aidediag

Suivre l'actu du blog

Calendrier

octobre 2017
L Ma Me J V S D
« sept    
 1
2345678
9101112131415
16171819202122
23242526272829
3031  

ASIP Santé

APICEM obtient l’agrément hébergeur de données de santé pour Apicrypt 2

L’agrément HADS obtenu pour Apicrypt 2 marque-t-il la fin du feuilleton à rebondissement que nous jouent la SARL APICEM (ce n’est plus une association) et l’ASIP Santé, depuis deux ans, sur le thème de l’intégration d’Apicrypt, la messagerie sécurisée leader avec 70 000 utilisateurs revendiqués, dans l’espace de confiance MSSanté?

Le « scoop » a été dévoilé dès vendredi 29 par Michel Gagneux, directeur de l’ASIP Santé dans une dépêche en ligne de TIC Santé et repris ce mardi 4 juillet dans un communiqué d’APICEM : APICEM SARL devient hébergeur agréé de données de santé à caractère personnel (HADS) pour la version 2 de sa messagerie Apicrypt.
L’agrément a été délivré le 29 juin 2017 par le Ministère de la Santé en accord avec l’ASIP Santé et la CNIL.
Evolution logique de la messagerie sécurisée, Apicrypt 2 propose la signature systématique et obligatoire de tous les messages et la traçabilité de chaque étape de la transmission.
Dès 2015, le Dr Alain Caron, gérant d’APICEM SARL, annonçait la compatibilité d’Apicrypt 2 avec MS Santé (voir l’article de Buzz Medecin).
Mais l’entrée dans l’espace de confiance de MS Santé nécessitait l’agrément HADS du serveur APICEM.
Pendant deux ans, les deux partis, si l’on peut dire, ASIP Santé et APICEM, se sont renvoyé la balle. L’ASIP Santé et le Comité d’agrément des hébergeurs s’opposaient aux choix techniques de l’APICEM, réclamant un certificat de sécurité supplémentaire. Tandis que l’APICEM attaquait l’ASIP Santé pour distorsion de concurrence.
A tel point que lors du dernier congrès de la FMF, Nicolas Revel , directeur de la CNAM a assuré aux médecins Apicrypteurs qu’ils pourraient toucher le forfait structure 2017 même si leur messagerie n’était pas encore dans l’espace de confiance.

Apicrypt 2 pas interopérable MS Santé avant  3 à 6 mois

De fait, l’APICEM qui s’était fendu d’une lettre au nouveau ministre de la santé, Agnès Buzyn, le 21 mai dernier pour se plaindre du blocage de son dossier d’agrément déposé en février 2015, estime dans son communiqué qu’il lui faut « trois à six mois hors période estivale pour finaliser les développements de la version 2 d’Apicrypt et la rendre interopérable avec l’espace de confiance ».
Et encore, si l’ASIP Santé l’aide dans le franchissement de cette dernière étape. Le Dr Caron juge également que l’annuaire MSSanté très peu fiable aujourd’hui devra être consolidé et déplore une nouvelle fois la concurrence de ce webmail gratuit. Il prévient qu’il n’hésitera pas à dénoncer à nouveau les retards qui ne seraient pas justifiés ». Estimant que c’est la lettre au ministre qui a permis de débloquer le dossier. Ce que réfute évidemment l’ ASIP Santé en expliquant que l’agrément a suivi le processus normal.
Michel Gagneux assure toutefois que l’intégration d’Apicrypt (76 millions de messages échangés l’an dernier alors que le déploiement de MSSanté progresse ) est un « sujet d’intérêt général » et que l’aide de l’ASIP Santé lui est acquise pour cette démarche.
La migration des médecins Apicrypteurs vers Apicrypt 2  n’est donc pas encore pour tout de suite et Nicolas Revel a bien fait de le prendre en compte! 



Messageries sécurisées de santé : les usages en progression

L’utilisation d’une messagerie sécurisée devient obligatoire tant pour les hôpitaux encouragés par la DGOS que pour les médecins libéraux qui veulent toucher pour 2017 l’intégralité du 1er volet du forfait structure (1225 euros) de la nouvelle convention. Un sujet d’actualité pour le salon HIT dans le cadre de la Paris Healthcare Week (16-18 mai) avec de nouvelles offres sur les stands.

