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MSSanté

Conférence 2017 de l’ASIP Santé : l’agence de la santé numérique se voit en co-constructeur de la e-santé

 Cadre branché s’il en est que les sous sol tagués façon « Street Art » du Palais de Tokyo choisis par l’ASIP santé pour tenir le 31 janvier sa conférence 2017 (la dernière manifestation de ce type remontait à 2012 à la maison de la Chimie).
Détail raffiné que cette bouteille d’eau remis à chacun avec le tag pour télécharger les vidéos. confasip
Plus de deux heures de débats sur le thème de la transformation de la santé et du parcours de soins par le numérique, entremêlés des résultats « inédits » mais sans surprise d’un sondage IPSOS sur les médecins à l’ère du numérique.
Et puis, tandis que les nombreux invités se pressaient au buffet, Michel Gagneux, le directeur de l’ASIP santé, tenait conférence de presse dans les spacieux fauteuils de velours rouge d’une salle de projection pour soirées privées.
Buzz medecin y était, histoire d’en savoir un peu plus sur le devenir de l’agence avec la reprise en main du DMP par la CNAM qui apporte aussi son concours au déploiement de la messagerie MSSanté chez les libéraux.
Et bien, l’ASIP qui emploie 136 collaborateurs pour un budget de 85 millions d’euros en 2016, s’est vu confier en signant un contrat d’objectifs et de performance avec l’Etat  pour la période 2016-2018, avec 26 objectifs, trois missions : réguler la transformation numérique, la promouvoir et en accélérer les usages. « Les briques existent mais rentrent difficilement en action sur le terrain avec des délais qui ne sont plus acceptables par les patients », explique Michel Gagneux. L’ASIP apporte son expertise dans la réalisation des projets de systèmes d’information, dans la gestion de l’espace de confiance (RPPS, CPS..) et dans la coordination sur le terrain (acteurs, territoire, clients). Elle pilote ainsi non plus 9 grands projets comme lors de sa création en 2009 mais plus de 30 programmes, soit une centaine de projets. Un des plus gros chantiers, d’un montant de 240-250 millions de francs, c’est SI SAMU l’unification du système d’information des SAMU vers un système stable permettant d’encaisser les crises sanitaires. La phase pilote démarre en avril avec 11 SAMU avant un déploiement général de la première version dans un an.

ASIP Sante

MSSanté : "Un volume d’usage limité malgré nos efforts"

Alors qu’un médecin sur deux déclare utiliser des technologie numériques dans la relation avec ses confrères ( voir le sondage), la messagerie sécurisée MSSanté « connaît un volume d’usage limité malgré nos efforts » , selon Michel Gagneux. Son déploiement montre que depuis mai (voir le compte rendu de la présentation lors de HIT 2016), le nombre d’établissements compatibles a bien augmenté : 1800 en cours au total dont 700 techniquement raccordés et 460 CHU.
« Depuis l’été il y a suffisamment de logiciels métier ayant intégré MSSanté pour permettre une campagne de communication auprès des médecins avec le concours des CIS (conseillers informatique service) des CPAM. Des événements régionaux sont organisés dans 9 départements des régions Nouvelle Aquitaine et Hauts de France principalement pour une généralisation en 2017. Par ailleurs, les laboratoires qui sont en train de passer de Hprim à Loink ce qui permet une unification sémantique des résultats d’analyse auront dès 2017 des logiciels compatibles MSSanté.
Quant à Apicrypt, qui continue à gagner des utilisateurs (près de 70 000 annoncés), ce qui bloque c’est l’agrément Hébergeur de données de santé, retardé selon M. Gagneux car elle a été demandée pour Apicrypt 2, version qui n’est pas encore diffusée. Et l’agrément est en train de passer entre les mains d’un organisme certificateur. Toujours à suivre donc.

confasip sondage

« Les technologies numériques et la pratique médicale" , Enquête réalisée via Internet auprès de 253 MG libéraux et 250 spécialistes hospitaliers entre le 11 et le 23 janvier.

