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Medistory 4×4 pour iPad en démo

Medistory arrive en 4×4 de Nancy. Et c’est donc à Nancy chez Prokov Editions, rue saint Nicolas, toujours la même adresse mais avec des locaux bien plus étendus qu’à l’origine, que Buzz Medecin s’est rend,  pour découvrir Medistory 4×4. C’est le nom choisi pour ce Medistory pour iPad tant attendu. Le résultat est à la hauteur des espérances et même plus. Une nouvelle expérience utilisateur.

Pourquoi le dossier médical n’aurait-il pas droit au meilleur ? Chez Prokov Éditons, on n’hésite pas à se réinventer tous les dix ans. En fonction des nouvelles technologies et des nouveaux besoins des médecins.

Un nouveau contexte professionnel

La nouvelle technologie, c’est l’arrivée de l’iPad.
Les nouvelles réalités de l’exercice médical, c’est le ROSP, ce sont des jeunes médecins qui restent remplaçants souvent dix ans avant de s’installer, c’est le développement des maisons de santé pluridisciplinaires (MSP) avec un nouveau contexte de partage des données. Et c’est aussi une génération de médecins pour qui l’utilisation de la technologie doit être simple et intuitive. « Aujourd’hui, on veut du prêt à consommer .»
Six ans de travail, cela veut dire aussi des essais et des choix. « Notre objectif était de redéfinir l’expérience du dossier médical. Nous avions sorti, avec Medistory 3, un logiciel dit structuré pour constater qu’au bout du compte, les médecins n’utilisaient pas le codage jugé fastidieux, explique en préambule Thierry Kauffmann, président de Prokov Editions, Sur MS 4×4, le codage existe toujours mais il est transparent pour l’utilisateur. La personnalisation du logiciel qui demandait un effort de paramétrage, est devenu communautaire. Le médecin va chercher dans une bibliothèque, l’ « EtherEgo », ses courriers type, ses scores, ses questionnaires utiles à sa pratique. Juste ce qu’il lui faut. »

Codage transparent et blibliothèque en ligne

Ce sont ces questionnaires qui vont permettre de structurer l’information ainsi que l’ordonnance (les médicaments sont déjà tous codés dans la base de médicaments BCB) et les résultats d’analyse qui sont harmonisés en ligne (et codés). Si Prokov a finalement renoncé à faire héberger les dossiers médicaux en ligne, pour garder la maitrise des données, car le réseau n’est pas disponible partout quand on se déplace, l’éditeur a créé un complément en ligne de MS 4×4 « EtherEgo » (marque déposée !!). C’est un ensemble d’outils dont la fonction d’harmonisation des résultats d’analyse et une bibliothèque commune d’enquêtes, de scores, de questionnaires, de recommandations à s’approprier. Autre choix, celui d’une approche SAS comme un sas (option sur la Medistory Station en réseau) pour le partage des données en MSP, sujet toujours délicat dans un contexte rural où tout le monde se connaît. Le SAS est une forme de messagerie interne qui permet aux médecins de confier des « missions » aux paramédicaux. Un code est associé à la mission. Le patient dispose d’un code de verrouillage s’il ne veut pas partager son dossier avec l’infirmière ou le kiné…

Une démo qui va crescendo MS4x4 ecran accueil

L’utilisation de l’iPad pour un dossier médical présentait plusieurs défis : taille écran, mémoire (128 Go c’est beaucoup plus que celle des ordinateurs d’hier mais c’est tout de même limité), 1 seule application visible à la fois, une seule fenêtre à l’écran, clavier virtuel, écran tactile. De tout cela, Prokov a su faire des atouts. Tous les dossiers tiennent dans l’iPad avec un allégement des images proposé par défaut. Medistory 4×4 est un logiciel complet avec un dossier patient complet, un carnet de RV synchronisé, une messagerie sécurisée, etc.
La prescription est certifiée selon le référentiel HAS (avec BCB).
La télétransmission avec Express Vitale se fait au cabinet (on peut emporter un TLA en mobilité).
Le label MSP de l’AsipSanté, conditionné par la compatibilité DMP en cours, sera bien sûr demandé.
C’est d’ailleurs, sur un iPad mini (repris sur un grand écran pour le confort de l’assistance !) que Thierry Kauffmann fait sa démonstration pour Buzz medecin.. L’ouverture du dossier affiche d’emblée les éléments essentiels, identité, antécédents, synthèse automatique de ce qui est important, biométrie. On peut tout faire défiler en touchant l’écran. Le clavier virtuel change selon le contexte pour une saisie intuitive et rapide. Un clavier de survol apparaît si nécessaire, pour ajouter par exemple, une consigne lors d’une mission. Le terme de consultation a été élargie à celui de « rencontre » qui prend en compte toutes les modifications du dossier (arrivée de résultats d’analyse par exemple ou d’un courrier). Quand l’utilisateur passe à la « rencontre du jour », le problème de santé apparaît bien visible, les tâches à prévoir sont indiquées ainsi que les vaccins. Le médecin a téléchargé dans l’EtherEgo , les programmes de suivi qui vont le guider, prévoyant les tâches à remplir dans les trois prochains mois par exemple.

L"’Efficience" ajoute du sens aux données

La « démo » s’achève en dévoilant l’ « Efficience », la recherche multicritère nouvelle génération. L’analyse de la patientèle fournit les indicateurs ROSP mais aussi l’Efficience, c’est à dire la pyramide des âges, l’activité économique du cabinet, le suivi des différentes pathologies, la co-morbidité (combien de diabétiques en HTA ?). Tout cela sous forme de graphiques. C’est très visuel. Pour les besoins de la démo, c’était instantané. Sur l’ensemble d’une patientèle, cette extraction prendra 2 à 3 mn mais le résultat est impressionnant. « Nous avons ajouté du sens aux données » se félicite l’éditeur. Il parait que lors des démonstrations réservées à quelques medistoriens privilégiés, les médecins ont fait "Wahoo !". Je me suis contentée de prendre un air admiratif pour ne pas gêner Thierry Kauffmann dans sa démonstration car il n’aime pas qu’on l’interrompe …

Medistory 4×4 sera présenté lors d’une soirée le jeudi 10 mars à Nancy, la veille de l’ouverture du congrès de la FFMPS (Fédération française des maisons et pôles de santé) qui se tient les 11 et 12 mars dans la même ville. On peut demander une invitation par email à contact@prokov.com
www.prokov.com

La version pour Mac, Medistory 4 devrait suivre dans quelques mois. iOS et Mac OSX sont tout de même cousins….

