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DMP : un nouvel élan pour le carnet de santé électronique

 IMG_7343En le rendant disponible pour tous, créé par tout un chacun aussi bien que par un professionnel de santé, ou dans une CPAM ou une pharmacie, l’Assurance Maladie, désormais chargée de sa généralisation, compte sur les patients autant sinon plus que sur les professionnels pour assurer le succès du Dossier Médical Partagé (DMP) dont la campagne de communication commence ce 9 novembre. Venue épauler le lancement « national » du DMP, la ministre de la Santé Agnès Buzyn a souligné que ce « maillon indispensable de la continuité des soins » s’inscrit dans les objectifs du plan « Ma santé 2022 » mis en œuvre par le gouvernement.

 

De « ma mémoire santé » en 2007  à « la mémoire de votre santé » en 2018

Créé par la loi du 13 août 2004, confié en préfiguration à un GIP DMP, puis à partir de 2009, par Roselyne Bachelot à la jeune ASIP Santé qui le lance officiellement le 5 janvier 2011, le Dossier Medical Personnel devient de 2ème génération en octobre 2012 sous Marisol Touraine, sans jamais vraiment prendre son envol. Régulièrement épinglé par la Cour des Comptes, le DMP est plus que jamais le Dossier Mal Parti, comme le nomme ses détracteurs.

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En juillet 2016, l’Assurance Maladie se retrouve en charge du dossier : « on n’a pas repris le travail de zéro, explique son directeur général Nicolas Revel, mais on a cherché à comprendre, pourquoi le DMP n’avait pas encore trouvé sa place » avec l’ouverture de seulement 500 000 dossiers (dont la moitié vides) en 12 ans.

Premier obstacle identifié : quand c’était au médecin de procéder à l’ouverture du dossier, ce dernier n’avait pas le temps.
En réduisant le temps de création à 30 secondes et en y associant d’autres professionnels comme les pharmaciens (rémunérés 1 euro par DMP), on est passé au 30 octobre à 1,8 million de DMP

Deuxième obstacle l’alimentation. Pour amorcer la pompe, l’Assurance maladie fournit deux ans d’historique des remboursements dans une présentation adaptée pour devenir un historique des soins . Une passerelle est prévue à terme vers le DP Dossier pharmaceutique. Les médecins traitants devraient être en mesure de fournir le VSM, le volet de synthèse médicale produit de façon quasi automatique par leur logiciel métier DMP compatible (69% le sont) dont l’équipement fait partie du forfait structure.
Mieux informatisés qu’il y a dix ans, les établissements hospitaliers sont plus à même d’envoyer des comptes rendus.  Les biologistes devraient suivre…L’arrivée de la prescription électronique fera le reste.

Pour mobiliser l’ensemble des professionnels, le DMP devient consultable par tous les porteurs d’une CPS (médecins, chirurgiens dentistes, infirmières, sages femmes, kiné..), avec des droits d’accès limités pour des paramédicaux comme les orthophonistes ou les opticiens.

Autre facteur de réussite : la confiance qui doit être partagée par le public autant que par les PS.
Le DMP est hébergé en France, dans le Nord dans les serveurs HADS de Santeos (budget d’hébergement de 15 millions d’euros annuels). L ‘Assurance maladie n’a accès a aucune donnée patients du DMP ; c’est la loi. Et l’ouverture d’un DMP n’est pas une obligation.
 Les PS ont besoin de leur CPS pour y accéder et le titulaire du DMP est prévenu de chaque connexion ainsi que de l’arrivée d’un nouveau document. Pour consulter son DMP, l’assuré reçoit un mot de passe par mail ou par SMS et dispose d’une application smartphone. Les patients peuvent masquer certains documents. Et pour les données sensibles, en cancérologie par exemple, un rapport d’anapath sera masqué jusqu’à ce que le patient concerné soit vu en consultation.

Quel Intérêt pour les soignants et notamment les médecins ?

Le médecin traitant a la haute main sur le DMP, voit tout et dépose le volet de synthèse médicale.
La présence d’un  DMP se révèle particulièrement utile dans une quinzaine de cas d’usage.
Deux médecins sont venus en témoigner lors de la conférence de presse de lancement.
Pour le Dr Eric Lecarpentier, directeur du SAMU 94 (Val de Marne), c’est évidemment dans les cas d’urgence que le DMP jour un rôle important. Appelé par le 15, le médecin régulateur pourra consulter le DMP du patient (accès en mode urgence) pour prendre la meilleure décision et adresser par exemple un patient dans l’établissement qui le suit déjà (cancérologie par exemple).
Quant au Dr Jean-Michel Lemettre, généraliste à Amboise qui a participé aux réflexions sur le contenu du VSM, il cite de nombreux exemples : les patients inhabituels, les échanges avec les autres professionnels, l’utilité de regrouper toutes les informations pour les personnes polymedicamentées. Paradoxalement, ce sont les personnes âgées qui demandent à créer un DMP car elles sont contentes de ne pas avoir à répéter leur parcours de santé à chaque nouvel intervenant.
Outre les accidents thérapeutiques et les examens inutiles qui pourront être évités, le DMP est aussi un moyen d’échanger en temps réél des informations entre professionnels, en complément de la messagerie sécurisée de santé.

