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e-santé

La stratégie nationale de la santé numérique accélère dans le virage

Agnès Buzyn, ministre des solidarités et de la santé avait choisi l’incubateur Boucicaut pour présenter le 25 avril en présence de Cédric O, le nouveau secrétaire d’Etat au numérique et de Dominique Pon, en charge de la transformation numérique en santé, le volet stratégie e-santé du plan Ma santé 2022.

Nouvelle gouvernance pour accélérer le virage numérique : création d’une délégation ministérielle du numérique en santé (DNS) rattachée directement à la ministre avec suppression de la délégation à la stratégie des systèmes d’information (DSSIS) et transformation de l’ASIP santé en Agence du numérique en santé (ANS) qui sera dirigée par Annie Prévot, actuelle directrice des systèmes d’information de la CNAF. La DNS et l’ANS devront être installés d’ici décembre de cette année.

De nombreux chantiers à accélerer

La feuille de route récapitule les chantiers généralement en cours, pour lesquels il convient d’appuyer sur le champignon :

- intensifier la sécurité et l’interopérabilité des systèmes d’information en santé ce qui passe notamment par la généralisation de l’identification numérique des acteurs du système de santé, la mise à disposition de la e-CPS, l’accélération du déploiement de l’identifiant national de santé" (INS), l’expérimentation de l’application sur smartphone pour carte Vitale "apCV", pour l’authentification des patients (généralisation de cette future e-carte vitale à partir de 2021) ;

- accélérer le déploiement des services numériques socles à savoir le DMP, les messageries sécurisées, la e-prescription et les services numériques territoriaux de coordination des parcours ;

- déployer au niveau national des plateformes numériques de santé : espace numérique de santé pour les usagers, bouquet de services numériques pour les professionnels de santé, Health Data Hub

- soutenir l’innovation et favoriser l’engagement des acteurs avec en particulier une feuille de route pour accompagner le secteur médico-social dans le virage numérique, la création d’un guichet unique de l’innovation numérique en santé et la mise en place d’un réseau d’établissements de soins 3.0 pour tester les innovations.

Ces annonces ont été dans l’ensemble plutôt bien accueillies par les industriels du secteur. Ceux de la Fédération LESISS (Les Entreprises des Systèmes d’Informations Sanitaires et Sociaux) se sont dits « extrêmement satisfaits de l’annonce de la feuille de route » proposant une vision à long terme. Et se félicitent de voir adopter le concept d’Etat-plateforme qui se contente de fournir le socle et laisse les entreprises privées développer des offres à valeur ajoutée dans un contexte concurrentiel. Le SNITEM (syndicat national de l’industrie des technologies médicales) s’est également felicité des engagements du gouvernement. Il souhaite que la meta-plateforme de l’Etat permette d’intégrer les dispositifs medicaux connectés ainsi que les données produites.

Reste que cette feuille de route manque encore de précisions quant à sa mise en œuvre et ne fait pas état des moyens budgétaires nécessaires.

  Telecharger le dossier de presse du ministère

 



Médecins et patients dans le monde des data, des algorithmes et de l’IA : le CNOM publie un livre blanc et 33 propositions

Le Conseil national de l’Ordre des médecins, sous la coordination du Dr. Jacques Lucas et du Pr. Serge Uzan, publie le 25 janvier un livre blanc « Médecins et patients dans le monde des data, des algorithmes et de l’intelligence artificielle »  (IA) portant 33 propositions et organise un débat sur le même thème le 30 janvier. 

C’est sujet brûlant qui fait souvent l’actualité et suscite autant de craintes que de fantasmes. Raison de plus, pour les médecins, de lire ce document bien présenté et complet pour se faire une idée de la révolution annoncée et de son impact sur leur pratique et leur formation.
Trois ans après son livre blanc sur la santé connectée, le CNOM récidive avec une étude de 70 pages qui se veut positive. Le livre blanc cherche à « identifier dès maintenant les risques que la société numérique comporte afin de les combattre tout en soutenant tous les bénéfices qu’elle peut apporter au service de la personne ». « La médecine comportera toujours une part essentielle de relations humaines, quelle que soit la spécialité, et ne pourra jamais s’en remettre aveuglément à des « décisions » prises par des algorithmes dénués de nuances, de compassion et d’empathie », les auteurs du livre blanc estiment néanmoins que les « algorithmes et l’intelligence artificielle seront nos alliés, comme un apport essentiel pour l’aide à la décision et à la stratégie thérapeutique », ainsi qu’à la recherche médicale.
L’IA qui est une vraie rivale sur l’analyse des données d’imagerie, doit être vue plutôt comme un "complément infatigable et rentable " des médecins qui auront plus de temps pour se pencher sur la complexité d’un patient pris individuellement.
L’impact va être très fort sur les essais cliniques et la recherche médicale avec la montée d’une médecine de précision. L’approche sera de plus en plus pluridisciplinaire.
Les patients qui consultent déjà Internet à 70% veulent des médecins qui accueillent leurs questions et soutiennent leurs souhaits de comprendre les décisions médicales voire d’y participer.

