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Withings lance Body Cardio, la balance connectée qui surveille vos artères

Withings annonce ce 8 juin la sortie mondiale de Body Cardio disponible pendant un mois uniquement dans les Apple Store. Cette balance connectée se présente comme un coach santé qui permet de surveiller la rigidité artérielle par la mesure de la vitesse d’onde de pouls. Un instrument de prévention, testé par Buzz Médecin en avant-première.
(Voir le test)

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Parce qu’il est naturel et facile de se peser, Withings continue à explorer toutes les possibilités des balances connectées pour obtenir en quelques secondes un bilan de santé de plus en plus complet. Comme l’explique Cedric Hutchings, directeur général de Withings : « Notre vision, c’est que la technologies et ses applications peuvent influer sur la façon dont nous gérons notre santé à condition de proposer des objets de la vie quotidienne ». Et la balance en est un. Body Cardio représente la 4e génération et la plus aboutie, qui propose une mesure jusque là réservée au seul milieu hospitalier, celle de la vitesse d’ondes de pouls. Aussi puissant que l’analyse des facteurs de risque

Du sphygmomètre à la balance

Sur ce point, la parole est au Pr Pierre Boutouyrie, cardiologue à l’Hôpital Européen Georges Pompidou (HEGP), qui a collaboré au projet et travaille depuis 25 ans sur le thème de la rigidité artérielle. L’élasticité est cruciale pour le bon fonctionnement du cœur qui sera pénalisé par la rigidité. C’est donc « une valeur prédictive pour les maladies du système cardio-vasculaire ; aussi puissante, selon les méta-analyses, que la synthèse des facteurs de risque ». Ce paramètre « attrayant » reste toutefois peu connu car les techniques de mesure sont cantonnées aux laboratoires de recherche. La vitesse d’onde de pouls, liée à la souplesse de la paroi artérielle, est mesurée par un sphygmomètre en utilisant des capteurs placés près de l’artère carotide et près de l’artère fémorale et la tonométrie d’aplanation. Le décalage entre les deux mesures est corrélé à la rigidité. Body Cardio intègre cette mesure en calculant la vitesse d’onde de pouls à partir du temps mis par l’onde pour aller de l’aorte dans le corps jusqu’aux vaisseaux sanguins dans les pieds et en tenant compte de l’âge.. « La balance est tellement sensible qu’elle enregistre les variations de poids liés aux contraction du cœur. C’est de la balistocardiographie, explique le Pr Boutouyrie, immédiatement séduit par l’idée de Withings. Notre travail au laboratoire a consisté à bien calibrer les mesures de la balance par rapport aux données de références prises par sphygmometrie. C’est un peu moins précis mais suffisant pour visualiser le risque ». Et inciter à consulter un médecin si l’on dépasse la valeur normale ( établie à partir de l’étude de 12.000 sujets). Avec des conseils pour atteindre l’optimale.
Body Cardio ne se contente pas de vous donner l’âge de vos artères. C’est un impedancemètre qui fait une analyse complète de la composition corporelle (pourcentage de masse grasse, d’eau, de muscles, IMC…). Des capteurs mesurent la qualité de l’air (CO2) et la température. L’application Health Mate recueille les données et les présente sous forme graphique pour « coacher » votre santé.
Body Cardio n’est pas un dispositif médical mais un outil de coaching et de prévention. Il n’empêche, si l’on dit souvent qu’on a l’âge de ses artères, il va falloir pas mal de pédagogie pour familiariser le grand public avec l’onde de pouls…
(voir le test de Buzz Medecin).

179, 95 euros. Disponible dans les Apple Store et sur Withings.com puis chez les distributeurs à partir de juillet.
La vente en pharmacie avec un discours santé est également prévue.



Ubérisation de la santé : un phénomène liée à l’insatisfaction des patients (et des médecins)

 Après un rapport et un avis de l’Ordre des médecins en février dernier, l’ « ubérisation » de la santé a fait l’objet d’un débat animé pendant la Paris Healthcare Week. Et il suffisait de se rendre le lendemain à Doctors2.0 and You pour achever de s’en convaincre. Ce phénomène, né des possibilités offertes par nouvelles technologies, est à relier aux besoins non satisfaits des patients (de plus en plus experts de leur santé) mais aussi des médecins, demandeurs de temps médical. Un motif de réflexion pour les professionnels de santé et leurs institutions.

Où l’ubérisation peut marquer des points

Pourquoi un secteur d’activité, et la médecine en est un, peut-il faire l’objet d’ « uberisation », néologisme provenant d’Uber, la plate-forme de réservation qui fait de l’ombre aux taxis ?

