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TiPToP, la solution de Sephira pour simplifier le tiers payant intégral

 

 

L’éditeur Sephira, fort de 18 ans d’expertise en télétransmission des feuilles de soins, lance TiPToP, une solution qui permet de pratiquer dès aujourd’hui, le tiers payant intégral en toute facilité et sécurité, avec un taux de rejet de 0,2%. Pour déjà un patient sur deux et pour 90% à la fin 2018.

senegou TipToPPuisqu’il n’y a plus d’obligation pour le moment, mais qu’il redevient d’actualité, l’objectif est de le rendre attractif !  L’éditeur Sephira, spécialiste de la facturation avec notamment son système autonome Intellio, estime que le tiers payant intégral (intégrant donc les complémentaires) représente un atout pour les médecins dès lors que la saisie est simplifiée et le paiement garanti.
C’est en effet un service pour les patients qui n’ont plus d’avance de frais à faire et un gain de temps pour les médecins qui n’ont plus de chèques, ni d’espèces à gérer. En outre, « c’est un moyen d’offrir un accès aux soins à tous », souligne Régis Sénégou, directeur général de Sephira, lors de la conférence de presse de présentation de TiPToP. Une enquête de l’observatoire des pratiques médicales mis en place par Sephira auprès d’un panel d’utilisateurs* montre en effet que le tiers payant est d’autant plus déployé que les conditions sociales locales sont compliquées. A noter, 51% des professionnels de santé utilisateurs de solution Sephira pratiquait déjà le tiers payant (1ère et 2e génération) avant le 1er janvier 2017. Leur plus forte motivation : prendre en compte la situation sociale de leurs patients. Cette enquête a également révélé les principaux freins à la non-adoption du tiers payant : le risque de pertes financières trop élevées et la crainte d’un système chronophage, le refus de l’obligation n’étant cité qu’en 3ème position…

Les cinq clés de TiPToP

D’où la solution TiPToP développée par Sephira comme un service qui prend en charge toutes les étapes du tiers payant :
- le conventionnement du professionnel de santé avec les 650 AMC,
- l’utilisation du datamatrix des cartes de mutuelles comme aide à la saisie,
- l’interrogation automatisée des droits du patient ( téléservice ADR de l’Assurance maladie et teléservice IDB, Interrogation des Droits du Bénéficiaire de l’association InterAMC) ,
- un site Internet sécurisé pour le suivi des paiements,
- le traitement des rejets résiduels.
« On se positionne comme un tiers de confiance » insiste Patricia Launay, chargée du marketing. Sephira a même prévu une option + avec garanti de paiement à sephira TiPToPJ+1, où c’est l’entreprise qui fait l’avance…
Pour développer TiPToP, Sephira s’est appuyé sur Intellio AMC, service de tiers payant avec les complémentaires (120 mutuelles) disponible depuis 2012 qui équipe plus de 3000 utilisateurs d’Intellio. Des partenariats ont été noués avec les opérateurs de tiers payant comme Almerys et ViaMedis.
Avec TiPToP qui intègre le nouveau téléservice IDB/CLC (calcul du reste à charge) créé par les complémentaires pour vérifier les droits en ligne, le taux de rejet passe de 4 à 0,2%. Le temps de saisie est de 25 secondes

Accès au tiers payant intégral pour 90% de la population fin 2018

La limite du système est liée à l’engagement technique des AMC. L’association InterAMC a établi des normes. Actuellement, l’interrogation en ligne des droits AMC est disponible pour 30 millions de bénéficiaires, soit la moitié de la population.Et  la plupart des mutuelles et assurances non encore en ligne se sont engagées à faire les développements nécessaires en 2018. D’ici la fin de l’année, 90% de la population devrait donc être en mesure de bénéficier du tiers payant intégral.
Sans attendre les conclusion du rapport sur l’état d’avancement du tiers payant demandé par la ministre Agnès Buzyn, Sephira s’est fait sa politique : « il faut laisser le professionnel de santé choisir ». Et découvrir que tiers payant intégral peut lui faire gagner du temps et de l’argent. Un abonnement rentable malgré un coût qui, de prime abord, peut sembler élevé.
Prochaine étape de l’opération séduction : une solution de tiers payant sur smartphone avec deux lecteurs de carte PCMC..

A noter : Le 21 juin, le CNDA (Centre National de Dépôt et d’Agrément) a délivré la première autorisation IDB CLC sur le périmètre médecin à Sephira pour sa solution Intellio. IDB (Identification des Droits du Bénéficiaire) et CLC (Calcul en Ligne Complémentaire) composent les Téléservices AMC, qui vont permettre la mise en place du Tiers Payant Complémentaire.
 

