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Logiciels en ligne

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Hellodoc et Axisanté : Franck Frayer de CGM fait le point

Editeur d’Hellodoc et d’Axisanté, CompuGroup Medical France maintient assurément le plus gros parc d’utilisateurs médecins.
Un « business » certes important qui n’est pas une sinécure. Buzz Médecin a profité du salon HIT à la Porte de Versailles pour rencontrer Franck Frayer sur le stand de CGM. Le vice président Western Europe de CGM SE a répondu sans détour aux questions que peuvent se poser les utilisateurs sur le devenir de leurs logiciels « historiques ».

Premier sujet, épineux s’il en est car maintes fois abordés, quid de la sortie d’ Hellodoc SQL ? Les utilisateurs d’Hellodoc attendent Frayeren effet, depuis plusieurs années maintenant, la version Hellodoc SQL dont le test prévu en septembre 2017 (voir l’article de Buzz médecin) dans une MSP, ne devrait finalement débuter qu’en septembre 2018. Il s’agit essentiellement d’un changement de base de données. Le nouvel Hellodoc tournera sur les deux bases, Access et SQL au choix de l’utilisateur en fonction de ses besoins. La version SQL est indispensable pour les MSP, car Access ne supporte que quelques postes. Le retard pris tient essentiellement, explique M. Frayer à la difficulté de trouver les développeurs compétents pour travailler sur un logiciel « historique ». La nouvelle version « compatible RGPD » pour Hellodoc et Axisanté 4 (encore 30% du parc) et 5 a déjà apporté la mise en place d’un mot de passe fiable, une meilleure information du patient, une restitution du dossier patient plus simple en cas de demande de communication de ses données par un patient.
« Ce qu’on fait pour Axisanté 5 vaut également pour Hellodoc. Les deux logiciels ont des briques techniques communes, les innovations vont de l’un à l’autre mais Hellodoc garde sa stratégie propre." Le logiciel CGM eVitale a été développé à Soulac par l’équipe d’Hellodoc et commercialisé en solution mobile sur une tablette-lecteur SESAM Vitale intégré, avec Hellodoc. Il va aussi arriver pour Axisanté.

Le full Web en développement

Les investissement du groupe CGM permettent de travailler à une évolution full Web : le projet GAT (Global Ambulatoire information software Template) déjà vendu aux USA (sous une forme basique) est pris en main dans les nouveaux locaux d’Axisanté à Montpellier. CGM eVitale sera le moteur facturation du futur logiciel full Web.
Enfin le portail de rendez-vous en ligne ClickDoc va remplacer l’ancien erendez-vous, trés peu diffusé, pour de velopper les services au patient. Il permettra au praticien de proposer des créneaux Téléconsultation en utilisant la vidéo de son ordinateur et du smartphone du patient (à noter CGM a racheté une entreprise spécialisée dans la vidéoconsultation) CNAM.
Ce nouveau service démarrera simultanément en Allemagne. En France, la facturation se fera en 1/3 payant intégral en dégradé pour les patients déjà connus du médecin. Avec émission d’une ordonnance que le patient devra imprimer sur son ordinateur.
En attendant la prescription dématérialisée (avec QR code sur l’ordonnance). CGM participe avec Cegedim à un pilote sous l’égide de la CNAM.
L’épidémiologie et le traitement des données seront aussi un des enjeux futurs pour les praticiens. En la matière, le fait d’être un éditeur historique peut avoir du bon. Puisque AxiSanté couvre historiquement la moitié du marché des pédiatres (1.500) avec Axisanté InfanSoft réalisé en partenariat avec l’association française de pédiatrie ambulatoire. Une étude effectuée avec une cinquantaine de pédiatres et leurs données anonymisées en collaboration avec l’INSERM et l’AFPA, a permis de redéfinir les courbes de croissance utilisées dans les cabinets comme dans les hôpitaux.
Buzz Medecin a oublié d’aborder la question qui fâche les médecins…l’augmentation des tarifs de maintenance !



RGPD : les médecins sont concernés

Le Règlement général sur la protection des données personnelles (RGPD) adopté au niveau européen entre en application ce vendredi 25 mai. Ce n’est pas une date couperet mais comme le souligne le Conseil national de l’Ordre dans un communiqué commun avec la CNIL , « l’essentiel pour les médecins, et les professionnels de santé en général, est de se placer dans une démarche active de garantie de la protection des données personnelles et de construire un plan d’actions pour atteindre le plus rapidement possible la conformité ». Conseils pratiques.

