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Compte twitter, forum, site de coaching en ligne, la CNAM 2.0 sur les rails

Le 6 novembre, quelques heures avant la fin de son mandat, M. Frédéric Van Roekeghem ( appelé "affectueusement"  Rocky dans la presse médicale) avait convié la presse à un dernier point d’information résolument tourné vers l’avenir 2.0 de la CNAMTS qu’il a dirigé pendant dix ans. Donc en 2015, la CNAMTS qui a ouvert le 27 octobre un compte twitter @CnamtsOfficiel (48 tweets, 16 abonnements, 483 abonnés au 6/11 à 17h), aura une « fan page » Facebook pour les femmes enceintes et animera un forum pour répondre aux questions des assurés sur ameli.fr. Elle fera aussi surveiller sa e-réputation. Et va lancer fin 2014 à l’intention des assurés détenteur d’un compte ameli, un service de coaching en ligne Santé active. Ce service d’accompagnement en ligne sur 3 mois portera sur  la prévention en matière de nutrition, de mal de dos et de risque cardio-vasculaire et sera complété en 2015 d’un module d’accompagnement du sevrage tabagique.

La première ligne de contact de l’Assurance Maladie, c’est Internet

La CNAMTS se félicite globalement du succès d’ameli.fr qui reçoit plus de 110 millions de visites par an. 16 millions d’abonnés y ont ouvert un compte (objectif 17 millions soit un assuré sur deux fin 2015), ameli génère 70 millions de contacts par an et 90.000 conversations avec sa conseillère virtuelle. A comparer aux 36 millions de visites dans les accueils des CPAM  et 30 millions d’appels téléphoniques. La version mobile a été téléchargée 2 millions de fois. Les services en ligne sont de plus en plus utilisés mais avec 3 millions d’appels au 36 46 pour signaler un changement d’adresse (disponible en ligne) et 1,5 million de déplacements pour commander la CEAM (la carte européenne d’assurance maladie) il y a encore de la marge de progression. Et  La carte européenne devrait d’ailleurs être dématérialisée sur smartphone fin 2015. Pour les rendez-vous dans les 2100 points d’accueil physique, un service d’e-booking (prise de RV sur le Web) est en test.
Le site ameli est cependant devenu trop riche. Une refonte est en cours pour faciliter l’accès aux bonnes rubriques à partir de situations concrètes. Encouragés par la ROSP (rémunération sur objectif de santé publique), les échanges avec les professionnels de santé se dématérialisent progressivement. Et pour que les diabétiques dits "en écart de soins " bénéficient davantage de Sophia (536 000 adhérents soit 1 diabétique éligible sur 4), il va être proposé à leur médecin de les inscrire via Espace Pro.
« Notre première ligne de contact aujourd’hui c’est Internet » a conclu l’ex-DG de la CNAMTS ( qui est remplacé par Nicolas Revel) reconnaissant que l’Assurance Maladie n’était pas en avance dans ce domaine. Une nouvelle campagne d’information sur les services d’ameli.fr est prévue du 22 novembre au 9 décembre prochains.
 



Doctor Pocket, une app smartphone qui relie le médecin à ses patients

Tout va très vite pour Doctor Pocket, l’application smartphone lancée y a trois mois par un informaticien et un généraliste toulousain, le Dr David Bilfeld. Ses concepteurs présentent l’App au premier concours Doc eServices des laboratoires Abott. Un concours de circonstance puisque la plate-forme Doc eServices a été ouverte il y a un an à destination du corps médical et que le laboratoire entend justement promouvoir les innovations utiles aux médecins imaginés des médecins généralistes. La date limite de dépôt de candidature étant le 18 septembre, Doctor Pocket a saisit l’occasion. Les voilà lauréats. Ce qui leur vaut un chèque et un stand aux Journées nationales de médecine générale qui viennent de se tenir au CNIT de Paris La Défense (11-12 octobre).

Doctor Pocket (ne pas confondre avec Pocket Doctor qui existe déjà) est gratuite et facile à utiliser. C’est une application qui relie le médecin à ses patients dans la mesure où elle donne des renseignements pratiques sur les horaires du cabinet et autorise la prise de RV en ligne, via un smartphone (iPhone et Android). Il suffit de télécharger l’app sur les stores (Appstore et GooglePlay) en tapant Doctorpocket dans la fenêtre de recherche. Le praticien entre son numéro RPPS, son numéro de CPS et son email. Il va ensuite remplir ses horaires et ses infos (nom, prénom, numéro RPPS et CPS, son adresse). Les médecins qui ont déjà un agenda en ligne (sur le stand, il y avait une démo utilisant celui d’Hellodoc, est-ce que ça peut marcher avec d’autres agendas ? Rien n’empêche d’essayer) peuvent inscrire l’adresse URL de cet agenda. Leur patient peuvent ainsi prendre leur RV via leur smartphone (c’est déjà possible avec certains agendas en ligne).

