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Dispo.fr, l’agenda de RV en ligne de 118 218 gratuit pour les médecins dans les déserts médicaux

dispoArrivant parmi les derniers sur le marché des plates-formes de RV en ligne, 118 218 a choisi de se différencier en proposant son service gratuitement, pendant un an, aux médecins installés dans des déserts médicaux.

Ils ont toujours leur bandeau et leur short rouge d’adeptes de la gym tonic mais ils ont revêtu T-shirt adapté et blouse blanche. Après deux ans de réflexion et de tests, 118 218 vient d’ouvrir dispo.fr, sa plate-forme de prise de RV medicaux en ligne. 20% des demandes reçues par ce leader français des services de renseignements téléphoniques concernent en effet la recherche d’un médecin.

Le rendez-vous en ligne encore peu répandu en milieu rural

Très présent dans les grandes villes (62 % des patients et 66% des médecins utilisent les plates-formes de RDV en ligne selon une étude IFOP réalisée pour l’URPS médecins Ile de France à Paris), le service de rendez vous médicaux en ligne l’est beaucoup moins en zones rurales ( 9%). C’est donc ce terrain que dispo.fr a choisi de cibler en priorité avec une offre gratuite pendant un an pour ses praticiens. Si donc, vous êtes médecin dans un désert médical (33 départements concernés selon la cartographie médicale dressée par l’Ordre nationale des médecins), vous pourrez bénéficier d’un abonnement gratuit d’un an, limité à 3 mois gratuits pour les praticiens du reste de la France.

L’agenda offre toutes les fonctionnalités des autres plates-formes et se distingue selon ses concepteurs par sa simplicité et une formation de 40 minutes offerte. Hebergement sur serveur securisé HADS
Spécialisé dans la mise en relation, 118-218 a passé des partenariats avec CallMed pour un secrétariat téléphonique de qualité (chaque médecin et ses patients ont « leur » secrétaire) et Medaviz pour proposer sa nouvelle offre téléconsultation qui sera également gratuite dans les déserts médicaux.
Objectif : avoir séduit 2000 clients professionnels de santé d’ici fin 2019

Dispo.fr, 29,90 €/mois sans engagement, 3 mois offerts et un an dans les déserts médicaux
CallMed, optionnel, forfait ajustable de 275 à 475 €/mois
www.medaviz.io



Comment la téléconsultation veut transformer le système de santé

Importantes levées de fond, déploiement d’équipes commerciales sur le terrain, encouragement des CPAM, plusieurs forces concourent au développement de la téléconsultation en France en nette accélération depuis la mi-février (plus de 700 TC remboursées/semaine selon la CNAM). Pour quels changements dans la pratique médicale? Buzz Médecin a essayé de dégager quelques points clés.

L’annonce le 20 mars par Doctolib d’une levée de fond de 150 millions d’euros a entraîné un important déferlement médiatique. Tant dans les milieux économiques (aujourd’hui valorisée plus d’1 milliard d’euros, Doctolib est devenue une licorne, c’est-à-dire une start-up qui réussit) que dans ceux de la e-santé qui annoncent déjà la transformation du système de santé.

Les acteurs se renforcent

TC URPS 1TC URPS 2En toile de fond, la bataille est engagée pour « prendre des parts » de ces nouveaux marchés. Les plus gros éditeurs de logiciels, forts de leurs parcs de médecins clients, veulent percer avec des initiatives comme Docavenue (Cegedim) ou ClickDoc (CompuGroup) reposant sur leur plate-forme de RV en ligne.
La prise de rendez-vous à distance a constitué une étape de cette (r)évolution dans les cabinets et de plus en plus dans les hôpitaux. Pour la plus grande satisfaction des patients comme le révèlent les enquêtes.
Les assureurs sont de la partie. Ils ont noué des partenariats avec des plates-formes depuis déjà quelques années quand ils ne les ont pas financées eux-mêmes comme le groupe Axa avec Qare ou le groupe d’assurances santé VYV dont avecmondoc est devenu la filiale à 100%
Le pionnier du téléconseil et de la téléconsultation, MedecinDirect vient de rejoindre le groupe international Teladoc Health (siège à Barcelone), l’un des leaders mondiaux de prestations de santé virtuelles présent dans 130 pays.
De nouveaux acteurs comme la start- sup suédoise Kry et sa plate-forme Livi qui a déjà fait ses preuves dans d’autres pays d’Europe, s’installent en France avec de gros moyens.
Plus modestement, les starts up- françaises dédiées à la téléconsultation se montrent inventives et lèvent des fonds (Hellocare a obtenu 2 millions d’euros supplémentaires pour le développement d’Hellocare Connect) dans l’optique de trouver leur place…Quitte à se faire racheter quand les plus gros feront leur marché