La récente affaire de Cambridge Analytica qui a secoué Facebook a rappelé à tous la nécessité d’une plus grande transparence et d’une sécurisation accrue pour la protection des données personnelles. L’arrivée du RGPD tombe donc à point nommé. Entreprises, administrations, collectivités locales sont au taquet. Même si ce règlement est loin de résoudre tous les problèmes de sécurité qui sont aussi une question de vigilance individuelle (vis à vis des mails et de la participation aux réseaux sociaux notamment). La créativité des pirates et autres hackers est constante ! N’a-t-on pas vu apparaître des campagnes d’ « hameçonnage » sous prétexte de mise en conformité…au RGPD !

Un guide CNOM/CNIL fin juin

Les médecins se trouvent concernés du fait de leur base de données patient renfermant des données personnelles et qui plus est, des données santé très sensibles. Pas de panique cependant. La loi française de mise en cohérence de la loi Informatique et libertés au RGPD européen est seulement en instance de promulgation (le Conseil constitutionnel a été saisi le 16 mai 2018). Le Conseil national de l’Ordre des médecins et la Commission Nationale de l’Informatique et des Libertés se sont associés pour élaborer et rédiger conjointement un guide pratique destiné aux médecins afin de les accompagner dans leurs obligations professionnelles de protection des données. Il ne sera publié qu’à la fin de juin. En pratique, les professionnels de santé qui remplissent déjà les obligations de déclaration de leur fichier patients auprès de la CNIL n’auront pas grand chose à modifier dans leurs habitudes de travail. Le RGPD ne fait que renforcer l’idée que les données personnelles sont sensibles et particulièrement les données santé et spécifie que chacun à un droit d’accès aux données le concernant. Et peut autoriser ou non la communication de ses données à d’autres par le collecteur de données.

Se prémunir contre les sanctions

Le changement le plus évident, ce sont les sanctions. En cas de contrôle et de défaillances, il peut y avoir des amendes allant jusqu’à 4% du CA, ce qui suppose pour le praticien d’être en mesure de prouver qu’il a bien fait tout ce qu’il fallait pour être conforme ou le devenir. Dans la pratique, il va tenir un registre des processus de sécurité. Responsable de leur traitement, le médecin doit davantage s’assurer qu’il protège bien les données de ses patients : mot de passe pour accéder à l’ordinateur (et/ou placard fermé à clé pour les documents papier), procédure de sauvegarde sécurisée, utilisation d’une messagerie sécurisée pour les échanges médicaux, backup des données ou hébergement sécurisé lors du départ à la retraite.

Enfin la sécurisation passe aussi par une maintenance qui respecte les mêmes principes.
Les services de l’éditeur du logiciel métier, l’infogérance, la sous traitance, la prise en main à distance en cas de problème doivent également respecter le cadre du RGPD.
A titre d’exemple, des éditeurs comme Cegedim Logiciel Médicaux et CompuGroup Medical ont spécifié à Buzz Medecin les mesures déjà prises à ce sujet. CGM a entrepris de faire signer une charte sur la protection des données personnelles à ses fournisseurs et distributeurs. CLM rappelle que son personnel a déjà une clause de confidentialité dans son contrat et que la maintenance en ligne bénéficie d’un nouveau process. Ces entreprises se sont dotées d’un Data Protection Officer chez CLM et d’un délégué à la protection des données personnelles chez CGM.



Cegedim Logiciels Médicaux intègre la télémédecine dans ses logiciels

On devait s’y attendre… Parmi les projets présenté par Cegedim lors de son Investor summit annuel (le 8 ème) destiné aux investisseurs (le groupe est côté en bourse), l’intégration de la téléconsultation dans ses logiciels et dans le logiciel en ligne MLM pour commencer.

Promu spécialiste « maison » de la télémédecine, c’est le Dr Eric Jarousse, vice-président de Cegedim Healthcare Software, qui a présenté les perspectives de croissance de la télémédecine en France ou « 3 millions de personnes sont en difficulté d’accès aux soins ».
Pour y participer le groupe détient l’ensemble des briques : le dossier patient compatible DMP dans ses logiciels métiers ; Doc Avenue, la plate-forme sécurisée de relation médecins-patients ; une activité d’hébergeur de données de santé agréé (HADS) ; une forte compétence dans la télétransmission liée au système SESAM-Vitale et depuis juillet dernier, un partenariat pour intégrer les dispositifs médicaux connectés dans ses logiciels (avec la gamme Bewell Connect de Visiomed).

