective d’une consultation à 23 euros, ce n’est pas le cas. Il serait difficile d’établir un « business plan » en proposant des prestations moins cher. Il n’y a guère que l’optique et le dentaire qui puissent être concernés. En outre, les professions de santé sont fortement réglementées.

En revanche, des « sociétés intermédiaires » intervenant comme des « conciergeries numériques entre le patient et le médecin, selon les termes du CNOM dans son rapport de février, s’engouffrent dans les créneaux encore insuffisamment pris en compte. Par exemple :

  • le conseil médical complémentaire après une consultation ( plate-forme de conseils, applis, site web)
  • le retour à domicile après des hospitalisations de plus en plus écourtées ( plate-forme d’appel, applis, objets connectés)
  • la prise de rendez-vous médicaux (plate-forme de start-up)
  • le deuxième avis médical (sites web avec téléconseil)
  • le suivi des pathologies à domicile (appli, plate-forme de conseils, objets connectés, observance)
  • les urgences saturées ou trop éloignées dans le cas des déserts médicaux (plate-forme d’appel, téléconsultation, cabine de télémédecine avec dispositifs connectés)

La liste n’est sûrement pas exhaustive. Et comme le faisait remarquer Carole Avril, représentante des patients diabétiques lors de la conférence de la FHF animée par Dominique Lehalle (journaliste, DL Infos) à la Paris Healthcare Week, "l’uberisation de la médecine est-elle en marche?", la médecine a déjà été ubérisée par SOS médecins dont la mise en place suscita à l’époque de nombreuses oppositions…ce qui change c’est le numérique.
Comme le dit le Dr Amina Yamgane (hôpital Américains), gynécologue, rappelant qu’"enceinte" est le mot le plus googuelisé au monde, « nous n’avons pas été biberonnés à la notation par le patient au cours de nos études et pourtant les patients sont demandeurs de services. Plus aucune patiente ne tolère de ne pas avoir une photo de son échographie après l’examen de son bébé,
« Les patients n’ont plus de limite, renchérit Filippo Monteleone, ancien directeur d’hôpital, quand il veut savoir, ou être soigné, ou avoir un enfant, le patient se réfère à son éthique individuelle non à l’éthique collective. On le voit bien avec la GPA sans frontière. »
Le Dr Cécile Monteil, généraliste urgentiste à l’hôpital Robert Debré et fondatrice du réseau Eppocrate, s’efforce quant à elle de faire percevoir à ses confrères, encore méfiants, les bénéfices de la révolution digitale. Les 1.800 membres d’Eppocrate, médecins à 70% sont déjà des convaincus. Ces derniers savent bien qu’ils n’ont pas fait dix ans d’étude pour être remplacés par des algorithmes mais ils cherchent à gagner du temps médical et de l’efficacité ; « C’est insupportable d’être obligée de faire 17 clics-je les ai comptés- pour prescrire une radio aux urgences de l’hôpital ». L’important c’est d’accompagner ces praticiens dans les révolutions numériques pour qu’ils s’approprient ces technologies.
Comme le souligne Denise Silber, organisatrice de Doctors 2.0, le mouvement né du numérique est double : répondre au burnout des PS et à l’insatisfaction des patients qui se sentent mal pris en compte par le système.
Les médecins ont tout à gagner de la collaboration avec les patients. Le Dr Didier Mennecier, médecin geek, est venu témoigner à Doctors 2.0 & you du bien fondé de faire tester par les patients de deux associations, son application Dr MICI pour la prise en charge des maladies inflammatoires chroniques de l’intestin,  et de collaborer avec l’AFD 75 pour une nouvelle appli destinée aux diabétiques.

Co-construire entre médecins et patients

Les patients usagers, de leur côté, rêvent de pouvoir co-construire le fonctionnement de l’hôpital, les services, les nouveaux objets connectés, etc. Les diabétiques ont mis en place le diabète-lab. Chanfi Maoulida (hopitalweb2.com) le constate : quand on met en place un projet collaboratif, « au début, on a l’impression de perdre beaucoup de temps en bla-bla mais par la suite, cela marche beaucoup mieux ».
Le Dr Yamgane comprend parfaitement cette demande :« Si la table d’examen gynécologique avait pris en compte l’avis des femmes, elle aurait une bien autre allure » .

