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données de santé

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Solution gratuite pour la téléconsultation en Auvergne Rhône Alpes

En région Auvergne Rhône Alpes (Aura), une solution gratuite permet déjà aux médecins faire des téléconsultations (TC), c’est celle du GCS SARA, groupement de coopération sanitaire Santé Auvergne Rhône Alpes. L’URPS médecins et l’ARS ont en effet souhaité mettre à disposition des professionnels de santé de la région des solutions interopérables et accessibles à partir d’un portail unique le portail SISRA qui réunit déjà de nombreuses fonctionnalités tant pour les professionnels que pour les patients. Le Dr Marcel Garrigou-Grandchamp, de l’URPS, en détaille les modalités.

Les prérequis : un PC ou MAC équipé d’un navigateur Firefox ou Chrome et d’une connexion internet avec un débit suffisant et prochainement à partir d’un Smartphone ou d’une tablette.

râce à la plateforme de télé consultation le médecin adresse un lien HTTPS à son patient qui n’a plus qu’à se connecter en direct ou à l’heure précisée pour rejoindre l’espace de télé consultation dans le cadre du parcours de soins et des conditions normales de l’avenant n°6. Nous conseillons aux médecins d’utiliser la TC pour des patients connus, dont ils sont le médecin traitant et en ALD pour permettre un règlement simple en tiers payant intégral par l’assurance maladie. La plateforme proposera bientôt le règlement en ligne par CB.

Le médecin peut adresser une ordonnance en mode sécurisé conforme au RGPD :
- Directement de son logiciel métier au pharmacien désigné par le patient en utilisant l’imprimante virtuelle RSPS (développée par l’URPS médecins AuRA) ou celle de MonSisra (application de messagerie et d’échange de documents développée par le GCS SARA).
- Ou via l’espace sécurisé patient de MyHop accessible par MonSisra La plateforme permet également la télé conférence pour plusieurs professionnels de santé (RCP synchrone non présentielle) et le partage de documents à l’écran.
M.G.G.
https://www.sante-ra.fr/

Voir le PDF complet avec les écrans



Tensiomètre-ECG-stéthoscope : Withings présente le BMP Core couronné d’un award au CES 2019

 Alors que le Consumer Electronic Show de Las Vegas ouvre ses portes au public ce mardi 8, le 6, jour de l’Epiphanie, c’était déjà les Innovation Award, Withings racheté à Nokia par son ex-dirigeant fondateur en …dernier reçoit un Award pour son BMP Core, un tensiomètre connecté qui fait aussi office d’ECG et de stéthoscope pour écouter le son du coeur. Un appareil sophistiqué, le premier à réunir ces trois fonctions, mais simple à utiliser qui se veut un outil de prévention. Dans la foulée Withings a également présenté  Move ECG, une montre analogique (avec aiguille et cadran) capable d’enregistrer un ECG. Avec toujours le même objectif pour ces dispositifs médicaux : la prévention.


Les personnes souffrant d’hypertension artérielle (un Français sur trois) sont souvent invitées à surveiller leur tension régulièrement et font partie des utilisateurs potentiels de tensiomètre connecté. Or, explique Withings dans son communiqué, les études cliniques montrent qu’elles présentent des risques plus élevés de valvulopathie(5% des plus de 65 ans) et de fibrillation auriculaire (1% de la population), pathologies qui peuvent être silencieuses et donc difficilement repérables sans un suivi médical régulier.

Pour Eric Carreel, Président de Withings, « Avec Withings BPM Core nous élargissons la fenêtre temporelle de détection de maladies du cœur fréquentes, pouvant être graves et qui sont malheureusement sous diagnostiquées. Ceci avec un appareil qui peut être utilisé facilement au quotidien chez soi ».

Détection des fibrillations et des valvulopathies
 

withings BMP Core Le Withings BPM Core se présente comme un brassard classique mais doté de capteurs médicaux discrètement intégrés. Il inclut deux électrodes en acier inoxydable situées à l’intérieur du brassard et une sur le tube, ainsi qu’une membrane en silicone abritant le stéthoscope électronique. L’utilisateur n’a qu’à appuyer sur le bouton et effectuer les trois différentes mesures en moins de 90 secondes.
- la tension artérielle est visible sur l’écran LED et les données sont envoyées à l’application Health Mate via Bluetooth ou WiFi
- l’électrocardiogramme sert à détecter la fibrillation auriculaire. Il est réalisé en gardant le brassard dans la partie supérieur du bras et en plaçant l’autre mains sur la bague en acier inoxydable pendant 20 secondes. La détection d’une éventuelle fibrillation auriculaire apparait sur l’écran. Les enregistrements ECG sont conservés dans l’application pour partage avec les médecins.
-  La fonction stéthoscope sert à détecter les valvulopathies.  Ce stéthoscope électronique et son algorithme qui permet d’interpréter le son du coeur ont été développés en partenariat avec l’hôpital Georges Pompidou de Paris (HEGP).
En gardant l’appareil sur la partie supérieure du bras, les utilisateurs placent le capteur sur leur poitrine et la mesure dure environ 20 secondes. La détection ou non d’une valvulopathie est ensuite affichée sur l’écran de l’appareil et dans l’application Health Mate dans laquelle il est également possible d’accéder à ses enregistrements.
Un multifonction tourné vers la prévention et le contrôle.

Montre ECG pour détecter les fibrillations auriculaires


ces-moveecgReprenant le même type de capteur (2 électrodes sous le cadran et une sur le cadre acier), la montre Move ECG va permettre d’enregistrer un  ECG en 30 secondes en exerçant une pression sur les deux côtés du cadran. Le but est de détecter facilement et à tout moment
les fibrillations auriculaires qui peuvent survenir lors de symptômes comme les palpitations.  L’ECG est enregistré dans l’application avec historique, partage etc. La montre assure bien évidemment toutes les fonctions de suivi d’activités et de sommeil…

 

Rechargeable par connexion micro-USB, Withings BPM Core peut tenir jusqu’à six mois, à raison d’une prise de mesure par jour, avec une seule charge. S’il peut effectuer les trois mesures de suivi en une seule fois, il est également possible de ne programmer qu’une seule des mesures souhaitées.  BPM Core fonctionne en WIFI et Bluetooth avec l’application Health Mate (iOS et Android). Prix 249,95 €. commercialisation au 2ème semestre 2019.

