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La stratégie nationale de la santé numérique accélère dans le virage

Agnès Buzyn, ministre des solidarités et de la santé avait choisi l’incubateur Boucicaut pour présenter le 25 avril en présence de Cédric O, le nouveau secrétaire d’Etat au numérique et de Dominique Pon, en charge de la transformation numérique en santé, le volet stratégie e-santé du plan Ma santé 2022.

Nouvelle gouvernance pour accélérer le virage numérique : création d’une délégation ministérielle du numérique en santé (DNS) rattachée directement à la ministre avec suppression de la délégation à la stratégie des systèmes d’information (DSSIS) et transformation de l’ASIP santé en Agence du numérique en santé (ANS) qui sera dirigée par Annie Prévot, actuelle directrice des systèmes d’information de la CNAF. La DNS et l’ANS devront être installés d’ici décembre de cette année.

De nombreux chantiers à accélerer

La feuille de route récapitule les chantiers généralement en cours, pour lesquels il convient d’appuyer sur le champignon :

- intensifier la sécurité et l’interopérabilité des systèmes d’information en santé ce qui passe notamment par la généralisation de l’identification numérique des acteurs du système de santé, la mise à disposition de la e-CPS, l’accélération du déploiement de l’identifiant national de santé" (INS), l’expérimentation de l’application sur smartphone pour carte Vitale "apCV", pour l’authentification des patients (généralisation de cette future e-carte vitale à partir de 2021) ;

- accélérer le déploiement des services numériques socles à savoir le DMP, les messageries sécurisées, la e-prescription et les services numériques territoriaux de coordination des parcours ;

- déployer au niveau national des plateformes numériques de santé : espace numérique de santé pour les usagers, bouquet de services numériques pour les professionnels de santé, Health Data Hub

- soutenir l’innovation et favoriser l’engagement des acteurs avec en particulier une feuille de route pour accompagner le secteur médico-social dans le virage numérique, la création d’un guichet unique de l’innovation numérique en santé et la mise en place d’un réseau d’établissements de soins 3.0 pour tester les innovations.

Ces annonces ont été dans l’ensemble plutôt bien accueillies par les industriels du secteur. Ceux de la Fédération LESISS (Les Entreprises des Systèmes d’Informations Sanitaires et Sociaux) se sont dits « extrêmement satisfaits de l’annonce de la feuille de route » proposant une vision à long terme. Et se félicitent de voir adopter le concept d’Etat-plateforme qui se contente de fournir le socle et laisse les entreprises privées développer des offres à valeur ajoutée dans un contexte concurrentiel. Le SNITEM (syndicat national de l’industrie des technologies médicales) s’est également felicité des engagements du gouvernement. Il souhaite que la meta-plateforme de l’Etat permette d’intégrer les dispositifs medicaux connectés ainsi que les données produites.

Reste que cette feuille de route manque encore de précisions quant à sa mise en œuvre et ne fait pas état des moyens budgétaires nécessaires.

  Telecharger le dossier de presse du ministère

 



Dispo.fr, l’agenda de RV en ligne de 118 218 gratuit pour les médecins dans les déserts médicaux

dispoArrivant parmi les derniers sur le marché des plates-formes de RV en ligne, 118 218 a choisi de se différencier en proposant son service gratuitement, pendant un an, aux médecins installés dans des déserts médicaux.

Ils ont toujours leur bandeau et leur short rouge d’adeptes de la gym tonic mais ils ont revêtu T-shirt adapté et blouse blanche. Après deux ans de réflexion et de tests, 118 218 vient d’ouvrir dispo.fr, sa plate-forme de prise de RV medicaux en ligne. 20% des demandes reçues par ce leader français des services de renseignements téléphoniques concernent en effet la recherche d’un médecin.

Le rendez-vous en ligne encore peu répandu en milieu rural

Très présent dans les grandes villes (62 % des patients et 66% des médecins utilisent les plates-formes de RDV en ligne selon une étude IFOP réalisée pour l’URPS médecins Ile de France à Paris), le service de rendez vous médicaux en ligne l’est beaucoup moins en zones rurales ( 9%). C’est donc ce terrain que dispo.fr a choisi de cibler en priorité avec une offre gratuite pendant un an pour ses praticiens. Si donc, vous êtes médecin dans un désert médical (33 départements concernés selon la cartographie médicale dressée par l’Ordre nationale des médecins), vous pourrez bénéficier d’un abonnement gratuit d’un an, limité à 3 mois gratuits pour les praticiens du reste de la France.

L’agenda offre toutes les fonctionnalités des autres plates-formes et se distingue selon ses concepteurs par sa simplicité et une formation de 40 minutes offerte. Hebergement sur serveur securisé HADS
Spécialisé dans la mise en relation, 118-218 a passé des partenariats avec CallMed pour un secrétariat téléphonique de qualité (chaque médecin et ses patients ont « leur » secrétaire) et Medaviz pour proposer sa nouvelle offre téléconsultation qui sera également gratuite dans les déserts médicaux.
Objectif : avoir séduit 2000 clients professionnels de santé d’ici fin 2019

Dispo.fr, 29,90 €/mois sans engagement, 3 mois offerts et un an dans les déserts médicaux
CallMed, optionnel, forfait ajustable de 275 à 475 €/mois
www.medaviz.io



Comment la téléconsultation veut transformer le système de santé

Importantes levées de fond, déploiement d’équipes commerciales sur le terrain, encouragement des CPAM, plusieurs forces concourent au développement de la téléconsultation en France en nette accélération depuis la mi-février (plus de 700 TC remboursées/semaine selon la CNAM). Pour quels changements dans la pratique médicale? Buzz Médecin a essayé de dégager quelques points clés.

