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Doctors 2.0 : et vous docteur, c’est pour quand le 2 et 3.0?

Même s’ils se prennent de plus en plus en charge, les patients veulent parler santé connectée avec leur médecin qui reste « le » conseiller privilégié.
L’année 2014-2015 de la santé connectée va se terminer début juillet à Castres avec l’université de la e-Santé (1-3 juillet). Une année de prise de conscience du monde médical face à phénomène longtemps envisagé par les professionnels de la santé comme relevant du gadget.

La sortie du livre blanc de l’Ordre des Médecins, la présence de constructeurs comme iHealth et Bewell Connect dans des salons médicaux, l’intérêt de services hospitaliers pionniers qui s’est manifesté à HIT (ou à l’université de la e-Santé), ces signes révèlent l’amorce d’un mouvement de validation des dispositifs, que Buzz Medecin a bien perçu tout au long de ces derniers mois.
Ce ne sont plus seulement les assureurs et les complémentaires qui voient des opportunités dans la santé connectée (dans un cadre de prévention) mais bien le monde de la santé et les patients eux-mêmes, principalement les patients chroniques.
Au premier rang desquelles les diabétiques, une population qui coûte 18 milliards par an à l’Assurance maladie et compte de nombreux jeunes. Les diabétiques sont en tête pour les appli smarpthone s(60% en ont téléchargé une) selon une enquête Le Lab Santé (voir plus loin)
A Doctors 2.0 (4-5 juin à la Cité Universitaire), Carole Avril de la Fédération française des diabétiques, annonce la naissance du diabète Lab, un projet pilote associant les patients pour faire émerger des services innovants utiles avec la mise en place d’un blog (contact : diabeteLAB@afd.asso.fr). Et Novartis se félicite du succès du Hackathon e-Santé organisé en mars dernier. Jean-François Suelves, directeur digital du laboratoire, a dû user de toute sa persuasion enthousiaste pour convaincre sa hiérarchie mais les résultats sont là : une vingtaine de concepts innovants surgis en 48h, 1527 tweets, envoyés à 378752 personnes, 3,9 millions d’impressions des Hackathon message.

Les patients s’informent mais attendent les conseils de leur médecin .

Une enquête rendue publique à Doctors 2.0 réalisée par le Dr Didier Mennecier (fondateur et webmaster d’hepatoweb) à partir du groupe Facebook de 4150 membres « Vivre avec la maladie de Crohn » crée par une mère dont la fille est atteinte, montre que les médecins ont encore des efforts à faire pour répondre à la demande des patients. 150 médecins font partie du groupe mais seul le Dr Mennecier intervient. Les patients ont découvert le groupe en surfant sur le Web et dans 2% des cas seulement sur le conseil de leur médecin. Les patients (965 réponses) recherchent principalement à partager le vécu de leur maladie (807), des informations (651) ou du soutien (557). Pourtant ils évoquent rarement ce groupe avec leur médecin 341 pensent que cela ne l’intéresse pas et 291 que cela ne regarde qu’eux. 266 lui en ont parlé. En réaction à cette confidence, 51% des médecins leur ont déconseillé l’usage du blog contre 32% qui ont trouvé cela très bien.
Pour 79% des patients, les informations recueillies sur le Web sont en fait complémentaires de celle du médecin. Et 37% jugent qu’il convient de les prendre avec précaution. Au total pour le Dr Mennecier, un groupe Facebook apparaît comme complémentaire de la prise en charge et ce d’autant plus que les patients restent prudents.
De la même façon ,dans une enquête plus générale menée par le Lab e-santé du 20 février au 20 mars auprès des internautes avec le soutien de Doctissimo et de plusieurs sites de patients (diabète, maladie du rein et de la thyroïde, etc.), on constate que 21,5% des malades chroniques ont déjà téléchargé une application mobile de santé . Plus de 40% des malades chroniques ayant téléchargé une appli ont échangé à ce sujet avec leur médecin qui la leur avait conseillée dans 23% des cas. A noter, 52% des personnes qui n’ont jamais téléchargé d’appli seraient prêtes à leur faire si leur médecin leur en conseillait une
51% ont échangé avec leur médecin, des mesures ou des données générées par ces appli soit en lui montrant l’écran de leur smartphone ou de leur tablette (47,5%), soit en lui adressant un email (31,7%). Dans cette population d’internautes, un malade chronique sur dix possèdent déjà un objet connecté : 29,2%,un glucomètre connecté, 27,3%, un tracker d’activité ; 13,6%, une balance connectée et 13,6%, un auto-tensiomètre connecté.
Reste à construire cette nouvelle relation médecin malade autour de la santé connectée.

 



La santé connectée en vedette à HIT (Salons Santé Autonomie)

Des fabricants comme Bewell Connect, IHealth, Samsung ou Terraillon, six conférences et un parcours Objets connectés, la santé connectée, a fait son entrée en force cette année à HIT du 19 au 21 mai à la Porte de Versailles dans le cadre des Salons Santé Autonomie.  (Attention l’article de synthèse est un peu long, les lecteurs pressés voudront bien me pardonner).

