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Logiciels médicaux

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Journées FFMPS à Nantes : les systèmes d’information partagée des MSP à l’épreuve du terrain

FFMPS nantes 2018Près de 1000 participants pour les journées de la FFMPS qui se sont tenues à Nantes les 9 et 10 mars. Ambiance collaborative assurée (voir photo de la séance d’ouverture!) pour le 10ème anniversaire de la Fédération française des maisons de pôles de santé. Mais sur le terrain, l’"interpro" n’est pas toujours facile à gérer notamment pour le système d’information. Huit éditeurs de SI partagés étaient présents.*

964 MSP ouvertes au 1er janvier 2018 (contre 910 au 14 mars 2017). Si le rythme de croissance des ouvertures a pu sembler exponentiel, il se ralentit tout de même un peu, car il se passe toujours un certain temps entre le projet et la réalisation…Pour tenir l’objectif de 2000 MSP sur le territoire, affiché dans le programme santé du candidat Macron et évoquée par Nicolas Revel, lors de la session d’ouverture, il faudrait mettre les bouchées doubles. Le directeur de la CNAM, a rappelé le grand chantier prioritaire de la structuration des soins primaires, première source de tension quant à leur accès et à leur financement. « Les organisations collectives constituent une voie évidente » et il se réjouit que 538 structures aient signé l’ACI (Accord conventionnel interprofessionnel du 20 avril 2017) ce qui leur permet de recevoir 50% d’aide supplémentaire. L’arrivé des CPTS (Communauté professionnelles territoriales de santé) –il n’y en aura pas sans MSP- nécessitera aussi un nouveau cadre conventionnel. Nicolas Revel a aussi mis l’accent sur l’article 51 qui devrait susciter de nombreux projets et libérer vos initiatives concernant des épisodes de soins…

Choix du SI  : un "casse tête" qui ne doit pas se faire dans la précipitation

Ce système d’aide (NMR, nouveau mode de rémunération) est assorti d’obligations qui peuvent se révéler néfastes en précipitant les choix. Ainsi de l’exigence pour 2017, d’avoir un SI labellisé ASIP Santé en version V2, est apparue comme un ultimatum pour changer de logiciel (le Si compte pour 1/3 dans la rémunération) si celui-ci n’était plus aux normes. Or l’atelier « SI partagé : Mythe ou réalité » animé par le Dr Pierre De Haas, ancien président de la FFMPS et créateur de la société Espage (équipe de soins primaires, accompagnement, gestion, exploitation) a montré les effets pervers d’une informatisation en urgence. Un projet d’informatisation dure entre six et dix-huit mois et doit arriver seulement lorsque la structure est suffisamment mature sur le plan organisationnel, pour une bonne prise en compte des besoins.

Répartis en petits groupes, les participants de l’atelier ont été invités à consigner les freins et les avantages des SI partagés. Les éléments les plus bloquants : l’investissement en temps (chronophage), les besoins différents entre les médecins et les paramédicaux, la formation souvent insuffisante, les problèmes techniques auxquels s’ajoute dans certain cas l’insuffisance du débit (déserts numériques). Le secret professionnel est encore parfois évoqué même si le décret du 26 janvier 2016 a repoussé ses limites à la notion de secret interprofessionnel. Ajoutons à cela une communication avec les éditeurs un peu « instable » et ce d’autant plus que les PS dès qu’ils se heurtent à une difficulté , ont tendance à accuser le logiciel et se bloquent rapidement.

Des constats de terrain renforcés par les analyses d’Apolline Rouzé (fédération régionale FemasNord) dans son mémoire de fin d’étude**. Six équipes de MSP ont répondu à ses questions. Il en ressort que la mise en place du SI, c’était « laborieux », « un véritable casse-tête ». Il y a eu des déceptions car la démo de l’éditeur ne correspondait pas toujours à la version diffusée et la facturation n’était pas toujours efficace pour tous les PS malgré le label ASIP.
Force est de reconnaitre aujourd’hui qu’entre 2012 et 2014, les éditeurs ont bien souvent essuyé les plâtres avec les utilisateurs des MSP !
Les équipes manquent toujours d’information sur ce qu’est le SI partagé et sur les critères retenus par l’ASIP Santé pour son label (244 exigences) « Nos visites sur site entre novembre 2016 et avril 2017 avec des scénarios de conformité ont suscité 150 réserves qui étaient toutes levées en juillet. Les 13 solutions ayant reçu le label V2 respectent les exigences, souligne Emmanuel Clout, responsable du programme de labellisation à l’ASIP Santé. L’ASIP a d’ailleurs élaboré en 2016 des recommandations à l’usage des porteurs de projets.

