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start-up medicale

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Docadom, une appli mobile pour des visites à domicile sans rendez-vous

« Médecins, Paris est votre cabinet ! » Docadom recrute des médecins urgentistes et des internes ayant leur licence de remplacement pour ouvrir dès mai à Paris (Nord Ouest parisien) un nouveau service de mise en relation médecins/patients. 

Sur Docadom, patients et médecins sont géolocalisés (comme le fait Uber avec ses chauffeurs de VTC et leurs clients, mais la comparaison s’arrête là) et l’algorithme envoie le médecin le plus proche et le plus disponible au patient qui vient en trois clics de demander un médecin sur le Web ou sur son smartphone (le site est Web responsive).
Encore une innovation qui risque de secouer un peu la pratique médicale !

Les trois jeunes fondateurs dont deux médecins, Florian Guého, médecin urgentiste et Marc Postel-Vinay, interne de médecine générale, se gardent bien de vouloir rivaliser avec les confrères installés. « Nos médecins n’ont pas vocation à devenir des médecins traitants. Le patient ne choisit pas son médecin, c’est l’algorithme qui choisit », disent-ils et ils estiment que leur solution est complémentaires  des associations médicales et  que leur projet « a vocation de service public dans le respect de la déontologie médicale ». Le « non programmé » est ce qui revient le plus cher aux finances publics. L’ARS Ile de France serait intéressée. Une consultation aux urgences c’est  200 euros, rappellent-ils et Docadom facture les visites de 33 € (V+MD) à 61,5 € (V = MDN).  L’algorithme remplace en effet la centrale d’appel ce qui rationalise la gestion et réduit les coûts.

Un mode d’exercice innovant pour les médecins

Le médecin ne paye pas de droit d’entrée et touche 90% du montant des visites. Docadom lui fournit moyennant une caution de 1000 €, un  « sac à dos » tout prêt contenant de quoi télétransmettre et accéder au (futur) DMP ( le lecteur de Sylyca, les logiciels de iCanopée et de Pyxistem pour iOS et Android.). Le médecin peut préférer l’offre « all inclusive » où on lui fournit matériel complet, moyen de transport (scooter ou voiture) et un service comptable contre une commission de 20%.
flyer DocadomLes fondateurs de Docadom sont convaincus d’apporter, en particulier à leurs jeunes confrères, une possibilité de revenus qui va les séduire : le planning n’est pas imposé et les journées ont été découpées en 4 lignes de garde 6-8h, 8h-14h, 14h-20h et 20h-minuit, ajustable en fonction des besoins. Docadom n’assure pas la nuit profonde, ni les urgences pédiatriques pour les nourrissons de moins de trois mois. "C’est moins épuisant que les gardes dans un établissement ».  Le médecin qui signe avec Docadom réserve n’importe quel créneau, deux soirs par semaine ou du plein temps. Il ne peut refuser une visite sauf impossibilité (qui est  vérifiée). « Un mode d’exercice innovant, sans engagement et en toute liberté » vante la start-up. Et pas d’argent à manipuler puisque c’est Docadom qui « encaisse » avec la carte bancaire du patient dont le numéro a été renseigné lors de l’inscription.

Pour le patient, c’est l’assurance d’avoir un médecin dans le délai qui lui est indiqué au cours des prochaines 24h. Avec une Carte Vitale et une mutuelle, le prix de la visite est pris en charge avec tiers payant intégral. Le patient peut annuler le rendez-vous jusqu’au moment où on lui précise par SMS que le médecin est en route. Après cette limite, 50% du montant est facturé.

Docadom propose aussi gratuitement des consultations sans rendez-vous au cabinet des médecins les plus proches et va passer des partenariats avec des services de rendez-vous en ligne pour diriger ses clients vers les plages de consultation sans rendez-vous.  Des partenariats avec des services de télémédecine (spécialistes) sont également prévus.

La start-up qui a bénéficié de subvention de la BPI et du soutien de la région Loir et Cher où elle est implantée, compte monter en charge progressivement et réaliser 3200 consultations la première année avec 35 à 45 médecins puis 9700 l’année suivante avec 80 à 100 médecins. En attendant d’ouvrir le service dans d’autres grandes villes.
« Le modèle pourrait faire tâche d’encre en milieu rural, avec des médecins mobiles qui passeraient un jour par semaine en région », espèrent les jeunes entrepreneurs. Au congrès de la médecine générale à la Porte Maillot fin mars, ils ont rencontré beaucoup de médecins. "Notre démarche soulève des interrogations et parfois des inquiétudes chez les confrères mais quand on explique que le médecin traitant est inclus dans le parcours, cela rassure et les retours sont très positifs"

www.docadom.fr    contact : medecin@docadom.fr

(mis à jour en avril 2017)

 



CES 2017 : la santé connectée au service des diabétiques, du brossage des dents, du soulagement de la douleur

Le Consumer electronic show (CES) qui s’est tenu du 5 au 8 janvier à Las Vegas a une nouvelle fois montré la vitalité des start-up françaises (233 étaient présentes) notamment dans le domaine de la santé. C’est d’ailleurs un dispositif français pour les diabétiques qui a obtenu un prix de la meilleure innovation. Buzz Médecin a retenu quelques innovations (pas toutes françaises).