La santé connectée c’est d’abord un marché.
Comme l’explique Thomas Serval président co-fondateur de Kolibree (la brosse à dent connectée bientôt disponible en France…), il faut distinguer « e-selfcare » qui s’adresse au consommateur sur le créneau forme-prévention, « Health IT » pour les professionnels où l’on fait rentrer des sujets comme le DMP et la télémédecine et « e-healthcare » qui va du professionnel vers le consommateur-patient avec le monitoring à domicile Les ventes d’objets connectés santé devraient en tout cas continuer à croitre de + 40% d’ici 2016. C’est bien pourquoi, plusieurs industriels du connecté étaient présents et qu’un parcours objets connectés a été concocté par DMD santé, site spécialisé sur le sujet. Intel y est allé de sa conférence pour rappeler l’existence de son processeur Intel Atom dans les objets mobiles et son implication en faveur de l’interopérabilité au sein du consortium Continua Health Alliance. Personne ne veut louper le coche
Le défi pour les constructeurs, c’est d’arriver à autonomiser l’objet pour qu’il soit utilisable aussi bien par les personnes âgés que par les jeunes rivés à leur smartphone. Puis il leur faut passer du produit au service.

La santé connectée, ce sont des services
Samsung l’a très bien compris qui a présenté aux établissements sa nouvelle offre en location issue d’un partenariat avec Orange. Ce kit patient d’autodiagnostic comprend un ensemble de dispositifs connectés de marque TapCheck avec 120 configurations possibles (tensiomètre, glucomètre, balance, thermomètre…à interface bluetooth ou NFC) autour d’une tablette (Samsung) durcie et d’un smartphone (Samsung) lui aussi durci. La tablette présente l’avantage de fournir des contenus d’aide thérapeutique. L’envoi des données est automatique sur le cloud sécurisé d’Orange. « La solution complète est commercialisée 20 euros HT/mois, souligne Carlos Jaime, directeur santé, car nous voulons permettre au plus grand nombre d’avoir accès à nos produits » Le Pr Gil Dubernard, chef de service à la maternité de la Croix Rousse à Lyon a équipé depuis deux mois deux chambres avec pèse personne, glucomètre et tensiomètre connectés pour le suivi du diabète gestationnel. Les patientes viennent avec leur tablette (elles la reçoivent pour 12 mois dès qu’elles s’inscrivent à la Croix Rousse) et la sage-femme implémente les mesures sur le dossier. La validité des mesures est en cours. En fonction des résultats, on peut imaginer le même suivi, à domicile (pendant la grossesse et après l’accouchement) avec des sages femmes connectées. Un berceau connecté permettra bientôt le suivi du poids des nourrissons.
Bien connu du secteur santé Visiomed présentait sous sa marque Bewell Connect  My HealthBox et le concept POPS, une valisette destinée au retour à domicile (et/ou à la surveillance de malades chroniques) et comprenant un choix de dispositifs médicaux sans fil  : tensiomètre, thermomètre, oxymètre de pouls, glucomètre et bientôt ECG MyEco ( il a été présenté au MEDPI à Monaco) ainsi qu’un Hub (fourni par Orange), le POPS qui peut se porter à la ceinture ou en bracelet, reçoit des messages sur son petit écran et muni d’une carte SIM et d’un GPS, sert à envoyer les données sans avoir besoin d’un smartphone « Il y aura trois types de bundle avec des appareils différents selon les besoins et dans tous les cas, un infirmer expliquera le fonctionnement des objets, commente le Dr François Teboul chez Visiomed, avant le départ de l’hôpital, le POPS sera apparié avec le numéro unique du patient . La plate-forme de Bewell sera interconnecté avec la plate-forme de l’hôpital ». Une expérimentation est prévu cet été avec le CHU de Nantes. Le prix n’est pas encore connu.
iHealth
prépare également sous une offre avec un Hub en partenariat avec Icanopée qui sera compatible DMP (projet iHealth Discovery) mais n’avait encore rien de concret à montrer sur le sujet.
Annoncé à HIT, l’accord Qualcomm Life-Bluelinea pour le suivi à distance des patients chroniques participe de cette notion d’écosystème autour des objets connectés. La solution 2net (une prise-hub et sa plate-forme) de Qualcomm est ouverte et permet d’assurer l’interopérabilité. Elle réunit 500 partenaires et sera.utilisée pour intégrer plus rapidement tout type d’objets connectés au bouquet de service à la personne BlueHomeCare. Ce bouquet de services est déjà utilisé par plus de 12 000 personnes à leur domicile et par près de 500 établissements spécialisés. « Opérateur d’objets et de services connectés dédiés à la santé, Blue Linea a déjà déployé 10.000 objets « précise Laurent Levasseur, président du directoire. (voir le précédent article sur les plates-formes de suivi).