Ce peut être une question de tarif. En France, avec la gratuité de la majorité des soins et la perspective d’une consultation à 23 euros, ce n’est pas le cas. Il serait difficile d’établir un « business plan » en proposant des prestations moins cher. Il n’y a guère que l’optique et le dentaire qui puissent être concernés. En outre, les professions de santé sont fortement réglementées.

En revanche, des « sociétés intermédiaires » intervenant comme des « conciergeries numériques entre le patient et le médecin, selon les termes du CNOM dans son rapport de février, s’engouffrent dans les créneaux encore insuffisamment pris en compte. Par exemple :

  • le conseil médical complémentaire après une consultation ( plate-forme de conseils, applis, site web)
  • le retour à domicile après des hospitalisations de plus en plus écourtées ( plate-forme d’appel, applis, objets connectés)
  • la prise de rendez-vous médicaux (plate-forme de start-up)
  • le deuxième avis médical (sites web avec téléconseil)
  • le suivi des pathologies à domicile (appli, plate-forme de conseils, objets connectés, observance)
  • les urgences saturées ou trop éloignées dans le cas des déserts médicaux (plate-forme d’appel, téléconsultation, cabine de télémédecine avec dispositifs connectés)

La liste n’est sûrement pas exhaustive. Et comme le faisait remarquer Carole Avril, représentante des patients diabétiques lors de la conférence de la FHF animée par Dominique Lehalle (journaliste, DL Infos) à la Paris Healthcare Week, "l’uberisation de la médecine est-elle en marche?", la médecine a déjà été ubérisée par SOS médecins dont la mise en place suscita à l’époque de nombreuses oppositions…ce qui change c’est le numérique.
Comme le dit le Dr Amina Yamgane (hôpital Américains), gynécologue, rappelant qu’"enceinte" est le mot le plus googuelisé au monde, « nous n’avons pas été biberonnés à la notation par le patient au cours de nos études et pourtant les patients sont demandeurs de services. Plus aucune patiente ne tolère de ne pas avoir une photo de son échographie après l’examen de son bébé,
« Les patients n’ont plus de limite, renchérit Filippo Monteleone, ancien directeur d’hôpital, quand il veut savoir, ou être soigné, ou avoir un enfant, le patient se réfère à son éthique individuelle non à l’éthique collective. On le voit bien avec la GPA sans frontière. »
Le Dr Cécile Monteil, généraliste urgentiste à l’hôpital Robert Debré et fondatrice du réseau Eppocrate, s’efforce quant à elle de faire percevoir à ses confrères, encore méfiants, les bénéfices de la révolution digitale. Les 1.800 membres d’Eppocrate, médecins à 70% sont déjà des convaincus. Ces derniers savent bien qu’ils n’ont pas fait dix ans d’étude pour être remplacés par des algorithmes mais ils cherchent à gagner du temps médical et de l’efficacité ; « C’est insupportable d’être obligée de faire 17 clics-je les ai comptés- pour prescrire une radio aux urgences de l’hôpital ». L’important c’est d’accompagner ces praticiens dans les révolutions numériques pour qu’ils s’approprient ces technologies.
Comme le souligne Denise Silber, organisatrice de Doctors 2.0, le mouvement né du numérique est double : répondre au burnout des PS et à l’insatisfaction des patients qui se sentent mal pris en compte par le système.
Les médecins ont tout à gagner de la collaboration avec les patients. Le Dr Didier Mennecier, médecin geek, est venu témoigner à Doctors 2.0 & you du bien fondé de faire tester par les patients de deux associations, son application Dr MICI pour la prise en charge des maladies inflammatoires chroniques de l’intestin,  et de collaborer avec l’AFD 75 pour une nouvelle appli destinée aux diabétiques.

Co-construire entre médecins et patients

Les patients usagers, de leur côté, rêvent de pouvoir co-construire le fonctionnement de l’hôpital, les services, les nouveaux objets connectés, etc. Les diabétiques ont mis en place le diabète-lab. Chanfi Maoulida (hopitalweb2.com) le constate : quand on met en place un projet collaboratif, « au début, on a l’impression de perdre beaucoup de temps en bla-bla mais par la suite, cela marche beaucoup mieux ».
Le Dr Yamgane comprend parfaitement cette demande :« Si la table d’examen gynécologique avait pris en compte l’avis des femmes, elle aurait une bien autre allure » .