Des avantages bien perçus

Les avantages d’un SI partagé sont en revanche bien perçus : indispensable à la coordination des soins, il va renforcer la cohésion de l’équipe.
Une fois bien rodé, il fait gagner du temps. Partagé le dossier est mieux tenu ce qui aura pour effet une meilleur prise en charge du patient et plus de sécurité. A terme, cela permettra de développer la recherche en soins primaires.
Moyennant quoi, la majorité des équipes n’utilise que très peu le logiciel de façon pluridisciplinaire. Ce qui sert le plus : la messagerie instantanée, les mises à jour des vaccins, la consultation des ordonnances, les petites notes et alertes, la consultation des résultats biologiques, la numérisation des courriers, la complétion du dossier patient. Le manque de formation, non pas seulement lors de l’installation mais au fil du temps est évident.
Enfin, les professionnels de santé n’investissent pas assez dans leur SI : moins de 2% de leur chiffre d’affaire. De plus lors de l’élaboration du projet de MSP, le SI est bien moins pris en compte que la construction et l’aménagement des locaux.
Le bon fonctionnement du SI est d’autant plus important que « demain les représentants des soins primaires ne pèseront dans le débat que s’ils sont capables d’analyser leur données » souligne Le Dr De Haas, rappelant le contexte des GAFA et de leurs entrepôts de données « il y a un retard à combler dans les cinq ans qui viennent ».

*Aatlantide avec ActeurCS.fr, CLM avec Solution MSP (MLM + logiciels paramédicaux de RM), CGM avec Axisanté et Hellodoc , Hypermed, ICT avec Chorus, Prokov avec Medistory 4 en version Visu (commercialisé), Silk informatique avec éO MSP, Weda

** Mémoire M&M – Apolline Rouzé
Voir l’article du blog sur les journées FFMPS 2017



TiPToP, la solution de Sephira pour simplifier le tiers payant intégral

 

 

L’éditeur Sephira, fort de 18 ans d’expertise en télétransmission des feuilles de soins, lance TiPToP, une solution qui permet de pratiquer dès aujourd’hui, le tiers payant intégral en toute facilité et sécurité, avec un taux de rejet de 0,2%. Pour un patient sur deux et pour 90% à la fin 2018.

senegou TipToPPuisqu’il n’y a plus d’obligation pour le moment, l’objectif est de le rendre attractif !  L’éditeur Sephira, spécialiste de la facturation avec notamment son système autonome Intellio, estime que le tiers payant intégral (intégrant donc les complémentaires) représente un atout pour les médecins dès lors que la saisie est simplifiée et le paiement garanti.
C’est en effet un service pour les patients qui n’ont plus d’avance de frais à faire et un gain de temps pour les médecins qui n’ont plus de chèques, ni d’espèces à gérer. En outre, « c’est un moyen d’offrir un accès aux soins à tous », souligne Régis Sénégou, directeur général de Sephira, lors de la conférence de presse de présentation de TiPToP. Une enquête de l’observatoire des pratiques médicales mis en place par Sephira auprès d’un panel d’utilisateurs* montre en effet que le tiers payant est d’autant plus déployé que les conditions sociales locales sont compliquées. A noter, 51% des professionnels de santé utilisateurs de solution Sephira pratiquait déjà le tiers payant (1ère et 2e génération) avant le 1er janvier 2017. Leur plus forte motivation : prendre en compte la situation sociale de leurs patients. Cette enquête a également révélé les principaux freins à la non-adoption du tiers payant : le risque de pertes financières trop élevées et la crainte d’un système chronophage, le refus de l’obligation n’étant cité qu’en 3ème position…

Les cinq clés de TiPToP

D’où la solution TiPToP développée par Sephira comme un service qui prend en charge toutes les étapes du tiers payant :
- le conventionnement du professionnel de santé avec les 650 AMC,
- l’utilisation du datamatrix des cartes de mutuelles comme aide à la saisie,
- l’interrogation automatisée des droits du patient ( téléservice ADR de l’Assurance maladie et teléservice IDB, Interrogation des Droits du Bénéficiaire de l’association InterAMC) ,
- un site Internet sécurisé pour le suivi des paiements,
- le traitement des rejets résiduels.
« On se positionne comme un tiers de confiance » insiste Patricia Launay, chargée du marketing. Sephira a même prévu une option + avec garanti de paiement à sephira TiPToPJ+1, où c’est l’entreprise qui fait l’avance…
Pour développer TiPToP, Sephira s’est appuyé sur Intellio AMC, service de tiers payant avec les complémentaires (120 mutuelles) disponible depuis 2012 qui équipe plus de 3000 utilisateurs d’Intellio. Des partenariats ont été noués avec les opérateurs de tiers payant comme Almerys et ViaMedis.
Avec TiPToP qui intègre le nouveau téléservice IDB/CLC (calcul du reste à charge) créé par les complémentaires pour vérifier les droits en ligne, le taux de rejet passe de 4 à 0,2%. Le temps de saisie est de 25 secondes