La fiche Medistory 4×4 de Buzz Medecin sera en ligne avec le début de sa commercialisation



Antel 2015 : les médecins libéraux intéressés par la télémédecine

Sur le thème Télémédecine et territoire, le 8ème congrès européens de la SFT-ANTEL, les 30 et 31 octobre, a permis d’aborder à plusieurs reprises la place des médecins libéraux dans des projets qui ne sont plus uniquement portés par l’hôpital mais par des MSP

Premier constat rapidement établi en lisant les « posters » affichés dans les couloirs du congrès, les médecins généralistes sont « preneurs » de la télé expertise de spécialiste avec réponse dans la journée. Avant le lancement d’un projet de télé expertise en dermatologie, l’union régionale des professionnels de santé et médecins libéraux de Picardie a envoyé en septembre dernier des questionnaires aux généralistes picards et reçu 216 réponses, soit un taux de retour de 14,9%. Près des ¾ des médecins sont d’accord pour utiliser la télé expertise en dermatologie dans leur pratique. Ils y voient une facilité, une aide à la décision, une actualisation de leur connaissance et une amélioration du confort du patient. Pour eux, la télédermatologie serait surtout utile en dermatologie générale et pour les suspicions de tumeurs. Les plaies qui font actuellement l’objet d’expérimentation sont plus rarement citées. Une autre étude mené par le SNJM et Union généraliste, début 2015 sur 896 questionnaires reçus (pour 34 172 envois) révèle l’intérêt des médecins pour une télé expertise avec réponse dans la journée et pour la télédermatologie dans les situations d’urgence. Le problème sera sans doute celui de la disponibilité des dermatologistes et des spécialistes en général. L’expérience du Réseau Arpèges Tele-med en région Centre Val de Loire , financée par l’URCAM puis par l’ARS, pour lutter contre la désertification médicale a permis de réaliser 2000 télé expertises demandées par les médecins traitant avec une réponse en moins de 72 h dans 96% des cas. Dans le cas d’Arpèges, c’est clairement la télé expertise en cardiologie qui est plébiscitée ». Et non pas le suivi des plaies. Se fondant sur le succès de Domoplaies (2000 téléconsultations par an), ce sont pourtant les projets de télédermatologie pour le suivi des plaies qui sont actuellement déployés dans le cadre des expérimentations de l’article 36 associant les libéraux. « Cette thématique imposée nous limite, reconnaît le Dr Michel Serin venu témoigner au nom de la FFMPS (Fédération française des maison et pôles de santé). Dans la « vraie vie des PS », cela fait longtemps que l’appareil photo numérique sert à la « télémédecine corsaire ». L’article 36 apporte des avantages comme la mise à disposition de matériel, l’évaluation, la rémunération du requis (le spécialiste sollicité).

Des besoins en télégérontologie

La MSP, point de rencontre de différents PS avec des bureaux partagés semble le terrain idéal pour la télémédecine.
Principalement en direction des EHPAD où de nombreux libéraux assurent des vacations. C’est là que se situent les besoins en télégérontologie et téléconsultations spécialisées (cardiologie, endocrinologie, rhumatologie, orthopédie). Les spécialistes peuvent se trouver à l’hôpital ou en ville. « La télémédecine est une opportunité pour les EHPAD, explique le Dr Nathalie Salles, gériatre au CHU de Bordeaux, car le recours aux urgences est très fréquent et l’on sait que la moitié des hospitalisations sont évitables.
Si les plaies chroniques représentent 30,9% des besoins, c’est la télépsychiatrie ainsi que divers consultations spécialisés qui sont les plus intéressantes ; les troubles de comportements sont présents chez 41,8% des pensionnaires et il est impossible de les déplacer. 14 EHPAD d’Aquitaine sont équipés et il y en aura bientôt 100.
Plusieurs exemples présentés au congrès de la SFT-ANTEL ou ailleurs témoignent de la réussite des téléconsultations auprès des patients âgés dès lors qu’ils sont accompagnés d’un soignant.
Lors d’une réunion à Lyon en juin, organisée par Telemedinov sur la télémédecine en ambulatoire, le Dr Frédéric Mignen, chef de Pôle Télégériatrie au CH Loire Vendée Océan a souligné que les téléconsultations permettait de diviser par deux les journées d’hospitalisation. Cinq EHPAD sont opérationnels et 100 téléconsultations ont été réalisées avec le concours d’une quinzaine de médecins hospitaliers et libéraux. Voir l’article sur le site de DSIH.

Oui aux projets co-construits avec l’hôpital

Les professionnels de santé libéraux pour lesquels une rémunération est désormais prévue à titre expérimentale dans le cadre de l’article 37 de la loi de financement du 23 decembre 2013, sont donc prêts et intéressés mais pas à n’importe quel prix.
« Les professionnels de santé ne veulent pas être une variable d’ajustement de la politique hospitalière » prévient le Dr Jacques Lucas, vice-président en charge des systèmes d’information au Conseil national de l ‘Ordre des médecins. Ils ont prêts à intégrer un projet de télémédecine si celui-ci est co-construit. Il souligne aussi qu’il n’existe plus de risque déontologique aux échanges entre professionnels de santé dans le cadre de l’équipe de soins mais aussi avec l’équipe médico-social. Car il n’est pas possible d’évacuer les EHPAD des projets. D’autant plus que pour le moment, c’est en télégérontologie que se trouvent les projets les plus prometteurs.

A noter, le Pr Pierre Simon, président de la SFT-ANTEL de 2010 à 2015, vient de publier "Télémedecine, Enjeux et pratiques" aux éditions Le Coudrier. Un livre pour tout savoir sur les pratiques de la télémédecine et leur apport dans la prise en charge des malades.