Pour Michel Gagneux, directeur de l’ASIP santé, le déploiement de la messagerie MSSanté progresse avec 864 établissements techniquement raccordés (et 1800 inscrits au projet MSSanté).
Fin avril, 31 000 Boites aux lettres MSSanté avaient été ouvertes par des professionnels de santé dont 23 000 par des médecins.
L’ouverture d’un compte est rappelons -le, gratuit sur https://www.mssante.fr/home.
2017 s’annonce comme l’année du basculement dans l’usage réel. « Nous sommes en train de passer dans une phase d’usage généralisé » assure Michel Gagneux. Les hôpitaux répondent aux appels à projet de la DGOS (Direction générale de l’offre de soins) via les ARS pour numériser les lettres de sortie.
L’ASIP Santé accompagne les hôpitaux pour faire monter le flux de lettres de sortie et autres comptes rendus vers les médecins de ville. Quant à l’ouverture des comptes MSSanté, c’est désormais la CNAMTS qui en assure la promotion via les CIS (Conseiller informatique service) des CPAM.
L’autre gros chantier est celui des laboratoires d’analyse qui doivent changer d’ici 2021, la structure des résultats envoyés et passer de HPRIM au format LOINC.

Le rôle des plates-formes régionales

Si l’on se rend sur le stand du MIPIH , on s’aperçoit toutefois qu’une grosse partie de ce déploiement correspond au passage sur MSSanté de Medimail , la messagerie régionale de Midi Pyrénées également présente en PACA et dans les Hauts de France, qui revendique d’ailleurs le titre de 1ère messagerie sécurisée MSSanté compatible avec 75 000 messages échangés chaque mois. Sur 15.000 boites aux lettres Medimail, 14.000 sont entrées dans l’espace de confiance MSsanté. 350 établissements l’utilisent déjà, 60 supplémentaires seront raccordés d’ici la fin de l’année. Medimail est gratuite pour les médecins libéraux grâce au financement des ARS. Bien que faisant partie de l’espace de confiance MSSanté, Medimail est en train de se doter d’un connecteur Apicrypt pour permettre aux établissements d’envoyer des flux Medimail vers les médecins Apicrypt, historiquement nombreux dans les Hauts de France.

Et pendant ce temps là Apicrypt…

L’association APICEM éditrice d’Apicrypt continue en effet à caracoler en tête avec près de 70 000 utilisateurs dont 41 150 libéraux et affirme équiper 50% des médecins informatisés de France. Le nombre d’utilisateurs hospitaliers a cru de 22% en un an pour atteindre 19 000 .Apicrypt est implantée dans 25 CHR-CHU sur 32 et 2000 EHPAD et équipe 95% des laboratoires de biologie. 75 millions de messages ont été échangés en un an. Le Dr Alain Caron, président de l’APICEM, précise dans sa lettre de mai 2017, continuer « ses démarches qui permettront aux futures messageries présentes au sein de l’espace de confiance MSSAnté, pilotée par la CNAMTS de devenir interopérables avec Apicrypt ».Selon le Dr Caron, ce sont donc les autres messageries qui deviennent interopérables avec Apicrypt et  non l’inverse !  Dernière nouvelle : début juin à Marseille, au congrès de la FMF, le directeur général de la CNAMTS, Nicolas Revel a assuré que les médecins utilisant Apicrypt pourraient bénéficier du forfait structure, même si cette messagerie ne fait pas encore partie de l’espace de confiance de MSSanté.

Intégration dans les dossiers du logiciel métier et « messageries instantanées » sécurisés

Les principaux éditeurs ont fait le développement nécessaire pour intégrer les messages envoyés à la norme CDA R2 automatiquement dans les dossiers patients (Selon Michel Gagneux 80 à 90% du marché est prêt).
Chez Cegedim, la messagerie compatible MSSanté est incluse dans le pack Sri avec les téléservices intégrés. La moitié des utilisateurs s’y sont abonnés mais l’éditeur ne peut savoir combien de médecins ont créé leur boite aux lettres.
cgm connectChez CompuGroup Medical, AxiMessage, la traditionnelle messagerie d’Axisanté, compatible MS Santé, s’est mise à la nouvelle norme. Pour faciliter les usages, l’éditeur lance en outre CGM Connect, un "chat" sécurisé intégré dans l’espace de confiance, qui permet d’échanger instantanément texte et photos en toute sécurité … CGM Connect est gratuit pour les abonnés de CGM Net (ex Réseau santé social) ou vendu par abonnement (7,50 euros/mois)

APICEM a entrepris une démarche voisine avec MISS, la messagerie immédiate sécurisée de santé pour smartphone qui sécurise les échanges et permet notamment l’envoi de photos. Développée à initiative des URPS Médecins, infirmiers, Kinésithérapeutes et pharmaciens Hauts de France, MISS est gratuite pour les utilisateurs Apicrypt et revient à 20€ par an pour les autres. Il faut s’inscrire sur le site www.miss-sante.fr et télécharger l’application.