Bénéficier des financements publics

La stratégie du groupe est d’installer en priorité la téléconsultation dans les maisons de santé pluridisciplinaire (MSP) équipées (ou à équiper) de son logiciel en ligne MLM (mon logiciel médical) ou dans des cabinets de télémédecine situées dans des zones de déserts médicaux dans le cadre du projet Healphi.
« Nous avons travaillé en mode start-up » souligne le Dr Jarrousse. Déroulement : le patient a une infirmière à ses côtés. Le médecin a réservé un créneau pour la consultation via DocAvenue. L’infirmière dispose d’un otoscope connecté, d’un stéthoscope connecté ainsi que de divers objets de la gamme Bewell Connect comme tensiomètre, glucomètre. Le médecin fait sa consultation et son ordonnance dans MLM (qui est imprimée par l’infirmière). Le médecin créé la feuille de soins qui est complété par l’infirmière avec la lecture de la carte Vitale du patient. Une nouvelle technologie de désynchronisation de la carte Vitale a en effet été mise au point par Cegedim en attendant une ecarte Vitale sur smartphone.
Ce programme a été approuvé par l’ARS Centre Loire et va être déployé dans 5 communes. MLM étant encore peu diffusé chez les bewell Connect en demo chez Cegedimmédecins libéraux, la téléconsultation sera également intégrée à Crossway dans une seconde étape, sachant que les discussions conventionnelles pour faire entrer la télémédecine dans l’exercice du praticien vont durer plusieurs mois.
En préparation également en partenariat avec Bewell Connect , l’intégration d’un Holter pour le diagnostic de l’HTA en ambulatoire ainsi que la télésurveillance de maladies chroniques.

Dans les pharmacies aussi

Courant 2018, un service de téléconsultation sera disponible dans les pharmacies équipées avec le logiciel en ligne Smart RX de Cegedim.
Par ailleurs, Cegedim participe avec son logiciel Crossway, à une expérimentation PEM2D (prescription électronique de médicaments et de dispositifs médicaux), et vient de créer la première ordonnance dématérialisée à destination du pharmacien qui l’envoie ensuite à la CPAM. Le médecin peut imprimer sur l’ordonnance de son patient les QR codes qui permettent au pharmacien d’intégrer l’ordonnance dans son logiciel en la lisant avec son lecteur.
PEM2D est actuellement expérimenté dans les départements du Val de Marne, de Saône et Loire et de Maine et Loire.



60% des jeunes médecins associent informatique et gain de temps

Selon une étude menée par Cegedim Logiciels médicaux (CLM) et le magazine en ligne What’s up Doc, 60% des jeunes médecins associe informatique et gain de temps. Cette enquête révèle aussi que leurs attentes ne correspondent pas toujours aux usages actuels les plus répandus. Aux logiciels d’évoluer en conséquence.

L’informatique doit leur faire gagner du temps (60%) et aussi améliorer la prise en charge diagnostique et thérapeutique (54%). Pour 77% ,l’informatique est source d’efficience organisationnelle et d’optimisation de la qualité de dossiers.
Les 222 jeunes médecins (moyenne d’âge 33 ans, 2/3 installés ou en cours d’installation, 53% spécialistes, 38,8%MG) qui ont participé à l’enquête au premier semestre 2017, placent donc en tête des usages comme la gestion des rendez-vous (78%), la communication avec les patients (58%), l’amélioration de la coordination des soins (52%) qui ne sont pas encore très répandus . La gestion comptable fait également partie du top 3.
 

Exigeants sur la sécurité et la traçabilité

Leurs exigences portent sur la sécurité (68%) et la traçabilité (82%). Et ils sont une majorité (61%) à considérer l’utilisation d’un logiciel certifié comme une garantie de la sécurité des données. D’une certaine façon, la prescription sécurisée les rassure.
Vivant dans le monde de la mobilité, ils pensent à 60% qu’une application logicielle doit pouvoir être utilisée aussi bien sur ordinateur que sur smartphone ou tablette et ils ont tendance à rechercher un accès web des applications.
La moitié d’entre eux montre un intérêt pour les objets médicaux connectés et plébiscitent le glucomètre (80%) et le tensiomètre (78%).
En bon éditeur, CLM a également sondé les attentes par rapport aux services.
L’évolutivité des outils et la réactivité arrivent en tête (82%) suivi de la possibilité d’extraire les données et de faire des statistiques, à égalité avec le besoin d’un service technique facile à joindre (77%). 63% souhaitent n’avoir qu’un seul interlocuteur et 56% veulent de la formation pour laquelle la formule « présentiel » (42%) est désormais moins appréciée que le e-learning (65%) et les vidéos (53%).
A bon entendeur- éditeur, salut !
Voir l’enquête « Sommes nous des médecins numériques ? »



Vik Sein, chatbot compagnon virtuel, dans le cancer du sein

Réalisation concrète de l’avancée de l’intelligence artificielle dans le domaine de la santé, le chatbot Vik Sein accompagne les femmes atteintes de cancer du sein et leur entourage.