Une fonction push très pratique

Les patients téléchargent également l’application et remplissent le formulaire d’inscription avec leurs coordonnées, leur numéro de portable et leurs mails.
En allant dans la rubrique « mes patients », le médecin pourra informer tous ses patients par exemple de la fermeture exceptionnelle de son cabinet un jour donné. Une fonction Push, très pratique. Ou autre exemple, informer un patient particulier en cas de mauvais résultats d’analyse. Il trouve aussi un carnet de vaccination à partager avec son patient. La société Doctor Pocket assure avoir un serveur sécurisé.
Prochain étape, développer un service de remplacement entre les médecins inscrits sur l’app. Ils étaient une cinquantaine avant les JNMG. Et avant qu’Abott n’installe l’app sur sa plate-forme de services.

 



e-Santé : les recommandations du « livre-rapport » Robin

Depuis son départ de l’ASIP Santé le 30 novembre 2013, le Dr Jean-Yves Robin s’est donné le temps de la réflexion. Et en publie le fruit sous le titre « Santé, l’urgence numérique ».

« La France n’est pas inactive mais elle court sans cap ». Cette phrase à l’avant dernière page donne le ton du livre de Jean-Yves Robin, directeur de l’ASIP Santé pendant 5 ans (2008-2013) sur l’urgence des mesures à prendre pour faire de la France un leader de l’e-santé. Un livre ? Plutôt rédigé comme un rapport, celui qu’on ne lui a pas demandé et qu’il a voulu écrire même s’il relève que sur le sujet, le nombre d’écrits est « inversement proportionnel aux avancées observées ». La France a 20 ans de retard dans le développement de services numériques dans le domaine de la santé. A quelques mois de la discussion sur la loi de santé préparée par Marisol Touraine qui prétend donner ce cap par une Stratégie nationale de santé, le Dr Robin pense avoir repéré les leviers à actionner d’urgence. Les parlementaires feraient bien de le lire. Ce n’est pas le roman de l’été, on n’y trouve pas de révélations et pour tout dire, il donne parfois une impression de redites car la pensée de l’auteur revient sans cesse sur les mêmes failles du système, communes à la télémédecine, aux systèmes hospitaliers, à l’accès et à la production des données de santé et demain, si l’on n’y prend garde, à l’industrie des objets médicaux connectés. De fait, le sujet, complexe , de la e-santé est mal appréhendé par les politiques surfant sur les effets d’annonce et les traitements d’urgence des crises sanitaires.

Eparpillement des moyens et des initiatives

On imagine que le Dr Robin, passé par la médecine humanitaire, fondateur d’une entreprise spécialisée dans les réseaux de soins, habitué à l’action, pensait avoir les manettes quand il a pris la direction de l’ASIP Santé, avant de s’apercevoir que la CNAM (qui était aussi son bailleur de fond) ne trouvait d’intérêt qu’au développement de ses téléservices et pas du DMP*. On comprend qu’il s’est heurté très vite aux incohérences de la politique publique, aux rivalités des structures et au « millefeuille législatif illisible » tant pour les citoyens que pour les professionnels. L’éparpillement des moyens et des initiatives (surtout en région) est dénoncée d’un chapitre à l’autre : la DGS, 25 ARS et 5 agences sanitaires pour les alertes en santé publique ; les Finances + les Affaires sociales –Santé pour l’économie Santé Numérique et la Silver Economie ; la DGOS, les régions, les ARS, la DSS (direction de la Sécurité sociale) pour la télémédecine, 300 structures de HAD, etc.
Que faire ? Sachant que l’interventionnisme de l’Etat (il est pourtant nécessaire de réguler un système conçu avec un idéal de solidarité et d’égalité) convient mal au numérique qui se nourrit d’innovation et d’agilité. Les leviers identifiés se comptent par demi-douzaine à la fin de chaque chapitre. Nombre d’entre eux figurent déjà dans de précédents rapports. Mais c’est vrai qu’il serait plus efficace d’ adopter le NIR comme identifiant pour tous les patients du secteur sanitaire et médico-social, qu’un retour d’information vers les professionnels de santé (ainsi qu’une association économique) les inciteraient à produire des données médicales de qualité , qu’il serait temps de disposer d’annuaires fiables (Jean-Yves Robin égratigne au passage le RPPS) permettant un service public de renseignements fiables…