L’annonce le 20 mars par Doctolib d’une levée de fond de 150 millions d’euros a entraîné un important déferlement médiatique. Tant dans les milieux économiques (aujourd’hui valorisée plus d’1 milliard d’euros, Doctolib est devenue une licorne, c’est-à-dire une start-up qui réussit) que dans ceux de la e-santé qui annoncent déjà la transformation du système de santé.

Les acteurs se renforcent

TC URPS 1TC URPS 2En toile de fond, la bataille est engagée pour « prendre des parts » de ces nouveaux marchés. Les plus gros éditeurs de logiciels, forts de leurs parcs de médecins clients, veulent percer avec des initiatives comme Docavenue (Cegedim) ou ClickDoc (CompuGroup) reposant sur leur plate-forme de RV en ligne.
La prise de rendez-vous à distance a constitué une étape de cette (r)évolution dans les cabinets et de plus en plus dans les hôpitaux. Pour la plus grande satisfaction des patients comme le révèlent les enquêtes.
Les assureurs sont de la partie. Ils ont noué des partenariats avec des plates-formes depuis déjà quelques années quand ils ne les ont pas financées eux-mêmes comme le groupe Axa avec Qare ou le groupe d’assurances santé VYV dont avecmondoc est devenu la filiale à 100%
Le pionnier du téléconseil et de la téléconsultation, MedecinDirect vient de rejoindre le groupe international Teladoc Health (siège à Barcelone), l’un des leaders mondiaux de prestations de santé virtuelles présent dans 130 pays.
De nouveaux acteurs comme la start- sup suédoise Kry et sa plate-forme Livi qui a déjà fait ses preuves dans d’autres pays d’Europe, s’installent en France avec de gros moyens.
Plus modestement, les starts up- françaises dédiées à la téléconsultation se montrent inventives et lèvent des fonds (Hellocare a obtenu 2 millions d’euros supplémentaires pour le développement d’Hellocare Connect) dans l’optique de trouver leur place…Quitte à se faire racheter quand les plus gros feront leur marché

Centres de santé et cliniques virtuels

Certes, les médecins généralistes ou spécialistes qui vont s’abonner à ces services, voient sans doute d’abord l’intérêt de programmer des téléconsultations avec leurs patients pour le suivi plutôt que de les faire se redéplacer ou de répondre au téléphone sans compensation financière.
Mais les plates-formes voient plus loin.
Pour celles qui pratiquaient déjà des téléconsultation prises en charges par des mutuelles et assureurs, la publicité assurée par le gouvernement autour du remboursement de la TC constitue une aubaine. Le grand public, hier encore peu familier de cette forme d’exercice de la médecine, l’a découverte à travers de nombreux reportages. Les appréhensions tombent.
Les plates-formes disposant d’un contingent de médecins partenaires assurant une disponibilité 7/7 sinon 24/24 se considèrent comme des centres de santé virtuels, acceptant des patients qui n’ont pas de médecins traitants ou des MT indisponibles ou ayant besoin de consulter rapidement un spécialiste.
La présence de Livi aux journées des Maisons et pôles de santé à Dijon fin mars ne tient pas tant à la nécessité de recruter de nouveaux médecins pour sa plate-forme que de se faire connaitre en tant qu’acteur de santé public.
A l’heure où les médecins ont souvent bien du mal à se faire remplacer pourquoi ne pas renvoyer leurs patients vers un centre de santé virtuel…où des médecins formés pourront prendre en charge tout ce qui relève de la téléconsultation. C’est-à-dire la plus grosse partie de la demande médicale.
Parallèlement, on assiste à la naissance de cliniques ou cabinet de consultations médicales à distance avec présence d’une infirmière (non encore prise en charge) et de dispositifs médicaux connectés, ce qui élargit le périmètre de la téléconsultation.
Cegedim a ouvert un de ces cabinets en juillet 2018 dans le Loiret. La société Hopimedia, qui en a déjà quatre à son actif en milieu rural, préfère parler de clinique de consultations médicales à distance. Et vient d’en installer une au centre-ville de Nancy avec trois postes de téléconsultation. A titre de test, les patients n’auront rien à débourser.

Des services d’intelligence artificielle.

En accumulant les consultations à distance et des diagnostics structurés par la CIM 10, certaines plates formes disposent déjà d’un savoir-faire important en matière de « colloque singulier » par chat interposé.
Médecin direct va ainsi d’ici la fin de l’année proposer aux praticiens un service d’aide au diagnostic sur abonnement. Ce n’est qu’un début. Dans l’exploitation des données.

