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Le « DSC-BT » de Sylyca, un lecteur PC/SC de cartes CPS et Vitale pour des applications sur smartphone et tablette

La nouvelle stratégie de standardisation des composants du GIE SESAM-Vitale porte déjà ses fruits avec l’arrivée d’un modèle bi-fente utilisant la technologie PC/SC pour la lecture des cartes Vitale et CPS. Alors que jusqu’à présent, nous n’avions vu que quelques applications pour les transports sanitaires par exemple. 

Christophe FerrandoChristophe Ferrando, fondateur de la société Sylyca, après 17 ans chez CBA (éditeur de la solution de télétransmission In’DI et du logiciel Agathe pour les infirmières) est venu présenter son innovation à Buzz Medecin, juste après son homologation.
« Informaticien et développeur passionné » comme il aime à se décrire, il a travaillé deux ans avant de trouver les composants suffisamment puissants pour supporter les exigences de SESAM-Vitale (en matière de sécurité notamment). Le nouveau référentiel accès aux cartes (RAC) est sorti le 3 août dernier. Et un nouvel outil est né.

Un lecteur format smartphone sans écran et Bluetooth

Format smartphone, le « DSC-BT » lit les carte Vitale (dans la fente supérieure) et CPS (réceptacle au verso). Il n’a pas d’écran puisqu’il fonctionne avec une DSC-BTapplication téléchargée sur le smartphone ou la tablette. iOS et Android, il est compatible avec les deux univers et pourrait l’être aussi pour le monde Windows. Comme pour tout objet connecté, on effectue un appairage à la première utilisation (on peut appairer autant de smartphones que de PS utilisateurs).
« DSC-BT, pour Dual Smart Card BlueTooth, explique Christophe Ferrando, ce sont les éditeurs qui trouveront un nom plus attractif pour leurs applications. »
Au départ de chez Sylyca, le DSC-BT ne peut en effet servir qu’à la lecture de la carte Vitale. C’est le kit de développement fourni aux éditeurs par la société qui devrait permettre l’éclosion d’applications : pour la création des FSE (l’approche est différente de celle d’un TLA, les FSE créés sont stockées dans l’application pas dans le lecteur) mais aussi pour la consultation des téléservices et du DMP. « Nous avons un partenariat avec la société iCanopée pour la connexion au DMP. », précise Christophe Ferrando.
On voit déjà le parti que pourront tirer de ce lecteur élégant et léger les médecins possesseurs d’iPad pour peu que les éditeurs développent les solutions adaptées.
Bienvenue à l’imagination pour adapter les nouveaux outils aux situations  de mobilité des professionnels de santé.

* Conçu et fabriqué en France (avec des composants asiatiques…), le DSC-BT fonctionne sur un processeur double cœur avec 1 Go de RAM et 4Go de stockage. Batterie standard rechargeable et remplaçable (cordon standard micro USB) offrant une journée d’autonomie (100 lectures de carte). Bluetooth smart low energy (compatible smartphones et tablettes récents). Connexion à un ordinateur via le port USB. Il n’est pas encore commercialisé.

 



CES 2016 : des objets connectés santé de plus en plus médicaux

 Le CES de Las Vegas qui vient de fermer ses portes (6-9 janvier), vous n’y étiez pas ? Et bien, Buzz Medecin non plus. Mais avec tout ce qu’on a pu lire dans la presse, sur les blogs et les communiqués de presse reçus, je vais tout de même tenter une synthèse en trois points.

Une vitrine pour la French Tech (y compris santé)

Premier point, si en France, on s’intéresse tant au Consumer Electronic Show, c’est que nous avons eu, avec 190 entreprises françaises présentes, la plus grosse délégation non américaine. Comme l’an dernier, Emmanuel Macron s’est déplacé. En moins d’une semaine, les start-up françaises ont levé des dizaines de millions d’euros et enregistré beaucoup de précommandes. Dans le secteur de la santé, une dizaine de membres de la nouvelle association e Health Tech avaient fait le voyage. Pour un certain nombre de jeunes pousses, Las Vegas, c’est leur première visibilité mondiale. Si elles décrochent un prix, c’est la promesse de voir s’ouvrir le marché américain qui reste le premier marché mondial des objets connectés. Ainsi Kolibree, après son Innovation Award, a vendu l’an dernier plus de 10 000 brosses à dent connectée via les dentistes américains ce qui lui permet  aujourd’hui de se rapprocher du jeu video pour apprendre aux enfants à se brosser les dents. Las Vegas n’est qu’un tremplin. La moitié des jeunes pousses de 2015 ne sont plus là en 2016, soit qu’elles aient été rachetés, soit qu’elles aient disparus.