La santé connectée, c’est un nouveau parcours de soins
La santé connectée est passée rapidement d’un buzz high tech à la mise en place de services équipés dans de gros établissements, con state Dominique Lehalle modératrice de la table ronde « santé connectée une opportunité bénéfique pour l’organisation des soins ». On a l’intuition n que ça va résoudre certains problèmes auxquels sont confrontés les pays occidentaux « Et si parcours de soins devenait un parcours de vie. Ils sont plusieurs à l’évoquer
« Nous entrons dans un monde multidimensionnel connecté dont l’usager est le cœur, on est obligé d’y aller, souligne Jean-François Goglin (FEHAP), le dossier du citoyen-usager-patient n’est plus une simple chambre d’enregistrement des données produites mais devient le pilote de fonctions directement connectées sur le patient. Le citoyen =-usager-patient s’achètera ces objets. IL faut penser global et en parcours de vie. Le patient est le capitaine de sa propre santé et il doit être considéré comme un client auquel nous devons le meilleur service possible.
Henri Isaac (Renaissance Numérique) ajoute qu’il faut repenser la place du patient à l’hôpital. Le numérique offre un levier pour pérenniser la qualité du système en le refondant. Le patient veut y être associé.
Les patients sont demandeurs et les médecins sont leurs interlocuteurs privilégiés, note le Dr Eric Couet ,médecin généraliste connecté, fondateur de connected doctors. 40 de ses patients ont des objets.
Le médecin est passé du savoir au partage des données de « son » dossier puis aux données recueillies par le patient, renchérit le Dr Didier Mennecier, fondateur d’hepatoweb. Les professionnels de santé sont en décalage. Les patients, une enquête d’Accenture, le révèle, souhaitent que les professionnels de santé soient en mesure d’offrir des services numériques comme les rendez vous en ligne (82%) avec rappel de RV par SMS (76%) ou les échanges par messagerie sécurisées (69%) Les usagers pensent aussi qu’ils devraient avoir accès à leur dossier médical (81%) qui pourrait devenir une interface de communication entre le médecin et le patient, ce que personne n’avait envisagé.. ;
C’est bien à un parcours de vie que pensent les assureurs.Qui voient dans les objets connectés des possibilités de lutte contre l’absentéisme par une meilleure prévention. Des pistes pour la medecine du travail. L’objet connecté peut y aider car il facilite le recueil des données. Des chaussures équipées de capteurs peuvent ainsi permettre de mieux connaître le poids soulevé dans la journée par les ouvriers du bâtiment. Sintéressent à la fourniture de nouveaux services à valeur ajoutée pour l’enseignement et la prévention. Les risques : le profilage des patients assurés et un renforcement des inégalités sociales de santé entre les connectés et les autres.
Reste beaucoup de validation à faire, comme le rappelait le Pr Pierre Simon : "Le médecin s’appuie sur le SMR (service médical rendu) et pour le moment on n’a aucune preuve d’impact de ces objets sur la santé" . Le feed back des données n’est pas encore très fiable reconnait le Pr Thierry Dantoine (CHU de Limoges) mais la représentation que les patients ont de ces objets, c’est qu’ils sont motivants.

 



La Consul Station : une offre de soins par télémédecine démarre dans le Var

Le week-end des 13-14 juin, si la date d’inauguration est maintenue par le Conseil général, la permanence des soins sera, hors urgence vitale, assurée pour les 13 000 habitants du bassin de vie d’Aups (Var) par une Consult Station, cabine de télémédecine intégrée pour la première fois à la permanence des soins.
Le Dr Aurélie Spanjaard du Samu 83 et le Dr Nicolas Riant de la maison médicale de Garde Cœur du Var au Luc (à 27 km d’Aups), circonspects au début sont aujourd’hui convaincus par la Consult Station. « A la régulation, on a de moins en moins d’offre de soins à proposer en consultation », souligne le Dr Spanjaard. « Le projet VAR télésanté, en préparation depuis juin 2011, permet d’augmenter le rayon d’activité du médecin en formant un réseau autour de la cabine Consult Station. » Il n’y a plus que 3 médecins à Aups (2149 habitants et une EPHAD de 70 lits) pour un bassin de 13.000 personnes avec une saisonnalité estivale alors qu’ils étaient 5 en 2011. Un seul médecin assurait 70% des gardes. Lorsqu’il a cessé son activité suite à un accident, la permanence des soins s’est trouvée en difficulté. D’où l’idée d’installer une Consult Station, cabine de téléconsultation autonome de la société H4D qui va trouver place à la caserne des pompiers d’Aups.

Le patient acteur de son examen

D’un poids total de 200 kilos, cette cabine prête à l’emploi dès lors que l’on dispose d’une prise électrique et d’une prise Internet fonctionne comme un écosystème. C’est un dispositif médical certifié CE. Elle dispose d’un lecteur de Carte Vitale qui sert à l’authentification du patient Ses dispositifs médicaux (thermomètre, tensiomètre, oxymètre de pouls, balance, stéthoscope et même otoscope, dermatoscope et ECG) sont prévus pour l’automesure avec un écran tactile d’instructions Les mesures sont recueillis dans un serveur sécurisé (HADS d’Orange) et transmise à l’un des intervenants du réseau (ici, l’un des médecins de la maison de garde du Luc), visible sur l’ écran de visioconférence. « Une fois la liaison établie, l’interrogatoire médical est le même, explique le Dr Riant, le stéthoscope à distance fonctionne très bien l’examen du pouls est un peu plus compliqué. Il faut juste guider les patients pour qu’ils remettent les capteurs au bon endroit. Les tests montrent que ça devient très vite un jeu. Le patient devient acteur de son examen »En fin de téléconsultation, le patient peut imprimer l’ordonnance qui sera tamponnée par le pompier médiateur. Il est toujours conseillé au patient de retourner voir son médecin traitant dans les 48 heures.

Une offre de soins supplémentaire

Pas question de laisser le patient se rendre dans la cabine de sa propre initiative. Celle ci fait partie du parcours de soins et elle est réservée à des patients qui ont appelé le 15 et pour lesquels il n’y a pas de médecin de garde proche, ni d’urgence vitale (douleur thoracique, etc.). Respectant aussi quelques critères de taille et de poids pour pouvoir entrer dans la cabine !
Il faut également des patients « éveillés » capables de se prendre en charge, avec l’aide du pompier de garde, mais qui n’est pas présent dans la cabine. « C’est une offre de soins en plus pour la régulation ».
La Consult Station a trouvé d’autres usages dans plusieurs hôpitaux et résidences seniors où elle est utilisée pour la surveillance épidémiologique, le dépistage, les bilans de santé et l’automatisation de certaines mesures (consultations d’anesthésie, par exemple). Elle est commercialisée en location (environ 1000 euros par mois maintenance comprise). Dans le cadre du projet varois, d’une durée de 18 mois reconductible, il va s’agir aussi d’évaluer  le modèle économique et le temps passé par les médecins de la maison de garde, sachant qu’il n’existe toujours pas d’acte spécifique.

