Suivre l'actu du blog

Calendrier

avril 2018
L Ma Me J V S D
« mar    
 1
2345678
9101112131415
16171819202122
23242526272829
30  

Cnamts

Page 1 / 212»

Journées FFMPS à Nantes : les systèmes d’information partagée des MSP à l’épreuve du terrain

FFMPS nantes 2018Près de 1000 participants pour les journées de la FFMPS qui se sont tenues à Nantes les 9 et 10 mars. Ambiance collaborative assurée (voir photo de la séance d’ouverture!) pour le 10ème anniversaire de la Fédération française des maisons de pôles de santé. Mais sur le terrain, l’"interpro" n’est pas toujours facile à gérer notamment pour le système d’information. Huit éditeurs de SI partagés étaient présents.*

964 MSP ouvertes au 1er janvier 2018 (contre 910 au 14 mars 2017). Si le rythme de croissance des ouvertures a pu sembler exponentiel, il se ralentit tout de même un peu, car il se passe toujours un certain temps entre le projet et la réalisation…Pour tenir l’objectif de 2000 MSP sur le territoire, affiché dans le programme santé du candidat Macron et évoquée par Nicolas Revel, lors de la session d’ouverture, il faudrait mettre les bouchées doubles. Le directeur de la CNAM, a rappelé le grand chantier prioritaire de la structuration des soins primaires, première source de tension quant à leur accès et à leur financement. « Les organisations collectives constituent une voie évidente » et il se réjouit que 538 structures aient signé l’ACI (Accord conventionnel interprofessionnel du 20 avril 2017) ce qui leur permet de recevoir 50% d’aide supplémentaire. L’arrivé des CPTS (Communauté professionnelles territoriales de santé) –il n’y en aura pas sans MSP- nécessitera aussi un nouveau cadre conventionnel. Nicolas Revel a aussi mis l’accent sur l’article 51 qui devrait susciter de nombreux projets et libérer vos initiatives concernant des épisodes de soins…

Choix du SI  : un "casse tête" qui ne doit pas se faire dans la précipitation

Ce système d’aide (NMR, nouveau mode de rémunération) est assorti d’obligations qui peuvent se révéler néfastes en précipitant les choix. Ainsi de l’exigence pour 2017, d’avoir un SI labellisé ASIP Santé en version V2, est apparue comme un ultimatum pour changer de logiciel (le Si compte pour 1/3 dans la rémunération) si celui-ci n’était plus aux normes. Or l’atelier « SI partagé : Mythe ou réalité » animé par le Dr Pierre De Haas, ancien président de la FFMPS et créateur de la société Espage (équipe de soins primaires, accompagnement, gestion, exploitation) a montré les effets pervers d’une informatisation en urgence. Un projet d’informatisation dure entre six et dix-huit mois et doit arriver seulement lorsque la structure est suffisamment mature sur le plan organisationnel, pour une bonne prise en compte des besoins.

Répartis en petits groupes, les participants de l’atelier ont été invités à consigner les freins et les avantages des SI partagés. Les éléments les plus bloquants : l’investissement en temps (chronophage), les besoins différents entre les médecins et les paramédicaux, la formation souvent insuffisante, les problèmes techniques auxquels s’ajoute dans certain cas l’insuffisance du débit (déserts numériques). Le secret professionnel est encore parfois évoqué même si le décret du 26 janvier 2016 a repoussé ses limites à la notion de secret interprofessionnel. Ajoutons à cela une communication avec les éditeurs un peu « instable » et ce d’autant plus que les PS dès qu’ils se heurtent à une difficulté , ont tendance à accuser le logiciel et se bloquent rapidement.

Des constats de terrain renforcés par les analyses d’Apolline Rouzé (fédération régionale FemasNord) dans son mémoire de fin d’étude**. Six équipes de MSP ont répondu à ses questions. Il en ressort que la mise en place du SI, c’était « laborieux », « un véritable casse-tête ». Il y a eu des déceptions car la démo de l’éditeur ne correspondait pas toujours à la version diffusée et la facturation n’était pas toujours efficace pour tous les PS malgré le label ASIP.
Force est de reconnaitre aujourd’hui qu’entre 2012 et 2014, les éditeurs ont bien souvent essuyé les plâtres avec les utilisateurs des MSP !
Les équipes manquent toujours d’information sur ce qu’est le SI partagé et sur les critères retenus par l’ASIP Santé pour son label (244 exigences) « Nos visites sur site entre novembre 2016 et avril 2017 avec des scénarios de conformité ont suscité 150 réserves qui étaient toutes levées en juillet. Les 13 solutions ayant reçu le label V2 respectent les exigences, souligne Emmanuel Clout, responsable du programme de labellisation à l’ASIP Santé. L’ASIP a d’ailleurs élaboré en 2016 des recommandations à l’usage des porteurs de projets.

Des avantages bien perçus

Les avantages d’un SI partagé sont en revanche bien perçus : indispensable à la coordination des soins, il va renforcer la cohésion de l’équipe.
Une fois bien rodé, il fait gagner du temps. Partagé le dossier est mieux tenu ce qui aura pour effet une meilleur prise en charge du patient et plus de sécurité. A terme, cela permettra de développer la recherche en soins primaires.
Moyennant quoi, la majorité des équipes n’utilise que très peu le logiciel de façon pluridisciplinaire. Ce qui sert le plus : la messagerie instantanée, les mises à jour des vaccins, la consultation des ordonnances, les petites notes et alertes, la consultation des résultats biologiques, la numérisation des courriers, la complétion du dossier patient. Le manque de formation, non pas seulement lors de l’installation mais au fil du temps est évident.
Enfin, les professionnels de santé n’investissent pas assez dans leur SI : moins de 2% de leur chiffre d’affaire. De plus lors de l’élaboration du projet de MSP, le SI est bien moins pris en compte que la construction et l’aménagement des locaux.
Le bon fonctionnement du SI est d’autant plus important que « demain les représentants des soins primaires ne pèseront dans le débat que s’ils sont capables d’analyser leur données » souligne Le Dr De Haas, rappelant le contexte des GAFA et de leurs entrepôts de données « il y a un retard à combler dans les cinq ans qui viennent ».

