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Université d’été de Castres : le foisonnement de la e-santé

La 10ème université d’été de la e-santé a réuni plus de 600 personnes à Castres du 5 au 7 juillet. Buzz Medecin y a passé deux jours et rend compte du foisonnement d’initiatives et d’acteurs qu’on y rencontre.

goodies 1

Pour ses dix ans, l’UEES avait prévu un gâteau, quelques « e-goodies » et un peu de réflexion sur le thème très « tendance » du transhumanisme. Comme pour marquer une pause face à ces nouvelles technologies qui transforment la médecine et les relations médecins-patients, nous tous en fait… Les débuts de l’informatique en posture assise face à un écran et un clavier sont marqués par la culture de la chaise, rappelle Milad Doueihi, universitaire passé de l’histoire des religions à l’humanisme numérique, l’utilisation en mobilité a fait exploser les usages. L’informatique commence à façonner l’humain de façon inédite…

Simulation et réalité augmentée

Notre façon d’apprendre d’abord. Des fameux Mooc qui mettent à disposition les savoirs 24h sur 24 à la simulation 3D ou la réalité augmenté. On en a vu de brillants exemples avec les Mooc de Formatic Santé, la plate-forme Medicativ d’Interaction Healthcare et les démos « live ».

Castres demo
Le mannequin intelligent acquis par l’école d’infirmière permet de simuler une intervention Pompiers-SAMU-CHIC (acronyme du centre hospitalier intercommunal de Castres) sur un accident de moto. Le mannequin émet des gémissements : ‘j’ai mal, aidez moi docteur" et sera opéré. Le débriefing permet de vérifier qu’il manque le gel de l’échographe ! C’est surtout l’occasion de vérifier la bonne coordination des équipes.
Thalès a réalisé en trois mois une application utilisant des lunettes de réalité augmentée, en lien avec le CHU de Nice et pour aider un chirurgien à distance à réaliser une opération avec les conseils d’un expert. C’est encore un prototype. Ces lunettes comme les Google glass retirées du marché grand public trouvent des applications en médecine. Le SAMU de Toulouse en a acquis une paire avec la solution Xpert Eye de la société AMA dans le cadre du dispositif d’urgence mis en place pour l’Euro. Cela permet au centre SAMU d’avoir une vision de l’ensemble du champ des victimes et de pousser des informations vers le terrain.
En matière d’information du public, il ne faut pas négliger pour autant les fiches papiers. Le think tank Lab e-santé en a préparé 50 sur les notions de base ou plus avancés de l’univers de la santé numérique. Les PDF des premières fiches disponibles sont à consulter ici.
Voir LES_FICHES_. Idéales pour la salle d’attente du médecin.

Big Data Santé, coaching et suivi des pathologies

elie lobelElie Lobel, ancien directeur du pôle Projets de l’ASIP Santé aujourd’hui directeur d’Orange Healthcare a donné le coup d’envoi des présentations  sur les perspectives de la santé connectée en matière de suivi et de gestion à distance des maladies chroniques pour affirmer sa conviction l’analyse des données de santé-le Big Data Santé, est la clé pour diagnostiquer et prévenir.
Le programme de surveillance des insuffisants cardiaques Cordiva (groupe Alere), avec une balance connectée et une box, en est un bon exemple. Il a débuté en Allemagne où sont suivis 16 000 patients et se poursuit en France à travers les deux études cliniques PIMPS (CH Pontoise) et OSICAT (CHU Toulouse).
A Castres, on ne parle que de décloisonnement, de « living labs », ces espaces où l’on co-construit les produits avec les patients et les PS et où l’on teste les solutions. L’école d’ingénieurs ISIS (Informatique et système d’information pour la santé) qui accueille l’Université d’été dans ses locaux en possède d’ailleurs un.
Le Pr Odile Boespflug-Tanguy évoque son partenariat avec la société IOT-EZ dans le cadre du projet Hanoc (soutenu par Kyomed) pour évaluer la capacité motrice d’enfants atteints de maladies neuro-dégénératives en utilisant des objets connectés du marché.
Ancrée sur le terrain avec 260.000 collaborateurs sur 17.000 points de contact, La Poste apporte sa pierre humaine à l’édifice e-santé : ses facteurs assermentés peuvent installent le matériel (hub numérique), expliquer le fonctionnement, apporter des tests de dépistage (opération Carsat en Limousin pour le test du cancer colorectal) ou des médicaments ; et son service Docapost est hébergeur de données de santé.
Harmonie Mutuelle a fait part de l’utilisation par ses salariés (20% sont inscrits) du site Betterise qui réussit à fidéliser ses utilisateurs (12 500 inscrits adhérents) en leur envoyant quotidiennement des messages bienveillants et hyper personnalisé pour les encourager dans leur programme santé (arrêter le tabac, perdre du poids ou autre…).
 