Centres de santé et cliniques virtuels

Certes, les médecins généralistes ou spécialistes qui vont s’abonner à ces services, voient sans doute d’abord l’intérêt de programmer des téléconsultations avec leurs patients pour le suivi plutôt que de les faire se redéplacer ou de répondre au téléphone sans compensation financière.
Mais les plates-formes voient plus loin.
Pour celles qui pratiquaient déjà des téléconsultation prises en charges par des mutuelles et assureurs, la publicité assurée par le gouvernement autour du remboursement de la TC constitue une aubaine. Le grand public, hier encore peu familier de cette forme d’exercice de la médecine, l’a découverte à travers de nombreux reportages. Les appréhensions tombent.
Les plates-formes disposant d’un contingent de médecins partenaires assurant une disponibilité 7/7 sinon 24/24 se considèrent comme des centres de santé virtuels, acceptant des patients qui n’ont pas de médecins traitants ou des MT indisponibles ou ayant besoin de consulter rapidement un spécialiste.
La présence de Livi aux journées des Maisons et pôles de santé à Dijon fin mars ne tient pas tant à la nécessité de recruter de nouveaux médecins pour sa plate-forme que de se faire connaitre en tant qu’acteur de santé public.
A l’heure où les médecins ont souvent bien du mal à se faire remplacer pourquoi ne pas renvoyer leurs patients vers un centre de santé virtuel…où des médecins formés pourront prendre en charge tout ce qui relève de la téléconsultation. C’est-à-dire la plus grosse partie de la demande médicale.
Parallèlement, on assiste à la naissance de cliniques ou cabinet de consultations médicales à distance avec présence d’une infirmière (non encore prise en charge) et de dispositifs médicaux connectés, ce qui élargit le périmètre de la téléconsultation.
Cegedim a ouvert un de ces cabinets en juillet 2018 dans le Loiret. La société Hopimedia, qui en a déjà quatre à son actif en milieu rural, préfère parler de clinique de consultations médicales à distance. Et vient d’en installer une au centre-ville de Nancy avec trois postes de téléconsultation. A titre de test, les patients n’auront rien à débourser.

Des services d’intelligence artificielle.

En accumulant les consultations à distance et des diagnostics structurés par la CIM 10, certaines plates formes disposent déjà d’un savoir-faire important en matière de « colloque singulier » par chat interposé.
Médecin direct va ainsi d’ici la fin de l’année proposer aux praticiens un service d’aide au diagnostic sur abonnement. Ce n’est qu’un début. Dans l’exploitation des données.

7939 actes de téléconsultations remboursés depuis six mois

En attendant le volume des TC reste encore modeste. Le dernier bilan livré par la CNAMTS fait état de 7939 TC remboursées au 7 mars 2019. Mais l’assurance maladie note une tendance à l’accélération puisqu’on est passé de 200 à 700 TC remboursées par semaine. Ce sont les médecins généralistes qui les pratiquent le plus avec 40,2% des actes facturés, suivis par les autres spécialistes (32,2%). Les centres de santé ont généré près d’un cinquième des actes facturés (19,9%) et les établissements de santé le restant (7,7%) en les facturant dans le cadre de consultations externes.

 



Téléconsultation et téléexpertise : les médecins en première ligne

Le LAB’URPS de l’URPS Médecins Ile de France, toujours en pointe sur les nouveautés technologiques a organisé le 14 février une demi-journée de colloque sur « la pratique de la télémédecine en libéral ».

Lydie Canipel, secrétaire générale de la Société Française de Télémédecine (SFT) a detaillé le cadre fixé par l’Assurance Maladie pour les nouveaux actes TC (téléconsultation) et TE (téléexpertise) qui viennent s’ajouter depuis peu aux prises en charge déjà existantes pour la Télésurveillance en équipe de certaines pathologies ainsi que pour la téléassistance. Elle a rappelé quelques grands principes pratiques, avant de se lancer, comme le fait de bénéficier d’un bon réseau, de prévenir son assureur et d’obtenir de son patient qu’il se trouve dans un lieu confidentiel. Une petite documentation pour le patient ne sera pas inutile. L’éligibilité du patient relève de la responsabilité du médecin, qui doit refuser un TC lorsqu’un examen physique est obligatoire et ne doit pas hésiter à l’interrompre, si un besoin présentiel se fait sentir. La HAS s’apprête à sortir un guide complet.
Lydie Canipel a insisté sur la nécessité d’une formation* pour les asêcts législatifs et techniques, mais aussi pour apprendre à s’assurer de la compréhension du patient et, si besoin, à améliorer son écoute. Le médecin s’apercevra très vite que l’on voit mieux les détails à l’écran (on peut zoomer) et que les conditions d’écoute sont meilleures. « Les freins sont dans nos têtes ».

ça va faire bouger les pratiques

Les témoignages de plusieurs médecins qui ont déjà fait des téléconsultations sont plutôt convaincants en termes de gain de temps et de satisfaction des patients. Quand il est difficile de trouver un médecin qui viendra en visite, cela évite les urgences.
« L’examen clinique manque, c’est une limite, souligne le Dr Adrien Naegelen, MG remplaçant à Paris 11ème, mais d’autres informations passent par la vue et le langage ».
Le Dr Julien Carricaburu, de la DDGOS, a clos ce petit colloque par l’histoire de l’avenant 6, suscitant des réactions indignées dans la salle à l’énoncé du montant de la téléexpertise entre médecins qui débute à 12 € !
De toute façon l’accord est évolutif et déjà « ça va faire bouger les pratiques ».

Les quelques 200 participants n’avaient plus qu’à se rendre dans les différents stands des plates-formes de téléconsultation présentes : Consulib, docavenue, doctoconsult, Doctolib, idomed, medvu.fr, Avecmondoc, Safesanté, Psylib
Buzz Médecin ne les a même pas encore toutes rencontrées…

*Ça tombe bien, la SFT en partenariat avec Formatic Santé  organise des formations les 19-20 mars et 16 avril prochains
Renseignements sur https://www.sf-telemed.org



Alliance de 3 start-up pour le parcours de soins en cancérologie

 A l’occasion des Rencontres Françaises de la Cancérologie 2018 du 27 au 28 novembre à Paris, Cureety, Doctoconsult et libheros, trois startups complémentaires de l’écosystème eSanté ont annoncé leur alliance pour faciliter le parcours de soins en cancérologie pour le patient mais aussi pour ses proches.

