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DMP

Docadom, une appli mobile pour des visites à domicile sans rendez-vous

« Médecins, Paris est votre cabinet ! » Docadom recrute des médecins urgentistes et des internes ayant leur licence de remplacement pour ouvrir dès mai à Paris (Nord Ouest parisien) un nouveau service de mise en relation médecins/patients. 

Sur Docadom, patients et médecins sont géolocalisés (comme le fait Uber avec ses chauffeurs de VTC et leurs clients, mais la comparaison s’arrête là) et l’algorithme envoie le médecin le plus proche et le plus disponible au patient qui vient en trois clics de demander un médecin sur le Web ou sur son smartphone (le site est Web responsive).
Encore une innovation qui risque de secouer un peu la pratique médicale !

Les trois jeunes fondateurs dont deux médecins, Florian Guého, médecin urgentiste et Marc Postel-Vinay, interne de médecine générale, se gardent bien de vouloir rivaliser avec les confrères installés. « Nos médecins n’ont pas vocation à devenir des médecins traitants. Le patient ne choisit pas son médecin, c’est l’algorithme qui choisit », disent-ils et ils estiment que leur solution est complémentaires  des associations médicales et  que leur projet « a vocation de service public dans le respect de la déontologie médicale ». Le « non programmé » est ce qui revient le plus cher aux finances publics. L’ARS Ile de France serait intéressée. Une consultation aux urgences c’est  200 euros, rappellent-ils et Docadom facture les visites de 33 € (V+MD) à 61,5 € (V = MDN).  L’algorithme remplace en effet la centrale d’appel ce qui rationalise la gestion et réduit les coûts.

Un mode d’exercice innovant pour les médecins

Le médecin ne paye pas de droit d’entrée et touche 90% du montant des visites. Docadom lui fournit moyennant une caution de 1000 €, un  « sac à dos » tout prêt contenant de quoi télétransmettre et accéder au (futur) DMP ( le lecteur de Sylyca, les logiciels de iCanopée et de Pyxistem pour iOS et Android.). Le médecin peut préférer l’offre « all inclusive » où on lui fournit matériel complet, moyen de transport (scooter ou voiture) et un service comptable contre une commission de 20%.
flyer DocadomLes fondateurs de Docadom sont convaincus d’apporter, en particulier à leurs jeunes confrères, une possibilité de revenus qui va les séduire : le planning n’est pas imposé et les journées ont été découpées en 4 lignes de garde 6-8h, 8h-14h, 14h-20h et 20h-minuit, ajustable en fonction des besoins. Docadom n’assure pas la nuit profonde, ni les urgences pédiatriques pour les nourrissons de moins de trois mois. "C’est moins épuisant que les gardes dans un établissement ».  Le médecin qui signe avec Docadom réserve n’importe quel créneau, deux soirs par semaine ou du plein temps. Il ne peut refuser une visite sauf impossibilité (qui est  vérifiée). « Un mode d’exercice innovant, sans engagement et en toute liberté » vante la start-up. Et pas d’argent à manipuler puisque c’est Docadom qui « encaisse » avec la carte bancaire du patient dont le numéro a été renseigné lors de l’inscription.

Pour le patient, c’est l’assurance d’avoir un médecin dans le délai qui lui est indiqué au cours des prochaines 24h. Avec une Carte Vitale et une mutuelle, le prix de la visite est pris en charge avec tiers payant intégral. Le patient peut annuler le rendez-vous jusqu’au moment où on lui précise par SMS que le médecin est en route. Après cette limite, 50% du montant est facturé.

Docadom propose aussi gratuitement des consultations sans rendez-vous au cabinet des médecins les plus proches et va passer des partenariats avec des services de rendez-vous en ligne pour diriger ses clients vers les plages de consultation sans rendez-vous.  Des partenariats avec des services de télémédecine (spécialistes) sont également prévus.