- La perte de confidentialité demeure le risque n°1 mis en avant par 90% des MG et 88% des spécialistes face à l’irruption dans les pratiques du numérique, considéré comme très diffusé.
- Le risque de déshumanisation est cité par 71% des médecins.
- 63% des médecins utilisent fréquemment le numérique pour accéder aux résultats d’analyse d’un patient (84%) pour transmettre les données d’un patient à un autre professionnel de santé (68%)
- 2/3 des médecins pensent que les technologies numériques n’engagent pas davantage leur responsabilité
- 1/3 s’estiment bien formés pour l’utilisation de son logiciel métier
- 16% s’estiment bien formés pour l’utilisation des échanges avec leurs confrères
- 72% attendent du numérique la diminution de la redondance de certains actes ou examens médicaux



Echanges de santé sécurisés : MSSanté sur la voie du succès ?

 

Michel Gagneux, directeur de l’ASIP Santé, veut y croire : « Nous sommes en train tous ensemble de réussir ». La conférence de presse qui s’est tenue le 25 mai sur le stand de l’ASIP Santé dans le cadre de la Paris Healthcare Week, a en tout cas réuni les principaux acteurs du déploiement du service MSSanté, ouvert en 2013.

Où en est-on exactement ? La majorité des gros producteurs de comptes rendus d’hospitalisation (CR) sont désormais compatibles MSSanté ou en passe de le devenir : 27 des 32 CHU et 460 des 600 grands établissements. Ce qui fait dire à l’ASIP Santé que fin 2016, 80% de l’activité hospitalière pourra transmettre des CR.
Dans quelques régions, il existe déjà de brillants exemples comme le CH de Compiègne Noyon qui a envoyé depuis 2015 72.000 CR à 550 médecins destinataires et reçu 2200 courriels de 31 correspondants. Certains sont évidemment plus actifs que d’autres. Et si le CHU de Toulouse envoie 25 000 mails/ mois vers plus de 2000 libéraux principalement médecins, c’est qu’une messagerie régionale était déjà en place et qu’il a suffit de la rendre compatible. L’AP-HP va équiper l’ensemble de ses établissements de messageries sécurisées MSSanté dans le cadre de son opération médecin partenaire à partir de cet automne.

MMSanté-DMP, même combat

Du côté des professionnels santé libéraux, 25.000 boites aux lettres MSSanté nominatives ont été ouvertes. En liaison avec les Ordres professionnels, celles-ci ont des adresses @medecin.mssante.fr, @infirmier.mssante.fr, @pharmacien.mssante.fr, etc. Yvon Merlière (CNAM) a expliqué que le réseau des CIS (conseiller informatique service) des CPAM allait se mobiliser, après un test dans trois CPAM d’ici la mi-juillet, puis dans 9 départements à partir de septembre, pour un déploiement généralisé en 2017. MSSanté servira également pour l’alimentation du DMP : « MSSanté-DMP, même combat ».
Président de la FEIMA (Fédération des éditeurs d’informatique médicale ambulatoire), Francis Mambrini a souligné que plusieurs de ses membres avaient réalisé l’intégration de MSSanté (CLM, CGM). On sait aussi qu’eO fait partie des logiciels compatibles. Les logiciels infirmiers s’y mettent ainsi que les pharmaciens. Le régime d’autorisation unique qui a été mis en place pour la déclaration CNIL facilite le travail. « Nous allons démultiplier les usages » se réjouit Michel Gagneux, évoquant le travail mené avec les biologistes sur la structuration des résultats de biologie, qui permettra au professionnel de les intégrer directement dans les dossiers des patients.

Et Apicrypt ?

Reste à ouvrir l’espace de confiance MSSanté à Apicrypt (qui avait aussi un stand à la Paris Health Week). Forte de ses 60 000 utilisateurs (dont 41 500 libéraux), la « première messagerie médicale sécurisée de France » voit passer 65 millions de messages/an (essentiellement des résultats d’examens) et a fait « le plus gros de l’intégration à MSSanté » assurait le Dr Caron, président d’APICEM en mars dernier (voir l’article) mais attend depuis 15 mois son agrément d’hébergeur de données de santé. Une polémique s’est ouverte la veille de la conférence et l’agence gouvernementale s’est fendue d’un communiqué rappelant que l’espace de confiance MSSanté était ouvert à tous et qu’il ne s’agissait pas d’une messagerie destinée à remplacer toutes les autres. Michel Gagneux et le Dr Alain Caron doivent se rencontrer le 1er juin… A suivre !

