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Une charte URPS médecin pour les platesformes de prise de RV médicaux en ligne

Pour aider les confrères dans leur recherche d’une solution, l’URPS médecins libéraux d’Ile de France a présenté le 15 février sa charte de confiance e-RDV qui a déjà été signée par dix plateformes de prise de rendez-vous médicaux.

charte URPSAprès la publication l’an dernier d’une étude détaillée sur une quinzaine de plateformes proposées aux médecins pour assurer la gestion de leur rendez vous sur Internet, avec ou sans l’intervention d’un secrétariat téléphonique couplé, l’Union régionale des professionnels de santé d’ile de France "Médecins libéraux" a voulu établir une liste des bonnes pratiques à respecter. Ce qui a conduit à l’élaboration avec l’aide d’un avocat, d’une charte de confiance.
"Cette charte qui est signée volontairement par les plateformes est gratuite, explique le Dr Luc Refabert, l’un des responsables du Lab URPS, structure de réflexion et de test sur la eSanté et l’informatisation,il s’agit de contribuer à la mise en place d’un contexte de confiance entre les plateformes, les médecins et les patient; les sociétés éditrices s’engagent dans la démarche. C’est une première étape. Comme nous allons actualiser notre étude, nous vérifierons si les plateformes suivent les bonnes pratiques ou sont en train de le faire.  L’an prochain, nous envisageons un  label.".
Les bonnes pratiques touchent à :

- ce qui concerne le code de déontologie médicale comme une présentation du médecin et de ses titres et spécialités conformes aux données du CNOM et facilement réactualisables, l’absence de contenus publicitaires associés à un médecin, l’interdiction de mettre en avant un médecin contre rémunération dans un outil de recherche

- ce qui respecte le secret médical : les motifs de consultation doivent être chiffrés lors de l’envoi au médecin, ne doivent pas être conservés après la date de rendez-vous et ne peuvent faire l’objet de traitement statistiques ou commerciaux;  mesures de protection des données des patients et des données de rendez-vous et consentement préalable des utilisateurs en cas d’utilisation même pour des statistiques sur les pratiques des médecins

-aux aspects pratiques :  ligne téléphonique non surtaxée, transparence des sources de financement de la plate-forme

- la contractualisation et les garanties pour le médecin : durée d’engagement bien précisée, délais de 30 jours pour la résiliation, réversibilité des données pour choisir un autre prestataire, pas d’avis de patients concernant la pratique médicale et l’assurance qu’à la requête médecin n’apparaissent que des médecins inscrits à l’Ordre ,

URPS-medecins-IDF-charte-e-rdv-medicaux-2018

Au 15 février 10 plateformes ont signé la charte :  Alaxione, AlloDocteur, Calendovia, DocAvenue, Doctolib, Docteur rendez-vous, Keldoc, LogicRDV, MadeforMed, Mon Docteur

En cours : 3333 et Pages Jaunes

 

 



Santé connectée : les tendances 2018 (1)

« Le CES, c’est l’effet Wahoo ! » Avec 4000 stands, 300 journalistes et une délégation française de 346 start-up et sociétés (la 2e derrière les Etats-Unis), le Consumer Electronic Show de Las Vegas (9-12 janvier) reste « the place to be » l’endroit où il faut être dès lors que l’on travaille dans la « eTech ». Les Trophées de la Santé connectée remis le 9 février ont confirmé ces tendances 2018 sur le marché français en présence de quelque 600 participants.

Au CES, la Santé connectée, sujet transversale s’il en est, se déploie à différents endroits, comme l’explique Lionel Reichardt, expert du secteur avec son blog et son compte twitter Pharmargeek*.
La marketplace « Health and Wellness », accueille les innovations dans le domaine santé-bien-être, l’Eureka Park concentre 900 start up, dont une cinquantaine dédiée à la e-santé (dont les sociétés e-santé de la French Tech). Enfin le Digital Health Summit a abordé des sujets comme la Digital Therapeutic avec forte personnalisation des soins, la certification des technologies par la FDA, les Brain Technologies. La Poste qui héberge déjà  33 millions de DP (Dossier pharmaceutique) a présenté une sorte de carnet de santé  via l’application "La Poste e-santé" dejà disponible sur les stores. Celle-ci permet de gérer les données personnelles recueillies par les appareils connectés.  Ces données centralisées peuvent être partagées avec les médecins .

Les assistants vocaux , cheval de Troie des GAFA, pour les soins de santé

D’une façon générale, au CES, le nec plus ultra de la technologie trouve des applications dans la santé qu’il s’agisse de l’impression 3D pour les prothèses , des casques et des applications de réalité virtuelle pour la rééducation, la prise en charge de la douleur (casque Kinequantum), la médecine d’urgence et la télémédecine. Ou encore de l’haptique qui donne la sensation du toucher en réalité virtuelle (GoTouchVR). Et permettra demain aux chirurgiens d’enfiler des gants pour sentir « les tissus humains » des opérations « virtuelles ».
On attend aussi la 5G qui en permettant des débits 100 fois plus importants que la 4G tout en consommant peu d’énergie va permettre des interactions avec des solutions IA (Intelligence artificielle). Les visiteurs ont été impressionnés par l’omniprésence de la voix qui couplée avec l’Intelligence artificielle, va jouer un rôle de plus en plus important dans le diagnostic des patients.
A voir ou plutôt à entendre, les animations à base de technologie « Hey Google » ont envahi les couloirs du salon. La compétition est féroce entre Google Home et Amazon Alexa (Echo), assistants pour la maison. Mais nombre de spécialistes estiment que les assistants vocaux sont « un cheval de Troie » pour les soins de santé car demain, ils guideront les patients avec des informations accessibles et intelligibles. Le grand public n’y est pas insensible puisqu’Amazon a vendu à Noël 10 millions d’Echo…