La start-up qui a bénéficié de subvention de la BPI et du soutien de la région Loir et Cher où elle est implantée, compte monter en charge progressivement et réaliser 3200 consultations la première année avec 35 à 45 médecins puis 9700 l’année suivante avec 80 à 100 médecins. En attendant d’ouvrir le service dans d’autres grandes villes.
« Le modèle pourrait faire tâche d’encre en milieu rural, avec des médecins mobiles qui passeraient un jour par semaine en région », espèrent les jeunes entrepreneurs. Au congrès de la médecine générale à la Porte Maillot fin mars, ils ont rencontré beaucoup de médecins. "Notre démarche soulève des interrogations et parfois des inquiétudes chez les confrères mais quand on explique que le médecin traitant est inclus dans le parcours, cela rassure et les retours sont très positifs"

www.docadom.fr    contact : medecin@docadom.fr

(mis à jour en avril 2017)

 



Le « DSC-BT » de Sylyca, un lecteur PC/SC de cartes CPS et Vitale pour des applications sur smartphone et tablette

La nouvelle stratégie de standardisation des composants du GIE SESAM-Vitale porte déjà ses fruits avec l’arrivée d’un modèle bi-fente utilisant la technologie PC/SC pour la lecture des cartes Vitale et CPS. Alors que jusqu’à présent, nous n’avions vu que quelques applications pour les transports sanitaires par exemple. 

Christophe FerrandoChristophe Ferrando, fondateur de la société Sylyca, après 17 ans chez CBA (éditeur de la solution de télétransmission In’DI et du logiciel Agathe pour les infirmières) est venu présenter son innovation à Buzz Medecin, juste après son homologation.
« Informaticien et développeur passionné » comme il aime à se décrire, il a travaillé deux ans avant de trouver les composants suffisamment puissants pour supporter les exigences de SESAM-Vitale (en matière de sécurité notamment). Le nouveau référentiel accès aux cartes (RAC) est sorti le 3 août dernier. Et un nouvel outil est né.

Un lecteur format smartphone sans écran et Bluetooth

Format smartphone, le « DSC-BT » lit les carte Vitale (dans la fente supérieure) et CPS (réceptacle au verso). Il n’a pas d’écran puisqu’il fonctionne avec une DSC-BTapplication téléchargée sur le smartphone ou la tablette. iOS et Android, il est compatible avec les deux univers et pourrait l’être aussi pour le monde Windows. Comme pour tout objet connecté, on effectue un appairage à la première utilisation (on peut appairer autant de smartphones que de PS utilisateurs).
« DSC-BT, pour Dual Smart Card BlueTooth, explique Christophe Ferrando, ce sont les éditeurs qui trouveront un nom plus attractif pour leurs applications. »
Au départ de chez Sylyca, le DSC-BT ne peut en effet servir qu’à la lecture de la carte Vitale. C’est le kit de développement fourni aux éditeurs par la société qui devrait permettre l’éclosion d’applications : pour la création des FSE (l’approche est différente de celle d’un TLA, les FSE créés sont stockées dans l’application pas dans le lecteur) mais aussi pour la consultation des téléservices et du DMP. « Nous avons un partenariat avec la société iCanopée pour la connexion au DMP. », précise Christophe Ferrando.
On voit déjà le parti que pourront tirer de ce lecteur élégant et léger les médecins possesseurs d’iPad pour peu que les éditeurs développent les solutions adaptées.
Bienvenue à l’imagination pour adapter les nouveaux outils aux situations  de mobilité des professionnels de santé.

* Conçu et fabriqué en France (avec des composants asiatiques…), le DSC-BT fonctionne sur un processeur double cœur avec 1 Go de RAM et 4Go de stockage. Batterie standard rechargeable et remplaçable (cordon standard micro USB) offrant une journée d’autonomie (100 lectures de carte). Bluetooth smart low energy (compatible smartphones et tablettes récents). Connexion à un ordinateur via le port USB. Il n’est pas encore commercialisé.

 



DMP et téléservices au menu de la Rencontre Industriels du GIE SESAM-Vitale

Buzz medecin n’était pas invité à la Rencontre Industriels qui s’est tenue ce 22 novembre dans les locaux de la MGEN à Paris mais a suivi le fil twitter créé pour l’occasion par le GIE SESAM-Vitale qui organisait cette matinée. (#RencontreIndus2016).