 

Le coût : TiPToP est facturé 44€TTC/mois sans engagement quelque soit l’activité du professionnel de santé. Mais il faut aussi compter l’abonnement au service de facturation Intellio (32€TTC/mois) et la location du terminal (27 €TTC/mois avec engagement de deux ans pour ce matériel). Soit un total de 103 €TTC/mois. L’option TiPToP + de paiement à J+1 revient à 39€/mois. Ajouter 13€/mois pour le logiciel de gestion de cabinet Medicawin.

A tester sur https://tiptop.sephira.fr/

En savoir plus sur Sephira avec Buzz Medecin

*Réponses d’un panel de 520 PS, médecins à 76,5%, juillet 2017



Congrès de la Société française de télémédecine : place à l’ambulatoire

Scan SFTMême si le thème du 10ème congrès européen de la société française de télémédecine (SFT) était cette année « ambulatoire et domicile », les conférences étaient encore assez hospitalo-centrées. Mais dans les stands du salon, à la maison internationale de la Cité universitaire, on pouvait découvrir une floraison d’initiatives et de start-up plutôt à destination des libéraux. Un secteur en pleine effervescence.

Qu’est-ce que la télémédecine change pour l’exercice médical ?
Lydie Canipel, secrétaire générale de la SFT, rappelle les conditions d’un diagnostic.
En consultation le médecin dispose de l’examen clinique, de l’interrogatoire du patient et des résultats d’examen. En téléconsultation, il aura toujours les résultats d’examen et l’interrogatoire mais il est privé d’examen clinique. Il doit donc développer d’avantage l’audition et la vue et porter un regard plus attentif sur le patient.
Quant à la téléexpertise, elle remplace le téléphone et apporte même des éléments supplémentaires tels que transmission d’images et de dossiers.
Enfin, la télésurveillance suppose de faire confiance aux algorithmes qui vont déclencher les alertes (et qui doivent faire l’objet d’études cliniques pour traquer les faux négatifs) …
C’est l’ensemble du parcours de soins qui est à repenser. Demain, le patient lui même choisira l’option télémédecine en fonction de sa situation. Le Dr Marion Lagneau, à la tête de l’équipe médicale de Médecin Direct (30 médecins) qui pratique le téléconseil depuis une dizaine d’années (1.500 à 2.000 patients/mois pris en charge par leur mutuelle), témoigne du remplacement de l’examen clinique par « l’hypertrophie de l’interrogatoire ». Le dialogue se fait à 80% à l’écrit : les patients ont de plus en plus l’habitude de communiquer sous cette forme. « L’alliance thérapeutique avec le patient se fait même à distance » assure-t-elle. Depuis septembre 2016, le service a reçu l’agrément des ARS et de la CNIL. Chaque échange produit une pièce jointe que le médecin peut intégrer dans son logiciel métier. Et Médecin Direct va expérimenter la téléconsultation en vidéoconférence dès février-mars prochains

Les libéraux sont globalement déjà équipés

Avec l’évolution des technologies, plus besoin d’un dispositif de visioconférence. La caméra de l’ordinateur, de la tablette ou du smartphone fait très bien l’affaire (96% des médecins sont déjà équipés en smartphone et 76% d’un ordinateur avec une webcam selon une étude de la start-up Feelae). Seule condition : passer par une plate-forme sécurisée et disposer d’un dossier patient (qui pourrait être à terme le DMP ???). La perspective de l’élargissement de l’acte de télémédecine, avec une volonté politique très forte, donne en tout cas des ailes tant aux acteurs déjà présents comme les plates-formes régionales qu’aux nouveaux venus.

D’autant plus que les lettres clés des actes ont été créées par l’Assurance Maladie et sont en cours d’implémentation dans les logiciels métiers (cf. l’article sur Cegedim et la télémédecine), comme l’a indiqué Myriam Burdin de la DGOS lors du congrès.

Les EHPADs, cibles privilégiées

Ainsi Schiller, le fabricant bien connu d’ECG, s’est associé à Banook Group (à Nancy) pour développer la téléexpertise d’un réseau de cardiologues à destination notamment des EHPAD. Qui devront s’équiper de l’ECG connecté Schiller (2900 €TTC).

Installé à Strasbourg, TokTokDoc veut opérer dans le cadre des téléconsultations en EHPAD prise en charge par l’Assurance Maladie. L’enthousiasme de ses jeunes fondateurs n’a d’égal que leur activité. Une trentaine d’établissements ont déjà signé et 125 sont en cours, assure Alexandre Cornu, ancien (déjà) de chez Doctolib. Des accords sont en train d’être passés avec des éditeurs de logiciels pour EHPAD. Le principe : l’EHPAD s’abonne au service (199 euros + 3 euros/lit pour un mois et sans engagement, formation incluse).TokTokDoc fournit un iPad, un abonnement 4G et des objets connectés (pour le moment un stéthoscope connecté Eko). L’infirmière assiste le patient et peut envoyer des photos avec sa tablette. A l’autre bout du « cloud », le médecin ouvre sa plate-forme nominative sur son ordinateur. Il récupère dans son dossier tout ce qui aura été généré pendant la consultation (TokTokDoc ne conserve rien). A la fin, le praticien envoie une ordonnance et une feuille de soins qu’il faudra…imprimer !