Withings Move ECG, 12 mois d’autonomie, Prix 129,95 € commercialisation au 2e trimestre 2019

Les deux objets ont le statut de Dispositif medical en cours d’examen pour le marquage  CE et FDA (US)


 


 

 

 

 




Le recours à la télémédecine peut dégager des économies pour l’Assurance Maladie

356 millions d’euros d’économie par an sur trois pathologies…ce qui couvrent amplement les frais de télésurveillance, de téléconsultation ou de télé expertise. Tels sont les résultats d’une étude IQVIA presentée dans les locaux du LEEM, le syndicat de l’industrie pharmaceutique

Il fallait en avoir le cœur net. Et c’est l’Association des laboratoires japonais présents en France (LaJaPF) qui a décidé de confier à la société IQVIA (nouveau nom du regroupement d’IMS Health et de Quintiles) une étude scientifique sur l’impact de la télémédecine sur les parcours de soins à travers trois exemples : l’HTA, le diabète et le cancer de la prostate.
Pourquoi des laboratoires japonais? Parce qu’explique Patrick Errard président de l’association, d’une part la télémédecine est déjà assez répandue au Japon, d’autre part les laboratoires ne peuvent se désintéresser de cette innovation qui figure en bonne place dans le plan Ma santé 2022 .

Supervisée par l’économiste de la santé Claude Le Pen, conseiller scientifique, cette étude inédite s’est déroulée en deux temps : une synthèse de la littérature (recherche bibliographique) qui a permis de dégager les impacts déjà constatés et un travail épidémiologique en partenariat avec l’université de Lyon à partir de la base EGB (échantillon généraliste des bénéficiaires) de l’Assurance maladie portant sur 727 972 personnes. Pour chacune des pathologies, les investigateurs ont donc identifié la population ciblée, le dispositif de télémédecine à mettre en place , et les impacts attendus.

Dans l’hypertension artérielle (1 633 442 patients), un télé monitoring (2 mesures/jour) en lien avec une plateforme qui relaie les informations, permet d’espérer moins de consultations de médecins et d’infirmières (-63%) et une diminution de la consommation de médicaments (-25%) par un meilleur ajustement du traitement, soit une économie de 197 €/an/patient. L’enveloppe disponible à 50% de cette somme serait de 99 € soit 8€/mois pour le dispositif.

Pour le cancer de la prostate, l’impact est constitué par la suppression des frais de transports et des arrêts de travail qui sont substitués par des consultations paramédicales (+3%) et deux actes de téléconsultation urologue. Qu’il s’agisse de patients ayant subi une prostatectomie de moins de trois mois (6765 patients), ou de patients traités par hormono ou chimiothérapie (41 570 patients), l’enveloppe annuelle dégagée (toujours évaluée à 50% de l’économie potentielle) représente 320 ou 265 € pour financer les deux actes de téléconsultation d’urologue.

Enfin, concernant le diabète de type 2, seule la télé expertise avec un ophtalmologue pour suspicion de rétinopathie diabétique a été retenue (14 955 patients). L’acte de télédiagnostic se substitue à des consultations ophtalmologiques inutiles occasionnant des examens et des transports. D’où une économie de 539 €/an/patient et une enveloppe à 50% de 270 € pour financer le télédiagnostic.

Malgré les limites de cette modélisation, qui ne prend pas en compte le coût de la télémédecine ni ses éventuels bénéfices médicaux et sociaux, Claude Le Pen conclut à son "réel potentiel de contribution à l’efficience du système de soins"
. Les résultats de l’étude ont été adressés à la CNAM et au Ministère de la Santé.

Voir le dossier de presse sur le site du LEEM



Alliance de 3 start-up pour le parcours de soins en cancérologie

 A l’occasion des Rencontres Françaises de la Cancérologie 2018 du 27 au 28 novembre à Paris, Cureety, Doctoconsult et libheros, trois startups complémentaires de l’écosystème eSanté ont annoncé leur alliance pour faciliter le parcours de soins en cancérologie pour le patient mais aussi pour ses proches.

Les solutions développées par ces trois startups sont inter-opérées pour proposer une expertise de pointe gratuite à chaque étape du parcours de soins en oncologie pour le patient,
A partir de la plateforme de Cureety, se trouvent accessibles tous les services connexes de prise en charge des patients atteints de cancer (lien quotidien avec l’hôpital, prise de rendez-vous avec une infirmière à domicile, téléconsultation avec un oncologue). 
Le business model de Cureety repose sur la collecte des données de vie réelles anonymisées qui permettent de réaliser des études en vie réelle complémentaires des études cliniques.  D’où une gratuité totale y compris pour les établissements de soins. Cureety a développé une solution “Digital Therapeutics” qui aide les médecins à optimiser le parcours de soins des patients atteints de cancer. Cette application gratuite de suivi médical à distance s’intègre dans le quotidien des patients et des établissements de santé et permet un suivi affiné des effets secondaires liés aux traitements antitumoraux. Grâce à une classification des patients par ordre de sévérité de leur état de santé, les équipes médicales concentrent leurs efforts sur les patients en ayant le plus besoin, et modulent leurs traitements pro-activement, ce qui permet de limiter les hospitalisations d’urgence.
Précurseur de télémédecine libérale spécialisé dans les consultations médicales en psychiatrie, pédopsychiatrie, addictologie et nutrition, Doctoconsult a été créé par la psychiatre Fanny Jacq, et a été lauréat d’un concours organisé par l’AFSOS pour le lancement de son service de soins oncologiques de support. La pratique de la télémédecine étant désormais ouverte au remboursement par la Sécurité sociale ,le service est aujourd’hui ouvert à tous les médecins libéraux. Doctoconsult vient de lever 2 millions d’euros pour developper des outils de thérapie numérique.
Quant à libheros, c’est le spécialiste de la prise de rendez-vous pour les soins infirmiers et la commande en ligne de matériel médical utile aux soins. Pour les établissements de santé, le service payant « libheros coordinateur » permet d’organiser et de coordonner le retour à domicile du patient en sortie d’hôpital.