( La présentation de ce projet a eu lieu le jeudi 21 mai dans le cadre du salon Santé Autonomie )
 



Santé connectée : de l’importance des plates-formes web de suivi

Chaque mois apporte son lot de conférences et manifestations étiquetées « Santé connecté ». Le mois de mars a été l’occasion pour les plates-formes d’objets connectés et de services de revenir sur le devant de la scène. Les applications smartphones pour développées qu’elles soient ne sont pas en effet suffisantes dès lors que doit se mettre en place un suivi médical et un partage des données.
La mise en place de l’accompagnement des patients chroniques passe par les objets connectés et la télémédecine, si la technologie apporte quelque chose qui correspond aux besoins. Le mariage de tous les acteurs sera compliqué mais intéressant, c’est la conviction de Béatrice Falise-Mirat (Orange Healthcare) qui est intervenu au Hacking Health Camp à Strasbourg  Correspondre aux besoins des patients comme des médecins, c’est l’objectif des plates-formes en ligne, lauréates des Health Innovative Days de Cap Digital consacrés aux objets connectés.
UmanLife a développé en deux ans des modules thématiques pour la grossesse (avec app pour recevoir ses échographies sur son smartphone), les bébés, les enfants, les sportifs, la nutrition le tabac. « Nous agrégeons les données pour leur donner du sens » L’algorithme validé scientifiquement par le comité d’éthique interne permet de donner le bon conseil au bon moment. 21.000 patients sont inscrits sur HumanLife mais la société vit d’un modèle BtoB avec des solutions esanté en marque blanche et des reporting sur les utilisations des données.

Couvrir les  besoins des patients et des médecins

La société DataMedCare (2 ans d’existence) offre trouvé un premier partenariat dans le domaine de l’insuffisance respiratoire pour sa plate-forme de suivi ADEL Santé. Ce qui plait au médecin, c’est le gain de temps, les données faciles à lire, les algorithmes qui permettent de prioriser les patients, l’interfaçage avec le logiciel métier. Ce qui plait au patient, c’est le carnet de suivi accessible, des fiches pratiques d’éducation thérapeutique, la messagerie1900 médecins et 28 000 patients sont con cernés. En projet, le suivi du diabète et des insuffisants cardiaques.
Avec iHealth Discovery, c’est le fabriquant d’objets connectés lui même qui compte apporter une partie du service en simplifiant la transmission des données pour le patient (celui-ci aura une box au domicile et juste un bouton à pousser). iHealth s’est associé à Icanopée pour rendre son système compatible avec le DMP et y déposer automatiquement des graphes faciles à lire par le médecin.
Au congrès de la médecine générale, c’est Bluelinea qui était invitée à parler der son expérience lors de la plénière "Medecins et patients connectés, quelles conséquences pour la patique" (200 personnes dans la salle). La société fait figure de pionnière avec sa plateforme BlueHomeCare qui propose toutes sortes de services, de la prise en charge des personnes vulnérables avec le bracelet Bluegard à l’amaigrissement thérapeutique utilisant une balance connectée ou à la télé observance. 12 000 personnes sont aujourd’hui abonnées à ces différents services pour un coût de 9 à 69 euros/mois.
Reste à valider ces propositions auprès des médecins qui étaient nombreux à se presser sur le stand d’iHealth, premier fabricant à exposer ses produits dans un congrès de généralistes. Reste aussi à créer les bonnes conditions du partage des données (sécurité, tableau synthétique, fiabilité des mesures, etc.) rappelées dans le livre blanc de l’Ordre.
Une chose est sûre, ce n’est pas la tâche des médecins de faire de la collecte de données.

 



MSSanté : montée en charge en 2015 ?

MS Santé, la messagerie médicale sécurisée, soutenue par l’ASIP Santé, s’implante très progressivement dans les hôpitaux en préparant l’arrivée massive des contenus qui devrait être le facteur déclenchant pour l’équipement des professionnels de santé libéraux. C’est du moins le cercle vertueux que l’ASIP Santé s’efforce de mettre en place.
Plus d’un an après le lancement de la phase pilote de déploiement de MS Santé dans 15 hôpitaux volontaires, où en est-on ?
14 établissements sont opérationnels et 8 envoient des comptes rendus d’hospitalisation électroniques vers la ville en routine, a expliqué à Buzz Medecin, Vladimir Vilter, responsable de mission à l’ASIP Santé.
On a ainsi appris aux Tech Days de Microsoft qu’à l’hôpital St Joseph (ESPIC) début février, la moitié des services étaient déployés et en capacité d’envoyer les comptes rendus à J zéro (comme va le recommander la future loi de Santé, puisque le patient devra sortir de l’hôpital avec son compte rendu). L’hôpital envoie 5 à 600 mails par jour, soit 20% des comptes rendus, vers les médecins de ville. Les médecins correspondants destinataires sont pour la plupart déjà équipés de la messagerie Apicrypt, très diffusée sur la région parisienne (NDLR. Apicrypt rassemble au total 50 000 utilisateurs professionnels de santé)  mais la proportion de nouveaux inscrits sur MS Santé (15%) est en augmentation. L’hôpital s’est contenté d’un premier courrier fin août aux 300 correspondants les plus actifs pour les inciter à recevoir les comptes-rendus par mail et à s’inscrire sur le web mail MS Santé. Attitude prudente face à la montée en charge progressive des services équipés.