Un deuxième avis dans les clous

Clairement visé par le rapport du CNOM, le site deuxiemeavis.fr estime sur son stand à Doctors 2.0, s’inscrire dans « un mouvement de démocratisation de la santé » car bien souvent seules les personnes qui ont des relations dans le milieu de la santé en bénéficient.
Certes, l’avis est facturé 295 euros (tout compris). Mais le site développe des partenariats avec des complémentaires santé et des associations. Il met en avant ses experts validés par un conseil scientifique présidé par le Pr Laurent Degos ancien président de la Haute autorité de santé, ce qui n’est pas rien. Regrettant que le droit à un deuxième avis ne soit pas expressément établi par la loi, contrairement à ce qui se passe en Suisse, en Allemagne, en Suède, aux Etats-Unis. Il est juste prévu dans le cadre du plan cancer.
Se référant au rapport de l’Ordre, le site estime être parfaitement dans les clous pour des activités de télémédecine et de télé conseil personnalisé qui rentrent dans le champ de la téléconsultation. A suivre.

Nous n’en sommes qu’au début

A Doctors 2.0, Denise Silber, organisatrice du congrès, l’a affirmé «, nous n’avons pas encore tiré partie de toutes les possibilités offertes par la santé digitale ». Entre les petits robots "origami" qui se déplieront dans le corps humain après avoir été avalés, les capteurs qui vont pouvoir tout mesurer dans toutes les parties du corps (est-ce bon pour le patient ?), les consultations par Skype (pour 2018), la « disruption numérique » n’en est qu’à ses débuts et va avoir un « impact majeur sur le système de santé, l’organisation des soins et des prises en charge, l’exercice médical et la sécurité des patients » rappelle le CNOM ce qui « impose une accélération des travaux » auxquels il participe avec les autorités sanitaires et de protection sociale en France et en Europe..



Simulation numérique : MedicActiv va ouvrir fin 2016 avec plus de 80 cas cliniques en 3 D

Interaction Healthcare, spécialisée dans la e-santé, a profité de la tenue de la conférence annuelle de son département de simulation numérique SimforHealth pour annoncer un tour de table réussi de 5 millions d’euros qui va lui permettre de développer ses activités dans le domaine de la simulation au service de la formation des professionnels de santé. Déjà à son actif,  la formation de 22 000 professionnels de santé.

Un patient virtuel mais un raisonnement naturel

cac clinique virtuel

Présidée par Jérôme Leleu, l’entreprise créée il y a 8 ans est portée par l’exigence actuelle « jamais la première fois sur le patient » qui voit l’introduction de mannequins robotisés très réalistes pour l’enseignement des gestes et de simulateurs pour le raisonnement diagnostic. Si les étudiants restent polarisés sur la réussite des ECN, à partir de l’internat, les cas cliniques interactifs et virtuels sont appréciés pour la formation initiale puis la formation continue. Le pilote de 5 cas cliniques mis en ligne à l’automne dernier sur la plate forme de simulation numérique dédiée à la santé, MedicActiv, a permis de repérer le niveau de précision souhaité par les utilisateurs. « Si vous devez porter un diagnostic, c’est à vous de penser par vous même quels examens vous devez prescrire. Certains nous ont ainsi demandé d’enlever les pastilles de couleurs que nous avions installés pour les guider ». L’examen clinique virtuel doit rester dans le cadre du raisonnement naturel. « Tout cela relève encore du domaine de la recherche. Une socio-anthropologue, Caroline Simonpietri fait actuellement sa thèse chez Interaction Healthcare.

Un rendu 3D simple à utiliser

En septembre, c’est le moteur Patient Genesys permettant le rendu de cas clinique avec un patient virtuel qui sera mis à disposition des universitaires, chercheurs, médecins, établissements qui souhaitent développer leurs cas cliniques. « Nous achevons de le rendre le plus simple possible » « Il y a une appétence très fort, pour notre démarche et nos outils, souligne Jérôme Leleu. Notre collaboration avec les universités de Bordeaux et de Montréal porte ses fruits, le service de Santé des armées est intéressé. Le CHU du Kremlin Bicêtre va intégrer la plate-forme dès septembre, pour la formation des étudiants de 3e année ». Les contenus seront payants sous forme d’abonnement (pour les établissements), ouverts par les universités avec rémunération des auteurs (et 30% pour MedicActiv selon le modèle d’iTunes). Des mutuelles peuvent aussi proposer des contenus aux médecins. Pasteur Mutualité veut ainsi offrir des formations à ses adhérents.
Fin 2016, MedicActiv ouvrira avec plus de 80 cas cliniques dont 40% en anglais.
Pour Jérôme Leleu tout cela montre bien que la simulation numérique en 3 D est l’un des axes majeurs de la e-santé d’aujourd’hui et de demain. A suivre…