 



L’APICEM a 20 ans et attend Apicrypt2 pour fin 2016

L’APICEM, structure éditrice de la messagerie Apicrypt utilisée par 60 000 professionnels de santé, fête ses 20 ans le 4 avril par une visite de ses locaux de Coudekerque-Branche (communauté urbaine de Dunkerque) aux élus locaux et à la presse. Le Dr Alain Caron, directeur d’APICEM, fait le point des projets pour Buzz Medecin, en attendant Apicrypt 2 dont la sortie est repoussée à la fin de l’année.

apicrypt

Avec 60 000 utilisateurs professionnels de santé dont 41 500 libéraux et 14% de non médecins, 65 millions de messages transmis au cours des 12 derniers mois, Apicrypt peut revendiquer, sur son nouveau site Internet, le titre de « première messagerie médicale sécurisée de France ». Un succès pour lequel le bouche à oreille entre professionnels de santé a beaucoup fait. Ces messages sont toujours massivement, à 69,8% exactement, des résultats de biologie (93% des laboratoires français sont équipés avec Apicrypt). Mais « les échanges entre médecins progressent, indique le Dr Caron, le nombre de médecins hospitaliers a cru de 22% sur un an ». Les échanges des établissements vers la ville sont en augmentation mais les généralistes n’émettent en moyenne que 20 000 messages par mois (sur la période 2014-2015). Pour le moment, l’envoi d’un courrier sécurisé nécessite d’installer un module spécifique (Apimail A sur Mac ou ApimailV3 sur PC).

En attendant Apicrypt 2

Ce sera plus facile avec la nouvelle version Apicrypt 2 qui a reçu en octobre le label France Cybersecurity et annoncé sa compatibilité avec la messagerie MS Santé (voir l’article du blog) promue par l’ASIP Santé.
« Le plus gros de l’intégration dans l’espace de confiance MSSanté est fait, précise le Dr Caron, les réglages finaux ne peuvent être réalisés sans l’agrément Hébergeur de données de santé demandé en février 2015 mais pas encore obtenu ». Et ensuite, « il faut compter trois mois pour la mise en œuvre ». La diffusion d’Apicrypt 2 est repoussée d’autant. Espérée pour le premier trimestre 2016, elle est attendue pour la fin de l’année.
L’APICEM qui est toujours une association, détient à 99,4% trois entités : APICEM SARL qui gère Apicrypt, une unité de fabrication et d’envoi des clés de cryptage, et APICEM développement pour les projets.
L’expérimentation DMP2 dans 3 régions (Bretagne, Ile de France, Lorraine) a débuté en octobre. Il s’agit de tester l’auto alimentation automatisée à 95% du contenu du DMP2, à partir d’une copie des flux Apicrypt. Hébergés par un hébergeur agréé, ces dossiers pourront également recevoir à terme une copie des prescriptions, lorsque le serveur de dématérialisation des prescriptions en projet sera opérationnel. Il est actuellement en bétatest. Intéressés au premier chef, les pharmaciens, de plus en plus nombreux à rejoindre Apicrypt.
Autre chantier APICEM, le serveur de normalisation de la biologie. Diffusé progressivement (pour éviter la saturation de la hot line !), il offre déjà la possibilité de signer des conventions de preuve et ce qui évite aux laboratoires d’envoyer une copie papier. Les biologistes doivent créer le dictionnaire des équivalences pour se mettre à la norme LOINC. Avec Apicrypt 2 et l’agrément HDS, les résultats apparaitront en clair et les automates de l’APICEM pourront repérer les libellés hors LOINC et proposer l’équivalence sémantique aux biologistes qui n’auront plus qu’à valider le compte-rendu. Les résultats s’intégreront ainsi automatiquement dans les dossiers patient du logiciel métier des médecins.

www.apicrypt.org



Salons de médecine : vus sur les stands des éditeurs

 Buzz Medecin s’est rendu le 1er octobre aux journées nationales de médecine générale à la Grande Arche de la Défense et le 8 aux entretiens de Bichat au Palais des Congrès. A la rencontre des éditeurs de logiciels et des services de rendez-vous en ligne présents.