Les solutions développées par ces trois startups sont inter-opérées pour proposer une expertise de pointe gratuite à chaque étape du parcours de soins en oncologie pour le patient,
A partir de la plateforme de Cureety, se trouvent accessibles tous les services connexes de prise en charge des patients atteints de cancer (lien quotidien avec l’hôpital, prise de rendez-vous avec une infirmière à domicile, téléconsultation avec un oncologue). 
Le business model de Cureety repose sur la collecte des données de vie réelles anonymisées qui permettent de réaliser des études en vie réelle complémentaires des études cliniques.  D’où une gratuité totale y compris pour les établissements de soins. Cureety a développé une solution “Digital Therapeutics” qui aide les médecins à optimiser le parcours de soins des patients atteints de cancer. Cette application gratuite de suivi médical à distance s’intègre dans le quotidien des patients et des établissements de santé et permet un suivi affiné des effets secondaires liés aux traitements antitumoraux. Grâce à une classification des patients par ordre de sévérité de leur état de santé, les équipes médicales concentrent leurs efforts sur les patients en ayant le plus besoin, et modulent leurs traitements pro-activement, ce qui permet de limiter les hospitalisations d’urgence.
Précurseur de télémédecine libérale spécialisé dans les consultations médicales en psychiatrie, pédopsychiatrie, addictologie et nutrition, Doctoconsult a été créé par la psychiatre Fanny Jacq, et a été lauréat d’un concours organisé par l’AFSOS pour le lancement de son service de soins oncologiques de support. La pratique de la télémédecine étant désormais ouverte au remboursement par la Sécurité sociale ,le service est aujourd’hui ouvert à tous les médecins libéraux. Doctoconsult vient de lever 2 millions d’euros pour developper des outils de thérapie numérique.
Quant à libheros, c’est le spécialiste de la prise de rendez-vous pour les soins infirmiers et la commande en ligne de matériel médical utile aux soins. Pour les établissements de santé, le service payant « libheros coordinateur » permet d’organiser et de coordonner le retour à domicile du patient en sortie d’hôpital.

Cette approche d’un service gratuit pour les établissements et reposant sur une alliance a suscité l’intérêt d’une trentaine d’établissements publics et de trois groupements de cliniques privées.A suivre.

Trois start up pour l'oncologie



Un guide du CNOM pour soigner sa e-réputation

Fiche professionnelle sur des sites inconnus de vous, avis d’internautes sur vos « prestations médicales », le vaste web recèle toutes sortes d’informations sur vous, médecins, sans que vous en soyez toujours avertis. Le Conseil national de l’Ordre des médecins vient de sortir un guide à télécharger pour vous aider à préserver votre image numérique. 30 pages de conseils judicieux mais aussi juridiques.

Pour maitriser sa e-réputation, la première chose à faire est de mettre en place une veille en tapant son nom une fois par mois dans les moteurs de recherche et réseaux sociaux (ne pas hésitez à créer un compte pour être en mesure de répondre). Si vous constatez quelque chose de déplaisant, commencez par prendre une copie d’écran, qui vous servira de « preuve » (il faudra néanmoins un constat d’huissier lorsque l’affaire est porté devant les tribunaux).

Deuxième principe : être réactif
Lorsqu’il s’agit d’un patient mécontent, répondre de façon « empathique » . Rien ne sert de polémiquer. Vous trouverez dans le guide des réponses types adaptées à différentes situations. Il ne faut pas non plus en profiter pour "faire sa pub" et se rappeler qu’ « une réaction inappropriée ou trop tardive peut s’avérer plus préjudiciable qu’une absence de réaction ».
Pour les fiches professionnelles, qui sont souvent recopiées par les sites à partir des annuaires publics du CNOM et d’ameli.fr, il est toujours possible de demander un déréférencement ou des corrections. Le guide vous explique comment faire.

Pour les avis d’internautes, même si l’on peut déplorer l’installation d’un certain consumérisme médical, la liberté d’expression et d’opinion est un droit. Mais les plates-formes ont aussi des obligations à connaître.
Seuls les abus peuvent faire l’objet de sanction. Les spécialistes de l’Ordre vous aident à distinguer l’injure, la diffamation et l’incitation à la discrimination, à la haine ou à la violence (qui sont punis par la loi) du dénigrement et de l’atteinte à la vie privée. C’est une première approche, car si vous devez vous lancer dans une procédure, il vous faudra un avocat.
Enfin, le guide vous conseille de contacter votre assurance (certaines assurances ont des garanties e-réputation) et vous rappelle que l’Ordre pourra intervenir à vos côtés dès lors que les faits portent préjudice à l’ensemble de la profession ou contiennent des menaces violentes en raison de l’appartenance à la profession.

cnom_guide_pratique_e-reputation

Accédez aux tutoriaux interactifs



Coup d’envoi de la téléconsultation remboursée

Depuis le 15 septembre les téléconsultations sont prises en charge par l’assurance maladie et les mutuelles, au même tarif que les consultations au cabinet (avec de nouveaux codes) mais sous certaines conditions. Mais c’est plutôt depuis janvier que des solutions pratiques destinées aux médecins sont arrivées sur le marché.
A noter les actes de télé-experise (TLE) sont codés depuis le 10 février.