Face à tous ces développements, les éditeurs font parfois appel à des prestataires extérieurs. Editeur de logiciel santé dédié à l’interopérabilité ( connecteurs pour les messageries hospitalières par exemple), la société Enovacom se tourne vers les libéraux. Un partenariat est en cours avec un éditeur pour intégrer automatiquement les messages et compte rendu venant de l’hôpital.

(mis à jour le 19 juin 2017)



MSP : le logiciel au coeur de la pratique collaborative et de l’exploitation des données

Pas moins de huit éditeurs* présents aux Journées nationales de la FFMPS les 17 et 18 mars au Centre des congrès de Lyon. Parce que le choix du système d’information reste toujours primordial pour le bon fonctionnement d’une équipe pluridisciplinaire. D’autant qu’il doit aussi permettre d’exploiter le gisement de données accumulé par la MSP.

FFMPS Lyon950 inscrits pour les 6èmes journées de la FFMSP (Fédération française des maisons et pôle de santé qui va devenir Fédération Française des maisons pluridisciplinaires de santé et rejoindre la Fédération des soins primaires). Médecins, infirmières, paramédicaux de diverses origines, pharmaciens… tous engagés pour former des équipes pluridisciplinaires. « Car une MSP ça ne se décrète pas, il faut une équipe, comme le rappelle le Dr Pascal Gendry, successeur du Dr Pierre de Haas comme président de la Fédération. « Une MSP c’est toujours une histoire » ajoute le Dr de Haas qui a pris en charge l’organisation des Journées.
La pertinence des concepts initiaux ne se dément pas. Au 14 mars, il y avait 910 Maisons de santé pluridisciplinaires ouvertes (contre 436 en mars 2014) et 334 projets sélectionnés soit 1244 MSP en puissance. Même si le rythme des ouvertures se ralentit un peu, la montée est continue, comme le montrent les derniers chiffres de l’observatoire des MSP de la DGOS (Délégation générale de l’organisation des soins).

Sur ces 910 MSP, 420 sont en SISA (société interprofessionnelle de soins ambulatoires), pour lequel un texte de simplification devrait sortir dans moins d’un an. Toutes les SISA n’ont pas encore de dossier médical partagé, et 81% auront un logiciel labélisé en version V2 du label e-santé Logiciel Maisons et Centres de santé de l’ASIP d’ici la fin de l’année, ce qui est obligatoire pour toucher certaines subventions.

Promouvoir l’innovation et la recherche

Trop peu d’équipes des soins primaires participent à la recherche, note le président de la Fédération. La Haute Autorité de Santé dont la mission est d’améliorer la qualité des soins sur le territoire voit dans les MSP de précieuses alliées. Sous réserve qu’elles soient équipées de Système d’information (SI) structurés où l’on peut introduire de nouveaux indicateurs de qualité des pratiques à co-construire entre la HAS, les MSP et les patients . « Nous ne pouvons plus construire le système de santé sans les patients, souligne le Pr Agnès Buzin, présidente de la HAS, ceux-ci doivent être impliqués dans les indicateurs de mesure de qualité des soins. L’utilisation d’un SI partagé et optimisé pour produire des données fait partie des critères de qualité d’une MSP rappelle le Dr Michel Varroud-Vial, conseiller Soins primaires et professions libérales à la DGOS, conscient qu’il faut les accompagner dans cette démarche. Une MSP (moyenne obtenue sur 855 MSP ouvertes), c’est en effet 5 médecins, 1,6 chirurgien-dentiste, 2,3 pharmaciens et 9,1 paramédicaux. La découverte du travail des uns par les autres va modifier les pratiques et ce n’est qu’à partir d’un certain degré de maturité que l’équipe de soins peut envisager un travail de recherche à partir des données patients.