Diabète mieux géré

glucosepng2Lorsqu’elle sera commercialisée, la montre connectée K’Track Glucose de la société PK Vitality  pourrait bien changer la vie quotidienne de nombreux diabétiques. Il s’agit du premier dispositif de contrôle de la glycémie par simple pression sur la peau. La K’apsul Glucose qui s’insère au dos du cadran comporte un système de microaiguilles qui examinent le liquide interstitiel (technologie Skin Taste). L’utilisateur ressent un léger effet de fourmillement mais pas de douleur. Pour Luc Piérart, président de la société, l’idée c’est de reproduire le processus de la langue et de goûter la peau. Le capteur peut changer pour d’autres analyses (l’acide lactique par exemple). Avec une levée de fond en cours (entre 3 et 5 millions d’euros) qui sera facilitée par le « Best of innovation » reçu, l’objectif est de commercialiser la montre en 2018 pour un prix de 149 €. La recharge K’apsul Glucose d’une durée d’un mois serait vendue 99 €. Voir le site
C’est encore une avancée pour les diabétiques qui a reçu un Award dans la catégorie Biotech. Clipsulin met, selon Diabnext son concepteur américain, l’Intelligence artificielle au service de la gestion des doses d’insuline. Compatible avec différents stylo injecteur (Sanofi Novonordisk, Lilly notamment) l’enregistreur mémorise le nombre d’unités, l’heure etc..
L’application Diabnext, partagée avec le médecin, permet de gérer son diabète plus efficacement.

Brossage de dents connecté

ARA et appOnt également reçu un Award dans la catégorie Biotech, l’Oral Care System de Kolibree, qui avait lancé une brosse à dents connectée pour apprendre aux enfants à se laver les dents ; Il s’agit cette fois d’accompagner le brossage des patients à risque ou en traitement orthodontique avec ARA. Cette brosse à dent est en précommande sur le site à 79 € (livraison prévue en mars). Award aussi pour Philips Sonicare et son coaching personnalisé en 3D avec feedback en temps réel pour améliorer son brossage.

Télémédecine portable

Autre innovation intéressante, le groupe Visiomed a présenté Visiocheck, la première station de télémédecine mobile et connectée au monde d’un poids de 500 g, ayant la marque CE de dispositif médical de classe IIA (lancement mi 2017). Visiomed a profité du salon pour annoncer le partenariat avec la société de domotique Vity pour qu’elle intègre les services de santé Bewell Connect dans son bouquet TV pour le maintien à domicile.
Le CES est en effet une bonne occasion d’annoncer les partenariats. Startup ayant pour vocation de penser & développer des technologies médicales innovantes de diagnostics et de les rendre accessibles au plus grand nombre, Neogia a officialisé son partenariat stratégique avec Kyomed, ayant une expertise reconnue dans l’accompagnement clinique de dispositifs médicaux innovants. Ce rapprochement devrait se traduire par la mise sur le marché en 2018 d’une première technologie validée cliniquement, le bracelet connecté Motio HealthWear, permettant le diagnostic et le suivi de l’apnée du sommeil en mesurant actimétrie, fréquence cardiaque, oxymétrie et rythme respiratoire.

Semelles connectées, TENS et réalité virtuelle

Parmi les autres start-up sélectionnées pour représenter la French Tech, Rcup, Sublimed et SimForHealth.

Les semelles morphologiques connectées Rcup veillent sur la santé et la sécurité des personnes en remontant des informations (pression plantaire, posture…) avec alerte en cas d’urgence. L’assistant digital sert aussi à apprendre le bon geste pour limiter les douleurs actuelles et futures (troubles musculo-squelettiques) et peut servir à éviter la fatigue de certains postes de travail. Une fonction de commande permet même de donner un ordre à un équipement d’un mouvement de pied.

Sublimed et ActiTENS, son dispositif connecté « wearable » (à porter sur soi) de neurostimulation électrique cutanée pour soulager la douleur. Voir l’article du blog à ce sujet

Sur le stand de SimforHealth, les visiteurs ont pu tester sur le casque HTC Vive, le premier cas clinique d’urgence virtuel développé par la société française en partenariat avec le centre de simulation de la faculté médicale de Nice. Bel exemple de l’apport de la réalité virtuelle dans la formation en santé. SimForHealth présentait également la plate-forme MedicActiV de consultation et de diffusion de cas cliniques virtuels qu’elle souhaite internationaliser.