Cette approche d’un service gratuit pour les établissements et reposant sur une alliance a suscité l’intérêt d’une trentaine d’établissements publics et de trois groupements de cliniques privées.A suivre.

Trois start up pour l'oncologie



DMP : un nouvel élan pour le carnet de santé électronique

 IMG_7343En le rendant disponible pour tous, créé par tout un chacun aussi bien que par un professionnel de santé, ou dans une CPAM ou une pharmacie, l’Assurance Maladie, désormais chargée de sa généralisation, compte sur les patients autant sinon plus que sur les professionnels pour assurer le succès du Dossier Médical Partagé (DMP) dont la campagne de communication commence ce 9 novembre. Venue épauler le lancement « national » du DMP, la ministre de la Santé Agnès Buzyn a souligné que ce « maillon indispensable de la continuité des soins » s’inscrit dans les objectifs du plan « Ma santé 2022 » mis en œuvre par le gouvernement.

 

De « ma mémoire santé » en 2007  à « la mémoire de votre santé » en 2018

Créé par la loi du 13 août 2004, confié en préfiguration à un GIP DMP, puis à partir de 2009, par Roselyne Bachelot à la jeune ASIP Santé qui le lance officiellement le 5 janvier 2011, le Dossier Medical Personnel devient de 2ème génération en octobre 2012 sous Marisol Touraine, sans jamais vraiment prendre son envol. Régulièrement épinglé par la Cour des Comptes, le DMP est plus que jamais le Dossier Mal Parti, comme le nomme ses détracteurs.

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En juillet 2016, l’Assurance Maladie se retrouve en charge du dossier : « on n’a pas repris le travail de zéro, explique son directeur général Nicolas Revel, mais on a cherché à comprendre, pourquoi le DMP n’avait pas encore trouvé sa place » avec l’ouverture de seulement 500 000 dossiers (dont la moitié vides) en 12 ans.

Premier obstacle identifié : quand c’était au médecin de procéder à l’ouverture du dossier, ce dernier n’avait pas le temps.
En réduisant le temps de création à 30 secondes et en y associant d’autres professionnels comme les pharmaciens (rémunérés 1 euro par DMP), on est passé au 30 octobre à 1,8 million de DMP

Deuxième obstacle l’alimentation. Pour amorcer la pompe, l’Assurance maladie fournit deux ans d’historique des remboursements dans une présentation adaptée pour devenir un historique des soins . Une passerelle est prévue à terme vers le DP Dossier pharmaceutique. Les médecins traitants devraient être en mesure de fournir le VSM, le volet de synthèse médicale produit de façon quasi automatique par leur logiciel métier DMP compatible (69% le sont) dont l’équipement fait partie du forfait structure.
Mieux informatisés qu’il y a dix ans, les établissements hospitaliers sont plus à même d’envoyer des comptes rendus.  Les biologistes devraient suivre…L’arrivée de la prescription électronique fera le reste.

Pour mobiliser l’ensemble des professionnels, le DMP devient consultable par tous les porteurs d’une CPS (médecins, chirurgiens dentistes, infirmières, sages femmes, kiné..), avec des droits d’accès limités pour des paramédicaux comme les orthophonistes ou les opticiens.

Autre facteur de réussite : la confiance qui doit être partagée par le public autant que par les PS.
Le DMP est hébergé en France, dans le Nord dans les serveurs HADS de Santeos (budget d’hébergement de 15 millions d’euros annuels). L ‘Assurance maladie n’a accès a aucune donnée patients du DMP ; c’est la loi. Et l’ouverture d’un DMP n’est pas une obligation.
 Les PS ont besoin de leur CPS pour y accéder et le titulaire du DMP est prévenu de chaque connexion ainsi que de l’arrivée d’un nouveau document. Pour consulter son DMP, l’assuré reçoit un mot de passe par mail ou par SMS et dispose d’une application smartphone. Les patients peuvent masquer certains documents. Et pour les données sensibles, en cancérologie par exemple, un rapport d’anapath sera masqué jusqu’à ce que le patient concerné soit vu en consultation.

Quel Intérêt pour les soignants et notamment les médecins ?

Le médecin traitant a la haute main sur le DMP, voit tout et dépose le volet de synthèse médicale.
La présence d’un  DMP se révèle particulièrement utile dans une quinzaine de cas d’usage.
Deux médecins sont venus en témoigner lors de la conférence de presse de lancement.
Pour le Dr Eric Lecarpentier, directeur du SAMU 94 (Val de Marne), c’est évidemment dans les cas d’urgence que le DMP jour un rôle important. Appelé par le 15, le médecin régulateur pourra consulter le DMP du patient (accès en mode urgence) pour prendre la meilleure décision et adresser par exemple un patient dans l’établissement qui le suit déjà (cancérologie par exemple).
Quant au Dr Jean-Michel Lemettre, généraliste à Amboise qui a participé aux réflexions sur le contenu du VSM, il cite de nombreux exemples : les patients inhabituels, les échanges avec les autres professionnels, l’utilité de regrouper toutes les informations pour les personnes polymedicamentées. Paradoxalement, ce sont les personnes âgées qui demandent à créer un DMP car elles sont contentes de ne pas avoir à répéter leur parcours de santé à chaque nouvel intervenant.
Outre les accidents thérapeutiques et les examens inutiles qui pourront être évités, le DMP est aussi un moyen d’échanger en temps réél des informations entre professionnels, en complément de la messagerie sécurisée de santé.