Salons de médecine : vus sur les stands des éditeurs

 Buzz Medecin s’est rendu le 1er octobre aux journées nationales de médecine générale à la Grande Arche de la Défense et le 8 aux entretiens de Bichat au Palais des Congrès. A la rencontre des éditeurs de logiciels et des services de rendez-vous en ligne présents.

Sephira revient dans les deux salons. Le leader de la télétransmission « autonome » avec Intellio présente de nouvelles offres, parce qu’il n’est plus envisageable aujourd’hui de télétransmettre sans gérer un dossier médical. Le Pack Sephira tout en un comprend donc le terminal Intellio et ses services plus Medicawin pour 9,90 euros/mois la première année (59 euros/mois ensuite) avec 190 euros d’installation formation et un engagement de 24 mois. Medicawin est quasiment offert. Une politique payante puisque Medicawin compte 3800 utilisateurs. Sa nouvelle version doit sortir avant la fin de l’année et l’éditeur qui a racheté le logiciel en ligne Ubinect destinés aux paramédicaux, s’intéresse de près à de nouvelles solutions en mobilité.

Sur le stand de CLM (présent dans les deux salons), on fait le point sur les nouveautés pour Crossway, Mediclick et MLM. Comme l’intégration de la messagerie MSSanté depuis juillet avec indication des correspondants abonnés. Pour l’envoi d’un document, c’est aussi simple de l’envoyer dans le DMP que sur MSSanté. Ma comptabilité libérale en ligne, c’est bien pratique pour travailler de chez soi, nous fait-on remarquer. L’œil est attiré par la présence du nouveau lecteur eS-KAP-Ad de Kapelse. Homologué en avril dernier, il est en test chez CLM et les retours sont bons. C’est un TLA complet pouvant emporter toute la CCAM. Pour le moment il n’est homologué que pour les paramédicaux en TLA réduit mais devrait l’être aussi bientôt pour les prescripteurs, en TLA complet. Prochain test dans Buzz Medecin.

 

Aux entretiens de Bichat, Fabrice Greenbaum affiche comme toujours un large sourire sur son stand partagé avec Eolys (dont l’ECG et le spiromètre sont intégrés à Weda). Son hébergeur Zayo vient d’être enfin agréé comme hébergeur de données de santé pour Weda. Et sa solution de télétransmission Vitazen intégrant le module Pyxvital a reçu l’agrément du CNDA. " Nous sommes en train d’intégrer MSSanté et avons réalisé une synchronisation automatique pour les tablettes avec un Mac et un PC".

Site Web et agenda en ligne gratuits

Toujours aux entretiens de Bichat, les stands des services de rendez-vous en ligne Doctolib et  Mon Docteur sont séparés par un stand de labo. Chacun affiche sa croissance. Doctolib : « nous avons 5000 médecins inscrits et 500 de plus chaque mois. Mon Docteur (groupe Lagardère) est aussi dans la course pour gagner des utilisateurs. Aux JNMG, la solution de gestion des rendez-vous Medbox (qui va changer de nom prochainement) espère se détacher en tête en offrant gratuitement un site Internet de 3 pages et un agenda en ligne ouvert aux patients, à tous les médecins. « Notre objectif est d’aider tous les médecins qui en ont envie à se lancer sur le web pour répondre aux besoins de leurs patients » explique le Dr Julien Pourcel, concepteur de Medbox. La société espère que ces nouveaux clients prendront ensuite ses services payants : rappel par SMS et surtout son répondeur téléphonique intelligent qui gère toutes les télécommunications du praticien 24h sur 24 et 7jours sur 7. C’est ce qu’Hellodoc avait fait en son temps avec son module de télétransmission gratuit. Cela ne lui a pas trop mal réussi !



Apicrypt 2 interopérable avec MSSanté

C’est une bonne nouvelle pour le développement des échanges médicaux.
Avec la version Apicrypt 2 les 58.000 utilisateurs d’Apicrypt pourront rejoindre l’espace de confiance de MSSanté, la messagerie sécurisée lancée par l’ASIP Santé il y a deux ans.
Le Dr Alain Caron (photo) s’est vu en effet remettre au nom de l’Apicem le 16 octobre dernier, le label France Cyber Security* pour Apicrypt 2 décerné par l’ANSSI (Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information).
Ce label atteste de l’évolution d’Apicrypt vers la signature systématique et obligatoire de tous les messages et la traçabilité de toutes les étapes de la transmission. Et surtout cette version va permettre la mise en place de l’interopérabilité avec MSSanté. Jusqu’à présent les deux messageries étaient incompatibles. Alors que, sous l’impulsion de la DGOS, MSSanté est en train de se déployer peu à peu dans les hôpitaux, Apicrypt est déjà présente dans 1200 établissements de soins et 1700 EPHAD. Alors que quelques éditeurs sont compatibles MSSanté, ils sont 300 à avoir intégré Apicrypt.
Dans le domaine des échanges sécurisés médicaux, c’est la messagerie Apicrypt qui occupe le terrain avec 61 millions de messages en un an. Parce qu’elle était simple à utiliser, Apicrypt s’est étendue depuis 20 ans par le bouche à oreille sur le mode associatif, bénéficiant du soutien de nombreuses instances professionnelles. La messagerie est utilisée par 133 spécialités médicales et paramédicales. Aujourd’hui, l’APICEM est une SARL qui sait que l’évolution devenait inéluctable avec les nouvelles règles de traçabilité imposées pour les examens biologiques en particulier, qui représentent l’essentiel des échanges. La convention de preuve Cofrac devient obligatoire.
L’Apicem a d’ailleurs également déposé un dossier pour faire agréer ses serveurs comme hébergeur de données de santé (HDS). L’instruction du dossier est en cours. Enfin ne l’oublions pas, la CNAM qui a déjà repris le déploiement du DMP, est aussi en charge de la promotion de MSSanté. Il est prévisible que l’utilisation d’une messagerie compatible MSSanté par les professionnels de santé deviendra obligatoire.