Accès au tiers payant intégral pour 90% de la population fin 2018

La limite du système est liée à l’engagement technique des AMC. L’association InterAMC a établi des normes. Actuellement, l’interrogation en ligne des droits AMC est disponible pour 30 millions de bénéficiaires, soit la moitié de la population.Et  la plupart des mutuelles et assurances non encore en ligne se sont engagées à faire les développements nécessaires en 2018. D’ici la fin de l’année, 90% de la population devrait donc être en mesure de bénéficier du tiers payant intégral.
Sans attendre les conclusion du rapport sur l’état d’avancement du tiers payant demandé par la ministre Agnès Buzyn, Sephira s’est fait sa politique : « il faut laisser le professionnel de santé choisir ». Et découvrir que tiers payant intégral peut lui faire gagner du temps et de l’argent. Un abonnement rentable malgré un coût qui, de prime abord, peut sembler élevé.
Prochaine étape de l’opération séduction : une solution de tiers payant sur smartphone avec deux lecteurs de carte PCMC..
 

 

Le coût : TiPToP est facturé 44€TTC/mois sans engagement quelque soit l’activité du professionnel de santé. Mais il faut aussi compter l’abonnement au service de facturation Intellio (32€TTC/mois) et la location du terminal (27 €TTC/mois avec engagement de deux ans pour ce matériel). Soit un total de 103 €TTC/mois. L’option TiPToP + de paiement à J+1 revient à 39€/mois. Ajouter 13€/mois pour le logiciel de gestion de cabinet Medicawin.

A tester sur https://tiptop.sephira.fr/

En savoir plus sur Sephira avec Buzz Medecin

*Réponses d’un panel de 520 PS, médecins à 76,5%, juillet 2017



MediStory 4 disponible pour iPad

MS 4ipadIl y a des choses qu’il faut savoir attendre… pour les obtenir!
C’est le Club Medistory Breizh qui en a eu la primeur ce 5 octobre à Dinan ou plus exactement à l’hôtel Mercure de Lanvallay.
Alors que la disponibilité de MediStory 4 pour iPad était annoncée avec téléchargement sur l’App Store (en libre service pour tester sur iOS11), les invités de MediStory Bretagne ont pu de 16h à 22h en découvrir la version commercialisée (après un long bétatest) déployée sur cinq stands : iPad, lecteur, mobilité, Mac, Migration. C’est en effet un système complet qui est livré par Prokov éditions. La lecture des cartes Vitale et CPS se fait par un lecteur sans fil Es-Kap-Ad (TRS) de Kapelse qui fonctionne en WiFi. Ce type de lecteur (RAC) n’a été homologué pour iOS qu’en février dernier. Cela a encore pris du temps pour le mettre en parfaite harmonie avec la tablette. Inutile de dire que le petit monde des medistoriens (pas si petit avec plus de 12 000 utilisateurs tout de même) a bruissé d’excitation toute la soirée …
Pour la version Mac OS il faudra attendre encore un peu… Mais quand patience rime avec efficience…

Voir la fiche Medistory 4 sur Buzz Medecin .On peut relire avec profit le compte-rendu  de la démonstration à laquelle avait assisté Buzz Medecin en février 2016.
On trouve aussi des infos complémentaires sur le site dédié medistory.com qui décrit bien la philosophie 4×4.
Medistory 4 sera également présent au Journées nationales de médecine générale (JNMG) les 12 et 13 octobre à la Grande Arche de Paris la Défense



60% des jeunes médecins associent informatique et gain de temps

Selon une étude menée par Cegedim Logiciels médicaux (CLM) et le magazine en ligne What’s up Doc, 60% des jeunes médecins associe informatique et gain de temps. Cette enquête révèle aussi que leurs attentes ne correspondent pas toujours aux usages actuels les plus répandus. Aux logiciels d’évoluer en conséquence.

L’informatique doit leur faire gagner du temps (60%) et aussi améliorer la prise en charge diagnostique et thérapeutique (54%). Pour 77% ,l’informatique est source d’efficience organisationnelle et d’optimisation de la qualité de dossiers.
Les 222 jeunes médecins (moyenne d’âge 33 ans, 2/3 installés ou en cours d’installation, 53% spécialistes, 38,8%MG) qui ont participé à l’enquête au premier semestre 2017, placent donc en tête des usages comme la gestion des rendez-vous (78%), la communication avec les patients (58%), l’amélioration de la coordination des soins (52%) qui ne sont pas encore très répandus . La gestion comptable fait également partie du top 3.
 