En pratique

La création par un PS à partir de la carte Vitale prend trente secondes. Il faut présenter le DMP au patient et recueillir son consentement, lui demander s’il est d’accord pour l’accès en urgence, indiquer une adresse mail ou un numéro de mobile
Le DMP est organisé en 9 espaces : synthèse (le VSM), traitement, résultats d’analyse, imagerie, compte rendu de consultation (spécialiste, hôpital), prévention, certificats, données de remboursement,  espace personnel.
Le médecin peut récupérer les documents qui lui paraissent utiles pour enrichir son dossier patient
Le médecin traitant est charge de déposer le VSM. Une opération qui se fait d’un clic si les informations ont été bine structurées dans un logiciel ad hoc DMP compatible. Lors de l’atelier, a été ainsi présenté la gestion du DMP dans les logiciels Axisante et Crossway.
« Il y a un travail à faire lorsque les informations ne sont pas structurées, reconnait le Dr Lemettre, lorsque je récupère des patients d’un médecin qui part à la retraite sans successeur, je passe de 30 à 40 minutes par dossier. »
Il n’y a pas de rémunération spécifique pour le dépôt du VSM, a précisé Nicolas Revel puisque l’équipement d’un logiciel DMP compatible fait partie de la rémunération du forfait structure.
C’est aussi de l’efficacité de l’informatique des cabinets que dépendra le succès du DMP.
Objectif : 40 millions de DMP en 4 ans

* Les logiciels des infirmières, kiné, sages-femmes, etc  sont en cours d’adaptation pour devenir DMP compatibles.

Site dmp.fr

Conseiller DMP du lundi au vendredi de 8h30 à17h30 au 0810 331 133 (6cts/mn)

 
 



La téléconsultation sur Docavenue : smartphone + ordinateur

 Le 4 octobre dernier à Boulogne, Docavenue, start-up du groupe Cegedim, avait réuni une cinquantaine de médecins de la région parisienne, utilisateurs des logiciels CLM pour une soirée de présentation de la téléconsultation sur Docavenue. Afin de constituer un club de bétatesteurs de la solution.

Face à une nouvelle technologie, il faut d’abord montrer aux médecins généralistes et spécialistes comment la téléconsultation remboursée s’inscrit dans leur pratique habituelle.
« La téléconsultation va vous permettre de faire un acte à la place d’un coup de téléphone » explique donc Arnault Billy, le directeur de Docavenue. La téléconsultation c’est d’abord celle du médecin traitant mais si celui-ci n’est pas disponible, le patient peut en consulter un autre. Il ne faut pas sortir du parcours de soins. Les exceptions ce sont les enfants de moins de 16 ans et les spécialistes en accès direct.

Smartphone pour l’image, ordinateur pour l’ordonnance et la télétransmission

Les médecins veulent pouvoir programmer des plages horaires réservées sur rendez vous ou bien prendre des patients en téléconsultation non programmé, comme ils répondent au téléphone.
Docavenue a développé un processus simple, indépendant du logiciel de gestion de cabinet et de l’agenda, utilisant un smartphone pour la téléconsultation et l’ordinateur pour la rédaction de l’ordonnance et télétransmission de la FSE.

2-Prise RDV9-Visio
Les fonctionnalités proposés par la plate-forme comprennent la téléconsultation avec ou sans rendez-vous, la gestion de la salle d’attente (filtrage et temporisation en attente), la visiophonie avec échange de document et le paiement par carte bancaire.
Pour la téléconsultation, le praticien utilise le smartphone fourni par Docavenue et déjà paramétré qui est installé sur un support.
Le patient a téléchargé l’application, a enregistré son médecin traitant, son profil avec son numéro de carte Vitale et sa carte bancaire. Lorsqu’il se connecte il pourra demander une téléconsultation immédiate ou programmée ou un rendez-vous chez le médecin. Il renseigne le motif de la consultation (les motifs ont été paramétrés avec le médecin)
Le médecin voit la demande arriver sur le smartphone. Il peut répondre ou mettre en attente. Il renseigne le dossier médical de son patient dans son logiciel de gestion de cabinet (quel qu’il soit), rédige l’ordonnance et facture.
A la fin de la téléconsultation, le patient reçoit d’abord une demande de paiement qui est validée par le médecin puis son ordonnance qui peut être partagée avec la pharmacie. C’est au médecin que revient l’initiative de raccrocher.
La FSE se fait en mode dégradé et dès que les logiciels de CLM seront agréés, se fera avec le mode sécurisé SESAM sans Vitale (agrément prévu courant novembre).

La plate-forme est bien entendu accessible quand le médecin et/ou le patient sont à l’étranger.

Un partenariat avec RDVmédicaux

Aux dernières nouvelles, Docavenue vient de nouer un partenariat avec RDV médicaux. Les patients qui iront sur l’une des deux plates-formes pourront se connecter vers les médecins abonnés à l’une ou à l’autre.
Docavenue devrait recruter dans les mois qui viennent une centaine de collaborateurs et compte aussi sur les 100 000 professionnels de santé français (les pharmaciens sont intéressés par les téléconsultations) clients de Cegedim pour se développer.

Docavenue Consultation.L’offre (smartphone Android inclus) est proposée à 49€/mois pour dix téléconsultation (puis 2,50 €/TC supplémentaire). L’application est gratuite pour le patient.



Coup d’envoi de la téléconsultation remboursée

Depuis le 15 septembre les téléconsultations sont prises en charge par l’assurance maladie et les mutuelles, au même tarif que les consultations au cabinet (avec de nouveaux codes) mais sous certaines conditions. Mais c’est plutôt à partir de janvier que des solutions pratiques destinées aux médecins vont arriver sur le marché. Elles sont actuellement utilisées par des betatesteurs.
A noter le déploiement de la télé-experise (TLE) interviendra en 2019

Le site Ameli a mis en ligne à l’intention des médecins un très bon résumé des conditions requises
Le patron de l’Assurance Maladie, Nicolas Revel, a précisé dès le 16 septembre en clôturant l’université d’été de la CSMF :
« la téléconsultation, c’est entre un patient et un médecin qui se connaissent et se voient régulièrement, sinon, c’est de la mauvaise médecine ».
Toutes les consultations à distance n’ont donc pas vocation à être remboursées et le conseil au téléphone n’est pas une téléconsultation qui exige de la vidéo.