Pharmacien, Benoit Brouard a commencé par réaliser des applications pour smartphone alors qu’il était encore interne… dont infectioguide. Voir l’article de 2013 
Mais les applications ont moins la cote…En effet, 65% des utilisateurs de smartphone n’en téléchargent aucune et 84% des téléchargements ne sont utilisés qu’une seule fois.. la tendance, ce sont les messageries instantanées type WhatsApp ou Messenger qui depuis 2015 ont même depassé les réseaux sociaux en fréquentation.
« Avec notre société Wefight*, nous nous sommes donnés pour tâche de mettre l’intelligence artificielle au service de la lutte contre le cancer et sans rien avoir à télécharger. Nous avons choisi la technologie du chatbot pour accompagner les patientes à leur domicile sachant que d’ici à 2020, 50% des chimiothérapies seront orales. » Les chatbot, ce sont les assistants virtuels de plus en plus utilisés par les services clients en ligne des entreprises ( opérateurs internet par exemple).. Un de leurs atouts est de s’intégrer dans les messageries instantanées.
Vik Sein est né d’une collaboration avec « Mon réseau cancer du sein » qui a apporté son expertise patients et proches autour du cancer du sein et souhaitait un moyen de rompre l’isolement pour les personnes qui n’ont pas envie de s’inscrire sur un forum de discussion. Il suffit de chercher « HelloVikSein » dans Messenger et le dialogue peut commencer.
Doté d’une solide base de données validées par des professionnels de santé et mis à l’épreuve par 30 bétatesteurs du réseau, Vik Sein répond aux questions dès l’annonce de la mauvaise nouvelle, va proposer des informations et donner beaucoup de conseils pratiques (les questions à poser au médecin avant une opération par exemple). C’est aussi un soutien pour les proches.

Observance et pharmacovigilance

VikSein peut envoyer des messages de rappel pour la prise de médicament et partager automatiquement avec le médecin traitant un résumé des effets secondaires enregistrés ( le tableau de bord médecin sera opérationnel en janvier).
La patiente peut aussi signaler des effets secondaires vers les sites de pharmacovigilance.
Une étude clinique sur l’influence de Vik Sein sur l’observance va être lancée.
« Nous voulons travailler avec des outils validés par des publications » souligne Benoit Brouard

*Wefight est labellisée « Oncoentrepreneur » par Cancer Campus à l’Institut Gustave Roussy et soutenue par la French Tech



Evolution d’HelloDoc Universel : la version SQL arrivera en septembre dans une MSP pilote

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Harry Malka, directeur général d’Imagine Editions, annonce dans un entretien avec Buzz Medecin, l’arrivée avant la fin de l’année de la nouvelle version SQL d’HelloDoc qui sera d’abord disponible pour les MSP. La labellisation esanté logiciels maison et centre de santé V2 obtenue par HelloDoc le 24 février dernier exige en effet un niveau de structuration des données qui n’est possible qu’avec une base SQL.

La version d’HelloDoc utilisant une base SQL arrive enfin sous la forme de la version labellisée e-santé V2 (version 5.70) qui en sera la première bénéficiaire.
On en parlait depuis plusieurs années mais comme l’Arlésienne, on ne la voyait jamais. Jusqu’à susciter des rumeurs…La direction d’Imagine Editions souhaite y couper court en précisant que dès septembre, elle fera l’objet de présentation. Et sera installée sur un site pilote dans une MSP.
« Notre objectif, explique Harry Malka, directeur général depuis septembre 2014, c’est d’offrir à nos clients un produit simple d’utilisation, efficace, répondant aux évolutions des usages et prenant en compte les évolutions réglementaires indispensables. C’est pour toutes ces raisons qu’ils sont attachés à notre logiciel. L’adoption d’une base SQL n’est pas une fonctionnalité du produit. C’est un changement de technologie pour faire face aux nouvelles demandes de la pratique médicale. Ce qui n’enlève rien aux mérites de la technologie CTREE pour la performance et la rapidité d’exécution ».
Ces dernières années, les développeurs d’HelloDoc n’ont pas chômé pour faire face à «l’emballement réglementaire » : LAP certifié, intégration des téléservices de la CNAM, exigences de la ROSP jusqu’à la possible généralisation du tiers payant à laquelle il a bien fallu se préparer. Et enfin, la labellisation e-santé pour rester présent sur le marché des MSP en plein essor.
« Nos produits évoluent tant pour le réglementaire que pour l’usage. La coordination des soins dans la pratique médicale appelle une évolution du logiciel. L’utilisation d’une base SQL est nécessaire pour restituer les données statistiques dont les MSP ont besoin. Pas de recherche multicritère efficace sans structuration des données ». Pour conserver son label, le logiciel Hellodoc doit passer du stade de démonstrateur à celui de site pilote… D’où la sortie annoncée de la nouvelle version SQL. Qui sera ensuite proposée aux 20 000 clients d’Hellodoc courant 2018. « L’interface utilisateur sera modernisée mais sera conservé tout ce qui a fait le succès d’HelloDoc ». HelloDoc a toujours de l’avenir.