Sephira revient dans les deux salons. Le leader de la télétransmission « autonome » avec Intellio présente de nouvelles offres, parce qu’il n’est plus envisageable aujourd’hui de télétransmettre sans gérer un dossier médical. Le Pack Sephira tout en un comprend donc le terminal Intellio et ses services plus Medicawin pour 9,90 euros/mois la première année (59 euros/mois ensuite) avec 190 euros d’installation formation et un engagement de 24 mois. Medicawin est quasiment offert. Une politique payante puisque Medicawin compte 3800 utilisateurs. Sa nouvelle version doit sortir avant la fin de l’année et l’éditeur qui a racheté le logiciel en ligne Ubinect destinés aux paramédicaux, s’intéresse de près à de nouvelles solutions en mobilité.

Sur le stand de CLM (présent dans les deux salons), on fait le point sur les nouveautés pour Crossway, Mediclick et MLM. Comme l’intégration de la messagerie MSSanté depuis juillet avec indication des correspondants abonnés. Pour l’envoi d’un document, c’est aussi simple de l’envoyer dans le DMP que sur MSSanté. Ma comptabilité libérale en ligne, c’est bien pratique pour travailler de chez soi, nous fait-on remarquer. L’œil est attiré par la présence du nouveau lecteur eS-KAP-Ad de Kapelse. Homologué en avril dernier, il est en test chez CLM et les retours sont bons. C’est un TLA complet pouvant emporter toute la CCAM. Pour le moment il n’est homologué que pour les paramédicaux en TLA réduit mais devrait l’être aussi bientôt pour les prescripteurs, en TLA complet. Prochain test dans Buzz Medecin.

 

Aux entretiens de Bichat, Fabrice Greenbaum affiche comme toujours un large sourire sur son stand partagé avec Eolys (dont l’ECG et le spiromètre sont intégrés à Weda). Son hébergeur Zayo vient d’être enfin agréé comme hébergeur de données de santé pour Weda. Et sa solution de télétransmission Vitazen intégrant le module Pyxvital a reçu l’agrément du CNDA. " Nous sommes en train d’intégrer MSSanté et avons réalisé une synchronisation automatique pour les tablettes avec un Mac et un PC".

Site Web et agenda en ligne gratuits

Toujours aux entretiens de Bichat, les stands des services de rendez-vous en ligne Doctolib et  Mon Docteur sont séparés par un stand de labo. Chacun affiche sa croissance. Doctolib : « nous avons 5000 médecins inscrits et 500 de plus chaque mois. Mon Docteur (groupe Lagardère) est aussi dans la course pour gagner des utilisateurs. Aux JNMG, la solution de gestion des rendez-vous Medbox (qui va changer de nom prochainement) espère se détacher en tête en offrant gratuitement un site Internet de 3 pages et un agenda en ligne ouvert aux patients, à tous les médecins. « Notre objectif est d’aider tous les médecins qui en ont envie à se lancer sur le web pour répondre aux besoins de leurs patients » explique le Dr Julien Pourcel, concepteur de Medbox. La société espère que ces nouveaux clients prendront ensuite ses services payants : rappel par SMS et surtout son répondeur téléphonique intelligent qui gère toutes les télécommunications du praticien 24h sur 24 et 7jours sur 7. C’est ce qu’Hellodoc avait fait en son temps avec son module de télétransmission gratuit. Cela ne lui a pas trop mal réussi !



MSSanté : montée en charge en 2015 ?

MS Santé, la messagerie médicale sécurisée, soutenue par l’ASIP Santé, s’implante très progressivement dans les hôpitaux en préparant l’arrivée massive des contenus qui devrait être le facteur déclenchant pour l’équipement des professionnels de santé libéraux. C’est du moins le cercle vertueux que l’ASIP Santé s’efforce de mettre en place.
Plus d’un an après le lancement de la phase pilote de déploiement de MS Santé dans 15 hôpitaux volontaires, où en est-on ?
14 établissements sont opérationnels et 8 envoient des comptes rendus d’hospitalisation électroniques vers la ville en routine, a expliqué à Buzz Medecin, Vladimir Vilter, responsable de mission à l’ASIP Santé.
On a ainsi appris aux Tech Days de Microsoft qu’à l’hôpital St Joseph (ESPIC) début février, la moitié des services étaient déployés et en capacité d’envoyer les comptes rendus à J zéro (comme va le recommander la future loi de Santé, puisque le patient devra sortir de l’hôpital avec son compte rendu). L’hôpital envoie 5 à 600 mails par jour, soit 20% des comptes rendus, vers les médecins de ville. Les médecins correspondants destinataires sont pour la plupart déjà équipés de la messagerie Apicrypt, très diffusée sur la région parisienne (NDLR. Apicrypt rassemble au total 50 000 utilisateurs professionnels de santé)  mais la proportion de nouveaux inscrits sur MS Santé (15%) est en augmentation. L’hôpital s’est contenté d’un premier courrier fin août aux 300 correspondants les plus actifs pour les inciter à recevoir les comptes-rendus par mail et à s’inscrire sur le web mail MS Santé. Attitude prudente face à la montée en charge progressive des services équipés.