Davantage de médical et de clinique

Autre tendance le développement du médical connecté et l’arrivée de la clinique.
Plusieurs innovations très médicales ont reçu un Award : pour les diabétiques, des chaussettes pour prévenir les ulcères (Siren Diabetics Socks, « best of innovation ») ainsi qu’un dispositif pour détecter une perte de sensibilité des mains ou des pieds (Neurostylus). La start-up française MirambeauAppCare, installée en Gironde a également reçu un prix pour son application Diabilive qui indique au diabétique le taux d’insuline exact à s’injecter en fonction de leur activité, de leur alimentation et de leur glycémie. C’est le médecin traitant qui a préalablement inscrit le protocole de dosage d’insuline dans l’application. Les algorithmes calculent la dose d’insuline. La société girondine a déjà conclu un accord avec iHealth qui fabrique des glucomètres connectés.
Vagizen de Gyno couple un caméra et une application pour surveiller la santé du vagin avec une interprétation intelligente des images cervicales obtenues. Nombre d’applications se réclament de l’Intelligence artificielle.
A noter, une société comme Omron Healthcare, plus habituée des salons de matériel médical que du CES, a présenté une gamme connectée étendue. On connaissait déjà ses balances et ses tensiomètres, voici un tensiomètre intégrant un ECG en cours de validation à la FDA et grande nouveauté, Omron Hearth Guide, une montre qui prend la tension (miniaturisation de la technique classique d’oscillométrie) et pourrait par exemple prévenir les risques d’AVC pendant son sommeil. Bewell Connect était également présent avec MyPeriTens dispositif médical de classe II A qui utilise le principe de la stimulation électrique, principalement pour exercer une stimulation neuromusculaire du périnée, en complément du travail du kinésithérapeute.

Coté hygiène bucco dentaire, Kolibree a mis en avant Magik, sa brosse à dent connectée pour enfant distribuée dans les Apple Store (et bénéficiant d’un partenariat avec Colgate) et récompensé d’un Award dans la catégorie « Sport Fitness Biotech » tandis que Philips présentait sa brosse à dents Sonicar DiamondClean Smart avec une plateforme virtuelle pour les soins bucco dentaires personnels (conseils et partage des données avec son dentiste). La salle de bain connectée a fait sensation avec un miroir connecté, aujourd’hui pour se maquiller mais demain pour analyser votre « mauvaise » mine  (son système d’exploitation ne se nomme -t-il pas Care OS ?). Et dans la chambre à coucher, le Smart Sleep est de rigueur (voir article suivant).

Encore de l’évaluation à prévoir

Lors de la remise des Trophées de la santé connectée, le Dr Guillaume Marchand, co-fondateur de DMD santé qui s’est lancé dans la certification d’applications et d’objets connectés avec le label mHealth Quality (en cours, plusieurs dispositifs de Bewell Connect) estime que « l’aspect geek tend à s’effacer au prix d’une approche clinique », tout en regrettant que « l’évaluation des usages » n’ait pas encore « pris sa place ».
A l’appui de son analyse, on peut citer la récente initiative de l’AP-HP qui met en place DMH (Digital medical hub), une structure piloté par le Pr Marie-Pia d’Ortho pour l’évaluation des objets connectés et leurs applications. La première étude clinique menée concerne 25 patients transplantés pulmonaires suivis à l’aide de trois objets : le thermomètre patch Tucky, le spiromètre SmartOne de Mir et le dispositif d’oxymétrie de pouls de la société israélienne Oxitone.
Autre exemple, pour sélectionner des objets analysant le sommeil, DMD santé a fait appel à Maxime Elbaz, docteur en neurosciences au sein du iSleepLab du Centre du sommeil de l’Hôtel Dieu (AP-HP) : « Il y a un réel besoin de développer des dispositifs médicaux connectés qui puissent être utilisés comme outils médicaux à domicile pour une meilleure prise en charge du patient. C’est ainsi que je vois l’évolution à court terme ».

*Interaction Healthcare a organisé le 31 janvier une conférence sur "les grandes tendances de la e-santé présentées au CES 2018"

(dernière mise à jour le 15 février 2018)



Télémédecine : les cardiologues se lancent dans la télésurveillance par ETAPES

La télésurveillance des patients insuffisants cardiaque chroniques était l’un des thèmes des Journées européennes de la Société française de cardiologie qui se sont tenues au Palais des congrès à Paris du 17 au 20 janvier. Avec un appel pressant aux cardiologues : lancez-vous. Même si la télésurveillance, contrairement à la téléconsultation et la télé-expertise n’entre pas dans le droit commun, deux solutions intégrées sont déjà prêtes à fonctionner dans le cadre du programme ETAPES, avec rémunération à la clé.

Il y a un an déjà, aux JESFC 2017, avec la publication du cahier des charges sur la télésurveillance, le Pr Michel Galinier (Toulouse), promoteur de l’étude OSICAT , proposait à ses confrères de se lancer. Il a réitéré son appel cette année car c’était sans compter avec les lenteurs administratives. Ce n’est qu’en février 2018, après les dernières autorisations CNIL que deux sociétés proposeront des services clés en main permettant aux cardiologues libéraux ou hospitaliers de faire entrer des patients dans un programme de télésurveillance de l’insuffisance cardiaque chronique.
La télésurveillance du programme ETAPES (Expérimentation de télémédecine pour l’amélioration des parcours en santé) n’apporte pas une réponse thérapeutique mais oblige à une prise en charge globale.

Le principe

Le médecin traitant, médecin généraliste ou cardiologue, identifie les patients éligibles à une prescription de télésurveillance :
- patients hospitalisés depuis moins de 30 jours
- patients hospitalisés depuis moins de deux ans et NYHA supérieure à 2 avec un taux de peptides natriurétiques élevé.
Il choisit un service de télésurveillance proposé par un intervenant industriel qui a mis en place une plate-forme et qui le guide dans les démarches administrativesTS cardio (convention entre professionnels, déclaration à l’ARS et au CNOM, identification des patients dans le SNIIRAM).
Le patient donne son consentement, reçoit les objets connectés nécessaires (une balance au minimum pour les insuffisants cardiaques et un tensiomètre avec un boitier de transmission) que l’on vient installer à son domicile et reçoit une formation.
Les critères de surveillance d’alerte sont définis avec le médecin référent. L’objectif principal est de détecter précocement les décompensations pour réduire les risques d’hospitalisation.
Les données envoyées sont lues quotidiennement mais pas en permanence.
Le patient est suivi personnellement par une infirmière qualifiée (au moins un contact téléphonique hebdomadaire) qui assure un accompagnement thérapeutique (non financé actuellement). Dans un établissement, on peut cependant faire appel au forfait d’éducation thérapeutique (250 euros)
Les alertes sont gérées par l’opérateur de la plate-forme (algorithme pour le niveau d’alerte) qui élimine les faux positifs (60% environ, le patient a oublié de prendre un médicament par exemple ou a fait un écart de régime). Le médecin référent reçoit les alertes significatives. Selon le PrGalinier, OSICAT montre (les résultats complet sont en cours d’analyse) qu’il y a trois au quatre « vraies » alertes par an pour un patient. Au médecin d’apporter la bonne réponse et de voir à nouveau le patient si nécessaire.
Si c’est toujours un cardiologue qui surveille, le médecin généraliste est aussi dans la boucle et peut avoir accès aux données de son patient, ce qui lui permet d’avoir une vision globale lorsque celui-ci vient en consultation.