Exigeants sur la sécurité et la traçabilité

Leurs exigences portent sur la sécurité (68%) et la traçabilité (82%). Et ils sont une majorité (61%) à considérer l’utilisation d’un logiciel certifié comme une garantie de la sécurité des données. D’une certaine façon, la prescription sécurisée les rassure.
Vivant dans le monde de la mobilité, ils pensent à 60% qu’une application logicielle doit pouvoir être utilisée aussi bien sur ordinateur que sur smartphone ou tablette et ils ont tendance à rechercher un accès web des applications.
La moitié d’entre eux montre un intérêt pour les objets médicaux connectés et plébiscitent le glucomètre (80%) et le tensiomètre (78%).
En bon éditeur, CLM a également sondé les attentes par rapport aux services.
L’évolutivité des outils et la réactivité arrivent en tête (82%) suivi de la possibilité d’extraire les données et de faire des statistiques, à égalité avec le besoin d’un service technique facile à joindre (77%). 63% souhaitent n’avoir qu’un seul interlocuteur et 56% veulent de la formation pour laquelle la formule « présentiel » (42%) est désormais moins appréciée que le e-learning (65%) et les vidéos (53%).
A bon entendeur- éditeur, salut !
Voir l’enquête « Sommes nous des médecins numériques ? »



Evolution d’HelloDoc Universel : la version SQL arrivera en septembre dans une MSP pilote

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Harry Malka, directeur général d’Imagine Editions, annonce dans un entretien avec Buzz Medecin, l’arrivée avant la fin de l’année de la nouvelle version SQL d’HelloDoc qui sera d’abord disponible pour les MSP. La labellisation esanté logiciels maison et centre de santé V2 obtenue par HelloDoc le 24 février dernier exige en effet un niveau de structuration des données qui n’est possible qu’avec une base SQL.

La version d’HelloDoc utilisant une base SQL arrive enfin sous la forme de la version labellisée e-santé V2 (version 5.70) qui en sera la première bénéficiaire.
On en parlait depuis plusieurs années mais comme l’Arlésienne, on ne la voyait jamais. Jusqu’à susciter des rumeurs…La direction d’Imagine Editions souhaite y couper court en précisant que dès septembre, elle fera l’objet de présentation. Et sera installée sur un site pilote dans une MSP.
« Notre objectif, explique Harry Malka, directeur général depuis septembre 2014, c’est d’offrir à nos clients un produit simple d’utilisation, efficace, répondant aux évolutions des usages et prenant en compte les évolutions réglementaires indispensables. C’est pour toutes ces raisons qu’ils sont attachés à notre logiciel. L’adoption d’une base SQL n’est pas une fonctionnalité du produit. C’est un changement de technologie pour faire face aux nouvelles demandes de la pratique médicale. Ce qui n’enlève rien aux mérites de la technologie CTREE pour la performance et la rapidité d’exécution ».
Ces dernières années, les développeurs d’HelloDoc n’ont pas chômé pour faire face à «l’emballement réglementaire » : LAP certifié, intégration des téléservices de la CNAM, exigences de la ROSP jusqu’à la possible généralisation du tiers payant à laquelle il a bien fallu se préparer. Et enfin, la labellisation e-santé pour rester présent sur le marché des MSP en plein essor.
« Nos produits évoluent tant pour le réglementaire que pour l’usage. La coordination des soins dans la pratique médicale appelle une évolution du logiciel. L’utilisation d’une base SQL est nécessaire pour restituer les données statistiques dont les MSP ont besoin. Pas de recherche multicritère efficace sans structuration des données ». Pour conserver son label, le logiciel Hellodoc doit passer du stade de démonstrateur à celui de site pilote… D’où la sortie annoncée de la nouvelle version SQL. Qui sera ensuite proposée aux 20 000 clients d’Hellodoc courant 2018. « L’interface utilisateur sera modernisée mais sera conservé tout ce qui a fait le succès d’HelloDoc ». HelloDoc a toujours de l’avenir.

Innover pour la mobilité

« L’informatique médicale est une industrie de main d’œuvre qualifiée et le fait d’appartenir à un grand groupe comme CGM, augmente nos capacités d’innovation. Ainsi nous commercialisons en 2017, CGM eVitale, logiciel de télétransmission autonome en ligne installé sur une tablette Surface de Microsoft avec un double lecteur de carte vitale et CPS intégré, qui permettra en outre de fiabiliser la facturation du tiers payant avec un système expert vérifiant la facture. Nous allons également décliner la mobilité sur l’évolution de la 5.60 en réponse aux exigences du label e-santé V2. »

Alors bien sûr, la pérennité des produits a un coût. Les utilisateurs ont vu la facture de leur maintenance sensiblement augmenter.
« Mais nos mensualités restent 15 à 25% moins cher que pour les autres logiciels du marché » assure M.Malka qui se félicite de l’efficacité de la hotline de 20 personnes installée à Soulac et à Mérignac. Elle a répondu en moyenne à 500 appels par jour lors du passage du C au CG à 25 euros le 1er mai dernier !