Exploiter le trésor des MSP

"Les professionnels de santé n’ont pas toujours conscience d’être dépositaires d’un véritable trésor avec les données produites par leur SI, souligne le Dr Gilles Perrin, nouveau médecin DIM de la FFMPS. Un trésor inexploité.
Or la production de données est utile à la fois pour
- analyser les pratiques de l’équipe,
- pour développer un projet de santé,
- pour comparer ses données à celle des collectivités ou de l’assurance maladie.
Le SI c’est le centre névralgique de la structure. Mais pour être exploitées encore faut-il que les données soient structurées. Certes dit encore le Dr Perrin la plupart des logiciels installés dans les MSP sont dits structurés, avec la possibilité et même parfois l’obligation de coder (pour la sécurisation de l’ordonnance, par exemple). Cependant le Dr Perrin qui s’est fait présenter différents logiciels a constaté que c’était très variable d’un logiciel à l’autre et que tous n’offraient pas les mêmes possibilités, surtout en matière de « requêtage ». Les deux ateliers organisés à Lyon sur ce sujet montrent que les professionnels de santé ressentent l’opération de codage comme chronophage, assez complexe et technique. Les données factuelles telles que les résultats biologiques ou les paramètres biométriques sont en général codées. Les médicaments bénéficient d’un code CIP, mais pour les génériques ça se complique. En fonction du but recherché, l’équipe va devoir s’imposer des « datasets » ne prenant en considération que ce qui est utile pour ne pas coder inutilement. S’il y a des examens à prescrire pour le suivi on indiquera juste fait/pas fait, normal ou non ; un petit nombre de données va ainsi permettre à une équipe de gérer les diabétiques qu’elle soigne façon très fine, insiste le Dr Florence Maréchaux, médecin de santé publique et médecin DIM d’ICT, qui a participé à la réalisation de datasets dans le cadre de la HAS. Trois thématiques sont prêtes en data sets : la BPCO, le Diabète et l’hypertension (en cours).

Motiver les équipes

Pour motiver toute l’équipe, il faut sortir des tableaux de bords réguliers. Il est recommandé de ne pas se lancer avant d’avoir une équipe mature qui travaille déjà de façon coordonnée Une fois le codage effectué, il faudra encore apprendre à requêter. La recherche multicritère proposée par les logiciels se révèle parfois limitée à des requêtes préexistantes. Il sera le plus souvent nécessaire d’interroger l’éditeur. Celui ci, en plus des requêtes déjà existantes, pourra construire une nouvelle requête à la demande de l’équipe. Quand de tels travaux seront publiés massivement par des professionnels libéraux, ce sera un grand motif de satisfaction. Et une source de progrès pour la pratique médicale.

8 editerus

*Aatlantide avec ActeurCS.fr, CLM avec Solution MSP (MLM + logiciels paramédicaux de RM), CGM avec Axisanté et Hellodoc , Hypermed, ICT avec Chorus, Prokov avec Medistory 4×4 (pas encore commercialisé), Silk informatique avec éO MSP, Weda



Conférence 2017 de l’ASIP Santé : l’agence de la santé numérique se voit en co-constructeur de la e-santé

 Cadre branché s’il en est que les sous sol tagués façon « Street Art » du Palais de Tokyo choisis par l’ASIP santé pour tenir le 31 janvier sa conférence 2017 (la dernière manifestation de ce type remontait à 2012 à la maison de la Chimie).
Détail raffiné que cette bouteille d’eau remis à chacun avec le tag pour télécharger les vidéos. confasip
Plus de deux heures de débats sur le thème de la transformation de la santé et du parcours de soins par le numérique, entremêlés des résultats « inédits » mais sans surprise d’un sondage IPSOS sur les médecins à l’ère du numérique.
Et puis, tandis que les nombreux invités se pressaient au buffet, Michel Gagneux, le directeur de l’ASIP santé, tenait conférence de presse dans les spacieux fauteuils de velours rouge d’une salle de projection pour soirées privées.
Buzz medecin y était, histoire d’en savoir un peu plus sur le devenir de l’agence avec la reprise en main du DMP par la CNAM qui apporte aussi son concours au déploiement de la messagerie MSSanté chez les libéraux.
Et bien, l’ASIP qui emploie 136 collaborateurs pour un budget de 85 millions d’euros en 2016, s’est vu confier en signant un contrat d’objectifs et de performance avec l’Etat  pour la période 2016-2018, avec 26 objectifs, trois missions : réguler la transformation numérique, la promouvoir et en accélérer les usages. « Les briques existent mais rentrent difficilement en action sur le terrain avec des délais qui ne sont plus acceptables par les patients », explique Michel Gagneux. L’ASIP apporte son expertise dans la réalisation des projets de systèmes d’information, dans la gestion de l’espace de confiance (RPPS, CPS..) et dans la coordination sur le terrain (acteurs, territoire, clients). Elle pilote ainsi non plus 9 grands projets comme lors de sa création en 2009 mais plus de 30 programmes, soit une centaine de projets. Un des plus gros chantiers, d’un montant de 240-250 millions de francs, c’est SI SAMU l’unification du système d’information des SAMU vers un système stable permettant d’encaisser les crises sanitaires. La phase pilote démarre en avril avec 11 SAMU avant un déploiement général de la première version dans un an.