*Aatlantide avec ActeurCS.fr, CLM avec Solution MSP (MLM + logiciels paramédicaux de RM), CGM avec Axisanté et Hellodoc , Hypermed, ICT avec Chorus, Prokov avec Medistory 4 en version Visu (commercialisé), Silk informatique avec éO MSP, Weda

** Mémoire M&M – Apolline Rouzé
Voir l’article du blog sur les journées FFMPS 2017



TiPToP, la solution de Sephira pour simplifier le tiers payant intégral

 

 

L’éditeur Sephira, fort de 18 ans d’expertise en télétransmission des feuilles de soins, lance TiPToP, une solution qui permet de pratiquer dès aujourd’hui, le tiers payant intégral en toute facilité et sécurité, avec un taux de rejet de 0,2%. Pour un patient sur deux et pour 90% à la fin 2018.

senegou TipToPPuisqu’il n’y a plus d’obligation pour le moment, l’objectif est de le rendre attractif !  L’éditeur Sephira, spécialiste de la facturation avec notamment son système autonome Intellio, estime que le tiers payant intégral (intégrant donc les complémentaires) représente un atout pour les médecins dès lors que la saisie est simplifiée et le paiement garanti.
C’est en effet un service pour les patients qui n’ont plus d’avance de frais à faire et un gain de temps pour les médecins qui n’ont plus de chèques, ni d’espèces à gérer. En outre, « c’est un moyen d’offrir un accès aux soins à tous », souligne Régis Sénégou, directeur général de Sephira, lors de la conférence de presse de présentation de TiPToP. Une enquête de l’observatoire des pratiques médicales mis en place par Sephira auprès d’un panel d’utilisateurs* montre en effet que le tiers payant est d’autant plus déployé que les conditions sociales locales sont compliquées. A noter, 51% des professionnels de santé utilisateurs de solution Sephira pratiquait déjà le tiers payant (1ère et 2e génération) avant le 1er janvier 2017. Leur plus forte motivation : prendre en compte la situation sociale de leurs patients. Cette enquête a également révélé les principaux freins à la non-adoption du tiers payant : le risque de pertes financières trop élevées et la crainte d’un système chronophage, le refus de l’obligation n’étant cité qu’en 3ème position…

Les cinq clés de TiPToP

D’où la solution TiPToP développée par Sephira comme un service qui prend en charge toutes les étapes du tiers payant :
- le conventionnement du professionnel de santé avec les 650 AMC,
- l’utilisation du datamatrix des cartes de mutuelles comme aide à la saisie,
- l’interrogation automatisée des droits du patient ( téléservice ADR de l’Assurance maladie et teléservice IDB, Interrogation des Droits du Bénéficiaire de l’association InterAMC) ,
- un site Internet sécurisé pour le suivi des paiements,
- le traitement des rejets résiduels.
« On se positionne comme un tiers de confiance » insiste Patricia Launay, chargée du marketing. Sephira a même prévu une option + avec garanti de paiement à sephira TiPToPJ+1, où c’est l’entreprise qui fait l’avance…
Pour développer TiPToP, Sephira s’est appuyé sur Intellio AMC, service de tiers payant avec les complémentaires (120 mutuelles) disponible depuis 2012 qui équipe plus de 3000 utilisateurs d’Intellio. Des partenariats ont été noués avec les opérateurs de tiers payant comme Almerys et ViaMedis.
Avec TiPToP qui intègre le nouveau téléservice IDB/CLC (calcul du reste à charge) créé par les complémentaires pour vérifier les droits en ligne, le taux de rejet passe de 4 à 0,2%. Le temps de saisie est de 25 secondes

Accès au tiers payant intégral pour 90% de la population fin 2018

La limite du système est liée à l’engagement technique des AMC. L’association InterAMC a établi des normes. Actuellement, l’interrogation en ligne des droits AMC est disponible pour 30 millions de bénéficiaires, soit la moitié de la population.Et  la plupart des mutuelles et assurances non encore en ligne se sont engagées à faire les développements nécessaires en 2018. D’ici la fin de l’année, 90% de la population devrait donc être en mesure de bénéficier du tiers payant intégral.
Sans attendre les conclusion du rapport sur l’état d’avancement du tiers payant demandé par la ministre Agnès Buzyn, Sephira s’est fait sa politique : « il faut laisser le professionnel de santé choisir ». Et découvrir que tiers payant intégral peut lui faire gagner du temps et de l’argent. Un abonnement rentable malgré un coût qui, de prime abord, peut sembler élevé.
Prochaine étape de l’opération séduction : une solution de tiers payant sur smartphone avec deux lecteurs de carte PCMC..
 

 

Le coût : TiPToP est facturé 44€TTC/mois sans engagement quelque soit l’activité du professionnel de santé. Mais il faut aussi compter l’abonnement au service de facturation Intellio (32€TTC/mois) et la location du terminal (27 €TTC/mois avec engagement de deux ans pour ce matériel). Soit un total de 103 €TTC/mois. L’option TiPToP + de paiement à J+1 revient à 39€/mois. Ajouter 13€/mois pour le logiciel de gestion de cabinet Medicawin.