Sans attendre que la richesse de nos données soit exploitée ailleurs et nos politiques sanitaires dictées par les moteurs de recherche sur le Web…
Santé, l’urgence numérique. Faire de la France un leader de l’e-santé. L’Harmattan, 200 p, 21,50 €

*Quant au DMP, loin de le considérer comme un échec, il rappelle que la CNAM a supprimé son budget de déploiement en juin 2011 alors qu’il était techniquement prêt. Pour des raisons de pragmatisme, Jean-Yves Robin, ne voit comme seule solution, « nouvelle démission de l’Etat », de passer le DMP dans le champ de la CNAM (NDLR c’est ce qui a été décidé pour le DMP2) en espérant qu’elle ne laissera pas orpheline la messagerie MSSanté en cours de déploiement. Les deux projets devraient être, selon lui, impérativement intégrés dans les contrats d’objectifs des établissements de soins et dans le ROSP des médecins libéraux ainsi que dans les politiques régionales de santé.
 



CLM lance monEspacePatient, la relation médecin-patient sur le web

Cegedim Logiciel Médicaux annonce, dans un communiqué du 17 juin, l’ouverture pour ses clients équipés de Crossway, Docware et monlogicielmedical (plus tard pour ceux de Mediclick), d’un espace web sécurisé où vont pouvoir se développer de nouvelles relations médecins-patients en connexion directe.
monEspacePatient.com propose déjà deux services : un agenda où le patient peut prendre rendez-vous dans les plages horaires selectionnées par son médecin et un partage de la synthèse médical de son dossier (antécédants, allergies, etc..) et des prescriptions en cours.
monEspacePatient était annoncé depuis quelques mois. Mais s’appuyant sur l’expérience acquise avec le portail patient déjà opérationnel en Espagne, CLM a peaufiné cet espace quant à l’ergonomie et la sécurisation, prenant en compte les remarques des betatesteurs.

Agenda en ligne sans abonnement

L’ouverture est laissée à l’initiative du médecin. C’est lui, qui a partir du nouveau bouton de son logiciel ou en se connectant sur le site, peut ouvrir un compte. Il peut commander une affiche pour sa salle d’attente et reçoit un kit de démarrage (dont des mode d’emploi à remettre au patient). Pas besoin d’abonnement pour paramétrer son agenda en ligne et ouvrir des créneaux horaires sur le web. L’agenda accessible sur le Web est synchronisé avec celui de son logiciel-on peut dire que c’est le même- et avec le télésecrétariat médical s’il a souscrit ce service. Les quinze premiers rendez-vous pris sur le web sont gratuits. Les patients reçoivent un email 24h avant le rendez-vous. L’envoi de SMS de rappel est payant poiur le médecin. Les suivants sont facturés par tranche forfaitaire de façon à équilibrer la dépense pour les clients du télésecrétariat également au forfait : plus de RV pris sur le web, c’est d’autant moins de prises de RV au téléphone… Quant à l’envoi du volet médical de synthèse et de l’ordonnance, il est gratuit et peut s’automatiser. C’est le médecin qui décide avec son patient de ce partage (sous forme d’un lien vers ces données).
Lorsque le patient veut ouvrir un compte (il a vu l’affiche, le médecin lui en a parlé), il donne son mail et son numéro de téléphone mobile au médecin qui créé l’espace personnel du patient. Celui-ci reçoit un login/mot de passe par mail ainsi qu’un code de sécurité par SMS sur son téléphone mobile. Il devra les utiliser lors de sa première connexion et personnaliser son mot de passe. Lorsqu’il se connecte, son tableau de bord lui indique le liste de ses médecins qui ont un compte, les rendez-vous à venir, les liens vers les agendas, les liens vers les informations médicales et les traitements en cours. Il voit tous les produits prescrits et peut imprimer la dernière ordonnance.

De nouveaux services à développer

Pour CLM, ce portail patient, hébergé sur ses serveurs sécurisés (agréés HDS), permet d’envisager toutes sortes de services aptes à développer la relation directe patients-professionnels de santé. Alain Missoffe, directeur général de CLM et président de Cegedim Healthcare Software en évoque trois dans le communiqué : la prévention, l’éducation thérapeutique, le suivi des dispositifs médicaux et ajoute : "nous croyons beaucoup dans un outil comme monEspacePatient". On songe à tous ces objets santé connectés en auto-mesure, comme ceux que teste régulièrement Buzz Medecin (voir la rubrique). Demain, CLM sera à même d’offrir aux patients la possibilité des gérer ces mesures et de les partager avec leurs médecins (pour les intégrer directement dans le logiciel ?).
A terme, on voit que certains éditeurs (Compugroup a également ouvert un agenda en ligne ouvert au patient synchronisé avec ses logiciels) vont constituer, de fait, pour la gestion des nouveaux services, des bases de données patients. Des bases toutefois bien modestes,  comparées au Big Data collecté par les champions de l’Internet !
 