Procéder par étape

Vladimir Vilter, responsable du projet à l’ASIP Santé, n’a pas d’autre discours : pas la peine de pousser la ville tant que l’hôpital n’est pas complètement prêt. Il a d’abord fallu que des éditeurs hospitaliers se rendent compatibles (Enovacom, Wraptor, Inovelan se sont lancés dès l’an dernier). Plus décisif encore la récente intégration de MS Santé dans la boite Outlook du pack Microsoft livré aux établissements via Uni-HA (500 établissements, soit 4 à 500 000 postes concernés).
Dernier atout : l’instruction en date du 23 décembre adressée par la DGOS aux établissements qui leur enjoint de rendre leur système de messagerie compatible avec MS santé d’ici la fin 2015 afin d’assurer la communication rapide des documents de sortie aux patients vers les professionnels de santé exerçant en ville. Pas question bien sûr de casser l’existant régional. Comme le système Zepra en Rhône Alpes qui est en phase de généralisation auprès des libéraux (53.000 documents consultés en décembre 2014) ou les 8.000 BAL lorraines ou encore les plates-formes des pays de Loire ou de Poitou-Charentes ou les échanges ville-hôpital avec Apicrypt. Tout cela devrait cohabiter et s’adapter pour devenir compatible. Et il restera à mobiliser le secteur de la biologie.
Les établissements, indique l’instruction de la DGOS, pourront soit adapter leur outil de messagerie propre et devenir « opérateur MSSanté », soit proposer aux professionnels de santé "d’utiliser directement les boîtes aux lettres offertes par l’Asip santé avec les ordres professionnels en particulier dans les petits établissements", soit acquérir un service de messagerie conforme à la loi, proposé par un opérateur public ou privé. Pour la DGOS, la durée de mise en conformité ne devrait pas prendre plus de 3 à 4 mois, rappelant que "le déploiement de la MSSanté permettra, après deux ou trois ans, de dématérialiser plusieurs dizaines de milliers de comptes rendus et lettres de sortie chaque année. »
Pour Vladimir Vilter, le « coaching » MSSanté est prêt. Le plan marketing aussi. « Les flux hospitaliers ont été analysés. 15% de leurs correspondants apportent 80% du volume. C’est sur eux que l’on se focalisera ».
En attendant, MSSanté avec une dizaine de milliers d’inscrits, médecins à 70%, n’est plus considérée en phase de bétatest…Quelques dizaines d’utilisateurs ont même essayé les versions mobiles pour iPhone (voir la démo). La messagerie est également compatible avec Thunderbird. Bel exemple d’utilisation en télémédecine : le dépistage de la rétinopathie diabétique réalisé par des orthoptistes et interprétés par des ophtalmologistes à distance. « Les données médicales et les données de remboursement pour cet acte de télémédecine sont envoyés par MSSanté, avec intégration dans le logiciel métier ».

L’intégration dans le logiciel métier des libéraux arrive

Pour les médecins, l’étape décisive, c’est en effet l’intégration de MSSanté dans leur logiciel métier ce qui leur permettra de récupérer les documents directement dans les dossiers patients (comme cela se fait déjà dans les logiciels ayant intégré Apicrypt). La FEIMA (Fédération des éditeurs d’informatique médicale et paramédicale ambulatoire) a vu enfin aboutir ses demandes auprès de l’ASIP Santé pour faciliter l’interfaçage de MSSanté, avec la publication en juillet dernier d’une nouvelle version du « Dossier des spécifications techniques clients de messagerie ». Dès lors, les éditeurs de la FEIMA (70% du marché) ont engagés les travaux de développement nécessaires et plusieurs « sont en phase de diffusion des outils correspondants après les retours positifs issus d’une période de bétatest », précise à Buzz Medecin Francis Mambrini, président de la FEIMA.

Comme diraient certains YAPLUKA (y a plus qu’à) …

 

 

 



Kap&Link de Kapelse, un « terminal lecteur » fixe nouveau et différent

C’est dans un café de la Porte Maillot qu’elles m’ont été montrés (enfin !!), les « solutions » SESAM-Vitale de Kapelse, homologuées selon le référentiel « terminal lecteur » 3.30 le 22 juillet dernier et dévoilées sur le site du GIE depuis quelques jours. Ingenico n’est plus le seul sur le marché…

Un produit différent

Ce nouveau produit est différent : beau, design, léger, branché, compact, connecté. Il va servir à la télétransmission, à la mise à jour des cartes Vitale et à bien d’autres choses. Kapelse est une nouvelle société qui « conçoit des solutions e-santé innovantes pour le suivi simple et sécurisé des patients à leur domicile". Kapelse travaille sur un projet de box télésanté de la taille d’une mini tablette, le Kap&Care, aujourd’hui abouti dont « l’objectif est de stocker, visualiser et transmettre des mesures de santé de manière sécurisée et accessible par un tiers » (c’est la « Satebox » du projet lorrain Satelor, actuellement en test chez des patients). Il a fallu y intégrer une partie authentification par CPS, pour le suivi par les professionnels de santé.