Un deuxième avis dans les clous

Clairement visé par le rapport du CNOM, le site deuxiemeavis.fr estime sur son stand à Doctors 2.0, s’inscrire dans « un mouvement de démocratisation de la santé » car bien souvent seules les personnes qui ont des relations dans le milieu de la santé en bénéficient.
Certes, l’avis est facturé 295 euros (tout compris). Mais le site développe des partenariats avec des complémentaires santé et des associations. Il met en avant ses experts validés par un conseil scientifique présidé par le Pr Laurent Degos ancien président de la Haute autorité de santé, ce qui n’est pas rien. Regrettant que le droit à un deuxième avis ne soit pas expressément établi par la loi, contrairement à ce qui se passe en Suisse, en Allemagne, en Suède, aux Etats-Unis. Il est juste prévu dans le cadre du plan cancer.
Se référant au rapport de l’Ordre, le site estime être parfaitement dans les clous pour des activités de télémédecine et de télé conseil personnalisé qui rentrent dans le champ de la téléconsultation. A suivre.

Nous n’en sommes qu’au début

A Doctors 2.0, Denise Silber, organisatrice du congrès, l’a affirmé «, nous n’avons pas encore tiré partie de toutes les possibilités offertes par la santé digitale ». Entre les petits robots "origami" qui se déplieront dans le corps humain après avoir été avalés, les capteurs qui vont pouvoir tout mesurer dans toutes les parties du corps (est-ce bon pour le patient ?), les consultations par Skype (pour 2018), la « disruption numérique » n’en est qu’à ses débuts et va avoir un « impact majeur sur le système de santé, l’organisation des soins et des prises en charge, l’exercice médical et la sécurité des patients » rappelle le CNOM ce qui « impose une accélération des travaux » auxquels il participe avec les autorités sanitaires et de protection sociale en France et en Europe..



Echanges de santé sécurisés : MSSanté sur la voie du succès ?

 

Michel Gagneux, directeur de l’ASIP Santé, veut y croire : « Nous sommes en train tous ensemble de réussir ». La conférence de presse qui s’est tenue le 25 mai sur le stand de l’ASIP Santé dans le cadre de la Paris Healthcare Week, a en tout cas réuni les principaux acteurs du déploiement du service MSSanté, ouvert en 2013.

Où en est-on exactement ? La majorité des gros producteurs de comptes rendus d’hospitalisation (CR) sont désormais compatibles MSSanté ou en passe de le devenir : 27 des 32 CHU et 460 des 600 grands établissements. Ce qui fait dire à l’ASIP Santé que fin 2016, 80% de l’activité hospitalière pourra transmettre des CR.
Dans quelques régions, il existe déjà de brillants exemples comme le CH de Compiègne Noyon qui a envoyé depuis 2015 72.000 CR à 550 médecins destinataires et reçu 2200 courriels de 31 correspondants. Certains sont évidemment plus actifs que d’autres. Et si le CHU de Toulouse envoie 25 000 mails/ mois vers plus de 2000 libéraux principalement médecins, c’est qu’une messagerie régionale était déjà en place et qu’il a suffit de la rendre compatible. L’AP-HP va équiper l’ensemble de ses établissements de messageries sécurisées MSSanté dans le cadre de son opération médecin partenaire à partir de cet automne.

MMSanté-DMP, même combat

Du côté des professionnels santé libéraux, 25.000 boites aux lettres MSSanté nominatives ont été ouvertes. En liaison avec les Ordres professionnels, celles-ci ont des adresses @medecin.mssante.fr, @infirmier.mssante.fr, @pharmacien.mssante.fr, etc. Yvon Merlière (CNAM) a expliqué que le réseau des CIS (conseiller informatique service) des CPAM allait se mobiliser, après un test dans trois CPAM d’ici la mi-juillet, puis dans 9 départements à partir de septembre, pour un déploiement généralisé en 2017. MSSanté servira également pour l’alimentation du DMP : « MSSanté-DMP, même combat ».
Président de la FEIMA (Fédération des éditeurs d’informatique médicale ambulatoire), Francis Mambrini a souligné que plusieurs de ses membres avaient réalisé l’intégration de MSSanté (CLM, CGM). On sait aussi qu’eO fait partie des logiciels compatibles. Les logiciels infirmiers s’y mettent ainsi que les pharmaciens. Le régime d’autorisation unique qui a été mis en place pour la déclaration CNIL facilite le travail. « Nous allons démultiplier les usages » se réjouit Michel Gagneux, évoquant le travail mené avec les biologistes sur la structuration des résultats de biologie, qui permettra au professionnel de les intégrer directement dans les dossiers des patients.