Ouverture de MedicActiV : découvrez ses premiers cas clinique en simulation numérique

L’iTunes de la formation en santé

« Notre objectif est de devenir l’iTunes de la formation en santé ».  Pour le moment,  MedicActiV, présentée comme la première plate-forme de simulation numérique dédiée à la santé,  a ouvert le 12 octobre avec cinq cas cliniques de cardiologie en consultation gratuite.
«  Il s’agit de montrer au monde de la santé les possibilités de la simulation numérique et le potentiel de MedicActiV pour la formation des professionnels de santé. C’est un début, pour donner à envie à d’autres équipes médicales de se lancer à leur tour dans l’aventure » souligne Jérôme Leleu, président d’Interaction Healthcare qui est à l’origine de la plate-forme.  MedicActiV a été développée par SimforHealth (Sim4Health), le département de simulation numérique en santé de l’Agence digitale en Santé.

L’événement inaugural s’est passé à Bordeaux. L’agence Interaction Healthcare y est implantée et   lUnité de Traitement de l’Insuffisance Cardiaque (UTIC) du CHU de Bordeaux à l’hôpital cardiologique du Haut -Lévêque s’est jeté à l’eau la première en collaboration avec l’équipe CARMEN « Modélisation et calculs pour l’électrophysiologie cardiaque » de l’INRIA Bordeaux.

Ces cinq cas cliniques concerne le même patient  de 52 ans, M. Plantier, dont on va suivre l’évolution cardio-vasculaire sur plusieurs années, si l’on est généraliste ou cardiologue et qui va aussi être pris en charge aux urgences.  Le généraliste découvre une HTA  à l’occasion d’un bilan de routine, décèle un patient à risque, prescrit des examens, dont il aura les résultats pour la consultation suivante. Le module de suivi du patient de 52 à 58 ans comprend cinq consultations soit environ 1h15 de formation. Le praticien interroge son patient, l’ausculte,  peut consulter son dossier qui s’enrichit au fil des mois et de années. Comme dans la vraie vie. Les réponses aux quiz diagnostic et traitement, sont  ensuite analysés à la lumière des recommandations de la société européenne de cardiologie et de la HAS (disponibles dans les annexes).  

Faire baisser les coûts en mutualisant et grâce à Patient Genesys

Sur  MedicActiV,  l’éditeur reste libre de son modèle économique : mettre ses cas cliniques à disposition gracieusement, prévoir un accès payant, des services d’abonnement pour les établissements de formation.  La réalisation de telles consultations virtuelles reposant sur des cas cliniques représente un budget  de 50 000 à 150 000 euros,  selon la complexité, explique Jérôme Leleu, ce qui n’est pas à la portée de tous les formateurs. 

 

A la mi-2016, intégré à MedicActiV, doit s’ouvrir Patient Genesys, un outil de création de cas clinique virtuel, issu d’un programme de recherche collaboratif (voir l’article du blog) mené par un consortium dont fait partie Vidal avec Interaction Healthcare à sa tête. Ayant à leur disposition un choix de patients virtuels et d’environnement 3D, un moteur de synthèse vocale et et un agent conversationnel, les professionnels de santé et médecins formateurs pourront créer eux mêmes leurs cas cliniques digitaux et leurs consultations virtuelles.  Qui seront mis en ligne sur MedicActiV.

Pour déployer la plate-forme à l’international, Interaction Healthcare  entamera début 2016 une nouvelle levée de fonds de 2,5 millions d’euros. « C’est un marché porteur pour la France et le développement de la French Tech" qu’Interaction  Healthcare s’emploie à  développer. On ne demande qu’à les suivre.

Pour tester en pratique : www.medicactiv.com Il faut tout d’abord créer un compte. Les cas sont accessible en ligne via Safari ou Firefox en téléchargeant un fichier exécutable (Unity Web Player)  ou en téléchargeant l’application MedicActiV pour Windows X et sup  avec un  microprocesseur Core i3 minimum ou Mac OS X 10.7 et sup. J’ai testé sur un PC portable sous Vista en téléchargeant l’application MedicActiV (très rapide) et tout a très bien fonctionné.