A tester sur https://tiptop.sephira.fr/

En savoir plus sur Sephira avec Buzz Medecin

*Réponses d’un panel de 520 PS, médecins à 76,5%, juillet 2017



Congrès de la Société française de télémédecine : place à l’ambulatoire

Scan SFTMême si le thème du 10ème congrès européen de la société française de télémédecine (SFT) était cette année « ambulatoire et domicile », les conférences étaient encore assez hospitalo-centrées. Mais dans les stands du salon, à la maison internationale de la Cité universitaire, on pouvait découvrir une floraison d’initiatives et de start-up plutôt à destination des libéraux. Un secteur en pleine effervescence.

Qu’est-ce que la télémédecine change pour l’exercice médical ?
Lydie Canipel, secrétaire générale de la SFT, rappelle les conditions d’un diagnostic.
En consultation le médecin dispose de l’examen clinique, de l’interrogatoire du patient et des résultats d’examen. En téléconsultation, il aura toujours les résultats d’examen et l’interrogatoire mais il est privé d’examen clinique. Il doit donc développer d’avantage l’audition et la vue et porter un regard plus attentif sur le patient.
Quant à la téléexpertise, elle remplace le téléphone et apporte même des éléments supplémentaires tels que transmission d’images et de dossiers.
Enfin, la télésurveillance suppose de faire confiance aux algorithmes qui vont déclencher les alertes (et qui doivent faire l’objet d’études cliniques pour traquer les faux négatifs) …
C’est l’ensemble du parcours de soins qui est à repenser. Demain, le patient lui même choisira l’option télémédecine en fonction de sa situation. Le Dr Marion Lagneau, à la tête de l’équipe médicale de Médecin Direct (30 médecins) qui pratique le téléconseil depuis une dizaine d’années (1.500 à 2.000 patients/mois pris en charge par leur mutuelle), témoigne du remplacement de l’examen clinique par « l’hypertrophie de l’interrogatoire ». Le dialogue se fait à 80% à l’écrit : les patients ont de plus en plus l’habitude de communiquer sous cette forme. « L’alliance thérapeutique avec le patient se fait même à distance » assure-t-elle. Depuis septembre 2016, le service a reçu l’agrément des ARS et de la CNIL. Chaque échange produit une pièce jointe que le médecin peut intégrer dans son logiciel métier. Et Médecin Direct va expérimenter la téléconsultation en vidéoconférence dès février-mars prochains

Les libéraux sont globalement déjà équipés

Avec l’évolution des technologies, plus besoin d’un dispositif de visioconférence. La caméra de l’ordinateur, de la tablette ou du smartphone fait très bien l’affaire (96% des médecins sont déjà équipés en smartphone et 76% d’un ordinateur avec une webcam selon une étude de la start-up Feelae). Seule condition : passer par une plate-forme sécurisée et disposer d’un dossier patient (qui pourrait être à terme le DMP ???). La perspective de l’élargissement de l’acte de télémédecine, avec une volonté politique très forte, donne en tout cas des ailes tant aux acteurs déjà présents comme les plates-formes régionales qu’aux nouveaux venus.

D’autant plus que les lettres clés des actes ont été créées par l’Assurance Maladie et sont en cours d’implémentation dans les logiciels métiers (cf. l’article sur Cegedim et la télémédecine), comme l’a indiqué Myriam Burdin de la DGOS lors du congrès.

Les EHPADs, cibles privilégiées

Ainsi Schiller, le fabricant bien connu d’ECG, s’est associé à Banook Group (à Nancy) pour développer la téléexpertise d’un réseau de cardiologues à destination notamment des EHPAD. Qui devront s’équiper de l’ECG connecté Schiller (2900 €TTC).

Installé à Strasbourg, TokTokDoc veut opérer dans le cadre des téléconsultations en EHPAD prise en charge par l’Assurance Maladie. L’enthousiasme de ses jeunes fondateurs n’a d’égal que leur activité. Une trentaine d’établissements ont déjà signé et 125 sont en cours, assure Alexandre Cornu, ancien (déjà) de chez Doctolib. Des accords sont en train d’être passés avec des éditeurs de logiciels pour EHPAD. Le principe : l’EHPAD s’abonne au service (199 euros + 3 euros/lit pour un mois et sans engagement, formation incluse).TokTokDoc fournit un iPad, un abonnement 4G et des objets connectés (pour le moment un stéthoscope connecté Eko). L’infirmière assiste le patient et peut envoyer des photos avec sa tablette. A l’autre bout du « cloud », le médecin ouvre sa plate-forme nominative sur son ordinateur. Il récupère dans son dossier tout ce qui aura été généré pendant la consultation (TokTokDoc ne conserve rien). A la fin, le praticien envoie une ordonnance et une feuille de soins qu’il faudra…imprimer !

« Jusqu’à 28.000 € remboursés par l’Assurance Maladie » dans le cadre du programme ETAPES a inscrit Avis2 sante sur son dépliant. Il s’agit d’une plate-forme en web service de télémédecine pour des téléconsultations et des téléexpertises, actuellement en bétatest en région PACA qui devrait être en ligne en janvier. Disponible sur smartphone, tablette et ordinateur. Les médecins s’y abonnent, disposent d’un agenda pour proposer des plages de téléconsultation (116€HT/mois, un mois gratuit, sans engagement). Un service assez similaire à celui de Doc Consulte (non présent au salon).