Kligo : les mesures d’examen directement dans votre ordinateur via des appareils connectés

Utilisez des objets connectés en consultation et vous gagnerez du temps ! C’est en tout cas le message des concepteurs de Kligo, une solution comprenant un logiciel interface léger ainsi qu’une mini clé USB bluetooth à installer sur votre ordinateur. Un pack incluant des dispositifs médicaux connectés accompagne l’offre.

La clé USB récepteur bluetooth récupère automatiquement les signaux bluetooth émis par les dispositifs médicaux connectés tels que tensiomètre, balance, oxymètre, glucomètre, thermomètre. Lorsque le logiciel métier du médecin a intégré Kligo, les mesures arrivent directement dans ses dossiers patients. Dans le cas contraire, les mesures arrivent sur l’interface du logiciel Kligo et le médecin n’a plus qu’à effectuer un copier coller.  Les données du patient ne sont pas récupérées sur des serveurs mais restent en local dans l’ordinateur du médecin.

Sur notre photo prise sur le stand de Kligo à HIT pendant la Paris Healthcare week 2017 (16-18 mai), Yacine Remini  co-fondateur de Medeo effectue un transfert de IMG_4297mesure de tension vers l’ordinateur.

Une interface non propriétaire

Outre le fait que les données du patient restent stockées chez le médecin, l’avantage de l’interface Kligo, c’est de ne pas être propriétaire. Les appareils connectés peuvent donc être de marque différente. Pour assurer cette interopérabilité, la start-up interface une dizaine de marques de dispositifs professionnels (A&D, Omron, Cardioline, Thomson, Foracare,MIR, un lecteur d’INR, etc.) comme des tensiomètres, balances, glucomètres, pèse bébé, dermatoscope, otoscope et iriscope.
Du côté des éditeurs, de plus en plus de logiciels (AlmaPro, Medimust, MagicMed, Med’Oc, Mediboard, mais aussi  Weda, MLM de CLM et MedicalNet de CGM) ont intégré Kligo ou vont le faire. Fondée par deux jeunes diplômés en innovation et un médecin généraliste, Medeo est une start-up lyonnaise de 4 salariés soutenue par BPI France et des investisseurs privés.
Début mars 2018, après quelques mois de commercialisation, Kligo équipait 300 cabinets plus des pharmacies

Suivi du patient à domicile

La prochaine étape, c’est "le suivi du patient à son domicile avec l’intégration directe des mesures dans les dossiers patients, explique le Dr Jean-Marie Bournazel, médecin généraliste, co-fondateur de Medeo. Une solution mobile de télésurveillance est en développement.
« Nous attendons avec impatience les avancées de l’ARS sur ces sujets »

 Mention « Meilleure application médecin généraliste » de l’année par un jury de professionnels (Journées Nationales de Médecine générale 2016).

www.kligo.fr 08 05 69 22 33 , 9,99€/mois, pour Windows et Mac OS
Voir aussi www.medeo-health.com

Remis à jour début mars 2018



MSP : le logiciel au coeur de la pratique collaborative et de l’exploitation des données

Pas moins de huit éditeurs* présents aux Journées nationales de la FFMPS les 17 et 18 mars au Centre des congrès de Lyon. Parce que le choix du système d’information reste toujours primordial pour le bon fonctionnement d’une équipe pluridisciplinaire. D’autant qu’il doit aussi permettre d’exploiter le gisement de données accumulé par la MSP.

FFMPS Lyon950 inscrits pour les 6èmes journées de la FFMSP (Fédération française des maisons et pôle de santé qui va devenir Fédération Française des maisons pluridisciplinaires de santé et rejoindre la Fédération des soins primaires). Médecins, infirmières, paramédicaux de diverses origines, pharmaciens… tous engagés pour former des équipes pluridisciplinaires. « Car une MSP ça ne se décrète pas, il faut une équipe, comme le rappelle le Dr Pascal Gendry, successeur du Dr Pierre de Haas comme président de la Fédération. « Une MSP c’est toujours une histoire » ajoute le Dr de Haas qui a pris en charge l’organisation des Journées.
La pertinence des concepts initiaux ne se dément pas. Au 14 mars, il y avait 910 Maisons de santé pluridisciplinaires ouvertes (contre 436 en mars 2014) et 334 projets sélectionnés soit 1244 MSP en puissance. Même si le rythme des ouvertures se ralentit un peu, la montée est continue, comme le montrent les derniers chiffres de l’observatoire des MSP de la DGOS (Délégation générale de l’organisation des soins).