D’un CES à l’autre, il apparaît bien que tout ce qui peut être connecté va l’être. Et que l’intelligence des apps installées dans le smartphone permet des développements qu’on ne pouvait imaginer jusqu’ici.



ActiTENS, dispositif antidouleur connecté au CES 2017

La neurostimulation électrique transcutanée (TENS) se vulgarise avec l’apparition des appareils TENS connectés, légers et aux applications variées : fitness, récupération après effort sportif et traitement non-médicamenteux de la douleur. Buzz Medecin en a déjà testé plusieurs : BlueTens et MyTens de Bewell Connect. ActiTENS de Sublimed se veut à usage essentiellement médical. Il sera présenté au prochain CES (Consumer electronic show ) de Las Vegas (5-8 janvier) au milieu de la French Tech.

La startup Sublimed a été crée en octobre 2015 dans l’incubateur du CEA. Ingénieur chercheur au Leti de Grenoble, Nicolas Karst s’est lancé avec Simon Perraud, également ingénieur, dans l’aventure du développement d’un TENS connecté, en collaboration avec Dr Jean Pierre Alibeu qui a dirigé le centre antidouleur de Grenoble.
L’appareil fait l’objet de cinq brevets. « Notre dispositif est le premier vraiment « wearable », insiste le chercheur. Car un générateur d’impulsion flexible que l’on place sur la peau (comme un patch) remplace le boitier. Ce générateur est relié aux électrodes par de tout petits câbles courts et fins. Le patient peut porter le dispositif jusqu’à 12 heures/jour de manière confortable et toutes les zones du corps sont couvertes. ActiTENS est donc un dispositif anti-douleur universel.
Pour améliorer le taux de succès de la thérapie, l’application smartphone actiTENS collecte, analyse et synthétise les données du patient (historique d’utilisation, évolution du niveau de douleur ressentie et de l’activité physique, etc). Le médecin dispose lors de chaque consultation d’un outil simple et efficace pour l’aider dans son diagnostic.
Sublimed a levé 700 000 euros en juin dernier pour industrialiser son produit qui devrait être bientôt commercialisé.
actiTENS espère obtenir son marquage CE comme dispositif médical au premier trimestre de 2017, ce qui lui permettra de bénéficier de la prise en charge (112 euros) dans le cadre des TENS prescrit dans les centres antidouleur.
Environ 15 000 personnes achètent un appareil chaque année parmi lesquelles en 2014, 11.000 avec une prise en charge de l’assurance maladie .

En savoir plus www.subli-med.com



Thermomètres connectés en patch : surveiller la fièvre en continu

 Après la commercialisation en septembre de Thermo, le thermomètre connecté sans contact de Withings, voici la sortie annoncée en novembre de Tucky, le suivi de la température en continu avec un patch-thermomètre, présenté au CES de Las Vegas en janvier dernier. Qui a déjà des concurrents.

Libérer les nuits des parents

En cas d’épisodes fiévreux des petits enfants, leurs parents ne dorment que d’un œil et se lèvent plusieurs fois pour vérifier si tout va bien. C’est en pensant à eux (et à sa propre famille) qu’Antonin Bourgerol, ingénieur de formation, et jeune papa, a mis au point Tucky, un thermomètre connecté « made in France » permettant le surveillance en continu de la température et de la position des enfants de 0 à 7 ans.
Tucky5035CTucky est un dispositif médical certifié ISO 13485 inséré dans un adhésif double face bio-compatible. On le pose comme un patch sous l’aisselle de l’enfant. Du fait de sa minceur (7mm) il n’occasionne aucune gêne. Sa batterie, rechargeable en 1h30, lui assure 5 jours d’autonomie.
Tucky transmet par Bluetooth température et position (sur le dos, le ventre, le côté) de l’enfant à un serveur sécurisé auquel accède le smartphone (iPhone ou Android). L’application propose des courbes de température, des alertes en cas de températures élevées et garde en mémoire la prise de médicament pour mieux mesurer son effet sur la fièvre. Tucky (79,90 euros) est le premier dispositif connecté de la start-up e-TakesCare créée en 2014 par Antonin Bourgerol qui compte bien utiliser son expérience en aéronautique pour développer d’autres objets connectés utiles à la santé. La start-up est partenaire de la Cité de l’objet Connecté d’Angers et a gagné le concours de la « French IoT » de Docapost, filiale numérique du groupe La Poste.