Réinventer l’ECG et le thermomètre

Deuxième point. Certes, l’on voit encore surgir à l’Eureka Park du CES, quelques réalisations en quête d’originalité comme le bracelet Motio de Fabulasy qui veut qualifier votre profil émotionnel et par là votre qualité de vie, Sensorwake, le réveil olfactif,  Levl, le tracker de fitness qui repère les calories brûlées en mesurant l’acétone de votre haleine, Spire qui détecte le stress ou encore Rythm, un casque qui aide à mieux dormir…
Mais la plupart des nouveautés sont des instruments de mesure médicaux réinventés, ce qui ne les empêche pas d’être innovants et de recevoir des prix.
Sur leurs communiqués, Bewell Connect (groupe Visomed) et iHealth se disputent le leadership, l’un de la santé connectée en France, l’autre des objets connectés au niveau mondial, tandis que Withings se présente comme le leader de la santé connectée.
BW-HR1_MYECG_BdefRévolution dans la pratique de l’ECG ? Bewell a reçu un Innovation Awards catégorie biotechnologie pour MyECG, un dispositif CE sans fil et sans électrode, léger (100g) facile à utiliser qui permet un suivi cardiologique à distance par le médecin via le smartphone ou la tablette de son patient. Il sera vendu 249 euros TTC (en ligne, en pharmacie et magasins de matériel médical).
Autre électrocardiogramme, l’iHealth Rhythm dejà annoncé par Buzz Medecin, a remporté l’innovation Award catégorie fitness, Sport et Biotechnologies. Il est composé d’un unique patch (consommable) de 20g et 10cm à trois électrodes placé sur le sternum et permet un suivi pendant une période de 24 à 48h. Ainsi placé sous surveillance, l’activité cardiaque dévoile toute éventuelle anomalie. En cas de douleur, le patient presse un bouton, pour l’indiquer sur le bilan de l’examen reçu par le médecin via bluetooth et l’application iHealth Pro.
A noter, parti de dispositifs très design, iHealth aborde aussi aujourd’hui le marché avec des produits plus "classiques", disposant d’écrans bien lisibles, comme son nouveau tensiomètre grand public iHealth View. Ce tensiomètre de poignet sauvegarde jusqu’à 100 mesures et s’affranchit du smartphone qui ne sert plus que pour les courbes. Ce retour de l’écran s’explique par l’utilisation de ces appareils par une population majoritairement âgée. Les industriel du biomédical qui ont connecté leur gamme ne s’y sont pas trompé et ont toujours conservé l’écran, comme les allemands Beurer et Medisana ou encore A&D Medical et Terraillon. thermo-application-cWithings continue à miser sur le design, sa marque de fabrique, quand il revisite la prise de température. Son Thermo, couronné par 2CES Innovation Awards est précis et rapide. La prise de température connectée s’effectue en plaçant le Thermo sur la tempe. Une batterie de 16 capteurs (Hot Spot Sensor technology) effectue 4000 mesures en 2 secondes. La lecture s’effectue sur l’appareil et sur le smartphone en wi-fi. Autre innovation Withings, le capteur d’activité Go avec écran E-Ink pour voir ses efforts en direct. Les ambitions santé de cette entreprise restent très fortes si l’on en croit le credo d’Eric Carreel, son co-fondateur (« le Monde » du mardi 5 janvier) : « on va passer d’un monde où l’on est soigné quand on est malade à un monde où l’on détecte en avance les maladies qui peuvent potentiellement nous toucher ». Un credo partagé par tout le secteur de l’e-santé

Partenariats et services

Le troisième point, c’est le développement des partenariats et des services. C’est ainsi que sur le stand de La Poste étaient rassemblés les membres de French IoT, l’Internet des objets français. Le groupe Malakoff Mederic, assureur santé et prévoyance de 200 000 entreprise en Franc,e a présenté une expérimentation illustrant son programme de prévention utilisant des objets connectés. Menant depuis 2008, des études sur le bien-être et la santé en entreprise, Malakoff dispose d’une base de données intelligente qui vient enrichir le Hub de La Poste. Autre exemple, le pilulier connecté imedipac de Medissimo, Innovation Award en 2014, une fois intégré au Hub de la Poste, va servir à des essais cliniques : décrire et analyser ce qui conduit un patient à prendre ou ne pas prendre ses médicaments. En décembre, iHealth annonçait un partenariat pour intégrer son glucomètre iHealth Gluco à l’application mySugr, carnet de suivi pour les diabétiques qui est déjà reconnu comme un dispositif médical de classe I (marquage CE en Europe et enregistré à la FDA aux USA). On note aussi que Bewell connect est partenaire de Smoke watchers, programme de coaching d’aide à la dépendance tabagique qui peut utiliser une cigarette électronique connectée, pour offrir un service plus complet sur sa plate-forme . Ces partenariats semblent appeler à se multiplier. Jusqu’à l’intégration dans le logiciel métier des médecins. CLM présente déjà sur son site l’intégration d’une balance et d’un tensiomètre connectés dans son logiciel  Crossway. Mais ce n’était presenté pas au CES !



Post-Hop, un projet d’ app récompensé par le Hackathon santé avec l’AP-HP

Ils étaient quatre médecins et un étudiant en médecine parmi les 150 participants du Hackathon Santé organisé du 12 au 14 juin par What Health en partenariat avec l’AP-HP à la Salpêtrière Ils étaient quatre chirurgiens, deux orthopédistes, un ORL et un neurochirurgien, tous convaincus de l’intérêt des nouvelles technologies mobiles pour leur pratique. Ils se sont retrouvés au Hackathon avec trois développeurs et un designer pour faire avancer leur projet, Post Hop. Résultat : Post Hop a figuré au palmarès au titre de meilleur projet « Traitement » .

