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Base médicamenteuse

Baromètre eVidal-CNOM : 65% des médecins utilisent leur smartphone pour prescrire

La quatrième vague du Baromètre Vidal-CNOM sur les usages numériques en santé (novembre 2015) vient de livrer ses résultats : 85% des médecins sont équipés d’un smartphone (60% iPhone, en baisse et 35% Android en hausse) dont ils se servent à 65% pour prescrire (informations sur un médicament ou une stratégie thérapeutique) contre 35% en 2012. Ils sont plus nombreux à prescrire des applications ou des objets connectés même si cela concerne une faible proposition de patients.

Créé en 2012 par Vidal en partenariat avec le Conseil national de l’ordre des médecins, l’observatoire des usages numériques en santé réalise tous les ans une étude par questionnaire envoyé par mail à 1402 médecins possesseurs de Smartphones (libéraux à 80% avec une pratique mixte pour les 20% restant).
Ce qui permet de suivre la progression de l’usage qu’ils en font au fil des ans. L’échantillon est composé à 67% de généralistes avec un âge moyen de 57 ans correspondant bien à la démographie médicale (43% ont entre 60 et 69 ans). 57% disposent aussi d’une tablette.

Un usage de plus en plus maitrisé

Ainsi les médecins sont de moins en moins nombreux à prendre l’appel quand le smartphone sonne pendant la consultation (18% contre 30%). Mais plus nombreux à consulter Internet en présence du patient (21% contre 11,70% en 2012) et en visite (47% contre 33,30). La navigation Internet sur smartphone se stabilise. Les sites sur les médicaments (77%), l’actualité médicale (58%) et la formation (39%) forment le peloton de tête tandis que les sites institutionnels accusent une forte baisse (28 contre 51% en 2012). S’ils sont 58% à avoir téléchargé une application professionnelle, leur nombre est limitée 61% en ont installé de une à trois. Les geek (plus de 10 applications) ne dépassent pas 10% de la population médicale… Et seuls 17% des médecins utilisent finalement plus de 3 applications.

La "prescription" d’applications et d’objets connectés en progrès

Ce qui évolue le plus en matière de e-santé, c’est l’attitude des médecins vis à vis des patients 18% ont conseillé des applications à leurs patients (contre 8% en 2013) principalement pour les suivis glycémique, nutritionnel, physique et tabagique et 16% conseillent des objets connectés tels que tensiomètre, glucomètre et podomètre contre 9% en 2014. Ce conseil médical ne concerne toutefois que moins de 20% des patients, voir en majorité moins de 10%). Ils le réservent aux patients plutôt jeunes (ados et actifs), technophile ou affecté par une maladie chronique. Les médecins considèrent pour les trois quart qu’une recommandation par une société savante pour les apps ou labellisation par une autorité de santé pour les objets, pourrait les inciter à prescrire davantage ces nouveaux moyens.
A noter aussi, 86% des médecins eéchangent par mail (sécurisés à 47%) avec leurs correspondants et 61% échangent parfois par mail avec leurs patients, mais cela ne concerne que moins de 20% des patients.

Voir le baromètre complet

 

 



PrescriSur, pour prescrire avec plus de sûreté

Pharmacologue de formation, ayant exercé des responsabilités comme directeur scientifique chez Vidal et des missions dans différentes instances gouvernementales (Ministère de la santé, HAS, ANSM), Nicole Petitcollot s’est lancé dans l’aventure Internet, au moment où d’autres prennent leur retraite. Un an de travail à éplucher littérature et recommandations officielles
et son site PrescriSur est en ligne depuis le 2 décembre 2014. Il est indépendant et gratuit sans inscription.

 

 

Des gélules de couleur pour signaler les recos et les alertes

« La prise de conscience, ce fut l’affaire Mediator, explique-t-elle, les informations existaient, étaient publiques mais n’étaient pas rassemblées à l’endroit où elles auraient pu être utiles ».

Ainsi, les prescripteurs n’ont pas toutes les informations qui leur seraient utiles dans les bases de données de médicaments comme Vidal ou Claude Bernard qui utilisent les RCP ni même dans la base de données de l’ANSM (agence nationale de la sécurité du médicament). « Il manque en particulier la notion de prescription en première intention qui peut figurer dans les recommandations officielles".
PrecriSur pallie ce manque en ajoutant des gélules de couleur. Lorsque la prescription est recommandée en 1ere intention et en l’absence de contre-indications, une gélule verte figure à côté de la substance. La gélule est orange lorsque la molécule est mise sous surveillance particulière. Chaque gélule orange est accompagnée d’une info cliquable, qui explicite l’avis ou la publication.
Il existe parfois des cas de gélules bicolores quand la substance est recommandée tout en faisant l’objet d’une alerte.