En pratique

La création par un PS à partir de la carte Vitale prend trente secondes. Il faut présenter le DMP au patient et recueillir son consentement, lui demander s’il est d’accord pour l’accès en urgence, indiquer une adresse mail ou un numéro de mobile
Le DMP est organisé en 9 espaces : synthèse (le VSM), traitement, résultats d’analyse, imagerie, compte rendu de consultation (spécialiste, hôpital), prévention, certificats, données de remboursement,  espace personnel.
Le médecin peut récupérer les documents qui lui paraissent utiles pour enrichir son dossier patient
Le médecin traitant est charge de déposer le VSM. Une opération qui se fait d’un clic si les informations ont été bine structurées dans un logiciel ad hoc DMP compatible. Lors de l’atelier, a été ainsi présenté la gestion du DMP dans les logiciels Axisante et Crossway.
« Il y a un travail à faire lorsque les informations ne sont pas structurées, reconnait le Dr Lemettre, lorsque je récupère des patients d’un médecin qui part à la retraite sans successeur, je passe de 30 à 40 minutes par dossier. »
Il n’y a pas de rémunération spécifique pour le dépôt du VSM, a précisé Nicolas Revel puisque l’équipement d’un logiciel DMP compatible fait partie de la rémunération du forfait structure.
C’est aussi de l’efficacité de l’informatique des cabinets que dépendra le succès du DMP.
Objectif : 40 millions de DMP en 4 ans

* Les logiciels des infirmières, kiné, sages-femmes, etc  sont en cours d’adaptation pour devenir DMP compatibles.

Site dmp.fr

Conseiller DMP du lundi au vendredi de 8h30 à17h30 au 0810 331 133 (6cts/mn)

 
 



La téléconsultation sur Docavenue : smartphone + ordinateur

 Le 4 octobre dernier à Boulogne, Docavenue, start-up du groupe Cegedim, avait réuni une cinquantaine de médecins de la région parisienne, utilisateurs des logiciels CLM pour une soirée de présentation de la téléconsultation sur Docavenue. Afin de constituer un club de bétatesteurs de la solution.

Face à une nouvelle technologie, il faut d’abord montrer aux médecins généralistes et spécialistes comment la téléconsultation remboursée s’inscrit dans leur pratique habituelle.
« La téléconsultation va vous permettre de faire un acte à la place d’un coup de téléphone » explique donc Arnault Billy, le directeur de Docavenue. La téléconsultation c’est d’abord celle du médecin traitant mais si celui-ci n’est pas disponible, le patient peut en consulter un autre. Il ne faut pas sortir du parcours de soins. Les exceptions ce sont les enfants de moins de 16 ans et les spécialistes en accès direct.

Smartphone pour l’image, ordinateur pour l’ordonnance et la télétransmission

Les médecins veulent pouvoir programmer des plages horaires réservées sur rendez vous ou bien prendre des patients en téléconsultation non programmé, comme ils répondent au téléphone.
Docavenue a développé un processus simple, indépendant du logiciel de gestion de cabinet et de l’agenda, utilisant un smartphone pour la téléconsultation et l’ordinateur pour la rédaction de l’ordonnance et télétransmission de la FSE.

2-Prise RDV9-Visio
Les fonctionnalités proposés par la plate-forme comprennent la téléconsultation avec ou sans rendez-vous, la gestion de la salle d’attente (filtrage et temporisation en attente), la visiophonie avec échange de document et le paiement par carte bancaire.
Pour la téléconsultation, le praticien utilise le smartphone fourni par Docavenue et déjà paramétré qui est installé sur un support.
Le patient a téléchargé l’application, a enregistré son médecin traitant, son profil avec son numéro de carte Vitale et sa carte bancaire. Lorsqu’il se connecte il pourra demander une téléconsultation immédiate ou programmée ou un rendez-vous chez le médecin. Il renseigne le motif de la consultation (les motifs ont été paramétrés avec le médecin)
Le médecin voit la demande arriver sur le smartphone. Il peut répondre ou mettre en attente. Il renseigne le dossier médical de son patient dans son logiciel de gestion de cabinet (quel qu’il soit), rédige l’ordonnance et facture.
A la fin de la téléconsultation, le patient reçoit d’abord une demande de paiement qui est validée par le médecin puis son ordonnance qui peut être partagée avec la pharmacie. C’est au médecin que revient l’initiative de raccrocher.
La FSE se fait en mode dégradé et dès que les logiciels de CLM seront agréés, se fera avec le mode sécurisé SESAM sans Vitale (agrément prévu courant novembre).

La plate-forme est bien entendu accessible quand le médecin et/ou le patient sont à l’étranger.

Un partenariat avec RDVmédicaux

Aux dernières nouvelles, Docavenue vient de nouer un partenariat avec RDV médicaux. Les patients qui iront sur l’une des deux plates-formes pourront se connecter vers les médecins abonnés à l’une ou à l’autre.
Docavenue devrait recruter dans les mois qui viennent une centaine de collaborateurs et compte aussi sur les 100 000 professionnels de santé français (les pharmaciens sont intéressés par les téléconsultations) clients de Cegedim pour se développer.

Docavenue Consultation.L’offre (smartphone Android inclus) est proposée à 49€/mois pour dix téléconsultation (puis 2,50 €/TC supplémentaire). L’application est gratuite pour le patient.



Qwant, le moteur de recherche alternatif de référence fête ses 5 ans avec une nouvelle version

 

Avec des internautes de plus en plus sensibles à l’utilisation de leurs données personnelles, Qwant, le moteur de recherche « qui respecte la vie privée de ses utilisateurs »  s’installe dans le paysage des requêtes en ligne et développe des écosystèmes dont le dernier en date dans le domaine de la santé.  A découvrir d’urgence.

Conçu et développé en France, Qwant rencontre un succès croissant, quoique encore modeste si l’on considère le trafic global d’Internet. Avec près de 10 milliards de requêtes en 2017 et 70 millions de visites mensuelles, Qwant a pris 5% de part de marché en France et son objectif est d’atteindre 5 à 10% du marché européen d’ici 2020. Basé à Paris dans de nouveaux locaux rue Spontini,  le moteur de recherche européen est disponible en 28 langues dans plus de 160 pays et a installé deux filiales en Allemagne et en Italie.

qwantv4-capture2-png_2369Contrairement aux autres moteurs de recherche du marché, Qwant qui détient sa propre technologie d’indexation du Web n’installe aucun cookie sur le navigateur de l’internaute, ne cherche pas à savoir qui il est et ce qu’il fait et ne conserve pas d’historique des requêtes effectuées. S’il ne s’interdit pas les ressources de la publicité, celle-ci n’est pas ciblée puisque Qwant refuse de tracer les internautes à des fins publicitaires. Sa discrétion le fait choisir par de nombreuses entreprises. Pour le reste, il n’a rien à envier aux autres avec le développement de Qwant MAPS, Qwant Music, Qwant shopping, Qwant Games, Qwant Med, etc..). Pour protéger les enfants des contenus choquants ou inappropriés, il existe aussi Qwant Junior pour les 6-12 ans.