Un nouveau service de la santé connectée

                                                                                                                                                                                                                                                                 La concurrence est déjà là avec le thermomètre connecté TM 735 de l’allemand Medisana présenté comme un monitoring de la température en continu, de l’enfant Ther medisanaà l’adulte. On le trouve sur Internet, depuis quelques mois à environ 100 euros. Il se place également dans un patch adhésif sous le bras, utilise une application spécifique et déclenche des alarmes en cas de fièvre excessive ou si la connexion Bluetooth ne marche plus. La prise de médicament est notifiée dans l’application. Il utilise une pile bouton (120 jours d’autonomie à raison de 8h par jour).
Le monitoring de la fièvre à la maison, voilà encore une possibilité intéressante offerte par la santé connectée. Ces dispositifs seront prochainement testés sur Buzz Medecin.

www.e-takescare.com

www.medisana.fr



Université d’été de Castres : le foisonnement de la e-santé

La 10ème université d’été de la e-santé a réuni plus de 600 personnes à Castres du 5 au 7 juillet. Buzz Medecin y a passé deux jours et rend compte du foisonnement d’initiatives et d’acteurs qu’on y rencontre.

goodies 1

Pour ses dix ans, l’UEES avait prévu un gâteau, quelques « e-goodies » et un peu de réflexion sur le thème très « tendance » du transhumanisme. Comme pour marquer une pause face à ces nouvelles technologies qui transforment la médecine et les relations médecins-patients, nous tous en fait… Les débuts de l’informatique en posture assise face à un écran et un clavier sont marqués par la culture de la chaise, rappelle Milad Doueihi, universitaire passé de l’histoire des religions à l’humanisme numérique, l’utilisation en mobilité a fait exploser les usages. L’informatique commence à façonner l’humain de façon inédite…

Simulation et réalité augmentée

Notre façon d’apprendre d’abord. Des fameux Mooc qui mettent à disposition les savoirs 24h sur 24 à la simulation 3D ou la réalité augmenté. On en a vu de brillants exemples avec les Mooc de Formatic Santé, la plate-forme Medicativ d’Interaction Healthcare et les démos « live ».

Castres demo
Le mannequin intelligent acquis par l’école d’infirmière permet de simuler une intervention Pompiers-SAMU-CHIC (acronyme du centre hospitalier intercommunal de Castres) sur un accident de moto. Le mannequin émet des gémissements : ‘j’ai mal, aidez moi docteur" et sera opéré. Le débriefing permet de vérifier qu’il manque le gel de l’échographe ! C’est surtout l’occasion de vérifier la bonne coordination des équipes.
Thalès a réalisé en trois mois une application utilisant des lunettes de réalité augmentée, en lien avec le CHU de Nice et pour aider un chirurgien à distance à réaliser une opération avec les conseils d’un expert. C’est encore un prototype. Ces lunettes comme les Google glass retirées du marché grand public trouvent des applications en médecine. Le SAMU de Toulouse en a acquis une paire avec la solution Xpert Eye de la société AMA dans le cadre du dispositif d’urgence mis en place pour l’Euro. Cela permet au centre SAMU d’avoir une vision de l’ensemble du champ des victimes et de pousser des informations vers le terrain.
En matière d’information du public, il ne faut pas négliger pour autant les fiches papiers. Le think tank Lab e-santé en a préparé 50 sur les notions de base ou plus avancés de l’univers de la santé numérique. Les PDF des premières fiches disponibles sont à consulter ici.
Voir LES_FICHES_. Idéales pour la salle d’attente du médecin.

Big Data Santé, coaching et suivi des pathologies

elie lobelElie Lobel, ancien directeur du pôle Projets de l’ASIP Santé aujourd’hui directeur d’Orange Healthcare a donné le coup d’envoi des présentations  sur les perspectives de la santé connectée en matière de suivi et de gestion à distance des maladies chroniques pour affirmer sa conviction l’analyse des données de santé-le Big Data Santé, est la clé pour diagnostiquer et prévenir.
Le programme de surveillance des insuffisants cardiaques Cordiva (groupe Alere), avec une balance connectée et une box, en est un bon exemple. Il a débuté en Allemagne où sont suivis 16 000 patients et se poursuit en France à travers les deux études cliniques PIMPS (CH Pontoise) et OSICAT (CHU Toulouse).
A Castres, on ne parle que de décloisonnement, de « living labs », ces espaces où l’on co-construit les produits avec les patients et les PS et où l’on teste les solutions. L’école d’ingénieurs ISIS (Informatique et système d’information pour la santé) qui accueille l’Université d’été dans ses locaux en possède d’ailleurs un.
Le Pr Odile Boespflug-Tanguy évoque son partenariat avec la société IOT-EZ dans le cadre du projet Hanoc (soutenu par Kyomed) pour évaluer la capacité motrice d’enfants atteints de maladies neuro-dégénératives en utilisant des objets connectés du marché.
Ancrée sur le terrain avec 260.000 collaborateurs sur 17.000 points de contact, La Poste apporte sa pierre humaine à l’édifice e-santé : ses facteurs assermentés peuvent installent le matériel (hub numérique), expliquer le fonctionnement, apporter des tests de dépistage (opération Carsat en Limousin pour le test du cancer colorectal) ou des médicaments ; et son service Docapost est hébergeur de données de santé.
Harmonie Mutuelle a fait part de l’utilisation par ses salariés (20% sont inscrits) du site Betterise qui réussit à fidéliser ses utilisateurs (12 500 inscrits adhérents) en leur envoyant quotidiennement des messages bienveillants et hyper personnalisé pour les encourager dans leur programme santé (arrêter le tabac, perdre du poids ou autre…).
 