Qui dit technologie ne dit pas forcément transhumanisme, heureusement

Une technologie « humaniste « en quelque sorte pour revenir au thème choisi cette année et dont le point d’orgue fut certainement la table-ronde passionnante réunissant le Pr François berger, neuro-cancérologue, François Viella, professeur de droit (Montpellier) spécialiste de bioéthique et Jean-Michel Besnier, philosophe. Pas vraiment un débat car les trois intervenants sont convaincus que le transhumanisme n’est qu’un courant d’opinion rassemblant les personnes qui considèrent que les sciences et les technologies sont capables de répondre aux attentes de l’homme et tentent d’imposer la nouvelle norme du surhomme, pour qui la maladie est une « panne ». « C’est un système d’annonce » dit le philosophe qui dénonce un monde technologique où la conscience est un handicap. « Cela relève du neuro-charlatanisme » s’insurge le médecin. « Il faut avoir le courage de ses convictions, conclut le juriste, nous proposons de nous arrêter. On prendra du retard, et alors ? »

Un dynamisme régional ouvert aux start-up santé

Il n’y aurait pas l’Université d’été sans  le dynamisme de Castres-Mazamet Technopole et de son réseau de contacts, Pierre Fabre en tête, et bientôt de start-up e-santé, avec un concours d’implantation à la clé (ouvert jusqu’au 30 septembre). Lauréate l’an dernier, Start Track, application spécialisée dans l’analyse des paramètres physiologiques (30) et environnementaux pour adapter son effort en fonction de son état de santé, est aujourd’hui installée à la pépinière l’Arobase.

castres ambiance

La remise des Trophées de la e-santé (dix au total) pendant l’Université participe de cette ébullition. Le Grand Prix est allé à JokkoSanté, une pharmacie communautaire virtuelle présentée par Sensys solutions (Sénégal), le Coup de Cœur à Noa, compagnon connecté et ludique des enfants asthmatiques (Université de Nantes) le prix des internautes et le prix de la Télémédecine à Oscult, échographe de premier niveau sur iPad à destination des praticiens non spécialistes de l’imagerie, etc. Voir le communiqué en PDF. Ce dynamisme et la convivialité des rencontres ne manquent pas de séduire les sponsors qui reviennent comme la société luxembourgeoise Tarkett en quête de partenaires pour utiliser son revêtement de sol connecté, détecteur d’activité, FloorInMotion.



Simulation numérique : MedicActiv va ouvrir fin 2016 avec plus de 80 cas cliniques en 3 D

Interaction Healthcare, spécialisée dans la e-santé, a profité de la tenue de la conférence annuelle de son département de simulation numérique SimforHealth pour annoncer un tour de table réussi de 5 millions d’euros qui va lui permettre de développer ses activités dans le domaine de la simulation au service de la formation des professionnels de santé. Déjà à son actif,  la formation de 22 000 professionnels de santé.

Un patient virtuel mais un raisonnement naturel

cac clinique virtuel

Présidée par Jérôme Leleu, l’entreprise créée il y a 8 ans est portée par l’exigence actuelle « jamais la première fois sur le patient » qui voit l’introduction de mannequins robotisés très réalistes pour l’enseignement des gestes et de simulateurs pour le raisonnement diagnostic. Si les étudiants restent polarisés sur la réussite des ECN, à partir de l’internat, les cas cliniques interactifs et virtuels sont appréciés pour la formation initiale puis la formation continue. Le pilote de 5 cas cliniques mis en ligne à l’automne dernier sur la plate forme de simulation numérique dédiée à la santé, MedicActiv, a permis de repérer le niveau de précision souhaité par les utilisateurs. « Si vous devez porter un diagnostic, c’est à vous de penser par vous même quels examens vous devez prescrire. Certains nous ont ainsi demandé d’enlever les pastilles de couleurs que nous avions installés pour les guider ». L’examen clinique virtuel doit rester dans le cadre du raisonnement naturel. « Tout cela relève encore du domaine de la recherche. Une socio-anthropologue, Caroline Simonpietri fait actuellement sa thèse chez Interaction Healthcare.

