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CES

Tensiomètre-ECG-stéthoscope : Withings présente le BMP Core couronné d’un award au CES 2019

 Alors que le Consumer Electronic Show de Las Vegas ouvre ses portes au public ce mardi 8, le 6, jour de l’Epiphanie, c’était déjà les Innovation Award, Withings racheté à Nokia par son ex-dirigeant fondateur en …dernier reçoit un Award pour son BMP Core, un tensiomètre connecté qui fait aussi office d’ECG et de stéthoscope pour écouter le son du coeur. Un appareil sophistiqué, le premier à réunir ces trois fonctions, mais simple à utiliser qui se veut un outil de prévention. Dans la foulée Withings a également présenté  Move ECG, une montre analogique (avec aiguille et cadran) capable d’enregistrer un ECG. Avec toujours le même objectif pour ces dispositifs médicaux : la prévention.


Les personnes souffrant d’hypertension artérielle (un Français sur trois) sont souvent invitées à surveiller leur tension régulièrement et font partie des utilisateurs potentiels de tensiomètre connecté. Or, explique Withings dans son communiqué, les études cliniques montrent qu’elles présentent des risques plus élevés de valvulopathie(5% des plus de 65 ans) et de fibrillation auriculaire (1% de la population), pathologies qui peuvent être silencieuses et donc difficilement repérables sans un suivi médical régulier.

Pour Eric Carreel, Président de Withings, « Avec Withings BPM Core nous élargissons la fenêtre temporelle de détection de maladies du cœur fréquentes, pouvant être graves et qui sont malheureusement sous diagnostiquées. Ceci avec un appareil qui peut être utilisé facilement au quotidien chez soi ».

Détection des fibrillations et des valvulopathies
 

withings BMP Core Le Withings BPM Core se présente comme un brassard classique mais doté de capteurs médicaux discrètement intégrés. Il inclut deux électrodes en acier inoxydable situées à l’intérieur du brassard et une sur le tube, ainsi qu’une membrane en silicone abritant le stéthoscope électronique. L’utilisateur n’a qu’à appuyer sur le bouton et effectuer les trois différentes mesures en moins de 90 secondes.
- la tension artérielle est visible sur l’écran LED et les données sont envoyées à l’application Health Mate via Bluetooth ou WiFi
- l’électrocardiogramme sert à détecter la fibrillation auriculaire. Il est réalisé en gardant le brassard dans la partie supérieur du bras et en plaçant l’autre mains sur la bague en acier inoxydable pendant 20 secondes. La détection d’une éventuelle fibrillation auriculaire apparait sur l’écran. Les enregistrements ECG sont conservés dans l’application pour partage avec les médecins.
-  La fonction stéthoscope sert à détecter les valvulopathies.  Ce stéthoscope électronique et son algorithme qui permet d’interpréter le son du coeur ont été développés en partenariat avec l’hôpital Georges Pompidou de Paris (HEGP).
En gardant l’appareil sur la partie supérieure du bras, les utilisateurs placent le capteur sur leur poitrine et la mesure dure environ 20 secondes. La détection ou non d’une valvulopathie est ensuite affichée sur l’écran de l’appareil et dans l’application Health Mate dans laquelle il est également possible d’accéder à ses enregistrements.
Un multifonction tourné vers la prévention et le contrôle.

Montre ECG pour détecter les fibrillations auriculaires


ces-moveecgReprenant le même type de capteur (2 électrodes sous le cadran et une sur le cadre acier), la montre Move ECG va permettre d’enregistrer un  ECG en 30 secondes en exerçant une pression sur les deux côtés du cadran. Le but est de détecter facilement et à tout moment
les fibrillations auriculaires qui peuvent survenir lors de symptômes comme les palpitations.  L’ECG est enregistré dans l’application avec historique, partage etc. La montre assure bien évidemment toutes les fonctions de suivi d’activités et de sommeil…

 

Rechargeable par connexion micro-USB, Withings BPM Core peut tenir jusqu’à six mois, à raison d’une prise de mesure par jour, avec une seule charge. S’il peut effectuer les trois mesures de suivi en une seule fois, il est également possible de ne programmer qu’une seule des mesures souhaitées.  BPM Core fonctionne en WIFI et Bluetooth avec l’application Health Mate (iOS et Android). Prix 249,95 €. commercialisation au 2ème semestre 2019.