Qui dit technologie ne dit pas forcément transhumanisme, heureusement

Une technologie « humaniste « en quelque sorte pour revenir au thème choisi cette année et dont le point d’orgue fut certainement la table-ronde passionnante réunissant le Pr François berger, neuro-cancérologue, François Viella, professeur de droit (Montpellier) spécialiste de bioéthique et Jean-Michel Besnier, philosophe. Pas vraiment un débat car les trois intervenants sont convaincus que le transhumanisme n’est qu’un courant d’opinion rassemblant les personnes qui considèrent que les sciences et les technologies sont capables de répondre aux attentes de l’homme et tentent d’imposer la nouvelle norme du surhomme, pour qui la maladie est une « panne ». « C’est un système d’annonce » dit le philosophe qui dénonce un monde technologique où la conscience est un handicap. « Cela relève du neuro-charlatanisme » s’insurge le médecin. « Il faut avoir le courage de ses convictions, conclut le juriste, nous proposons de nous arrêter. On prendra du retard, et alors ? »

Un dynamisme régional ouvert aux start-up santé

Il n’y aurait pas l’Université d’été sans  le dynamisme de Castres-Mazamet Technopole et de son réseau de contacts, Pierre Fabre en tête, et bientôt de start-up e-santé, avec un concours d’implantation à la clé (ouvert jusqu’au 30 septembre). Lauréate l’an dernier, Start Track, application spécialisée dans l’analyse des paramètres physiologiques (30) et environnementaux pour adapter son effort en fonction de son état de santé, est aujourd’hui installée à la pépinière l’Arobase.

castres ambiance

La remise des Trophées de la e-santé (dix au total) pendant l’Université participe de cette ébullition. Le Grand Prix est allé à JokkoSanté, une pharmacie communautaire virtuelle présentée par Sensys solutions (Sénégal), le Coup de Cœur à Noa, compagnon connecté et ludique des enfants asthmatiques (Université de Nantes) le prix des internautes et le prix de la Télémédecine à Oscult, échographe de premier niveau sur iPad à destination des praticiens non spécialistes de l’imagerie, etc. Voir le communiqué en PDF. Ce dynamisme et la convivialité des rencontres ne manquent pas de séduire les sponsors qui reviennent comme la société luxembourgeoise Tarkett en quête de partenaires pour utiliser son revêtement de sol connecté, détecteur d’activité, FloorInMotion.



Enovap, le vapotage connecté pour un sevrage nicotinique intelligent

 Pour certains « fumeurs », le nuage de vapeur a tout bonnement remplacé les volutes de la fumée de cigarette. Mais pour les six ingénieurs et entrepreneurs à l’origine d’Enovap, la cigarette électronique est un bon moyen de sortir du tabac à condition de gérer au mieux la concentration nicotinique.

Enovap face
Cela ressemble plutôt à une petite flasque d’alcool, à glisser dans la poche arrière du pantalon. Pourtant, celui ou celle qui la porte à sa bouche ne boit pas, il vapote. Enovap se veut un accessoire LifeStyle (plusieurs couleurs disponibles, couverture cuir..) même s’il fait fonction de cigarette électronique ; d’un genre un peu spécial puisque qu’elle met toute son intelligence à réguler la quantité de nicotine distribué au fumeur. 75% des vapoteurs continuent à fumer, explique Alexandre Scheck, président d’Enovap, car la gestion nicotinique de l’e-cigarette n’est pas bonne. On ne peut changer la concentration que lors du remplissage du réservoir, qui se fait tous les jours ou tous les deux jours.

Sortir du tabac par le plaisir

Le fumeur en cours de sevrage hésite à diminuer la dose trop vite. L’innovation d’Enovap, c’est de disposer de deux réservoirs, l’un rempli d’un liquide sans nicotine, l’autre avec nicotine. Le vapoteur suit sa consommation de nicotine sur son appareil ou sur l’application smartphone et peut la régler en fonction du besoin ressenti en nicotine : le fameux HIT, contraction dans la gorge procurant de la satisfaction. Les deux vapeurs se mélangent en plus ou moins grande quantité, de façon à obtenir la concentration souhaitée. C’est le Hit Control.
Un vapoteur qui connait ses besoins (un coup de pouce après le déjeuner ou lors d’un stress) va régler la dose en conséquence. Le reste du temps, il confie l’analyse aux algorithmes d’Enovap. Les données de consommation sont récupérés (transmission bluetooth vers le smartphone) et les besoins en nicotine sont anticipés automatiquement avec un sevrage progressif tout en douceur, en fonction de l’analyse des habitudes du fumeur. L’application fait aussi office d’accompagnateur.