*Le label France Cyber Security sert à attester auprès des utilisateurs et donneurs d’ordre, la qualité et les fonctionnalités des produits et services labellisés et vise à promouvoir les solutions de cyber sécurité françaises et accroître leur visibilité à l’international, en soulignant les qualités propres au savoir faire français.



Doctors 2.0 : et vous docteur, c’est pour quand le 2 et 3.0?

Même s’ils se prennent de plus en plus en charge, les patients veulent parler santé connectée avec leur médecin qui reste « le » conseiller privilégié.
L’année 2014-2015 de la santé connectée va se terminer début juillet à Castres avec l’université de la e-Santé (1-3 juillet). Une année de prise de conscience du monde médical face à phénomène longtemps envisagé par les professionnels de la santé comme relevant du gadget.

La sortie du livre blanc de l’Ordre des Médecins, la présence de constructeurs comme iHealth et Bewell Connect dans des salons médicaux, l’intérêt de services hospitaliers pionniers qui s’est manifesté à HIT (ou à l’université de la e-Santé), ces signes révèlent l’amorce d’un mouvement de validation des dispositifs, que Buzz Medecin a bien perçu tout au long de ces derniers mois.
Ce ne sont plus seulement les assureurs et les complémentaires qui voient des opportunités dans la santé connectée (dans un cadre de prévention) mais bien le monde de la santé et les patients eux-mêmes, principalement les patients chroniques.
Au premier rang desquelles les diabétiques, une population qui coûte 18 milliards par an à l’Assurance maladie et compte de nombreux jeunes. Les diabétiques sont en tête pour les appli smarpthone s(60% en ont téléchargé une) selon une enquête Le Lab Santé (voir plus loin)
A Doctors 2.0 (4-5 juin à la Cité Universitaire), Carole Avril de la Fédération française des diabétiques, annonce la naissance du diabète Lab, un projet pilote associant les patients pour faire émerger des services innovants utiles avec la mise en place d’un blog (contact : diabeteLAB@afd.asso.fr). Et Novartis se félicite du succès du Hackathon e-Santé organisé en mars dernier. Jean-François Suelves, directeur digital du laboratoire, a dû user de toute sa persuasion enthousiaste pour convaincre sa hiérarchie mais les résultats sont là : une vingtaine de concepts innovants surgis en 48h, 1527 tweets, envoyés à 378752 personnes, 3,9 millions d’impressions des Hackathon message.

Les patients s’informent mais attendent les conseils de leur médecin .

Une enquête rendue publique à Doctors 2.0 réalisée par le Dr Didier Mennecier (fondateur et webmaster d’hepatoweb) à partir du groupe Facebook de 4150 membres « Vivre avec la maladie de Crohn » crée par une mère dont la fille est atteinte, montre que les médecins ont encore des efforts à faire pour répondre à la demande des patients. 150 médecins font partie du groupe mais seul le Dr Mennecier intervient. Les patients ont découvert le groupe en surfant sur le Web et dans 2% des cas seulement sur le conseil de leur médecin. Les patients (965 réponses) recherchent principalement à partager le vécu de leur maladie (807), des informations (651) ou du soutien (557). Pourtant ils évoquent rarement ce groupe avec leur médecin 341 pensent que cela ne l’intéresse pas et 291 que cela ne regarde qu’eux. 266 lui en ont parlé. En réaction à cette confidence, 51% des médecins leur ont déconseillé l’usage du blog contre 32% qui ont trouvé cela très bien.
Pour 79% des patients, les informations recueillies sur le Web sont en fait complémentaires de celle du médecin. Et 37% jugent qu’il convient de les prendre avec précaution. Au total pour le Dr Mennecier, un groupe Facebook apparaît comme complémentaire de la prise en charge et ce d’autant plus que les patients restent prudents.
De la même façon ,dans une enquête plus générale menée par le Lab e-santé du 20 février au 20 mars auprès des internautes avec le soutien de Doctissimo et de plusieurs sites de patients (diabète, maladie du rein et de la thyroïde, etc.), on constate que 21,5% des malades chroniques ont déjà téléchargé une application mobile de santé . Plus de 40% des malades chroniques ayant téléchargé une appli ont échangé à ce sujet avec leur médecin qui la leur avait conseillée dans 23% des cas. A noter, 52% des personnes qui n’ont jamais téléchargé d’appli seraient prêtes à leur faire si leur médecin leur en conseillait une
51% ont échangé avec leur médecin, des mesures ou des données générées par ces appli soit en lui montrant l’écran de leur smartphone ou de leur tablette (47,5%), soit en lui adressant un email (31,7%). Dans cette population d’internautes, un malade chronique sur dix possèdent déjà un objet connecté : 29,2%,un glucomètre connecté, 27,3%, un tracker d’activité ; 13,6%, une balance connectée et 13,6%, un auto-tensiomètre connecté.
Reste à construire cette nouvelle relation médecin malade autour de la santé connectée.

 



La santé connectée en vedette à HIT (Salons Santé Autonomie)

Des fabricants comme Bewell Connect, IHealth, Samsung ou Terraillon, six conférences et un parcours Objets connectés, la santé connectée, a fait son entrée en force cette année à HIT du 19 au 21 mai à la Porte de Versailles dans le cadre des Salons Santé Autonomie.  (Attention l’article de synthèse est un peu long, les lecteurs pressés voudront bien me pardonner).

La santé connectée c’est d’abord un marché.
Comme l’explique Thomas Serval président co-fondateur de Kolibree (la brosse à dent connectée bientôt disponible en France…), il faut distinguer « e-selfcare » qui s’adresse au consommateur sur le créneau forme-prévention, « Health IT » pour les professionnels où l’on fait rentrer des sujets comme le DMP et la télémédecine et « e-healthcare » qui va du professionnel vers le consommateur-patient avec le monitoring à domicile Les ventes d’objets connectés santé devraient en tout cas continuer à croitre de + 40% d’ici 2016. C’est bien pourquoi, plusieurs industriels du connecté étaient présents et qu’un parcours objets connectés a été concocté par DMD santé, site spécialisé sur le sujet. Intel y est allé de sa conférence pour rappeler l’existence de son processeur Intel Atom dans les objets mobiles et son implication en faveur de l’interopérabilité au sein du consortium Continua Health Alliance. Personne ne veut louper le coche
Le défi pour les constructeurs, c’est d’arriver à autonomiser l’objet pour qu’il soit utilisable aussi bien par les personnes âgés que par les jeunes rivés à leur smartphone. Puis il leur faut passer du produit au service.