Rémunération : jusqu’à 330 €/an/patient pour le cardiologue

Le cardiologue qui assure le suivi est rémunéré 110 euros/patient et par semestre. Avec une prime annuelle de 110 euros si les objectifs sont atteints ou dépassés (réduction de 20% des hospitalisations).
L’infirmière reçoit 60 €/patient/semestre et le fournisseur de la solution de télémédecine, 300 €/patient/semestre. Avec une prime de 300 € par an pour objectif atteint.

Deux fournisseurs présentaient leurs solutions aux Journées européennes de la SFC
:

- CDM e-Health, filiale d’Air Liquide, avec Chronic Care Connect et son logiciel Nomhad Chronic, issu de l’expérience Cordiva qui a fait ses preuves en Allemagne chez 30 000 patients depuis 2006. La plate-forme a été développée pour la prise en charge non seulement de l’insuffisance cardiaque mais aussi de l’insuffisance respiratoire chronique et du diabète mal équilibré sous insuline.
Contact 09 70 25 44 44 www.chroniccareconnect.com
- Newcard, impulsée par des cardiologues libéraux, propose le service « 1 minute pour mon cœur » davantage destiné aux libéraux. Le patient Newcard collabore avec les structures locales d’accompagnement thérapeutique. Le médecin généraliste et l’IDE sont invités à participer au suivi.
contact@newcard.io, 07 79 44 12 25 www.newcard.fr

Téléconsultation avec les patients en EPHAD

Les cardiologues peuvent être également appelé à réaliser des téléconsultations avec des patients en EPHAD à la demande d’un médecin généraliste. Dans la limite de 3 consultations /an/patient et de 100 patients pour un cardiologue. Ces consultations sont au tarif du CS, soit 28 euros.

Voir l’état d’avancement des mesures en faveur de la télémédecine



TiPToP, la solution de Sephira pour simplifier le tiers payant intégral

 

 

L’éditeur Sephira, fort de 18 ans d’expertise en télétransmission des feuilles de soins, lance TiPToP, une solution qui permet de pratiquer dès aujourd’hui, le tiers payant intégral en toute facilité et sécurité, avec un taux de rejet de 0,2%. Pour un patient sur deux et pour 90% à la fin 2018.

senegou TipToPPuisqu’il n’y a plus d’obligation pour le moment, l’objectif est de le rendre attractif !  L’éditeur Sephira, spécialiste de la facturation avec notamment son système autonome Intellio, estime que le tiers payant intégral (intégrant donc les complémentaires) représente un atout pour les médecins dès lors que la saisie est simplifiée et le paiement garanti.
C’est en effet un service pour les patients qui n’ont plus d’avance de frais à faire et un gain de temps pour les médecins qui n’ont plus de chèques, ni d’espèces à gérer. En outre, « c’est un moyen d’offrir un accès aux soins à tous », souligne Régis Sénégou, directeur général de Sephira, lors de la conférence de presse de présentation de TiPToP. Une enquête de l’observatoire des pratiques médicales mis en place par Sephira auprès d’un panel d’utilisateurs* montre en effet que le tiers payant est d’autant plus déployé que les conditions sociales locales sont compliquées. A noter, 51% des professionnels de santé utilisateurs de solution Sephira pratiquait déjà le tiers payant (1ère et 2e génération) avant le 1er janvier 2017. Leur plus forte motivation : prendre en compte la situation sociale de leurs patients. Cette enquête a également révélé les principaux freins à la non-adoption du tiers payant : le risque de pertes financières trop élevées et la crainte d’un système chronophage, le refus de l’obligation n’étant cité qu’en 3ème position…

Les cinq clés de TiPToP

D’où la solution TiPToP développée par Sephira comme un service qui prend en charge toutes les étapes du tiers payant :
- le conventionnement du professionnel de santé avec les 650 AMC,
- l’utilisation du datamatrix des cartes de mutuelles comme aide à la saisie,
- l’interrogation automatisée des droits du patient ( téléservice ADR de l’Assurance maladie et teléservice IDB, Interrogation des Droits du Bénéficiaire de l’association InterAMC) ,
- un site Internet sécurisé pour le suivi des paiements,
- le traitement des rejets résiduels.
« On se positionne comme un tiers de confiance » insiste Patricia Launay, chargée du marketing. Sephira a même prévu une option + avec garanti de paiement à sephira TiPToPJ+1, où c’est l’entreprise qui fait l’avance…
Pour développer TiPToP, Sephira s’est appuyé sur Intellio AMC, service de tiers payant avec les complémentaires (120 mutuelles) disponible depuis 2012 qui équipe plus de 3000 utilisateurs d’Intellio. Des partenariats ont été noués avec les opérateurs de tiers payant comme Almerys et ViaMedis.
Avec TiPToP qui intègre le nouveau téléservice IDB/CLC (calcul du reste à charge) créé par les complémentaires pour vérifier les droits en ligne, le taux de rejet passe de 4 à 0,2%. Le temps de saisie est de 25 secondes

Accès au tiers payant intégral pour 90% de la population fin 2018

La limite du système est liée à l’engagement technique des AMC. L’association InterAMC a établi des normes. Actuellement, l’interrogation en ligne des droits AMC est disponible pour 30 millions de bénéficiaires, soit la moitié de la population.Et  la plupart des mutuelles et assurances non encore en ligne se sont engagées à faire les développements nécessaires en 2018. D’ici la fin de l’année, 90% de la population devrait donc être en mesure de bénéficier du tiers payant intégral.
Sans attendre les conclusion du rapport sur l’état d’avancement du tiers payant demandé par la ministre Agnès Buzyn, Sephira s’est fait sa politique : « il faut laisser le professionnel de santé choisir ». Et découvrir que tiers payant intégral peut lui faire gagner du temps et de l’argent. Un abonnement rentable malgré un coût qui, de prime abord, peut sembler élevé.
Prochaine étape de l’opération séduction : une solution de tiers payant sur smartphone avec deux lecteurs de carte PCMC..
 