Les conditions du remboursement

- Ecarter les cas nécessitant une présence physique du patient. Un questionnaire en ligne peut y aider. Sont ainsi exclus les consultations complexes ou très complexes ainsi que les consultations spécifiques au cabinet par un spécialiste en pathologie cardio vasculaire ou en cardiologie et médecine des affections vasculaires.

- La téléconsultation s’inscrit dans le cadre du parcours de soins. Il faut donc s’assurer que les patients se tournent d’abord vers leur médecin traitant, ou au moins un professionnel qui les aura vus physiquement dans les 12 derniers mois. Les téléconsultations doivent se faire en alternance avec la consultation en présentiel.
L’exception à cette règle du médecin traitant relève du cadre de l’organisation territoriale coordonnée de proximité

- L’obligation pour le médecin de disposer d’une liaison vidéo sécurisée (Skype n’est pas vraiment recommandé !), d’envoyer certains documents, de conserver des traces de la téléconsultation (trace du consentement du patient par exemple), d’établir un rapport pour le médecin traitant lorsqu’il ne l’est pas, rend nécessaire l’utilisation d’une plate-forme bénéficiant d’un hébergement sécurisé des données produites (hébergeur HDS). 

Rappelons que l’acte de téléconsultation est facturé 25 € avec le code TCG pour les généralistes en secteur 1 ou en secteur 2 adhérant aux dispositifs de pratique tarifaire maïtrisée.
Pour les autres spécialités médicales, le médecin téléconsultant facture l’acte avec le code TC relatif aux professionnels pratiquant des dépassement et une tarification comprise entre 23 et 58,50 € selon la spécialité concernée.
Le médecin qui assiste le patient lors d’une téléconsultation peut lui aussi facturer une consultation dans les conditions habituelles.
Il n’y a plus d’article spécifique pour la téléconsultation en EHPAD.
 

La facturation : un logiciel agréé pour l’avenant 18 de SV ou un mode dégradé

En situation de télémédecine, le médecin ne dispose pas de la Carte Vitale du patient.
Le GIE SESAM Vitale a donc élaboré pour la télémédecine dès 2017, l’avenant 18 au cahier des charges qui prévoit le recours au mode de sécurisation "SESAM sans Vitale", qui, comme son nom l’indique, permet de travailler en l’absence de la carte Vitale d’un patient, physiquement non présent auprès du praticien.
Dans ce cas l’utilisation du téléservice ADRi est donc fortement conseillée, car cela permet techniquement de pallier cette absence de carte.
Les logiciels de télétransmission sont donc en train de passer au CNDA pour l’agrément avenant 18.
Le premier à l’avoir obtenu est Pyxvital, qui équipe en marque blanche de nombreux logiciels de gestion de cabinet . CGM eVitale est également agréé.
Autre solution : lorsque le médecin connaît son patient, il peut aussi produire une FSE en mode dégradée, comme il le fait en cas d’oubli de sa carte par le patient.
Dans un second temps, la dématérialisation de la Carte Vitale offrira d’autres possibilités.

L’aide forfaitaire

Une aide à l’équipement des médecins sera effective à compter de 2019 (paiment 2020) via deux nouveaux indicateurs dans le volet 2 du forfait structure:
- 50 points (350 €) pour s’équiper en video transmission, mettre à jour les équipements informatiques et s’abonner à des plateformes de télémédecine
- 25 points (175 €) pour s’équiper en appareils médicaux connectés

Le choix d’une plate-forme

Les offres de solution sont assez nombreuses mais pas encore toutes finalisés. Certaines émanent d’éditeurs de logiciels ou de gestion de la prise de RV en ligne, d’autres de start-up de mises en relation médecins patients.
Buzz Medecin ouvrira bientôt une rubrique à ce sujet.

 Ainsi Docavenue, start-up du groupe Cegedim pour la prise de rendez-vous, a annoncé le 20 septembre le lancement national de sa solution de téléconsultation déjà testée en Espagne et dans la région Centre Val de Loire. La solution proposée par Doc avenue intègre toutes les étapes de la consultation : prise de rendez vous en ligne ou téléconsultation immédiate, vidéo sécurisée, paiement, salle d’attente virtuelle ; accès aux documents patient, transfert sécurisé de l’ordonnance. Cette offre est ouverte à tous mais sera par la suite intégrée aux logiciels de Cegedim tels que MLM ou Crossway, facilitant l’accès pour leurs utilisateurs avec récupération des données dans leurs dossiers.

Le rachat de la société La-Well Systems en avril 2018 a permis à CompuGroup Medical de développer une solution de télémédecine adaptée au marché français, CGM ELVI. Ce service de téléconsultation, intégré aux logiciels AxiSanté et Hellodoc, va utiliser la solution de facturation mobile CGM eVitale, qui a été agréé le 20 septembre par le CNDA pour la téléconsultation (Sesam sans Vitale). La solution est donc complète.

Doctolib, leader de la prise de rendez-vous en ligne, (qui vient de racheter MonDocteur) a présenté, comme un prolongement naturel, l’accès à la téléconsultation pour ses 60 000 professionnels de santé utilisateurs. 500 d’entre eux sont en train de le tester et le service sera disponible au 1er janvier prochain. La téléconsultation ne sera proposée qu’aux patients déjà connus des praticiens et passera par le médecin traitant et si le patient n’en a pas, Doctolib l’orientera vers la structure de soins coordonnés la plus proche.

De leurs côtés, les plates-formes de téléconseil et visioconférences, jusqu’ici payés par les patients, leurs entreprises ou leurs mutuelles sont en train de s’enrichir d’offre de téléconsultations qu’elles espèrent remboursables

Medicitus
Fondée il y a trois ans par un médecin et un manager, cette plate-forme pratique le téléconseil mais coche toutes les cases pour la téléconsultation médicale : prescription sécurisée (stockée sur le serveur securisé par le patient ou le pharmacien), dossier médical personnel partagé et télé chargeable (PDF) avec compte rendu de chaque téléconsultation, hébergement HADS chez IDS, authentification forte par CPS ou O TP (code à usage unique). Medicitus assure la prise de rendez-vous avec un agenda en ligne. Des médecins font actuellement des tests pour vérifier que les téléconsultations sont bien remboursées (Medicitus avait obtenu un agrément ARS). Gratuit jusqu’en décembre pour les médecins qui veulent tester.