7939 actes de téléconsultations remboursés depuis six mois

En attendant le volume des TC reste encore modeste. Le dernier bilan livré par la CNAMTS fait état de 7939 TC remboursées au 7 mars 2019. Mais l’assurance maladie note une tendance à l’accélération puisqu’on est passé de 200 à 700 TC remboursées par semaine. Ce sont les médecins généralistes qui les pratiquent le plus avec 40,2% des actes facturés, suivis par les autres spécialistes (32,2%). Les centres de santé ont généré près d’un cinquième des actes facturés (19,9%) et les établissements de santé le restant (7,7%) en les facturant dans le cadre de consultations externes.

 



Alliance de 3 start-up pour le parcours de soins en cancérologie

 A l’occasion des Rencontres Françaises de la Cancérologie 2018 du 27 au 28 novembre à Paris, Cureety, Doctoconsult et libheros, trois startups complémentaires de l’écosystème eSanté ont annoncé leur alliance pour faciliter le parcours de soins en cancérologie pour le patient mais aussi pour ses proches.

Les solutions développées par ces trois startups sont inter-opérées pour proposer une expertise de pointe gratuite à chaque étape du parcours de soins en oncologie pour le patient,
A partir de la plateforme de Cureety, se trouvent accessibles tous les services connexes de prise en charge des patients atteints de cancer (lien quotidien avec l’hôpital, prise de rendez-vous avec une infirmière à domicile, téléconsultation avec un oncologue). 
Le business model de Cureety repose sur la collecte des données de vie réelles anonymisées qui permettent de réaliser des études en vie réelle complémentaires des études cliniques.  D’où une gratuité totale y compris pour les établissements de soins. Cureety a développé une solution “Digital Therapeutics” qui aide les médecins à optimiser le parcours de soins des patients atteints de cancer. Cette application gratuite de suivi médical à distance s’intègre dans le quotidien des patients et des établissements de santé et permet un suivi affiné des effets secondaires liés aux traitements antitumoraux. Grâce à une classification des patients par ordre de sévérité de leur état de santé, les équipes médicales concentrent leurs efforts sur les patients en ayant le plus besoin, et modulent leurs traitements pro-activement, ce qui permet de limiter les hospitalisations d’urgence.
Précurseur de télémédecine libérale spécialisé dans les consultations médicales en psychiatrie, pédopsychiatrie, addictologie et nutrition, Doctoconsult a été créé par la psychiatre Fanny Jacq, et a été lauréat d’un concours organisé par l’AFSOS pour le lancement de son service de soins oncologiques de support. La pratique de la télémédecine étant désormais ouverte au remboursement par la Sécurité sociale ,le service est aujourd’hui ouvert à tous les médecins libéraux. Doctoconsult vient de lever 2 millions d’euros pour developper des outils de thérapie numérique.
Quant à libheros, c’est le spécialiste de la prise de rendez-vous pour les soins infirmiers et la commande en ligne de matériel médical utile aux soins. Pour les établissements de santé, le service payant « libheros coordinateur » permet d’organiser et de coordonner le retour à domicile du patient en sortie d’hôpital.

Cette approche d’un service gratuit pour les établissements et reposant sur une alliance a suscité l’intérêt d’une trentaine d’établissements publics et de trois groupements de cliniques privées.A suivre.

Trois start up pour l'oncologie



Un guide du CNOM pour soigner sa e-réputation

Fiche professionnelle sur des sites inconnus de vous, avis d’internautes sur vos « prestations médicales », le vaste web recèle toutes sortes d’informations sur vous, médecins, sans que vous en soyez toujours avertis. Le Conseil national de l’Ordre des médecins vient de sortir un guide à télécharger pour vous aider à préserver votre image numérique. 30 pages de conseils judicieux mais aussi juridiques.

Pour maitriser sa e-réputation, la première chose à faire est de mettre en place une veille en tapant son nom une fois par mois dans les moteurs de recherche et réseaux sociaux (ne pas hésitez à créer un compte pour être en mesure de répondre). Si vous constatez quelque chose de déplaisant, commencez par prendre une copie d’écran, qui vous servira de « preuve » (il faudra néanmoins un constat d’huissier lorsque l’affaire est porté devant les tribunaux).

Deuxième principe : être réactif
Lorsqu’il s’agit d’un patient mécontent, répondre de façon « empathique » . Rien ne sert de polémiquer. Vous trouverez dans le guide des réponses types adaptées à différentes situations. Il ne faut pas non plus en profiter pour "faire sa pub" et se rappeler qu’ « une réaction inappropriée ou trop tardive peut s’avérer plus préjudiciable qu’une absence de réaction ».
Pour les fiches professionnelles, qui sont souvent recopiées par les sites à partir des annuaires publics du CNOM et d’ameli.fr, il est toujours possible de demander un déréférencement ou des corrections. Le guide vous explique comment faire.