 

 



Trophées de la santé mobile 2015 : 18 prix dévoilés, 5 trophées décernés le 26 janvier

Les Trophées de la santé mobile, organisés par dmd Santé, seront décernés (5 Trophées) le 26 janvier parmi les 18 lauréats dont les noms viennent d’être dévoilés. En ce qui concerne les applications mobiles destinées aux professionnels de santé, 9 prix seulement sur les 18 possibles ont été attribués par le jury, regrette le Dr Guillaume Marchand président-fondateur de dmd santé, ce qui veut dire que certaines spécialités n’ont pas d’applications de qualité. Pour être éligibles, les apps doivent en effet avoir obtenu un minimum de 16/20 selon les critères d’évaluation du site dmdpost.com. Les neuf lauréats"professionnels de santé" sont donc :

  • URG de Garde (équipe du Pr Adnet, service d’Urgence de l’hôpital Avicenne),
  • Musculoskeletal Ultrasound, l’ atlas musculoarticulaire des Dr Jean-Louis Brasseur et Gérard Morvan et du Pr Nicolas Sans,
  • Hepatoweb Mobile du Dr Mennecier,
  • iRein AFU, un guide sur la conduite à tenir face au cancer du rein conçu par l’Association française d’urologie,
  • Indice Algo Fonctionnel Lequesne utilisé en rhumatologie courante des laboratoires Expanscience,
  • Protocoles en gynécologie du Réseau Aurore, le guide des thérapeutiques inhalées (asthme et BPO) d’Elsevier Masson,
  • Onco-Logik du Réseau Oncolor
  • iPansement.

    Neuf lauréats ont également été distingués dans la catégorie Grand Public. Pour la première fois sera attribué un Grand Trophée de l’objet connecté santé. Enfin, pour stimuler l’innovation, dmd Santé a initié aux cotés de la plate-forme de crowdfunding e-santé Wellfund, les 1ers tremplins de la Santé mobile. Parmi les projets sélectionnés, celui de Diane Evrard, interne ORL qui veut redonner de la voix à ceux qui n’en n’ont plus.
     



Tour de France du numérique : les e-formations et projets primées au colloque TIC Santé les 3 et 4 février

Une formation à la santé mobile pour les infirmières, une e-formation pour les orthophonistes, un projet de télé-expertise pour diagnostiquer la maladie parodontale, rééducation post-chute du sujet âgé par la réalité virtuelle. La dernière étape à Paris le 13 janvier au Ministère de la Santé du Tour de France du numérique pour la santé de l’association Formatic Santé, a apporté un dernier lot d’initiatives primées. L’arrivée est prévue les 3 et 4 février pour le colloque TIC Santé 2015 sur le thème « Acteurs de santé, tous connectés ! Pour une culture numérique partagée ». Les lauréats des projets innovants s’y retrouveront pour présenter leurs travaux.  Voir le programme et s’inscrire
Le Pr Albert-Claude Benhamou, chargé de mission pour l’université numérique au ministère de l’éducation nationale et de l’enseignement supérieur (MENESR) a rappelé que les facultés de médecine avaient donné l’exemple avec l’université médicale francophone virtuelle devenue UNF3S qui couvre toutes les formations santé et qui se développe aujourd’hui dans les MOOC (Massive open onlive course), les formations en ligne ouverte à tous. La plate-forme France université  numérique (FUN) recense les MOOC disponibles dont le dernier est celui sur Ebola https://www.france-universite-numerique-mooc.fr/courses/unige/57001/Trimestre_1_2015/about collaboration entre l’UNF3S et l’université de Genève mise en ligne le 24 décembre dernier.

Mais les professionnels de santé les plus actifs aujourd’hui semblent bien être les paramédicaux comme en témoigne le tour de France du Numérique. Que l’initiative vienne du public ou d’entreprises innovantes, ils sont tous en pointe en e-formation, serious game, réalité virtuelle…Les élèves infirmières de l’IFSI du CH Sud Francilien vont, par exemple, se former à l’utilisation des objets connectés et des applications pour smartphones.On est loin de voir ces sujets abordés dans la formation initiale des médecins.

 

 



e-Santé : les recommandations du « livre-rapport » Robin

Depuis son départ de l’ASIP Santé le 30 novembre 2013, le Dr Jean-Yves Robin s’est donné le temps de la réflexion. Et en publie le fruit sous le titre « Santé, l’urgence numérique ».