Un  écosystème santé en ligne d’ici la fin de l’année

Dernier en date de ces écosystèmes Qwant Med&Surgery à destination des patients, des médecins et des institutions. « Il s’agit d’un moteur de recherche sur la santé qui ne vous traque pas, explique Jean-Christophe Maran, CTO (responsable technique) de cette division, il sera mis en ligne avant la fin de l’année avec un guichet grand public et un guichet pour les professionnels  et des applications (avec un magasin  dédié).
Parmi les partenaires digitaux de Qwant, Wealthee un dossier médical en ligne mis au point par un gynécologue et réunissant patients et médecin, un traitement automatique des IRM utilisant la puissance de calcul du moteur de recherche, une technologie préventive et prédictive basé sur l’Intelligence artificielle et centrée sur la santé, etc. « Un radiologue qui a besoin d’un PACS sécurisé et en ligne a vec partage de données trouvera sur l’ecosystème Qwant puissance et securité »

Une nouvelle version avec un nouveau design

Depuis le 4 juillet, Qwant se présente sous un nouveau jour offrant plus de confort de lecture avec une mise en page adaptée à la qwantv4-capture1-png_2368lecture en F et non plus sur trois colonnes. Les "Instant Answers" offrant des interactions rapides et immédiatement accessibles se placent à droite des résultats naturels ainsi que les contenus des réseaux sociaux.

Qu’attendez-vous pour l’essayer ?

www.qwant.com

 

 



Les téléconsultations prises en charge dès le 15 septembre : les plates-formes se préparent

Alors que l’Assurance Maladie publiait un communiqué pour annoncer que 4 syndicats sur 5* avaient signé l’avenant n°6 à la convention médicale d’août 2016, qui va permettre de déployer les actes de téléconsultation et de téléexpertise, la plate-forme Medicitus s’est présentée à la presse comme déjà opérationnelle. Mais d’ici au 15 septembre, bien des projets vont voir le jour.

Dès le 15 septembre, l’Assurance Maladie va rembourser les téléconsultations au même tarif que les consultations : 25€ pour les généralistes et 30€ pour les médecins spécialistes. Les patients auront ainsi le choix en cas d’incapacité de se rendre chez le médecin ou lorsqu’ils sont en déplacement, de consulter à distance leur médecin traitant si celui-ci est équipé ou de faire appel à un médecin inscrit sur une plate-forme de téléconsultation.

Pour téléconsulter, le médecin a un certain nombre de formalités à remplir comme la déclaration à son assurance professionnelle. Il devra également être abonné à une plate-forme agréée par l’ARS, bénéficiant d’un archivage sécurisé des données de santé (sur serveur HADS) et signer avec cette dernière une convention ( le coût de l’abonnement semble osciller autour de 100 euros/mois). Pas besoin d’équipement lourd puisque que la caméra de l’ordinateur (ou de la tablette) peut suffire (à condition de respecter certains pré-requis technique) mais pas question non plus d’aller sur Skype ou Whatsapp !
Le médecin doit utiliser une nouvelle interface vidéo, renseigner un dossier médical, pouvoir délivrer une ordonnance sécurisée.
Le patient s’inscrit sur la plate-forme, prend rendez-vous avec le médecin et se connecte au créneau horaire fixé à l’avance (ou en urgence). Il est lui aussi doté d’une caméra qui peut être celle de son smartphone. Il peut partager avec le médecin les mesures prises avec des appareils connectés (tensiomètre, oxymètre de pouls, balance..) dont il dispose ou qui se trouvent dans l’espace spécialement équipé (chez un pharmacien ou dans un cabinet sans médecin).
Cegedim a,par exemple,inauguré le 30 juin, un cabinet de téléconsultation à La Selle-sur-le-Bied dans le Gâtinais en utilisant sa plate-forme Docavenue pour prendre les rendez-vous et son logiciel en ligne MLM. Il s’agit ,dans le cadre de cette région sous dotée en médecin, de proposer des téléconsultations avec l’aide d’une IDE et d’objets connectés.

La téléconsultation en démo

1medicitusMedicitus, pense avoir pris de l’avance dans ce domaine puisque son application sur smartphone (Android et iPhone) doit sortir en juillet. Fondée il y a trois ans par Eric Roussin, venant du monde de la communication et Joël Malabat, spécialisé dans le management stratégique ainsi que par Dr Charles Jeleff, médecin urgentiste, ancien chef de service, et directeur médical, la société a déjà reçu les agréments nécessaires pour démarrer les téléconsultations (avec remboursement).
Si la téléconsultation médicale est le fer de lance de ses activités, Medicitus propose aussi du téléconseil pris en charge par des mutuelles et compte évoluer vers la coordination des soins, les services d’assistance à domicile avec les paramédicaux, etc.
La plate-forme compte actuellement 65 médecins (44 généralistes et 21 spécialistes) qui pratiquent déjà téléconseil (sans dossier médical obligatoire) .
Sur Medicitus, la téléconsultation médicale coche toutes les cases et ça marche : vidéo, prescription sécurisée (stockée sur le serveru securisé par le patient ou le pharmacien), dossier médical personnel partagé et télé chargeable (PDF) avec compte rendu de chaque téléconsultation, hébergement HADS chez IDS, authentification forte par CPS ou OTP (code à usage unique). Medicitus assure la prise de rendez-vous avec un agenda en ligne.