Doctors 2.0 & you 2014 : hôpitaux, médecins, patients, objets, tous connectés

Pour fuir l’ambiance hexagonale morose, les annonces ministérielles qui boguent, les agences étatiques qui n’avancent pas ou si peu…il y a le bain de jouvence de la Cité universitaire et de ses docteurs 2.0. On n’y voit pendant deux jours (les 5 et 6 juin) que des entrepreneurs qui y croient, des médecins geeks, des patients experts qui bloguent et quelques représentants officiels en liberté. On s’ébroue dans le concret du virtuel et ça fait du bien.

A Doctors 2.0, les hôpitaux sont 2.0. Et Chanfi Maoulida alias chanfimao sur twitter, chef de projet digital à l’AP-HP, vous le démontre par poster interposé : 27 sur 39 établissements sont sur Facebook et c’est Necker qui arrive en tête avec 3334 « like ». 22 sur 39 ont un compte twitter et c’est Necker encore lui qui a le plus de followers (abonnés) : 2985 !
A Doctors 2.0, le Professeur 2.0 Guy Vallencien, explique comment il a organisé la formation à distance en coeliochirurgie et mis en place à l’Institut Montsouris dans le cadre de l’école européenne de chirurgie, une e-formation pour les professionnels de santé des MSP en mode interactif à l’heure de la pause déjeuner. Un expert fait un court exposé (sur les sujets demandés par la MSP) et on discute. Le Dr Djamila Hariti souligne combien l’expérience, très simple et peu coûteuse à mettre en œuvre, est positive. Quatre MSP y participent et une demande de reconnaissance DPC a été déposée.

Le CNOM prépare un livre blanc sur la m-Santé et une "app" pour géolocaliser les médecins

A Doctors 2.0, le CNOM 2.0, représenté par le Dr Jacques Lucas, annonce que devant l’ « efflorescence » des objets connectés et des applications smartphone (50.000 voire 97.000 selon dmdSanté qendra la forme d’un livre blanc sur la m-santé. Le CNOM va également proposer une application fiable reposant sur son annuaire pour géolocaliser les médecins avec plus de fiabilité que Google !
En santé publique 2.0, le marketing viral peut faire des miracles : la modeste AMFE (association Maladies Foie Enfant) s’étant assurée du concours de l’actrice Frédérique Bel pour un message pas très sexy sur la couleur des selles (dépistage chez les bébés), a touché, de tweet en Facebook, près de 20,5 millions de personnes avec sa campagne « L’alerte jaune ». Ce qui lui a valu un prix au festival Communication Santé 2013 de Deauville.
A Doctors 2.0, l’industrie pharmaceutique investit elle aussi les réseaux sociaux. Univadis, la plate-forme services de MSD qui recense 2,5 millions d’utilisateurs dans 40 pays et en 20 langues (180.000 PS inscrits en France dont 70.000 se connectent une fois par mois) lanc

e Comuniti, une communauté des professionnels de santé actuellement en bétatest en France. Il s’agit de proposer un espace sécurisé pour échanger, collaborer, poser des questions, faire part des réunions…Pas de con tenu, ce sera aux professionnels de s’en emparer, explique Thibaud Guymard, chez MSD. Tandis que sur son stand, le Dr Vincent Varlet explique comment Novartis a organisé en interne WeCare-SMC. Equipés d’un tracker d’activité Pulse de Withings, 70 collaborateurs du groupe se sont lancés dans l’ascension d’un sommet (virtuel) de 8 000 mètres… . (En marchant et en grimpant les escaliers). L’aventure va durer six mois.