Fabriqué en France

De la box au lecteur de carte, il n’y avait plus, si l’on peut dire, qu’une fente à rajouter et même deux (pour les cartes mutuelles mais pas bancaires). Et voici le Kap&Link. Blanc avec écran couleur tactile, format d’un smartphone qui serait renflé à la base, il s’utilise en position verticale ou horizontale. Avec des rainures antidérapantes au dos et à la base, qui est arrondie et intègre un cerclage chromé recouvert d’antidérapant. Ce « terminal lecteur » est fabriqué en France s’il vous plait (avec 60% de valeur française) dans deux usines. La société Kapelse a tenu à faire travailler des entreprises françaises, avec toutes les difficultés qu’on imagine…Il respecte la norme RHOS et sa fabrication n’utilise ni colle, ni solvant, ni peinture. La coque plastique est teintée dans la masse.

La carte CPS s’installe dans le socle où se glisse également le cordon USB. Une fois le réceptacle fermé, le cordon ne risque pas de se débrancher. C’est élégant et astucieux. Pas de CD d’installation, le pilote s’installe dans le poste de travail à partir du lecteur. Installation plug and play pour MacOS et Windows (mise à niveau pour Win XP) et Linux. Le microprocesseur travaille sous Linux, ce qui lui assure rapidité et performance. Il est ouvert à toutes sortes d’applications. Il suffit de lui ajouter un accessoire (switch Ethernet K-Eth) pour le transformer en lecteur Ethernet en conservant un seul et unique câble. Un service de mise à jour des Cartes vitale, Kap&Maj sera d’abord proposé en pharmacie (avec le Kap&Link ou la box). En version réseau, le Kap&Link qui intègre la technologie NFC s’utilise en mode sans contact pour l’authentification des PS. Une version mobile est finalisée (format smartphone, WiFi et Bluetooth 4.0). Elle sera homologuée selon le référentiel RAC (Référentiel accès cartes) du GIE Sesam Vitale qui rend les services en ligne (Ameli Pro de l’Assurance maladie ou le DMP) accessibles à partir d’une tablette mobile.
Avec cette nouvelle gamme de terminaux, les éditeurs de logiciels métier ne devraient pas manquer de développer de nouveaux services et solutions pour leurs clients…

La version fixe sera commercialisée début 2015 autour de 250 euros environ

Fiche technique du Kap&Link fixe:
320 Mo de mémoire (64 Mo SDRAM et 256 Mo Flash), processeur ARM Cortex A5 32 bits basse consommation.
3 connecteurs cartes. Antenne sans contact (NFC). Switch Ethernet en option.
Écran graphique tactile 3,5 ‘’ de résolution 320×480 pixels. Clavier tactile
Dimensions : 115x60x75, poids : 180g
 

 



Compte twitter, forum, site de coaching en ligne, la CNAM 2.0 sur les rails

Le 6 novembre, quelques heures avant la fin de son mandat, M. Frédéric Van Roekeghem ( appelé "affectueusement"  Rocky dans la presse médicale) avait convié la presse à un dernier point d’information résolument tourné vers l’avenir 2.0 de la CNAMTS qu’il a dirigé pendant dix ans. Donc en 2015, la CNAMTS qui a ouvert le 27 octobre un compte twitter @CnamtsOfficiel (48 tweets, 16 abonnements, 483 abonnés au 6/11 à 17h), aura une « fan page » Facebook pour les femmes enceintes et animera un forum pour répondre aux questions des assurés sur ameli.fr. Elle fera aussi surveiller sa e-réputation. Et va lancer fin 2014 à l’intention des assurés détenteur d’un compte ameli, un service de coaching en ligne Santé active. Ce service d’accompagnement en ligne sur 3 mois portera sur  la prévention en matière de nutrition, de mal de dos et de risque cardio-vasculaire et sera complété en 2015 d’un module d’accompagnement du sevrage tabagique.

La première ligne de contact de l’Assurance Maladie, c’est Internet

La CNAMTS se félicite globalement du succès d’ameli.fr qui reçoit plus de 110 millions de visites par an. 16 millions d’abonnés y ont ouvert un compte (objectif 17 millions soit un assuré sur deux fin 2015), ameli génère 70 millions de contacts par an et 90.000 conversations avec sa conseillère virtuelle. A comparer aux 36 millions de visites dans les accueils des CPAM  et 30 millions d’appels téléphoniques. La version mobile a été téléchargée 2 millions de fois. Les services en ligne sont de plus en plus utilisés mais avec 3 millions d’appels au 36 46 pour signaler un changement d’adresse (disponible en ligne) et 1,5 million de déplacements pour commander la CEAM (la carte européenne d’assurance maladie) il y a encore de la marge de progression. Et  La carte européenne devrait d’ailleurs être dématérialisée sur smartphone fin 2015. Pour les rendez-vous dans les 2100 points d’accueil physique, un service d’e-booking (prise de RV sur le Web) est en test.
Le site ameli est cependant devenu trop riche. Une refonte est en cours pour faciliter l’accès aux bonnes rubriques à partir de situations concrètes. Encouragés par la ROSP (rémunération sur objectif de santé publique), les échanges avec les professionnels de santé se dématérialisent progressivement. Et pour que les diabétiques dits "en écart de soins " bénéficient davantage de Sophia (536 000 adhérents soit 1 diabétique éligible sur 4), il va être proposé à leur médecin de les inscrire via Espace Pro.
« Notre première ligne de contact aujourd’hui c’est Internet » a conclu l’ex-DG de la CNAMTS ( qui est remplacé par Nicolas Revel) reconnaissant que l’Assurance Maladie n’était pas en avance dans ce domaine. Une nouvelle campagne d’information sur les services d’ameli.fr est prévue du 22 novembre au 9 décembre prochains.
 