Ainsi Medaviz lance Medaviz.io, qui permettra aux médecins d’organiser leurs RV de téléconsultation, de les effectuer par visioconférence, d’envoyer en un clic comptes rendus et ordonnances, de gérer la facturation et le remboursement, d’accéder au réseau de médecin remplaçants Medaviz (de 10 à 40€/mois) .

MesDocteurs, lance AvecMonDoc son offre ouverte au grand public, permettant aux patients de voir l’agenda d’un praticien en fonction de sa spécialité mais aussi de prendre rendez-vous pour une téléconsultation. À la fin de la consultation, il y retrouvera dans son dossier l’ordonnance délivrée par le médecin et pourra la télécharger pour la transmettre à sa CPAM qui le remboursera.

Lancé par la startup Feelae, spécialiste de la téléconsultation médicale par visioconférence, Leah est une nouvelle solution de mise en relation entre patients et praticiens, à distance. Leah est une solution SaaS, qui se synchronise avec le logiciel de gestion de cabinet et le site de prise de rendez-vous habituels du médecin.

Hellocare, vient de dévoiler un cabinet virtuel médical. Celui-ci, qui se présente comme un logiciel en ligne accessible depuis les navigateurs, permettra à terme aux médecins d’offrir à leurs patients une salle d’attente virtuelle avec chatbot et questionnaires préliminaires à la consultation mais aussi un dossier patient permettant le partage des documents dans les deux sens. Grâce à cette nouvelle solution, les médecins de la plateforme ont depuis le 13 septembre accès à une offre « Starter » à 39,90€/mois

MedVu , lancé à l’initiative d’une soixantaine de professionnels, médecins, juristes, pharmaciens ou encore ingénieurs, cette plateforme de télémédecine offre à ses patients un agenda en ligne pour prendre rendez-vous chez un médecin, quelle que soit sa spécialité, pour une consultation cabinet ou pour une visioconsultation. Lors de chaque consultation, le patient pourra envoyer une photo à son médecin de manière totalement sécurisée, avant de recevoir son ordonnance et sa feuille de remboursement dans son espace personnalisé. L’ordonnance peut également être directement envoyée au pharmacien du patient, si celui-ci le notifie.

Lancée en 2017 à Londres pour répondre aux problématiques des expatriés français (barrière de la langue dans un autre pays, notamment), Qare  rassemble à ce jour 120 médecins exerçant en France, formés spécialement pour la pratique de la vidéo consultation. Qare a fait sa publicité  le 16 septembre dans le Journal du Dimanche et l’Ordre des médecins vient de mettre en demeure la société de faire cesser cette campagne, rappelant que la médecine ne s’exerce pas comme un commerce..

Il arrive aussi de nouveaux entrants de l’étranger comme Livi de la start-up suédoise Kry qui a levé 53 millions d’euros pour s’étendre en France et au Royaume Uni.
Et ce n’est pas fini !

Voir le précedent article sur les plates-formes en préparation

(mis à jour le 11 octobre)
 



L’Apple Watch 4 se pose en « gardien de la santé »

Disponible en France ce 21 septembre, le dernier modèle 4 d’Apple Watch peut effectuer et analyser un ECG. Fonctionnalité disponible seulement aux USA.

Appelé sur la scène le 13 septembre à Cupertino pour le traditionnel Keynote de septembre d’Apple, ce n’était pas, comme à l’accoutumé, un acteur ou un chanteur célèbre, mais le Dr Ivor Benjamin, président de l’American Heart Association .
apple-watch-series4_ecg-crown_09122018_carousel.jpg.largeLa nouvelle Apple Watch 4, dernier modèle de la montre connectée lancée en 2015, est en effet dotée d’un capteur de fréquence cardiaque placé dans le cristal au dos du boîtier, capable d’effectuer un électrocardiogramme (ECG) à l’aide de la nouvelle app ECG, qui a obtenu la classification De Novo délivrée par la FDA.
Il suffit d’apposer son doigt sur le bouton rond (digital crown) qui intègre des électrodes. La mesure dure trente secondes. À son issue, l’App ECG analyse le rythme cardiaque et envoie un rapport. ECG permet de stocker les données de façon sécurisée et de les partager avec son médecin. Comme la montre analyse aussi le rythme cardiaque de façon intermittente, il est possible d’automatiser l’envoi d’alerte en cas d’arythmie, fonctionnalité non encore disponible. Cette innovation s’inscrit dans l’évolution logique des différentes études cliniques réalisées par la firme.

Des cardiologues convaincus

« Les montres connectées comme celle d’Apple apportent un véritable changement pour le contrôle du rythme cardiaque et peuvent permettre de prévenir de nombreux incidents », a commenté le Dr Ivor Benjamin lors de la démonstration.
Enthousiasme partagé de l’autre côté de l’Atlantique. « C’est la première fois qu’un appareil grand public intègre un capteur électrocardiographe, muni d’un algorithme permettant de détecter les cas de fibrillations atriales, l’un des facteurs des AVC. C’est une excellente nouvelle » estime dans une interview aux Echos, Yann Fleureau, PDG et fondateur de Cardiologs, une start-up française qui travaille sur l’application de l’intelligence artificielle à la cardiologie. Et d’ajouter « Ce sont souvent des pathologies silencieuses, qui peuvent survenir seulement par épisodes. Là, en revanche, le porteur de l’Apple Watch va pouvoir enregistrer en direct les battements cardiaques anormaux. Comme ces capteurs ont été certifiés par la FDA américaine, les données récupérées pourront être immédiatement exploitables par les médecins »
« America First » comme dirait le président des USA, l’app ECG ainsi que les fonctions d’alerte ne seront disponibles qu’aux Etats-Unis. Pour arriver sur le marché européen, l’app ECG devrait en effet recevoir la certification CE pour les dispositifs médicaux.