Le site Ameli a mis en ligne à l’intention des médecins un très bon résumé des conditions requises
Le patron de l’Assurance Maladie, Nicolas Revel, a précisé dès le 16 septembre en clôturant l’université d’été de la CSMF :
« la téléconsultation, c’est entre un patient et un médecin qui se connaissent et se voient régulièrement, sinon, c’est de la mauvaise médecine ».
Toutes les consultations à distance n’ont donc pas vocation à être remboursées et le conseil au téléphone n’est pas une téléconsultation qui exige de la vidéo.

Les conditions du remboursement

- Ecarter les cas nécessitant une présence physique du patient. Un questionnaire en ligne peut y aider. Sont ainsi exclus les consultations complexes ou très complexes ainsi que les consultations spécifiques au cabinet par un spécialiste en pathologie cardio vasculaire ou en cardiologie et médecine des affections vasculaires.

- La téléconsultation s’inscrit dans le cadre du parcours de soins. Il faut donc s’assurer que les patients se tournent d’abord vers leur médecin traitant, ou au moins un professionnel qui les aura vus physiquement dans les 12 derniers mois. Les téléconsultations doivent se faire en alternance avec la consultation en présentiel.
L’exception à cette règle du médecin traitant relève du cadre de l’organisation territoriale coordonnée de proximité

- L’obligation pour le médecin de disposer d’une liaison vidéo sécurisée (Skype n’est pas vraiment recommandé !), d’envoyer certains documents, de conserver des traces de la téléconsultation (trace du consentement du patient par exemple), d’établir un rapport pour le médecin traitant lorsqu’il ne l’est pas, rend nécessaire l’utilisation d’une plate-forme bénéficiant d’un hébergement sécurisé des données produites (hébergeur HDS). 

Rappelons que l’acte de téléconsultation est facturé 25 € avec le code TCG pour les généralistes en secteur 1 ou en secteur 2 adhérant aux dispositifs de pratique tarifaire maïtrisée.
Pour les autres spécialités médicales, le médecin téléconsultant facture l’acte avec le code TC relatif aux professionnels pratiquant des dépassement et une tarification comprise entre 23 et 58,50 € selon la spécialité concernée.
Le médecin qui assiste le patient lors d’une téléconsultation peut lui aussi facturer une consultation dans les conditions habituelles.
Il n’y a plus d’article spécifique pour la téléconsultation en EHPAD.
 

La facturation : un logiciel agréé pour l’avenant 18 de SV ou un mode dégradé

En situation de télémédecine, le médecin ne dispose pas de la Carte Vitale du patient.
Le GIE SESAM Vitale a donc élaboré pour la télémédecine dès 2017, l’avenant 18 au cahier des charges qui prévoit le recours au mode de sécurisation "SESAM sans Vitale", qui, comme son nom l’indique, permet de travailler en l’absence de la carte Vitale d’un patient, physiquement non présent auprès du praticien.
Dans ce cas l’utilisation du téléservice ADRi est donc fortement conseillée, car cela permet techniquement de pallier cette absence de carte.
Les logiciels de télétransmission sont donc en train de passer au CNDA pour l’agrément avenant 18.
Le premier à l’avoir obtenu est Pyxvital, qui équipe en marque blanche de nombreux logiciels de gestion de cabinet . CGM eVitale est également agréé.
Autre solution : lorsque le médecin connaît son patient, il peut aussi produire une FSE en mode dégradée, comme il le fait en cas d’oubli de sa carte par le patient.
Dans un second temps, la dématérialisation de la Carte Vitale offrira d’autres possibilités.

L’aide forfaitaire

Une aide à l’équipement des médecins est effective à compter de 2019 (paiement 2020) via deux nouveaux indicateurs dans le volet 2 du forfait structure:
- 50 points (350 €) pour s’équiper en video transmission, mettre à jour les équipements informatiques et s’abonner à des plateformes de télémédecine
- 25 points (175 €) pour s’équiper en appareils médicaux connectés

Le choix d’une plate-forme

Les offres de solution sont assez nombreuses mais pas encore toutes finalisés. Certaines émanent d’éditeurs de logiciels ou de gestion de la prise de RV en ligne, d’autres de start-up de mises en relation médecins patients.
Buzz Medecin ouvrira bientôt une rubrique à ce sujet.

 Ainsi Docavenue, start-up du groupe Cegedim pour la prise de rendez-vous, a annoncé le 20 septembre le lancement national de sa solution de téléconsultation déjà testée en Espagne et dans la région Centre Val de Loire. La solution proposée par Doc avenue intègre toutes les étapes de la consultation : prise de rendez vous en ligne ou téléconsultation immédiate, vidéo sécurisée, paiement, salle d’attente virtuelle ; accès aux documents patient, transfert sécurisé de l’ordonnance. Cette offre est ouverte à tous mais sera par la suite intégrée aux logiciels de Cegedim tels que MLM ou Crossway, facilitant l’accès pour leurs utilisateurs avec récupération des données dans leurs dossiers. Voir la fiche Docavenue téleconsultation sur BuzzMedecin

Le rachat de la société La-Well Systems en avril 2018 a permis à CompuGroup Medical de développer une solution de télémédecine adaptée au marché français. Ce service de téléconsultation, intégré aux logiciels AxiSanté et Hellodoc, va utiliser la solution de facturation mobile CGM eVitale, qui a été agréé le 20 septembre par le CNDA pour la téléconsultation (Sesam sans Vitale). La solution est donc complète. Elle va s’appuyer sur l’agenda en ligne Clickdoc. voir la fiche Clickdoc Teleconsultation sur Buzz medecin