 

Le coût : TiPToP est facturé 44€TTC/mois sans engagement quelque soit l’activité du professionnel de santé. Mais il faut aussi compter l’abonnement au service de facturation Intellio (32€TTC/mois) et la location du terminal (27 €TTC/mois avec engagement de deux ans pour ce matériel). Soit un total de 103 €TTC/mois. L’option TiPToP + de paiement à J+1 revient à 39€/mois. Ajouter 13€/mois pour le logiciel de gestion de cabinet Medicawin.

A tester sur https://tiptop.sephira.fr/

En savoir plus sur Sephira avec Buzz Medecin

*Réponses d’un panel de 520 PS, médecins à 76,5%, juillet 2017



Congrès de la Société française de télémédecine : place à l’ambulatoire

Scan SFTMême si le thème du 10ème congrès européen de la société française de télémédecine (SFT) était cette année « ambulatoire et domicile », les conférences étaient encore assez hospitalo-centrées. Mais dans les stands du salon, à la maison internationale de la Cité universitaire, on pouvait découvrir une floraison d’initiatives et de start-up plutôt à destination des libéraux. Un secteur en pleine effervescence.

Qu’est-ce que la télémédecine change pour l’exercice médical ?
Lydie Canipel, secrétaire générale de la SFT, rappelle les conditions d’un diagnostic.
En consultation le médecin dispose de l’examen clinique, de l’interrogatoire du patient et des résultats d’examen. En téléconsultation, il aura toujours les résultats d’examen et l’interrogatoire mais il est privé d’examen clinique. Il doit donc développer d’avantage l’audition et la vue et porter un regard plus attentif sur le patient.
Quant à la téléexpertise, elle remplace le téléphone et apporte même des éléments supplémentaires tels que transmission d’images et de dossiers.
Enfin, la télésurveillance suppose de faire confiance aux algorithmes qui vont déclencher les alertes (et qui doivent faire l’objet d’études cliniques pour traquer les faux négatifs) …
C’est l’ensemble du parcours de soins qui est à repenser. Demain, le patient lui même choisira l’option télémédecine en fonction de sa situation. Le Dr Marion Lagneau, à la tête de l’équipe médicale de Médecin Direct (30 médecins) qui pratique le téléconseil depuis une dizaine d’années (1.500 à 2.000 patients/mois pris en charge par leur mutuelle), témoigne du remplacement de l’examen clinique par « l’hypertrophie de l’interrogatoire ». Le dialogue se fait à 80% à l’écrit : les patients ont de plus en plus l’habitude de communiquer sous cette forme. « L’alliance thérapeutique avec le patient se fait même à distance » assure-t-elle. Depuis septembre 2016, le service a reçu l’agrément des ARS et de la CNIL. Chaque échange produit une pièce jointe que le médecin peut intégrer dans son logiciel métier. Et Médecin Direct va expérimenter la téléconsultation en vidéoconférence dès février-mars prochains

Les libéraux sont globalement déjà équipés

Avec l’évolution des technologies, plus besoin d’un dispositif de visioconférence. La caméra de l’ordinateur, de la tablette ou du smartphone fait très bien l’affaire (96% des médecins sont déjà équipés en smartphone et 76% d’un ordinateur avec une webcam selon une étude de la start-up Feelae). Seule condition : passer par une plate-forme sécurisée et disposer d’un dossier patient (qui pourrait être à terme le DMP ???). La perspective de l’élargissement de l’acte de télémédecine, avec une volonté politique très forte, donne en tout cas des ailes tant aux acteurs déjà présents comme les plates-formes régionales qu’aux nouveaux venus.

D’autant plus que les lettres clés des actes ont été créées par l’Assurance Maladie et sont en cours d’implémentation dans les logiciels métiers (cf. l’article sur Cegedim et la télémédecine), comme l’a indiqué Myriam Burdin de la DGOS lors du congrès.

Les EHPADs, cibles privilégiées

Ainsi Schiller, le fabricant bien connu d’ECG, s’est associé à Banook Group (à Nancy) pour développer la téléexpertise d’un réseau de cardiologues à destination notamment des EHPAD. Qui devront s’équiper de l’ECG connecté Schiller (2900 €TTC).

Installé à Strasbourg, TokTokDoc veut opérer dans le cadre des téléconsultations en EHPAD prise en charge par l’Assurance Maladie. L’enthousiasme de ses jeunes fondateurs n’a d’égal que leur activité. Une trentaine d’établissements ont déjà signé et 125 sont en cours, assure Alexandre Cornu, ancien (déjà) de chez Doctolib. Des accords sont en train d’être passés avec des éditeurs de logiciels pour EHPAD. Le principe : l’EHPAD s’abonne au service (199 euros + 3 euros/lit pour un mois et sans engagement, formation incluse).TokTokDoc fournit un iPad, un abonnement 4G et des objets connectés (pour le moment un stéthoscope connecté Eko). L’infirmière assiste le patient et peut envoyer des photos avec sa tablette. A l’autre bout du « cloud », le médecin ouvre sa plate-forme nominative sur son ordinateur. Il récupère dans son dossier tout ce qui aura été généré pendant la consultation (TokTokDoc ne conserve rien). A la fin, le praticien envoie une ordonnance et une feuille de soins qu’il faudra…imprimer !

« Jusqu’à 28.000 € remboursés par l’Assurance Maladie » dans le cadre du programme ETAPES a inscrit Avis2 sante sur son dépliant. Il s’agit d’une plate-forme en web service de télémédecine pour des téléconsultations et des téléexpertises, actuellement en bétatest en région PACA qui devrait être en ligne en janvier. Disponible sur smartphone, tablette et ordinateur. Les médecins s’y abonnent, disposent d’un agenda pour proposer des plages de téléconsultation (116€HT/mois, un mois gratuit, sans engagement). Un service assez similaire à celui de Doc Consulte (non présent au salon).

Déjà installées, les plates-formes régionales de télémédecine, ne sont pas en reste. ORTIF, porté par le GIS SESAN a permis d’équiper 180 établissement en Ile de France depuis 2014. ORTIF s’est décliné en téléradiologie, télésurveillance des insuffisants cardiaques, en téléexpertise en oncodermatologie avec une application sur smartphone (ORTIF’App), télé suivi post-opératoire en relation avec le site Bepatient. Des avis et du suivi Installée à Clermont Ferrand,

Feelae est une application de conseil par visioconférence. Elle promet « un vrai médecin à portée de main » et une discussion avec un généraliste sans limite de temps pour 19 euros (non pris en charge). Selon une étude auprès de 160 médecins généralistes et spécialistes, 67% des médecins interrogés seraient prêts à proposer un service de téléconsultation.

deuxième avis poursuit son développement en téléexpertise. Dans 80% des cas, les avis convergent. Le frein : récupérer le dossier médical. "Quand nous avons commencé, le patient avait l’impression de trahir son médecin mais la mentalité est en train de changer".