« Jusqu’à 28.000 € remboursés par l’Assurance Maladie » dans le cadre du programme ETAPES a inscrit Avis2 sante sur son dépliant. Il s’agit d’une plate-forme en web service de télémédecine pour des téléconsultations et des téléexpertises, actuellement en bétatest en région PACA qui devrait être en ligne en janvier. Disponible sur smartphone, tablette et ordinateur. Les médecins s’y abonnent, disposent d’un agenda pour proposer des plages de téléconsultation (116€HT/mois, un mois gratuit, sans engagement). Un service assez similaire à celui de Doc Consulte (non présent au salon).

Déjà installées, les plates-formes régionales de télémédecine, ne sont pas en reste. ORTIF, porté par le GIS SESAN a permis d’équiper 180 établissement en Ile de France depuis 2014. ORTIF s’est décliné en téléradiologie, télésurveillance des insuffisants cardiaques, en téléexpertise en oncodermatologie avec une application sur smartphone (ORTIF’App), télé suivi post-opératoire en relation avec le site Bepatient. Des avis et du suivi Installée à Clermont Ferrand,

Feelae est une application de conseil par visioconférence. Elle promet « un vrai médecin à portée de main » et une discussion avec un généraliste sans limite de temps pour 19 euros (non pris en charge). Selon une étude auprès de 160 médecins généralistes et spécialistes, 67% des médecins interrogés seraient prêts à proposer un service de téléconsultation.

deuxième avis poursuit son développement en téléexpertise. Dans 80% des cas, les avis convergent. Le frein : récupérer le dossier médical. "Quand nous avons commencé, le patient avait l’impression de trahir son médecin mais la mentalité est en train de changer".

Pour le suivi médical connecté des patients, les solutions ne manquent pas. La plate-forme Maela offre technologie et télésuivi infirmier 24h/7j tandis que l’application Libheros simplifie l’accès aux soins à domicile (recherche d’une infirmière ou d’un kiné). Pour le suivi post-opératoire, l’intelligence artificielle arrive avec des chatbots qui permettent aux établissements de communiquer avec lke patient avant et après l’intervention. « Le chabot peut se personnaliser très rapidement et le machine learning atteint 95% de bons résultats, souligne Alexis Hernot, associé fondateur de Calmedica.

Et toujours notre article actualisé sur la télémédecine chez les libéraux.http://comparatif-logiciels-medicaux.fr/actualite/la-telemedecine-prend-actes-pour-les-medecins-liberaux-et-certains-de-leurs-patients



Cegedim Logiciels Médicaux intègre la télémédecine dans ses logiciels

On devait s’y attendre… Parmi les projets présenté par Cegedim lors de son Investor summit annuel (le 8 ème) destiné aux investisseurs (le groupe est côté en bourse), l’intégration de la téléconsultation dans ses logiciels et dans le logiciel en ligne MLM pour commencer.

Promu spécialiste « maison » de la télémédecine, c’est le Dr Eric Jarousse, vice-président de Cegedim Healthcare Software, qui a présenté les perspectives de croissance de la télémédecine en France ou « 3 millions de personnes sont en difficulté d’accès aux soins ».
Pour y participer le groupe détient l’ensemble des briques : le dossier patient compatible DMP dans ses logiciels métiers ; Doc Avenue, la plate-forme sécurisée de relation médecins-patients ; une activité d’hébergeur de données de santé agréé (HADS) ; une forte compétence dans la télétransmission liée au système SESAM-Vitale et depuis juillet dernier, un partenariat pour intégrer les dispositifs médicaux connectés dans ses logiciels (avec la gamme Bewell Connect de Visiomed).