Des recommandations pour rester libres en se dotant d’un droit souple

Au final, et c’est sa mission fondamentale, l’Ordre des Medecins identifie les problèmes éthiques d’usage des données, de respect de la vie privé, du consentement des patients, des questions autour de la finalité de la collecte et émet 33 recommandations.
Recommandation n°1 : que « Des règles du droit positif viennent protéger » un principe éthique fondamental : « une personne et une société libres et non asservies par les géants technologiques. »
L’Ordre estime aussi qu’il est « impératif que les progrès attendus des technologies d’intelligence artificielle, big data et robotique profitent à tous et n’accentuent pas des fractures sociales, socio-économiques ou culturelles. Une des recommandations porte d’ailleurs sur l’implantation du haut débit sur tout le territoire.
Dans le cadre de la Stratégie nationale de santé du gouvernement, le CNOM recommande « que le développement des dispositifs techniques ayant recours à l’intelligence artificielle soit incité à aller dans le sens d’un marché industriel d’aide à la décision médicale et non pas vers celui qui dicterait au médecin comme au patient une décision rendue par l’algorithme qui s’imposerait à eux sans être susceptible de critique ou de transgression. » (recommandation n°10).

En termes de formation, le CNOM, alors que l’enseignement reste très traditionnel, « estime indispensable de former, dès maintenant, les médecins en fonction du monde dans lequel ils exerceront, où les technologies tiendront, aux côtés de la clinique, une grande place. »
Le CNOM rappelle par ailleurs que « la préservation du secret médical couvrant les données personnelles de santé doit être appliquée aux traitements des données massives »
Enfin, «’il ne faut pas chercher à légiférer sur tout, ni tout vouloir réglementer par décret ». Il recommande que des instances qualifiées puissent émettre des règles de droit souple, selon le principe de la « soft law » des pays anglo-saxons. Le CNOM préconise ainsi la création « d’un observatoire national des technologies d’intelligence artificielle et robotique en santé qui recense leurs résultats et l’évolution des usages » afin d’orienter les travaux à réaliser en matière de recommandations en « droit souple ». (recommandations n°29 et 31).
En achevant la lecture du document, on peut aussi s’interroger sur le fait qu’en laissant à l’IA, la partie la plus technique de son exercice,  le médecin n’allait pas se consacrer à davantage d’écoute et d’examen clinique du patient, renouant ainsi avec les fondamentaux…

Les médecins intéressés peuvent s’inscrire ici pour participer au débat public sur le même thème organisé le 30 janvier

Telecharger CNOM_Livre blanc IA_012018



Negatoscreen, pour visualiser les radios classiques et numériques avec les patients

Présenté au dernier congrès SOFCOT (6-9 novembre au Palais des Congrès), le Negatoscreen offre aux cabinets médicaux une visualisation des radiographies classiques et numériques permettant au praticien une meilleure pédagogie pour ses patients. Une innovation à destination de tous ceux qui utilisent un négatoscope.

image_negatoscreen_2Rien ne prédisposait Antoine Lefevre, spécialiste de l’affichage électronique dynamique, à la tête d’Infotrafic depuis 10 ans, à se lancer dans le médical s’il n’avait eu un frère jumeau, Nicolas, chirurgien orthopédique de son état. Celui-ci se plaignait régulièrement de devoir regarder les radios numériques sur l’écran de son ordinateur beaucoup plus difficiles à partager avec son patient que sur le traditionnel négatoscope. Antoine a donc conçu pour Nicolas un écran à affichage double. Pouvant à la fois rendre les services du négatoscope pour la visualisation des radiographies classiques sur film et d’un écran numérique haute définition pour la visualisation des radios numériques (à partir d’un fichier ou d’un CD-Rom). Il est relié à l’ordinateur. Qui peut le plus peut le moins, le Negatoscreen permet de projeter n’importe quel type de fichier numérique depuis un ordinateur (une vidéo de formation par exemple).
 

Une meilleure relation de confiance

Le Dr Lefevre en fut si satisfait qu’il poussa son frère à le commercialiser. « Expérimenté depuis deux ans dans mon cabinet, j’ai pu mesurer à quel point Negatoscreen développe la compréhension du patient et renforce la confiance qu’il a dans son praticien. C’est une évolution radicale dans la façon de mener une consultation en confiance ». Lorsqu’une décision d’opération doit être prise.

Medical&Digital, start-up française basée à Cergy Pontoise était née. Soutenue par la French Tech, la société a développé toute une gamme commercialisée depuis juillet dernier. Elle a déjà installé des appareils dans des cabinets et équipés deux cliniques. Une enquête menée avec 154 patients Clinique Nollet/clinique du Sport montre que 96% ont plébiscité Negatoscreen pour comprendre leur pathologie. image_negatoscreen_1Qualité de la présentation pour le patient et facilité d’utilisation pour le praticien, ce sont les deux atouts de l’appareil. « Nous avons des demandes pour des blocs opératoires », souligne Antoine Lefevre. Les écrans sont en verre trempé, avec un cadre en acier et sans ventilation. Ils sont donc compatibles bloc.

Commercialisé sur le site Internet www.negatoscreen.com Contact 01 34 32 21 06,  contact@negatoscreen.com
30 jours à l’essai puis à partir de 89€/mois avec un engagement de trois ans. Installation, mise en route, assistance technique, garantie comprises.
4 tailles d’écran de 32 à 55 pouces.