La santé connectée, ce sont des services
Samsung l’a très bien compris qui a présenté aux établissements sa nouvelle offre en location issue d’un partenariat avec Orange. Ce kit patient d’autodiagnostic comprend un ensemble de dispositifs connectés de marque TapCheck avec 120 configurations possibles (tensiomètre, glucomètre, balance, thermomètre…à interface bluetooth ou NFC) autour d’une tablette (Samsung) durcie et d’un smartphone (Samsung) lui aussi durci. La tablette présente l’avantage de fournir des contenus d’aide thérapeutique. L’envoi des données est automatique sur le cloud sécurisé d’Orange. « La solution complète est commercialisée 20 euros HT/mois, souligne Carlos Jaime, directeur santé, car nous voulons permettre au plus grand nombre d’avoir accès à nos produits » Le Pr Gil Dubernard, chef de service à la maternité de la Croix Rousse à Lyon a équipé depuis deux mois deux chambres avec pèse personne, glucomètre et tensiomètre connectés pour le suivi du diabète gestationnel. Les patientes viennent avec leur tablette (elles la reçoivent pour 12 mois dès qu’elles s’inscrivent à la Croix Rousse) et la sage-femme implémente les mesures sur le dossier. La validité des mesures est en cours. En fonction des résultats, on peut imaginer le même suivi, à domicile (pendant la grossesse et après l’accouchement) avec des sages femmes connectées. Un berceau connecté permettra bientôt le suivi du poids des nourrissons.
Bien connu du secteur santé Visiomed présentait sous sa marque Bewell Connect  My HealthBox et le concept POPS, une valisette destinée au retour à domicile (et/ou à la surveillance de malades chroniques) et comprenant un choix de dispositifs médicaux sans fil  : tensiomètre, thermomètre, oxymètre de pouls, glucomètre et bientôt ECG MyEco ( il a été présenté au MEDPI à Monaco) ainsi qu’un Hub (fourni par Orange), le POPS qui peut se porter à la ceinture ou en bracelet, reçoit des messages sur son petit écran et muni d’une carte SIM et d’un GPS, sert à envoyer les données sans avoir besoin d’un smartphone « Il y aura trois types de bundle avec des appareils différents selon les besoins et dans tous les cas, un infirmer expliquera le fonctionnement des objets, commente le Dr François Teboul chez Visiomed, avant le départ de l’hôpital, le POPS sera apparié avec le numéro unique du patient . La plate-forme de Bewell sera interconnecté avec la plate-forme de l’hôpital ». Une expérimentation est prévu cet été avec le CHU de Nantes. Le prix n’est pas encore connu.
iHealth
prépare également sous une offre avec un Hub en partenariat avec Icanopée qui sera compatible DMP (projet iHealth Discovery) mais n’avait encore rien de concret à montrer sur le sujet.
Annoncé à HIT, l’accord Qualcomm Life-Bluelinea pour le suivi à distance des patients chroniques participe de cette notion d’écosystème autour des objets connectés. La solution 2net (une prise-hub et sa plate-forme) de Qualcomm est ouverte et permet d’assurer l’interopérabilité. Elle réunit 500 partenaires et sera.utilisée pour intégrer plus rapidement tout type d’objets connectés au bouquet de service à la personne BlueHomeCare. Ce bouquet de services est déjà utilisé par plus de 12 000 personnes à leur domicile et par près de 500 établissements spécialisés. « Opérateur d’objets et de services connectés dédiés à la santé, Blue Linea a déjà déployé 10.000 objets « précise Laurent Levasseur, président du directoire. (voir le précédent article sur les plates-formes de suivi).

La santé connectée, c’est un nouveau parcours de soins
La santé connectée est passée rapidement d’un buzz high tech à la mise en place de services équipés dans de gros établissements, con state Dominique Lehalle modératrice de la table ronde « santé connectée une opportunité bénéfique pour l’organisation des soins ». On a l’intuition n que ça va résoudre certains problèmes auxquels sont confrontés les pays occidentaux « Et si parcours de soins devenait un parcours de vie. Ils sont plusieurs à l’évoquer
« Nous entrons dans un monde multidimensionnel connecté dont l’usager est le cœur, on est obligé d’y aller, souligne Jean-François Goglin (FEHAP), le dossier du citoyen-usager-patient n’est plus une simple chambre d’enregistrement des données produites mais devient le pilote de fonctions directement connectées sur le patient. Le citoyen =-usager-patient s’achètera ces objets. IL faut penser global et en parcours de vie. Le patient est le capitaine de sa propre santé et il doit être considéré comme un client auquel nous devons le meilleur service possible.
Henri Isaac (Renaissance Numérique) ajoute qu’il faut repenser la place du patient à l’hôpital. Le numérique offre un levier pour pérenniser la qualité du système en le refondant. Le patient veut y être associé.
Les patients sont demandeurs et les médecins sont leurs interlocuteurs privilégiés, note le Dr Eric Couet ,médecin généraliste connecté, fondateur de connected doctors. 40 de ses patients ont des objets.
Le médecin est passé du savoir au partage des données de « son » dossier puis aux données recueillies par le patient, renchérit le Dr Didier Mennecier, fondateur d’hepatoweb. Les professionnels de santé sont en décalage. Les patients, une enquête d’Accenture, le révèle, souhaitent que les professionnels de santé soient en mesure d’offrir des services numériques comme les rendez vous en ligne (82%) avec rappel de RV par SMS (76%) ou les échanges par messagerie sécurisées (69%) Les usagers pensent aussi qu’ils devraient avoir accès à leur dossier médical (81%) qui pourrait devenir une interface de communication entre le médecin et le patient, ce que personne n’avait envisagé.. ;
C’est bien à un parcours de vie que pensent les assureurs.Qui voient dans les objets connectés des possibilités de lutte contre l’absentéisme par une meilleure prévention. Des pistes pour la medecine du travail. L’objet connecté peut y aider car il facilite le recueil des données. Des chaussures équipées de capteurs peuvent ainsi permettre de mieux connaître le poids soulevé dans la journée par les ouvriers du bâtiment. Sintéressent à la fourniture de nouveaux services à valeur ajoutée pour l’enseignement et la prévention. Les risques : le profilage des patients assurés et un renforcement des inégalités sociales de santé entre les connectés et les autres.
Reste beaucoup de validation à faire, comme le rappelait le Pr Pierre Simon : "Le médecin s’appuie sur le SMR (service médical rendu) et pour le moment on n’a aucune preuve d’impact de ces objets sur la santé" . Le feed back des données n’est pas encore très fiable reconnait le Pr Thierry Dantoine (CHU de Limoges) mais la représentation que les patients ont de ces objets, c’est qu’ils sont motivants.