Accompagner la période postopératoire

« C’était une idée que le Pr Nizard caresse depuis longtemps, explique le Dr Arthur André, actuellement interne en neurochirurgie, trouver un moyen simple de créer du lien entre le patient et le chirurgien pendant la période postopératoire. » Le Pr Rémy Nizard, chef du service d’orthopédie et de traumatologie à la Salpêtrière, n’en est pas à sa première app puisqu’il est l’auteur d’iTrauma, application pratique professionnelle (éditée par Lavoisier) pour identifier rapidement des traumatismes du squelette et des articulations.
Le Hackathon a fourni l’occasion de concrétiser le projet sous forme des premières captures d’écran. Il y a une forte demande de la part des patients en soins postopératoires d’autant plus que la durée des séjours se raccourcit. En proposant des questionnaires qu’un algorithme sera capable d’analyser, Post Hop fera un premier tri entre ce qui ne nécessite que des conseils apportés par les FAQ et ce qui mérite d’appeler le service pour obtenir une consultation. Dans un premier temps ne seront concernées que l’orthopédie, l’ORL et la neurochirurgie mais cela pourra s’étendre à d’autres spécialités. L’app sera téléchargée lors de la consultation préopératoire Pour le Dr André qui vient de créer en avril la start up Citizen Doc autour d’une première app d’aide à l’automédication (sortie prévue en juillet), « c’est vraiment l’avenir des applications mobiles de répondre aux besoins réels des praticiens et à la demande des patients. Il faut cibler les problématiques qui peuvent être résolus par des algorithmes. C’est un changement des pratiques que tous les médecins ne comprennent pas encore. Mais cela leur donnera les moyens de mieux se consacrer à ce qui relève de la compétence médicale. » Un credo partagé par les quatre chirurgiens.
 

www.what-health.org

Voir aussi l’article sur Smoke-Watchers, meilleur projet "Santé publique"



ResearchKit : Apple propose la norme iPhone à la recherche médicale

La présentation de la plate-forme ResearchKit le 9 mars à San Francisco, à l’occasion du lancement de l’Apple Watch, suscite autant d’enthousiasme que de questions.

L’enthousiasme, c’est le Big Data au service de la recherche médicale.

La plate-forme disponible depuis le 14 avril aux Etats-Unis (puis dans d’autres pays), est open source et les kits de développement sont déjà disponibles sur l’App Store américain. Ce cadre logiciel conçu pour la recherche, doit aider médecins et chercheurs à rassembler plus facilement et qui plus est, mondialement, des données venant des personnes utilisant des applications iPhone. C’est la suite logique d’ HealthKit introduit avec l’arrivée d’iOS8 pour rendre compatible les Apps avec l’app Santé (Health) de l’iPhone (900 apps sont déjà compatibles) afin de permettre aux, différentes apps (forme aussi bien que santé) de communiquer entre elles. ResearchKit permet de solliciter, à la demande, les différents capteurs de l’iPhone : accéléromètre, micro, gyroscope, GPS, pour compléter les informations recueillies par d’autres apps comme celles d’objets santé connectés. Les chercheurs biomédicaux n’auront plus qu’à créer leurs propres apps en fonction de leurs objectifs de recherche et celle-ci pourront avoir accès aux données rassemblées par Health. Elles seront téléchargées sur l’appStore par les utilisateurs volontaires.

Des partenaires prestigieux

L’enthousiasme est partagé par la quinzaine de partenaires d’Apple  où l’on reconnaît les noms d’universités américaines parmi les plus prestigieuses (Standford, Cornell, Rochester, Penn, UCLA …) et d’Oxford. Les premiers exemples d’applications touchent l’asthme, le diabète, le cancer du sein, le risque cardio-vasculaire (voir plus loin)
L’enthousiasme est partagé de ce côté de l’Atlantique par les promoteurs des objets connectés. « Apple est en train de créer le monde de la santé connectée en jouant un rôle normatif, et pour Withings, c’est un clin d’œil, de voir que bon nombre de nos clients figurent parmi les universités partenaires de ResearchKit, souligne Alexis Normand, responsable du développement santé, cela va encore faciliter l’usage de nos objets dans les études cliniques dont le coût va baisser. Bien sûr, il faut que les données soient fiables. Apple y apporte une grande attention dans HealthKit. » Chez Bewell Connect (groupe Visiomed), le Dr François Teboul, directeur médical, ne peut que le constater : « Ce sont les premiers à mettre en place ce que tout le monde veut faire et ils sont bien placés pour le faire : une plate-forme de données anonymes avec des données sur le sujet sain auxquels aucun chercheur n’avait accès. On va rentrer dans une pratique de recherche différente qui pourra s’adapter en fonction des premiers résultats, ajouter facilement un nouvel indicateur. La vraie question est celle de la validité, si le patient est complètement en autogestion. Il restera aux chercheurs à requalifier l’information

Recrutement de patients à l’échelle mondiale

 

ResearchKit facilite évidemment le recrutement de participants sur une grande échelle puisque l’iPhone compte des centaines de millions d’utilisateurs (74,5 millions d’exemplaires écoulés pour le seul dernier trimestre de 2014). Un processus de consentement éclairé est intégré avec une signature électronique (voir illustration). Les utilisateurs choisissent les études auxquelles ils participent et les données qu’ils souhaitent fournir. Si ResearchKit transforme de fait l’iPhone en un outil de recherche médicale, Jeff Williams, Senior Vice President of Operations d’Apple, a bien insisté sur le fait que la firme à la Pomme ne verra pas les données de l’utilisateur et que c’est celui-ci qui décide seul de les partager ou non et avec qui.  Le succès est déjà au rendez vous puisque, selon le site français  iGénération,  les chercheurs de Stanford ont enregistré 11.000 personnes inscrites en moins d’une semaine sur leur app MyHearth Counts contre 5.589 à Parkinson mPower de l’université Rochester. Le public américain est en tout cas prêt à participer à la iMedicalResearch. Selon Apple, le 14 avril, lors de l’annonce de la disponibilité du Kit aux US, 60.000 possesseurs d’iPhone s’étaient inscrits. Des précisions sur le fonctionnement de l’écosystème ont été donnés par Apple en avril :

  • Consentement des participants : c’est un élément essentiel à toute étude. Avec ResearchKit, les chercheurs ont accès à un modèle d e consentement électronique visuel qu’ils peuvent personnaliser pour donner des explications détaillées et obtenir la signature des participants. Dans ce module, il est très facile d’ajouter de nouveaux éléments, notamment des vidéos pour décrire l’étude, et d’inclure un questionnaire interactif pour s’assurer de la bonne compréhension du participant.
  • Enquêtes : ce module fournit une interface utilisateur précompilée qu’il est facile de personnaliser. Les participants répondent simplement aux questions personnalisées et transmettent immédiatement leurs réponses aux chercheurs.
  • Tâches actives : ce module permet aux chercheurs de collecter des données parfaitement ciblées en invitant les participants à réaliser des activités que les capteurs sophistiqués de l’iPhone traduisent en données. Les premiers modules incluent des tâches mesurant des activités motrices, la condition physique, des processus cognitifs et la voix. Et grâce au cadre disponible en Open Source, la communauté des chercheurs peut ajouter encore bien d’autres modules de tâches actives à ResearchKit.