Sur ces 910 MSP, 420 sont en SISA (société interprofessionnelle de soins ambulatoires), pour lequel un texte de simplification devrait sortir dans moins d’un an. Toutes les SISA n’ont pas encore de dossier médical partagé, et 81% auront un logiciel labélisé en version V2 du label e-santé Logiciel Maisons et Centres de santé de l’ASIP d’ici la fin de l’année, ce qui est obligatoire pour toucher certaines subventions.

Promouvoir l’innovation et la recherche

Trop peu d’équipes des soins primaires participent à la recherche, note le président de la Fédération. La Haute Autorité de Santé dont la mission est d’améliorer la qualité des soins sur le territoire voit dans les MSP de précieuses alliées. Sous réserve qu’elles soient équipées de Système d’information (SI) structurés où l’on peut introduire de nouveaux indicateurs de qualité des pratiques à co-construire entre la HAS, les MSP et les patients . « Nous ne pouvons plus construire le système de santé sans les patients, souligne le Pr Agnès Buzin, présidente de la HAS, ceux-ci doivent être impliqués dans les indicateurs de mesure de qualité des soins. L’utilisation d’un SI partagé et optimisé pour produire des données fait partie des critères de qualité d’une MSP rappelle le Dr Michel Varroud-Vial, conseiller Soins primaires et professions libérales à la DGOS, conscient qu’il faut les accompagner dans cette démarche. Une MSP (moyenne obtenue sur 855 MSP ouvertes), c’est en effet 5 médecins, 1,6 chirurgien-dentiste, 2,3 pharmaciens et 9,1 paramédicaux. La découverte du travail des uns par les autres va modifier les pratiques et ce n’est qu’à partir d’un certain degré de maturité que l’équipe de soins peut envisager un travail de recherche à partir des données patients.

Exploiter le trésor des MSP

"Les professionnels de santé n’ont pas toujours conscience d’être dépositaires d’un véritable trésor avec les données produites par leur SI, souligne le Dr Gilles Perrin, nouveau médecin DIM de la FFMPS. Un trésor inexploité.
Or la production de données est utile à la fois pour
- analyser les pratiques de l’équipe,
- pour développer un projet de santé,
- pour comparer ses données à celle des collectivités ou de l’assurance maladie.
Le SI c’est le centre névralgique de la structure. Mais pour être exploitées encore faut-il que les données soient structurées. Certes dit encore le Dr Perrin la plupart des logiciels installés dans les MSP sont dits structurés, avec la possibilité et même parfois l’obligation de coder (pour la sécurisation de l’ordonnance, par exemple). Cependant le Dr Perrin qui s’est fait présenter différents logiciels a constaté que c’était très variable d’un logiciel à l’autre et que tous n’offraient pas les mêmes possibilités, surtout en matière de « requêtage ». Les deux ateliers organisés à Lyon sur ce sujet montrent que les professionnels de santé ressentent l’opération de codage comme chronophage, assez complexe et technique. Les données factuelles telles que les résultats biologiques ou les paramètres biométriques sont en général codées. Les médicaments bénéficient d’un code CIP, mais pour les génériques ça se complique. En fonction du but recherché, l’équipe va devoir s’imposer des « datasets » ne prenant en considération que ce qui est utile pour ne pas coder inutilement. S’il y a des examens à prescrire pour le suivi on indiquera juste fait/pas fait, normal ou non ; un petit nombre de données va ainsi permettre à une équipe de gérer les diabétiques qu’elle soigne façon très fine, insiste le Dr Florence Maréchaux, médecin de santé publique et médecin DIM d’ICT, qui a participé à la réalisation de datasets dans le cadre de la HAS. Trois thématiques sont prêtes en data sets : la BPCO, le Diabète et l’hypertension (en cours).

Motiver les équipes

Pour motiver toute l’équipe, il faut sortir des tableaux de bords réguliers. Il est recommandé de ne pas se lancer avant d’avoir une équipe mature qui travaille déjà de façon coordonnée Une fois le codage effectué, il faudra encore apprendre à requêter. La recherche multicritère proposée par les logiciels se révèle parfois limitée à des requêtes préexistantes. Il sera le plus souvent nécessaire d’interroger l’éditeur. Celui ci, en plus des requêtes déjà existantes, pourra construire une nouvelle requête à la demande de l’équipe. Quand de tels travaux seront publiés massivement par des professionnels libéraux, ce sera un grand motif de satisfaction. Et une source de progrès pour la pratique médicale.