 



La Consul Station : une offre de soins par télémédecine démarre dans le Var

Le week-end des 13-14 juin, si la date d’inauguration est maintenue par le Conseil général, la permanence des soins sera, hors urgence vitale, assurée pour les 13 000 habitants du bassin de vie d’Aups (Var) par une Consult Station, cabine de télémédecine intégrée pour la première fois à la permanence des soins.
Le Dr Aurélie Spanjaard du Samu 83 et le Dr Nicolas Riant de la maison médicale de Garde Cœur du Var au Luc (à 27 km d’Aups), circonspects au début sont aujourd’hui convaincus par la Consult Station. « A la régulation, on a de moins en moins d’offre de soins à proposer en consultation », souligne le Dr Spanjaard. « Le projet VAR télésanté, en préparation depuis juin 2011, permet d’augmenter le rayon d’activité du médecin en formant un réseau autour de la cabine Consult Station. » Il n’y a plus que 3 médecins à Aups (2149 habitants et une EPHAD de 70 lits) pour un bassin de 13.000 personnes avec une saisonnalité estivale alors qu’ils étaient 5 en 2011. Un seul médecin assurait 70% des gardes. Lorsqu’il a cessé son activité suite à un accident, la permanence des soins s’est trouvée en difficulté. D’où l’idée d’installer une Consult Station, cabine de téléconsultation autonome de la société H4D qui va trouver place à la caserne des pompiers d’Aups.

Le patient acteur de son examen

D’un poids total de 200 kilos, cette cabine prête à l’emploi dès lors que l’on dispose d’une prise électrique et d’une prise Internet fonctionne comme un écosystème. C’est un dispositif médical certifié CE. Elle dispose d’un lecteur de Carte Vitale qui sert à l’authentification du patient Ses dispositifs médicaux (thermomètre, tensiomètre, oxymètre de pouls, balance, stéthoscope et même otoscope, dermatoscope et ECG) sont prévus pour l’automesure avec un écran tactile d’instructions Les mesures sont recueillis dans un serveur sécurisé (HADS d’Orange) et transmise à l’un des intervenants du réseau (ici, l’un des médecins de la maison de garde du Luc), visible sur l’ écran de visioconférence. « Une fois la liaison établie, l’interrogatoire médical est le même, explique le Dr Riant, le stéthoscope à distance fonctionne très bien l’examen du pouls est un peu plus compliqué. Il faut juste guider les patients pour qu’ils remettent les capteurs au bon endroit. Les tests montrent que ça devient très vite un jeu. Le patient devient acteur de son examen »En fin de téléconsultation, le patient peut imprimer l’ordonnance qui sera tamponnée par le pompier médiateur. Il est toujours conseillé au patient de retourner voir son médecin traitant dans les 48 heures.

Une offre de soins supplémentaire

Pas question de laisser le patient se rendre dans la cabine de sa propre initiative. Celle ci fait partie du parcours de soins et elle est réservée à des patients qui ont appelé le 15 et pour lesquels il n’y a pas de médecin de garde proche, ni d’urgence vitale (douleur thoracique, etc.). Respectant aussi quelques critères de taille et de poids pour pouvoir entrer dans la cabine !
Il faut également des patients « éveillés » capables de se prendre en charge, avec l’aide du pompier de garde, mais qui n’est pas présent dans la cabine. « C’est une offre de soins en plus pour la régulation ».
La Consult Station a trouvé d’autres usages dans plusieurs hôpitaux et résidences seniors où elle est utilisée pour la surveillance épidémiologique, le dépistage, les bilans de santé et l’automatisation de certaines mesures (consultations d’anesthésie, par exemple). Elle est commercialisée en location (environ 1000 euros par mois maintenance comprise). Dans le cadre du projet varois, d’une durée de 18 mois reconductible, il va s’agir aussi d’évaluer  le modèle économique et le temps passé par les médecins de la maison de garde, sachant qu’il n’existe toujours pas d’acte spécifique.

( La présentation de ce projet a eu lieu le jeudi 21 mai dans le cadre du salon Santé Autonomie )
 



Santé connectée : de l’importance des plates-formes web de suivi

Chaque mois apporte son lot de conférences et manifestations étiquetées « Santé connecté ». Le mois de mars a été l’occasion pour les plates-formes d’objets connectés et de services de revenir sur le devant de la scène. Les applications smartphones pour développées qu’elles soient ne sont pas en effet suffisantes dès lors que doit se mettre en place un suivi médical et un partage des données.
La mise en place de l’accompagnement des patients chroniques passe par les objets connectés et la télémédecine, si la technologie apporte quelque chose qui correspond aux besoins. Le mariage de tous les acteurs sera compliqué mais intéressant, c’est la conviction de Béatrice Falise-Mirat (Orange Healthcare) qui est intervenu au Hacking Health Camp à Strasbourg  Correspondre aux besoins des patients comme des médecins, c’est l’objectif des plates-formes en ligne, lauréates des Health Innovative Days de Cap Digital consacrés aux objets connectés.
UmanLife a développé en deux ans des modules thématiques pour la grossesse (avec app pour recevoir ses échographies sur son smartphone), les bébés, les enfants, les sportifs, la nutrition le tabac. « Nous agrégeons les données pour leur donner du sens » L’algorithme validé scientifiquement par le comité d’éthique interne permet de donner le bon conseil au bon moment. 21.000 patients sont inscrits sur HumanLife mais la société vit d’un modèle BtoB avec des solutions esanté en marque blanche et des reporting sur les utilisations des données.