Bénéficier des financements publics

La stratégie du groupe est d’installer en priorité la téléconsultation dans les maisons de santé pluridisciplinaire (MSP) équipées (ou à équiper) de son logiciel en ligne MLM (mon logiciel médical) ou dans des cabinets de télémédecine situées dans des zones de déserts médicaux dans le cadre du projet Healphi.
« Nous avons travaillé en mode start-up » souligne le Dr Jarrousse. Déroulement : le patient a une infirmière à ses côtés. Le médecin a réservé un créneau pour la consultation via DocAvenue. L’infirmière dispose d’un otoscope connecté, d’un stéthoscope connecté ainsi que de divers objets de la gamme Bewell Connect comme tensiomètre, glucomètre. Le médecin fait sa consultation et son ordonnance dans MLM (qui est imprimée par l’infirmière). Le médecin créé la feuille de soins qui est complété par l’infirmière avec la lecture de la carte Vitale du patient. Une nouvelle technologie de désynchronisation de la carte Vitale a en effet été mise au point par Cegedim en attendant une ecarte Vitale sur smartphone.
Ce programme a été approuvé par l’ARS Centre Loire et va être déployé dans 5 communes. MLM étant encore peu diffusé chez les bewell Connect en demo chez Cegedimmédecins libéraux, la téléconsultation sera également intégrée à Crossway dans une seconde étape, sachant que les discussions conventionnelles pour faire entrer la télémédecine dans l’exercice du praticien vont durer plusieurs mois.
En préparation également en partenariat avec Bewell Connect , l’intégration d’un Holter pour le diagnostic de l’HTA en ambulatoire ainsi que la télésurveillance de maladies chroniques.

Dans les pharmacies aussi

Courant 2018, un service de téléconsultation sera disponible dans les pharmacies équipées avec le logiciel en ligne Smart RX de Cegedim.
Par ailleurs, Cegedim participe avec son logiciel Crossway, à une expérimentation PEM2D (prescription électronique de médicaments et de dispositifs médicaux), et vient de créer la première ordonnance dématérialisée à destination du pharmacien qui l’envoie ensuite à la CPAM. Le médecin peut imprimer sur l’ordonnance de son patient les QR codes qui permettent au pharmacien d’intégrer l’ordonnance dans son logiciel en la lisant avec son lecteur.
PEM2D est actuellement expérimenté dans les départements du Val de Marne, de Saône et Loire et de Maine et Loire.



Médiveille : trouver les médecins disponibles pour des rendez-vous non programmés

La digitalisation des pratiques médicales continue…Après Docadom et Medadom centrés sur la visite à domicile en un clic, voici Médiveille, une plate-forme et une application pour mieux gérer les rendez-vous non programmés qui aboutissent trop souvent aux urgences. Une solution universelle, simple à utiliser auxquelles les médecins s’abonnent. Et qui arrive en temps utile dans le cadre de la nouvelle cotation MRT.

mediveille  Pour le Dr Cyrille Charbonnier, médecin généraliste au Puy en Velay « en soins non programmées», ancien du SAMU et de la régulation d’un centre 15 (Hôpital Henri Mondor de Créteil), Médiveille est né d’un double constat : la croissance du nombre de passages aux urgences (+ 4% par an) et l’intérêt soutenu des patients pour des rendez-vous non programmés à proximité (pour des raisons de déplacement, vacances, absence de médecin traitant..). Après quatre ans de réflexion et de contacts, la start-up a été lancée fin août sur l’incubateur Busi à Clermont Ferrand. L’application est en ligne (téléchargeable sur les stores Apple et Google) et le service doit démarrer en janvier.

C’est tout simple. L’application géolocalise le patient, qui n’a pas besoin de s’inscrire et lui présente la carte des médecins généralistes les plus proches. Tous sont répertoriés (répertoire de l’ASIP Santé) mais seuls ceux qui sont disponibles sont en vert mediveille2mediveille1(au 15 décembre, il n’y en avait aucun…). Le patient affiche le téléphone et annonce son arrivée au médecin. Les médecins intéressés par ce type de rendez vous de dernière minute téléchargent l’application renseignent leur numéro RPPS et s’abonnent au service (paiement en ligne en cours d’intégration) au tarif mensuel de 19,90 € (avec engagement d’un an la première année, puis résiliation à tout moment). Un agenda leur permet d’inscrire leur créneau de disponibilité à l’avance ou en instantané. La disponibilité s’ouvre et se ferme d’un clic. En temps réel.

Heures creuses des médecins remplaçants et carotte de la cotation MRT

Ce type d’exercice devrait intéresser la nouvelle génération de médecins, estime le Dr Charbonnier qui en a convaincu plusieurs conseils de l’Ordre. Médiveille est en contact avec plusieurs ARS (Ile de France, Nouvelle Aquitaine, Auvergne Rhône Alpes) pour démarrer avec des territoires pilotes.
Ses arguments : les médecins remplaçants (ils sont 8.800) se trouvent souvent moins débordés que les médecins qu’ils remplacent, les patients non urgents préférant attendre que leur médecin de famille soit de retour. Ils ont donc des créneaux disponibles.

Par ailleurs, les maisons médicales de garde, et tous les médecins de garde sont des abonnés potentiels du service. Ainsi que les organismes de visites à domicile.