Withings Move ECG, 12 mois d’autonomie, Prix 129,95 € commercialisation au 2e trimestre 2019

Les deux objets ont le statut de Dispositif medical en cours d’examen pour le marquage  CE et FDA (US)


 


 

 

 

 




Santé connectée : les tendances 2018 (1)

« Le CES, c’est l’effet Wahoo ! » Avec 4000 stands, 300 journalistes et une délégation française de 346 start-up et sociétés (la 2e derrière les Etats-Unis), le Consumer Electronic Show de Las Vegas (9-12 janvier) reste « the place to be » l’endroit où il faut être dès lors que l’on travaille dans la « eTech ». Les Trophées de la Santé connectée remis le 9 février ont confirmé ces tendances 2018 sur le marché français en présence de quelque 600 participants.

Au CES, la Santé connectée, sujet transversale s’il en est, se déploie à différents endroits, comme l’explique Lionel Reichardt, expert du secteur avec son blog et son compte twitter Pharmargeek*.
La marketplace « Health and Wellness », accueille les innovations dans le domaine santé-bien-être, l’Eureka Park concentre 900 start up, dont une cinquantaine dédiée à la e-santé (dont les sociétés e-santé de la French Tech). Enfin le Digital Health Summit a abordé des sujets comme la Digital Therapeutic avec forte personnalisation des soins, la certification des technologies par la FDA, les Brain Technologies. La Poste qui héberge déjà  33 millions de DP (Dossier pharmaceutique) a présenté une sorte de carnet de santé  via l’application "La Poste e-santé" dejà disponible sur les stores. Celle-ci permet de gérer les données personnelles recueillies par les appareils connectés.  Ces données centralisées peuvent être partagées avec les médecins .

Les assistants vocaux , cheval de Troie des GAFA, pour les soins de santé

D’une façon générale, au CES, le nec plus ultra de la technologie trouve des applications dans la santé qu’il s’agisse de l’impression 3D pour les prothèses , des casques et des applications de réalité virtuelle pour la rééducation, la prise en charge de la douleur (casque Kinequantum), la médecine d’urgence et la télémédecine. Ou encore de l’haptique qui donne la sensation du toucher en réalité virtuelle (GoTouchVR). Et permettra demain aux chirurgiens d’enfiler des gants pour sentir « les tissus humains » des opérations « virtuelles ».
On attend aussi la 5G qui en permettant des débits 100 fois plus importants que la 4G tout en consommant peu d’énergie va permettre des interactions avec des solutions IA (Intelligence artificielle). Les visiteurs ont été impressionnés par l’omniprésence de la voix qui couplée avec l’Intelligence artificielle, va jouer un rôle de plus en plus important dans le diagnostic des patients.
A voir ou plutôt à entendre, les animations à base de technologie « Hey Google » ont envahi les couloirs du salon. La compétition est féroce entre Google Home et Amazon Alexa (Echo), assistants pour la maison. Mais nombre de spécialistes estiment que les assistants vocaux sont « un cheval de Troie » pour les soins de santé car demain, ils guideront les patients avec des informations accessibles et intelligibles. Le grand public n’y est pas insensible puisqu’Amazon a vendu à Noël 10 millions d’Echo…