De l’agenda en ligne à la téléconsultation

La nécessité de fixer un rendez-vous si rapproché soit-il dans le temps pour que patient et médecin se connectent en même temps fait de la téléconsultation une diversification d’activité des plates formes de rendez-vous en ligne. Doctolib et MonDocteur sont dans les « starting blocks ».
Et les éditeurs les plus avancés sur ces sujets comme Cegedim ou CompuGroup Medical travaillent à proposer leurs services de téléconsultation à partir de leur plate-forme de RV en ligne
ClickDoc en cours d’intégration chez CGM (qui vient d’ailleurs de racheter une entreprise spécialisée dans la vidéoconsultation).
Docavenue de Cegedim prévoit de lancer sa solution de télémédecine dans les prochaines semaines à l’intention des médecins libéraux soucieux de proposer ce nouveau mode de consultation aux patient dont ils sont médecins traitants, ainsi qu’aux patient à mobilité réduite ou résidant dans des déserts médicaux.

Avantage des éditeurs : la récupération immédiate des données de la téléconsultation dans le dossier patient.
On peut imaginer que des éditeurs comme Weda qui ont déjà intégré Doctolib et MonDocteur, seront en capacité d’offrir des téléconsultations via ces plates-formes.
Un spécialiste du téléconseil médical comme Médecin Direct a également mis en place des téléconsultations avec ses médecins dans le cadre de ses accords avec les assurances et les mutuelles, très actives dans ce domaine.
De nombreuses « startups » anciennes ou nouvelles, sont sur la ligne de départ comme DocConsulte ou même HelloCare qui proposait jusqu’ici du téléconseil vidéo payant à partir d’un smartphone ou d’un site web.

Et la télétransmission dans tout ça ?

Reste la question de la facturation.
Faudra-t-il revenir pour la téléconsultation à l’émission d’une FSE papier à imprimer par le patient ce qui serait un comble ! Lorsque le médecin est le médecin traitant du patient il est possible de pratiquer le tiers payant intégral avec émission d’une FSE dégradée sans lecture physique de la Carte vitale.
La eCarte d’Assurance maladie sera sans doute la solution. Mais cette carte Vitale dématérialisée sur le smartphone du patient doit faire l’objet d’un an d’expérimentations dans plusieurs CPAM (CGM et CLM y participent sous l’égide de la CNAM). Elle ne sera donc pas prête pour le 15 septembre.
Pour que la téléconsultation, entre dans les cabinets médicaux en routine (la CNAM vise les 500 000 en 2019), il faudra qu’elle soit complètement intégrée dans l’environnement de travail habituel du praticien. Ce qui suppose des partenariats entre les différents acteurs.
Après tout, la HAS n’a pas identifié de « situation d’exclusion clinique a priori » et il y aura un encouragement de 50 points supplémentaires en 2019 dans le forfait structure.

*La FMF devait indiquer son choix de signer ou non d’ici la fin juin

Lira l’article présentant l’avenant n°6

article actualisé le 29 juin 2018



Apicrypt V2 rejoint l’espace de confiance MSSanté

A la veille de l’ouverture du salon HIT à la Porte de Versailles, l’APICEM vient, par un communiqué, de prendre acte de « la notification de son intégration à l’espace de confiance des opérateurs MSSanté » pour sa solution Apicrypt 2.

C’est l’épilogue d’un long cheminement où l’ASIP Santé et l’APICEM se sont longtemps renvoyé la balle. A  l’obtention du statut d’hébergeur agréé de données de santé pour l’APICEM, obtenu l’an dernier, manquait encore le développement d’Apicrypt 2 qui a pris plus longtemps qu’annoncé.
Les utilisateurs seront les premiers bénéficiaires de cette intégration pour envoyer à terme des messages sécurisés au delà du cercle, certes étendu des apicrypteurs ( à condition qu’ils utilisent la norme hprim). Et surtout continuer à percevoir le forfait structure qui exige la compatibilité MSSanté pour la messagerie sécurisée requise. L’Assurance Maladie avait accepté de prendre en compte  Apicrypt non compatible en 2017.

Pour le succès de l’espace de confiance MSSanté, l’intégration d’Apicrypt et de ses 73 000 utilisateurs était en effet incontournable. On peut maintenant envisager la diffusion et l’installation des outils d’interopérabilité avec l’espace de confiance sur chacun des postes des praticiens utilisateurs d’Apicrypt.

Un déploiement très progressif

Apicrypt V1 restera toutefois proposé aux utilisateurs dont l’éditeur de logiciel métier n’a pas encore intégré la nouvelle solution ainsi qu’aux utilisateurs de logiciels orphelins.
Le déploiement des outils d’interfaçage Apicrypt V2, et donc l’ouverture à l’espace de confiance MSSanté, sera très progressif, souligne  l’APICEM.  L’Association souligne qu’elle ne peut, en effet, prendre le risque d’un blocage complet de son assistance utilisateur et souhaite gérer le déploiement des solutions, en relation avec le réseau des Caisses Primaires d’Assurance Maladie chargée’à présent de diffuser MSSanté auprès des professionnels de santé.
Les tests auront lieu en région dans le cadre d’expérimentations avec les CPAM et ARS ainsi que par l’intermédiaire d’un premier éditeur de logiciel avec qui l’APICEM testera et vérifiera l’adéquation des outils avec les usages.

 



RGPD : les médecins sont concernés

Le Règlement général sur la protection des données personnelles (RGPD) adopté au niveau européen entre en application ce vendredi 25 mai. Ce n’est pas une date couperet mais comme le souligne le Conseil national de l’Ordre dans un communiqué commun avec la CNIL , « l’essentiel pour les médecins, et les professionnels de santé en général, est de se placer dans une démarche active de garantie de la protection des données personnelles et de construire un plan d’actions pour atteindre le plus rapidement possible la conformité ». Conseils pratiques.