Enfin, le Dr Charbonnier mise surtout sur la coopération avec les SAMU qui ont tout intérêt à connaître les médecins disponibles dans leur secteur, dans le cadre de la nouvelle majoration MRT applicable le 1er janvier. Lorsque le centre 15 enverra un patient sans urgence vitale mais qui a besoin de voir rapidement un médecin, ce dernier pourra appliquer à son patient la nouvelle cotation MRT (Majoration Régulée Traitant) de 15€ soit un acte à 40 €.
« Dans le cadre d’une expérimentation locale, la majoration pourra être appliquée par tous les médecins », assure l’ancien médecin régulateur qui pense ce nouveau tarif très motivant.
Médiveille est en train de passer une convention avec le SAMU du Val de Marne pour un accès Internet sécurisé indiquant les médecins disponibles.
Dans un deuxième temps, Médiveille pourra inclure les spécialistes et d’autres professionnels de santé comme les dentistes ou les infirmières. Et envisage déjà un partenariat avec une start-up pour proposer du téléconseil à ceux qui ne trouveraient pas de médecin disponible.
Mieux répartir l’offre et la demande de soins en médecine de ville est un beau projet. Encore faut-il qu’il arrive à fédérer les acteurs.
C’est tout le pari de Médiveille

www.mediveille.fr



Doc Consulte, plate-forme de relation médecins-patients, de l’échange de mail sécurisé à la téléconsultation

Les modalités de prise en charge de la télémédecine étant peu ou prou définies au sein du PLFSS 2018 (voir l’article 36 et le point de Buzz Médecin sur le sujet) avec l’ouverture prévue de négociations conventionnelles avant la fin de l’année, de nombreux acteurs se positionnent. Doc Consulte est de ceux là avec l’objectif de faire rentrer la téléconsultation et le téléconseil parmi les propositions que peut faire un médecin à ses patients.

Un contexte favorable ?

Les sociétés d’assurance et les mutuelles ont été les premières à monter au créneau. Axa Assistance a joué les pionniers, dès 2015, avec son service de téléconsultation pour ses assurés et ses employés. Cette année, le groupe Eovi-MCD Mutuelle a passé un partenariat avec la plateforme de consultation médicale Medecin Direct pour lancer un service de téléconsultation dont la campagne de publicité a déclenché une plainte du Conseil National de l’Ordre des médecins (CNOM). Le nouveau groupe Vyv, né en septembre 2017 du rapprochement MGEN-Istya-Harmonie, vient carrément de prendre une participation de 61 % dans MesDocteurs. Lancée en 2015, cette start-up assure à la fois téléconseil et téléconsultation médicale, avec son réseau de 300 médecins généralistes et spécialistes et a déjà signé des contrats avec d’autres assureurs, soit près de 15 millions de bénéficiaires couverts courant 2018, dont les quelque dix millions de clients de Vyv.
Sans compter la start-up Hellocare dont l’application permet des téléconsultations à 25 euros en vidéo 7 jours sur 7 via son smartphone avec envoi d’une e-ordonnance. Le service vient d’être lancé à l’étranger.

Dans ce contexte encore troublé, quelle place pour le médecin praticien dans son cabinet ?
Visuel Doc ConsulteDoc Consulte pense avoir trouvé la réponse. Lancé par Santé Assistance, cette plate-forme entend déployer toutes les facettes de la relation médecin-patient jusqu’au téléconseil et à la téléconsultation. Depuis sa création en 2007, la société Santé Assistance, qui vit de revenus publicitaires et de vente de contenus, a en effet construit plusieurs briques nécessaires : le site d’informations médicales Docteur Clic, entièrement rédigé par des médecins ; l’application Sympto Check pour faciliter l’orientation du patient en fonction de ces symptômes et surtout, le Dossier Santé personnel (DSP), carnet de santé numérique gratuit, hébergé sur serveur agréé hébergeur de données de santé et disponible sur smartphone depuis mars 2017 (accés sécurisé par envoi d’un code sur le smartphone). La constitution d’un dossier sécurisé sera en effet exigée pour la future téléconsultation médicale en routine (prise en charge).
 