Doctor Pocket, une app smartphone qui relie le médecin à ses patients

Tout va très vite pour Doctor Pocket, l’application smartphone lancée y a trois mois par un informaticien et un généraliste toulousain, le Dr David Bilfeld. Ses concepteurs présentent l’App au premier concours Doc eServices des laboratoires Abott. Un concours de circonstance puisque la plate-forme Doc eServices a été ouverte il y a un an à destination du corps médical et que le laboratoire entend justement promouvoir les innovations utiles aux médecins imaginés des médecins généralistes. La date limite de dépôt de candidature étant le 18 septembre, Doctor Pocket a saisit l’occasion. Les voilà lauréats. Ce qui leur vaut un chèque et un stand aux Journées nationales de médecine générale qui viennent de se tenir au CNIT de Paris La Défense (11-12 octobre).

Doctor Pocket (ne pas confondre avec Pocket Doctor qui existe déjà) est gratuite et facile à utiliser. C’est une application qui relie le médecin à ses patients dans la mesure où elle donne des renseignements pratiques sur les horaires du cabinet et autorise la prise de RV en ligne, via un smartphone (iPhone et Android). Il suffit de télécharger l’app sur les stores (Appstore et GooglePlay) en tapant Doctorpocket dans la fenêtre de recherche. Le praticien entre son numéro RPPS, son numéro de CPS et son email. Il va ensuite remplir ses horaires et ses infos (nom, prénom, numéro RPPS et CPS, son adresse). Les médecins qui ont déjà un agenda en ligne (sur le stand, il y avait une démo utilisant celui d’Hellodoc, est-ce que ça peut marcher avec d’autres agendas ? Rien n’empêche d’essayer) peuvent inscrire l’adresse URL de cet agenda. Leur patient peuvent ainsi prendre leur RV via leur smartphone (c’est déjà possible avec certains agendas en ligne).

Une fonction push très pratique

Les patients téléchargent également l’application et remplissent le formulaire d’inscription avec leurs coordonnées, leur numéro de portable et leurs mails.
En allant dans la rubrique « mes patients », le médecin pourra informer tous ses patients par exemple de la fermeture exceptionnelle de son cabinet un jour donné. Une fonction Push, très pratique. Ou autre exemple, informer un patient particulier en cas de mauvais résultats d’analyse. Il trouve aussi un carnet de vaccination à partager avec son patient. La société Doctor Pocket assure avoir un serveur sécurisé.
Prochain étape, développer un service de remplacement entre les médecins inscrits sur l’app. Ils étaient une cinquantaine avant les JNMG. Et avant qu’Abott n’installe l’app sur sa plate-forme de services.

 



e-Santé : les recommandations du « livre-rapport » Robin

Depuis son départ de l’ASIP Santé le 30 novembre 2013, le Dr Jean-Yves Robin s’est donné le temps de la réflexion. Et en publie le fruit sous le titre « Santé, l’urgence numérique ».

« La France n’est pas inactive mais elle court sans cap ». Cette phrase à l’avant dernière page donne le ton du livre de Jean-Yves Robin, directeur de l’ASIP Santé pendant 5 ans (2008-2013) sur l’urgence des mesures à prendre pour faire de la France un leader de l’e-santé. Un livre ? Plutôt rédigé comme un rapport, celui qu’on ne lui a pas demandé et qu’il a voulu écrire même s’il relève que sur le sujet, le nombre d’écrits est « inversement proportionnel aux avancées observées ». La France a 20 ans de retard dans le développement de services numériques dans le domaine de la santé. A quelques mois de la discussion sur la loi de santé préparée par Marisol Touraine qui prétend donner ce cap par une Stratégie nationale de santé, le Dr Robin pense avoir repéré les leviers à actionner d’urgence. Les parlementaires feraient bien de le lire. Ce n’est pas le roman de l’été, on n’y trouve pas de révélations et pour tout dire, il donne parfois une impression de redites car la pensée de l’auteur revient sans cesse sur les mêmes failles du système, communes à la télémédecine, aux systèmes hospitaliers, à l’accès et à la production des données de santé et demain, si l’on n’y prend garde, à l’industrie des objets médicaux connectés. De fait, le sujet, complexe , de la e-santé est mal appréhendé par les politiques surfant sur les effets d’annonce et les traitements d’urgence des crises sanitaires.

Eparpillement des moyens et des initiatives

On imagine que le Dr Robin, passé par la médecine humanitaire, fondateur d’une entreprise spécialisée dans les réseaux de soins, habitué à l’action, pensait avoir les manettes quand il a pris la direction de l’ASIP Santé, avant de s’apercevoir que la CNAM (qui était aussi son bailleur de fond) ne trouvait d’intérêt qu’au développement de ses téléservices et pas du DMP*. On comprend qu’il s’est heurté très vite aux incohérences de la politique publique, aux rivalités des structures et au « millefeuille législatif illisible » tant pour les citoyens que pour les professionnels. L’éparpillement des moyens et des initiatives (surtout en région) est dénoncée d’un chapitre à l’autre : la DGS, 25 ARS et 5 agences sanitaires pour les alertes en santé publique ; les Finances + les Affaires sociales –Santé pour l’économie Santé Numérique et la Silver Economie ; la DGOS, les régions, les ARS, la DSS (direction de la Sécurité sociale) pour la télémédecine, 300 structures de HAD, etc.
Que faire ? Sachant que l’interventionnisme de l’Etat (il est pourtant nécessaire de réguler un système conçu avec un idéal de solidarité et d’égalité) convient mal au numérique qui se nourrit d’innovation et d’agilité. Les leviers identifiés se comptent par demi-douzaine à la fin de chaque chapitre. Nombre d’entre eux figurent déjà dans de précédents rapports. Mais c’est vrai qu’il serait plus efficace d’ adopter le NIR comme identifiant pour tous les patients du secteur sanitaire et médico-social, qu’un retour d’information vers les professionnels de santé (ainsi qu’une association économique) les inciteraient à produire des données médicales de qualité , qu’il serait temps de disposer d’annuaires fiables (Jean-Yves Robin égratigne au passage le RPPS) permettant un service public de renseignements fiables…