Tandis que l’Assurance Maladie a présenté aux industriels le nouveau forfait structure, différents responsables du GIE SESAM-Vitale ont présenté tout au long de la matinée la feuille de route 2017 qui se décompose de la façon suivante :
- présérie du DMP repris par la CNAMTS dans 9 caisses (Amiens, Créteil, Saint-Brieuc, Strasbourg, Tours, Besançon, Clermont-Ferrand, Toulouse, Bayonne)

-Un nouveau service à venir des le premier trimestre, le Protocole de soins électronique PSEi

– le déploiement au premier janvier de nouveaux services par les Assurances Maladie Complémentaires dans le cadre de l’étape du tiers payant obligatoire pour ALD/Maternité : l’annuaire AMC, le service IDB (identification des droits des bénéficiaires) et CLC (CaLCul des droits)

Le GIE a également présenté la nouvelle stratégie de standardisation des composants d’accès aux cartes, dont les lecteurs PC/SC autorisés dorénavant pour tous les professionnels tandis que le CNDA a présenté la procédure d’homologation de DMP compatibilité. Au 1er décembre, c’est en effet le GIE SESAM-Vitale qui prend la suite de l’ASIP santé pour les relations avec les industriels concernant le DMP.

Ce fut aussi l’occasion de faire le point sur les télé services les plus récents. Le service ALDi affection de longue durée en intégré est déjà intégré par trois industriels, le service électronique de facturation pour les transports sanitaires compte plus de 120 000 utilisateurs, 44300 PS sont équipés d’une offre ADRi le service d’acquisition des droits. Et surtout le GIE se félicite du succès du service IMTi (Information sur le médecin traitant) qui a doublé son nombre d’utilisateurs en moins de six mois, pour atteindre 10 000 médecins et 2 millions de connexions mensuelles.



Le Dossier pharmaceutique lance DP Vaccins et progresse à l’hôpital

 Avec 99,8% des officines raccordées et 34 millions de dossier créés, le Dossier Pharmaceutique continue à développer des services pour les patients, comme le DP-Vaccins ouvert depuis le 29 septembre avec l’objectif d’améliorer la couverture vaccinale.

« Vous traversez les frontières, vous êtes perdu pour acheter un médicament. Mais grâce au GPS de votre smartphone, le contenu de votre DP est traduit automatiquement dans la langue du pays où vous vous trouvez ». C’est le rêve d’Isabelle Adenot, président du Conseil national de l’Ordre des pharmaciens, exprimé lors d’une conférence de presse pour le lancement de DP-Vaccins.
Rien de techniquement impossible mais tout de même quelques obstacles à surmonter. Le DP les franchit les uns après les autres avec méthode et régularité. Les sondages montre que 60% des Français ne savent pas bien où ils en sont avec leurs vaccins. Et l’on constate que la couverture vaccinale n’arrête pas de baisser (-15% pour la grippe). Pour lancer DP Vaccins, le CNOP a eu l’autorisation de stocker les achats de vaccins pendant 32 mois (contre 4 mois pour les médicaments). Dans un deuxième temps, un système d’alerte sera mis en place avec des fenêtres pop-up apparaissant lors de la dispensation, et prévenant que le ou les vaccins ne sont plus à jour en fonction des recommandations du calendrier vaccinal.

Les médecins hospitaliers ont accès au DP

Par ailleurs, le DP-Patient progresse dans les hôpitaux. 317 établissements ont signé des conventions dont 65% des CHU. Et 243 établissements sont effectivement raccordés. Depuis la dernière loi Santé, tous les médecins hospitaliers peuvent avoir accès au DP. Pour faciliter l’accès, la présence simultanée de la Carte Vitale patient et de la CPS n’est nécessaire que lors de la première connexion. Il reste ensuite une « empreinte » d’une durée de 15 jours, temps moyen du séjour du patient. Le DP est également au service du pharmacien pour la gestion des alertes sanitaire et des ruptures de stock .
Enfin, le DP et le « nouveau » DMP vont travailler ensemble ! Le DP ne va pas basculer dans le DMP mais un onglet Médicaments du DMP permettra d’accéder au DP. Pour cela il faudra que les identifiants du DP utilisent eux aussi le fameux NIR à 13 chiffres ce qui leur avait été strictement interdit à l’origine. Quelques centaines de milliers d’euros d’investissement, précise Isabelle Adenot.
Rien de techniquement impossible, vous dis-je,  mais toujours du temps et de l’argent…