Un ensemble de services

Visuel Doc Consulte 3Visuel Doc Consulte 2Doc Consulte offre donc un ensemble de services au patient comme au médecin. Le patient s’inscrit via le site personnel du médecin (initial nom.docconsute.com) et ouvre un DSP, s’il n’en a pas. Il peut alors prendre un rendez-vous en ligne, lire les informations sélectionnées par son médecin, lui poser une question par email sécurisé, demander un téléconseil (en prenant un créneau horaire) ou une téléconsultation qui utilisera le DSP (le patient peut y placer des documents et l’ouvrir aux professionnels de santé de son choix) et un logiciel d’appel vidéo par Internet type Skype. Lors de la téléconsultation, le médecin rédige un compte rendu et si besoin, une ordonnance, qui seront stockés dans le DSP et dans le système informatique du cabinet (pas d’intégration pour le moment). Lors d’un téléconseil par téléphone, il y a une trace de la demande de rendez-vous. Le médecin abonné à Doc Consulte (100 euros/mois) peut réserver tous ces services à ses seuls patients. Ou choisir de les ouvrir pour étendre ses activités.
Pour le médecin, l’objectif est à la fois d’améliorer sa relation avec son patient et de gagner du temps. Parmi la vingtaine d’utilisateurs actuels, le Dr Emmanuel Cauchy, directeur de l’institut de formation et de recherche en médecine de montagne (IFREMONT), réalise des téléconsultations payantes sur Doc Consulte avec des randonneurs en haute montagne. Le Dr Thomas Waitzenegger, chirurgien orthopédiste, y voit un intérêt pour les consultations postopératoires sans faire déplacer le patient. Un premier accord a été passé avec l’ARS Rhône Alpes, pour la téléconsultation et le Dr Frédéric Rérolle, généraliste à Lyon a réservé une plage horaire aux téléconsultations.
Selon ses promoteurs, Doc Consulte doit faire gagner du temps aux médecins. Parce que tous les emails de patients sont regroupés et que les coups de téléphone intempestifs se transforment en téléconseils planifiés (que l’on peut choisir ou non de facturer). Tandis que le patient trouve toujours un créneau libre pour contacter son médecin par mail, par téléphone, en prenant un RV ou pour une téléconsultation. Doc Consulte réunit pour le moment 22 médecins sur sa plate-forme… mais en espère 20.000 d’ici deux ans  !

100 euros/mois, démo gratuite, https://www.docconsulte.com/medecin/



Negatoscreen, pour visualiser les radios classiques et numériques avec les patients

Présenté au dernier congrès SOFCOT (6-9 novembre au Palais des Congrès), le Negatoscreen offre aux cabinets médicaux une visualisation des radiographies classiques et numériques permettant au praticien une meilleure pédagogie pour ses patients. Une innovation à destination de tous ceux qui utilisent un négatoscope.

image_negatoscreen_2Rien ne prédisposait Antoine Lefevre, spécialiste de l’affichage électronique dynamique, à la tête d’Infotrafic depuis 10 ans, à se lancer dans le médical s’il n’avait eu un frère jumeau, Nicolas, chirurgien orthopédique de son état. Celui-ci se plaignait régulièrement de devoir regarder les radios numériques sur l’écran de son ordinateur beaucoup plus difficiles à partager avec son patient que sur le traditionnel négatoscope. Antoine a donc conçu pour Nicolas un écran à affichage double. Pouvant à la fois rendre les services du négatoscope pour la visualisation des radiographies classiques sur film et d’un écran numérique haute définition pour la visualisation des radios numériques (à partir d’un fichier ou d’un CD-Rom). Il est relié à l’ordinateur. Qui peut le plus peut le moins, le Negatoscreen permet de projeter n’importe quel type de fichier numérique depuis un ordinateur (une vidéo de formation par exemple).
 

Une meilleure relation de confiance

Le Dr Lefevre en fut si satisfait qu’il poussa son frère à le commercialiser. « Expérimenté depuis deux ans dans mon cabinet, j’ai pu mesurer à quel point Negatoscreen développe la compréhension du patient et renforce la confiance qu’il a dans son praticien. C’est une évolution radicale dans la façon de mener une consultation en confiance ». Lorsqu’une décision d’opération doit être prise.

Medical&Digital, start-up française basée à Cergy Pontoise était née. Soutenue par la French Tech, la société a développé toute une gamme commercialisée depuis juillet dernier. Elle a déjà installé des appareils dans des cabinets et équipés deux cliniques. Une enquête menée avec 154 patients Clinique Nollet/clinique du Sport montre que 96% ont plébiscité Negatoscreen pour comprendre leur pathologie. image_negatoscreen_1Qualité de la présentation pour le patient et facilité d’utilisation pour le praticien, ce sont les deux atouts de l’appareil. « Nous avons des demandes pour des blocs opératoires », souligne Antoine Lefevre. Les écrans sont en verre trempé, avec un cadre en acier et sans ventilation. Ils sont donc compatibles bloc.

Commercialisé sur le site Internet www.negatoscreen.com Contact 01 34 32 21 06,  contact@negatoscreen.com
30 jours à l’essai puis à partir de 89€/mois avec un engagement de trois ans. Installation, mise en route, assistance technique, garantie comprises.
4 tailles d’écran de 32 à 55 pouces.



Philips Lumify : l’échographe mobile connecté est-il le stéthoscope de demain ?

