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Calmedica, une start-up qui cible le suivi médical

C’est l’histoire d’une rencontre entre un ingénieur entrepreneur et une toute jeune retraitée de l’industrie pharmaceutique.

Avec un  père médecin et quelques années en recherche développement (côté logiciel) dans l’industrie pharmaceutique et le conseil, Alexis Hernot, 47 ans, a aussi créé un carnet de vaccination  le Memovax. Voilà ce qui arrive quand un X-INSEAD ne trouve pas ce dont il rêve pour ses enfants ! Brevet en poche, il en fait un site sécurisé suivivaccin.fr (ou memovax.com) qui permet de partager le carnet avec son médecin et de recevoir des alertes pour les rappels.  Vous l’aurez compris, Alexis est un spécialiste des nouvelles technologies, passionné par le développement.

 

 

Médecin allergologue, Corinne Segalen, 61 ans, a fait toute sa carrière dans l’industrie (du diagnostic et du médicament). Son dernier poste : la présidence de la filiale française d’IMS Health France, leader mondial des données de santé et du conseil dans le domaine de la santé (IMS est connu des médecins informatisés qui participent à ses panels), qu’elle a quittée fin  2011.  Elle pensait consacrer sa « retraite » à l’associatif. Mais sa rencontre avec Alexis la fait replonger dans le monde de l’entreprise.  Petite cette fois. Les deux associés-fondateurs lancent en juin 2013, Calmedica qui fusionne avec Memovax. La start –up est incubée à Paris Biotech. La plate-forme multi canal de Memovax (rebaptisée Calmedica) qui sait suivre un protocole et envoyer des rappels, est en effet apte à accueillir de nouveaux services. 

Rappels de rendez- vous intelligents et prise en charge interactive

Au carnet MemoVax s’ajoutent MemoMedica, un système de rappel de rendez-vous et d’échéances médicales et MemoQuest, un système de gestion par un centre de soins d’un patient ambulatoire. MemoMedica innove car non seulement il envoie des SMS mais il accepte et traite les réponses du patient (propose une nouvelle date de RV par exemple). Il s’interface avec n’importe quel agenda pourvu que celui ci puisse s’exporter sur un standard comme Google Agenda (50 euros/mois SMS illimités et 87 euros/mois SMS avec réponse).
Quant à MemoQuest, il facilite par exemple la prise en charge du retour à domicile après une hospitalisation ou prépare une consultation selon les protocoles définis par un centre de soins ou un cabinet de spécialistes. Il s’appuie sur les deux atouts de la plate-forme Calmedica : le suivi de protocole et l’interactivité.
Un bel exemple de nouveaux services "pratiques" pour le monde médical (et les patients). A rapprocher de l’initiative d’un autre médecin, Symptosite, qui a fait l’objet d’un article sur ce blog.

www.memomedica.com
contact@calmedica.com

 



Un conseil numérique pour l’Académie de Médecine

 

L’Académie de médecine annonce dans un communiqué en date du 13 janvier qu’elle vient de se doter officiellement d’une instance de conseil numérique.

Il s’agit d’un groupe (voir sa composition en fin d’article), ouvert et pluridisciplinaire, rassemble à la fois des académiciens et des professionnels de l’ensemble des domaines du numérique santé (internet, smartphones, télémédecine, logiciels médicaux…). Il y a même un représentant du monde du logiciel médical et de la communication professionnelle en la personne de Régis Sénégou (Sephira).

Le Conseil "a pour mission d’alerter l’Académie sur les questions, notamment éthiques, que pose l’expansion aujourd’hui difficilement contrôlable de l’innovation numérique, aussi bien à l’intention des professionnels de santé que du public. L’Académie attend de ce groupe qu’il apporte aux commissions et aux groupes de travail la dimension numérique indispensable aujourd’hui dans tous les domaines de la médecine et de la santé publique. Ce groupe lui proposera aussi des pistes de réflexion afin que l’Académie de médecine puisse jouer dans cette nouvelle approche de la santé publique le rôle pédagogique qui lui incombe pour pallier les risques liés à l’absence de toute réglementation institutionnelle en la matière." lit-on dans le communiqué.