Déjà installées, les plates-formes régionales de télémédecine, ne sont pas en reste. ORTIF, porté par le GIS SESAN a permis d’équiper 180 établissement en Ile de France depuis 2014. ORTIF s’est décliné en téléradiologie, télésurveillance des insuffisants cardiaques, en téléexpertise en oncodermatologie avec une application sur smartphone (ORTIF’App), télé suivi post-opératoire en relation avec le site Bepatient. Des avis et du suivi Installée à Clermont Ferrand,

Feelae est une application de conseil par visioconférence. Elle promet « un vrai médecin à portée de main » et une discussion avec un généraliste sans limite de temps pour 19 euros (non pris en charge). Selon une étude auprès de 160 médecins généralistes et spécialistes, 67% des médecins interrogés seraient prêts à proposer un service de téléconsultation.

deuxième avis poursuit son développement en téléexpertise. Dans 80% des cas, les avis convergent. Le frein : récupérer le dossier médical. "Quand nous avons commencé, le patient avait l’impression de trahir son médecin mais la mentalité est en train de changer".

Pour le suivi médical connecté des patients, les solutions ne manquent pas. La plate-forme Maela offre technologie et télésuivi infirmier 24h/7j tandis que l’application Libheros simplifie l’accès aux soins à domicile (recherche d’une infirmière ou d’un kiné). Pour le suivi post-opératoire, l’intelligence artificielle arrive avec des chatbots qui permettent aux établissements de communiquer avec lke patient avant et après l’intervention. « Le chabot peut se personnaliser très rapidement et le machine learning atteint 95% de bons résultats, souligne Alexis Hernot, associé fondateur de Calmedica.

Et toujours notre article actualisé sur la télémédecine chez les libéraux.http://comparatif-logiciels-medicaux.fr/actualite/la-telemedecine-prend-actes-pour-les-medecins-liberaux-et-certains-de-leurs-patients



Cegedim Logiciels Médicaux intègre la télémédecine dans ses logiciels

On devait s’y attendre… Parmi les projets présenté par Cegedim lors de son Investor summit annuel (le 8 ème) destiné aux investisseurs (le groupe est côté en bourse), l’intégration de la téléconsultation dans ses logiciels et dans le logiciel en ligne MLM pour commencer.

Promu spécialiste « maison » de la télémédecine, c’est le Dr Eric Jarousse, vice-président de Cegedim Healthcare Software, qui a présenté les perspectives de croissance de la télémédecine en France ou « 3 millions de personnes sont en difficulté d’accès aux soins ».
Pour y participer le groupe détient l’ensemble des briques : le dossier patient compatible DMP dans ses logiciels métiers ; Doc Avenue, la plate-forme sécurisée de relation médecins-patients ; une activité d’hébergeur de données de santé agréé (HADS) ; une forte compétence dans la télétransmission liée au système SESAM-Vitale et depuis juillet dernier, un partenariat pour intégrer les dispositifs médicaux connectés dans ses logiciels (avec la gamme Bewell Connect de Visiomed).

Bénéficier des financements publics

La stratégie du groupe est d’installer en priorité la téléconsultation dans les maisons de santé pluridisciplinaire (MSP) équipées (ou à équiper) de son logiciel en ligne MLM (mon logiciel médical) ou dans des cabinets de télémédecine situées dans des zones de déserts médicaux dans le cadre du projet Healphi.
« Nous avons travaillé en mode start-up » souligne le Dr Jarrousse. Déroulement : le patient a une infirmière à ses côtés. Le médecin a réservé un créneau pour la consultation via DocAvenue. L’infirmière dispose d’un otoscope connecté, d’un stéthoscope connecté ainsi que de divers objets de la gamme Bewell Connect comme tensiomètre, glucomètre. Le médecin fait sa consultation et son ordonnance dans MLM (qui est imprimée par l’infirmière). Le médecin créé la feuille de soins qui est complété par l’infirmière avec la lecture de la carte Vitale du patient. Une nouvelle technologie de désynchronisation de la carte Vitale a en effet été mise au point par Cegedim en attendant une ecarte Vitale sur smartphone.
Ce programme a été approuvé par l’ARS Centre Loire et va être déployé dans 5 communes. MLM étant encore peu diffusé chez les bewell Connect en demo chez Cegedimmédecins libéraux, la téléconsultation sera également intégrée à Crossway dans une seconde étape, sachant que les discussions conventionnelles pour faire entrer la télémédecine dans l’exercice du praticien vont durer plusieurs mois.
En préparation également en partenariat avec Bewell Connect , l’intégration d’un Holter pour le diagnostic de l’HTA en ambulatoire ainsi que la télésurveillance de maladies chroniques.

Dans les pharmacies aussi

Courant 2018, un service de téléconsultation sera disponible dans les pharmacies équipées avec le logiciel en ligne Smart RX de Cegedim.
Par ailleurs, Cegedim participe avec son logiciel Crossway, à une expérimentation PEM2D (prescription électronique de médicaments et de dispositifs médicaux), et vient de créer la première ordonnance dématérialisée à destination du pharmacien qui l’envoie ensuite à la CPAM. Le médecin peut imprimer sur l’ordonnance de son patient les QR codes qui permettent au pharmacien d’intégrer l’ordonnance dans son logiciel en la lisant avec son lecteur.
PEM2D est actuellement expérimenté dans les départements du Val de Marne, de Saône et Loire et de Maine et Loire.



Depistage de la BPCO : 300 généralistes équipés par la CNAM d’un spiromètre connecté à un PC

zMinispir_Light_SX_BLK 300 médecins généralistes de la Gironde, du Pas de Calais et de l’Essonne participent actuellement à une opération de dépistage de la BPCO menée dans ces trois départements pilotes par la CNAM en liaison avec la SPLF (Société de pneumologie de langue française) et la FFP (Fédération française de pneumologie). L’opération prévoit jusqu’à 700 médecins pour ce test qui pourrait ensuite être étendu à la France entière. La BPCO concerne en effet 3, 5 millions de personnes dont la moitié n’est pas détectées.

Des tests validés par des pneumologues référents

Les médecins volontaires s’inscrivent sur le site de la CNAM, vont suivre une formation dans leur CPAM et peuvent ensuite commander un spiromètre qui leur sera adressé gratuitement avec 30 turbines à usage unique. Ils reçoivent un Minispire Light de la société Mir qui a remporté l’appel d’offre.