Et Apicrypt ?

Reste à ouvrir l’espace de confiance MSSanté à Apicrypt (qui avait aussi un stand à la Paris Health Week). Forte de ses 60 000 utilisateurs (dont 41 500 libéraux), la « première messagerie médicale sécurisée de France » voit passer 65 millions de messages/an (essentiellement des résultats d’examens) et a fait « le plus gros de l’intégration à MSSanté » assurait le Dr Caron, président d’APICEM en mars dernier (voir l’article) mais attend depuis 15 mois son agrément d’hébergeur de données de santé. Une polémique s’est ouverte la veille de la conférence et l’agence gouvernementale s’est fendue d’un communiqué rappelant que l’espace de confiance MSSanté était ouvert à tous et qu’il ne s’agissait pas d’une messagerie destinée à remplacer toutes les autres. Michel Gagneux et le Dr Alain Caron doivent se rencontrer le 1er juin… A suivre !

 



Simulation numérique : MedicActiv va ouvrir fin 2016 avec plus de 80 cas cliniques en 3 D

Interaction Healthcare, spécialisée dans la e-santé, a profité de la tenue de la conférence annuelle de son département de simulation numérique SimforHealth pour annoncer un tour de table réussi de 5 millions d’euros qui va lui permettre de développer ses activités dans le domaine de la simulation au service de la formation des professionnels de santé. Déjà à son actif,  la formation de 22 000 professionnels de santé.

Un patient virtuel mais un raisonnement naturel

cac clinique virtuel

Présidée par Jérôme Leleu, l’entreprise créée il y a 8 ans est portée par l’exigence actuelle « jamais la première fois sur le patient » qui voit l’introduction de mannequins robotisés très réalistes pour l’enseignement des gestes et de simulateurs pour le raisonnement diagnostic. Si les étudiants restent polarisés sur la réussite des ECN, à partir de l’internat, les cas cliniques interactifs et virtuels sont appréciés pour la formation initiale puis la formation continue. Le pilote de 5 cas cliniques mis en ligne à l’automne dernier sur la plate forme de simulation numérique dédiée à la santé, MedicActiv, a permis de repérer le niveau de précision souhaité par les utilisateurs. « Si vous devez porter un diagnostic, c’est à vous de penser par vous même quels examens vous devez prescrire. Certains nous ont ainsi demandé d’enlever les pastilles de couleurs que nous avions installés pour les guider ». L’examen clinique virtuel doit rester dans le cadre du raisonnement naturel. « Tout cela relève encore du domaine de la recherche. Une socio-anthropologue, Caroline Simonpietri fait actuellement sa thèse chez Interaction Healthcare.

Un rendu 3D simple à utiliser

En septembre, c’est le moteur Patient Genesys permettant le rendu de cas clinique avec un patient virtuel qui sera mis à disposition des universitaires, chercheurs, médecins, établissements qui souhaitent développer leurs cas cliniques. « Nous achevons de le rendre le plus simple possible » « Il y a une appétence très fort, pour notre démarche et nos outils, souligne Jérôme Leleu. Notre collaboration avec les universités de Bordeaux et de Montréal porte ses fruits, le service de Santé des armées est intéressé. Le CHU du Kremlin Bicêtre va intégrer la plate-forme dès septembre, pour la formation des étudiants de 3e année ». Les contenus seront payants sous forme d’abonnement (pour les établissements), ouverts par les universités avec rémunération des auteurs (et 30% pour MedicActiv selon le modèle d’iTunes). Des mutuelles peuvent aussi proposer des contenus aux médecins. Pasteur Mutualité veut ainsi offrir des formations à ses adhérents.
Fin 2016, MedicActiv ouvrira avec plus de 80 cas cliniques dont 40% en anglais.
Pour Jérôme Leleu tout cela montre bien que la simulation numérique en 3 D est l’un des axes majeurs de la e-santé d’aujourd’hui et de demain. A suivre…



eS-KAP-Ad, le nouveau TLA complet de Kapelse homologué pour les prescripteurs

eS-KAP-Ad, le nouveau TLA (terminal lecteur applicatif) de Kapelse, a été homologué pour les prescripteurs (et les sages femmes) début avril par le GIE SEASM-Vitale.
eS-KAP-Ad bleu 2 profil stylet ecran carteC’est le premier TLA en version 4.0, cahier des charges qui lui permet d’emporter l’intégralité de la CCAM. C’est donc un TLA complet qui vous permettra de facturer tous les actes enregistrés en déplacement lors de votre retour au cabinet. Y compris des actes techniques tels que points de suture, ECG etc., ce qui n’était pas possible avec les précédents TLA. Il est aussi agréé Tiers Payant ACS.