 

Expansion du domaine de l’iPhone

 

La question, c’est la puissance financière de l’entreprise devenue telle au fil des années de succès de l’iPhone (1 milliard d’unités vendus au total) que ses réserves de cash représente 178 milliards de dollars. Des chiffres qui donnent le tournis aux analystes financiers obligés de constater qu’aujourd’hui, Apple peut tout s’offrir. Mais, le colosse reste fragile, car il lui faut sans cesse réinventer une nouvelle machine à cash.
Apple n’ayant pas une réputation marquée de philanthropie, cette aide à la recherche médicale apparaît aussi comme une nouvelle expansion de l’écosystème iPhone. 
La société Apple va-t-elle réussir à imposer sa norme à la Santé mobile comme le fit Microsoft en son temps pour les PC ?  Qui refuserait de croquer une pomme si alléchante, alors que la disette de moyens gagne les laboratoires ?
Du temps du vieux débat entre recherche fondamentale et appliquée, les chercheurs craignaient le pilotage par l’aval, de l’industrie…On avait jamais imaginé le pilotage par le cash de l’électronique !

 

Les premières applications


- L’asthme avec le suivi l’évolution des symptômes chez un individu avec les facteurs déclenchant comme la pollution atmosphérique ("Asthma Health", Icahn School of Medicine de l’hôpital Mount Sinai à New York et LifeMap Solutions), ce qui doit permettre de personnaliser le traitement
- Le cancer du sein pour comprendre pourquoi certaines patientes se rétablissent plus rapidement que d’autres et comment réduire les symptômes (questionnaire + capteurs de l’iPhone (« Share the Journey »Dana-Farber Cancer Institute à Boston, Penn Medicine, Sage Bionetworks et le Jonsson Comprehensive Cancer Center de l’UCLA en Californie),
- Le risque cardio-vasculaire en étudiant à une vaste échelle en quoi l’activité et le mode de vie des participants sont reliés à leurs maladies cardiovasculaires (MyHearthCounts », Stanford Medicine)
- Le diabète pour savoir en quoi les différents aspects de la vie d’une personne –régime alimentaire, activité physique et traitements médicaux- affectent sa glycémie (« GlucoSuccess », Massachusetts General Hospital)
- La maladie de Parkinson avec enregistrement des activités ((jeu de mémoire, toucher du doigt, parole, marche) au moyen des capteurs de l’iPhone pour suivre l’évolution des symptômes. L’idée est de mener « l’étude mondiale la plus vaste et la plus exhaustive sur le sujet » (« Parkinson mPower », Sage Bionetworks et l’université de Rochester dans l’Etat de New York).
La galerie d’écrans montre l’unité de présentation de ces différentes apps

 

(mise à jour le 28 avril 2015)

 ATTENTION : Les apps ResearchKit ne sont prises en charge que par les iPhone 5,5 S, 6, 6 Plus et l’iPod Touch dernière génération. (Pas par les iPad sur lesquels on ne peut télécharger l’app Health)

En savoir plus : Voir le communiqué de presse en français sur le site d’Apple
Découvrir ResearchKit :
http://www.apple.com/researchkit/

www.researchkit.org.

 

 



MSSanté : montée en charge en 2015 ?

MS Santé, la messagerie médicale sécurisée, soutenue par l’ASIP Santé, s’implante très progressivement dans les hôpitaux en préparant l’arrivée massive des contenus qui devrait être le facteur déclenchant pour l’équipement des professionnels de santé libéraux. C’est du moins le cercle vertueux que l’ASIP Santé s’efforce de mettre en place.
Plus d’un an après le lancement de la phase pilote de déploiement de MS Santé dans 15 hôpitaux volontaires, où en est-on ?
14 établissements sont opérationnels et 8 envoient des comptes rendus d’hospitalisation électroniques vers la ville en routine, a expliqué à Buzz Medecin, Vladimir Vilter, responsable de mission à l’ASIP Santé.
On a ainsi appris aux Tech Days de Microsoft qu’à l’hôpital St Joseph (ESPIC) début février, la moitié des services étaient déployés et en capacité d’envoyer les comptes rendus à J zéro (comme va le recommander la future loi de Santé, puisque le patient devra sortir de l’hôpital avec son compte rendu). L’hôpital envoie 5 à 600 mails par jour, soit 20% des comptes rendus, vers les médecins de ville. Les médecins correspondants destinataires sont pour la plupart déjà équipés de la messagerie Apicrypt, très diffusée sur la région parisienne (NDLR. Apicrypt rassemble au total 50 000 utilisateurs professionnels de santé)  mais la proportion de nouveaux inscrits sur MS Santé (15%) est en augmentation. L’hôpital s’est contenté d’un premier courrier fin août aux 300 correspondants les plus actifs pour les inciter à recevoir les comptes-rendus par mail et à s’inscrire sur le web mail MS Santé. Attitude prudente face à la montée en charge progressive des services équipés.