Winspiro_Light_WH_FRA

Le spiromètre se connecte à un PC et le logiciel spécifique préalablement installé permet de recueillir les données de chaque patient.
Les premiers tests (7 à 8) sont télétransmis à la plate-forme du projet Pneumotel de la société MIR et validés par des pneumologues référents. De manière à s’assurer de la compétence acquise par le généraliste.
Cette « mesure de la capacité vitale lente et de l’expiration forcée, avec enregistrement » fait l’objet de l’acte spécifique GLQP012 de la CCAM, côté 40,28 euros. Ce qui couvre amplement les frais des nouvelles turbines (2 euros environ la turbine) à commander pour continuer à pratiquer le dépistage au delà de la période de test.



Messageries sécurisées de santé : les usages en progression

L’utilisation d’une messagerie sécurisée devient obligatoire tant pour les hôpitaux encouragés par la DGOS que pour les médecins libéraux qui veulent toucher pour 2017 l’intégralité du 1er volet du forfait structure (1225 euros) de la nouvelle convention. Un sujet d’actualité pour le salon HIT dans le cadre de la Paris Healthcare Week (16-18 mai) avec de nouvelles offres sur les stands.

Pour Michel Gagneux, directeur de l’ASIP santé, le déploiement de la messagerie MSSanté progresse avec 864 établissements techniquement raccordés (et 1800 inscrits au projet MSSanté).
Fin avril, 31 000 Boites aux lettres MSSanté avaient été ouvertes par des professionnels de santé dont 23 000 par des médecins.
L’ouverture d’un compte est rappelons -le, gratuit sur https://www.mssante.fr/home.
2017 s’annonce comme l’année du basculement dans l’usage réel. « Nous sommes en train de passer dans une phase d’usage généralisé » assure Michel Gagneux. Les hôpitaux répondent aux appels à projet de la DGOS (Direction générale de l’offre de soins) via les ARS pour numériser les lettres de sortie.
L’ASIP Santé accompagne les hôpitaux pour faire monter le flux de lettres de sortie et autres comptes rendus vers les médecins de ville. Quant à l’ouverture des comptes MSSanté, c’est désormais la CNAMTS qui en assure la promotion via les CIS (Conseiller informatique service) des CPAM.
L’autre gros chantier est celui des laboratoires d’analyse qui doivent changer d’ici 2021, la structure des résultats envoyés et passer de HPRIM au format LOINC.

Le rôle des plates-formes régionales

Si l’on se rend sur le stand du MIPIH , on s’aperçoit toutefois qu’une grosse partie de ce déploiement correspond au passage sur MSSanté de Medimail , la messagerie régionale de Midi Pyrénées également présente en PACA et dans les Hauts de France, qui revendique d’ailleurs le titre de 1ère messagerie sécurisée MSSanté compatible avec 75 000 messages échangés chaque mois. Sur 15.000 boites aux lettres Medimail, 14.000 sont entrées dans l’espace de confiance MSsanté. 350 établissements l’utilisent déjà, 60 supplémentaires seront raccordés d’ici la fin de l’année. Medimail est gratuite pour les médecins libéraux grâce au financement des ARS. Bien que faisant partie de l’espace de confiance MSSanté, Medimail est en train de se doter d’un connecteur Apicrypt pour permettre aux établissements d’envoyer des flux Medimail vers les médecins Apicrypt, historiquement nombreux dans les Hauts de France.

Et pendant ce temps là Apicrypt…

L’association APICEM éditrice d’Apicrypt continue en effet à caracoler en tête avec près de 70 000 utilisateurs dont 41 150 libéraux et affirme équiper 50% des médecins informatisés de France. Le nombre d’utilisateurs hospitaliers a cru de 22% en un an pour atteindre 19 000 .Apicrypt est implantée dans 25 CHR-CHU sur 32 et 2000 EHPAD et équipe 95% des laboratoires de biologie. 75 millions de messages ont été échangés en un an. Le Dr Alain Caron, président de l’APICEM, précise dans sa lettre de mai 2017, continuer « ses démarches qui permettront aux futures messageries présentes au sein de l’espace de confiance MSSAnté, pilotée par la CNAMTS de devenir interopérables avec Apicrypt ».Selon le Dr Caron, ce sont donc les autres messageries qui deviennent interopérables avec Apicrypt et  non l’inverse !  Dernière nouvelle : début juin à Marseille, au congrès de la FMF, le directeur général de la CNAMTS, Nicolas Revel a assuré que les médecins utilisant Apicrypt pourraient bénéficier du forfait structure, même si cette messagerie ne fait pas encore partie de l’espace de confiance de MSSanté.

Intégration dans les dossiers du logiciel métier et « messageries instantanées » sécurisés

Les principaux éditeurs ont fait le développement nécessaire pour intégrer les messages envoyés à la norme CDA R2 automatiquement dans les dossiers patients (Selon Michel Gagneux 80 à 90% du marché est prêt).
Chez Cegedim, la messagerie compatible MSSanté est incluse dans le pack Sri avec les téléservices intégrés. La moitié des utilisateurs s’y sont abonnés mais l’éditeur ne peut savoir combien de médecins ont créé leur boite aux lettres.
cgm connectChez CompuGroup Medical, AxiMessage, la traditionnelle messagerie d’Axisanté, compatible MS Santé, s’est mise à la nouvelle norme. Pour faciliter les usages, l’éditeur lance en outre CGM Connect, un "chat" sécurisé intégré dans l’espace de confiance, qui permet d’échanger instantanément texte et photos en toute sécurité … CGM Connect est gratuit pour les abonnés de CGM Net (ex Réseau santé social) ou vendu par abonnement (7,50 euros/mois)

APICEM a entrepris une démarche voisine avec MISS, la messagerie immédiate sécurisée de santé pour smartphone qui sécurise les échanges et permet notamment l’envoi de photos. Développée à initiative des URPS Médecins, infirmiers, Kinésithérapeutes et pharmaciens Hauts de France, MISS est gratuite pour les utilisateurs Apicrypt et revient à 20€ par an pour les autres. Il faut s’inscrire sur le site www.miss-sante.fr et télécharger l’application.