Innover pour la mobilité

« L’informatique médicale est une industrie de main d’œuvre qualifiée et le fait d’appartenir à un grand groupe comme CGM, augmente nos capacités d’innovation. Ainsi nous commercialisons en 2017, CGM eVitale, logiciel de télétransmission autonome en ligne installé sur une tablette Surface de Microsoft avec un double lecteur de carte vitale et CPS intégré, qui permettra en outre de fiabiliser la facturation du tiers payant avec un système expert vérifiant la facture. Nous allons également décliner la mobilité sur l’évolution de la 5.60 en réponse aux exigences du label e-santé V2. »

Alors bien sûr, la pérennité des produits a un coût. Les utilisateurs ont vu la facture de leur maintenance sensiblement augmenter.
« Mais nos mensualités restent 15 à 25% moins cher que pour les autres logiciels du marché » assure M.Malka qui se félicite de l’efficacité de la hotline de 20 personnes installée à Soulac et à Mérignac. Elle a répondu en moyenne à 500 appels par jour lors du passage du C au CG à 25 euros le 1er mai dernier !



MSP : le logiciel au coeur de la pratique collaborative et de l’exploitation des données

Pas moins de huit éditeurs* présents aux Journées nationales de la FFMPS les 17 et 18 mars au Centre des congrès de Lyon. Parce que le choix du système d’information reste toujours primordial pour le bon fonctionnement d’une équipe pluridisciplinaire. D’autant qu’il doit aussi permettre d’exploiter le gisement de données accumulé par la MSP.

FFMPS Lyon950 inscrits pour les 6èmes journées de la FFMSP (Fédération française des maisons et pôle de santé qui va devenir Fédération Française des maisons pluridisciplinaires de santé et rejoindre la Fédération des soins primaires). Médecins, infirmières, paramédicaux de diverses origines, pharmaciens… tous engagés pour former des équipes pluridisciplinaires. « Car une MSP ça ne se décrète pas, il faut une équipe, comme le rappelle le Dr Pascal Gendry, successeur du Dr Pierre de Haas comme président de la Fédération. « Une MSP c’est toujours une histoire » ajoute le Dr de Haas qui a pris en charge l’organisation des Journées.
La pertinence des concepts initiaux ne se dément pas. Au 14 mars, il y avait 910 Maisons de santé pluridisciplinaires ouvertes (contre 436 en mars 2014) et 334 projets sélectionnés soit 1244 MSP en puissance. Même si le rythme des ouvertures se ralentit un peu, la montée est continue, comme le montrent les derniers chiffres de l’observatoire des MSP de la DGOS (Délégation générale de l’organisation des soins).

Sur ces 910 MSP, 420 sont en SISA (société interprofessionnelle de soins ambulatoires), pour lequel un texte de simplification devrait sortir dans moins d’un an. Toutes les SISA n’ont pas encore de dossier médical partagé, et 81% auront un logiciel labélisé en version V2 du label e-santé Logiciel Maisons et Centres de santé de l’ASIP d’ici la fin de l’année, ce qui est obligatoire pour toucher certaines subventions.

Promouvoir l’innovation et la recherche

Trop peu d’équipes des soins primaires participent à la recherche, note le président de la Fédération. La Haute Autorité de Santé dont la mission est d’améliorer la qualité des soins sur le territoire voit dans les MSP de précieuses alliées. Sous réserve qu’elles soient équipées de Système d’information (SI) structurés où l’on peut introduire de nouveaux indicateurs de qualité des pratiques à co-construire entre la HAS, les MSP et les patients . « Nous ne pouvons plus construire le système de santé sans les patients, souligne le Pr Agnès Buzin, présidente de la HAS, ceux-ci doivent être impliqués dans les indicateurs de mesure de qualité des soins. L’utilisation d’un SI partagé et optimisé pour produire des données fait partie des critères de qualité d’une MSP rappelle le Dr Michel Varroud-Vial, conseiller Soins primaires et professions libérales à la DGOS, conscient qu’il faut les accompagner dans cette démarche. Une MSP (moyenne obtenue sur 855 MSP ouvertes), c’est en effet 5 médecins, 1,6 chirurgien-dentiste, 2,3 pharmaciens et 9,1 paramédicaux. La découverte du travail des uns par les autres va modifier les pratiques et ce n’est qu’à partir d’un certain degré de maturité que l’équipe de soins peut envisager un travail de recherche à partir des données patients.