Comme elle s’était émue en son temps de l’arrivée de l’Internet Médicale avec la mise à la disposition des patients d’informations de plus ou moins bonne qualité, l’Académie s’empare du sujet des objets médicaux connectés et des applis sur smartphone. Mais le temps a passé et cette fois, les académiciens font dans la prospective : il s’agit d’anticiper sur l’essor du numérique santé et de "participer à l’évolution nécessaire de la médecine vers un nouveau modèle connecté plus près du patient" .
Le conseil numérique et santé va d’ailleurs apporter sa contribution au colloque "Développer l’éducation thérapeutique du patient" organisé demain à l’Académie de Medecine.

Par cette initiative, l’Académie entend bien participer à la nouvelle stratégie nationale de santé.

Composition du  Conseil « NUMÉRIQUE ET SANTÉ » (au 12 janvier)
 

Prs André AURENGO, Michel COSSON, Fabien KOSKAS
membres de l’Académie nationale de médecine
Pr Françoise BRION, Paris-Descartes, membre de l’Académie nationale de Pharmacie,
Pr Joel BELMIN, chef du service de gériatrie Hôpital Charles Foix (Ivry-sur-Seine) ;
Pr Isaac AZANCOT, cardiologue Unité de Traitement de l’Information Médicale – Hôpital Lariboisière ;
Monique ROMON, présidente de la Société Française de nutrition ;
Bernard d’ORIANO, Marianne CIMINO, Yannick MOTEL / Fédération LESISS (regroupant plus d’une centaine d’entreprises du numérique santé) ;
Paul VERDIEL / H2AD ( télésanté) ;
Régis SENEGOU / GROUPE SEPHIRA ( télétransmission médicale)
Frédéric FAURENNES / IDS santé (Conception et développement de solutions innovantes pour stimuler le dialogue médecin-patients)
Jean-Philippe RIVIERE / VIDAL.fr (recherche et développement en informatique de santé)
Dominique GOUGEROT / Berger-Levrault
Jean-François GOGLIN / Conseiller SIS FEHAP
Jean-Luc TREILLOU / Association pour la prévention du cardiométabolisme

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



La messagerie MSSanté mise sur les hôpitaux

 

L’ASIP Santé mise sur les hôpitaux pour le succès de sa messagerie MSSanté. Dès la fin du mois, 15 établissements volontaires vont commencer à mettre en place MSSanté au sein de leurs services. Dès janvier, l’ASIP Santé enverra un courrier aux 3.000 établissements restant les invitant à découvrir MSSanté et les bénéfices qu’ils peuvent en tirer.

Privée de tête depuis le départ de Jean-Yves Robin le 30 novembre (un recrutement est en cours), une bonne partie de l’Etat-major de l’ASIP a assisté à la présentation à la presse de son action de déploiement de MSSanté dans les établissements. Avec un DMP 2e génération que la ministre Marisol Touraine entend désormais réserver au suivi des pathologies chroniques, le projet prend 5 fois moins d’ampleur (9 millions d’ALD ) et la messagerie sécurisée est devenu « le » dossier important de l’Agence. Jeanne Bossi, secrétaire générale de l’ASIP  Santé, a introduit le sujet, rappelant que l’utilisation d’une messagerie sécurisée pour l’échange des données de santé personnelles était une obligation légale. A suivi une démo de la messagerie dont les spécifications ont été publiées en septembre (voir l’article ) et de son application mobile prévue pour avril (voir la démo ) tout comme l’intégration dans Thunderbird (une « annonce »), puis la présentation de Wladimir Vilter et Claire Lenain, chargés de mission, « redéployés » du déploiement du DMP à celui de MSSanté.