Face à tous ces développements, les éditeurs font parfois appel à des prestataires extérieurs. Editeur de logiciel santé dédié à l’interopérabilité ( connecteurs pour les messageries hospitalières par exemple), la société Enovacom se tourne vers les libéraux. Un partenariat est en cours avec un éditeur pour intégrer automatiquement les messages et compte rendu venant de l’hôpital.

(mis à jour le 19 juin 2017)



Hackathon Diabète de la CNAM : cinq projets sélectionnés

Pendant un mois, du 23 mars au 23 avril, le Hackathon Diabète lancé par l’Assurance Maladie en partenariat avec le Diabète LAB de la Fédération Française des Diabétiques, living lab consacré au diabète, a enregistré 40 candidats.
Le 10 mai 2017, 15 pré-selectionnés ont défendu leur projet pour « Mieux vivre son diabète » devant le jury de représentants de la CNAMTS, de la FFD, de professionnels de santé et de patients du Diabète LAB qui en ont retenu cinq.
Accces, Diabnext, Healsy, La Cantine et Stimul Activité Physique participeront donc à la finale du Hackathon Diabète qui se déroulera le 16 octobre 2017. Au cours des prochains mois, les cinq équipes finalistes bénéficieront d’un accompagnement personnalisé pour finaliser leur projet et recevront une dotation selon leur classement final. Les projets sont très divers.
Acces de la société CEMKA est un outil d’information pour trouver le contrat d’assurance complémentaire assurant la meilleure couverture, en fonction de sa situation.
La société Diabnext a conçu une plate-forme d’enregistrement automatique des mesures de suivi recueillies par les dispositifs d’automesure : taux de glycémie, unités d’insuline injectées, estimation des glucides dans les plats et boissons absorbées. Ces données sont partagées avec le médecin, analysées par une plate-forme d’intelligence artificielle afin de proposer les informations utiles et adaptées à l’état du patient.
Healsy, également sur smartphone, prédit les variations de glycémie grâce à un modèle mathématique adapté au patient en fonction des résultats des outils de suivi utilisés (CGM, pompe à insuline, smartwatch.)
La Cantine est une application mobile a destination des parents d’enfants diabétiques de type I, des professeurs et des animateurs pour les aider à adapter les repas de l’enfant à l’école.
Enfin, l’entreprise Stimul propose un programme d’éducation thérapeutique à distance, dédié aux patients atteints de diabète de type 2, qui vise à favoriser la mise en œuvre autonome et durable des recommandations d’activité physique et de suivi nutritionnel adaptés à leur situation. Le programme prévoit l’intervention personnalisée à distance (par téléphone et via une application) d’un éducateur thérapeutique pendant plusieurs semaines.



La télémédecine prend « actes » pour les médecins libéraux et leurs patients

Où en est-on ?

Premières étapes de l’introduction de la télémédecine dans les cabinets libéraux :
un acte de télé-expertise et un acte de téléconsultation au service des patients des EHPAD (650 000 personnes dépendantes) introduits par un avenant à la Convention le 1er mars 2017 sont entrés en vigueur le 1er novembre après publication dans la nomenclature (JO du 27 octobre).
Ceci intervient après la publication en décembre 2016 de l’article 91 de la LFSS 2017 et du cahier des charges pour la télésurveillance de trois pathologies chroniques et des forfaits y attenant, et fin avril 2017 de celui de la télésurveillance du diabète.
Nouvelle étape : la généralisation  souhaitée par le gouvernement.  Dans le cadre des négociations conventionnelles  qui ont débuté le 18 janvier, entre
Nicolas Revel, directeur général de la CNAMTS et les syndicats, les actes de téléconsultation et de télé-expertise doivent entrer dans le droit commun et non plus dans un cadre expérimental. C’est prévu par l’article 36 du PLFSS 2018  intitulé "organisation de la prise en charge de la télémédecine par l’assurance maladie en vue de sa généralisation".
Objectif : 500 000 actes de télémédecine en 2019, 1,4 million 3 ans plus tard (annoncé le 25 octobre au café Nile)

 

TDT à 15 euros entre confrères

Actée au 1er novembre la TDT en EHPAD
Pour la CNAMTS, il s’agit bien, comme toujours, de faire des économies. L’entrée d’un patient en EHPAD se traduit pour 46% des pensionnaires par un changement de médecin traitant (chiffre extrait du rapport « Charges et produits 2017 »). Une télé-expertise assurée par l’ancien médecin traitant sollicité à distance (par téléphone par exemple) par le nouveau avec l’accord du patient permettrait une meilleure coordination des soins, en particulier pour les prescriptions. Voilà donc posé un acte de télé-expertise dénommé TDT (Télé-expertise Dossier Traitant) valorisé 15€ et facturé par les deux médecins traitants, l’ancien et le nouveau. Il est facturable une seule fois dans les deux mois de l’entrée en EHPAD.
Le TDT pourrait concerner 80 000 personnes par an.

Dans les tuyaux, la généralisation de la téléexpertise :  15 € par expertise limitée à 3/an (proposition CNAM) + rémunération du médecin requérant (à débattre). Ce n’est pas un simple coup de téléphone, cela exige une télétransmission des données médicales. Doit faire l’objet de nouvelles négocations conventionnelles.