Exploiter le trésor des MSP

"Les professionnels de santé n’ont pas toujours conscience d’être dépositaires d’un véritable trésor avec les données produites par leur SI, souligne le Dr Gilles Perrin, nouveau médecin DIM de la FFMPS. Un trésor inexploité.
Or la production de données est utile à la fois pour
- analyser les pratiques de l’équipe,
- pour développer un projet de santé,
- pour comparer ses données à celle des collectivités ou de l’assurance maladie.
Le SI c’est le centre névralgique de la structure. Mais pour être exploitées encore faut-il que les données soient structurées. Certes dit encore le Dr Perrin la plupart des logiciels installés dans les MSP sont dits structurés, avec la possibilité et même parfois l’obligation de coder (pour la sécurisation de l’ordonnance, par exemple). Cependant le Dr Perrin qui s’est fait présenter différents logiciels a constaté que c’était très variable d’un logiciel à l’autre et que tous n’offraient pas les mêmes possibilités, surtout en matière de « requêtage ». Les deux ateliers organisés à Lyon sur ce sujet montrent que les professionnels de santé ressentent l’opération de codage comme chronophage, assez complexe et technique. Les données factuelles telles que les résultats biologiques ou les paramètres biométriques sont en général codées. Les médicaments bénéficient d’un code CIP, mais pour les génériques ça se complique. En fonction du but recherché, l’équipe va devoir s’imposer des « datasets » ne prenant en considération que ce qui est utile pour ne pas coder inutilement. S’il y a des examens à prescrire pour le suivi on indiquera juste fait/pas fait, normal ou non ; un petit nombre de données va ainsi permettre à une équipe de gérer les diabétiques qu’elle soigne façon très fine, insiste le Dr Florence Maréchaux, médecin de santé publique et médecin DIM d’ICT, qui a participé à la réalisation de datasets dans le cadre de la HAS. Trois thématiques sont prêtes en data sets : la BPCO, le Diabète et l’hypertension (en cours).

Motiver les équipes

Pour motiver toute l’équipe, il faut sortir des tableaux de bords réguliers. Il est recommandé de ne pas se lancer avant d’avoir une équipe mature qui travaille déjà de façon coordonnée Une fois le codage effectué, il faudra encore apprendre à requêter. La recherche multicritère proposée par les logiciels se révèle parfois limitée à des requêtes préexistantes. Il sera le plus souvent nécessaire d’interroger l’éditeur. Celui ci, en plus des requêtes déjà existantes, pourra construire une nouvelle requête à la demande de l’équipe. Quand de tels travaux seront publiés massivement par des professionnels libéraux, ce sera un grand motif de satisfaction. Et une source de progrès pour la pratique médicale.

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*Aatlantide avec ActeurCS.fr, CLM avec Solution MSP (MLM + logiciels paramédicaux de RM), CGM avec Axisanté et Hellodoc , Hypermed, ICT avec Chorus, Prokov avec Medistory 4×4 (pas encore commercialisé), Silk informatique avec éO MSP, Weda



La télétransmission chez les libéraux : les médecins font 300 FSE/mois en moyenne

Le GIE SESAM-Vitale a mis en ligne vendredi sur son site un document, plutôt destiné aux industriels, sur le marché de la télétransmission des professionnels de santé libéraux et portant sur la période juillet 2015-juin 2016. On y apprend que les 343 000 professionnels de santé en télétransmission envoient 300 FSE/mois en moyenne. Et que les médecins sont pile dans la moyenne !

etude de marche SVPour son analyse, le GIE SV n‘a eu qu’à puiser dans les chiffres de télétransmission des feuilles de soins électroniques dont il dispose.
En juin 2016, les 343 000 professionnels de santé libéraux en télétransmission (y compris les transporteurs…) ont émis 100 millions de FSE soit 300 FSE chacun. Avec 300 FSE/mois (soit 65 actes télétransmis par semaine), les médecins sont donc dans la moyenne, les auxiliaires sont à 50 et les pharmaciens à 2 000.
Pour le GIE SV, le marché de la télétransmission apparait « concentré ». 15 éditeurs « font » 81% des FSE (Cegedim 19%, Epsilog 11%, CompuGroup 10%, CBA 7%, Sephira 6%, Idea 5% (après le rachat de Télévitale), Julie 4% et Prokov 3%). Mais 141 éditeurs font moins de 1%. Sur la période juillet 2015-juin 2016, en baisse, CompuGroup et Sephira. En hausse, Cegedim, CBA, Prokov.
Sur le marché des médecins, qui a gagné 1700 spécialistes sur la même période, cinq éditeurs tiennent 71% du marché : CompuGroup, Sephira, Cegedim, Prokov et Pyxistem. A noter, 93 éditeurs proposent un logiciel métier n’intégrant pas la facturation SV.