Pour le suivi médical connecté des patients, les solutions ne manquent pas. La plate-forme Maela offre technologie et télésuivi infirmier 24h/7j tandis que l’application Libheros simplifie l’accès aux soins à domicile (recherche d’une infirmière ou d’un kiné). Pour le suivi post-opératoire, l’intelligence artificielle arrive avec des chatbots qui permettent aux établissements de communiquer avec lke patient avant et après l’intervention. « Le chabot peut se personnaliser très rapidement et le machine learning atteint 95% de bons résultats, souligne Alexis Hernot, associé fondateur de Calmedica.

Et toujours notre article actualisé sur la télémédecine chez les libéraux.http://comparatif-logiciels-medicaux.fr/actualite/la-telemedecine-prend-actes-pour-les-medecins-liberaux-et-certains-de-leurs-patients



APICEM obtient l’agrément hébergeur de données de santé pour Apicrypt 2

L’agrément HADS obtenu pour Apicrypt 2 marque-t-il la fin du feuilleton à rebondissement que nous jouent la SARL APICEM (ce n’est plus une association) et l’ASIP Santé, depuis deux ans, sur le thème de l’intégration d’Apicrypt, la messagerie sécurisée leader avec 70 000 utilisateurs revendiqués, dans l’espace de confiance MSSanté?

Le « scoop » a été dévoilé dès vendredi 29 par Michel Gagneux, directeur de l’ASIP Santé dans une dépêche en ligne de TIC Santé et repris ce mardi 4 juillet dans un communiqué d’APICEM : APICEM SARL devient hébergeur agréé de données de santé à caractère personnel (HADS) pour la version 2 de sa messagerie Apicrypt.
L’agrément a été délivré le 29 juin 2017 par le Ministère de la Santé en accord avec l’ASIP Santé et la CNIL.
Evolution logique de la messagerie sécurisée, Apicrypt 2 propose la signature systématique et obligatoire de tous les messages et la traçabilité de chaque étape de la transmission.
Dès 2015, le Dr Alain Caron, gérant d’APICEM SARL, annonçait la compatibilité d’Apicrypt 2 avec MS Santé (voir l’article de Buzz Medecin).
Mais l’entrée dans l’espace de confiance de MS Santé nécessitait l’agrément HADS du serveur APICEM.
Pendant deux ans, les deux partis, si l’on peut dire, ASIP Santé et APICEM, se sont renvoyé la balle. L’ASIP Santé et le Comité d’agrément des hébergeurs s’opposaient aux choix techniques de l’APICEM, réclamant un certificat de sécurité supplémentaire. Tandis que l’APICEM attaquait l’ASIP Santé pour distorsion de concurrence.
A tel point que lors du dernier congrès de la FMF, Nicolas Revel , directeur de la CNAM a assuré aux médecins Apicrypteurs qu’ils pourraient toucher le forfait structure 2017 même si leur messagerie n’était pas encore dans l’espace de confiance.

Apicrypt 2 pas interopérable MS Santé avant  3 à 6 mois

De fait, l’APICEM qui s’était fendu d’une lettre au nouveau ministre de la santé, Agnès Buzyn, le 21 mai dernier pour se plaindre du blocage de son dossier d’agrément déposé en février 2015, estime dans son communiqué qu’il lui faut « trois à six mois hors période estivale pour finaliser les développements de la version 2 d’Apicrypt et la rendre interopérable avec l’espace de confiance ».
Et encore, si l’ASIP Santé l’aide dans le franchissement de cette dernière étape. Le Dr Caron juge également que l’annuaire MSSanté très peu fiable aujourd’hui devra être consolidé et déplore une nouvelle fois la concurrence de ce webmail gratuit. Il prévient qu’il n’hésitera pas à dénoncer à nouveau les retards qui ne seraient pas justifiés ». Estimant que c’est la lettre au ministre qui a permis de débloquer le dossier. Ce que réfute évidemment l’ ASIP Santé en expliquant que l’agrément a suivi le processus normal.
Michel Gagneux assure toutefois que l’intégration d’Apicrypt (76 millions de messages échangés l’an dernier alors que le déploiement de MSSanté progresse ) est un « sujet d’intérêt général » et que l’aide de l’ASIP Santé lui est acquise pour cette démarche.
La migration des médecins Apicrypteurs vers Apicrypt 2  n’est donc pas encore pour tout de suite et Nicolas Revel a bien fait de le prendre en compte! 



Hellocare, le téléconseil médical vidéo sur smartphone

 

 Lancé il y a quelques mois, Hellocare, service de téléconseil médical en vidéo, vient de lever un million d’euros auprès de P. Factory accélérateur de start-up en Provence pour assurer son développement. C’est dire les ambitions de la start-up.

Pour le Dr William Benichou, généraliste entrepreneur qui n’en est pas à sa première société, l’idée est venue avec les patients qui appellent leur médecin traitant au téléphone. « La première fois que j’ai envoyé une ordonnance avec FaceTime pour une pathologie ORL, j’ai réalisé que j’avais fait un acte médical à distance via mon iPhone. J’ai compris que le smartphone était un instrument pour la télémédecine. ». A cette intuition première s’ajoutent plusieurs constats : demande des patients pour une médecine connectée, équipement massif des médecins en smartphone et tablette, désertification médicale en hausse. La rencontre avec Mathilde Le Rouzic, « Tech entrepreneur » depuis 2004, fondatrice de plusieurs sociétés et conseiller de start-up, sera décisive. Tous les deux sont convaincus que la France est en retard sur ses voisins européens et n’est que peu perçue par les éditeurs du domaine de la santé comme un pays favorable au développement des applications e-santé, loin derrière le Royaume Uni et l’Allemagne (16% contre 55% et 41%).

La société est créée en juillet 2016. Le 30 janvier dernier sortait l’application de téléconseil médical vidéo Hellocare. Première version. La 2ème vient de sortir.