La récente affaire de Cambridge Analytica qui a secoué Facebook a rappelé à tous la nécessité d’une plus grande transparence et d’une sécurisation accrue pour la protection des données personnelles. L’arrivée du RGPD tombe donc à point nommé. Entreprises, administrations, collectivités locales sont au taquet. Même si ce règlement est loin de résoudre tous les problèmes de sécurité qui sont aussi une question de vigilance individuelle (vis à vis des mails et de la participation aux réseaux sociaux notamment). La créativité des pirates et autres hackers est constante ! N’a-t-on pas vu apparaître des campagnes d’ « hameçonnage » sous prétexte de mise en conformité…au RGPD !

Un guide CNOM/CNIL fin juin

Les médecins se trouvent concernés du fait de leur base de données patient renfermant des données personnelles et qui plus est, des données santé très sensibles. Pas de panique cependant. La loi française de mise en cohérence de la loi Informatique et libertés au RGPD européen est seulement en instance de promulgation (le Conseil constitutionnel a été saisi le 16 mai 2018). Le Conseil national de l’Ordre des médecins et la Commission Nationale de l’Informatique et des Libertés se sont associés pour élaborer et rédiger conjointement un guide pratique destiné aux médecins afin de les accompagner dans leurs obligations professionnelles de protection des données. Il ne sera publié qu’à la fin de juin. En pratique, les professionnels de santé qui remplissent déjà les obligations de déclaration de leur fichier patients auprès de la CNIL n’auront pas grand chose à modifier dans leurs habitudes de travail. Le RGPD ne fait que renforcer l’idée que les données personnelles sont sensibles et particulièrement les données santé et spécifie que chacun à un droit d’accès aux données le concernant. Et peut autoriser ou non la communication de ses données à d’autres par le collecteur de données.

Se prémunir contre les sanctions

Le changement le plus évident, ce sont les sanctions. En cas de contrôle et de défaillances, il peut y avoir des amendes allant jusqu’à 4% du CA, ce qui suppose pour le praticien d’être en mesure de prouver qu’il a bien fait tout ce qu’il fallait pour être conforme ou le devenir. Dans la pratique, il va tenir un registre des processus de sécurité. Responsable de leur traitement, le médecin doit davantage s’assurer qu’il protège bien les données de ses patients : mot de passe pour accéder à l’ordinateur (et/ou placard fermé à clé pour les documents papier), procédure de sauvegarde sécurisée, utilisation d’une messagerie sécurisée pour les échanges médicaux, backup des données ou hébergement sécurisé lors du départ à la retraite.

Enfin la sécurisation passe aussi par une maintenance qui respecte les mêmes principes.
Les services de l’éditeur du logiciel métier, l’infogérance, la sous traitance, la prise en main à distance en cas de problème doivent également respecter le cadre du RGPD.
A titre d’exemple, des éditeurs comme Cegedim Logiciel Médicaux et CompuGroup Medical ont spécifié à Buzz Medecin les mesures déjà prises à ce sujet. CGM a entrepris de faire signer une charte sur la protection des données personnelles à ses fournisseurs et distributeurs. CLM rappelle que son personnel a déjà une clause de confidentialité dans son contrat et que la maintenance en ligne bénéficie d’un nouveau process. Ces entreprises se sont dotées d’un Data Protection Officer chez CLM et d’un délégué à la protection des données personnelles chez CGM.



Télémédecine pour tous : démarrage le 15 septembre ?

Les téléconsultations pourraient démarrer dès la rentrée, remboursées au même prix que la consultation classique par l’Assurance Maladie dans toute la France. Elaboré après presque quatre mois de négociation, le texte transmis par l’Assurance maladie (UNCAM) aux syndicats médicaux (il doit être signé par trois syndicats sur cinq pour être adopté) évoque la date du 15 septembre.

Le projet d’avenant qui doit encadrer la pratique de la télémédecine en médecine libérale détaille les modalités de recours à la téléconsultation(TLC) et à la téléexpertise (TLE).
La téléconsultation serait ouverte à tous les patients dès le 15 septembre (et non plus réservée dans un premier temps aux ALD) avec le même tarif que la consultation classique (25 et 30 €).
Pour la téléexpertise en revanche, l’ouverture est proposée par étapes d’abord aux patients en ALD ou atteints de maladie rare, ou résidant en zones sous dotées, en EHPAD ou en prison.
Deux niveaux de TLE sont distingués selon la complexité de la situation médicale avec une rémunération de 12 € (limité à 4 par an et par patient) ou de 20 € (limité à 2 par an et par patient). A titre d’exemple, la lecture d’une rétinographie ou l’étude d’une spirométrie est rémunérée 12 € (TLE niveau 1), le suivi d’une plaie chronique ou l’adaptation d’un traitement antiépileptique est rémunéré 20 € (TLE niveau 2). Pour les TLE 2, le patient doit être connu du médecin requis. Le requérant percevrait quant à lui un forfait de 50 € (1 à 10 TLE/an) + 5 € à partir de la 11e sans pouvoir dépasser 500 €/an.

Equipement : 50 points de plus dans le forfait structure

Pour inciter les médecins à s’équiper, l’UNCAM a prévu d’ajouter au forfait structure à partir de 2019, un indicateur télémédecine valant 50 points (soit 350 €). Rappelons que ce forfait (qui sera versé pour la première fois en juin) est évolutif et comprend deux volets. Son volet « bonus » de 75 points en 2017 atteindra ainsi 430 points en 2019 (au lieu des 380 prévus initialement). En 2019, le forfait structure total sera donc de 710 points (4970 €).
Rien n’est encore dit de cet équipement. Mais l’on sait que dans la plupart des cas, le médecin requis pourra utiliser la caméra et l’écran de son ordinateur mais devra passer par une plate-forme permettant de garantir la confidentialité des échanges et la sécurisation des données transmises avec utilisation de messageries sécurisées de santé.
Editeurs de logiciels métier, sites de prises de RV en ligne, plates-formes régionales, fabricants de matériel médical ainsi que  de nombreuses start-up sont déjà en train de finaliser leurs offres qui commencent à être présentées dans les salons.
Selon TIC Santé qui a fait la synthèse des communiqués des syndicats, le SML a salué plusieurs « avancées », la CSMF non signataire de la convention, se félicite d’une ouverture à tous les patients de la TLC. La FMF se prononcera le 23 juin lors d’un conseil d’administration.