Un rendu 3D simple à utiliser

En septembre, c’est le moteur Patient Genesys permettant le rendu de cas clinique avec un patient virtuel qui sera mis à disposition des universitaires, chercheurs, médecins, établissements qui souhaitent développer leurs cas cliniques. « Nous achevons de le rendre le plus simple possible » « Il y a une appétence très fort, pour notre démarche et nos outils, souligne Jérôme Leleu. Notre collaboration avec les universités de Bordeaux et de Montréal porte ses fruits, le service de Santé des armées est intéressé. Le CHU du Kremlin Bicêtre va intégrer la plate-forme dès septembre, pour la formation des étudiants de 3e année ». Les contenus seront payants sous forme d’abonnement (pour les établissements), ouverts par les universités avec rémunération des auteurs (et 30% pour MedicActiv selon le modèle d’iTunes). Des mutuelles peuvent aussi proposer des contenus aux médecins. Pasteur Mutualité veut ainsi offrir des formations à ses adhérents.
Fin 2016, MedicActiv ouvrira avec plus de 80 cas cliniques dont 40% en anglais.
Pour Jérôme Leleu tout cela montre bien que la simulation numérique en 3 D est l’un des axes majeurs de la e-santé d’aujourd’hui et de demain. A suivre…



Ouverture de MedicActiV : découvrez ses premiers cas clinique en simulation numérique

L’iTunes de la formation en santé

« Notre objectif est de devenir l’iTunes de la formation en santé ».  Pour le moment,  MedicActiV, présentée comme la première plate-forme de simulation numérique dédiée à la santé,  a ouvert le 12 octobre avec cinq cas cliniques de cardiologie en consultation gratuite.
«  Il s’agit de montrer au monde de la santé les possibilités de la simulation numérique et le potentiel de MedicActiV pour la formation des professionnels de santé. C’est un début, pour donner à envie à d’autres équipes médicales de se lancer à leur tour dans l’aventure » souligne Jérôme Leleu, président d’Interaction Healthcare qui est à l’origine de la plate-forme.  MedicActiV a été développée par SimforHealth (Sim4Health), le département de simulation numérique en santé de l’Agence digitale en Santé.

L’événement inaugural s’est passé à Bordeaux. L’agence Interaction Healthcare y est implantée et   lUnité de Traitement de l’Insuffisance Cardiaque (UTIC) du CHU de Bordeaux à l’hôpital cardiologique du Haut -Lévêque s’est jeté à l’eau la première en collaboration avec l’équipe CARMEN « Modélisation et calculs pour l’électrophysiologie cardiaque » de l’INRIA Bordeaux.

Ces cinq cas cliniques concerne le même patient  de 52 ans, M. Plantier, dont on va suivre l’évolution cardio-vasculaire sur plusieurs années, si l’on est généraliste ou cardiologue et qui va aussi être pris en charge aux urgences.  Le généraliste découvre une HTA  à l’occasion d’un bilan de routine, décèle un patient à risque, prescrit des examens, dont il aura les résultats pour la consultation suivante. Le module de suivi du patient de 52 à 58 ans comprend cinq consultations soit environ 1h15 de formation. Le praticien interroge son patient, l’ausculte,  peut consulter son dossier qui s’enrichit au fil des mois et de années. Comme dans la vraie vie. Les réponses aux quiz diagnostic et traitement, sont  ensuite analysés à la lumière des recommandations de la société européenne de cardiologie et de la HAS (disponibles dans les annexes).  