Pour les avis d’internautes, même si l’on peut déplorer l’installation d’un certain consumérisme médical, la liberté d’expression et d’opinion est un droit. Mais les plates-formes ont aussi des obligations à connaître.
Seuls les abus peuvent faire l’objet de sanction. Les spécialistes de l’Ordre vous aident à distinguer l’injure, la diffamation et l’incitation à la discrimination, à la haine ou à la violence (qui sont punis par la loi) du dénigrement et de l’atteinte à la vie privée. C’est une première approche, car si vous devez vous lancer dans une procédure, il vous faudra un avocat.
Enfin, le guide vous conseille de contacter votre assurance (certaines assurances ont des garanties e-réputation) et vous rappelle que l’Ordre pourra intervenir à vos côtés dès lors que les faits portent préjudice à l’ensemble de la profession ou contiennent des menaces violentes en raison de l’appartenance à la profession.

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Accédez aux tutoriaux interactifs



Agnès Buzyn chez Kolibree : la prévention peut aussi passer par des objets connectés

serval et BuzinDans la foulée de la présentation du Plan Priorité Prévention par le Premier Ministre lors du Comité interministériel de la Santé, la ministre Agnès Buzyn a visité le 26 mars l’incubateur du groupe Baracoda au 1 rue Garnier à Neuilly, en compagnie de Mounir Mahjoubi, secrétaire d’Etat au numérique et de Delphine Gény-Stephann, secrétaire d’Etats auprès du ministre de l’économie et des finances. Le rôle des objets connectés santé dans la prévention n’est pas encore suffisamment mis en avant.

« Design, intelligence et scientifique », c’est par ces trois mots qu’Agnès Buzyn a qualifié les produits de Kolibree et de Care-OS . Qu’il s’agisse des brosses à dents connectées ou du prototype de miroir connecté qui peut surveiller votre santé (vos grains de beauté par exemple), la démarche de prévention de l’industriel « est parfaitement phasé avec la politique du gouvernement ».
Cette déclaration et l’intérêt qu’ont manifesté les trois représentants du gouvernement tout au long de leur visite, ont dû aller droit au cœur de l’équipe de Kolibree (30 personnes) qui après quatre année d’efforts et de développements, voit enfin la reconnaissance arriver. « Notre première application destinée aux enfants était si réussie qu’il fallait les empêcher de se laver les dents plus de trois fois par jour mais nous avions oublié de faire brosser les dents de devant… ».  techno brosse à dent
La nouvelle génération c’est Magik, une brosse à dent qui est toujours connectée mais sans capteur puisque c’est la caméra du smartphone qui reconnaît les mouvements de la brosse à dent glissée dans une sorte de manchon hérissé de petits plots colorés qui permet la reconnaissance. Une collaboration avec le CEA a permis à la start-up de griller les étapes et de sortir en un temps record, un produit grand public qui sera commercialisé fin 2018-début 2019. L’application est en réalité augmentée, les enfants choisissant des mondes imaginaires et devant gagner des masques quand ils se brossent les dents correctement face à la caméra. C’est magique d’où le nom de ce nouvel objet.

Des essais cliniques de prévention

Thomas Serval, CEO-cofondateur de Kolibree a depuis l’origine choisi d’ « essayer de prévenir plutôt que de soigner ». Ce qui suppose aussi des essais cliniques de prévention.
Sa rencontre avec l’UFSBD (émanation du conseil de l’Ordre des chirurgiens dentistes pour la santé bucco-dentaire) a permis une étude auprès de 330 dentistes portant sur 200 000 brossages. Le constat est éloquent : seul 32% de la population se brossent les dents deux fois par jour ou plus.
Kolibree va participer à une étude clinique dans le cadre de la chirurgie réparatrice maxillo-faciale des fentes labio-palatines pratiqué dans le service du Dr Roman Khonsari à l’hôpital Necker. Assistante spécialiste, le Dr Dominique Seblain, passe un jour par semaine chez Kolibree « Si les dents sont en mauvais état, la GengivoPeriOstéoplastie montera plus de complications ». Deux groupes d’enfants seront donc comparés avec ou sans utilisation de Kolibree avant l’opération.
« Nous avons le premier analyseur de brossage intelligent, qui capte la position de la brosse dans la bouche, indique Thomas Serval, il est capable de fournir un feedback en temps réel et de mesurer comment mener des campagnes de prévention efficace ».
Kolibree va aussi rejoindre l’application Health d’Apple pour développer des projets d’étude avec Research Kit.

Un partenariat avec Colgate

Il s’agit en effet maintenant pour Kolibree de passer à la production de masse en profitant de son avance technologique pour occuper le terrain « Plus on aura de brosses à dents installées, plus il sera difficile de nous rattraper ».
8 milliards de brosses à dent sont vendues chaque année dans le monde. En connecter 10%, c’est l’objectif. Si Kolibree reste un produit plutôt haut de gamme (même si le prix a baissé à 129 euros), le prix de Magik (autour de 20 euros) utilisant des brosses à dents classiques va constituer un nouvel argument.
D’autant plus que son partenariat avec Colgate annoncé en janvier, ouvre à Kolibree un réseau commercial de grande diffusion.
Parmi ses autres atouts : le contrôle de la production. « Nous avons nos propres usines, et un partenariat avec La brosserie française, installée à Beauvais depuis 1846, capable de fabriquer sur demande des brosses moins dure en fonction des usages ». Ainsi qu’une attention à la protection des données de plus en plus appréciée des consommateurs.
Ibuzyn attentiveInterrogée sur le remboursement des objets connectés santé, Agnès Buzyn a répondu que la discussion portait d’abord sur les objets connectés qui vont montrer un effet sur les soins. « Pour la prévention, il leur faudra prouver un vrai gain, comme on a montré les bienfaits de l’activité physique sur le fonctionnement cardio vasculaire. On peut imaginer leur prescription dans le cadre des parcours de santé prévention. »
En attendant, la démocratisation du brossage de dent connecté ludique qui permet de prendre de bonnes habitudes dès l’enfance,semble sur la bonne voie.