Pas de situation d’exclusion clinique a priori pour la HAS

Saisie par le Ministère, la HAS diffuse au même moment une fiche Mémo « qualité des actes de téléconsultation et de téléexpertise » et n’a pas identifié "de situation d’exclusion clinique a priori».
Pour la TLC, le patient doit être éligible (5 conditions comme un état cognitif et physique suffisant pour la vue et l’audition en particulier, la présence d’une personne de l’entourage ou d’un PS en cas de besoins…) et les données médicales disponibles. Le recours à la TLC relève d’une décision partagée du patient et du professionnel de santé qui la réalise. La TLC s’inscrit dans le parcours de soins du patient.
Pour la téléexpertise, ce qui prime, c’est la disponibilité des données médicales nécessaires à la réalisation de l’acte. Le professionnel requérant doit informer le patient et recueillir son consentement. Après la TLE, il y a enregistrement du compte-rendu dans le dossier patient tenu par le médecin requis et transmission sécurisée au patient et au requérant, ainsi qu’au médecin traitant. Un guide sera publié d’ici la fin de 2018.

Télécharger la Fiche Mémo



Journées FFMPS à Nantes : les systèmes d’information partagée des MSP à l’épreuve du terrain

FFMPS nantes 2018Près de 1000 participants pour les journées de la FFMPS qui se sont tenues à Nantes les 9 et 10 mars. Ambiance collaborative assurée (voir photo de la séance d’ouverture!) pour le 10ème anniversaire de la Fédération française des maisons de pôles de santé. Mais sur le terrain, l’"interpro" n’est pas toujours facile à gérer notamment pour le système d’information. Huit éditeurs de SI partagés étaient présents.*

964 MSP ouvertes au 1er janvier 2018 (contre 910 au 14 mars 2017). Si le rythme de croissance des ouvertures a pu sembler exponentiel, il se ralentit tout de même un peu, car il se passe toujours un certain temps entre le projet et la réalisation…Pour tenir l’objectif de 2000 MSP sur le territoire, affiché dans le programme santé du candidat Macron et évoquée par Nicolas Revel, lors de la session d’ouverture, il faudrait mettre les bouchées doubles. Le directeur de la CNAM, a rappelé le grand chantier prioritaire de la structuration des soins primaires, première source de tension quant à leur accès et à leur financement. « Les organisations collectives constituent une voie évidente » et il se réjouit que 538 structures aient signé l’ACI (Accord conventionnel interprofessionnel du 20 avril 2017) ce qui leur permet de recevoir 50% d’aide supplémentaire. L’arrivé des CPTS (Communauté professionnelles territoriales de santé) –il n’y en aura pas sans MSP- nécessitera aussi un nouveau cadre conventionnel. Nicolas Revel a aussi mis l’accent sur l’article 51 qui devrait susciter de nombreux projets et libérer vos initiatives concernant des épisodes de soins…

Choix du SI  : un "casse tête" qui ne doit pas se faire dans la précipitation

Ce système d’aide (NMR, nouveau mode de rémunération) est assorti d’obligations qui peuvent se révéler néfastes en précipitant les choix. Ainsi de l’exigence pour 2017, d’avoir un SI labellisé ASIP Santé en version V2, est apparue comme un ultimatum pour changer de logiciel (le Si compte pour 1/3 dans la rémunération) si celui-ci n’était plus aux normes. Or l’atelier « SI partagé : Mythe ou réalité » animé par le Dr Pierre De Haas, ancien président de la FFMPS et créateur de la société Espage (équipe de soins primaires, accompagnement, gestion, exploitation) a montré les effets pervers d’une informatisation en urgence. Un projet d’informatisation dure entre six et dix-huit mois et doit arriver seulement lorsque la structure est suffisamment mature sur le plan organisationnel, pour une bonne prise en compte des besoins.

Répartis en petits groupes, les participants de l’atelier ont été invités à consigner les freins et les avantages des SI partagés. Les éléments les plus bloquants : l’investissement en temps (chronophage), les besoins différents entre les médecins et les paramédicaux, la formation souvent insuffisante, les problèmes techniques auxquels s’ajoute dans certain cas l’insuffisance du débit (déserts numériques). Le secret professionnel est encore parfois évoqué même si le décret du 26 janvier 2016 a repoussé ses limites à la notion de secret interprofessionnel. Ajoutons à cela une communication avec les éditeurs un peu « instable » et ce d’autant plus que les PS dès qu’ils se heurtent à une difficulté , ont tendance à accuser le logiciel et se bloquent rapidement.

Des constats de terrain renforcés par les analyses d’Apolline Rouzé (fédération régionale FemasNord) dans son mémoire de fin d’étude**. Six équipes de MSP ont répondu à ses questions. Il en ressort que la mise en place du SI, c’était « laborieux », « un véritable casse-tête ». Il y a eu des déceptions car la démo de l’éditeur ne correspondait pas toujours à la version diffusée et la facturation n’était pas toujours efficace pour tous les PS malgré le label ASIP.
Force est de reconnaitre aujourd’hui qu’entre 2012 et 2014, les éditeurs ont bien souvent essuyé les plâtres avec les utilisateurs des MSP !
Les équipes manquent toujours d’information sur ce qu’est le SI partagé et sur les critères retenus par l’ASIP Santé pour son label (244 exigences) « Nos visites sur site entre novembre 2016 et avril 2017 avec des scénarios de conformité ont suscité 150 réserves qui étaient toutes levées en juillet. Les 13 solutions ayant reçu le label V2 respectent les exigences, souligne Emmanuel Clout, responsable du programme de labellisation à l’ASIP Santé. L’ASIP a d’ailleurs élaboré en 2016 des recommandations à l’usage des porteurs de projets.