Sans attendre que la richesse de nos données soit exploitée ailleurs et nos politiques sanitaires dictées par les moteurs de recherche sur le Web…
Santé, l’urgence numérique. Faire de la France un leader de l’e-santé. L’Harmattan, 200 p, 21,50 €

*Quant au DMP, loin de le considérer comme un échec, il rappelle que la CNAM a supprimé son budget de déploiement en juin 2011 alors qu’il était techniquement prêt. Pour des raisons de pragmatisme, Jean-Yves Robin, ne voit comme seule solution, « nouvelle démission de l’Etat », de passer le DMP dans le champ de la CNAM (NDLR c’est ce qui a été décidé pour le DMP2) en espérant qu’elle ne laissera pas orpheline la messagerie MSSanté en cours de déploiement. Les deux projets devraient être, selon lui, impérativement intégrés dans les contrats d’objectifs des établissements de soins et dans le ROSP des médecins libéraux ainsi que dans les politiques régionales de santé.
 



CLM lance monEspacePatient, la relation médecin-patient sur le web

Cegedim Logiciel Médicaux annonce, dans un communiqué du 17 juin, l’ouverture pour ses clients équipés de Crossway, Docware et monlogicielmedical (plus tard pour ceux de Mediclick), d’un espace web sécurisé où vont pouvoir se développer de nouvelles relations médecins-patients en connexion directe.
monEspacePatient.com propose déjà deux services : un agenda où le patient peut prendre rendez-vous dans les plages horaires selectionnées par son médecin et un partage de la synthèse médical de son dossier (antécédants, allergies, etc..) et des prescriptions en cours.
monEspacePatient était annoncé depuis quelques mois. Mais s’appuyant sur l’expérience acquise avec le portail patient déjà opérationnel en Espagne, CLM a peaufiné cet espace quant à l’ergonomie et la sécurisation, prenant en compte les remarques des betatesteurs.

Agenda en ligne sans abonnement

L’ouverture est laissée à l’initiative du médecin. C’est lui, qui a partir du nouveau bouton de son logiciel ou en se connectant sur le site, peut ouvrir un compte. Il peut commander une affiche pour sa salle d’attente et reçoit un kit de démarrage (dont des mode d’emploi à remettre au patient). Pas besoin d’abonnement pour paramétrer son agenda en ligne et ouvrir des créneaux horaires sur le web. L’agenda accessible sur le Web est synchronisé avec celui de son logiciel-on peut dire que c’est le même- et avec le télésecrétariat médical s’il a souscrit ce service. Les quinze premiers rendez-vous pris sur le web sont gratuits. Les patients reçoivent un email 24h avant le rendez-vous. L’envoi de SMS de rappel est payant poiur le médecin. Les suivants sont facturés par tranche forfaitaire de façon à équilibrer la dépense pour les clients du télésecrétariat également au forfait : plus de RV pris sur le web, c’est d’autant moins de prises de RV au téléphone… Quant à l’envoi du volet médical de synthèse et de l’ordonnance, il est gratuit et peut s’automatiser. C’est le médecin qui décide avec son patient de ce partage (sous forme d’un lien vers ces données).
Lorsque le patient veut ouvrir un compte (il a vu l’affiche, le médecin lui en a parlé), il donne son mail et son numéro de téléphone mobile au médecin qui créé l’espace personnel du patient. Celui-ci reçoit un login/mot de passe par mail ainsi qu’un code de sécurité par SMS sur son téléphone mobile. Il devra les utiliser lors de sa première connexion et personnaliser son mot de passe. Lorsqu’il se connecte, son tableau de bord lui indique le liste de ses médecins qui ont un compte, les rendez-vous à venir, les liens vers les agendas, les liens vers les informations médicales et les traitements en cours. Il voit tous les produits prescrits et peut imprimer la dernière ordonnance.

De nouveaux services à développer

Pour CLM, ce portail patient, hébergé sur ses serveurs sécurisés (agréés HDS), permet d’envisager toutes sortes de services aptes à développer la relation directe patients-professionnels de santé. Alain Missoffe, directeur général de CLM et président de Cegedim Healthcare Software en évoque trois dans le communiqué : la prévention, l’éducation thérapeutique, le suivi des dispositifs médicaux et ajoute : "nous croyons beaucoup dans un outil comme monEspacePatient". On songe à tous ces objets santé connectés en auto-mesure, comme ceux que teste régulièrement Buzz Medecin (voir la rubrique). Demain, CLM sera à même d’offrir aux patients la possibilité des gérer ces mesures et de les partager avec leurs médecins (pour les intégrer directement dans le logiciel ?).
A terme, on voit que certains éditeurs (Compugroup a également ouvert un agenda en ligne ouvert au patient synchronisé avec ses logiciels) vont constituer, de fait, pour la gestion des nouveaux services, des bases de données patients. Des bases toutefois bien modestes,  comparées au Big Data collecté par les champions de l’Internet !
 



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