Un site de formation pour les étudiants

Toutes les sources sont citées et accessibles. Le travail de Mme Petitcollot s’appuie sur les publications de l’ANSM, de l’EMA (agence européenne du médicament), de la HAS, de l’InVS, du CRAT, etc., des sociétés savantes, les Vidal Recos et la revue Prescire.
PrescriSur se veut à la fois une aide à la prescription et un site de formation pour les étudiants. On peut l’interroger par grande pathologie, par classe pharmacothérapeutique (y figurent les plus documentées), par substances ou par médicaments (nom des spécialités avec des liens vers les fiches de la base de données publiques des médicaments), en utilisant une fenêtre de recherche (pas très intuitive) à partir des premières lettres du médicament ou de la substance.
Pour chaque pathologie, on trouve une description des symptômes sous un angle clinico thérapeutique. Toutes les pathologies ne sont pas couvertes mais seulement  les plus courantes en médecine générale, qu’elles aient fait ou non l’objet  de recommandation. Les intitulés sont donc très variés : Maladie de Parkinson,  douleur, angine, dépression, etc. Le site évolue constamment. Il s’est enrichi en septembre de trois nouveaux items : diarrhée, ostéoporose, dysfonctionnement érectile. La dermatologie vient d’être mise à jour avec les dernières recommandations de la SFD pour l’acné , l’herpès orofacial, le psoriasis, la gale enrichie d’un nouveau scabicide Topiscab5% crème (perméthrine) qui  peut être utilisé chez l’enfant à partir de 2 mois et chez la femme enceinte,  populations non couvertes par les autres scabicides , les verrues, la dermatite atopique et la rosacée.
PrescriSur ne remplace pas la base de données certifiée intégrée à votre logiciel. Le site n’a pas vocation à traiter les interactions mais à alerter utilement, d’une manière très visuelle, et au fur et à mesure des nouvelles publications sur les effets indésirables et les mises sous surveillance d’une molécule.
A utiliser sans modération dès qu’un doute apparait et pour vérifier ses connaissances.
 

www.prescrisur.fr

(mis à jour le 03/02/2016)



Infos-Médicaments : les interactions contrôlées par le grand public

L’industrie du médicament communique de plus en plus vers le public et de moins en moins vers les médecins. C’est un fait que le groupe Cegedim , prestataire de longue date de l’industrie pharmaceutique, ne pouvait éviter de prendre en compte. Après quelques applications pour smartphone (iMediGuide notamment), Cegedim lance donc un site grand public pour tout savoir sur les médicaments. La savoir- faire acquis avec la Base Claude Bernard, et sa version en ligne BCB Dexther lui en donne toute la légitimité.

Sur Infos-medicaments.com, l’inscription est gratuite et rapide (on ne vous demande que votre adresse mail). Il est juste demandé de cocher oui ou non pour dire si vous êtes d’accord pour participer à un sondage sur des produits pharmaceutiques. Sur la page d’accueil, il est suggéré d’utiliser le site pour contrôler l’armoire à pharmacie mais il a bien d’autres usages.

La fonction « recherche rapide » se subdivise en deux. D’une part, en tapant les premières lettres du nom commercial d’un médicament, on obtient ses indications ainsi que les informations BCB et la notice ANSM (la nouvelle Agence nationale de sécurité des médicaments et des produits de santé) du produit. D’autre part en choisissant un symptôme, on obtient la liste par ordre alphabétique des médicaments en libre accès à la pharmacie. C’est une forme d’aide à l’automédication, pratiquée par 85% des Français. Il est bien sûr partout spécifié que « ce site ne peut en aucun cas remplacer ni votre médecin, ni votre pharmacien ».

L’innovation, c’est la fonction « contrôle multiproduits » qui permet de vérifier qu’une prescription d’un médecin n’est pas en interaction avec un autre médicament prescrit par un autre (que le patient a oublié de signaler par exemple). Il faut entrer son profil, ses pathologies, ses allergies le nom du premier médicament et du deuxième (à choisir dans un liste en tenant compte de la forme galénique et du dosage). Si un parkinsonien saisit par exemple vogalène et carbid levod, une croix rouge apparaît avec la mention « veuillez consulter votre médecin ou votre pharmacien. »

C’est la première fois, à notre connaissance, que le public peut ainsi vérifier en ligne des intaractions médicamenteuses et des contre indications et précautions (c’est dire que ce site peut également aider un médecin).
Enfin, pour compléter ce qui se veut comme une initiative de santé publique, l’internaute trouve un bouton « pharmacovigilance » qui le conduit vers le site de l’ANSM pour y déclarer les effets indésirables qu’il aurait rencontrés avec un produit de santé.

Si avec ça, votre patient n’est pas informé sur les médicaments…

Mise à jour à 16h : Hervé Servy nous signale sur Twitter (@hservy) que le site www.medicaments.resip.fr (du même éditeur) permet de sécuriser l’ordonnance depuis deux ans… Dont acte.. La seule nouveauté c’est donc d’avoir rendu cette fonction résolument grand public…