Davantage de médical et de clinique

Autre tendance le développement du médical connecté et l’arrivée de la clinique.
Plusieurs innovations très médicales ont reçu un Award : pour les diabétiques, des chaussettes pour prévenir les ulcères (Siren Diabetics Socks, « best of innovation ») ainsi qu’un dispositif pour détecter une perte de sensibilité des mains ou des pieds (Neurostylus). La start-up française MirambeauAppCare, installée en Gironde a également reçu un prix pour son application Diabilive qui indique au diabétique le taux d’insuline exact à s’injecter en fonction de leur activité, de leur alimentation et de leur glycémie. C’est le médecin traitant qui a préalablement inscrit le protocole de dosage d’insuline dans l’application. Les algorithmes calculent la dose d’insuline. La société girondine a déjà conclu un accord avec iHealth qui fabrique des glucomètres connectés.
Vagizen de Gyno couple un caméra et une application pour surveiller la santé du vagin avec une interprétation intelligente des images cervicales obtenues. Nombre d’applications se réclament de l’Intelligence artificielle.
A noter, une société comme Omron Healthcare, plus habituée des salons de matériel médical que du CES, a présenté une gamme connectée étendue. On connaissait déjà ses balances et ses tensiomètres, voici un tensiomètre intégrant un ECG en cours de validation à la FDA et grande nouveauté, Omron Hearth Guide, une montre qui prend la tension (miniaturisation de la technique classique d’oscillométrie) et pourrait par exemple prévenir les risques d’AVC pendant son sommeil. Bewell Connect était également présent avec MyPeriTens dispositif médical de classe II A qui utilise le principe de la stimulation électrique, principalement pour exercer une stimulation neuromusculaire du périnée, en complément du travail du kinésithérapeute.

Coté hygiène bucco dentaire, Kolibree a mis en avant Magik, sa brosse à dent connectée pour enfant distribuée dans les Apple Store (et bénéficiant d’un partenariat avec Colgate) et récompensé d’un Award dans la catégorie « Sport Fitness Biotech » tandis que Philips présentait sa brosse à dents Sonicar DiamondClean Smart avec une plateforme virtuelle pour les soins bucco dentaires personnels (conseils et partage des données avec son dentiste). La salle de bain connectée a fait sensation avec un miroir connecté, aujourd’hui pour se maquiller mais demain pour analyser votre « mauvaise » mine  (son système d’exploitation ne se nomme -t-il pas Care OS ?). Et dans la chambre à coucher, le Smart Sleep est de rigueur (voir article suivant).

Encore de l’évaluation à prévoir

Lors de la remise des Trophées de la santé connectée, le Dr Guillaume Marchand, co-fondateur de DMD santé qui s’est lancé dans la certification d’applications et d’objets connectés avec le label mHealth Quality (en cours, plusieurs dispositifs de Bewell Connect) estime que « l’aspect geek tend à s’effacer au prix d’une approche clinique », tout en regrettant que « l’évaluation des usages » n’ait pas encore « pris sa place ».
A l’appui de son analyse, on peut citer la récente initiative de l’AP-HP qui met en place DMH (Digital medical hub), une structure piloté par le Pr Marie-Pia d’Ortho pour l’évaluation des objets connectés et leurs applications. La première étude clinique menée concerne 25 patients transplantés pulmonaires suivis à l’aide de trois objets : le thermomètre patch Tucky, le spiromètre SmartOne de Mir et le dispositif d’oxymétrie de pouls de la société israélienne Oxitone.
Autre exemple, pour sélectionner des objets analysant le sommeil, DMD santé a fait appel à Maxime Elbaz, docteur en neurosciences au sein du iSleepLab du Centre du sommeil de l’Hôtel Dieu (AP-HP) : « Il y a un réel besoin de développer des dispositifs médicaux connectés qui puissent être utilisés comme outils médicaux à domicile pour une meilleure prise en charge du patient. C’est ainsi que je vois l’évolution à court terme ».

*Interaction Healthcare a organisé le 31 janvier une conférence sur "les grandes tendances de la e-santé présentées au CES 2018"

(dernière mise à jour le 15 février 2018)