2.500 PS inscrits, courrier à 3000 établissements

Ouverte en juin en bétatest la messagerie MSSanté compte aujourd’hui 2.500 professionnels de santé inscrits et elle en vise 1, 2 millions alors qu’environ 55.000 seraient équipés d’une messagerie sécurisée (20.000 avec les applications régionales et 35 000 avec Apicrypt). Il reste encore beaucoup à faire et pour aller plus vite, l’ASIP Santé compte sur les établissements qui « sont au centre de sa stratégie de déploiement MSSanté ».
« Il y a beaucoup d’attente, estime Wladimir Vilter, après des déplacements dans douze région, mais sans avoir toutefois une idée précise du nombre d’hôpitaux en mesure de dématérialiser des éléments susceptibles d’être envoyés par courriels.
Les 15 établissements volontaires se sont réunis le 6 décembre à l’ASIP Santé : 5 CHU, 6 CH, 1 ESPIC, 2 cliniques, 1 Centre de lutte contre le cancer ) qui vont passer un contrat avec l’agence . Outre des fiches pratiques, l’ASIP Santé leur apporte son soutien pendant la phase de mise au point (les éditeurs des solutions métiers et les serveurs de l’établissement doivent intégrer les API de la messagerie) avec mise à disposition d’une hotline notamment.  Et surtout l’agence les aidera à communiquer sur les services qu’ils pourront apporter via MSSanté à leurs médecins correspondants. C’est en favorisant les usages que les professionnels de santé s’inscriront sur l’espace de confiance et que leurs éditeurs suivront. Le plan d’accompagnement démarre en janvier avec l’envoi d’un courrier aux 3000 établissements restant, accompagné d’un dépliant sur les avantages d’un espace de confiance commun pour toutes les messageries professionnelles.
En 2014, MSSanté va continuer à évoluer pour tous les professionnels de santé avec ses versions mobiles et Thunderbird en avril et le retour d’expérience en mai des 15 établissements pilotes. Des éditeurs de logiciels métiers des libéraux et des autres messagerie rejoindront -ils le mouvement ?
 



Messageries sécurisées : MSSanté et toutes les autres

Intense activité du côté, non encore des échanges sécurisés de données de santé mais des solutions disponibles.
Tandis que l’ASIP Santé publiait le 19 septembre le dossier de spécifications qui devraient permettre à tous les opérateurs de rendre leur messagerie MSSanté compatible, Microsoft annonçait en partenariat avec l’hébergeur agréé de données de santé (HADS) Navaho, l’arrivée d’une solution d’échanges sécurisés incluse dans sa suite Office 365 en ligne. Pendant ce temps, Apicrypt trace son chemin, qui prend des allures d’autoroute avec plus de 45000 adhérents et près de 45 millions de messages par an.

Comment choisir ?

En octobre 2013, la situation est donc la suivante pour les médecins qui veulent échanger des données médicales ou recevoir les résultats d’analyse de leurs patients de manière sécurisée.

1) Que vous ayez déjà ou non une messagerie sécurisée, vous pouvez activer gratuitement votre compte MSSanté, le webmail sécurisé de l’ASIP Santé en concertation avec les Ordres. C’est très simple. Il faut se munir de sa CPS et de son code. Il y a un petit logiciel à télécharger pour Windows ou pour Mac. La messagerie est disponible en béta test depuis le 1er juin et ouverte depuis la fin juin. Elle est réservée à l’ensemble des professionnels de santé qui étaient 1200 inscrits à la mi-octobre.
Avec son annuaire en lien avec le RPPS, MS Santé fait entrer les professionnels et les établissements dans un espace de confiance, qui rend inutile la lecture de la CPS à chaque utilisation. L’enjeu est de pousser les éditeurs d’autres solutions et les messageries internes des hôpitaux à devenir interopérable avec MSSanté pour que les échanges médicaux se développe enfin
Inconvénient pour l’instant, c’est un Webmail indépendant des applications, donc les documents envoyés sont des pièces jointes à aller chercher dans les dossiers. On les envoie et on les récupère dans les dossiers par copier-coller. Le nombre d’utilisateurs limite les possibilités échanges. Mais il faut bien commencer et la montée en charge est satisfaisante, selon l’ASIP Santé.