Procéder par étape

Vladimir Vilter, responsable du projet à l’ASIP Santé, n’a pas d’autre discours : pas la peine de pousser la ville tant que l’hôpital n’est pas complètement prêt. Il a d’abord fallu que des éditeurs hospitaliers se rendent compatibles (Enovacom, Wraptor, Inovelan se sont lancés dès l’an dernier). Plus décisif encore la récente intégration de MS Santé dans la boite Outlook du pack Microsoft livré aux établissements via Uni-HA (500 établissements, soit 4 à 500 000 postes concernés).
Dernier atout : l’instruction en date du 23 décembre adressée par la DGOS aux établissements qui leur enjoint de rendre leur système de messagerie compatible avec MS santé d’ici la fin 2015 afin d’assurer la communication rapide des documents de sortie aux patients vers les professionnels de santé exerçant en ville. Pas question bien sûr de casser l’existant régional. Comme le système Zepra en Rhône Alpes qui est en phase de généralisation auprès des libéraux (53.000 documents consultés en décembre 2014) ou les 8.000 BAL lorraines ou encore les plates-formes des pays de Loire ou de Poitou-Charentes ou les échanges ville-hôpital avec Apicrypt. Tout cela devrait cohabiter et s’adapter pour devenir compatible. Et il restera à mobiliser le secteur de la biologie.
Les établissements, indique l’instruction de la DGOS, pourront soit adapter leur outil de messagerie propre et devenir « opérateur MSSanté », soit proposer aux professionnels de santé "d’utiliser directement les boîtes aux lettres offertes par l’Asip santé avec les ordres professionnels en particulier dans les petits établissements", soit acquérir un service de messagerie conforme à la loi, proposé par un opérateur public ou privé. Pour la DGOS, la durée de mise en conformité ne devrait pas prendre plus de 3 à 4 mois, rappelant que "le déploiement de la MSSanté permettra, après deux ou trois ans, de dématérialiser plusieurs dizaines de milliers de comptes rendus et lettres de sortie chaque année. »
Pour Vladimir Vilter, le « coaching » MSSanté est prêt. Le plan marketing aussi. « Les flux hospitaliers ont été analysés. 15% de leurs correspondants apportent 80% du volume. C’est sur eux que l’on se focalisera ».
En attendant, MSSanté avec une dizaine de milliers d’inscrits, médecins à 70%, n’est plus considérée en phase de bétatest…Quelques dizaines d’utilisateurs ont même essayé les versions mobiles pour iPhone (voir la démo). La messagerie est également compatible avec Thunderbird. Bel exemple d’utilisation en télémédecine : le dépistage de la rétinopathie diabétique réalisé par des orthoptistes et interprétés par des ophtalmologistes à distance. « Les données médicales et les données de remboursement pour cet acte de télémédecine sont envoyés par MSSanté, avec intégration dans le logiciel métier ».

L’intégration dans le logiciel métier des libéraux arrive

Pour les médecins, l’étape décisive, c’est en effet l’intégration de MSSanté dans leur logiciel métier ce qui leur permettra de récupérer les documents directement dans les dossiers patients (comme cela se fait déjà dans les logiciels ayant intégré Apicrypt). La FEIMA (Fédération des éditeurs d’informatique médicale et paramédicale ambulatoire) a vu enfin aboutir ses demandes auprès de l’ASIP Santé pour faciliter l’interfaçage de MSSanté, avec la publication en juillet dernier d’une nouvelle version du « Dossier des spécifications techniques clients de messagerie ». Dès lors, les éditeurs de la FEIMA (70% du marché) ont engagés les travaux de développement nécessaires et plusieurs « sont en phase de diffusion des outils correspondants après les retours positifs issus d’une période de bétatest », précise à Buzz Medecin Francis Mambrini, président de la FEIMA.

Comme diraient certains YAPLUKA (y a plus qu’à) …

 

 

 



CES 2015, 300 exposants santé et des standards à créer

300 exposants Santé, soit une augmentation de 35% par rapport à l’an dernier, étaient présents au CES de Las Vegas du 6 au 9 janvier. C’est dire la vitalité du secteur. Selon les prévisions, 70% des possesseurs de smartphone l’utiliseront pour leur santé en 2017.
La santé étant présentée comme « le » secteur le plus prometteur, les objets santé connectés sont partout. Y compris dans les voitures. Ford développe ainsi un siège muni d’un électrocardiogramme pour détecter les irrégularités dans l’activité cardiaque du conducteur à risque. Et Parrot propose d’analyser une course (temps de contact au sol, cadence, oscillation verticale, x) en installant des capteurs dans le casque audio (le rythme cardiaque est analysé dans l’oreille). C’est le Zik Sport.
Les start-up sont nombreuses. Toutes les voies sont explorées.
La start up Emiota a reçu un Innovation Awards pour Belty, une ceinture bourrée de capteurs pour le suivi de patients atteints de maladies chroniques, cardiovasculaire ou diabète.