Couvrir les  besoins des patients et des médecins

La société DataMedCare (2 ans d’existence) offre trouvé un premier partenariat dans le domaine de l’insuffisance respiratoire pour sa plate-forme de suivi ADEL Santé. Ce qui plait au médecin, c’est le gain de temps, les données faciles à lire, les algorithmes qui permettent de prioriser les patients, l’interfaçage avec le logiciel métier. Ce qui plait au patient, c’est le carnet de suivi accessible, des fiches pratiques d’éducation thérapeutique, la messagerie1900 médecins et 28 000 patients sont con cernés. En projet, le suivi du diabète et des insuffisants cardiaques.
Avec iHealth Discovery, c’est le fabriquant d’objets connectés lui même qui compte apporter une partie du service en simplifiant la transmission des données pour le patient (celui-ci aura une box au domicile et juste un bouton à pousser). iHealth s’est associé à Icanopée pour rendre son système compatible avec le DMP et y déposer automatiquement des graphes faciles à lire par le médecin.
Au congrès de la médecine générale, c’est Bluelinea qui était invitée à parler der son expérience lors de la plénière "Medecins et patients connectés, quelles conséquences pour la patique" (200 personnes dans la salle). La société fait figure de pionnière avec sa plateforme BlueHomeCare qui propose toutes sortes de services, de la prise en charge des personnes vulnérables avec le bracelet Bluegard à l’amaigrissement thérapeutique utilisant une balance connectée ou à la télé observance. 12 000 personnes sont aujourd’hui abonnées à ces différents services pour un coût de 9 à 69 euros/mois.
Reste à valider ces propositions auprès des médecins qui étaient nombreux à se presser sur le stand d’iHealth, premier fabricant à exposer ses produits dans un congrès de généralistes. Reste aussi à créer les bonnes conditions du partage des données (sécurité, tableau synthétique, fiabilité des mesures, etc.) rappelées dans le livre blanc de l’Ordre.
Une chose est sûre, ce n’est pas la tâche des médecins de faire de la collecte de données.

 



MSSanté : montée en charge en 2015 ?

MS Santé, la messagerie médicale sécurisée, soutenue par l’ASIP Santé, s’implante très progressivement dans les hôpitaux en préparant l’arrivée massive des contenus qui devrait être le facteur déclenchant pour l’équipement des professionnels de santé libéraux. C’est du moins le cercle vertueux que l’ASIP Santé s’efforce de mettre en place.
Plus d’un an après le lancement de la phase pilote de déploiement de MS Santé dans 15 hôpitaux volontaires, où en est-on ?
14 établissements sont opérationnels et 8 envoient des comptes rendus d’hospitalisation électroniques vers la ville en routine, a expliqué à Buzz Medecin, Vladimir Vilter, responsable de mission à l’ASIP Santé.
On a ainsi appris aux Tech Days de Microsoft qu’à l’hôpital St Joseph (ESPIC) début février, la moitié des services étaient déployés et en capacité d’envoyer les comptes rendus à J zéro (comme va le recommander la future loi de Santé, puisque le patient devra sortir de l’hôpital avec son compte rendu). L’hôpital envoie 5 à 600 mails par jour, soit 20% des comptes rendus, vers les médecins de ville. Les médecins correspondants destinataires sont pour la plupart déjà équipés de la messagerie Apicrypt, très diffusée sur la région parisienne (NDLR. Apicrypt rassemble au total 50 000 utilisateurs professionnels de santé)  mais la proportion de nouveaux inscrits sur MS Santé (15%) est en augmentation. L’hôpital s’est contenté d’un premier courrier fin août aux 300 correspondants les plus actifs pour les inciter à recevoir les comptes-rendus par mail et à s’inscrire sur le web mail MS Santé. Attitude prudente face à la montée en charge progressive des services équipés.

Procéder par étape

Vladimir Vilter, responsable du projet à l’ASIP Santé, n’a pas d’autre discours : pas la peine de pousser la ville tant que l’hôpital n’est pas complètement prêt. Il a d’abord fallu que des éditeurs hospitaliers se rendent compatibles (Enovacom, Wraptor, Inovelan se sont lancés dès l’an dernier). Plus décisif encore la récente intégration de MS Santé dans la boite Outlook du pack Microsoft livré aux établissements via Uni-HA (500 établissements, soit 4 à 500 000 postes concernés).
Dernier atout : l’instruction en date du 23 décembre adressée par la DGOS aux établissements qui leur enjoint de rendre leur système de messagerie compatible avec MS santé d’ici la fin 2015 afin d’assurer la communication rapide des documents de sortie aux patients vers les professionnels de santé exerçant en ville. Pas question bien sûr de casser l’existant régional. Comme le système Zepra en Rhône Alpes qui est en phase de généralisation auprès des libéraux (53.000 documents consultés en décembre 2014) ou les 8.000 BAL lorraines ou encore les plates-formes des pays de Loire ou de Poitou-Charentes ou les échanges ville-hôpital avec Apicrypt. Tout cela devrait cohabiter et s’adapter pour devenir compatible. Et il restera à mobiliser le secteur de la biologie.
Les établissements, indique l’instruction de la DGOS, pourront soit adapter leur outil de messagerie propre et devenir « opérateur MSSanté », soit proposer aux professionnels de santé "d’utiliser directement les boîtes aux lettres offertes par l’Asip santé avec les ordres professionnels en particulier dans les petits établissements", soit acquérir un service de messagerie conforme à la loi, proposé par un opérateur public ou privé. Pour la DGOS, la durée de mise en conformité ne devrait pas prendre plus de 3 à 4 mois, rappelant que "le déploiement de la MSSanté permettra, après deux ou trois ans, de dématérialiser plusieurs dizaines de milliers de comptes rendus et lettres de sortie chaque année. »
Pour Vladimir Vilter, le « coaching » MSSanté est prêt. Le plan marketing aussi. « Les flux hospitaliers ont été analysés. 15% de leurs correspondants apportent 80% du volume. C’est sur eux que l’on se focalisera ».
En attendant, MSSanté avec une dizaine de milliers d’inscrits, médecins à 70%, n’est plus considérée en phase de bétatest…Quelques dizaines d’utilisateurs ont même essayé les versions mobiles pour iPhone (voir la démo). La messagerie est également compatible avec Thunderbird. Bel exemple d’utilisation en télémédecine : le dépistage de la rétinopathie diabétique réalisé par des orthoptistes et interprétés par des ophtalmologistes à distance. « Les données médicales et les données de remboursement pour cet acte de télémédecine sont envoyés par MSSanté, avec intégration dans le logiciel métier ».