Les objets connectés (3.0) sont bien sûr présents dans les conférences et dans les allées : cigarette électronique connectée, peak flow connecté (il en faut malheureusement un par patient pour des raisons d’hygiène), i-Nside, étonnant accessoire pour iPhone qui augmente la précision de la caméra (un poster) et toute la gamme sans fil iHealth déjà présentée par Buzz Medecin : tensiomètre, Cardiolab, glucomètre, oxymètre de pouls, et les nouveautés un mini-glucomètre et un ECG sans fil. Le secret du succès selon Uwe Diegel : sortir des objets beaux, ergonomiques et utiles au patient
 

 

Gros succès pour l’atelier Google glass où l’on rencontre trois médecins utilisateurs dont le chirurgien américain Rafael Grossmann (photo), le premier à avoir opéré en les portant. Ils se prêtent volontiers aux questions et les font essayer à qui le veut : « OK glass, take a picture ». Il faut visiblement un peu d’apprentissage pour s’en servir correctement. L’objet n’est pas encore commercialisé à grande échelle. Raison de plus pour les participants de l’atelier de prendre une selfy avec les fameuses lunettes sur le nez.

 

 

Est-ce vraiment la révolution qui arrive ? A son échelle, le Dr Marie-Thérèse Giorgio, webmaster du site atousante.com et médecin du travail, voit déjà quel parti tirer des objets connectés pour suivre les salariés sur des postes exposés. Pour une mesure en continu avec l’accord du salarié bien entendu… C’est le développement des usages qui fera ou non la révolution atte ndue.

 



Salon Health-IT : La messagerie MS Santé va-t-elle s’envoler ?

MS Santé, la messagerie sécurisée proposée par l’ASIP Santé en webmail et dans le cadre d’un espace de confiance, était présente dans plusieurs stands au salon Health-IT qui s’est tenu du 20 au 22 mai à Paris-Porte de Versailles (Salons de la santé et de l’autonomie) et sous forme d’un ballon. Prêt à s’envoler ? L’ASIP Santé espère que son expérimentation en cours avec une quinzaine d’établissements* pour intégrer la messagerie dans leur système informatique hospitalier (SIH) ** va bientôt pouvoir passer de la période actuelle de test fonctionnel à la phase de déploiement. Les noms de domaine des hôpitaux sont respectés avec ajout de la mention mssante.fr. Des boites ont été ouvertes pour les médecins (la DSI peut aussi créer les comptes pour tous les professionnels de santé), l’annuaire est régulièrement interrogé et mis à jour, les utilisateurs potentiels ont été sensibilisés à l’utilisation de la messagerie.
En outre, côté hospitalier, trois opérateurs se sont déclarés : Inovelan, MIPIH (Midi Picardie Informatique Hospitalière) et S2IH (Syndicat interhospitalier d’informatique hospitalière de Nord Pas de Calais) ainsi que trois éditeurs : Inovelan, Enovacom et Wraptor.
Lorsque MIPIH dont la messagerie Medimail équipe déjà 50 établissements et 4.000 médecins libéraux (2.700 actifs) aura terminé ses tests d’interopérabilité avec l’espace de confiance MS Santé, tous ses utilisateurs pourront basculer (de manière transparente) vers des adresses medimail.mssante.fr. Ils feront partie de l’annuaire MS Santé pour échanger avec un nombre élargi de correspondants. Le démarrage du CHU de Toulouse qui envoie 300 comptes rendus /jour permettra d’alimenter très vite les flux compatibles MS Santé.
De même, Enovacom, spécialiste de solutions sécurisées, a rendu MS Santé compatibles ses deux offres : son Proxy pour les établissements (150 établissements équipés) et son webmail Easycrypt.net. Il n’y a plus qu’à basculer.
La conviction de tous ces acteurs donne à penser que la « mayonnaise » cette fois, va prendre.

Les éditeurs de logiciels métier aussi

L’ASIP Santé a également organisé plusieurs réunions à l’intention des éditeurs de logiciels métier qui ont été une soixantaine à y participer. Plusieurs éditeurs nous ont confirmé être en train de rendre leur messagerie compatible ou d’intégrer MS Santé.
Enfin, à l’intention des libéraux, le webmail MS Santé (3.000 professionnels de santé inscrits) accueille trois nouveaux domaines pour les masseur-kinésithérapeutes, les pédicures-podologues et les infirmiers qui vont pouvoir créer des comptes à partir de juin. La version mobile (voir la démo) annoncée initialement pour le printemps, devrait sortir à l’été. Elle était en démonstration à Health-IT.
* Trois CHU (Lille, Clermont-Ferrand et Montpellier), deux cliniques (Pasteur à Evreux et Le Cèdre à Rouen) et une dizaine de CH.
**Agfa, McKesson, Medasys font partie des SIH concernés

 



Maisons et Pôles de Santé : 6% ont un SI partagé entre PS

Les 3èmes journées nationales de la FFMPS (Fédération française des maisons et pôles de santé) ont fait salle comble au centre des congrès de Tours les 21 et 22 mars avec plus de 500 inscrits, preuve du dynamisme des « équipes de soins primaires exerçant de manière cooordonnée ».

