Paymed

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Pour un »tiers payant »independant : les syndicats lancent Paymed et veulent négocier avec les complémentaires

Sept syndicats* dont le SML et la CSMF côté medecins, ont tenu une conférence de presse interprofessionnelle pour présenter le système Paymed, alternative libérale au tiers payant généralisé. L’enjeu est double : apporter d’une part simplicité et sécurité lors de la mise en place du tiers payant au cabinet et obtenir, d’autre part, des complémentaires une convention nationale collective pour garantir l’indépendance des professionnels.

Vent debout contre le tiers payant généralisé obligatoire, les médecins ont finalement obtenu un tiers payant généralisable non obligatoire qui n’a rencontré que peu de succès.
Mais force est de constater que leurs patients sont favorables au 100% santé déjà en cours pour les prothèses dentaires, l’optique et les audioprothèses. De plus en plus d’actes font l’objet d’une prise en charge à 100% de l’Assurance maladie, comme les nouvelles consultations obligatoires de l’enfant. Pragmatiques, les syndicats s’inscrivent désormais dans la démarche, encourageant les professionnels à faciliter l’accès aux soins .

Paymed, simple, sécurisée et indépendante

Testée depuis mai et commercialisée depuis septembre, la solution Paymed, dont les 7 syndicats sont actionnaires s’est constituée autour du savoir-faire technologique de Résopharma, l’organisme concentrateur technique (OCT) qui gère le tiers payant pour quelques 10 000 officines. Il vérifie les droits des assurés pour garantir au pharmacien le remboursement par l’Assurance maladie et les complémentaires.

Au terme de tiers payant, les syndicats préfèrent d’ailleurs celui de dispense d’avance de frais pour le patient mais aussi pour le professionnel.
Paymed, adossé au Crédit Agricole, s’est en effet constitué en établissement bancaire et garantit le paiement au professionnel à J + 6.
Ce dernier envoie un flot unique AMO +AMC. L’abonnement est de 36 à 60 euros/mois en fonction du volume de télétransmissions.
Selon le président de la CSMF, Jean-Paul Ortiz, le tiers payant démarre très lentement, seuls 6,5% des médecins généralistes et 30% des radiologues ont signé avec l’Inter-AMC, le concentrateur gérant le tiers payant des complémentaires (83% de la population couverte).
Pour Paymed, il ne saurait être question d’utiliser le service de vérification des droits développé par l’Inter-AMC ( téléservice Identification des droits des bénéficiaires ou IDB analogue à l’ADRi pour l’AMO) alors que celui de Resopharma évite aux professionnels de contractualiser individuellement avec les AMC. Les syndicats soulignent le risque pour les professionnels de se retrouver dans les réseaux de soins des complémentaires.

Négocier une convention nationale avec les AMC

Paymed est opérationnelle mais pour gagner en simplicité,  la solution doit encore être intégré dans les logiciels métiers. Des partenariats sont en cours avec les principaux logiciels médicaux et Paul Henri Cheminal, directeur général de Paymad se montre confiant.
Il reste enfin la dernière étape, réclamée par les 7 syndicats, celle de l’ouverture de négociations avec les AMC ( l’UNOCAM) pour obtenir une convention nationale. L’interprofession devra peser de tout son poids.

A noter : d’autres solutions comme celle de Sephira baptiseé TipTop utilisent IDB et CLC, calcul en ligne complémentaire  De bonne source, il y aurait environ 300 MG en tiers payant intégral

* CSMF, SML, FSPF, FNI, SDB, FFMKR et UNSAF.



Un terminal santé et bancaire ouvert aux applications

Pour la société qui l’a conçu à partir d’un TPE du fabricant chinois Pax, n°2 mondial sur ce marché, c’est un chaînon manquant dans la famille des lecteurs SESAM-Vitale. Car il combine la fonction bancaire et la lecture des Cartes Vitale et CPS dans un smartphone sous android, un système non propriétaire, ouvert vers le développement d’applications.

Spécialisé depuis de nombreuses années dans la fourniture de lecteurs et solutions pour la télétransmission, AF Care a fait homologuer en février dernier par le GIE SESAM Vitale un petit module Smart Duo First pour iOS (7 février) et pour Android (15 février) qui permet un accès sécurisé aux cartes CPS et Vitale utilisable pour tous les services de la sphère.
Le principe est d’utiliser son smartphone comme terminal intelligent et de le faire communiquer par bluetooth avec un accessoire, le module lecteur de cartes (technologie PC/FC). Une nouvelle version Nomade est en cours d’homologation.
TPE-sante-android-cb-vitale-cpsLe TPE Santé Pax A 920 se situe dans la droite ligne de ces développements.
Le Pax A 920 a d’abord été homologué pour la monétique avec Nepting, un partenaire français.
Pour adapter le matériel chinois à la santé, AF Care a ensuite remplacé la trappe d’origine du TPE par une trappe avec lecteur de CPS. Le lecteur de carte bancaire permet aussi de lire la carte Vitale.
Ce TPE-lecteur santé est en fait un smartphone sous Android. Contrairement aux autres TPE, il ne fonctionne pas sous un OS propriétaire et ouvre donc aux développeurs d’application un vaste champ de possibilités. C’est l’application santé d’ AF Care qui lui permet de lire les CV et les CPS (pour la création de FSE). lecteur-cps-tpe-bancaire
La société travaille actuellement sur une application mobile TLA qu’elle va présenter à l’homologation du GIE dans le cadre de la norme dispositif intégré. Ces nouveaux terminaux devraient répondre aux différentes besoins des professionnels de santé en mobilité, comme la consultation du DMP et la connexion aux teleservices de l’Assurance Maladie.
C’est maintenant aux éditeurs de logiciels métier de les intégrer dans leurs solutions.
AF Care a commencé sa tournée des éditeurs.