L’intégration dans le logiciel métier des libéraux arrive

Pour les médecins, l’étape décisive, c’est en effet l’intégration de MSSanté dans leur logiciel métier ce qui leur permettra de récupérer les documents directement dans les dossiers patients (comme cela se fait déjà dans les logiciels ayant intégré Apicrypt). La FEIMA (Fédération des éditeurs d’informatique médicale et paramédicale ambulatoire) a vu enfin aboutir ses demandes auprès de l’ASIP Santé pour faciliter l’interfaçage de MSSanté, avec la publication en juillet dernier d’une nouvelle version du « Dossier des spécifications techniques clients de messagerie ». Dès lors, les éditeurs de la FEIMA (70% du marché) ont engagés les travaux de développement nécessaires et plusieurs « sont en phase de diffusion des outils correspondants après les retours positifs issus d’une période de bétatest », précise à Buzz Medecin Francis Mambrini, président de la FEIMA.

Comme diraient certains YAPLUKA (y a plus qu’à) …

 

 

 



Kap&Link de Kapelse, un « terminal lecteur » fixe nouveau et différent

C’est dans un café de la Porte Maillot qu’elles m’ont été montrés (enfin !!), les « solutions » SESAM-Vitale de Kapelse, homologuées selon le référentiel « terminal lecteur » 3.30 le 22 juillet dernier et dévoilées sur le site du GIE depuis quelques jours. Ingenico n’est plus le seul sur le marché…

Un produit différent

Ce nouveau produit est différent : beau, design, léger, branché, compact, connecté. Il va servir à la télétransmission, à la mise à jour des cartes Vitale et à bien d’autres choses. Kapelse est une nouvelle société qui « conçoit des solutions e-santé innovantes pour le suivi simple et sécurisé des patients à leur domicile". Kapelse travaille sur un projet de box télésanté de la taille d’une mini tablette, le Kap&Care, aujourd’hui abouti dont « l’objectif est de stocker, visualiser et transmettre des mesures de santé de manière sécurisée et accessible par un tiers » (c’est la « Satebox » du projet lorrain Satelor, actuellement en test chez des patients). Il a fallu y intégrer une partie authentification par CPS, pour le suivi par les professionnels de santé.

Fabriqué en France

De la box au lecteur de carte, il n’y avait plus, si l’on peut dire, qu’une fente à rajouter et même deux (pour les cartes mutuelles mais pas bancaires). Et voici le Kap&Link. Blanc avec écran couleur tactile, format d’un smartphone qui serait renflé à la base, il s’utilise en position verticale ou horizontale. Avec des rainures antidérapantes au dos et à la base, qui est arrondie et intègre un cerclage chromé recouvert d’antidérapant. Ce « terminal lecteur » est fabriqué en France s’il vous plait (avec 60% de valeur française) dans deux usines. La société Kapelse a tenu à faire travailler des entreprises françaises, avec toutes les difficultés qu’on imagine…Il respecte la norme RHOS et sa fabrication n’utilise ni colle, ni solvant, ni peinture. La coque plastique est teintée dans la masse.

La carte CPS s’installe dans le socle où se glisse également le cordon USB. Une fois le réceptacle fermé, le cordon ne risque pas de se débrancher. C’est élégant et astucieux. Pas de CD d’installation, le pilote s’installe dans le poste de travail à partir du lecteur. Installation plug and play pour MacOS et Windows (mise à niveau pour Win XP) et Linux. Le microprocesseur travaille sous Linux, ce qui lui assure rapidité et performance. Il est ouvert à toutes sortes d’applications. Il suffit de lui ajouter un accessoire (switch Ethernet K-Eth) pour le transformer en lecteur Ethernet en conservant un seul et unique câble. Un service de mise à jour des Cartes vitale, Kap&Maj sera d’abord proposé en pharmacie (avec le Kap&Link ou la box). En version réseau, le Kap&Link qui intègre la technologie NFC s’utilise en mode sans contact pour l’authentification des PS. Une version mobile est finalisée (format smartphone, WiFi et Bluetooth 4.0). Elle sera homologuée selon le référentiel RAC (Référentiel accès cartes) du GIE Sesam Vitale qui rend les services en ligne (Ameli Pro de l’Assurance maladie ou le DMP) accessibles à partir d’une tablette mobile.
Avec cette nouvelle gamme de terminaux, les éditeurs de logiciels métier ne devraient pas manquer de développer de nouveaux services et solutions pour leurs clients…

La version fixe sera commercialisée début 2015 autour de 250 euros environ

Fiche technique du Kap&Link fixe:
320 Mo de mémoire (64 Mo SDRAM et 256 Mo Flash), processeur ARM Cortex A5 32 bits basse consommation.
3 connecteurs cartes. Antenne sans contact (NFC). Switch Ethernet en option.
Écran graphique tactile 3,5 ‘’ de résolution 320×480 pixels. Clavier tactile
Dimensions : 115x60x75, poids : 180g
 

 



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