L’intérêt de ce marché n’a pas échappé aux éditeurs de logiciels qui étaient présents (CLM, CGM, Prokov, ICT, Weda) ou avaient glissé un dépliant dans le sac remis aux participants (Silk Informatique, Aatlantide).
 

 

 

 

 

 
600 MSP ouvertes fin 2014

Combien y en a-t-il ? Les promoteurs, ceux qui ont depuis longtemps une vision d’avenir de l’exercice coordonné en voient déjà 1000 pour la fin de l’année…Les statistiques de l’observatoire mis en place à la DGOS (direction générale de l’offre de soins) en mars 2012, établies à partir des données des ARS, recensent 436 MSP ouvertes et 493 en projet au 14 mars 2014. A comparer avec les chiffres du 14 mars 2013 : 240 et 309. Soit 70% d’augmentation en un an. Et plus 62% pour le nombre de maisons à caractère multidisciplinaire ouvertes : 394 en 2014 contre 149 en 2013. D’ici fin 2014, Isabelle Manzi, à la DGOS, estime qu’il y aura 600 maisons ouvertes et 480 en projets.
Une chose est sûre, l’exercice coordonné a le vent en poupe. Ce n’est pas une mode passagère mais bien une tendance de fond. Qui va dans le sens de la volonté des pouvoirs publics (et de la stratégie nationale de santé) et des souhaits des professionnels de santé eux même. « Les jeunes ont envie de faire de la médecine générale si c’est dans ce type de structure, a souligné le Pr Dominique Perrotin, président de la conférence des doyens qui observe « une remontée des soins primaires qui étaient en train de se déliter »

5% des médecins, 10% des PS

1900 médecins travaillent en exercice coordonnée selon le chiffre de l’observatoire. Le président de la FFMPS, le Dr Pierre de Haas, estime que le regroupement touche 5% des médecins et 10% des professionnels de santé. De fait, toutes les équipes de soins primaires exerçant de manière coordonnée sont concernées, qu’elles se situent dans une maison, travaillent en pôle ou encore en centres de santé. Le président de la fédération nationale des centres de santé, le Dr Richard Lopez ne voit pas la différence de pratique avec les professionnels des 450 centres de santé médicaux et polyvalents, fussent-ils salariés et prédit que dans 5 ans, les deux fédérations auront fusionné pour donner naissance à la fédération des soins primaires. La différence se situe surtout dans la facturation avec un agrément SESAM-Vitale spécifique pour les centres de santé.
Pour le Dr de Haas, le mouvement est parti, l’avenir est dans les équipes. Il y aura des unités de deux médecins comme de 18…

6% de partage d’information entre PS

 

 

 

 

 

 

 

 

Le partage de l’information fait partie du cahier des charges établi par l’ASIP Santé en collaboration avec la FFMPS pour la labellisation des logiciels. Mais selon l’enquête de la DGOS (251 réponses sur sur 436 MSP) si 50% des maisons ouvertes projettent de se doter d’un Système d’information partagée entre PS, seules 6% l’ont fait. Même si entre médecins, la proportion est bien supérieure. Il y a donc encore beaucoup de travail pour les six logiciels labellisés. Cinq labels ont été validés lors d’une visite de conformité ( ActeurCS.fr, Chorus en niveau 2 , Hellodoc, Monlogicielmedical.com , Weda). Le 6ème, celui d’éO vient d’être délivré. Axisanté 5 va entreprendre le processus. Son logiciel de télétransmission Axiam est déjà agréé pour les paramédicaux. Présentant leur solution à Tours, plusieurs éditeurs ont mis l’accent sur la messagerie instantanée interne qui facilite la communication entre professionnels. C’est le cas d’ICT et de Weda (qui utilise son module d’échange). Les groupes comme CGM et CLM insistent sur l’importance de leur réseau d’agences ou de représentants en région. CLM a engagé 4 chefs de projets pour accompagner les phases préparatoires. Quant à Medistory, très apprécié de ses clients, il n’est pas labellisé et pense qu’un fonctionnement en réseau suffit à la coordination et que le partage de données avec les paramédicaux n’est pas encore souhaité par tous. Dans l’attente du prochain label.


 

 

Il faut savoir que la HAS (Haute autorité de santé) a mis en place un centre de ressources en soins primaires pour plus d’efficience et de qualité dans les MSP. L’objectif est d’aboutir à des « data set » de bonnes pratiques du parcours de soins qui pourraient s’insérer dans les logiciels et servir à évaluer l’activité (indicateurs). La labellisation est en train d’évoluer avec la réalisation d’un nouveau cahier des charges où la qualité (du service notamment) sera prise en compte.