Une charte URPS médecin pour les platesformes de prise de RV médicaux en ligne

Pour aider les confrères dans leur recherche d’une solution, l’URPS médecins libéraux d’Ile de France a présenté le 15 février sa charte de confiance e-RDV qui a déjà été signée par dix plateformes de prise de rendez-vous médicaux.

charte URPSAprès la publication l’an dernier d’une étude détaillée sur une quinzaine de plateformes proposées aux médecins pour assurer la gestion de leur rendez vous sur Internet, avec ou sans l’intervention d’un secrétariat téléphonique couplé, l’Union régionale des professionnels de santé d’ile de France "Médecins libéraux" a voulu établir une liste des bonnes pratiques à respecter. Ce qui a conduit à l’élaboration avec l’aide d’un avocat, d’une charte de confiance.
"Cette charte qui est signée volontairement par les plateformes est gratuite, explique le Dr Luc Refabert, l’un des responsables du Lab URPS, structure de réflexion et de test sur la eSanté et l’informatisation,il s’agit de contribuer à la mise en place d’un contexte de confiance entre les plateformes, les médecins et les patient; les sociétés éditrices s’engagent dans la démarche. C’est une première étape. Comme nous allons actualiser notre étude, nous vérifierons si les plateformes suivent les bonnes pratiques ou sont en train de le faire.  L’an prochain, nous envisageons un  label.".
Les bonnes pratiques touchent à :

- ce qui concerne le code de déontologie médicale comme une présentation du médecin et de ses titres et spécialités conformes aux données du CNOM et facilement réactualisables, l’absence de contenus publicitaires associés à un médecin, l’interdiction de mettre en avant un médecin contre rémunération dans un outil de recherche

- ce qui respecte le secret médical : les motifs de consultation doivent être chiffrés lors de l’envoi au médecin, ne doivent pas être conservés après la date de rendez-vous et ne peuvent faire l’objet de traitement statistiques ou commerciaux;  mesures de protection des données des patients et des données de rendez-vous et consentement préalable des utilisateurs en cas d’utilisation même pour des statistiques sur les pratiques des médecins

-aux aspects pratiques :  ligne téléphonique non surtaxée, transparence des sources de financement de la plate-forme

- la contractualisation et les garanties pour le médecin : durée d’engagement bien précisée, délais de 30 jours pour la résiliation, réversibilité des données pour choisir un autre prestataire, pas d’avis de patients concernant la pratique médicale et l’assurance qu’à la requête médecin n’apparaissent que des médecins inscrits à l’Ordre ,

URPS-medecins-IDF-charte-e-rdv-medicaux-2018

Au 15 février 10 plateformes ont signé la charte :  Alaxione, AlloDocteur, Calendovia, DocAvenue, Doctolib, Docteur rendez-vous, Keldoc, LogicRDV, MadeforMed, Mon Docteur

En cours : 3333 et Pages Jaunes

 

 



Santé connectée, les tendances 2018 (2) : la Sleep Tech

 Sondage, après sondage, étude après étude, il apparait que la population dort mal.Les enquêtes annuelles de l’Institut national du Sommeil et de la Vigilance montrent que 54% des Français jugent leur sommeil insuffisant, qu’en semaine, 24% dorment moins de six heures. Alors toutes les pistes sont explorées par les innovations : l’environnement avec la recherche des conditions optimales (qualité de l’air, température, niveau sonore) du bien dormir, la physiologie avec la possibilité d’agir sur le sommeil profond pour en augmenter la proportion et même la génétique.
Ainsi, au CES, DNA Lifestyle Company propose Slumber type, une application qui utilise l’analyse de votre génome pour améliorer votre sommeil avec un sleepscore.
Le Smart Bed a le vent en poupe, sous forme d’oreiller comme le Somnox ou de bande truffée de capteurs à glisser sous le matelas comme le Nokia Sleep (Buzz medecin avait testé son prédécesseur, l’Aura de Withings) qui établit chaque jour votre score de sommeil (sur 100) à partir de l’analyse des cycles de sommeil, de la mesurer du rythme cardiaque et de la détection des ronflements (compatibilité IFTTT pour s’intégrer dans une maison intelligente.
La plupart de ces objets (comme d’ailleurs les montres et les bracelets qui analysent votre sommeil en se basant sur la mesure de la fréquence cardiaque) se contentent de fournir des courbes de sommeil, plus ou moins détaillées. Certains dispositifs aident au réveil ou à l’endormissement utilisant la luminothérapie comme Somneo Lumière de Philips. Ou encore Homni de Terraillon (photo ci-dessous), solution de sommeil intelligente qui analyse le sommeil mais aussi les données de l’environnement (humidité, température, bruit, luminosité)