« La France n’est pas inactive mais elle court sans cap ». Cette phrase à l’avant dernière page donne le ton du livre de Jean-Yves Robin, directeur de l’ASIP Santé pendant 5 ans (2008-2013) sur l’urgence des mesures à prendre pour faire de la France un leader de l’e-santé. Un livre ? Plutôt rédigé comme un rapport, celui qu’on ne lui a pas demandé et qu’il a voulu écrire même s’il relève que sur le sujet, le nombre d’écrits est « inversement proportionnel aux avancées observées ». La France a 20 ans de retard dans le développement de services numériques dans le domaine de la santé. A quelques mois de la discussion sur la loi de santé préparée par Marisol Touraine qui prétend donner ce cap par une Stratégie nationale de santé, le Dr Robin pense avoir repéré les leviers à actionner d’urgence. Les parlementaires feraient bien de le lire. Ce n’est pas le roman de l’été, on n’y trouve pas de révélations et pour tout dire, il donne parfois une impression de redites car la pensée de l’auteur revient sans cesse sur les mêmes failles du système, communes à la télémédecine, aux systèmes hospitaliers, à l’accès et à la production des données de santé et demain, si l’on n’y prend garde, à l’industrie des objets médicaux connectés. De fait, le sujet, complexe , de la e-santé est mal appréhendé par les politiques surfant sur les effets d’annonce et les traitements d’urgence des crises sanitaires.

Eparpillement des moyens et des initiatives

On imagine que le Dr Robin, passé par la médecine humanitaire, fondateur d’une entreprise spécialisée dans les réseaux de soins, habitué à l’action, pensait avoir les manettes quand il a pris la direction de l’ASIP Santé, avant de s’apercevoir que la CNAM (qui était aussi son bailleur de fond) ne trouvait d’intérêt qu’au développement de ses téléservices et pas du DMP*. On comprend qu’il s’est heurté très vite aux incohérences de la politique publique, aux rivalités des structures et au « millefeuille législatif illisible » tant pour les citoyens que pour les professionnels. L’éparpillement des moyens et des initiatives (surtout en région) est dénoncée d’un chapitre à l’autre : la DGS, 25 ARS et 5 agences sanitaires pour les alertes en santé publique ; les Finances + les Affaires sociales –Santé pour l’économie Santé Numérique et la Silver Economie ; la DGOS, les régions, les ARS, la DSS (direction de la Sécurité sociale) pour la télémédecine, 300 structures de HAD, etc.
Que faire ? Sachant que l’interventionnisme de l’Etat (il est pourtant nécessaire de réguler un système conçu avec un idéal de solidarité et d’égalité) convient mal au numérique qui se nourrit d’innovation et d’agilité. Les leviers identifiés se comptent par demi-douzaine à la fin de chaque chapitre. Nombre d’entre eux figurent déjà dans de précédents rapports. Mais c’est vrai qu’il serait plus efficace d’ adopter le NIR comme identifiant pour tous les patients du secteur sanitaire et médico-social, qu’un retour d’information vers les professionnels de santé (ainsi qu’une association économique) les inciteraient à produire des données médicales de qualité , qu’il serait temps de disposer d’annuaires fiables (Jean-Yves Robin égratigne au passage le RPPS) permettant un service public de renseignements fiables…

Sans attendre que la richesse de nos données soit exploitée ailleurs et nos politiques sanitaires dictées par les moteurs de recherche sur le Web…
Santé, l’urgence numérique. Faire de la France un leader de l’e-santé. L’Harmattan, 200 p, 21,50 €

*Quant au DMP, loin de le considérer comme un échec, il rappelle que la CNAM a supprimé son budget de déploiement en juin 2011 alors qu’il était techniquement prêt. Pour des raisons de pragmatisme, Jean-Yves Robin, ne voit comme seule solution, « nouvelle démission de l’Etat », de passer le DMP dans le champ de la CNAM (NDLR c’est ce qui a été décidé pour le DMP2) en espérant qu’elle ne laissera pas orpheline la messagerie MSSanté en cours de déploiement. Les deux projets devraient être, selon lui, impérativement intégrés dans les contrats d’objectifs des établissements de soins et dans le ROSP des médecins libéraux ainsi que dans les politiques régionales de santé.
 



Doctors 2.0 & you 2014 : hôpitaux, médecins, patients, objets, tous connectés

Pour fuir l’ambiance hexagonale morose, les annonces ministérielles qui boguent, les agences étatiques qui n’avancent pas ou si peu…il y a le bain de jouvence de la Cité universitaire et de ses docteurs 2.0. On n’y voit pendant deux jours (les 5 et 6 juin) que des entrepreneurs qui y croient, des médecins geeks, des patients experts qui bloguent et quelques représentants officiels en liberté. On s’ébroue dans le concret du virtuel et ça fait du bien.