Doctolib, leader de la prise de rendez-vous en ligne, (qui vient de racheter MonDocteur) a présenté, comme un prolongement naturel, l’accès à la téléconsultation pour ses 60 000 professionnels de santé utilisateurs. 500 d’entre eux l’ont testé et le service est disponible. La téléconsultation n’est proposée qu’aux patients déjà connus des praticiens et passe par le médecin traitant et si le patient n’en a pas, Doctolib va l’orienter vers la structure de soins coordonnés la plus proche.Voir la fiche Doctolib Teleconsultation

De nouveaux entrants se sont spécialisés d’emblée sur la téléconsultation comme Safesanté (voir la fiche sur Buzz Medecin) et Consulib, crée par un chirurgien orthopédiste Voir la fiche  Consulib sur Buzz Medecin

De leurs côtés, les plates-formes de téléconseil et visioconférences, jusqu’ici payés par les patients, leurs entreprises ou leurs mutuelles sont en train de s’enrichir d’offre de téléconsultations qu’elles espèrent remboursables

Medicitus
Fondée il y a trois ans par un médecin et un manager, cette plate-forme pratique le téléconseil mais coche toutes les cases pour la téléconsultation médicale : prescription sécurisée (stockée sur le serveur securisé par le patient ou le pharmacien), dossier médical personnel partagé et télé chargeable (PDF) avec compte rendu de chaque téléconsultation, hébergement HADS chez IDS, authentification forte par CPS ou O TP (code à usage unique). Medicitus assure la prise de rendez-vous avec un agenda en ligne. Des médecins font actuellement des tests pour vérifier que les téléconsultations sont bien remboursées (Medicitus avait obtenu un agrément ARS). Gratuit jusqu’en décembre pour les médecins qui veulent tester.

Ainsi Medaviz lance Medaviz.io, qui permettra aux médecins d’organiser leurs RV de téléconsultation, de les effectuer par visioconférence, d’envoyer en un clic comptes rendus et ordonnances, de gérer la facturation et le remboursement, d’accéder au réseau de médecin remplaçants Medaviz (de 10 à 40€/mois) .

MesDocteurs, lance AvecMonDoc son offre ouverte au grand public, permettant aux patients de voir l’agenda d’un praticien en fonction de sa spécialité mais aussi de prendre rendez-vous pour une téléconsultation. À la fin de la consultation, il y retrouvera dans son dossier l’ordonnance délivrée par le médecin et pourra la télécharger pour la transmettre à sa CPAM qui le remboursera.

Lancé par la startup Feelae, spécialiste de la téléconsultation médicale par visioconférence, Leah est une nouvelle solution de mise en relation entre patients et praticiens, à distance. Leah est une solution SaaS, qui se synchronise avec le logiciel de gestion de cabinet et le site de prise de rendez-vous habituels du médecin. Voir la fiche de Leah sur Buzz Medecin

Hellocare, vient de dévoiler un cabinet virtuel médical. Celui-ci, qui se présente comme un logiciel en ligne accessible depuis les navigateurs, permettra à terme aux médecins d’offrir à leurs patients une salle d’attente virtuelle avec chatbot et questionnaires préliminaires à la consultation mais aussi un dossier patient permettant le partage des documents dans les deux sens. Grâce à cette nouvelle solution, les médecins de la plateforme ont depuis le 13 septembre accès à une offre « Starter » à 39,90€/mois

MedVu , lancé à l’initiative d’une soixantaine de professionnels, médecins, juristes, pharmaciens ou encore ingénieurs, cette plateforme de télémédecine offre à ses patients un agenda en ligne pour prendre rendez-vous chez un médecin, quelle que soit sa spécialité, pour une consultation cabinet ou pour une visioconsultation. Lors de chaque consultation, le patient pourra envoyer une photo à son médecin de manière totalement sécurisée, avant de recevoir son ordonnance et sa feuille de remboursement dans son espace personnalisé. L’ordonnance peut également être directement envoyée au pharmacien du patient, si celui-ci le notifie.

Lancée en 2017 à Londres pour répondre aux problématiques des expatriés français (barrière de la langue dans un autre pays, notamment), Qare  rassemble à ce jour 120 médecins exerçant en France, formés spécialement pour la pratique de la vidéo consultation. Qare a fait sa publicité  le 16 septembre dans le Journal du Dimanche et l’Ordre des médecins vient de mettre en demeure la société de faire cesser cette campagne, rappelant que la médecine ne s’exerce pas comme un commerce..

Il arrive aussi de nouveaux entrants  de l’étranger comme Livi de la start-up suédoise Kry qui a levé 53 millions d’euros pour s’étendre en France et au Royaume Uni.
Et ce n’est pas fini !

Voir le précedent article sur les plates-formes en préparation

(mis à jour le 11 octobre puis le 18 février 2019)



Diabeloop prix « start-up 2018 » : traitement automatisé pour le diabète de type 1

Diabeloop 1L’entreprise grenobloise Diabeloop a reçu, à l’occasion de la 4ème journée Startup innovantes du DM organisée le 6 juin par le  SNITEM *, le prix du jury « start-up 2018 », assorti d’une dotation de 5000 euros et parrainé par Urgo Médical. Co-fondée par le Dr Charpentier, Diabeloop développe un dispositif pour les diabétiques de type 1 visant à automatiser leur traitement.Diabeloop a également été choisie comme start up de l’année 2018 par le Born Global de la région Auvergne Rhône Alpes. Diabeloop a reçu en novembre son marquage CE. Ce qui lui permet d’envisager sa commercialisation début 2019.