Pour des soins de premier recours

HellocarePour le patient, l’appli est gratuite (iOS et Android). Il faut s’inscrire, renseigner un certain nombre d’indications . Un code de sécurité est envoyé. On se connectera ensuite avec son numéro de mobile et un code secret à 8 chiffres. Le télé conseil est facturé 29 euros (en utilisant la carte bancaire) mais jusqu’au 31 aout 2017, l’inscription au service donne droit à 3 appels gratuits, touche « parler à un médecin ».
Le service est conçu pour être utilisé pour des soins de premier recours. Hellocare garantit la mise en contact avec un médecin dans le quart d’heure partout dans le monde de 7H à 22H depuis son mobile ou sa tablette. Et en vidéo. « Nous avons développé notre propre application sécurisée sur le modèle de Face Time ». Le médecin utilise une tablette ou un ordinateur et reçoit les champs renseignés au fur et à mesure. L’équipe compte actuellement 8 personnes dont un médecin salarié. La levée de fonds doit permettre à Hellocare de se faire connaître auprès des patients et de se mettre en phase avec les objectifs de développement. De nouvelles fonctionnalités sont en effet prévues : un « chabot » pour checker ses symptômes, un carnet de santé en ligne (stocké chez un hébergeur agréé pour les données de santé), une prise de rendez-vous avec des médecins spécialistes, la possibilité de récupérer l’ordonnance chez le pharmacien. « Nous allons aussi constituer un comité scientifique, explique le Dr Benichou, pour évoluer progressivement vers la téléconsultation avec envoi d’ordonnance. Installée à La Ciotat, Hellocare mise sur 15 000 utilisateurs actifs pour la fin 2017 et un pool de 40 médecins. La phase de recrutement est commencée.
Une ARS est intéressée. Pour la prise en charge de telles téléconsultations plusieurs solutions sont à l’étude. « Un médecin traitant pourrait parfaitement offrir une telle option à ses patients ». souligne le Dr Benichou

https://hellocare.com



La télémédecine prend « actes » pour les médecins libéraux et leurs patients

Où en est-on ?

Premières étapes de l’introduction de la télémédecine dans les cabinets libéraux :
un acte de télé-expertise et un acte de téléconsultation au service des patients des EHPAD (650 000 personnes dépendantes) introduits par un avenant à la Convention le 1er mars 2017 sont entrés en vigueur le 1er novembre après publication dans la nomenclature (JO du 27 octobre).
Ceci intervient après la publication en décembre 2016 de l’article 91 de la LFSS 2017 et du cahier des charges pour la télésurveillance de trois pathologies chroniques et des forfaits y attenant, et fin avril 2017 de celui de la télésurveillance du diabète.
Nouvelle étape : la généralisation  souhaitée par le gouvernement.  Dans le cadre des négociations conventionnelles  qui ont débuté le 18 janvier, entre
Nicolas Revel, directeur général de la CNAMTS et les syndicats, les actes de téléconsultation et de télé-expertise doivent entrer dans le droit commun et non plus dans un cadre expérimental. C’est prévu par l’article 36 du PLFSS 2018  intitulé "organisation de la prise en charge de la télémédecine par l’assurance maladie en vue de sa généralisation".
Objectif : 500 000 actes de télémédecine en 2019, 1,4 million 3 ans plus tard (annoncé le 25 octobre au café Nile)

 

TDT à 15 euros entre confrères

Actée au 1er novembre la TDT en EHPAD
Pour la CNAMTS, il s’agit bien, comme toujours, de faire des économies. L’entrée d’un patient en EHPAD se traduit pour 46% des pensionnaires par un changement de médecin traitant (chiffre extrait du rapport « Charges et produits 2017 »). Une télé-expertise assurée par l’ancien médecin traitant sollicité à distance (par téléphone par exemple) par le nouveau avec l’accord du patient permettrait une meilleure coordination des soins, en particulier pour les prescriptions. Voilà donc posé un acte de télé-expertise dénommé TDT (Télé-expertise Dossier Traitant) valorisé 15€ et facturé par les deux médecins traitants, l’ancien et le nouveau. Il est facturable une seule fois dans les deux mois de l’entrée en EHPAD.
Le TDT pourrait concerner 80 000 personnes par an.

Dans les tuyaux, la généralisation de la téléexpertise :  15 € par expertise limitée à 3/an (proposition CNAM) + rémunération du médecin requérant (à débattre). Ce n’est pas un simple coup de téléphone, cela exige une télétransmission des données médicales. Doit faire l’objet de nouvelles négocations conventionnelles.

La téléconsultation plus « rentable » que la consultation pour le médecin

Actée au 1er novembre la téléconsultation médecin traitant en EHPHAD ou TTE rémunérée un C
L’avenant du 1er mars 2017 a introduit un acte de téléconsultation au service des 650 000 personnes résidant en EHPAD  rémunéré un C  (TTE). Pour éviter les déplacements délicats ou des hospitalisations inutiles. La téléconsultation qui est menée en présence d’un membre du personnel soignant de l’établissement qui accompagne le patient, est appréciée des médecins qui la pratiquent car ils ne perdent pas de temps. Le patient est déjà prêt.
« Un dermatologue qui voit trois patients en une heure lorsqu’il se déplace à l’EHPAD en voit six par téléconsultation dans le même laps de temps », explique à Buzz Medecin, Michel Rioli, président de Télémedinov, un réseau de télémédecine qui couvre aujourd’hui 14 EHPAD en Vendée. Le retour d’expérience des « pionniers » (une dizaine de médecins sur 45 médecins concernés) sur les 331 consultations réalisées en 4 ans, est globalement positif. Au bout de 100 consultations un des établissements avait déjà divisé par deux son nombre de jours d’hospitalisations. Ce réseau comme celui de Télésanté Aquitaine qui a réalisé 500 téléconsultations, a déjà prouvé son utilité médico économique.
Comme l’a également indiqué, lors de la journée Catel Visio le 23 mars, le Dr Cécile Moisan, chirurgien vasculaire qui a initié des téléconsultations « plaies et cicatrisation » entre son hôpital à Saint Brieuc et le CH de Paimpol en a aujourd’hui réalisé 2000 au lit du patient :« Moi, je gagne 1h30 en trajet et durée de consultation  en examinant 6 à 10 patients en 40 mn, avec une image parfaite et accès au dossier paimpolais ; et la CNAM gagne les 104 € du trajet en ambulance."
Une téléconsultation n’est pas une simple visioconférence;. des éléments du dossier médical doivent pouvoir être transmis.