Léger et ergonomique

Déjà diffusé depuis quelques mois auprès des auxiliaires médicaux, infirmières notamment, en version TLA réduit, il remporte un grand succès. Spécialement conçu par Kapelse, pour les besoins des professionnels de santé, l’eS-KAP-Ad est léger (130g), design et pratique. Avec son écran tactile de 3,5 ‘’, il a une allure de smartphone, mais il ne fait pas de photo. Et se glisse dans un étui cuir dont on peut choisir la couleur. Mais c’est surtout son ergonomie qui séduit, car la création et la signature des factures sont très rapides, facilité par l’affichage de touches raccourcis en fonction de la spécialité. Le paramétrage des actes CCAM et des actes personnalisés du médecin est simplifié. Kapelse promet des évolutions vers d’autres fonctionnalités en mode nomade. La commercialisation devrait bientôt débuter.

D’autres homologations TLA 4.0 sont attendues pour la fin de l’année pour les terminaux mobiles d’Ingenico cette fois (Vehis, Vitalact 3S). Voir aussi le tableau comparatif 2016 des terminaux SV



Enovap, le vapotage connecté pour un sevrage nicotinique intelligent

 Pour certains « fumeurs », le nuage de vapeur a tout bonnement remplacé les volutes de la fumée de cigarette. Mais pour les six ingénieurs et entrepreneurs à l’origine d’Enovap, la cigarette électronique est un bon moyen de sortir du tabac à condition de gérer au mieux la concentration nicotinique.

Enovap face
Cela ressemble plutôt à une petite flasque d’alcool, à glisser dans la poche arrière du pantalon. Pourtant, celui ou celle qui la porte à sa bouche ne boit pas, il vapote. Enovap se veut un accessoire LifeStyle (plusieurs couleurs disponibles, couverture cuir..) même s’il fait fonction de cigarette électronique ; d’un genre un peu spécial puisque qu’elle met toute son intelligence à réguler la quantité de nicotine distribué au fumeur. 75% des vapoteurs continuent à fumer, explique Alexandre Scheck, président d’Enovap, car la gestion nicotinique de l’e-cigarette n’est pas bonne. On ne peut changer la concentration que lors du remplissage du réservoir, qui se fait tous les jours ou tous les deux jours.

Sortir du tabac par le plaisir

Le fumeur en cours de sevrage hésite à diminuer la dose trop vite. L’innovation d’Enovap, c’est de disposer de deux réservoirs, l’un rempli d’un liquide sans nicotine, l’autre avec nicotine. Le vapoteur suit sa consommation de nicotine sur son appareil ou sur l’application smartphone et peut la régler en fonction du besoin ressenti en nicotine : le fameux HIT, contraction dans la gorge procurant de la satisfaction. Les deux vapeurs se mélangent en plus ou moins grande quantité, de façon à obtenir la concentration souhaitée. C’est le Hit Control.
Un vapoteur qui connait ses besoins (un coup de pouce après le déjeuner ou lors d’un stress) va régler la dose en conséquence. Le reste du temps, il confie l’analyse aux algorithmes d’Enovap. Les données de consommation sont récupérés (transmission bluetooth vers le smartphone) et les besoins en nicotine sont anticipés automatiquement avec un sevrage progressif tout en douceur, en fonction de l’analyse des habitudes du fumeur. L’application fait aussi office d’accompagnateur.

Comme l’explique le Pr Bertrand Dautzenberg, pneumologue à l’hôpital Saint Louis « on peut sortir du tabac par le plaisir. Le rôle du soignant est de supprimer l’envie de fumer ». Une étude clinique pour démontrer l’efficience du concept Enova devrait commencer sur le terrain début 2017 auprès de fumeurs accompagnés par des médecins tabacologues soit avec des méthodes classiques, soit avec une cigarette électronique classique, soit avec Enovap et son application smartphone.
Enovap, qui a déjà reçu une médaille d’or au Concours Lépine et plusieurs prix, n’est pas encore sur le marché mais a déjà testé des prototypes fonctionnels. La start-up a lancé une campagne de crowdfunding sur Wellfundr qui s’achève le 26 avril. L’objectif est de commencer à livrer courant décembre à la fois les précommandes liées à la campagne de crowdfunding et les canaux de distribution. C’est en effet le plus souvent en début d’année que l’on prend les bonnes résolutions, parmi lesquelles, celle d’arrêter de fumer…

https://www.enovap.com/fr      A partir de 122 euros en précommande



Baromètre eVidal-CNOM : 65% des médecins utilisent leur smartphone pour prescrire