Détection des chutes et appel des secours

En revanche, c’est le lot de consolation, l’amélioration du gyroscope et de l’accéléromètre, deux composants embarqués dans la Watch, permet de détecter si une personne perd l’équilibre et tombe. En analysant la trajectoire du poignet et l’accélération de l’impact, l’Apple Watch envoie à l’utilisateur une alerte après une chute, qui peut être ignorée ou utilisée pour initier un appel aux services d’urgence. Si l’Apple Watch détecte une période d’immobilité  d’une minute après cette notification, son assistant vocal Siri appelle automatiquement les services d’urgence et envoie un message contenant avec les informations de géolocalisation aux contacts d’urgence.
Et bien sûr l’Apple Watch déploie de nombreuses autres fonctions de coach sportif avec son système d’exploitation Watch OS 5. L’autonomie passe à 6 heures pour les entrainements en extérieur.
Lors de l’annonce, c’est cependant la santé qui a été mise en avant. « L’Apple Watch devient le gardien intelligent de votre santé », a répété plusieurs fois Jeff Williams, le directeur opérationnel du groupe, pendant le Keynote. On pourrait ajouter, et des données qui vont avec.

Pour en voir plus https://www.apple.com/apple-watch-series-4/health/ en anglais

La nouvelle montre Apple Watch Series 4 est déclinée en deux tailles : 40 et 44 mm, contre 38 mm et 42 mm auparavant. L’écran est plus grand et le boitier plus fin.
L’Apple Watch Series 4 (GPS) est disponible à un prix de revente Apple à partir de 429 € et l’Apple Watch Series 4 (GPS + Cellular) à un prix de revente Apple à partir de 529 €. Le modèle cellular est compatible avec les abonnements Orange



Qwant, le moteur de recherche alternatif de référence fête ses 5 ans avec une nouvelle version

 

Avec des internautes de plus en plus sensibles à l’utilisation de leurs données personnelles, Qwant, le moteur de recherche « qui respecte la vie privée de ses utilisateurs »  s’installe dans le paysage des requêtes en ligne et développe des écosystèmes dont le dernier en date dans le domaine de la santé.  A découvrir d’urgence.

Conçu et développé en France, Qwant rencontre un succès croissant, quoique encore modeste si l’on considère le trafic global d’Internet. Avec près de 10 milliards de requêtes en 2017 et 70 millions de visites mensuelles, Qwant a pris 5% de part de marché en France et son objectif est d’atteindre 5 à 10% du marché européen d’ici 2020. Basé à Paris dans de nouveaux locaux rue Spontini,  le moteur de recherche européen est disponible en 28 langues dans plus de 160 pays et a installé deux filiales en Allemagne et en Italie.

qwantv4-capture2-png_2369Contrairement aux autres moteurs de recherche du marché, Qwant qui détient sa propre technologie d’indexation du Web n’installe aucun cookie sur le navigateur de l’internaute, ne cherche pas à savoir qui il est et ce qu’il fait et ne conserve pas d’historique des requêtes effectuées. S’il ne s’interdit pas les ressources de la publicité, celle-ci n’est pas ciblée puisque Qwant refuse de tracer les internautes à des fins publicitaires. Sa discrétion le fait choisir par de nombreuses entreprises. Pour le reste, il n’a rien à envier aux autres avec le développement de Qwant MAPS, Qwant Music, Qwant shopping, Qwant Games, Qwant Med, etc..). Pour protéger les enfants des contenus choquants ou inappropriés, il existe aussi Qwant Junior pour les 6-12 ans.

Un  écosystème santé en ligne d’ici la fin de l’année

Dernier en date de ces écosystèmes Qwant Med&Surgery à destination des patients, des médecins et des institutions. « Il s’agit d’un moteur de recherche sur la santé qui ne vous traque pas, explique Jean-Christophe Maran, CTO (responsable technique) de cette division, il sera mis en ligne avant la fin de l’année avec un guichet grand public et un guichet pour les professionnels  et des applications (avec un magasin  dédié).
Parmi les partenaires digitaux de Qwant, Wealthee un dossier médical en ligne mis au point par un gynécologue et réunissant patients et médecin, un traitement automatique des IRM utilisant la puissance de calcul du moteur de recherche, une technologie préventive et prédictive basé sur l’Intelligence artificielle et centrée sur la santé, etc. « Un radiologue qui a besoin d’un PACS sécurisé et en ligne a vec partage de données trouvera sur l’ecosystème Qwant puissance et securité »

Une nouvelle version avec un nouveau design

Depuis le 4 juillet, Qwant se présente sous un nouveau jour offrant plus de confort de lecture avec une mise en page adaptée à la qwantv4-capture1-png_2368lecture en F et non plus sur trois colonnes. Les "Instant Answers" offrant des interactions rapides et immédiatement accessibles se placent à droite des résultats naturels ainsi que les contenus des réseaux sociaux.

Qu’attendez-vous pour l’essayer ?

www.qwant.com

 

 



Les téléconsultations prises en charge dès le 15 septembre : les plates-formes se préparent

Alors que l’Assurance Maladie publiait un communiqué pour annoncer que 4 syndicats sur 5* avaient signé l’avenant n°6 à la convention médicale d’août 2016, qui va permettre de déployer les actes de téléconsultation et de téléexpertise, la plate-forme Medicitus s’est présentée à la presse comme déjà opérationnelle. Mais d’ici au 15 septembre, bien des projets vont voir le jour.

Dès le 15 septembre, l’Assurance Maladie va rembourser les téléconsultations au même tarif que les consultations : 25€ pour les généralistes et 30€ pour les médecins spécialistes. Les patients auront ainsi le choix en cas d’incapacité de se rendre chez le médecin ou lorsqu’ils sont en déplacement, de consulter à distance leur médecin traitant si celui-ci est équipé ou de faire appel à un médecin inscrit sur une plate-forme de téléconsultation.