 

 

 

 Un modèle économique encore fragile

Les projets de MSP doivent beaucoup aux professionnels eux-mêmes quand ils sont promoteurs mais aussi aux efforts financiers de l’Etat, des régions voir de l’Europe qui apportent la moitié du budget. Mais il faut éviter de penser à l’immobilier au départ. Il faut penser au projet médical et coordonné. « Nous avons besoin de bouger des frontières pour que l’équipe puisse facturer » Ce type de nouveaux actes n’est pas encore répandu. Le Dr Luc Duquesnel de l’UNOF s’est désolé que n’aient été prévues que 150 enveloppes pour les nouveaux modes de rémunération (NMR) alors que 230 demandes ont été déposées. 147 MSP en bénéficient. « En laisser un tiers sur le carreau, ce n’est pas possible. »

 



Le Dr Dupagne relance « mesconfreres », les médecins recommandés par les médecins.

C’est à un grand partage de vos carnets d’adresse que vous êtes invités par le site professionnel mesconfreres, pour le plus grand bien de la communauté médicale (et par suite, de vos patients). Le bétatest est ouvert, dans un premier temps aux médecins de Paris et de la petite couronne

Emoi dans la sphère du web santé 2.0. Dominique Dupagne livre un long billet (de près de 1000 mots !) qu’il assure être sans doute son dernier sur Atoute, le forum à succès (1 million de visiteurs par mois) fondé il y a 14 ans. « Bye Bye le Buzz » s’exclame t-il désireux d’abandonner ses activités médiatiques croqueuses de temps. Moins de tweet pour ses 7018 followers. Fini les participations à des colloques. Outre des activités professionnelles de généraliste et de conseiller au Vidal, « je vais me contenter de gérer mon forum, ma chronique sur France-Inter et le Club des médecins blogueurs ». Assez de débat, place à l’action et au lancement effectif du site professionnel « mesconfreres », projet qui le taraude depuis pas mal d’années et qui est arrivé à maturité. Sur l’idée que « le meilleur moyen de décrire les caractéristiques et les compétences d’un professionnel repose sur l’agrégation de l’opinion de ses pairs. » La société Desbons créée avec deux ingénieurs, Philippe Ameline et Dominique Sauquet, du nom du tout premier projet (voir la vidéo sur You tube ) va porter mesconfreres.

Remplacer les critères réducteurs par du subjectif "agrégé" par un algorithme

Convaincu que les critères retenus pour les classements d’hôpitaux, de cliniques, de services cliniques, etc, par les magazines et les instances de santé sont réducteurs, le Dr Dupagne mise sur le jugement des pairs. Les informations fournies par les médecins sont agrégées par un algorithme à la manière dont use Google pour constituer ses bases de connaissances. Les critères ne sont pas des notes mais des compétences reconnues qui apparaissent sous forme d’un nuage de tag pour une offre de soins. « Il n’y a pas d’opinion négative et il y aura une pondération pour que les jeunes confrères ne soient pas défavorisés », a précisé le Dr Dupagne à Buzz Medecin. « Ce sont des recos de médecin à médecin, comme lorsqu’on partage son carnet d’adresse ». Inutile de dire que cet outil deviendra indispensable à ceux qui s’installent. Le site est réservé aux professionnels et l’accès est sécurisé. Les informations seront accessibles aux patients via leur médecin qui reste le prescripteur des soins. Et cela n’empêche en rien les relations de médecin à médecin qui facilitent la prise en charge rapide des patients.
Pour lancer un site qui marche dès son lancement, un bétatest en deux temps est organisé. Si vous travaillez sur Paris et la Petite Couronne vous pouvez vous inscrire pour le béta test (cliquez ici). Si vous êtes installé en province, il faudra attendre encore un peu…

Le Dr Dupagne est-il dans votre carnet d’adresse ?

 

 



Spam sécurisé et crypté : Apicrypt se fâche

Les messageries médicales sécurisées doivent être réservées aux courriers médicaux concernant les patients. L’association Apicem éditrice de la messagerie sécurisée Apicrypt s’est fendu le 12 janvier d’un communiqué pour rappeler ce principe de base à ses 50.000 utilisateurs et s’excuser auprès d’eux de la réception la veille d’un spam sécurisé (le comble) qui avait en outre bloqué la messagerie de certains d’entre eux. Pensez donc le message crypté contenait un questionnaire d’un format tout à fait inhabituel. Un praticien d’un des plus grands groupes hospitaliers de France s’il vous plait, utilisateur d’Apicrypt, a trouvé malin de se servir de la messagerie pour envoyer un questionnaire de thèse à près de 11 000 abonnés Apicrypt. Pratique, n’est-ce pas, l’annuaire quand on veut solliciter des confrères en grand nombre. Il faut croire qu’il n’avait pas bien lu la charte déontologique signée par chaque professionnel de santé à son inscription.