La quatrième vague du Baromètre Vidal-CNOM sur les usages numériques en santé (novembre 2015) vient de livrer ses résultats : 85% des médecins sont équipés d’un smartphone (60% iPhone, en baisse et 35% Android en hausse) dont ils se servent à 65% pour prescrire (informations sur un médicament ou une stratégie thérapeutique) contre 35% en 2012. Ils sont plus nombreux à prescrire des applications ou des objets connectés même si cela concerne une faible proposition de patients.

Créé en 2012 par Vidal en partenariat avec le Conseil national de l’ordre des médecins, l’observatoire des usages numériques en santé réalise tous les ans une étude par questionnaire envoyé par mail à 1402 médecins possesseurs de Smartphones (libéraux à 80% avec une pratique mixte pour les 20% restant).
Ce qui permet de suivre la progression de l’usage qu’ils en font au fil des ans. L’échantillon est composé à 67% de généralistes avec un âge moyen de 57 ans correspondant bien à la démographie médicale (43% ont entre 60 et 69 ans). 57% disposent aussi d’une tablette.

Un usage de plus en plus maitrisé

Ainsi les médecins sont de moins en moins nombreux à prendre l’appel quand le smartphone sonne pendant la consultation (18% contre 30%). Mais plus nombreux à consulter Internet en présence du patient (21% contre 11,70% en 2012) et en visite (47% contre 33,30). La navigation Internet sur smartphone se stabilise. Les sites sur les médicaments (77%), l’actualité médicale (58%) et la formation (39%) forment le peloton de tête tandis que les sites institutionnels accusent une forte baisse (28 contre 51% en 2012). S’ils sont 58% à avoir téléchargé une application professionnelle, leur nombre est limitée 61% en ont installé de une à trois. Les geek (plus de 10 applications) ne dépassent pas 10% de la population médicale… Et seuls 17% des médecins utilisent finalement plus de 3 applications.

La "prescription" d’applications et d’objets connectés en progrès

Ce qui évolue le plus en matière de e-santé, c’est l’attitude des médecins vis à vis des patients 18% ont conseillé des applications à leurs patients (contre 8% en 2013) principalement pour les suivis glycémique, nutritionnel, physique et tabagique et 16% conseillent des objets connectés tels que tensiomètre, glucomètre et podomètre contre 9% en 2014. Ce conseil médical ne concerne toutefois que moins de 20% des patients, voir en majorité moins de 10%). Ils le réservent aux patients plutôt jeunes (ados et actifs), technophile ou affecté par une maladie chronique. Les médecins considèrent pour les trois quart qu’une recommandation par une société savante pour les apps ou labellisation par une autorité de santé pour les objets, pourrait les inciter à prescrire davantage ces nouveaux moyens.
A noter aussi, 86% des médecins eéchangent par mail (sécurisés à 47%) avec leurs correspondants et 61% échangent parfois par mail avec leurs patients, mais cela ne concerne que moins de 20% des patients.

Voir le baromètre complet

 

 



Le GIE SESAM Vitale prolongé pour le 1/3 payant

On l’avait un peu oublié, mais le GIE SESAM Vitale, qui a joué un rôle majeur dans la mise en place de la télétransmission des FSE, avait été créé en 1993 par l’Assurance Maladie pour 25 ans. Il aurait donc dû disparaître en 2018. C’était sans compter avec la mise en œuvre du tiers payant généralisé (mais non obligatoire pour la partie complémentaire) qui lui offre une seconde vie jusqu’au 31 décembre 2026.

« Il y a eu un consensus pour le prolonger", explique à Buzz Medecin, son directeur, Jacques de Varax. Le GIE, c’est tout de même 195 salariés et des compétences appréciées notamment pour l’intégration des téléservices dans les logiciels… « La gouvernance a évolué. Les services de la CNAM participent et on travaille aujourd’hui avec les industriels le plus en amont possibles. Les projets sont pensés en commun ». Au terme d’un nouvel accord de partenariat, les programmes d’action du GIE concerneront à la fois les travaux communs à l’assurance maladie et aux complémentaires santé, mais aussi les projets spécifiques aux différents partenaires. 