La téléconsultation plus « rentable » que la consultation pour le médecin

Actée au 1er novembre la téléconsultation médecin traitant en EHPHAD ou TTE rémunérée un C
L’avenant du 1er mars 2017 a introduit un acte de téléconsultation au service des 650 000 personnes résidant en EHPAD  rémunéré un C  (TTE). Pour éviter les déplacements délicats ou des hospitalisations inutiles. La téléconsultation qui est menée en présence d’un membre du personnel soignant de l’établissement qui accompagne le patient, est appréciée des médecins qui la pratiquent car ils ne perdent pas de temps. Le patient est déjà prêt.
« Un dermatologue qui voit trois patients en une heure lorsqu’il se déplace à l’EHPAD en voit six par téléconsultation dans le même laps de temps », explique à Buzz Medecin, Michel Rioli, président de Télémedinov, un réseau de télémédecine qui couvre aujourd’hui 14 EHPAD en Vendée. Le retour d’expérience des « pionniers » (une dizaine de médecins sur 45 médecins concernés) sur les 331 consultations réalisées en 4 ans, est globalement positif. Au bout de 100 consultations un des établissements avait déjà divisé par deux son nombre de jours d’hospitalisations. Ce réseau comme celui de Télésanté Aquitaine qui a réalisé 500 téléconsultations, a déjà prouvé son utilité médico économique.
Comme l’a également indiqué, lors de la journée Catel Visio le 23 mars, le Dr Cécile Moisan, chirurgien vasculaire qui a initié des téléconsultations « plaies et cicatrisation » entre son hôpital à Saint Brieuc et le CH de Paimpol en a aujourd’hui réalisé 2000 au lit du patient :« Moi, je gagne 1h30 en trajet et durée de consultation  en examinant 6 à 10 patients en 40 mn, avec une image parfaite et accès au dossier paimpolais ; et la CNAM gagne les 104 € du trajet en ambulance."
Une téléconsultation n’est pas une simple visioconférence;. des éléments du dossier médical doivent pouvoir être transmis.

Dans les tuyaux : Généralisation de la téléconsultation  : même tarif que la consultation,  Participation à la prise en charge de l’équipement du professionnel (proposition CNAM) dans le cadre de discussions conventionnelles.

 

Prescrire la télésurveillance rémunérée au forfait (pour quatre pathologies chroniques)

« Vous pouvez prescrire la télésurveillance et en assurer le suivi ». Ainsi le Pr Michel Galinier (Toulouse), promoteur de l’étude OSICAT a-t-il apostrophé ses confrères venus en nombre assister dans le cadre des Journées européennes de la SFC (société française de cardiologie), en janvier 2017 à une conférence sur le télésuivi des patients insuffisants cardiaques, organisé avec le soutien de Cordiva (racheté par Air liquide). « Il faut inclure des patients qui en ont besoin et qui peuvent se servir d’une machine ». Balance connectée + boitier de transmission dans le cas de Cordiva.. Uu appel renouvelé aux JESFC de 2018
L’insuffisance cardiaque fait en effet partie avec l’insuffisance respiratoire et l’insuffisance rénale des trois premières pathologies chroniques pour lesquelles la DGOS (Direction générale de l’offre de soins) a ouvert le champ des expérimentations dans neuf régions avec un cahier des charges publié au Journal Officiel du 15 décembre dernier  Le cahier des charges pour la télésurveillance des diabétiques est arrivé fin avril 2017 (Journal Officiel du vendredi 28 avril).
Des forfaits semestriels sont prévus pour les professionnels de santé effectuant la télésurveillance (de 36,50 à 110€ selon la pathologie), les professionnels de santé assurant l’accompagnement thérapeutique (infirmières principalement de 30 à 60€) et les fournisseurs de solution de télésurveillance et des prestations associés (de 225 à 300€, voire 375€ pour certains type de diabète). En sus une prime de performance est prévue pour les différents acteurs en cas de dépassement des objectifs collectifs de performance (-20% d’hospitalisation par exemple).
Pour la télésurveillance du diabète (limitée à certains types bien précis de diabète) le médecin spécialiste et le médecin traitant signent une convention de collaboration.

Le ministère a publié la liste des solutions techniques conformes au cadre réglementaire de la télésurveillance. Au 18 janvier 2018, il y en avait douze :
- pour la télésurveillance du diabète, Diabeo (Sanofi Aventis), Insulia (Voluntis), MyDiabby Healthcare, ApTelecare (TMM Software), NOMHAD Chronic (CDM e-Health filiale d’Air Liquide)
- pour la télésurveillance des insuffisants cardiaques, Covotem (GCS Télésanté Basse Normandie), 1 minute pour mon coeur (Newcard), Implicity, NOMHAD Chronic (CDM e-Health filiale d’Air Liquide)
- pour la télésurveillance des insuffisants respiratoires, NOMHAD Chronic (CDM e-Health filiale d’Air Liquide
- pour la télésurveillance des prothèses cardiaques implantables, Home Monitoring (Biotronik), Smartview (Sorin), Merlin.net (Abbott)

En pratique, rappelle le Pr Simon, pour Buzz Medecin, le médecin :
- doit faire une déclaration à son ARS comme quoi il va pratiquer la télémédecine
- doit le déclarer à son assurance
- doit s’inscrire sur une plate-forme
- la plate forme doit avoir un service d’accompagnement thérapeutique ou le médecin travaille en collaboration avec des infirmières (cas d’une MSP par exemple)
- il faut que la plate-forme ait un marquage CE, comme un dispositif médical et soit conforme au cadre réglementaire.