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*Aatlantide avec ActeurCS.fr, CLM avec Solution MSP (MLM + logiciels paramédicaux de RM), CGM avec Axisanté et Hellodoc , Hypermed, ICT avec Chorus, Prokov avec Medistory 4×4 (pas encore commercialisé), Silk informatique avec éO MSP, Weda



La télétransmission chez les libéraux : les médecins font 300 FSE/mois en moyenne

Le GIE SESAM-Vitale a mis en ligne vendredi sur son site un document, plutôt destiné aux industriels, sur le marché de la télétransmission des professionnels de santé libéraux et portant sur la période juillet 2015-juin 2016. On y apprend que les 343 000 professionnels de santé en télétransmission envoient 300 FSE/mois en moyenne. Et que les médecins sont pile dans la moyenne !

etude de marche SVPour son analyse, le GIE SV n‘a eu qu’à puiser dans les chiffres de télétransmission des feuilles de soins électroniques dont il dispose.
En juin 2016, les 343 000 professionnels de santé libéraux en télétransmission (y compris les transporteurs…) ont émis 100 millions de FSE soit 300 FSE chacun. Avec 300 FSE/mois (soit 65 actes télétransmis par semaine), les médecins sont donc dans la moyenne, les auxiliaires sont à 50 et les pharmaciens à 2 000.
Pour le GIE SV, le marché de la télétransmission apparait « concentré ». 15 éditeurs « font » 81% des FSE (Cegedim 19%, Epsilog 11%, CompuGroup 10%, CBA 7%, Sephira 6%, Idea 5% (après le rachat de Télévitale), Julie 4% et Prokov 3%). Mais 141 éditeurs font moins de 1%. Sur la période juillet 2015-juin 2016, en baisse, CompuGroup et Sephira. En hausse, Cegedim, CBA, Prokov.
Sur le marché des médecins, qui a gagné 1700 spécialistes sur la même période, cinq éditeurs tiennent 71% du marché : CompuGroup, Sephira, Cegedim, Prokov et Pyxistem. A noter, 93 éditeurs proposent un logiciel métier n’intégrant pas la facturation SV.

L’intégration du DMP et des téléservices boostée par la nouvelle convention

En janvier 2017 (l’étude a été actualisée), l’intégration des téléservices de la CNAMTS était assez variable d’un éditeur à l’autre : 7 téléservices chez Prokov, Cegedim, Imagine, Pyxistem ; 5 chez CGM CompuGroup), Sephira ; 4 chez CBA, 3 chez Saficard, 2 chez Affid et ELD.
Le GIE SV souligne qu’en 2017, la nouvelle convention médicale avec la prise en compte du forfait structure qui introduit des prérequis (intégration de la dernière version SV, du DMP et objectifs quantitatifs sur l’usage des téléservices (AAT, PSE, DMT, CM AT/MP certificat pour les accidents de travail et maladies professionnelles) pourrait accélérer le déploiement de SESAM Vitale addendum 7 (si besoin de la CCAM multitarifs qui y est incluse) et l’intégration de ces fonctionnalités dans les logiciels. L’utilisation du NIR comme identifiant de santé doit aussi se répandre. Parmi les évolutions, le GIE SV observe la généralisation du standard PC/SC (petit lecteur de carte), la poussée des solutions mobiles (Simply Vitale, Smart Vitale, Pyxvital Android..). Et rappelle que 2017 est l’année du déploiement de la cryptolib CPS V5 version 5 … Des évolutions CPS que l’on voudrait, quant à nous, voir apporter plus de simplicité que de complexité…

Télécharger l’étude



Tiers payant : les complémentaires offrent leurs services

Alors que depuis le 1er janvier, tous les soins pris en charge à 100% (ALD et maternité) doivent être facturés en tiers payant, l’association Inter-AMC qui regroupe les complémentaires (mutuelles, société d’assurance et de prévoyance) propose trois services pour convaincre les professionnels de santé de passer facilement au tiers payant intégral (quand leurs éditeurs auront fait les développements adéquats).