ASIP Sante

MSSanté : "Un volume d’usage limité malgré nos efforts"

Alors qu’un médecin sur deux déclare utiliser des technologie numériques dans la relation avec ses confrères ( voir le sondage), la messagerie sécurisée MSSanté « connaît un volume d’usage limité malgré nos efforts » , selon Michel Gagneux. Son déploiement montre que depuis mai (voir le compte rendu de la présentation lors de HIT 2016), le nombre d’établissements compatibles a bien augmenté : 1800 en cours au total dont 700 techniquement raccordés et 460 CHU.
« Depuis l’été il y a suffisamment de logiciels métier ayant intégré MSSanté pour permettre une campagne de communication auprès des médecins avec le concours des CIS (conseillers informatique service) des CPAM. Des événements régionaux sont organisés dans 9 départements des régions Nouvelle Aquitaine et Hauts de France principalement pour une généralisation en 2017. Par ailleurs, les laboratoires qui sont en train de passer de Hprim à Loink ce qui permet une unification sémantique des résultats d’analyse auront dès 2017 des logiciels compatibles MSSanté.
Quant à Apicrypt, qui continue à gagner des utilisateurs (près de 70 000 annoncés), ce qui bloque c’est l’agrément Hébergeur de données de santé, retardé selon M. Gagneux car elle a été demandée pour Apicrypt 2, version qui n’est pas encore diffusée. Et l’agrément est en train de passer entre les mains d’un organisme certificateur. Toujours à suivre donc.

confasip sondage

« Les technologies numériques et la pratique médicale" , Enquête réalisée via Internet auprès de 253 MG libéraux et 250 spécialistes hospitaliers entre le 11 et le 23 janvier.

- La perte de confidentialité demeure le risque n°1 mis en avant par 90% des MG et 88% des spécialistes face à l’irruption dans les pratiques du numérique, considéré comme très diffusé.
- Le risque de déshumanisation est cité par 71% des médecins.
- 63% des médecins utilisent fréquemment le numérique pour accéder aux résultats d’analyse d’un patient (84%) pour transmettre les données d’un patient à un autre professionnel de santé (68%)
- 2/3 des médecins pensent que les technologies numériques n’engagent pas davantage leur responsabilité
- 1/3 s’estiment bien formés pour l’utilisation de son logiciel métier
- 16% s’estiment bien formés pour l’utilisation des échanges avec leurs confrères
- 72% attendent du numérique la diminution de la redondance de certains actes ou examens médicaux



Echanges de santé sécurisés : MSSanté sur la voie du succès ?

 

Michel Gagneux, directeur de l’ASIP Santé, veut y croire : « Nous sommes en train tous ensemble de réussir ». La conférence de presse qui s’est tenue le 25 mai sur le stand de l’ASIP Santé dans le cadre de la Paris Healthcare Week, a en tout cas réuni les principaux acteurs du déploiement du service MSSanté, ouvert en 2013.

Où en est-on exactement ? La majorité des gros producteurs de comptes rendus d’hospitalisation (CR) sont désormais compatibles MSSanté ou en passe de le devenir : 27 des 32 CHU et 460 des 600 grands établissements. Ce qui fait dire à l’ASIP Santé que fin 2016, 80% de l’activité hospitalière pourra transmettre des CR.
Dans quelques régions, il existe déjà de brillants exemples comme le CH de Compiègne Noyon qui a envoyé depuis 2015 72.000 CR à 550 médecins destinataires et reçu 2200 courriels de 31 correspondants. Certains sont évidemment plus actifs que d’autres. Et si le CHU de Toulouse envoie 25 000 mails/ mois vers plus de 2000 libéraux principalement médecins, c’est qu’une messagerie régionale était déjà en place et qu’il a suffit de la rendre compatible. L’AP-HP va équiper l’ensemble de ses établissements de messageries sécurisées MSSanté dans le cadre de son opération médecin partenaire à partir de cet automne.