Après un lancement aux Etats-Unis, Philips commercialise depuis cet été en France, son Lumify, un échographe mobile déjà présenté en mai à la Paris Healthcare Week. Si les urgentistes et les cabinets de kinésithérapie sont les premiers intéressés, ce type de dispositif léger et maniable, pourrait bien devenir à terme le stéthoscope de demain.

Même si cela reste cher pour l’équipement d’un médecin libéral qui ne pourra pas vraiment le rentabiliser (pas d’acte…), le Philips Lumify est incontestablement séduisant par son faible encombrement et sa maniabilité.
PHILIPS LUMIFY_S4-1 Hand_phone_composed PHILIPS LUMIFY_S4-1_MildTrauma_0213_reduiteL’échographie devient accessible dans des situations de mobilité ainsi que dans un cabinet libéral.
Le Lumify est une belle alternative aux échographes ultraportables avec un écran réduit. Il couvre le niveau 1 de l’échographie clinique en médecine d’urgence (ECMU). Nombre d’échographies pratiquées en situation d’urgence pourraient l’être in situ là où le patient est secouru, avant son transfert et sans perdre en qualité. Outre les urgentistes et les kinésithérapeutes, qui sont ses premières « cibles », Philips compte aussi séduire les médecins du sport, les rhumatologues, les gastro-entérologues, les sages-femmes qui se déplacent à domicile, et pour finir, les médecins libéraux qui n’utilisent pas encore les ultra-sons. C’est le stéthoscope de demain !

L’écran est celui du smartphone ou de la tablette

Plus besoin d’écran, puisque la sonde (superficielle, abdominale et cardiaque) se combine avec celui d’un smartphone ou d’une tablette; un bémol cependant, le Lumify n’est pas compatible avec les iPhone et les iPad car Apple ne permet pas l’accessibilité de l’appareil à la batterie de ses produits. Très léger, le Lumify n’a pas en effet de batterie propre mais la sonde se branche par cordon USB sur le smartphone ou la tablette. D’où une autonomie de 2 à 3h sur un smartphone et de 3 à 5h sur tablette (on trouve sur le site la liste des produits compatibles dont les Samsung Galaxy S, pour la bonne résolution de leur écran). Une fois l’examen réalisé, on peut l’exporter par Wifi sur un serveur distant (celui du centre de soins par exemple) et en DICOM, le format universel des images médicales. Selon Philips, la qualité des images satisfait pleinement les professionnels qui l’ont essayé pour des usages tels que le diagnostic, le guidage et le triage des patients en urgence, le suivi d’une rééducation, la détection.

L’application se charge sur Google Play (50 Mo à télécharger). Lumify est un dispositif médical de Classe II A. Il est commercialisé avec ses trois sondes à 7111 euros HT avec 5 ans de garantie (échange standard) ou 140 euros HT/mois sur cinq ans ou par abonnement 199 euros/mois.
www.philips.fr/healthcare/sites/Lumify



MediStory 4 disponible pour iPad

MS 4ipadIl y a des choses qu’il faut savoir attendre… pour les obtenir!
C’est le Club Medistory Breizh qui en a eu la primeur ce 5 octobre à Dinan ou plus exactement à l’hôtel Mercure de Lanvallay.
Alors que la disponibilité de MediStory 4 pour iPad était annoncée avec téléchargement sur l’App Store (en libre service pour tester sur iOS11), les invités de MediStory Bretagne ont pu de 16h à 22h en découvrir la version commercialisée (après un long bétatest) déployée sur cinq stands : iPad, lecteur, mobilité, Mac, Migration. C’est en effet un système complet qui est livré par Prokov éditions. La lecture des cartes Vitale et CPS se fait par un lecteur sans fil Es-Kap-Ad (TRS) de Kapelse qui fonctionne en WiFi. Ce type de lecteur (RAC) n’a été homologué pour iOS qu’en février dernier. Cela a encore pris du temps pour le mettre en parfaite harmonie avec la tablette. Inutile de dire que le petit monde des medistoriens (pas si petit avec plus de 12 000 utilisateurs tout de même) a bruissé d’excitation toute la soirée …
Pour la version Mac OS il faudra attendre encore un peu… Mais quand patience rime avec efficience…

Voir la fiche Medistory 4 sur Buzz Medecin .On peut relire avec profit le compte-rendu  de la démonstration à laquelle avait assisté Buzz Medecin en février 2016.
On trouve aussi des infos complémentaires sur le site dédié medistory.com qui décrit bien la philosophie 4×4.
Medistory 4 sera également présent au Journées nationales de médecine générale (JNMG) les 12 et 13 octobre à la Grande Arche de Paris la Défense



60% des jeunes médecins associent informatique et gain de temps

Selon une étude menée par Cegedim Logiciels médicaux (CLM) et le magazine en ligne What’s up Doc, 60% des jeunes médecins associe informatique et gain de temps. Cette enquête révèle aussi que leurs attentes ne correspondent pas toujours aux usages actuels les plus répandus. Aux logiciels d’évoluer en conséquence.