Manquement à la Charte = messagerie bloquée

Alors Apicrypt s’est fâché et a bloqué la messagerie de l’utilisateur indélicat, précisant qu’il en serait de même pour tout manquement à la charte et cela sans dédommagement ni remboursement. Et a alerté l’hôpital dont la direction a aussitôt adopté une stratégie de réaction visant à rendre sinon impossible du moins peu probable le renouvellement de ce genre d’incident (on peut supposer que le flux de la messagerie interne a été quelque peu ralenti par cet envoi massif). Apicrypt a réagi d’autant plus vigoureusement que plusieurs alertes aux « spams internes » se sont déclenchées ces dernières semaines : « même s’ils peuvent à certains sembler légitimes, ces messages envoyés en masse, style invitation à des conférences et à des réunions, dont l’objet ne concerne pas le suivi patient, n’ont pas leur place dans la messagerie Apicrypt ». Et les filtres anti-spam ne peuvent tout prévoir. Le mauvais usage d’Apicrypt peut tuer la messagerie en Santé et la confiance que le professionnel de santé lui porte. Alors n’oubliez pas : avant tout envoi, demandez-vous si ce message a besoin d’être crypté. C’est cela aussi la déontologie médicale.

 



RV en ligne et rappels électronique plébiscités par les seniors

Une nouvelle étude d’Accenture*, rendue publique le 6 février, révèle qu’un nombre croissant de seniors français de plus de 65 ans (70 %), désormais à l’aise avec les nouvelles technologies, sont demandeurs de services de santé numériques, comme des systèmes de rappel électronique (67 %) ou de prise de rendez-vous en ligne (73 %). Les professionnels de santé sont cependant peu nombreux (7 %) à proposer ce type de services pour le moment.
On constate que les plus de 60 ans sont deux fois plus nombreux qu’en 2007 à surfer sur Internet ce qui change la donne. Les plus de 65 ans rejoignent les moins de 65 ans dans leur demande de RV en ligne, le service préféré (73% contre 80%) et ce phénomène s’observe dans la plupart des pays, le plus grand écart se situant aux Etats- Unis (62% contre 81%). Les seniors sont plus friands de rappels, bien sûr…
L’étude d’Accenture révèle que 27 % des plus de 65 ans interrogés effectuent personnellement le suivi de leurs indicateurs de santé (courbe de poids ou tension artérielle, par exemple) et 20 % assurent le suivi de leurs antécédents médicaux. L’automesure entre dans les moeurs des patients.
« Après s’être convertis à Internet pour leurs services bancaires, achats, loisirs et communications, les seniors entendent désormais pouvoir gérer en ligne certains de leurs services de santé », constate Kiryakos Chebel, directeur des activités Santé d’Accenture en France. « Les systèmes de santé doivent donc proposer davantage de services de santé numérique pour attirer les patients âgés et les aider à suivre et gérer leur parcours de soins. »
Pour la grande majorité des seniors interrogés (86 %), avoir accès à des informations sur leur santé est important, mais à peine 6 % déclarent être en mesure de pouvoir consulter leur dossier médical électronique. De même, le renouvellement d’ordonnance en ligne intéresse 63 % d’entre eux, mais ils sont très peu (2 %) à bénéficier de cette fonctionnalité. Enfin, 61 % souhaitent pouvoir contacter les professionnels de santé par email, mais 5 % seulement en ont la possibilité.
Cela laisse présager l’essor de messageries sécurisées pour les échanges professionnels de santé-patient.

 

 * enquête réalisée par Harris Interactive du 25 au 31 juillet 2013, auprès de 9 015 adultes dans neuf pays (Allemagne, Australie, Brésil, Canada, Espagne, États-Unis, France, Royaume-Uni et Singapour).
En France, 2 003 personnes, dont 215 seniors (âgés de 65 ans et plus), ont participé à cette étude visant à évaluer la perception des patients vis-à-vis des services de santé numériques. Le cas échéant, les résultats ont été comparés à ceux du Rapport sur les consommateurs de soins de santé et de l’enquête auprès des médecins réalisés par Accenture en 2013.

 



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