Comme l’explique le Pr Bertrand Dautzenberg, pneumologue à l’hôpital Saint Louis « on peut sortir du tabac par le plaisir. Le rôle du soignant est de supprimer l’envie de fumer ». Une étude clinique pour démontrer l’efficience du concept Enova devrait commencer sur le terrain début 2017 auprès de fumeurs accompagnés par des médecins tabacologues soit avec des méthodes classiques, soit avec une cigarette électronique classique, soit avec Enovap et son application smartphone.
Enovap, qui a déjà reçu une médaille d’or au Concours Lépine et plusieurs prix, n’est pas encore sur le marché mais a déjà testé des prototypes fonctionnels. La start-up a lancé une campagne de crowdfunding sur Wellfundr qui s’achève le 26 avril. L’objectif est de commencer à livrer courant décembre à la fois les précommandes liées à la campagne de crowdfunding et les canaux de distribution. C’est en effet le plus souvent en début d’année que l’on prend les bonnes résolutions, parmi lesquelles, celle d’arrêter de fumer…

https://www.enovap.com/fr      A partir de 122 euros en précommande



Trophées de la santé mobile et attentes des médecins (et de leur Ordre)

 La santé mobile a depuis trois ans en France ses Trophées*, organisés par dmdSanté mais pénètre encore difficilement les cabinets médicaux. Au risque de laisser les médecins sur le bord de la route, derrière leurs patients. Pour guider ces médecins qui se trouvent à la croisée des chemins, à reprendre la main, le CNOM avait organisé le 16 février un débat sur « la santé dans la société de l’information et de la communication ». Essai de synthèse de diverses réflexions entendues ici et là.

Aux trophées de la Santé Mobile, le 8 février, il y avait aussi des ateliers et on a parlé économie de la santé connectée en constatant que les politiques avaient pris la mesure des enjeux et qu’il existait de nombreuses sources de financement des start-up. Restaient entière les questions de l’adoption de ces technologies et de leur usage au quotidien par les professionnels de santé et les patients. La validation et la mise en place des pilotes est trop lente comparé au temps de l’évolution technologique. On a ainsi appris incidemment lors du débat du CNOM qu’en région Rhône Alpes, 150 médecins allaient équiper leurs patients ayant des problèmes cardiaques avec balance, bracelet d’activité et tensiomètres connectés (projet Pascaline, Parcours de santé coordonné et accès à l’innovation numérique). Ceci dans le cadre des Territoire de Santé Numérique. Mais les appels d’offre sont encore en cours.

Les jeunes médecins confiants

Pourtant la prescription et la dispensation seraient en passe de devenir une réalité chez une partie des jeunes médecins et pharmaciens. Selon une enquête réalisée par le Lab eSanté en partenariat avec MedPics (site de partage de photos médicales), Le Moniteur des Pharmacies et Stagium*, 25% des jeunes médecins et dévoilée aux trophées, 29% des jeunes pharmaciens déclarent avoir déjà conseillé une application mobile ou un objet connecté de santé. Et surtout ils considèrent à 78% pour les médecins et à 84% pour les pharmaciens qu’à l’horizon 2020, ce sera monnaie courante. Eux mêmes équipés à 98-99% en smartphone et aussi en tablettes (77% des jeunes médecins et 59% des jeunes pharmaciens), ils sont utilisateurs d’application mobile de santé (à 94% chez les médecins et à 77% chez les pharmaciens). Toutefois les jeunes médecins utilisent plus leur mobile pour cherches de informations sur le web que les pharmaciens (86% contre 66%) et ceux ci sont en revanche plus utilisateurs de réseaux sociaux (63% contre 45%). Les jeunes médecins ont une vision plutôt positive de la santé connectée quant à l’amélioration de la relation avec les patients (44%).