C’est une forte demande des diabétiques : ne plus avoir à se préoccuper de mesurer leur glycémie en se piquant le doigt et de s’injecter une dose d’insuline. Des lecteurs de glycémie en continu utilisant un capteur sont déjà commercialisés depuis peu ; poussée par les associations de patients, l’Assurance maladie commence à prendre des décisions de remboursement tout en limitant leur prescription.
Le Freestyle Libre d’Abbott a été le premier à en bénéficier en juin 2017. Et depuis mars dernier, le Minimed 640 G de Medtronic (le capteur Enlite couplé à la pompe à insuline 640G) fait égalment l’objet d’une prise en charge sous certaines conditions.

Le système DBLG1 de Diabeloop est lui aussi composé de trois parties afin de reproduire les fonctions du pancréas, d’où le terme parfois utilisé de pancréas artificiel.

Diabeloop_ALT
Un capteur de glucose envoie par Bluetooth les données à un terminal qui héberge de l’intelligence artificielle afin de déterminer la meilleure dose d’insuline qui sera délivrée par la pompe connectée. Le capteur choisi est celui de la société Dexcom qui avait été apprécié par ses utilisateurs lors de tests effectués par le Diabet Lab de la Fédération des diabétiques. Pour la pompe à insuline, deux modèles des sociétés Cellnovo et ViCentra ont été utilisés lors de l’essai clinique qui a débuté il y a un an et touche à sa fin. L’algorithme prédictif intégré au terminal a été développé par Diabeloop, il permet de déterminer les doses d’insuline optimales pour le patient et de donner l’ordre à la pompe de les injecter automatiquement. Le système maximise les temps passés en normo glycémie et limite les hypo- et hyperglycémies du patient en fournissant des alertes et en les prenant en charge. Pour l’heure, la prise de nourriture et l’activité physique sont déclaratives. A terme, ces données pourraient être automatisées. L’adaptation pour les enfants diabétiques est en cours.

De la recherche à l’entreprise

Diabeloop est issu d’un projet de recherche médicale initié en 2011 par le Dr Guillaume Charpentier, président et fondateur du CERITD (association loi 1901 consacrée à la recherche et au traitement du diabète) qui a mené l’étude clinique Télédiab avec le système Diabeo en collaboration avec Sanofi.
En 2015 le Dr Charpentier et Erik Huneker co-fondent Diabeloop pour développer et commercialiser la solution issue de ces recherches. Un réseau de partenaires participe au projet dont le CEA – Leti et 12 CHU.
Diabeloop compte aujourd’hui 27 personnes pour assurer le développement et la mise sur le marché du dispositif.

Oublier son diabète

Le marquage CE du DBLG1 a été obtenu en novembre. Ce qui va permettre sa commercialisation en Europe courant 2019. En attendant, pour la France, un futur remboursement.
Pour les diabétiques et leur famille, ces technologies connectées en rupture avec le système piqûre/bandelettes sont très séduisantes et améliorent leur qualité de vie. Elles permettent d’oublier son diabète (« la machine réfléchit à ma place ») et de délivrer les parents d’enfants diabétiques de la charge mentale d’une surveillance quasi continue.
Quant aux médecins traitants, ils ont accès à toutes les données de leurs patients avec des synthèses. En temps réel, s’ils le souhaitent.
A noter : Verily (groupe Alphabet, la maison mère de Google) a annoncé le 16 novembre sur son blog qu’il avait décidé de suspendre le développement d’une lentille de contact capable de mesurer la glycémie développée avec Alcon (groupe Novartis).

www.diabeloop.fr
*Syndicat National de l’Industrie des Technologies Médicales

Mis à jour le 26/11/2018



Dégel du tiers payant intégral : un nouveau calendrier pour une généralisation progressive 2018-2021

C’est un rapport de l’IGAS remis le 23 avril au ministère de la Santé et à destination du parlement qui a relancé la perspective de la mise en oeuvre du tiers payant généralisable (Assurance obligatoire + complémentaires) avec un nouveau calendrier de déploiement.

En octobre 2017, l’IGAS a rendu, rappelons-le, un premier rapport soulignant les obstacles techniques et psychologiques s’opposant à la généralisation du tiers-payant jugée « irréaliste » à la date du 30 novembre fixée par le précédent. Ce qui a conduit la ministre Agnès Buzyn à reporter le processus. Mais pas à l’abandonner puisqu’elle a confié à l’IGAS en décembre un nouveau rapport sur les conditions de sa mise en œuvre.
Premier constat des rapporteurs, le tiers payant progresse, notamment dans les pharmacies mais reste limité à 28% des consultations et actes médicaux. Hors cas d’obligation légale (CMUC, ALD, accidents du travail, maternité) où il atteint 85%.
Ce qui a pêché jusqu’ici, ce sont les retards techniques. Le ministère se veut rassurant :
- les outils développés par l’Assurance maladie obligatoire sont disponibles et en cours de diffusion (téléservice d’accès aux droits intégré ADRi, permettant de vérifier les droits à jour du patient). Ouvert en 2016, le téléservice ADRi équipe 157 000 PS (au 1er mars) et a reçu au mois de janvier 4,7 millions d’appels en ligne.
- les outils des complémentaires (téléservice de droits complémentaires et de calculs IDB-CLC) sont en partie disponible et en cours de développement. Ils doivent couvrir 75% des assurés dès mi-2018 et la quasi totalité en septembre 2019.
De leur coté, les représentants des éditeurs de logiciels via la FEIMA (Fédération des éditeurs d’informatique médicale ambulatoire) se sont engagés à intégrer ses outils pour la mi-2019 au plus tard.
Ensuite, précise l’IGAS, « Si l’année 2018 est mobilisée par les développements, test et agréments des premiers éditeurs, l’expérience des évolutions récentes montre qu’il faudra un à deux ans après commercialisation pour que la démonstration d’une pratique simple et fiable du tiers payant convainque progressivement les médecins », il faut viser une montée en charge « prévisible sur quatre ans, de 2018 à 2021 ».
Le ministère a retenu ce calendrier pour un « déploiement effectif du tiers payant intégral sur la base d’outils simples et robustes » à partir de fin 2019.
Quatre activités ou populations ont été identifiées comme prioritaires : tous les actes pris en charge à 100 % par la Sécu (actes de dépistage du cancer) ; ceux réalisés pendant la permanence des soins ; l’activité en centre de santé ; les jeunes et étudiants (18/25 ans). Pour les centres de santé, cela suppose d’ajouter la prise en compte du critère intégration des services ADRi et IDB dans le label ASIP Santé.
Le comité de pilotage du tiers payant va poursuivre ses travaux pour préconiser les modalités de mise en œuvre opérationnelle pour ces publics à la rentrée de septembre. L’IGAS préconisait aussi de poursuivre en 2018 les groupes de travail profession par profession. Le but : assurer une « communication pédagogique » auprès des soignants et des patients, mais aussi « engager à terme une rénovation des bases conventionnelles »