L’intégration du DMP et des téléservices boostée par la nouvelle convention

En janvier 2017 (l’étude a été actualisée), l’intégration des téléservices de la CNAMTS était assez variable d’un éditeur à l’autre : 7 téléservices chez Prokov, Cegedim, Imagine, Pyxistem ; 5 chez CGM CompuGroup), Sephira ; 4 chez CBA, 3 chez Saficard, 2 chez Affid et ELD.
Le GIE SV souligne qu’en 2017, la nouvelle convention médicale avec la prise en compte du forfait structure qui introduit des prérequis (intégration de la dernière version SV, du DMP et objectifs quantitatifs sur l’usage des téléservices (AAT, PSE, DMT, CM AT/MP certificat pour les accidents de travail et maladies professionnelles) pourrait accélérer le déploiement de SESAM Vitale addendum 7 (si besoin de la CCAM multitarifs qui y est incluse) et l’intégration de ces fonctionnalités dans les logiciels. L’utilisation du NIR comme identifiant de santé doit aussi se répandre. Parmi les évolutions, le GIE SV observe la généralisation du standard PC/SC (petit lecteur de carte), la poussée des solutions mobiles (Simply Vitale, Smart Vitale, Pyxvital Android..). Et rappelle que 2017 est l’année du déploiement de la cryptolib CPS V5 version 5 … Des évolutions CPS que l’on voudrait, quant à nous, voir apporter plus de simplicité que de complexité…

Télécharger l’étude



Une étude de L’URPS Médecins libéraux Ile de France sur les offres de services de rendez-vous en ligne

L’« étude de marché » réalisée par l’URPS Médecins libéraux Ile de France met en avant les avantages et les inconvénients des plates-formes de prise de rendez-vous en ligne avec des fiches détaillées sur une quinzaine de solutions. A consulter avant de faire son choix. En complément des informations déjà disponibles sur Buzz médecin.

t_250URPS_354C’est une très bonne initiative de l’URPS médecins libéraux Ile de France que d’enquêter sur la prise de RV en ligne, car l’offre est devenue pléthorique. Alors que ce service connait un réel engouement puisque plus de 20 000 médecins en France auraient déjà franchi le pas fin 2016, selon les éditeurs. La commission ad hoc de URPS en a rencontré quinze, a rédigé sur chaque offre une fiche complète. Et a également recueilli quelques témoignages de médecins utilisateurs.
Le constat est évident : le patient est de plus en plus connecté et la gestion efficace des RV est cruciale pour le médecin.
Le RV en ligne apparaît donc comme une évolution inévitable.
Les avantages sont réels et commencent à être bien connus :
- Pour le patient : retour positif des patients qui ont une plus grande liberté (40% des prises de RV se font en dehors des heures d’ouverture) et d’avantage d’autonomie pour choisir le RV qui leur convient plutôt que de se faire imposer un RV au tél. Il est plus facile d’annuler ou de modifier un RV. L’âge moyen des patients inscrits sur le site se situe entre 50 et 55ans, tranche d’âge qui représente une partie importante de la patientèle. Les services fournissent des statistiques.
- Pour le médecin : le rappel de RV par SMS diminue les RV non honorés. Même si cela concerne surtout les spécialistes car les MG fixent des RV à courte échéance.
Le médecin peut « blacklister » les patients qui ne sont pas venus mais Il peut y avoir des patients qui prennent des RV sur plusieurs sites. Comme s’ils se trouvaient dans un libre-service médical.
La diminution des appels téléphoniques est indéniable avec désengorgement des périodes d’affluence téléphonique comme le lundi matin ce qui évite la perte de patient n’arrivant pas à joindre le secrétariat.
Le service offert par plusieurs sites, de la prise de RV chez un spécialiste au cabinet du médecin traitant peut améliorer le parcours de soins. De même que l’envoi de SMS pour les rappels d’examens ou de documents à apporter lors de la consultation.
"Avantages" plus discutables :
- La diminution des coûts de gestion n’est pas facile à mettre en évidence. Les médecins y voient plutôt un service complémentaire du secrétariat ou du télésecrétariat. Le coût de l’abonnement au service est par ailleurs non négligeable.
- La meilleure visibilité sur Internet intéresse surtout les spécialistes récemment installés qui peuvent espérer rayonner au delà de leur quartier. Pour le généraliste, le recrutement de la patientèle se fait surtout par le bouche à oreille et la proximité. La majorité des médecins interrogés réservent d’ailleurs le service à leurs seuls patients. Car ils sont déjà débordés.
 -Hormis les quelques éditeurs de logiciels de gestion cabinet qui ont réalisé leur propre solution intégrée, l’interopérabilité n’est pas garantie
 