www.afcare.fr



Sephira : 20 ans au service de la gestion « sans douleur » des FSE

 Sephira, entreprise pionnière de la télétransmission autonome et mobile, leader chez les médecins spécialistes et les sages-femmes avec Intellio, a fêté ses 20 ans en juin. Pour célébrer cet anniversaire ses 26 000 clients, professionnels de santé libéraux se sont vu proposer un jeu concours avec tirage au sort en septembre ! Et pour Buzz Médecin, c’est l’occasion de faire le point sur le présent et l’avenir de la télétransmission et du tiers payant.

Il y a 20 ans, Sephira s’installait au Mans (où se trouve également le GIE SESAM-Vitale) avec l’objectif de simplifier la gestion des FSE par les professionnels de santé
A l’époque, tous les médecins, loin de là, ne s’étaient pas mis à l’informatique et la télétransmission, imposée par les ordonnances de 1996, rencontrait de vives résistances.
C’est dans ce contexte qu’un jeune ingénieur, Daniel Israël conçoit une solution autonome indépendante de l’ordinateur et qui plus est mobile. En utilisant non pas un simple lecteur SESAM-Vitale branché sur l’ordinateur mais un terminal bifente doté d’une batterie, d’un logiciel de télétransmission et de mémoire (pour la cotation des actes), pouvant éditer une facture, à l’image des terminaux bancaires. Il suffit de le placer sur son socle en fin de journée pour télétransmettre les FSE en utilisant la ligne téléphonique (RTC). Sephira se charge alors de tout : pointer les lots de FSE, gérer les retours Noémie, renvoyer les FSE rejetées etc…et garantit le bon fonctionnement du lecteur avec un échange standard.

Le GIE SESAM Vitale n’avait pas prévu ça

Intellio 2001Un an après son lancement en mai 2000, la solution baptisée Intellio a conquis 3000 clients. « Et Intello créa la simplicité » dit sa publicité… Un de ses principaux concurrents « sans ordinateur » propose de télétransmettre avec… un minitel alors très répandu ! Le GIE SESAM Vitale n’avait sûrement pas prévu ces solutions alternatives ! Mais ne peut que se réjouir de voir augmenter le nombre de médecins télétransmetteurs !
Sephira va aussi profiter de l’arrivée d’Internet dans les cabinets (plus de communication téléphonique en sus), des progrès technologiques des terminaux et s’adapter à toutes les nouvelles exigences de la CNAM et du cahier des charges SESAM-Vitale. Dernière en date, la facturation des actes de téléconsultation et de téléexpertise.
Pour les médecins désormais informatisés en masse ( la ROSP va contribuer à vaincre les récalcitrants), Sephira créé web Intellio sur ordinateur et rachète le logiciel de gestion de cabinet Medicawin pour pouvoir proposer un dossier patient à son important parc de clients et l’accès au fameux DMP dont on commence à parler. Le succès est relatif.
Le cœur de métier de Sephira c’est la gestion des flux de télétransmission, comme le souligne Daniel Israël à Buzz Médecin en évoquant le lancement de TipTop, le nouveau service pour le tiers payant obligatoire  « Nous sommes à la fois éditeur et concentrateur et occupons donc une place de choix nous avons la main sur l’émission du flux. Notre expertise, c’est la facturation. Et nous proposons une qualité de services qui n’a rien à voir avec la soumission aux exigences de l’Assurance Maladie". Mettre en avant les avantages du tiers payant en gain de temps et de gestion comme hier ceux de la télétransmission, c’est le nouvel objectif de Sephira.  TipTop interroge les droits du patient (ADRi et IDB  pour les mutuelles) et le paiement du médecin est garanti. «  Cela supprime le rapport à l’argent et évite la rupture de soins »

Demain plus Cloud


Et demain ? Le cloud bien sûr. Sephira a acquis le logiciel web Ubinet pour les paramédicaux et va sortir en septembre à leur intention une application tous supports pour une facturation en mobilité total
. Puis ce sera en décembre, le tour des médecins de se voir proposer un logiciel de facturation en mode cloud tous supports, toutes plates-formes.
« Savez vous que nombre de plates-formes de téléconsultation nous ont consulté pour la facturation ? » indique Daniel Israël pas du tout inquiet par l’arrivée de la e-Carte Vitale, l’appli carte Vitale dont les expérimentations vont commencer. Intellio qui a obtenu la conformité logicielle avec l’appli carte Vitale (sur le smartphone du patient) va y participer. Le patient positionne le smartphone et son application sur le Tag NFC fourni au professionnel et Intellio récupère les informations.
Confiant dans l’avenir, même si beaucoup de médecins clients vont partir à la retraite, le président fondateur de Sephira observe : « On ne s’est pas démodé. Intellio reste plus vendu que web Intellio. Nous offrons toujours une réponse à la télétransmission sans équivalent et une vraie liberté pour les jeunes médecins. L’option tiers payant ajoute à ce côté sécurisant. »

 

En chiffres : Sephira compte une centaine de personnes au Mans et en Israël (recherche développement) et un chiffre d’affaires de 14 millions d’euros . 65 millions de FSE sont émises par ses 26 000 clients professionnels de santé pour un montant de l’ordre de 2 milliards d’euros de prestations facturées.