Intégration dans les logiciels en 2018-2019

Les éditeurs attendaient ce nouveau calendrier. Pour certain, il y a une opportunité pour créer un nouveau service à valeur ajouté avec vérification des factures.
Parmi les premiers à monter au créneau, Sephira avec le service TiPToP qui a été présenté en janvier dernier (voir l’article)
Chez Aatlantide, qui gère de nombreux centres de santé, le Tiers payant intégral est déjà opérationnel via le service de gestion Acteur FSE, avec suivi des remboursements et rapprochement bancaires. Les téléservices de vérification des droits ne peuvent qu’améliorer le recouvrement.
Au 1er mars, 41 éditeurs avaient reçu l’autorisation de diffuser ADRi (pour 66 logiciels), dans le cadre du tiers payant pour les patients à 100%. Cette vérification des droits en ligne diminue les risques d’impayés ce qui est apprécié des professionnels devant pratiquer le 1/3 payant.
La FEIMA a toutefois recommandé d’attendre une plus grande couverture des téléservices des complémentaires, dépassant les 75% de la population, avant de se lancer.
Chez CompuGroupMedical (Axisante, Hellodoc), le Tiers Payant intégral c’est dans la « RoadMap (feuille de route) d’ici à la fin de l’année.
Chez Cegedim Logiciel Medicaux (Crossway, Mediclick, MLM), on suivra le calendrier FEIMA.
Il est vrai qu’il n’y a pas encore une forte demande de leurs clients médecins…D’autant que ces services ne seront pas gratuits. Il faudra expliquer qu’ils sont rentables car ils font gagner du temps. Et sont appréciés des patients

Voir la présentation et le rapport



Journées FFMPS à Nantes (2) : quelle télémédecine pour les MSP ?

En cette année 2018, où les pouvoirs publics veulent faire passer les actes de télémédecine dans le droit commun, les maisons de santé pluridisciplinaire ne pouvaient être en reste et la fédération a bine sûr organisé plusieurs ateliers sur le sujet avec la participation du terrain

Où en sont les MSP ? Pour beaucoup d’équipes de soins primaires, participants à l’atelier ", Télémédecine en MSP : ça marche ?", l’expérience de la télémédecine se résume à l’envoi d’images à un spécialiste ce qui correspond à une « téléexpertise ».
Soit en service rendu gratuitement dans le cadre des bonnes relations soit en s’abonnant à des services de société privées qui donne un avis sur un ECG ou une photo suspecte… Une MSP de six médecins témoigne de son expérience en liaison avec deux cabinets de dermatologues, pour la détection des cancers. La maison est equipée d’un appareil photo et d’un dermatoscope installé au niveau de l’accueil pour une utilisation facilitée. Les médecins prennent le cliché, les donnent au secrétariat, l’infirmière remplit la fiche patient et envoie au cabinet distant. « Nous traitons ainsi 200 dossiers par an et chaque année des tumeurs sont détectées ce qui permet au patient d’obtenir un RV rapidement. Nous allons aussi utiliser un smartphone sécurisé par le GCS régional, pour les visites.
D’autres ont participé à des expérimentations et ont été dotés dans ce cadre d’un magnifique matériel avec caméra vidéo et grand écran permettant des téléconsultations …qui se révèle très peu utilisé. « C’est souvent dans l’urgence qu’il nous faudrait un avis or le confrère spécialiste n’est pas toujours disponible, ce qui réduit l’intérêt ».
Des infirmières Azalée participent la télésurveillance de patients en insuffisance cardiaque avec une balance connectée installée au domicile de leurs patients. Plusieurs MSP citent la venue d’orthoptistes pour la détection des rétinopathies
Il résulte au total de ces témoignages contrastés, l’impression générale d’une activité chronophage dont on craint qu’elle ne soit en plus gênée par des problèmes de connexion. Beaucoup reste à faire notamment en matière d’informations concrètes.