Dans les tuyaux : Généralisation de la téléconsultation  : même tarif que la consultation,  Participation à la prise en charge de l’équipement du professionnel (proposition CNAM) dans le cadre de discussions conventionnelles.

 

Prescrire la télésurveillance rémunérée au forfait (pour quatre pathologies chroniques)

« Vous pouvez prescrire la télésurveillance et en assurer le suivi ». Ainsi le Pr Michel Galinier (Toulouse), promoteur de l’étude OSICAT a-t-il apostrophé ses confrères venus en nombre assister dans le cadre des Journées européennes de la SFC (société française de cardiologie), en janvier 2017 à une conférence sur le télésuivi des patients insuffisants cardiaques, organisé avec le soutien de Cordiva (racheté par Air liquide). « Il faut inclure des patients qui en ont besoin et qui peuvent se servir d’une machine ». Balance connectée + boitier de transmission dans le cas de Cordiva.. Uu appel renouvelé aux JESFC de 2018
L’insuffisance cardiaque fait en effet partie avec l’insuffisance respiratoire et l’insuffisance rénale des trois premières pathologies chroniques pour lesquelles la DGOS (Direction générale de l’offre de soins) a ouvert le champ des expérimentations dans neuf régions avec un cahier des charges publié au Journal Officiel du 15 décembre dernier  Le cahier des charges pour la télésurveillance des diabétiques est arrivé fin avril 2017 (Journal Officiel du vendredi 28 avril).
Des forfaits semestriels sont prévus pour les professionnels de santé effectuant la télésurveillance (de 36,50 à 110€ selon la pathologie), les professionnels de santé assurant l’accompagnement thérapeutique (infirmières principalement de 30 à 60€) et les fournisseurs de solution de télésurveillance et des prestations associés (de 225 à 300€, voire 375€ pour certains type de diabète). En sus une prime de performance est prévue pour les différents acteurs en cas de dépassement des objectifs collectifs de performance (-20% d’hospitalisation par exemple).
Pour la télésurveillance du diabète (limitée à certains types bien précis de diabète) le médecin spécialiste et le médecin traitant signent une convention de collaboration.

Le ministère a publié la liste des solutions techniques conformes au cadre réglementaire de la télésurveillance. Au 18 janvier 2018, il y en avait douze :
- pour la télésurveillance du diabète, Diabeo (Sanofi Aventis), Insulia (Voluntis), MyDiabby Healthcare, ApTelecare (TMM Software), NOMHAD Chronic (CDM e-Health filiale d’Air Liquide)
- pour la télésurveillance des insuffisants cardiaques, Covotem (GCS Télésanté Basse Normandie), 1 minute pour mon coeur (Newcard), Implicity, NOMHAD Chronic (CDM e-Health filiale d’Air Liquide)
- pour la télésurveillance des insuffisants respiratoires, NOMHAD Chronic (CDM e-Health filiale d’Air Liquide
- pour la télésurveillance des prothèses cardiaques implantables, Home Monitoring (Biotronik), Smartview (Sorin), Merlin.net (Abbott)

En pratique, rappelle le Pr Simon, pour Buzz Medecin, le médecin :
- doit faire une déclaration à son ARS comme quoi il va pratiquer la télémédecine
- doit le déclarer à son assurance
- doit s’inscrire sur une plate-forme
- la plate forme doit avoir un service d’accompagnement thérapeutique ou le médecin travaille en collaboration avec des infirmières (cas d’une MSP par exemple)
- il faut que la plate-forme ait un marquage CE, comme un dispositif médical et soit conforme au cadre réglementaire.

(mis à jour 15 fevrier 2017)

Et on peut aussi consulter la rubrique télémédecine du site du ministère

 

 



Une étude de L’URPS Médecins libéraux Ile de France sur les offres de services de rendez-vous en ligne

L’« étude de marché » réalisée par l’URPS Médecins libéraux Ile de France met en avant les avantages et les inconvénients des plates-formes de prise de rendez-vous en ligne avec des fiches détaillées sur une quinzaine de solutions. A consulter avant de faire son choix. En complément des informations déjà disponibles sur Buzz médecin.

t_250URPS_354C’est une très bonne initiative de l’URPS médecins libéraux Ile de France que d’enquêter sur la prise de RV en ligne, car l’offre est devenue pléthorique. Alors que ce service connait un réel engouement puisque plus de 20 000 médecins en France auraient déjà franchi le pas fin 2016, selon les éditeurs. La commission ad hoc de URPS en a rencontré quinze, a rédigé sur chaque offre une fiche complète. Et a également recueilli quelques témoignages de médecins utilisateurs.
Le constat est évident : le patient est de plus en plus connecté et la gestion efficace des RV est cruciale pour le médecin.
Le RV en ligne apparaît donc comme une évolution inévitable.
Les avantages sont réels et commencent à être bien connus :
- Pour le patient : retour positif des patients qui ont une plus grande liberté (40% des prises de RV se font en dehors des heures d’ouverture) et d’avantage d’autonomie pour choisir le RV qui leur convient plutôt que de se faire imposer un RV au tél. Il est plus facile d’annuler ou de modifier un RV. L’âge moyen des patients inscrits sur le site se situe entre 50 et 55ans, tranche d’âge qui représente une partie importante de la patientèle. Les services fournissent des statistiques.
- Pour le médecin : le rappel de RV par SMS diminue les RV non honorés. Même si cela concerne surtout les spécialistes car les MG fixent des RV à courte échéance.
Le médecin peut « blacklister » les patients qui ne sont pas venus mais Il peut y avoir des patients qui prennent des RV sur plusieurs sites. Comme s’ils se trouvaient dans un libre-service médical.
La diminution des appels téléphoniques est indéniable avec désengorgement des périodes d’affluence téléphonique comme le lundi matin ce qui évite la perte de patient n’arrivant pas à joindre le secrétariat.
Le service offert par plusieurs sites, de la prise de RV chez un spécialiste au cabinet du médecin traitant peut améliorer le parcours de soins. De même que l’envoi de SMS pour les rappels d’examens ou de documents à apporter lors de la consultation.
"Avantages" plus discutables :
- La diminution des coûts de gestion n’est pas facile à mettre en évidence. Les médecins y voient plutôt un service complémentaire du secrétariat ou du télésecrétariat. Le coût de l’abonnement au service est par ailleurs non négligeable.
- La meilleure visibilité sur Internet intéresse surtout les spécialistes récemment installés qui peuvent espérer rayonner au delà de leur quartier. Pour le généraliste, le recrutement de la patientèle se fait surtout par le bouche à oreille et la proximité. La majorité des médecins interrogés réservent d’ailleurs le service à leurs seuls patients. Car ils sont déjà débordés.
 -Hormis les quelques éditeurs de logiciels de gestion cabinet qui ont réalisé leur propre solution intégrée, l’interopérabilité n’est pas garantie
 