La CNAMTS était la première à le souligner, fin octobre 2016, 96,8% des dépenses prises en charge au titre de l’ALD et 86,6% des dépenses liées à la prise en charge de la maternité étaient déjà facturées en tiers payant. Ainsi la pratique du tiers payant pour le 100% a progressé de manière significative en 2016 chez les professionnels de santé. La CNAMTS a fait de son côté des progrès avec un taux de rejet passé de 1,90% en janvier 2016 à 1,08% en octobre et un délai de paiement moyen de trois jours. De plus, depuis le 1er janvier, les rejets liés aux parcours de soins sont supprimés pour tous les patients et une équipe dédiée s’est mise en place * Les complémentaires comptent bien profiter de cette nouvelle pratique limitée à la part obligatoire pour encourager les professionnels de santé à passer volontairement au tiers payant général. Pour cela, l’association InterAMC propose :

  • L’impression d’un code datamatrix (à scanner) sur les attestations 1/3 payant pour éviter la saisie
  • L’ouverture d’un portail web pour contractualiser avec les mutuelles avec un contrat unique
  • L’utilisation de services en lignes IDB (identification des droits du bénéficiaire) et CLC (calcul des droits) pour récupérer les droits des patients et calculer le montant du remboursement à implémenter dans les logiciels comme le service ADR (accès aux droits) des assurances obligatoires.

    Ce qui donne le schéma suivant (vu sur le site du GIE SESAM-Vitale)

    tiers payant AMC

 

 

Les 3/4 des logiciels métier sont déjà en mesure ou en passe de proposer le service ADRi (ADR intégré, transparent pour l’utilisateur). Les complémentaires poussent maintenant les éditeurs à de nouvelles intégrations. Tout dépendra de la demande des médecins et de leurs patients.

• Les conseillers spécialisés sont joignables au 09 72 72 72 50 (prix d’un appel local) du lundi au vendredi de 8h à 17h et jusqu’à 20h les mercredis et jeudis + service pour les centres de santé depuis le 2 février



Tiers payant au 1er juillet : vous pouvez le faire !

Faute d’avoir pu le rendre entièrement obligatoire, mutuelles comprises, l’Assurance Maladie se fend le 29 juin d’un communiqué de presse pour rappeler qu’à compter du 1er juillet, tous les professionnels de santé auront la possibilité de pratiquer le tiers payant pour les soins pris en charge à 100% auprès des femmes enceintes et des patients en ALD, soit 11 millions d’assurés.

Comme le souligne avec une pointe d’ironie, le Dr Claude Bronner dans son UG Zapping du 26 juin, le tiers payant était déjà pratiqué en ALD en 2009 en secteur 1 par 41% des généralistes, 62% des spécialistes cliniques en 76% des spécialistes techniques, selon les chiffres de la CNAM elle-même.

Un droit pour les patients, des services pour encourager les médecins

La possibilité ne date donc pas d’aujourd’hui. Ce qui change, c’est que, dans l’optique du droit au 1/3 payant pour tous les patients pris en charge 100% par un régime obligatoire qui entre en vigueur le 31 décembre prochain (notez bien que l’on n’évoque plus l’obligation pour le PS mais le droit des patients), la CNAM a mis en place à partir du 1er juillet, de « nouveaux services pour faciliter la facturation et le paiement des actes. »

1) Le paiement de la FSE est garanti à tous les PS conformément aux informations inscrites sur la carte Vitale même si celle ci n’a pas été mise à jour. Le PS peut consulter le service ADRi (acquisition des droits intégrée) pour fiabiliser la facture et pratiquer le 1/3 payant sur la base des droits à jour. Ce service est progressivement intégré dans les logiciels SESAM-Vitale des PS. Les rejets liés aux droits suite à un changement de situation sont supprimés. Un déménagement ou un changement de régime d’assurance maladie n’entraîne plus de rupture des droits. Les rejets liés au non-respect du parcours de soins vont disparaître : pour les patients en ACS et CMUc d’abord et pour tous les patients au 1er janvier 2017

2) La norme de retour d’information sur les facturations (par facture) qui facilite le suivi des paiements et les rapprochements comptables est en place depuis ce 1er juillet pour les médecins

3) Une plate-forme d’accompagnement du nouveau Centre national de Service Interrégime (CeSI) qui réunit les organismes obligatoire sera disponible pour les médecins dès le 4 juillet Par Mail : cesi-medecins@cnamts.fr par téléphone du lundi au vendredi de 8h à 17h et jusqu’à 20h les mercredis et jeudis au 0811 50 50 50 (0,06€/mn) Les CIS (Conseillers informatiques services) seront également mis à contribution dans les CPAM

4) Versement d’une indemnité ( + 10% du montant de la consultation) en cas de retard de paiement.  Le délai de paiement est de 7 jours ouvrés. Pour savoir quels sont les délais actuels, il suffit de consulter sur le site ameli. fr dans l’espace PS, la rubrique « gérer votre activité ». Pour le premier trimestre 2016, la durée moyenne était tous PS confondus de 2,97 jours
http://www.ameli.fr/professionnels-de-sante.php
Y a plus qu’à…essayer ?

 

voir le communiqué de presse



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