Profiter des opportunités pour se lancer

C’est ce à quoi se sont employés les organisateurs de l’atelier qui ont invité les participants à se lancer et à profiter des opportunités
« Il y a des avancées, il faut s’en emparer » soulignant que si les acteurs de soins primaires ne se mobilisaient pas, les mutuelles qui sont déjà en train de mettre la main sur la téléconsultation au profit de leurs adhérents, vont occuper le terrain. Alors que c’est au médecin traitant d’être à la base de l’activité de télémédecine.
La télémédecine en EHPAD avec les généralistes d’une MSP, c’est déjà pris en charge, il suffit qu’ils soient sollicités par le médecin coordinateur. L’équipement se limite à une ligne sécurisée SDSL connectée (2Mega de débit) à la plate-forme eSanté régionale, un ordinateur avec caméra et micro et un grand écran permettant de voir le patient en taille réelle ainsi qu’un logiciel de transmission de recueil de données et de transmission du résultat de l’expertise. Ne pas oublier d’informer son assurance professionnelle et le conseil départemental. Les RV peuvent être pris à l’avance. Le MG reçoit par messagerie sécurisé le document SAED (Situation Antécédents, Evaluation Demande). Il se connecte lorsque le patient est prêt avec l’IDE à ses côtés. L’EPHAD est équipé comme la MSP avec en outre des dispositifs connectés comme un stéthoscope et un ECG.
Pour la télésurveillance des maladies chroniques, les six cahiers des charges du programme ETAPES qui assurent jusqu’à 28 000 euros de financement sont sortis.
Concrètement, les équipes de soins primaires ne peuvent se lancer que dans la télésurveillance des diabétiques et les infirmières Azalée être en vigilance pour certains malades chroniques.
Signe de cette opportunité pour les MSP, était d’ailleurs présent à Nantes, Air Liquide Healthcare et son offre Chronic Care Connect développée pour la prise en charge à distance des patients à risque de complications et ré-hospitalisations dans trois pathologies chroniques dont le diabète mal-équilibré sous insuline.
Tandis que plusieurs éditeurs de logiciels pour MSP commencent à se positionner. « Vous souhaitez vous lancer dans la téléconsultation ? Nos experts sont à votre disposition pour répondre à vos questions » pouvait –on lire sur un dépliant de Cegedim logiciels médicaux. CLM en partenariat avec Healphi propose d’installer des cabinets de téléconsultation tenus par des infirmières avec des médecins distants dans le cadre des financements ETAPES (rémunération de 25€ pour les actes dérogatoires). Une offre qui peut intéresser les CPTS. En attendant d’intégrer la consultation dans les logiciels CLM.
Chez CompuGroup Medical, on laisse juste entendre que l’on dispose déjà d’une partie des briques nécessaires à de telles évolutions avec CGM life & eservices : gestion des RV en ligne et services aux patients



Journée du sommeil du 16 mars : Philips met en avant sa Dream Solution pour l’apnée du sommeil

A l’occasion de la journée du sommeil, il n’est pas inutile de rappeler que 2 millions de personnes en France souffrent d’apnée du sommeil et que seuls 20% des malades sont diagnostiqués et suivis par un système de pression positive continue (PPC).

Ce traitement qui a prouvé son efficacité pour le SAOS (Syndrome d’apnée obstructive du sommeil) est pris en charge par l’Assurance maladie mais il rencontre des difficultés d’observance en raison de sa lourdeur : mauvaise acceptation psychologique de l’appareillage, intolérance au masque, bruit gênant pour le conjoint, intolérance à la pression.

Philips, déjà très implanté dans la PPC, a donc conçu une nouvelle solution qui permet de gommer au maximum ces inconvénients. 
Philips DreamStationGoDream Solution déploie une touche de modernité avec une DreamStation design et connectée, plus silencieuse en fonctionnement, qui se décline également en version nomade. La nouvelle DreamStation Go assure 13h d’autonomie et se glisse dans une pochette.
La gamme de masques DreamWear se veut plus légère à porter avec un contact minimal, assurant plus de liberté et un champ de vision dégagé. Aux modèles « minimal » (sous le nez) et « narinaire » déjà commercialisés vient de s’ajouter une version « nasobucal » (de 149 à 199 euros). L’utilisation du silicone prévient les irritations et traces rouges au réveil. Les premiers retours montrent que 78% des patients considèrent que le masque ne laisse pas de traces.
Pour réduire l’intolérance à la pression, le mode P-Flex permet une respiration et un endormissement plus naturel (la pression est plus faible pendant la phase d’endormissement).
Enfin, c’est l’application DreamMapper, dispositif médical de classe 1, validé cliniquement, qui aide les patients à intégrer ce traitement qui reste contraignant dans leur vie quotidienne. Le patient reçoit un bilan quotidien, accède à un tableau de bord de son traitement PPC qu’il peut partager avec les professionnels de santé via le site Internet.
Philips annonce également l’app Booster Tonic pour améliorer sa santé et optimiser les effets du traitement par la PPC.

La récente étude sur le sommeil réalisée par Philips auprès de 15 000 adultes dans 13 pays et publiée pour la journée du sommeil, montre 52% des répondants souffrent d’un trouble impactant leur sommeil : 25% d’insomnie, 16% de ronflements, 9% de douleurs chroniques, 6% d’apnées du sommeil, 6% de troubles liés au travail de nuit.
Améliorer le sommeil fait donc partie du positionnement de Philips qui a présenté au dernier CES de Las Vegas, SmartSleep, un dispositif connecté pour stimuler le sommeil profond chez les utilisateurs en manque chronique de sommeil.

Pour en savoir plus sur DreamWear

Voir aussi l’article de Buzz Medecin sur la sleep tech



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