HOMNI Dreem

Stimuler le sommeil profond

Deux solutions stimulent le cerveau de l’utilisateur. Philips a dévoilé SmartSleep conçu pour stimuler la phase de sommeil profond réputée la plus récupératrice, par l’intermédiaire de deux capteurs. Ces capteurs détectent la phase de sommeil profond et déclenchent une action spécifique : des tonalités auditives sur mesure optimise la profondeur et la durée du sommeil profond. Une technologie cliniquement prouvée souligne-t-on chez Philips : lors d’un test, des utilisateurs en manque chronique de sommeil ont essayé le Smart Sleep pendant deux semaines. 70% d’entre eux se sentaient déjà moins fatigué pendant la journée.

Dreem (photo du bandeau) mis au point par la start-up française Rythm est en vente depuis peu. Equipé de deux capteurs ECG (et aussi d’un oxymètre de pouls et d’un accéléromètre), Dreem intègre un émetteur qui diffuse par conduction osseuse des sons rythmiques visant à agir sur le sommeil de l’utilisateur : aide à l’endormissement amélioration du sommeil profond et réveil intelligent. Un test sur 30 000 nuits de 500 actifs de 28 à 35 ans montre une amélioration de 32% en moyenne de la qualité du sommeil profond. Rythm a d‘ailleurs lancé en collaboration avec l’Ecole Polytechnique et l’université Paris Descartes, Morpheo, une plate-forme d’IA (Intelligence artificielle qui veut rassembler les données anonymisées provenant d’instituts du sommeil du monde entier et des porteurs de Dreem. Son but : aider les médecins à identifier les profits critiques caractérisant certaines pathologies du sommeil et certains types d’insomnie.

Oura-RingRien d’étonnant si les Trophées de la santé mobile (TSM) organisés par DMD Santé ont décidé en 2018 de décerner un Trophée de l’objet connecté dédié au sommeil avec un jury spécifique coordonné par Maxime Elbaz, docteur en neurosciences, qui a monté l’iSleepLap au centre du sommeil et de la vigilance de l’Hôtel-Dieu à Paris. Des examens comparatifs comme la polysomnographie, enregistrement complet du sommeil au domicile des sujets, ont été pratiqués pour l’évaluation. Parmi les six objets présélectionnés, c’est l’anneau OuraRing, de la start-up finlandaise Oura qui a été couronné. Le porteur de la bague peut consulter et analyser les données liées à son sommeil sur une application mobile. Lors des test, elle s’est révélée la plus fiable des applications et devices sur le sommeil,avec un taux d’erreur de seulement 17% pour la durée du temps de sommeil. La fonction analyse du sommeil doit encore faire l’objet d’une étude complémentaire.



Santé connectée : les tendances 2018 (1)

« Le CES, c’est l’effet Wahoo ! » Avec 4000 stands, 300 journalistes et une délégation française de 346 start-up et sociétés (la 2e derrière les Etats-Unis), le Consumer Electronic Show de Las Vegas (9-12 janvier) reste « the place to be » l’endroit où il faut être dès lors que l’on travaille dans la « eTech ». Les Trophées de la Santé connectée remis le 9 février ont confirmé ces tendances 2018 sur le marché français en présence de quelque 600 participants.

Au CES, la Santé connectée, sujet transversale s’il en est, se déploie à différents endroits, comme l’explique Lionel Reichardt, expert du secteur avec son blog et son compte twitter Pharmargeek*.
La marketplace « Health and Wellness », accueille les innovations dans le domaine santé-bien-être, l’Eureka Park concentre 900 start up, dont une cinquantaine dédiée à la e-santé (dont les sociétés e-santé de la French Tech). Enfin le Digital Health Summit a abordé des sujets comme la Digital Therapeutic avec forte personnalisation des soins, la certification des technologies par la FDA, les Brain Technologies. La Poste qui héberge déjà  33 millions de DP (Dossier pharmaceutique) a présenté une sorte de carnet de santé  via l’application "La Poste e-santé" dejà disponible sur les stores. Celle-ci permet de gérer les données personnelles recueillies par les appareils connectés.  Ces données centralisées peuvent être partagées avec les médecins .