MMSanté-DMP, même combat

Du côté des professionnels santé libéraux, 25.000 boites aux lettres MSSanté nominatives ont été ouvertes. En liaison avec les Ordres professionnels, celles-ci ont des adresses @medecin.mssante.fr, @infirmier.mssante.fr, @pharmacien.mssante.fr, etc. Yvon Merlière (CNAM) a expliqué que le réseau des CIS (conseiller informatique service) des CPAM allait se mobiliser, après un test dans trois CPAM d’ici la mi-juillet, puis dans 9 départements à partir de septembre, pour un déploiement généralisé en 2017. MSSanté servira également pour l’alimentation du DMP : « MSSanté-DMP, même combat ».
Président de la FEIMA (Fédération des éditeurs d’informatique médicale ambulatoire), Francis Mambrini a souligné que plusieurs de ses membres avaient réalisé l’intégration de MSSanté (CLM, CGM). On sait aussi qu’eO fait partie des logiciels compatibles. Les logiciels infirmiers s’y mettent ainsi que les pharmaciens. Le régime d’autorisation unique qui a été mis en place pour la déclaration CNIL facilite le travail. « Nous allons démultiplier les usages » se réjouit Michel Gagneux, évoquant le travail mené avec les biologistes sur la structuration des résultats de biologie, qui permettra au professionnel de les intégrer directement dans les dossiers des patients.

Et Apicrypt ?

Reste à ouvrir l’espace de confiance MSSanté à Apicrypt (qui avait aussi un stand à la Paris Health Week). Forte de ses 60 000 utilisateurs (dont 41 500 libéraux), la « première messagerie médicale sécurisée de France » voit passer 65 millions de messages/an (essentiellement des résultats d’examens) et a fait « le plus gros de l’intégration à MSSanté » assurait le Dr Caron, président d’APICEM en mars dernier (voir l’article) mais attend depuis 15 mois son agrément d’hébergeur de données de santé. Une polémique s’est ouverte la veille de la conférence et l’agence gouvernementale s’est fendue d’un communiqué rappelant que l’espace de confiance MSSanté était ouvert à tous et qu’il ne s’agissait pas d’une messagerie destinée à remplacer toutes les autres. Michel Gagneux et le Dr Alain Caron doivent se rencontrer le 1er juin… A suivre !

 



L’APICEM a 20 ans et attend Apicrypt2 pour fin 2016

L’APICEM, structure éditrice de la messagerie Apicrypt utilisée par 60 000 professionnels de santé, fête ses 20 ans le 4 avril par une visite de ses locaux de Coudekerque-Branche (communauté urbaine de Dunkerque) aux élus locaux et à la presse. Le Dr Alain Caron, directeur d’APICEM, fait le point des projets pour Buzz Medecin, en attendant Apicrypt 2 dont la sortie est repoussée à la fin de l’année.

apicrypt

Avec 60 000 utilisateurs professionnels de santé dont 41 500 libéraux et 14% de non médecins, 65 millions de messages transmis au cours des 12 derniers mois, Apicrypt peut revendiquer, sur son nouveau site Internet, le titre de « première messagerie médicale sécurisée de France ». Un succès pour lequel le bouche à oreille entre professionnels de santé a beaucoup fait. Ces messages sont toujours massivement, à 69,8% exactement, des résultats de biologie (93% des laboratoires français sont équipés avec Apicrypt). Mais « les échanges entre médecins progressent, indique le Dr Caron, le nombre de médecins hospitaliers a cru de 22% sur un an ». Les échanges des établissements vers la ville sont en augmentation mais les généralistes n’émettent en moyenne que 20 000 messages par mois (sur la période 2014-2015). Pour le moment, l’envoi d’un courrier sécurisé nécessite d’installer un module spécifique (Apimail A sur Mac ou ApimailV3 sur PC).

En attendant Apicrypt 2

Ce sera plus facile avec la nouvelle version Apicrypt 2 qui a reçu en octobre le label France Cybersecurity et annoncé sa compatibilité avec la messagerie MS Santé (voir l’article du blog) promue par l’ASIP Santé.
« Le plus gros de l’intégration dans l’espace de confiance MSSanté est fait, précise le Dr Caron, les réglages finaux ne peuvent être réalisés sans l’agrément Hébergeur de données de santé demandé en février 2015 mais pas encore obtenu ». Et ensuite, « il faut compter trois mois pour la mise en œuvre ». La diffusion d’Apicrypt 2 est repoussée d’autant. Espérée pour le premier trimestre 2016, elle est attendue pour la fin de l’année.
L’APICEM qui est toujours une association, détient à 99,4% trois entités : APICEM SARL qui gère Apicrypt, une unité de fabrication et d’envoi des clés de cryptage, et APICEM développement pour les projets.
L’expérimentation DMP2 dans 3 régions (Bretagne, Ile de France, Lorraine) a débuté en octobre. Il s’agit de tester l’auto alimentation automatisée à 95% du contenu du DMP2, à partir d’une copie des flux Apicrypt. Hébergés par un hébergeur agréé, ces dossiers pourront également recevoir à terme une copie des prescriptions, lorsque le serveur de dématérialisation des prescriptions en projet sera opérationnel. Il est actuellement en bétatest. Intéressés au premier chef, les pharmaciens, de plus en plus nombreux à rejoindre Apicrypt.
Autre chantier APICEM, le serveur de normalisation de la biologie. Diffusé progressivement (pour éviter la saturation de la hot line !), il offre déjà la possibilité de signer des conventions de preuve et ce qui évite aux laboratoires d’envoyer une copie papier. Les biologistes doivent créer le dictionnaire des équivalences pour se mettre à la norme LOINC. Avec Apicrypt 2 et l’agrément HDS, les résultats apparaitront en clair et les automates de l’APICEM pourront repérer les libellés hors LOINC et proposer l’équivalence sémantique aux biologistes qui n’auront plus qu’à valider le compte-rendu. Les résultats s’intégreront ainsi automatiquement dans les dossiers patient du logiciel métier des médecins.