Procéder par étape

Vladimir Vilter, responsable du projet à l’ASIP Santé, n’a pas d’autre discours : pas la peine de pousser la ville tant que l’hôpital n’est pas complètement prêt. Il a d’abord fallu que des éditeurs hospitaliers se rendent compatibles (Enovacom, Wraptor, Inovelan se sont lancés dès l’an dernier). Plus décisif encore la récente intégration de MS Santé dans la boite Outlook du pack Microsoft livré aux établissements via Uni-HA (500 établissements, soit 4 à 500 000 postes concernés).
Dernier atout : l’instruction en date du 23 décembre adressée par la DGOS aux établissements qui leur enjoint de rendre leur système de messagerie compatible avec MS santé d’ici la fin 2015 afin d’assurer la communication rapide des documents de sortie aux patients vers les professionnels de santé exerçant en ville. Pas question bien sûr de casser l’existant régional. Comme le système Zepra en Rhône Alpes qui est en phase de généralisation auprès des libéraux (53.000 documents consultés en décembre 2014) ou les 8.000 BAL lorraines ou encore les plates-formes des pays de Loire ou de Poitou-Charentes ou les échanges ville-hôpital avec Apicrypt. Tout cela devrait cohabiter et s’adapter pour devenir compatible. Et il restera à mobiliser le secteur de la biologie.
Les établissements, indique l’instruction de la DGOS, pourront soit adapter leur outil de messagerie propre et devenir « opérateur MSSanté », soit proposer aux professionnels de santé "d’utiliser directement les boîtes aux lettres offertes par l’Asip santé avec les ordres professionnels en particulier dans les petits établissements", soit acquérir un service de messagerie conforme à la loi, proposé par un opérateur public ou privé. Pour la DGOS, la durée de mise en conformité ne devrait pas prendre plus de 3 à 4 mois, rappelant que "le déploiement de la MSSanté permettra, après deux ou trois ans, de dématérialiser plusieurs dizaines de milliers de comptes rendus et lettres de sortie chaque année. »
Pour Vladimir Vilter, le « coaching » MSSanté est prêt. Le plan marketing aussi. « Les flux hospitaliers ont été analysés. 15% de leurs correspondants apportent 80% du volume. C’est sur eux que l’on se focalisera ».
En attendant, MSSanté avec une dizaine de milliers d’inscrits, médecins à 70%, n’est plus considérée en phase de bétatest…Quelques dizaines d’utilisateurs ont même essayé les versions mobiles pour iPhone (voir la démo). La messagerie est également compatible avec Thunderbird. Bel exemple d’utilisation en télémédecine : le dépistage de la rétinopathie diabétique réalisé par des orthoptistes et interprétés par des ophtalmologistes à distance. « Les données médicales et les données de remboursement pour cet acte de télémédecine sont envoyés par MSSanté, avec intégration dans le logiciel métier ».

L’intégration dans le logiciel métier des libéraux arrive

Pour les médecins, l’étape décisive, c’est en effet l’intégration de MSSanté dans leur logiciel métier ce qui leur permettra de récupérer les documents directement dans les dossiers patients (comme cela se fait déjà dans les logiciels ayant intégré Apicrypt). La FEIMA (Fédération des éditeurs d’informatique médicale et paramédicale ambulatoire) a vu enfin aboutir ses demandes auprès de l’ASIP Santé pour faciliter l’interfaçage de MSSanté, avec la publication en juillet dernier d’une nouvelle version du « Dossier des spécifications techniques clients de messagerie ». Dès lors, les éditeurs de la FEIMA (70% du marché) ont engagés les travaux de développement nécessaires et plusieurs « sont en phase de diffusion des outils correspondants après les retours positifs issus d’une période de bétatest », précise à Buzz Medecin Francis Mambrini, président de la FEIMA.

Comme diraient certains YAPLUKA (y a plus qu’à) …