Les assistants vocaux , cheval de Troie des GAFA, pour les soins de santé

D’une façon générale, au CES, le nec plus ultra de la technologie trouve des applications dans la santé qu’il s’agisse de l’impression 3D pour les prothèses , des casques et des applications de réalité virtuelle pour la rééducation, la prise en charge de la douleur (casque Kinequantum), la médecine d’urgence et la télémédecine. Ou encore de l’haptique qui donne la sensation du toucher en réalité virtuelle (GoTouchVR). Et permettra demain aux chirurgiens d’enfiler des gants pour sentir « les tissus humains » des opérations « virtuelles ».
On attend aussi la 5G qui en permettant des débits 100 fois plus importants que la 4G tout en consommant peu d’énergie va permettre des interactions avec des solutions IA (Intelligence artificielle). Les visiteurs ont été impressionnés par l’omniprésence de la voix qui couplée avec l’Intelligence artificielle, va jouer un rôle de plus en plus important dans le diagnostic des patients.
A voir ou plutôt à entendre, les animations à base de technologie « Hey Google » ont envahi les couloirs du salon. La compétition est féroce entre Google Home et Amazon Alexa (Echo), assistants pour la maison. Mais nombre de spécialistes estiment que les assistants vocaux sont « un cheval de Troie » pour les soins de santé car demain, ils guideront les patients avec des informations accessibles et intelligibles. Le grand public n’y est pas insensible puisqu’Amazon a vendu à Noël 10 millions d’Echo…

Davantage de médical et de clinique

Autre tendance le développement du médical connecté et l’arrivée de la clinique.
Plusieurs innovations très médicales ont reçu un Award : pour les diabétiques, des chaussettes pour prévenir les ulcères (Siren Diabetics Socks, « best of innovation ») ainsi qu’un dispositif pour détecter une perte de sensibilité des mains ou des pieds (Neurostylus). La start-up française MirambeauAppCare, installée en Gironde a également reçu un prix pour son application Diabilive qui indique au diabétique le taux d’insuline exact à s’injecter en fonction de leur activité, de leur alimentation et de leur glycémie. C’est le médecin traitant qui a préalablement inscrit le protocole de dosage d’insuline dans l’application. Les algorithmes calculent la dose d’insuline. La société girondine a déjà conclu un accord avec iHealth qui fabrique des glucomètres connectés.
Vagizen de Gyno couple un caméra et une application pour surveiller la santé du vagin avec une interprétation intelligente des images cervicales obtenues. Nombre d’applications se réclament de l’Intelligence artificielle.
A noter, une société comme Omron Healthcare, plus habituée des salons de matériel médical que du CES, a présenté une gamme connectée étendue. On connaissait déjà ses balances et ses tensiomètres, voici un tensiomètre intégrant un ECG en cours de validation à la FDA et grande nouveauté, Omron Hearth Guide, une montre qui prend la tension (miniaturisation de la technique classique d’oscillométrie) et pourrait par exemple prévenir les risques d’AVC pendant son sommeil. Bewell Connect était également présent avec MyPeriTens dispositif médical de classe II A qui utilise le principe de la stimulation électrique, principalement pour exercer une stimulation neuromusculaire du périnée, en complément du travail du kinésithérapeute.

Coté hygiène bucco dentaire, Kolibree a mis en avant Magik, sa brosse à dent connectée pour enfant distribuée dans les Apple Store (et bénéficiant d’un partenariat avec Colgate) et récompensé d’un Award dans la catégorie « Sport Fitness Biotech » tandis que Philips présentait sa brosse à dents Sonicar DiamondClean Smart avec une plateforme virtuelle pour les soins bucco dentaires personnels (conseils et partage des données avec son dentiste). La salle de bain connectée a fait sensation avec un miroir connecté, aujourd’hui pour se maquiller mais demain pour analyser votre « mauvaise » mine  (son système d’exploitation ne se nomme -t-il pas Care OS ?). Et dans la chambre à coucher, le Smart Sleep est de rigueur (voir article suivant).

Encore de l’évaluation à prévoir

Lors de la remise des Trophées de la santé connectée, le Dr Guillaume Marchand, co-fondateur de DMD santé qui s’est lancé dans la certification d’applications et d’objets connectés avec le label mHealth Quality (en cours, plusieurs dispositifs de Bewell Connect) estime que « l’aspect geek tend à s’effacer au prix d’une approche clinique », tout en regrettant que « l’évaluation des usages » n’ait pas encore « pris sa place ».
A l’appui de son analyse, on peut citer la récente initiative de l’AP-HP qui met en place DMH (Digital medical hub), une structure piloté par le Pr Marie-Pia d’Ortho pour l’évaluation des objets connectés et leurs applications. La première étude clinique menée concerne 25 patients transplantés pulmonaires suivis à l’aide de trois objets : le thermomètre patch Tucky, le spiromètre SmartOne de Mir et le dispositif d’oxymétrie de pouls de la société israélienne Oxitone.
Autre exemple, pour sélectionner des objets analysant le sommeil, DMD santé a fait appel à Maxime Elbaz, docteur en neurosciences au sein du iSleepLab du Centre du sommeil de l’Hôtel Dieu (AP-HP) : « Il y a un réel besoin de développer des dispositifs médicaux connectés qui puissent être utilisés comme outils médicaux à domicile pour une meilleure prise en charge du patient. C’est ainsi que je vois l’évolution à court terme ».