www.apicrypt.org



Apicrypt 2 interopérable avec MSSanté

C’est une bonne nouvelle pour le développement des échanges médicaux.
Avec la version Apicrypt 2 les 58.000 utilisateurs d’Apicrypt pourront rejoindre l’espace de confiance de MSSanté, la messagerie sécurisée lancée par l’ASIP Santé il y a deux ans.
Le Dr Alain Caron (photo) s’est vu en effet remettre au nom de l’Apicem le 16 octobre dernier, le label France Cyber Security* pour Apicrypt 2 décerné par l’ANSSI (Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information).
Ce label atteste de l’évolution d’Apicrypt vers la signature systématique et obligatoire de tous les messages et la traçabilité de toutes les étapes de la transmission. Et surtout cette version va permettre la mise en place de l’interopérabilité avec MSSanté. Jusqu’à présent les deux messageries étaient incompatibles. Alors que, sous l’impulsion de la DGOS, MSSanté est en train de se déployer peu à peu dans les hôpitaux, Apicrypt est déjà présente dans 1200 établissements de soins et 1700 EPHAD. Alors que quelques éditeurs sont compatibles MSSanté, ils sont 300 à avoir intégré Apicrypt.
Dans le domaine des échanges sécurisés médicaux, c’est la messagerie Apicrypt qui occupe le terrain avec 61 millions de messages en un an. Parce qu’elle était simple à utiliser, Apicrypt s’est étendue depuis 20 ans par le bouche à oreille sur le mode associatif, bénéficiant du soutien de nombreuses instances professionnelles. La messagerie est utilisée par 133 spécialités médicales et paramédicales. Aujourd’hui, l’APICEM est une SARL qui sait que l’évolution devenait inéluctable avec les nouvelles règles de traçabilité imposées pour les examens biologiques en particulier, qui représentent l’essentiel des échanges. La convention de preuve Cofrac devient obligatoire.
L’Apicem a d’ailleurs également déposé un dossier pour faire agréer ses serveurs comme hébergeur de données de santé (HDS). L’instruction du dossier est en cours. Enfin ne l’oublions pas, la CNAM qui a déjà repris le déploiement du DMP, est aussi en charge de la promotion de MSSanté. Il est prévisible que l’utilisation d’une messagerie compatible MSSanté par les professionnels de santé deviendra obligatoire.

*Le label France Cyber Security sert à attester auprès des utilisateurs et donneurs d’ordre, la qualité et les fonctionnalités des produits et services labellisés et vise à promouvoir les solutions de cyber sécurité françaises et accroître leur visibilité à l’international, en soulignant les qualités propres au savoir faire français.



MSSanté : montée en charge en 2015 ?

MS Santé, la messagerie médicale sécurisée, soutenue par l’ASIP Santé, s’implante très progressivement dans les hôpitaux en préparant l’arrivée massive des contenus qui devrait être le facteur déclenchant pour l’équipement des professionnels de santé libéraux. C’est du moins le cercle vertueux que l’ASIP Santé s’efforce de mettre en place.
Plus d’un an après le lancement de la phase pilote de déploiement de MS Santé dans 15 hôpitaux volontaires, où en est-on ?
14 établissements sont opérationnels et 8 envoient des comptes rendus d’hospitalisation électroniques vers la ville en routine, a expliqué à Buzz Medecin, Vladimir Vilter, responsable de mission à l’ASIP Santé.
On a ainsi appris aux Tech Days de Microsoft qu’à l’hôpital St Joseph (ESPIC) début février, la moitié des services étaient déployés et en capacité d’envoyer les comptes rendus à J zéro (comme va le recommander la future loi de Santé, puisque le patient devra sortir de l’hôpital avec son compte rendu). L’hôpital envoie 5 à 600 mails par jour, soit 20% des comptes rendus, vers les médecins de ville. Les médecins correspondants destinataires sont pour la plupart déjà équipés de la messagerie Apicrypt, très diffusée sur la région parisienne (NDLR. Apicrypt rassemble au total 50 000 utilisateurs professionnels de santé)  mais la proportion de nouveaux inscrits sur MS Santé (15%) est en augmentation. L’hôpital s’est contenté d’un premier courrier fin août aux 300 correspondants les plus actifs pour les inciter à recevoir les comptes-rendus par mail et à s’inscrire sur le web mail MS Santé. Attitude prudente face à la montée en charge progressive des services équipés.