Pour téléconsulter, le médecin a un certain nombre de formalités à remplir comme la déclaration à son assurance professionnelle. Il devra également être abonné à une plate-forme agréée par l’ARS, bénéficiant d’un archivage sécurisé des données de santé (sur serveur HADS) et signer avec cette dernière une convention ( le coût de l’abonnement semble osciller autour de 100 euros/mois). Pas besoin d’équipement lourd puisque que la caméra de l’ordinateur (ou de la tablette) peut suffire (à condition de respecter certains pré-requis technique) mais pas question non plus d’aller sur Skype ou Whatsapp !
Le médecin doit utiliser une nouvelle interface vidéo, renseigner un dossier médical, pouvoir délivrer une ordonnance sécurisée.
Le patient s’inscrit sur la plate-forme, prend rendez-vous avec le médecin et se connecte au créneau horaire fixé à l’avance (ou en urgence). Il est lui aussi doté d’une caméra qui peut être celle de son smartphone. Il peut partager avec le médecin les mesures prises avec des appareils connectés (tensiomètre, oxymètre de pouls, balance..) dont il dispose ou qui se trouvent dans l’espace spécialement équipé (chez un pharmacien ou dans un cabinet sans médecin).
Cegedim a,par exemple,inauguré le 30 juin, un cabinet de téléconsultation à La Selle-sur-le-Bied dans le Gâtinais en utilisant sa plate-forme Docavenue pour prendre les rendez-vous et son logiciel en ligne MLM. Il s’agit ,dans le cadre de cette région sous dotée en médecin, de proposer des téléconsultations avec l’aide d’une IDE et d’objets connectés.

La téléconsultation en démo

1medicitusMedicitus, pense avoir pris de l’avance dans ce domaine puisque son application sur smartphone (Android et iPhone) doit sortir en juillet. Fondée il y a trois ans par Eric Roussin, venant du monde de la communication et Joël Malabat, spécialisé dans le management stratégique ainsi que par Dr Charles Jeleff, médecin urgentiste, ancien chef de service, et directeur médical, la société a déjà reçu les agréments nécessaires pour démarrer les téléconsultations (avec remboursement).
Si la téléconsultation médicale est le fer de lance de ses activités, Medicitus propose aussi du téléconseil pris en charge par des mutuelles et compte évoluer vers la coordination des soins, les services d’assistance à domicile avec les paramédicaux, etc.
La plate-forme compte actuellement 65 médecins (44 généralistes et 21 spécialistes) qui pratiquent déjà téléconseil (sans dossier médical obligatoire) .
Sur Medicitus, la téléconsultation médicale coche toutes les cases et ça marche : vidéo, prescription sécurisée (stockée sur le serveru securisé par le patient ou le pharmacien), dossier médical personnel partagé et télé chargeable (PDF) avec compte rendu de chaque téléconsultation, hébergement HADS chez IDS, authentification forte par CPS ou OTP (code à usage unique). Medicitus assure la prise de rendez-vous avec un agenda en ligne.

De l’agenda en ligne à la téléconsultation

La nécessité de fixer un rendez-vous si rapproché soit-il dans le temps pour que patient et médecin se connectent en même temps fait de la téléconsultation une diversification d’activité des plates formes de rendez-vous en ligne. Doctolib et MonDocteur sont dans les « starting blocks ».
Et les éditeurs les plus avancés sur ces sujets comme Cegedim ou CompuGroup Medical travaillent à proposer leurs services de téléconsultation à partir de leur plate-forme de RV en ligne
ClickDoc en cours d’intégration chez CGM (qui vient d’ailleurs de racheter une entreprise spécialisée dans la vidéoconsultation).
Docavenue de Cegedim prévoit de lancer sa solution de télémédecine dans les prochaines semaines à l’intention des médecins libéraux soucieux de proposer ce nouveau mode de consultation aux patient dont ils sont médecins traitants, ainsi qu’aux patient à mobilité réduite ou résidant dans des déserts médicaux.

Avantage des éditeurs : la récupération immédiate des données de la téléconsultation dans le dossier patient.
On peut imaginer que des éditeurs comme Weda qui ont déjà intégré Doctolib et MonDocteur, seront en capacité d’offrir des téléconsultations via ces plates-formes.
Un spécialiste du téléconseil médical comme Médecin Direct a également mis en place des téléconsultations avec ses médecins dans le cadre de ses accords avec les assurances et les mutuelles, très actives dans ce domaine.
De nombreuses « startups » anciennes ou nouvelles, sont sur la ligne de départ comme DocConsulte ou même HelloCare qui proposait jusqu’ici du téléconseil vidéo payant à partir d’un smartphone ou d’un site web.

Et la télétransmission dans tout ça ?

Reste la question de la facturation.
Faudra-t-il revenir pour la téléconsultation à l’émission d’une FSE papier à imprimer par le patient ce qui serait un comble ! Lorsque le médecin est le médecin traitant du patient il est possible de pratiquer le tiers payant intégral avec émission d’une FSE dégradée sans lecture physique de la Carte vitale.
La eCarte d’Assurance maladie sera sans doute la solution. Mais cette carte Vitale dématérialisée sur le smartphone du patient doit faire l’objet d’un an d’expérimentations dans plusieurs CPAM (CGM et CLM y participent sous l’égide de la CNAM). Elle ne sera donc pas prête pour le 15 septembre.
Pour que la téléconsultation, entre dans les cabinets médicaux en routine (la CNAM vise les 500 000 en 2019), il faudra qu’elle soit complètement intégrée dans l’environnement de travail habituel du praticien. Ce qui suppose des partenariats entre les différents acteurs.
Après tout, la HAS n’a pas identifié de « situation d’exclusion clinique a priori » et il y aura un encouragement de 50 points supplémentaires en 2019 dans le forfait structure.

*La FMF devait indiquer son choix de signer ou non d’ici la fin juin

Lira l’article présentant l’avenant n°6

article actualisé le 29 juin 2018



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