A Doctors 2.0, les hôpitaux sont 2.0. Et Chanfi Maoulida alias chanfimao sur twitter, chef de projet digital à l’AP-HP, vous le démontre par poster interposé : 27 sur 39 établissements sont sur Facebook et c’est Necker qui arrive en tête avec 3334 « like ». 22 sur 39 ont un compte twitter et c’est Necker encore lui qui a le plus de followers (abonnés) : 2985 !
A Doctors 2.0, le Professeur 2.0 Guy Vallencien, explique comment il a organisé la formation à distance en coeliochirurgie et mis en place à l’Institut Montsouris dans le cadre de l’école européenne de chirurgie, une e-formation pour les professionnels de santé des MSP en mode interactif à l’heure de la pause déjeuner. Un expert fait un court exposé (sur les sujets demandés par la MSP) et on discute. Le Dr Djamila Hariti souligne combien l’expérience, très simple et peu coûteuse à mettre en œuvre, est positive. Quatre MSP y participent et une demande de reconnaissance DPC a été déposée.

Le CNOM prépare un livre blanc sur la m-Santé et une "app" pour géolocaliser les médecins

A Doctors 2.0, le CNOM 2.0, représenté par le Dr Jacques Lucas, annonce que devant l’ « efflorescence » des objets connectés et des applications smartphone (50.000 voire 97.000 selon dmdSanté qendra la forme d’un livre blanc sur la m-santé. Le CNOM va également proposer une application fiable reposant sur son annuaire pour géolocaliser les médecins avec plus de fiabilité que Google !
En santé publique 2.0, le marketing viral peut faire des miracles : la modeste AMFE (association Maladies Foie Enfant) s’étant assurée du concours de l’actrice Frédérique Bel pour un message pas très sexy sur la couleur des selles (dépistage chez les bébés), a touché, de tweet en Facebook, près de 20,5 millions de personnes avec sa campagne « L’alerte jaune ». Ce qui lui a valu un prix au festival Communication Santé 2013 de Deauville.
A Doctors 2.0, l’industrie pharmaceutique investit elle aussi les réseaux sociaux. Univadis, la plate-forme services de MSD qui recense 2,5 millions d’utilisateurs dans 40 pays et en 20 langues (180.000 PS inscrits en France dont 70.000 se connectent une fois par mois) lanc

e Comuniti, une communauté des professionnels de santé actuellement en bétatest en France. Il s’agit de proposer un espace sécurisé pour échanger, collaborer, poser des questions, faire part des réunions…Pas de con tenu, ce sera aux professionnels de s’en emparer, explique Thibaud Guymard, chez MSD. Tandis que sur son stand, le Dr Vincent Varlet explique comment Novartis a organisé en interne WeCare-SMC. Equipés d’un tracker d’activité Pulse de Withings, 70 collaborateurs du groupe se sont lancés dans l’ascension d’un sommet (virtuel) de 8 000 mètres… . (En marchant et en grimpant les escaliers). L’aventure va durer six mois.

Les objets connectés (3.0) sont bien sûr présents dans les conférences et dans les allées : cigarette électronique connectée, peak flow connecté (il en faut malheureusement un par patient pour des raisons d’hygiène), i-Nside, étonnant accessoire pour iPhone qui augmente la précision de la caméra (un poster) et toute la gamme sans fil iHealth déjà présentée par Buzz Medecin : tensiomètre, Cardiolab, glucomètre, oxymètre de pouls, et les nouveautés un mini-glucomètre et un ECG sans fil. Le secret du succès selon Uwe Diegel : sortir des objets beaux, ergonomiques et utiles au patient
 

 

Gros succès pour l’atelier Google glass où l’on rencontre trois médecins utilisateurs dont le chirurgien américain Rafael Grossmann (photo), le premier à avoir opéré en les portant. Ils se prêtent volontiers aux questions et les font essayer à qui le veut : « OK glass, take a picture ». Il faut visiblement un peu d’apprentissage pour s’en servir correctement. L’objet n’est pas encore commercialisé à grande échelle. Raison de plus pour les participants de l’atelier de prendre une selfy avec les fameuses lunettes sur le nez.

 

 

Est-ce vraiment la révolution qui arrive ? A son échelle, le Dr Marie-Thérèse Giorgio, webmaster du site atousante.com et médecin du travail, voit déjà quel parti tirer des objets connectés pour suivre les salariés sur des postes exposés. Pour une mesure en continu avec l’accord du salarié bien entendu… C’est le développement des usages qui fera ou non la révolution atte ndue.

 



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