Autre start-up française qui fait parler d’elle, Citizen science, spécialiste des textiles connectés, fait porter son D-shirt qui donne toutes sortes d’informations sur la course d’un sportif par exemple. Le D-shirt a reçu l’Awards de la meilleure Inclusive Innovation et Citizen science qui travaille en consortium avec des partenaires sportifs, vient de lever 100 millions d’euros. Le ministre Emmanuel Macron et Axelle Lemaire, secrétaire d’Etat au numérique qui menaient la délégation française forte de 120 société n’ont pu que s’en réjouir. Malgré les événements qui endeuillaient le pays au même moment.
Pour la nutrition, arrivent les spectromètres de masse qui, intégrés dans les ustensiles de cuisson, mesurent les calories.
Terraillon a présenté une balance qui pèse l’aliment et analyse les calories (mais sur indication de sa nature).
La bio impédance fait son entrée en scène. On a pu voir Mybiody Balance (autre « pépite » française), un appareil de bio-impédancemétrie qui permet de réaliser un check up en un seul geste. C’est la mise à portée du grand public de technologie réservée au corps médical (le BioZM II et ses successeurs).
Pour un usage strictement médical, on remarque un otoscope couplé à l’iPhone et Bee, stylo injectable connecté pour les diabétiques.

Ou encore le glucomètre Align d’iHealth (BG1) qui a reçu un Awards de l’innovation. Non remboursé mais vendu 19 euros (pas encore sur le marché français), ce tout petit modèle de poche se connecte directement sur la prise casque de l’iPhone.
L’observance est également un domaine très investi. Medissimo dont le pilulier communiquant iMedipac avait reçu un Award de l’innovation en 2014, a présenté iMedicup, la coupelle à médicaments connectée, destinée au mal voyants.
Les fabricants déjà bien installés comme Bewell Connect (qui présentait sa première gamme connectée), Withings (qui a été récompensé pour sa montre et son nouveau dispositif pour la maison), iHealth, Terraillon, ont peaufiné de nouvelles versions de leurs applications sur smartphone intégrant la trilogie tracker (montre connectée)-balance-tensiomètre. On va passer du tableau de bord au conseil avec des algorithmes de plus en plus performants.

Se passer du smartphone

Mais on remarque aussi que certains commencent à se passer des smartphones. La présence au CES du groupe La Poste qui a développé un hub numérique où brancher tous ces appareils (dont les capteurs de domotique, la SmartHome, autre secteur important du CES) est révélatrice de cette tendance. La Poste s’est alliée à la plate-forme Umanlife, qui gère des données d’utilisateurs d’appareils forme et santé sur un hébergeur agréé. iHealth a présenté son concept Discovery (voir l’article) où les données collectées arriveront d’un simple appui sur un bouton vers une plate-forme sécurisée. Il est temps aussi de préparer des standards pour que les objets communiquent facilement avec les différents environnements. Intel a dévoilé au CES, Intel Curie, un ordinateur de la taille d’un bouton destiné aux objets connectés à porter sur soi (les wearable).
Président du CES, Gary Shapiro a clôturé le salon en expliquant qu’il s’agissait du dernier Consumer Electronic Show. Que le CES allait devenir un Consumer Experience Show. Car au delà des prouesses techniques et de l’inventivité ambiante, ce sont maintenant les usages qu’il faut développer. Sachant qu’aux Etats-Unis, 21% de la population suit déjà sa santé par le biais d’un appareil connecté.

Sources : communiqués de presse, rencontres avec plusieurs fabricants et web conférence organisée le 27 janvier par Interaction Healthcare avec Lionel Reichardt (expert, blog pharmageek)



Trophées de la santé mobile 2015 : les médecins à l’honneur

La santé mobile ne se développera pas sans les médecins et c’est donc bien normal qu’ils se soient retrouvés mis à l’honneur le 26 janvier à l’Espace Cardin pour la remise des Trophées de la santé mobile, organisés par dmd Santé. Les prix avaient été dévoilés quelques jours auparavant (voir l’article).

Mes vaccins, Musculoskeletal ultrasound, ArthMouv, Ludicalm

Le Pr Paul-Henri Koeck, président du Groupe d’études en préventologie, s’est vu remettre le Grand trophée de l’application mobile de santé pour Mes Vaccins, la version iPhone et Android présentée fin 2012 du site Internet mesvaccins.net.
Les Dr Jean-Louis Brasseur, Gérard Morvan et le Pr Nicolas Sans ont reçu le Trophée de l’application professionnelle pour Musculoskeletal Ultrasound de Qualia Systemes, quelques 500 coupes commentées pour améliorer sa pratique et faciliter l’apprentissage de l’échographie musculosquelettique.
Pour le Trophée de l’application de suivi, c’est Arthmouv de Sanofi France qui a été choisie comme un bel exemple de service permettant d’améliorer la relation médecin-patient avec un historique de la douleur rempli par le patient.
C’est à la douleur des enfants que s’intéresse Sylvie Marie Brunet, hypnothérapeute, qui a eu l’idée d’un jouet digital générant une illusion visuelle et sonore, utilisé comme hypnoanalgésique lors de soins. Ludicalm a reçu le Trophée de l’application grand public/patient.
Le Trophée coup de cœur des Internautes est allé à TUP (Trouver un préservatif) réalisé par MSD France et l’association HF Prévention.
Remis pour la première fois, le Grand Trophée de l’objet connecté a récompensé la balance Withings WS-50 (voir le test).
Enfin les tremplins de la santé mobile ont distingué quatre projets : Pill’Up d’Electronic Alliance créée par un pharmacien, Stéphane Pirnay, et un ingénieur pour répondre aux problèmes d’observance; Chèque santé, titre prépayé pour la santé financé par l’entreprise; MyDocteo d’ePophyse pour la régulation du trafic dans les salles d’attente ; Redstep pour savoir s’il est possible de donner son sang.