Procéder par étape

Vladimir Vilter, responsable du projet à l’ASIP Santé, n’a pas d’autre discours : pas la peine de pousser la ville tant que l’hôpital n’est pas complètement prêt. Il a d’abord fallu que des éditeurs hospitaliers se rendent compatibles (Enovacom, Wraptor, Inovelan se sont lancés dès l’an dernier). Plus décisif encore la récente intégration de MS Santé dans la boite Outlook du pack Microsoft livré aux établissements via Uni-HA (500 établissements, soit 4 à 500 000 postes concernés).
Dernier atout : l’instruction en date du 23 décembre adressée par la DGOS aux établissements qui leur enjoint de rendre leur système de messagerie compatible avec MS santé d’ici la fin 2015 afin d’assurer la communication rapide des documents de sortie aux patients vers les professionnels de santé exerçant en ville. Pas question bien sûr de casser l’existant régional. Comme le système Zepra en Rhône Alpes qui est en phase de généralisation auprès des libéraux (53.000 documents consultés en décembre 2014) ou les 8.000 BAL lorraines ou encore les plates-formes des pays de Loire ou de Poitou-Charentes ou les échanges ville-hôpital avec Apicrypt. Tout cela devrait cohabiter et s’adapter pour devenir compatible. Et il restera à mobiliser le secteur de la biologie.
Les établissements, indique l’instruction de la DGOS, pourront soit adapter leur outil de messagerie propre et devenir « opérateur MSSanté », soit proposer aux professionnels de santé "d’utiliser directement les boîtes aux lettres offertes par l’Asip santé avec les ordres professionnels en particulier dans les petits établissements", soit acquérir un service de messagerie conforme à la loi, proposé par un opérateur public ou privé. Pour la DGOS, la durée de mise en conformité ne devrait pas prendre plus de 3 à 4 mois, rappelant que "le déploiement de la MSSanté permettra, après deux ou trois ans, de dématérialiser plusieurs dizaines de milliers de comptes rendus et lettres de sortie chaque année. »
Pour Vladimir Vilter, le « coaching » MSSanté est prêt. Le plan marketing aussi. « Les flux hospitaliers ont été analysés. 15% de leurs correspondants apportent 80% du volume. C’est sur eux que l’on se focalisera ».
En attendant, MSSanté avec une dizaine de milliers d’inscrits, médecins à 70%, n’est plus considérée en phase de bétatest…Quelques dizaines d’utilisateurs ont même essayé les versions mobiles pour iPhone (voir la démo). La messagerie est également compatible avec Thunderbird. Bel exemple d’utilisation en télémédecine : le dépistage de la rétinopathie diabétique réalisé par des orthoptistes et interprétés par des ophtalmologistes à distance. « Les données médicales et les données de remboursement pour cet acte de télémédecine sont envoyés par MSSanté, avec intégration dans le logiciel métier ».

L’intégration dans le logiciel métier des libéraux arrive

Pour les médecins, l’étape décisive, c’est en effet l’intégration de MSSanté dans leur logiciel métier ce qui leur permettra de récupérer les documents directement dans les dossiers patients (comme cela se fait déjà dans les logiciels ayant intégré Apicrypt). La FEIMA (Fédération des éditeurs d’informatique médicale et paramédicale ambulatoire) a vu enfin aboutir ses demandes auprès de l’ASIP Santé pour faciliter l’interfaçage de MSSanté, avec la publication en juillet dernier d’une nouvelle version du « Dossier des spécifications techniques clients de messagerie ». Dès lors, les éditeurs de la FEIMA (70% du marché) ont engagés les travaux de développement nécessaires et plusieurs « sont en phase de diffusion des outils correspondants après les retours positifs issus d’une période de bétatest », précise à Buzz Medecin Francis Mambrini, président de la FEIMA.

Comme diraient certains YAPLUKA (y a plus qu’à) …