Faire baisser les coûts en mutualisant et grâce à Patient Genesys

Sur  MedicActiV,  l’éditeur reste libre de son modèle économique : mettre ses cas cliniques à disposition gracieusement, prévoir un accès payant, des services d’abonnement pour les établissements de formation.  La réalisation de telles consultations virtuelles reposant sur des cas cliniques représente un budget  de 50 000 à 150 000 euros,  selon la complexité, explique Jérôme Leleu, ce qui n’est pas à la portée de tous les formateurs. 

 

A la mi-2016, intégré à MedicActiV, doit s’ouvrir Patient Genesys, un outil de création de cas clinique virtuel, issu d’un programme de recherche collaboratif (voir l’article du blog) mené par un consortium dont fait partie Vidal avec Interaction Healthcare à sa tête. Ayant à leur disposition un choix de patients virtuels et d’environnement 3D, un moteur de synthèse vocale et et un agent conversationnel, les professionnels de santé et médecins formateurs pourront créer eux mêmes leurs cas cliniques digitaux et leurs consultations virtuelles.  Qui seront mis en ligne sur MedicActiV.

Pour déployer la plate-forme à l’international, Interaction Healthcare  entamera début 2016 une nouvelle levée de fonds de 2,5 millions d’euros. « C’est un marché porteur pour la France et le développement de la French Tech" qu’Interaction  Healthcare s’emploie à  développer. On ne demande qu’à les suivre.

Pour tester en pratique : www.medicactiv.com Il faut tout d’abord créer un compte. Les cas sont accessible en ligne via Safari ou Firefox en téléchargeant un fichier exécutable (Unity Web Player)  ou en téléchargeant l’application MedicActiV pour Windows X et sup  avec un  microprocesseur Core i3 minimum ou Mac OS X 10.7 et sup. J’ai testé sur un PC portable sous Vista en téléchargeant l’application MedicActiV (très rapide) et tout a très bien fonctionné.

 

 



Kinapsys de RM Ingénierie : la réalité virtuelle au service de la rééducation

M.M. Foucault, père et fils, respectivement « general manager » et « deputy general manager » de RM Ingénierie, ont joué les vedettes du 5e Investor Summit (où le « booklet » de synthèse est en anglais) de Cegedim à Boulogne le 16 décembre.
Romain le fils a fait « travailler » son père Pierre en rééducation fonctionnelle et neurologique pour démontrer les possibilités de la nouvelle solution Kinapsys, basée sur la Kinect V2 de Microsoft et son capteur de mouvement. M. Foucault père, face à un écran, s’est donc immergé dans un environnement virtuel où son image aux articulations et aux segments visibles (comme sous des rayons X) reproduit ses propres mouvements. On est en plein dans la réalité augmentée. M. Foucault père gagne un point quand le mouvement est bien fait : des mouvements de bras, d’épaule, de jambes selon les exercices programmés (il y en a 250). Il exécute un exercice en double tâche comme un Memory piloté par les pieds. Il a un retour visuel immédiat (biofeedback) sur sa réussite. A sa console, M. Foucault fils gradue difficulté et vitesse. Car tout est paramétrable.

 

 

 

 

 

 

 

Première solution de rehab-gaming

L’entreprise de Rodez, qui a rejoint le groupe Cegedim en 2006 travaille depuis 31 ans avec les kinés. Elle occupe une position de leader sur ce marché (22.000 clients) et innove constamment. L’arrivée de la Kinect de Microsoft lui a inspiré cette solution intégrée pour la rééducation, un « serious game » qui marque la naissance du rehab-gaming, des exercices divertissants permettant de traiter différentes pathologies. Kinapsys intéresse la traumatologie, la gérontologie, la neurologie, la rhumatologie, l’orthopédie, les désordres pondéraux, etc. Présenté en septembre au salon Rééduca, Kinapsys a gagné le trophée « Rééduca Innov 2014 » et a reçu un accueil favorable des kinés. Il était aussi en démonstration au grand salon international Medica de Düsseldorf en novembre. C’est la solution la plus aboutie dans son domaine sachant que la Wii de Nitendo a aussi trouvé des utilisations en rééducation. 
A l’issue de leur démonstration à Boulogne, M.M. Foucault se sont éclipsés avec leur matériel car ils avaient rendez-vous chez Microsoft où Kinapsys fait figure de meilleur exemple d’application santé de la Kinect.
Le pack complet est vendu 4900 euros TTC. La commercialisation débute.
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