Le nouveau webservice ADRi

Dans l’optique du tiers payant AMO, la CNAM a ouvert un nouveau webservice : « ADRi », Acquisition des DRoits intégrés qui permet au PS d’obtenir les droits à jour de ses patients, notamment pour la CMU, l’ALD etc. et l’absence de carte Vitale. Certains éditeurs de logiciels métier comme CGM et CLM l’ont intégré. 400 médecins équipés d’Axisanté le testent ainsi depuis janvier, à leur grande satisfaction, selon l’éditeur. L’interrogation ne prend que deux secondes et c’est l’assurance de facturer avec des droits à jour. Ce service va se déployer à partir du 1er juillet quand les PS pourront proposer le tiers payant aux patients pris en charge à 100%. C’est le CNDA qui continue à agréer l’intégration.

Les assurances complémentaires qui ont rendu un rapport commun avec la CNAM en février, auront elles aussi des services en lignes, mais chaque fédération a déjà ses propres infrastructures. L’association inter-AMC est chargée de la maîtrise d’ouvrage. Objectif commun à tous : que ce soit interopérable et simple à utiliser pour le PS, avec une offre de services communs AMO-AMC. « Le rôle du GIE est d’assurer la cohérence de l’ensemble et les relations avec les industriels. Nous aurons plus de souplesse pour avancer » précise M.de Varax. Les complémentaires santé vont, rappelons-le, s’engager dans le 1/3 payant à partir du 1er janvier 2017 en le proposant à leurs clients dans le cadre des « contrats responsables et solidaires ».
Le GIE doit être le garant de la qualité de ces nouveaux services. Y compris pour le suivi des factures Tiers Payant.
Mais rien ne presse, si l’on considère que le GIE SESAM Vitale est encore là pour dix ans !



L’APICEM a 20 ans et attend Apicrypt2 pour fin 2016

L’APICEM, structure éditrice de la messagerie Apicrypt utilisée par 60 000 professionnels de santé, fête ses 20 ans le 4 avril par une visite de ses locaux de Coudekerque-Branche (communauté urbaine de Dunkerque) aux élus locaux et à la presse. Le Dr Alain Caron, directeur d’APICEM, fait le point des projets pour Buzz Medecin, en attendant Apicrypt 2 dont la sortie est repoussée à la fin de l’année.

apicrypt

Avec 60 000 utilisateurs professionnels de santé dont 41 500 libéraux et 14% de non médecins, 65 millions de messages transmis au cours des 12 derniers mois, Apicrypt peut revendiquer, sur son nouveau site Internet, le titre de « première messagerie médicale sécurisée de France ». Un succès pour lequel le bouche à oreille entre professionnels de santé a beaucoup fait. Ces messages sont toujours massivement, à 69,8% exactement, des résultats de biologie (93% des laboratoires français sont équipés avec Apicrypt). Mais « les échanges entre médecins progressent, indique le Dr Caron, le nombre de médecins hospitaliers a cru de 22% sur un an ». Les échanges des établissements vers la ville sont en augmentation mais les généralistes n’émettent en moyenne que 20 000 messages par mois (sur la période 2014-2015). Pour le moment, l’envoi d’un courrier sécurisé nécessite d’installer un module spécifique (Apimail A sur Mac ou ApimailV3 sur PC).

En attendant Apicrypt 2

Ce sera plus facile avec la nouvelle version Apicrypt 2 qui a reçu en octobre le label France Cybersecurity et annoncé sa compatibilité avec la messagerie MS Santé (voir l’article du blog) promue par l’ASIP Santé.
« Le plus gros de l’intégration dans l’espace de confiance MSSanté est fait, précise le Dr Caron, les réglages finaux ne peuvent être réalisés sans l’agrément Hébergeur de données de santé demandé en février 2015 mais pas encore obtenu ». Et ensuite, « il faut compter trois mois pour la mise en œuvre ». La diffusion d’Apicrypt 2 est repoussée d’autant. Espérée pour le premier trimestre 2016, elle est attendue pour la fin de l’année.
L’APICEM qui est toujours une association, détient à 99,4% trois entités : APICEM SARL qui gère Apicrypt, une unité de fabrication et d’envoi des clés de cryptage, et APICEM développement pour les projets.
L’expérimentation DMP2 dans 3 régions (Bretagne, Ile de France, Lorraine) a débuté en octobre. Il s’agit de tester l’auto alimentation automatisée à 95% du contenu du DMP2, à partir d’une copie des flux Apicrypt. Hébergés par un hébergeur agréé, ces dossiers pourront également recevoir à terme une copie des prescriptions, lorsque le serveur de dématérialisation des prescriptions en projet sera opérationnel. Il est actuellement en bétatest. Intéressés au premier chef, les pharmaciens, de plus en plus nombreux à rejoindre Apicrypt.
Autre chantier APICEM, le serveur de normalisation de la biologie. Diffusé progressivement (pour éviter la saturation de la hot line !), il offre déjà la possibilité de signer des conventions de preuve et ce qui évite aux laboratoires d’envoyer une copie papier. Les biologistes doivent créer le dictionnaire des équivalences pour se mettre à la norme LOINC. Avec Apicrypt 2 et l’agrément HDS, les résultats apparaitront en clair et les automates de l’APICEM pourront repérer les libellés hors LOINC et proposer l’équivalence sémantique aux biologistes qui n’auront plus qu’à valider le compte-rendu. Les résultats s’intégreront ainsi automatiquement dans les dossiers patient du logiciel métier des médecins.

