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Maisons et Pôles de Santé : 6% ont un SI partagé entre PS

Les 3èmes journées nationales de la FFMPS (Fédération française des maisons et pôles de santé) ont fait salle comble au centre des congrès de Tours les 21 et 22 mars avec plus de 500 inscrits, preuve du dynamisme des « équipes de soins primaires exerçant de manière cooordonnée ».

L’intérêt de ce marché n’a pas échappé aux éditeurs de logiciels qui étaient présents (CLM, CGM, Prokov, ICT, Weda) ou avaient glissé un dépliant dans le sac remis aux participants (Silk Informatique, Aatlantide).
 

 

 

 

 

 
600 MSP ouvertes fin 2014

Combien y en a-t-il ? Les promoteurs, ceux qui ont depuis longtemps une vision d’avenir de l’exercice coordonné en voient déjà 1000 pour la fin de l’année…Les statistiques de l’observatoire mis en place à la DGOS (direction générale de l’offre de soins) en mars 2012, établies à partir des données des ARS, recensent 436 MSP ouvertes et 493 en projet au 14 mars 2014. A comparer avec les chiffres du 14 mars 2013 : 240 et 309. Soit 70% d’augmentation en un an. Et plus 62% pour le nombre de maisons à caractère multidisciplinaire ouvertes : 394 en 2014 contre 149 en 2013. D’ici fin 2014, Isabelle Manzi, à la DGOS, estime qu’il y aura 600 maisons ouvertes et 480 en projets.
Une chose est sûre, l’exercice coordonné a le vent en poupe. Ce n’est pas une mode passagère mais bien une tendance de fond. Qui va dans le sens de la volonté des pouvoirs publics (et de la stratégie nationale de santé) et des souhaits des professionnels de santé eux même. « Les jeunes ont envie de faire de la médecine générale si c’est dans ce type de structure, a souligné le Pr Dominique Perrotin, président de la conférence des doyens qui observe « une remontée des soins primaires qui étaient en train de se déliter »

5% des médecins, 10% des PS

1900 médecins travaillent en exercice coordonnée selon le chiffre de l’observatoire. Le président de la FFMPS, le Dr Pierre de Haas, estime que le regroupement touche 5% des médecins et 10% des professionnels de santé. De fait, toutes les équipes de soins primaires exerçant de manière coordonnée sont concernées, qu’elles se situent dans une maison, travaillent en pôle ou encore en centres de santé. Le président de la fédération nationale des centres de santé, le Dr Richard Lopez ne voit pas la différence de pratique avec les professionnels des 450 centres de santé médicaux et polyvalents, fussent-ils salariés et prédit que dans 5 ans, les deux fédérations auront fusionné pour donner naissance à la fédération des soins primaires. La différence se situe surtout dans la facturation avec un agrément SESAM-Vitale spécifique pour les centres de santé.
Pour le Dr de Haas, le mouvement est parti, l’avenir est dans les équipes. Il y aura des unités de deux médecins comme de 18…

6% de partage d’information entre PS

 

 

 

 

 

 

 

 

Le partage de l’information fait partie du cahier des charges établi par l’ASIP Santé en collaboration avec la FFMPS pour la labellisation des logiciels. Mais selon l’enquête de la DGOS (251 réponses sur sur 436 MSP) si 50% des maisons ouvertes projettent de se doter d’un Système d’information partagée entre PS, seules 6% l’ont fait. Même si entre médecins, la proportion est bien supérieure. Il y a donc encore beaucoup de travail pour les six logiciels labellisés. Cinq labels ont été validés lors d’une visite de conformité ( ActeurCS.fr, Chorus en niveau 2 , Hellodoc, Monlogicielmedical.com , Weda). Le 6ème, celui d’éO vient d’être délivré. Axisanté 5 va entreprendre le processus. Son logiciel de télétransmission Axiam est déjà agréé pour les paramédicaux. Présentant leur solution à Tours, plusieurs éditeurs ont mis l’accent sur la messagerie instantanée interne qui facilite la communication entre professionnels. C’est le cas d’ICT et de Weda (qui utilise son module d’échange). Les groupes comme CGM et CLM insistent sur l’importance de leur réseau d’agences ou de représentants en région. CLM a engagé 4 chefs de projets pour accompagner les phases préparatoires. Quant à Medistory, très apprécié de ses clients, il n’est pas labellisé et pense qu’un fonctionnement en réseau suffit à la coordination et que le partage de données avec les paramédicaux n’est pas encore souhaité par tous. Dans l’attente du prochain label.


 

 

Il faut savoir que la HAS (Haute autorité de santé) a mis en place un centre de ressources en soins primaires pour plus d’efficience et de qualité dans les MSP. L’objectif est d’aboutir à des « data set » de bonnes pratiques du parcours de soins qui pourraient s’insérer dans les logiciels et servir à évaluer l’activité (indicateurs). La labellisation est en train d’évoluer avec la réalisation d’un nouveau cahier des charges où la qualité (du service notamment) sera prise en compte.

 

 

 

 Un modèle économique encore fragile

Les projets de MSP doivent beaucoup aux professionnels eux-mêmes quand ils sont promoteurs mais aussi aux efforts financiers de l’Etat, des régions voir de l’Europe qui apportent la moitié du budget. Mais il faut éviter de penser à l’immobilier au départ. Il faut penser au projet médical et coordonné. « Nous avons besoin de bouger des frontières pour que l’équipe puisse facturer » Ce type de nouveaux actes n’est pas encore répandu. Le Dr Luc Duquesnel de l’UNOF s’est désolé que n’aient été prévues que 150 enveloppes pour les nouveaux modes de rémunération (NMR) alors que 230 demandes ont été déposées. 147 MSP en bénéficient. « En laisser un tiers sur le carreau, ce n’est pas possible. »

 



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