Pour une application "souple" de la déontologie en matière d’information du public

Au CNOM, le Dr Jacques Lucas, rappelle que 70% des médecins pensent qu’il faut intégrer le numérique dans l’organisation des soins, et tout à son « devoir de pédagogie » il invite ses confrères à prescrire des apps. Pour le délégué général aux systèmes d’information en santé du CNOM, une partie du problème vient du fait que déontologiquement, le médecin est toujours sur le fil du rasoir dès lors qu’il fait de l’information au public car cela peut être envisagé comme de la pub indirecte. Or c’est bien le médecin qui est considéré par la société comme la première source fiable d’information santé. « Si les médecins ne prennent pas leur place légitime, elle sera prise par d’autres », renchérit Catherine Lenain, chargée de la déontologie à l’autorité de la régulation professionnelle de la publicité qui a plaidé pour un « droit souple » dans ce domaine.
Concrètement, l’Ordre s’est positionné auprès du ministre de la santé pour être co-constructeur, avec les patients d’ailleurs, du futur service public d’information en santé inscrit dans la loi de santé. Le CNOM avait organisé ce débat pour nourrir sa prochaine publication (avril) sur « les repères déontologiques concernant le médecin dans la société de l’information et de la communication ». Y intégrera –t-il aussi la parole du Dr Alain de Broca, auteur de « soigner au rythme des patients », venu jouer les philosophes et rappeler que les patients réclament d’abord de la relation humaine et qu’il faut éviter que « le numérique ne constitue un hygiaphone délétère ».

*Les Trophées ont récompensé My eReport, une manière très simple et très rapide de déclarer des effets indésirables, Novi-Chek de Roche Diabetes Care, Mon Coach Douleur de Takeda qui permet au patient cancéreux de communiquer à son médecin une synthèse de ses épisodes douloureux, e-pansement, réalisation d’un infirmier déjà récompensée mais qui continue à bien évoluer et fait l’unanimité. La balance Web Coach Pop de Terraillon et le tensiomètre iHealth Feel (BP 5) ont obtenu les Trophées objets connectés. Des valeurs sûres.

**Enquête auto-administré sur le web auprès de 545 jeunes médecins et pharmaciens de moins de 35 ans. Des médecins de la 4e année aux jeunes médecins remplaçants ou installés depuis moins de 5 ans, les pharmaciens titulaires depuis moins de 5 ans.



Doc’nDoc : trouver un remplaçant/ remplacement en deux clics

Des sites de petites annonces médicales, il y en a beaucoup. Mais Doc’nDoc est « le premier réseau professionnel de remplas par mise en relation directe », annonce le Dr Pascale Karila-Cohen, installée comme radiologue (après trois ans de remplacement) et fondatrice de ce nouveau site. Les annonces, il faut les parcourir sans savoir si l’on trouvera ce qu’on cherche, alors que sur Doc’nDoc, le résultat est immédiat car il fait du matching (de l’anglais to match, faire se rencontrer). Le matching est notamment pratiqué sur les sites de rencontres et sur certains sites de recrutement.

Découvert aux cours des Trophées de la santé mobile (8 février), ce site est particulièrement simple, reposant sur l’intuition d’un médecin qui a connu la galère des remplas.
Le remplaçant s’inscrit gratuitement et renseigne quelques informations sur son profil, son adresse, s’il veut bien travailler hors de sa région, ses disponibilités.
Le médecin à remplacer s’inscrit lui aussi en indiquant adresse, type de cabinet, période souhaitée. Dès l’inscription enregistrée avec la période de remplacement, l’algorithme de matching se met en action et lui propose les remplaçants correspondants. Il reçoit aussi un mail et bientôt un SMS (future version du site). Pour visualiser ces contacts, il devra acquérir des crédits et dépensera 25 euros/contact visualisé. Lorsque le contact est visualisé, la disponibilité du remplaçant se bloque automatiquement et l’offre de remplacement du médecin également. Le remplaçant a 72h pour accepter ou décliner le remplacement. Si le remplaçant le refuse, les crédits sont reversés au médecin qui a fait l’offre. On ne paye que si on s’en sert. Et pour le moment, on ne paye rien car le site n’a pas encore toutes ces fonctionnalités. Comme le développement d’une messagerie permettant des échanges entre remplaçant et remplacé, pour vérifier les affinités. A terme est également prévu un système de notation…

Inscrivez-vous, c’est gratuit (pour le moment)

Le site, tout débutant, compte 1200 médecins inscrits , généralistes pour deux tiers et radiologues pour le tiers restant. Remplaçant et remplacés à part égale. Car il n’y a pour le moment que deux spécialités concernées. Le reste suivra…ainsi que les gardes. Il faut souhaiter à ce site d’avoir rapidement beaucoup d’inscrits (profitez-en, c’est gratuit et ça marche déjà) pour prendre l’ampleur nécessaire et sortir sa nouvelle version. Et apporter enfin, une solution à l’éternel problème du remplaçant à trouver, surtout en urgence.

www.docndoc.fr



Santé mobile et connectée : Health Shapr donne vie aux projets des professionnels de santé

Vous êtes médecin (ou professionnel de santé en général) et vous pensez avoir l’idée de l’application géniale que vous n’avez trouvée nulle part ou de l’objet connecté que tous vos confrères attendent ? Vous avez déjà un début de développement que vous voulez rendre professionnel ? Vous ne savez pas comment trouver des conseils, un financement, un développeur ?