Des avantages bien perçus

Les avantages d’un SI partagé sont en revanche bien perçus : indispensable à la coordination des soins, il va renforcer la cohésion de l’équipe.
Une fois bien rodé, il fait gagner du temps. Partagé le dossier est mieux tenu ce qui aura pour effet une meilleur prise en charge du patient et plus de sécurité. A terme, cela permettra de développer la recherche en soins primaires.
Moyennant quoi, la majorité des équipes n’utilise que très peu le logiciel de façon pluridisciplinaire. Ce qui sert le plus : la messagerie instantanée, les mises à jour des vaccins, la consultation des ordonnances, les petites notes et alertes, la consultation des résultats biologiques, la numérisation des courriers, la complétion du dossier patient. Le manque de formation, non pas seulement lors de l’installation mais au fil du temps est évident.
Enfin, les professionnels de santé n’investissent pas assez dans leur SI : moins de 2% de leur chiffre d’affaire. De plus lors de l’élaboration du projet de MSP, le SI est bien moins pris en compte que la construction et l’aménagement des locaux.
Le bon fonctionnement du SI est d’autant plus important que « demain les représentants des soins primaires ne pèseront dans le débat que s’ils sont capables d’analyser leur données » souligne Le Dr De Haas, rappelant le contexte des GAFA et de leurs entrepôts de données « il y a un retard à combler dans les cinq ans qui viennent ».

*Aatlantide avec ActeurCS.fr, CLM avec Solution MSP (MLM + logiciels paramédicaux de RM), CGM avec Axisanté et Hellodoc , Hypermed, ICT avec Chorus, Prokov avec Medistory 4 en version Visu (commercialisé), Silk informatique avec éO MSP, Weda

** Mémoire M&M – Apolline Rouzé
Voir l’article du blog sur les journées FFMPS 2017



Une charte URPS médecin pour les platesformes de prise de RV médicaux en ligne

Pour aider les confrères dans leur recherche d’une solution, l’URPS médecins libéraux d’Ile de France a présenté le 15 février sa charte de confiance e-RDV qui a déjà été signée par dix plateformes de prise de rendez-vous médicaux.

charte URPSAprès la publication l’an dernier d’une étude détaillée sur une quinzaine de plateformes proposées aux médecins pour assurer la gestion de leur rendez vous sur Internet, avec ou sans l’intervention d’un secrétariat téléphonique couplé, l’Union régionale des professionnels de santé d’ile de France "Médecins libéraux" a voulu établir une liste des bonnes pratiques à respecter. Ce qui a conduit à l’élaboration avec l’aide d’un avocat, d’une charte de confiance.
"Cette charte qui est signée volontairement par les plateformes est gratuite, explique le Dr Luc Refabert, l’un des responsables du Lab URPS, structure de réflexion et de test sur la eSanté et l’informatisation,il s’agit de contribuer à la mise en place d’un contexte de confiance entre les plateformes, les médecins et les patient; les sociétés éditrices s’engagent dans la démarche. C’est une première étape. Comme nous allons actualiser notre étude, nous vérifierons si les plateformes suivent les bonnes pratiques ou sont en train de le faire.  L’an prochain, nous envisageons un  label.".
Les bonnes pratiques touchent à :

- ce qui concerne le code de déontologie médicale comme une présentation du médecin et de ses titres et spécialités conformes aux données du CNOM et facilement réactualisables, l’absence de contenus publicitaires associés à un médecin, l’interdiction de mettre en avant un médecin contre rémunération dans un outil de recherche

- ce qui respecte le secret médical : les motifs de consultation doivent être chiffrés lors de l’envoi au médecin, ne doivent pas être conservés après la date de rendez-vous et ne peuvent faire l’objet de traitement statistiques ou commerciaux;  mesures de protection des données des patients et des données de rendez-vous et consentement préalable des utilisateurs en cas d’utilisation même pour des statistiques sur les pratiques des médecins

-aux aspects pratiques :  ligne téléphonique non surtaxée, transparence des sources de financement de la plate-forme

- la contractualisation et les garanties pour le médecin : durée d’engagement bien précisée, délais de 30 jours pour la résiliation, réversibilité des données pour choisir un autre prestataire, pas d’avis de patients concernant la pratique médicale et l’assurance qu’à la requête médecin n’apparaissent que des médecins inscrits à l’Ordre ,

URPS-medecins-IDF-charte-e-rdv-medicaux-2018

Au 15 février 10 plateformes ont signé la charte :  Alaxione, AlloDocteur, Calendovia, DocAvenue, Doctolib, Docteur rendez-vous, Keldoc, LogicRDV, MadeforMed, Mon Docteur

En cours : 3333 et Pages Jaunes

 

 



Congrès de la Société française de télémédecine : place à l’ambulatoire

Scan SFTMême si le thème du 10ème congrès européen de la société française de télémédecine (SFT) était cette année « ambulatoire et domicile », les conférences étaient encore assez hospitalo-centrées. Mais dans les stands du salon, à la maison internationale de la Cité universitaire, on pouvait découvrir une floraison d’initiatives et de start-up plutôt à destination des libéraux. Un secteur en pleine effervescence.