www.apicrypt.org



Avec CareKit, Apple renforce son emprise sur la santé

Après ResearchKit lancé en avril 2015 à destination de la recherche médicale, Apple a profité de sa keynote le 21 mars pour présenter CareKit, à l’intention des développeurs d’applications Santé, parmi lesquels se trouvent nombre de professionnels de santé

Les apps iPhone utilisant CareKit sont téléchargées par les patients pour suivre un programme de soins, surveiller leurs ou la prise des médicaments. A la clé, le partage des informations avec les médecins, infirmières ou membres de la famille.
Conçu comme un environnement open source, CareKit sera lancé en avril. Apple oriente le travail des développeurs en mettant à leur disposition quatre premiers modules exploitant les capteurs de l’iPhone ou de l’AppleWatch :

  • Care Card, c’est le suivi d’un protocole de soins ou d’exercices en enregistrant automatiquement les activités détectées par les capteurs de l’Apple Watch ou de l’iPhone ;
  • Symptom and Measurement Tracker permet d’enregistrer des symptômes et des sensations (douleur, fatigue) et de les suivre par des questionnaires simples et des photos tandis que les activités (mouvements du patient par exemple) sont mesurées à l’aide de l’accéléromètre et du gyroscope de l’iPhone,
  • Insight Dashboard combine les protocoles de la Care Card et les symptômes pour montrer l’efficacité d’un traitement
  • Le module Connect assure le partage des informations.
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    Et pour le patient, tous les résultats des différentes apps peuvent être regroupés dans Health, l’app Santé présente dans l’iPhone 6 et ses successeurs, depuis que l’iPhone compte vos pas.
    D’ores et déjà, plusieurs sociétés, université ou centres de recherche américains ont annoncé l’intégration des modules CareKit dans leurs apps. Certains y voient l’opportunité de combler le fossé existant entre les résultats de la recherche médicale et les soins quotidiens.
    Ainsi One Drop veut assurer un meilleur du diabète en demandant au patient non seulement sa glycémie mais aussi son niveau de faim, de douleur, ses sensations de vertige. Start de Iodine suit l’efficacité des antidépresseurs auprès de patients en traitement. Le Texas Medical Center pense mieux suivre les patients opérés après leur sortie avec l’application qu’il a développée, en partageant des informations sur la prise de médicament, l’activité, la douleur ressentie.

Intégrer les données génétiques

Nul doute que de nombreux professionnels de santé vont trouver des idées d’apps pouvant être utiles à leurs patients.
Apple espère qu’ils s’en empareront comme cela s’est produit avec Research Kit qui a entraîné la réalisation d’études portant sur de grands nombres d’individus. Aux données environnementales, géographiques qui sont enregistrées en même temps que les réponses à des questionnaires ou les résultats de mesure, les chercheurs peuvent désormais ajouter les données génétiques. Un nouveau module conçu par la société 23andMe, spécialiste des tests génétiques à partir d’un échantillon de salive, est à la disposition de la communauté open source, pour intégrer facilement des données génétiques aux études. Les personnes participant aux études peuvent choisir de partager leurs données génétiques avec la recherche médicale. Principales pistes de recherche explorées pour le moment : l’asthme, les maladies cardio-vasculaires, la dépression post-partum. Pour cette dernière, le National Institute of Mental Health a déjà prévu d’envoyer des kits de test salivaire à certaines patientes en fonction de leurs réponses. Il est vrai qu’aux Etats-Unis, les patients ne voient en général aucun inconvénient à partager leurs données, dès lors qu’on leur explique que c’est pour faire avancer la recherche.

 



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