Réguler avec une charte simple et révisable

Cette édition 2015 des TSM s’est déroulée dans l’ambiance effervescente de la santé mobile où les projets affluent, les start-up poussent à toute vitesse, les pouvoirs publics ont (enfin) détecté un potentiel de croissance et les régulateurs s’affolent. "Comment réguler", c’était le sujet du débat qui a précédé la remise des prix. Un débat qui n’a pas apporté grand chose de nouveau. Mais c’est en la tournant avec vivacité et adresse que la mayonnaise finit par prendre (digression : j’ai bien aimé sur les stands des partenaires, la toute nouvelle balance de cuisine diététique de Terraillon qui vous affiche en calories l’aliment pesé…) ! On retiendra de cette table-ronde que c’est à l’Etat (via la HAS, la CNIL etc.) de définir les référentiels et aux industriels de s’en emparer. Le Président de dmd santé, le Dr Guillaume Marchand appelle de ses vœux une charte simple et révisable : « ce serait suffisant ».
 



Trophées de la santé mobile 2015 : 18 prix dévoilés, 5 trophées décernés le 26 janvier

Les Trophées de la santé mobile, organisés par dmd Santé, seront décernés (5 Trophées) le 26 janvier parmi les 18 lauréats dont les noms viennent d’être dévoilés. En ce qui concerne les applications mobiles destinées aux professionnels de santé, 9 prix seulement sur les 18 possibles ont été attribués par le jury, regrette le Dr Guillaume Marchand président-fondateur de dmd santé, ce qui veut dire que certaines spécialités n’ont pas d’applications de qualité. Pour être éligibles, les apps doivent en effet avoir obtenu un minimum de 16/20 selon les critères d’évaluation du site dmdpost.com. Les neuf lauréats"professionnels de santé" sont donc :

  • URG de Garde (équipe du Pr Adnet, service d’Urgence de l’hôpital Avicenne),
  • Musculoskeletal Ultrasound, l’ atlas musculoarticulaire des Dr Jean-Louis Brasseur et Gérard Morvan et du Pr Nicolas Sans,
  • Hepatoweb Mobile du Dr Mennecier,
  • iRein AFU, un guide sur la conduite à tenir face au cancer du rein conçu par l’Association française d’urologie,
  • Indice Algo Fonctionnel Lequesne utilisé en rhumatologie courante des laboratoires Expanscience,
  • Protocoles en gynécologie du Réseau Aurore, le guide des thérapeutiques inhalées (asthme et BPO) d’Elsevier Masson,
  • Onco-Logik du Réseau Oncolor
  • iPansement.

    Neuf lauréats ont également été distingués dans la catégorie Grand Public. Pour la première fois sera attribué un Grand Trophée de l’objet connecté santé. Enfin, pour stimuler l’innovation, dmd Santé a initié aux cotés de la plate-forme de crowdfunding e-santé Wellfund, les 1ers tremplins de la Santé mobile. Parmi les projets sélectionnés, celui de Diane Evrard, interne ORL qui veut redonner de la voix à ceux qui n’en n’ont plus.
     



Withings sort un livre blanc Santé connectée

La société Withings dont les produits sont surtout diffusés dans le grand public, publie un livre blanc et lance un Institut de santé. Afin de renforcer sa présence dans le monde médical. « Withings inspire Health » est son nouveau slogan. Buzz Medecin teste d’ailleurs régulièrement ses produits. (Voir les tests du tensiomètre, de la balance, du tracker d’activités).
En recevant par mail (et sous embargo s’il vous plait), le « ebook » Withings, on craignait le pire : un énième livre blanc sur la santé connectée. Bonne surprise, on y trouve des éléments suffisamment originaux pour retenir l’intérêt. C’est sans doute que pour réaliser son « livre blanc de la santé connectée », Withings s’est assuré du concours de médecins spécialistes de l’auto-mesure. A savoir deux chantres de l’auto-mesure, les Drs Nicolas Postel-Vinay, co-fondateur du site automesure.com et Guillaume Bobrie, qui a démontré la supériorité de l’automesure à domicile sur la mesure clinique ainsi que le Dr Eric Topol, cardiologue américain qui mène des travaux sur l’impact de la génomique et des technologies mobiles sur la santé. Cette collaboration permet en tout cas au document de 48 pages de dépasser le cadre de l’auto-promotion (même si elle n’en est pas absente).
Après avoir pris acte de la naissance de la santé connectée (« le suivi autrefois réservé au monde médical devient accessible au grand public »), les auteurs s’attaquent au cœur du sujet qui intéresse les médecins : ce que ça va changer dans leur pratique. Le message est clair « n’ayez pas peur ». Suit le liste des différents outils de mesure connectés disponibles sur le marché pour la glycémie, le poids, la pression artérielle, la fréquence cardiaque (via les montres et les trackers notamment), la force d’expiration, l’oxygénation du sang, le nombre de pas, la température… avec pour chacun un avis médical sur la fiabilité et l’intérêt des mesures. Le tableau est précis et utile.
Ne voilà-t-il pas les moyens de l’auto-surveillance des diabétiques, asthmatiques, hypertendus, face à l’explosion du vieillissement et des maladies chroniques…