L’informatique doit leur faire gagner du temps (60%) et aussi améliorer la prise en charge diagnostique et thérapeutique (54%). Pour 77% ,l’informatique est source d’efficience organisationnelle et d’optimisation de la qualité de dossiers.
Les 222 jeunes médecins (moyenne d’âge 33 ans, 2/3 installés ou en cours d’installation, 53% spécialistes, 38,8%MG) qui ont participé à l’enquête au premier semestre 2017, placent donc en tête des usages comme la gestion des rendez-vous (78%), la communication avec les patients (58%), l’amélioration de la coordination des soins (52%) qui ne sont pas encore très répandus . La gestion comptable fait également partie du top 3.
 

Exigeants sur la sécurité et la traçabilité

Leurs exigences portent sur la sécurité (68%) et la traçabilité (82%). Et ils sont une majorité (61%) à considérer l’utilisation d’un logiciel certifié comme une garantie de la sécurité des données. D’une certaine façon, la prescription sécurisée les rassure.
Vivant dans le monde de la mobilité, ils pensent à 60% qu’une application logicielle doit pouvoir être utilisée aussi bien sur ordinateur que sur smartphone ou tablette et ils ont tendance à rechercher un accès web des applications.
La moitié d’entre eux montre un intérêt pour les objets médicaux connectés et plébiscitent le glucomètre (80%) et le tensiomètre (78%).
En bon éditeur, CLM a également sondé les attentes par rapport aux services.
L’évolutivité des outils et la réactivité arrivent en tête (82%) suivi de la possibilité d’extraire les données et de faire des statistiques, à égalité avec le besoin d’un service technique facile à joindre (77%). 63% souhaitent n’avoir qu’un seul interlocuteur et 56% veulent de la formation pour laquelle la formule « présentiel » (42%) est désormais moins appréciée que le e-learning (65%) et les vidéos (53%).
A bon entendeur- éditeur, salut !
Voir l’enquête « Sommes nous des médecins numériques ? »



Vik Sein, chatbot compagnon virtuel, dans le cancer du sein

Réalisation concrète de l’avancée de l’intelligence artificielle dans le domaine de la santé, le chatbot Vik Sein accompagne les femmes atteintes de cancer du sein et leur entourage.

Pharmacien, Benoit Brouard a commencé par réaliser des applications pour smartphone alors qu’il était encore interne… dont infectioguide. Voir l’article de 2013 
Mais les applications ont moins la cote…En effet, 65% des utilisateurs de smartphone n’en téléchargent aucune et 84% des téléchargements ne sont utilisés qu’une seule fois.. la tendance, ce sont les messageries instantanées type WhatsApp ou Messenger qui depuis 2015 ont même depassé les réseaux sociaux en fréquentation.
« Avec notre société Wefight*, nous nous sommes donnés pour tâche de mettre l’intelligence artificielle au service de la lutte contre le cancer et sans rien avoir à télécharger. Nous avons choisi la technologie du chatbot pour accompagner les patientes à leur domicile sachant que d’ici à 2020, 50% des chimiothérapies seront orales. » Les chatbot, ce sont les assistants virtuels de plus en plus utilisés par les services clients en ligne des entreprises ( opérateurs internet par exemple).. Un de leurs atouts est de s’intégrer dans les messageries instantanées.
Vik Sein est né d’une collaboration avec « Mon réseau cancer du sein » qui a apporté son expertise patients et proches autour du cancer du sein et souhaitait un moyen de rompre l’isolement pour les personnes qui n’ont pas envie de s’inscrire sur un forum de discussion. Il suffit de chercher « HelloVikSein » dans Messenger et le dialogue peut commencer.
Doté d’une solide base de données validées par des professionnels de santé et mis à l’épreuve par 30 bétatesteurs du réseau, Vik Sein répond aux questions dès l’annonce de la mauvaise nouvelle, va proposer des informations et donner beaucoup de conseils pratiques (les questions à poser au médecin avant une opération par exemple). C’est aussi un soutien pour les proches.

Observance et pharmacovigilance

VikSein peut envoyer des messages de rappel pour la prise de médicament et partager automatiquement avec le médecin traitant un résumé des effets secondaires enregistrés ( le tableau de bord médecin sera opérationnel en janvier).
La patiente peut aussi signaler des effets secondaires vers les sites de pharmacovigilance.
Une étude clinique sur l’influence de Vik Sein sur l’observance va être lancée.
« Nous voulons travailler avec des outils validés par des publications » souligne Benoit Brouard

*Wefight est labellisée « Oncoentrepreneur » par Cancer Campus à l’Institut Gustave Roussy et soutenue par la French Tech



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