Rendez-vous sur HealthShapr. Ce « programme de portage des innovations en santé mobile et connectée », premier du genre repose sur le partenariat de Wellfundr, un site de financement participatif (ou crowdfunding) dédié à la santé, d’IBM et de sa plate-forme d’outils Bluemix (dont des outils d’analyse cognitive issus de Watson), de Mauna Innovation (accompagnement global), d’Ova Design, de DMD Santé. Dès que votre projet est en ligne (sous forme d’un Powerpoint par exemple), tous ces experts se donnent 72 heures pour l’examiner et vous répondre. Un projet retenu sera ensuite budgétisé et accompagné jusqu’au prototype. HealthShapr se rémunère sur la campagne de financement de Wellfundr (à hauteur de 6%) mais ne conserve aucune propriété intellectuelle sur les projets. C’est en faisant le constat que les PS ne manquaient pas d’idées mais de temps pour les « industrialiser » que s’est lancé Health Shapr. Le programme est aussi ouvert aux patients mais le projet sera toujours examiné par un médecin.

Startupers médecins à vous de jouer !

http://healthshapr.com/



Salons de médecine : vus sur les stands des éditeurs

 Buzz Medecin s’est rendu le 1er octobre aux journées nationales de médecine générale à la Grande Arche de la Défense et le 8 aux entretiens de Bichat au Palais des Congrès. A la rencontre des éditeurs de logiciels et des services de rendez-vous en ligne présents.

Sephira revient dans les deux salons. Le leader de la télétransmission « autonome » avec Intellio présente de nouvelles offres, parce qu’il n’est plus envisageable aujourd’hui de télétransmettre sans gérer un dossier médical. Le Pack Sephira tout en un comprend donc le terminal Intellio et ses services plus Medicawin pour 9,90 euros/mois la première année (59 euros/mois ensuite) avec 190 euros d’installation formation et un engagement de 24 mois. Medicawin est quasiment offert. Une politique payante puisque Medicawin compte 3800 utilisateurs. Sa nouvelle version doit sortir avant la fin de l’année et l’éditeur qui a racheté le logiciel en ligne Ubinect destinés aux paramédicaux, s’intéresse de près à de nouvelles solutions en mobilité.

Sur le stand de CLM (présent dans les deux salons), on fait le point sur les nouveautés pour Crossway, Mediclick et MLM. Comme l’intégration de la messagerie MSSanté depuis juillet avec indication des correspondants abonnés. Pour l’envoi d’un document, c’est aussi simple de l’envoyer dans le DMP que sur MSSanté. Ma comptabilité libérale en ligne, c’est bien pratique pour travailler de chez soi, nous fait-on remarquer. L’œil est attiré par la présence du nouveau lecteur eS-KAP-Ad de Kapelse. Homologué en avril dernier, il est en test chez CLM et les retours sont bons. C’est un TLA complet pouvant emporter toute la CCAM. Pour le moment il n’est homologué que pour les paramédicaux en TLA réduit mais devrait l’être aussi bientôt pour les prescripteurs, en TLA complet. Prochain test dans Buzz Medecin.

 

Aux entretiens de Bichat, Fabrice Greenbaum affiche comme toujours un large sourire sur son stand partagé avec Eolys (dont l’ECG et le spiromètre sont intégrés à Weda). Son hébergeur Zayo vient d’être enfin agréé comme hébergeur de données de santé pour Weda. Et sa solution de télétransmission Vitazen intégrant le module Pyxvital a reçu l’agrément du CNDA. " Nous sommes en train d’intégrer MSSanté et avons réalisé une synchronisation automatique pour les tablettes avec un Mac et un PC".

Site Web et agenda en ligne gratuits

Toujours aux entretiens de Bichat, les stands des services de rendez-vous en ligne Doctolib et  Mon Docteur sont séparés par un stand de labo. Chacun affiche sa croissance. Doctolib : « nous avons 5000 médecins inscrits et 500 de plus chaque mois. Mon Docteur (groupe Lagardère) est aussi dans la course pour gagner des utilisateurs. Aux JNMG, la solution de gestion des rendez-vous Medbox (qui va changer de nom prochainement) espère se détacher en tête en offrant gratuitement un site Internet de 3 pages et un agenda en ligne ouvert aux patients, à tous les médecins. « Notre objectif est d’aider tous les médecins qui en ont envie à se lancer sur le web pour répondre aux besoins de leurs patients » explique le Dr Julien Pourcel, concepteur de Medbox. La société espère que ces nouveaux clients prendront ensuite ses services payants : rappel par SMS et surtout son répondeur téléphonique intelligent qui gère toutes les télécommunications du praticien 24h sur 24 et 7jours sur 7. C’est ce qu’Hellodoc avait fait en son temps avec son module de télétransmission gratuit. Cela ne lui a pas trop mal réussi !



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