Des effets positifs pour les patients

Pour les médecins, c’est une nouvelle relation avec les patients qui s’instaure du fait de l’accès plus large des patients aux données les concernant. Selon un sondage Withings, 25% des utilisateurs français de tensiomètres communiquent leurs données à leur médecin. Aux Etats-Unis, ils sont 42%. Il devient difficile au médecin d’ignorer ce que devient son patient entre deux consultations.
La démonstration continue avec les résultats d’études anglo-saxonnes qui démontrent la supériorité du suivi sans fil : les patients qui disposent du matériel connecté sont plus observant, prennent plus souvent leur mesure et transmettent davantage leurs données. (NDLR : C’est sans doute plus pratique ?). De même, les patients au régime perdent plus de poids avec un coaching mobile que sans. Le Withings Health Institute (Withings, on le sait, conserve sur ses serveurs les données remontées par les utilisateurs de ses appareils et qui sont traitées anonymisées) sort à cette occasion une « évaluation inédite » portant sur des utilisateurs de ses objets ( balance, tensiomètre, tracker d’activités) qui montre des effets positifs sur le contrôle du poids. La société cite 7 études médicales en cours auxquelles participent ses dispositifs. En d’autre terme, Buzz Medecin en conclut qaunt à lui que l’usage de l’objet connecté renforce la motivation. Ce qui n’est déjà pas si mal. Enfin, une étude clinique est en cours pour montrer les effets directs des objets connectés (200 patients équipés glucomètre iBGStar et tensiomètre Withings) sur les dépenses de santé.
Les recommandations qui terminent le livre blanc enfoncent les portes qui ont déjà été ouvertes dans maintes réunions esanté, santé mobile et autres, en réclamant : effort d’évaluation et de certification (y compris pour les algorithmes médicaux des applications) pour rassurer et convaincre les professionnels de santé et les autorités de santé d’investir dans l’innovation, formation des médecins avec module dédié aux objets connectés pendant leurs études, évolution du cadre financier et réglementaire. Pour le moment, « le contexte réglementaire et l’organisation de l’Assurance Maladie freinent le déploiement à grande échelle » des dispositifs connectés, mais Withings souligne le potentiel de diffusion que représente le lieu de travail, l’entreprise finançant des programmes de prévention.
Enfin, le Big Data vint… « La constitution d’immenses base de données sur l’activité physique, le poids, la tension des populations qui se suivent volontairement et qui accepteraient de partager leurs données à des fins de recherche peut faire progresser la recherche médicale de façon considérable ». Surtout si on les croise aux données de l’assurance maladie (NDLR : vive l’open Data Santé).
Les médecins auront tout intérêt à parcourir ce livre … en attendant la sortie dans les prochaines semaine de celui que leur Conseil national de l’Ordre doit consacrer au même sujet.

Le livre blanc se télécharge sur le site de Withings  ‘ (en donnant ses coordonnées)
 



Bewell Connect : naissance d’une nouvelle plate-forme d’e-santé

Dès son lancement par le groupe Visiomed, Bewell Connect a récolté un prix pour son thermomètre sans contact connecté, MyThermo, lauréat de la 1ère édition du Trophée des Objets Connectés 2014. D’ici janvier, Bewell Connect disposera d’une gamme santé complète autour d’une plate-forme d’e-santé. Un groupe aux ambitions santé et médicale très fortes.

Du ThermoFlash à MyThermo

Tout a commencé par un thermomètre, le ThermoFlash, le premier thermomètre médical sans contact conçu par Eric Sebban pour répondre à un manque du marché et utilisant la technologie infrarouge.
2007, c’est le lancement du ThermoFlash et la création du groupe Visiomed, côté en bourse depuis 2011. Visiomed Group est reconnu entreprise innovante par Oséo Innovation. Si la fabrication est en Chine avec un partenaire exclusif, la conception, le design et la recherche-développement sont effectués en France.
2014, avec 92 produits innovants en portefeuille, Visiomed fait son entrée sur le marché des objets santé connectés avec sa division Bewell Connect, dont s’occupe particulièrement le Dr François Teboul, formé à la médecine générale d’urgence, directeur médical de Visiomed.

 

MyThermo n’est que le premier d’une série qui compte déjà des caméras de surveillance pour bébé (MyiVision) et pour personnes fragiles, un tracker d’activité (à porter en montre ou à la ceinture) et va s’enrichir d’une balance (fin octobre) , d’un tensiomètre qui sera présentée en décembre au congrès de la SFHTA. Thermomètre et tensiomètre sont des dispositifs médicaux vendus en pharmacie. (Voir le test de MyThermo)

 

 

 

Des mesures médicalement validées

L’objectif de Bewell Connect est de dépasser la notion de bien-être pour s’occuper de la santé de l’utilisateur et participer à la prévention. Les données sont d’ailleurs hébergées dans le Cloud sécurisé agréé « hébergeur de données de santé » d’Orange. L’objectif est d’obtenir des mesures médicalement validées. « Pour bien mesurer l’activité, les capteurs doivent être portés à la ceinture (ne pas enregistrer les mouvements du bras) et les mesures correlées à la fréquence cardiaque, explique le Dr Teboul, de même, notre tensiomètre prévoit trois prises de tension sur trois jours pour avoir des moyennes et précise les conditions de prise de mesure ». A la première app grand public (pour iPhone ou Android) qui regroupe tous les appareils (caméra, thermomètre, coach sportif) pour offrir des tableaux de bord de suivi va s’ajouter en 2015 l’app Bewell Check-up Un assistant pour accompagner et motiver l’utilisateur dans ses mesures. Au centre une sorte de carnet de santé (on pourra ajouter ses vaccins en partenariat avec mes-vaccins). Cette plate-forme analyse et interprète les résultats pour aider la personne en cas d’anomalies des résultats, en utilisant des algorithmes médicaux. Cela peut certes aider la motivation en cas d’objectif comme l’entrainement pour un défi sportif ou quelques kilos à perdre. Mais surtout des questionnaires inspirés de la régulation (utilisant la classification SNOMED) vont contribuer à identifier les signes de gravité. Les conseils délivrés se basent sur les recommandations de l’OMS Pour mettre au point de tels outils, Visiomed a developpé un pôle de recherche en collaboration avec le CEA (LETI). « Nous pensons que la santé connectée pourra participer à la prévention du risque cardiovasculaire ». Une app destinée aux professionnels de la santé sortira dans un deuxième temps.

voir le site

 



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