 voir aussi notre précédent article le DP apporte la preuve de son utilité



Le Dossier Pharmaceutique apporte la preuve de son utilité

Succès de l’Ordre des Pharmaciens (CNOP) par son déploiement (32 millions de dossiers actifs) et son utilisation par les pharmaciens (1000 connexions chaque minute), le Dossier pharmaceutique (DP) vient en plus d’apporter la preuve de son utilité pour améliorer la sécurité de l’acte pharmaceutique.
« Il était utile de quantifier, a souligné Isabelle Adenot présidente du CNOP, en présentant à la presse les résultats de deux études, l’évaluation du DP ne fait que commencer ».

Utile aux patients de passage

Deux équipes de recherche universitaire ont planché sur le sujet, après appel d’offre du CNOP, en mesurant les interventions pharmaceutiques (IP) c’est à dire l’ajout, l’arrêt, la substitution, l’adaptation posologique d’un médicament ou le choix d’un mode d’administration effectué par le pharmacien. Dans 1/3 des cas, ce sont des prescriptions non conformes qui alertent le pharmacien. Lequel appelle le plus souvent le prescripteur. Parmi ces IP, il s’agissait dans le cas présent de mettre en évidence celles qui se sont produites en lien avec la consultation du DP. Le choix des officines s’est porté sur celles qui accueillent des stagiaires de 6e année auxquels on pouvait confier la tâche de remplir les fiches d’IP.
L’étude menée par l’équipe CNRS de l’université de Grenoble a recueilli 8000 interventions auprès de 248 pharmacies de 31 départements. Sur les 3326 IP concernant un patient ayant un DP (il faut aussi que le patient se trouve en possession de sa carte Vitale), le DP a été utile dans 119 cas. Sa consultation (200 millisecondes) a permis d’éviter des problèmes d’interaction, de redondance, de mauvais dosage, d’oubli de prescription ou encore de pharmacodépendance (délivrance multiples d’hypnotiques par exemple). Autre constat : le DP est surtout utile aux patients de passage, car pour ses clients réguliers ou exclusifs, l’officine tient déjà leur dossier sur son système informatique.
La deuxième étude menée par la faculté de pharmacie de Clermont-Ferrand concernait l’automédication et plus spécifiquement la dispensation d’ibuprofène et/ou de pseudo éphédrine. Sur 12 160 dispensations, ont eu lieu 815 IP pour cause de contre-indications (50%) ou de non-indications (27%). Dans les trois quart des cas, c’est le dialogue avec le patient qui a entrainé la décision du pharmacien. Mais dans 10% des cas, c’est le DP qui a permis de détecter les interactions et les contre-indications, et de proposer une alternative thérapeutique face à des patients peu avertis sur l’innocuité des molécules.

Une aide à la pratique

« Le DP est une aide à la pratique. Il est déterminant pour les personnes de passage » a conclu Isabelle Adenot en regrettant que pour expérimenter le déploiement du DMP, l’assurance maladie ait préféré utiliser « son » historique des remboursements plutôt que le DP des pharmaciens* mis à jour en temps réel, connecté à la quasi totalité des officines (il n’en reste que 59 non connectées) et à un nombre croissant d’établissements (219 PUI- pharmacies à usage interieur, soit 8%). 1500 médecins hospitaliers l’utilisent, les urgentistes en tête, suivis des anesthésistes et des gériatres.

*(mise à jour du 7/01/2016)  L’avant projet de décret sur le DMP actuellement en  concertation prévoit que le DMP recueille sept types de données parmi lesquels les données du remboursement et les données relatives à la dispensation du médicament issues du DP. Voir la dépêche de TIC Santé à ce sujet