*Interaction Healthcare a organisé le 31 janvier une conférence sur "les grandes tendances de la e-santé présentées au CES 2018"

(dernière mise à jour le 15 février 2018)



Télémédecine : les cardiologues se lancent dans la télésurveillance par ETAPES

La télésurveillance des patients insuffisants cardiaque chroniques était l’un des thèmes des Journées européennes de la Société française de cardiologie qui se sont tenues au Palais des congrès à Paris du 17 au 20 janvier. Avec un appel pressant aux cardiologues : lancez-vous. Même si la télésurveillance, contrairement à la téléconsultation et la télé-expertise n’entre pas dans le droit commun, deux solutions intégrées sont déjà prêtes à fonctionner dans le cadre du programme ETAPES, avec rémunération à la clé.

Il y a un an déjà, aux JESFC 2017, avec la publication du cahier des charges sur la télésurveillance, le Pr Michel Galinier (Toulouse), promoteur de l’étude OSICAT , proposait à ses confrères de se lancer. Il a réitéré son appel cette année car c’était sans compter avec les lenteurs administratives. Ce n’est qu’en février 2018, après les dernières autorisations CNIL que deux sociétés proposeront des services clés en main permettant aux cardiologues libéraux ou hospitaliers de faire entrer des patients dans un programme de télésurveillance de l’insuffisance cardiaque chronique.
La télésurveillance du programme ETAPES (Expérimentation de télémédecine pour l’amélioration des parcours en santé) n’apporte pas une réponse thérapeutique mais oblige à une prise en charge globale.

Le principe

Le médecin traitant, médecin généraliste ou cardiologue, identifie les patients éligibles à une prescription de télésurveillance :
- patients hospitalisés depuis moins de 30 jours
- patients hospitalisés depuis moins de deux ans et NYHA supérieure à 2 avec un taux de peptides natriurétiques élevé.
Il choisit un service de télésurveillance proposé par un intervenant industriel qui a mis en place une plate-forme et qui le guide dans les démarches administrativesTS cardio (convention entre professionnels, déclaration à l’ARS et au CNOM, identification des patients dans le SNIIRAM).
Le patient donne son consentement, reçoit les objets connectés nécessaires (une balance au minimum pour les insuffisants cardiaques et un tensiomètre avec un boitier de transmission) que l’on vient installer à son domicile et reçoit une formation.
Les critères de surveillance d’alerte sont définis avec le médecin référent. L’objectif principal est de détecter précocement les décompensations pour réduire les risques d’hospitalisation.
Les données envoyées sont lues quotidiennement mais pas en permanence.
Le patient est suivi personnellement par une infirmière qualifiée (au moins un contact téléphonique hebdomadaire) qui assure un accompagnement thérapeutique (non financé actuellement). Dans un établissement, on peut cependant faire appel au forfait d’éducation thérapeutique (250 euros)
Les alertes sont gérées par l’opérateur de la plate-forme (algorithme pour le niveau d’alerte) qui élimine les faux positifs (60% environ, le patient a oublié de prendre un médicament par exemple ou a fait un écart de régime). Le médecin référent reçoit les alertes significatives. Selon le PrGalinier, OSICAT montre (les résultats complet sont en cours d’analyse) qu’il y a trois au quatre « vraies » alertes par an pour un patient. Au médecin d’apporter la bonne réponse et de voir à nouveau le patient si nécessaire.
Si c’est toujours un cardiologue qui surveille, le médecin généraliste est aussi dans la boucle et peut avoir accès aux données de son patient, ce qui lui permet d’avoir une vision globale lorsque celui-ci vient en consultation.

Rémunération : jusqu’à 330 €/an/patient pour le cardiologue

Le cardiologue qui assure le suivi est rémunéré 110 euros/patient et par semestre. Avec une prime annuelle de 110 euros si les objectifs sont atteints ou dépassés (réduction de 20% des hospitalisations).
L’infirmière reçoit 60 €/patient/semestre et le fournisseur de la solution de télémédecine, 300 €/patient/semestre. Avec une prime de 300 € par an pour objectif atteint.

Deux fournisseurs présentaient leurs solutions aux Journées européennes de la SFC
:

- CDM e-Health, filiale d’Air Liquide, avec Chronic Care Connect et son logiciel Nomhad Chronic, issu de l’expérience Cordiva qui a fait ses preuves en Allemagne chez 30 000 patients depuis 2006. La plate-forme a été développée pour la prise en charge non seulement de l’insuffisance cardiaque mais aussi de l’insuffisance respiratoire chronique et du diabète mal équilibré sous insuline.
Contact 09 70 25 44 44 www.chroniccareconnect.com
- Newcard, impulsée par des cardiologues libéraux, propose le service « 1 minute pour mon cœur » davantage destiné aux libéraux. Le patient Newcard collabore avec les structures locales d’accompagnement thérapeutique. Le médecin généraliste et l’IDE sont invités à participer au suivi.
contact@newcard.io, 07 79 44 12 25 www.newcard.fr

Téléconsultation avec les patients en EPHAD

Les cardiologues peuvent être également appelé à réaliser des téléconsultations avec des patients en EPHAD à la demande d’un médecin généraliste. Dans la limite de 3 consultations /an/patient et de 100 patients pour un cardiologue. Ces consultations sont au tarif du CS, soit 28 euros.

Voir l’état d’avancement des mesures en faveur de la télémédecine



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