Qu’est-ce que la télémédecine change pour l’exercice médical ?
Lydie Canipel, secrétaire générale de la SFT, rappelle les conditions d’un diagnostic.
En consultation le médecin dispose de l’examen clinique, de l’interrogatoire du patient et des résultats d’examen. En téléconsultation, il aura toujours les résultats d’examen et l’interrogatoire mais il est privé d’examen clinique. Il doit donc développer d’avantage l’audition et la vue et porter un regard plus attentif sur le patient.
Quant à la téléexpertise, elle remplace le téléphone et apporte même des éléments supplémentaires tels que transmission d’images et de dossiers.
Enfin, la télésurveillance suppose de faire confiance aux algorithmes qui vont déclencher les alertes (et qui doivent faire l’objet d’études cliniques pour traquer les faux négatifs) …
C’est l’ensemble du parcours de soins qui est à repenser. Demain, le patient lui même choisira l’option télémédecine en fonction de sa situation. Le Dr Marion Lagneau, à la tête de l’équipe médicale de Médecin Direct (30 médecins) qui pratique le téléconseil depuis une dizaine d’années (1.500 à 2.000 patients/mois pris en charge par leur mutuelle), témoigne du remplacement de l’examen clinique par « l’hypertrophie de l’interrogatoire ». Le dialogue se fait à 80% à l’écrit : les patients ont de plus en plus l’habitude de communiquer sous cette forme. « L’alliance thérapeutique avec le patient se fait même à distance » assure-t-elle. Depuis septembre 2016, le service a reçu l’agrément des ARS et de la CNIL. Chaque échange produit une pièce jointe que le médecin peut intégrer dans son logiciel métier. Et Médecin Direct va expérimenter la téléconsultation en vidéoconférence dès février-mars prochains

Les libéraux sont globalement déjà équipés

Avec l’évolution des technologies, plus besoin d’un dispositif de visioconférence. La caméra de l’ordinateur, de la tablette ou du smartphone fait très bien l’affaire (96% des médecins sont déjà équipés en smartphone et 76% d’un ordinateur avec une webcam selon une étude de la start-up Feelae). Seule condition : passer par une plate-forme sécurisée et disposer d’un dossier patient (qui pourrait être à terme le DMP ???). La perspective de l’élargissement de l’acte de télémédecine, avec une volonté politique très forte, donne en tout cas des ailes tant aux acteurs déjà présents comme les plates-formes régionales qu’aux nouveaux venus.

D’autant plus que les lettres clés des actes ont été créées par l’Assurance Maladie et sont en cours d’implémentation dans les logiciels métiers (cf. l’article sur Cegedim et la télémédecine), comme l’a indiqué Myriam Burdin de la DGOS lors du congrès.

Les EHPADs, cibles privilégiées

Ainsi Schiller, le fabricant bien connu d’ECG, s’est associé à Banook Group (à Nancy) pour développer la téléexpertise d’un réseau de cardiologues à destination notamment des EHPAD. Qui devront s’équiper de l’ECG connecté Schiller (2900 €TTC).

Installé à Strasbourg, TokTokDoc veut opérer dans le cadre des téléconsultations en EHPAD prise en charge par l’Assurance Maladie. L’enthousiasme de ses jeunes fondateurs n’a d’égal que leur activité. Une trentaine d’établissements ont déjà signé et 125 sont en cours, assure Alexandre Cornu, ancien (déjà) de chez Doctolib. Des accords sont en train d’être passés avec des éditeurs de logiciels pour EHPAD. Le principe : l’EHPAD s’abonne au service (199 euros + 3 euros/lit pour un mois et sans engagement, formation incluse).TokTokDoc fournit un iPad, un abonnement 4G et des objets connectés (pour le moment un stéthoscope connecté Eko). L’infirmière assiste le patient et peut envoyer des photos avec sa tablette. A l’autre bout du « cloud », le médecin ouvre sa plate-forme nominative sur son ordinateur. Il récupère dans son dossier tout ce qui aura été généré pendant la consultation (TokTokDoc ne conserve rien). A la fin, le praticien envoie une ordonnance et une feuille de soins qu’il faudra…imprimer !

« Jusqu’à 28.000 € remboursés par l’Assurance Maladie » dans le cadre du programme ETAPES a inscrit Avis2 sante sur son dépliant. Il s’agit d’une plate-forme en web service de télémédecine pour des téléconsultations et des téléexpertises, actuellement en bétatest en région PACA qui devrait être en ligne en janvier. Disponible sur smartphone, tablette et ordinateur. Les médecins s’y abonnent, disposent d’un agenda pour proposer des plages de téléconsultation (116€HT/mois, un mois gratuit, sans engagement). Un service assez similaire à celui de Doc Consulte (non présent au salon).

Déjà installées, les plates-formes régionales de télémédecine, ne sont pas en reste. ORTIF, porté par le GIS SESAN a permis d’équiper 180 établissement en Ile de France depuis 2014. ORTIF s’est décliné en téléradiologie, télésurveillance des insuffisants cardiaques, en téléexpertise en oncodermatologie avec une application sur smartphone (ORTIF’App), télé suivi post-opératoire en relation avec le site Bepatient. Des avis et du suivi Installée à Clermont Ferrand,

Feelae est une application de conseil par visioconférence. Elle promet « un vrai médecin à portée de main » et une discussion avec un généraliste sans limite de temps pour 19 euros (non pris en charge). Selon une étude auprès de 160 médecins généralistes et spécialistes, 67% des médecins interrogés seraient prêts à proposer un service de téléconsultation.

deuxième avis poursuit son développement en téléexpertise. Dans 80% des cas, les avis convergent. Le frein : récupérer le dossier médical. "Quand nous avons commencé, le patient avait l’impression de trahir son médecin mais la mentalité est en train de changer".

Pour le suivi médical connecté des patients, les solutions ne manquent pas. La plate-forme Maela offre technologie et télésuivi infirmier 24h/7j tandis que l’application Libheros simplifie l’accès aux soins à domicile (recherche d’une infirmière ou d’un kiné). Pour le suivi post-opératoire, l’intelligence artificielle arrive avec des chatbots qui permettent aux établissements de communiquer avec lke patient avant et après l’intervention. « Le chabot peut se personnaliser très rapidement et le machine learning atteint 95% de bons résultats, souligne Alexis Hernot, associé fondateur de Calmedica.

Et toujours notre article actualisé sur la télémédecine chez les libéraux.http://comparatif-logiciels-medicaux.fr/actualite/la-telemedecine-prend-actes-pour-les-medecins-liberaux-et-certains-de-leurs-patients



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