Bien lire le contrat

L’analyse des contrats appelle à la vigilance du médecin souscripteur, même s’il est proposé « sans engagement ». Il importe de vérifier :
- s’il reste possible de souscrire auprès d’un autre service – ce qui se passe en cas de dysfonctionnement
- la période de révision des tarifs
- la confidentialité et la sécurité des données (hébergement sur serveur agréé pour les données de santé) ainsi que l’engagement ou non de l’éditeur de ne pas utiliser les données à d’autres finalités que la gestion de rendez-vous. Il est important de savoir quels autres services vont être proposés à son patient
- l’obligation de déclaration à la CNIL du fichier patientèle par le médecin
-comment les données sont récupérées à l’issue du contrat les implications juridiques pour le médecin
 

Un poids dans l’organisation  du système de soins ?

Car, rappellent les auteurs, ces éditeurs souvent issus de grands groupes ne « relèvent pas du code de la santé publique ». Avec la gestion des RV, ils mettent la main sur des fichiers de patients à terme de plusieurs millions d’usagers ce qui peut leur donner un grand poids dans l’organisation du système de soins.

Une quinzaine de médecins membres de la Commission Pratiques libérales, nouveaux modes d’exercice et nouvelles technologies, ont participé à cette étude coordonnée par les Drs Laurent de Bastard et Luc Réfabert,

Disponible sur http://www.urps-med-idf.org/publication/index.aspx



Docadom, une appli mobile pour des visites à domicile sans rendez-vous

« Médecins, Paris est votre cabinet ! » Docadom recrute des médecins urgentistes et des internes ayant leur licence de remplacement pour ouvrir dès mai à Paris (Nord Ouest parisien) un nouveau service de mise en relation médecins/patients. 

Sur Docadom, patients et médecins sont géolocalisés (comme le fait Uber avec ses chauffeurs de VTC et leurs clients, mais la comparaison s’arrête là) et l’algorithme envoie le médecin le plus proche et le plus disponible au patient qui vient en trois clics de demander un médecin sur le Web ou sur son smartphone (le site est Web responsive).
Encore une innovation qui risque de secouer un peu la pratique médicale !

Les trois jeunes fondateurs dont deux médecins, Florian Guého, médecin urgentiste et Marc Postel-Vinay, interne de médecine générale, se gardent bien de vouloir rivaliser avec les confrères installés. « Nos médecins n’ont pas vocation à devenir des médecins traitants. Le patient ne choisit pas son médecin, c’est l’algorithme qui choisit », disent-ils et ils estiment que leur solution est complémentaires  des associations médicales et  que leur projet « a vocation de service public dans le respect de la déontologie médicale ». Le « non programmé » est ce qui revient le plus cher aux finances publics. L’ARS Ile de France serait intéressée. Une consultation aux urgences c’est  200 euros, rappellent-ils et Docadom facture les visites de 33 € (V+MD) à 61,5 € (V = MDN).  L’algorithme remplace en effet la centrale d’appel ce qui rationalise la gestion et réduit les coûts.

Un mode d’exercice innovant pour les médecins

Le médecin ne paye pas de droit d’entrée et touche 90% du montant des visites. Docadom lui fournit moyennant une caution de 1000 €, un  « sac à dos » tout prêt contenant de quoi télétransmettre et accéder au (futur) DMP ( le lecteur de Sylyca, les logiciels de iCanopée et de Pyxistem pour iOS et Android.). Le médecin peut préférer l’offre « all inclusive » où on lui fournit matériel complet, moyen de transport (scooter ou voiture) et un service comptable contre une commission de 20%.
flyer DocadomLes fondateurs de Docadom sont convaincus d’apporter, en particulier à leurs jeunes confrères, une possibilité de revenus qui va les séduire : le planning n’est pas imposé et les journées ont été découpées en 4 lignes de garde 6-8h, 8h-14h, 14h-20h et 20h-minuit, ajustable en fonction des besoins. Docadom n’assure pas la nuit profonde, ni les urgences pédiatriques pour les nourrissons de moins de trois mois. "C’est moins épuisant que les gardes dans un établissement ».  Le médecin qui signe avec Docadom réserve n’importe quel créneau, deux soirs par semaine ou du plein temps. Il ne peut refuser une visite sauf impossibilité (qui est  vérifiée). « Un mode d’exercice innovant, sans engagement et en toute liberté » vante la start-up. Et pas d’argent à manipuler puisque c’est Docadom qui « encaisse » avec la carte bancaire du patient dont le numéro a été renseigné lors de l’inscription.

Pour le patient, c’est l’assurance d’avoir un médecin dans le délai qui lui est indiqué au cours des prochaines 24h. Avec une Carte Vitale et une mutuelle, le prix de la visite est pris en charge avec tiers payant intégral. Le patient peut annuler le rendez-vous jusqu’au moment où on lui précise par SMS que le médecin est en route. Après cette limite, 50% du montant est facturé.

Docadom propose aussi gratuitement des consultations sans rendez-vous au cabinet des médecins les plus proches et va passer des partenariats avec des services de rendez-vous en ligne pour diriger ses clients vers les plages de consultation sans rendez-vous.  Des partenariats avec des services de télémédecine (spécialistes) sont également prévus.

La start-up qui a bénéficié de subvention de la BPI et du soutien de la région Loir et Cher où elle est implantée, compte monter en charge progressivement et réaliser 3200 consultations la première année avec 35 à 45 médecins puis 9700 l’année suivante avec 80 à 100 médecins. En attendant d’ouvrir le service dans d’autres grandes villes.
« Le modèle pourrait faire tâche d’encre en milieu rural, avec des médecins mobiles qui passeraient un jour par semaine en région », espèrent les jeunes entrepreneurs. Au congrès de la médecine générale à la Porte Maillot fin mars, ils ont rencontré beaucoup de médecins. "Notre démarche soulève des interrogations et parfois des inquiétudes chez les confrères mais quand on explique que le médecin traitant est inclus dans le parcours, cela rassure et les retours sont très positifs"

www.docadom.fr    contact : medecin@docadom.fr

(mis à jour en avril 2017)

 



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