Bien lire le contrat

L’analyse des contrats appelle à la vigilance du médecin souscripteur, même s’il est proposé « sans engagement ». Il importe de vérifier :
- s’il reste possible de souscrire auprès d’un autre service – ce qui se passe en cas de dysfonctionnement
- la période de révision des tarifs
- la confidentialité et la sécurité des données (hébergement sur serveur agréé pour les données de santé) ainsi que l’engagement ou non de l’éditeur de ne pas utiliser les données à d’autres finalités que la gestion de rendez-vous. Il est important de savoir quels autres services vont être proposés à son patient
- l’obligation de déclaration à la CNIL du fichier patientèle par le médecin
-comment les données sont récupérées à l’issue du contrat les implications juridiques pour le médecin
 

Un poids dans l’organisation  du système de soins ?

Car, rappellent les auteurs, ces éditeurs souvent issus de grands groupes ne « relèvent pas du code de la santé publique ». Avec la gestion des RV, ils mettent la main sur des fichiers de patients à terme de plusieurs millions d’usagers ce qui peut leur donner un grand poids dans l’organisation du système de soins.

Une quinzaine de médecins membres de la Commission Pratiques libérales, nouveaux modes d’exercice et nouvelles technologies, ont participé à cette étude coordonnée par les Drs Laurent de Bastard et Luc Réfabert,

Disponible sur http://www.urps-med-idf.org/publication/index.aspx



Le GIE SESAM Vitale prolongé pour le 1/3 payant

On l’avait un peu oublié, mais le GIE SESAM Vitale, qui a joué un rôle majeur dans la mise en place de la télétransmission des FSE, avait été créé en 1993 par l’Assurance Maladie pour 25 ans. Il aurait donc dû disparaître en 2018. C’était sans compter avec la mise en œuvre du tiers payant généralisé (mais non obligatoire pour la partie complémentaire) qui lui offre une seconde vie jusqu’au 31 décembre 2026.

« Il y a eu un consensus pour le prolonger", explique à Buzz Medecin, son directeur, Jacques de Varax. Le GIE, c’est tout de même 195 salariés et des compétences appréciées notamment pour l’intégration des téléservices dans les logiciels… « La gouvernance a évolué. Les services de la CNAM participent et on travaille aujourd’hui avec les industriels le plus en amont possibles. Les projets sont pensés en commun ». Au terme d’un nouvel accord de partenariat, les programmes d’action du GIE concerneront à la fois les travaux communs à l’assurance maladie et aux complémentaires santé, mais aussi les projets spécifiques aux différents partenaires. 

Le nouveau webservice ADRi

Dans l’optique du tiers payant AMO, la CNAM a ouvert un nouveau webservice : « ADRi », Acquisition des DRoits intégrés qui permet au PS d’obtenir les droits à jour de ses patients, notamment pour la CMU, l’ALD etc. et l’absence de carte Vitale. Certains éditeurs de logiciels métier comme CGM et CLM l’ont intégré. 400 médecins équipés d’Axisanté le testent ainsi depuis janvier, à leur grande satisfaction, selon l’éditeur. L’interrogation ne prend que deux secondes et c’est l’assurance de facturer avec des droits à jour. Ce service va se déployer à partir du 1er juillet quand les PS pourront proposer le tiers payant aux patients pris en charge à 100%. C’est le CNDA qui continue à agréer l’intégration.

Les assurances complémentaires qui ont rendu un rapport commun avec la CNAM en février, auront elles aussi des services en lignes, mais chaque fédération a déjà ses propres infrastructures. L’association inter-AMC est chargée de la maîtrise d’ouvrage. Objectif commun à tous : que ce soit interopérable et simple à utiliser pour le PS, avec une offre de services communs AMO-AMC. « Le rôle du GIE est d’assurer la cohérence de l’ensemble et les relations avec les industriels. Nous aurons plus de souplesse pour avancer » précise M.de Varax. Les complémentaires santé vont, rappelons-le, s’engager dans le 1/3 payant à partir du 1er janvier 2017 en le proposant à leurs clients dans le cadre des « contrats responsables et solidaires ».
Le GIE doit être le garant de la qualité de ces nouveaux services. Y compris pour le suivi des factures Tiers Payant.
Mais rien ne presse, si l’on considère que le GIE SESAM Vitale est encore là pour dix ans !



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