(mis à jour 15 fevrier 2017)

Et on peut aussi consulter la rubrique télémédecine du site du ministère

 

 



La télétransmission chez les libéraux : les médecins font 300 FSE/mois en moyenne

Le GIE SESAM-Vitale a mis en ligne vendredi sur son site un document, plutôt destiné aux industriels, sur le marché de la télétransmission des professionnels de santé libéraux et portant sur la période juillet 2015-juin 2016. On y apprend que les 343 000 professionnels de santé en télétransmission envoient 300 FSE/mois en moyenne. Et que les médecins sont pile dans la moyenne !

etude de marche SVPour son analyse, le GIE SV n‘a eu qu’à puiser dans les chiffres de télétransmission des feuilles de soins électroniques dont il dispose.
En juin 2016, les 343 000 professionnels de santé libéraux en télétransmission (y compris les transporteurs…) ont émis 100 millions de FSE soit 300 FSE chacun. Avec 300 FSE/mois (soit 65 actes télétransmis par semaine), les médecins sont donc dans la moyenne, les auxiliaires sont à 50 et les pharmaciens à 2 000.
Pour le GIE SV, le marché de la télétransmission apparait « concentré ». 15 éditeurs « font » 81% des FSE (Cegedim 19%, Epsilog 11%, CompuGroup 10%, CBA 7%, Sephira 6%, Idea 5% (après le rachat de Télévitale), Julie 4% et Prokov 3%). Mais 141 éditeurs font moins de 1%. Sur la période juillet 2015-juin 2016, en baisse, CompuGroup et Sephira. En hausse, Cegedim, CBA, Prokov.
Sur le marché des médecins, qui a gagné 1700 spécialistes sur la même période, cinq éditeurs tiennent 71% du marché : CompuGroup, Sephira, Cegedim, Prokov et Pyxistem. A noter, 93 éditeurs proposent un logiciel métier n’intégrant pas la facturation SV.

L’intégration du DMP et des téléservices boostée par la nouvelle convention

En janvier 2017 (l’étude a été actualisée), l’intégration des téléservices de la CNAMTS était assez variable d’un éditeur à l’autre : 7 téléservices chez Prokov, Cegedim, Imagine, Pyxistem ; 5 chez CGM CompuGroup), Sephira ; 4 chez CBA, 3 chez Saficard, 2 chez Affid et ELD.
Le GIE SV souligne qu’en 2017, la nouvelle convention médicale avec la prise en compte du forfait structure qui introduit des prérequis (intégration de la dernière version SV, du DMP et objectifs quantitatifs sur l’usage des téléservices (AAT, PSE, DMT, CM AT/MP certificat pour les accidents de travail et maladies professionnelles) pourrait accélérer le déploiement de SESAM Vitale addendum 7 (si besoin de la CCAM multitarifs qui y est incluse) et l’intégration de ces fonctionnalités dans les logiciels. L’utilisation du NIR comme identifiant de santé doit aussi se répandre. Parmi les évolutions, le GIE SV observe la généralisation du standard PC/SC (petit lecteur de carte), la poussée des solutions mobiles (Simply Vitale, Smart Vitale, Pyxvital Android..). Et rappelle que 2017 est l’année du déploiement de la cryptolib CPS V5 version 5 … Des évolutions CPS que l’on voudrait, quant à nous, voir apporter plus de simplicité que de complexité…

Télécharger l’étude



Tiers payant : les complémentaires offrent leurs services

Alors que depuis le 1er janvier, tous les soins pris en charge à 100% (ALD et maternité) doivent être facturés en tiers payant, l’association Inter-AMC qui regroupe les complémentaires (mutuelles, société d’assurance et de prévoyance) propose trois services pour convaincre les professionnels de santé de passer facilement au tiers payant intégral (quand leurs éditeurs auront fait les développements adéquats).

La CNAMTS était la première à le souligner, fin octobre 2016, 96,8% des dépenses prises en charge au titre de l’ALD et 86,6% des dépenses liées à la prise en charge de la maternité étaient déjà facturées en tiers payant. Ainsi la pratique du tiers payant pour le 100% a progressé de manière significative en 2016 chez les professionnels de santé. La CNAMTS a fait de son côté des progrès avec un taux de rejet passé de 1,90% en janvier 2016 à 1,08% en octobre et un délai de paiement moyen de trois jours. De plus, depuis le 1er janvier, les rejets liés aux parcours de soins sont supprimés pour tous les patients et une équipe dédiée s’est mise en place * Les complémentaires comptent bien profiter de cette nouvelle pratique limitée à la part obligatoire pour encourager les professionnels de santé à passer volontairement au tiers payant général. Pour cela, l’association InterAMC propose :

  • L’impression d’un code datamatrix (à scanner) sur les attestations 1/3 payant pour éviter la saisie
  • L’ouverture d’un portail web pour contractualiser avec les mutuelles avec un contrat unique
  • L’utilisation de services en lignes IDB (identification des droits du bénéficiaire) et CLC (calcul des droits) pour récupérer les droits des patients et calculer le montant du remboursement à implémenter dans les logiciels comme le service ADR (accès aux droits) des assurances obligatoires.

    Ce qui donne le schéma suivant (vu sur le site du GIE SESAM-Vitale)

    tiers payant AMC

 

 

Les 3/4 des logiciels métier sont déjà en mesure ou en passe de proposer le service ADRi (ADR intégré, transparent pour l’utilisateur). Les complémentaires poussent maintenant les éditeurs à de nouvelles intégrations. Tout dépendra de la demande des médecins et de leurs patients.

• Les conseillers spécialisés sont joignables au 09 72 72 72 50 (prix d’un appel local) du lundi au vendredi de 8h à 17h et jusqu’à 20h les mercredis et jeudis + service pour les centres de santé depuis le 2 février



Page 1 / 212»