Informations détaillées sur www.esante.gouv.fr/services/mssante

2) Votre logiciel métier dispose d’une messagerie sécurisée utilisant la CPS (type MMS, HellodocMail, DocteurNet, AxiMessage) qui vous sert déjà à recevoir les résultats de laboratoire plus ou moins bien intégrés dans vos dossiers patients et aussi parfois à envoyer des courriers à vos correspondants si vous aviez fait la démarche de demander un certificat CPS. Vous pourrez continuer à l’utiliser. Vous allez en plus bénéficier de l’espace de confiance de MSSanté (sans relecture de la CPS) dès lors que votre éditeur aura rendu sa messagerie compatible. Les spécifications de l’ASIP sont arrivées le 19 septembre. Les éditeurs ne proposant pas encore de messagerie sécurisée pourront également intégrer MSSanté. Les plates-formes régionales d’échanges (Rhône Alpes, Planet santé) sont concernées elles aussi par la compatibilité.

3) Vous faites partie des 45 218 utilisateurs de la messagerie associative Apicrypt parmi lesquels 33 293 médecins libéraux et 8888 médecins hospitaliers. Vous êtes les plus nombreux et quelques hôpitaux vous envoient même les courriers de sortie par mail. Depuis le début de l’année, vous pouvez consulter les courriers et analyses reçus sur votre iPhone ou votre smartphone Android. Avec les analyses, les résultats ne sont pas toujours bien récupérés dans les dossiers pour des raisons de formats. Sachez qu’Apicem, l’association éditrice d’Apicrypt prépare un serveur de normalisation de la biologie qui est en phase de bétatest. Le biologiste devra valider un dictionnaire et une convention de preuve sera établie entre les biologistes et les médecins pour éviter tout envoi de duplicata papier. Les échanges seront tracés.
Comme la plupart des utilisateurs, vous n’utilisez pas ApiMail, la version avec CPS d’Apicrypt parce que vous trouvez que ça ralentit l’opération et que vous n’avez pas toujours de lecteur de cartes sous la main. Lorsque l’Apicem, -c’est envisagé- sera compatible avec MSSanté, vos messages seront conformes à la législation et vous aurez accès à un annuaire plus large encore.
Inconvénient d’Apicrypt : il faut s’abonner (3C par an pour un médecin) et il n’y a pas encore d’interopérabilité avec les autres messageries.

4) Vous utilisez la suite Office 365 (en ligne) de Microsoft. La solution Posts@fer de Navaho permet d’envoyer d’un simple clic n’importe quel document produit avec la suite : Word, Excel, Powerpoint, Outlook dans le respect des normes de confidentialité en vigueur. Les messages sont archivés six mois dans un des centres de  données français agréés hébergeurs de données de santé de Navaho. Les destinataires reçoivent un message les invitant à se connecter via leur CPS à l’espace sécurisé pour prendre connaissance du message.
Cette solution semble particulièrement bien adaptée à l’envoi de dossiers médicaux complets et d’images assorties de leur compte-rendu puisqu’elle autorise des pièces jointes jusqu’à 500 Mo. En rejoignant l’espace de confiance de MSSanté, Posts@fer gagnera en rapidité d’utilisation.
La solution est commercialisée via un réseau de revendeurs partenaires de la société Trust2cloud. Voir la liste.
Le mode de facturation envisagé repose sur le nombre de messages : 25 cts par message.
Gageons que les opérateurs comme Orange ou SFR qui sont aussi HADS ne vont pas tarder à sortir également leur solution pour sécuriser les échanges médicaux…

Révisé le 25 octobre 2013

 

 

 

 



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