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Vik Sein, chatbot compagnon virtuel, dans le cancer du sein

Réalisation concrète de l’avancée de l’intelligence artificielle dans le domaine de la santé, le chatbot Vik Sein accompagne les femmes atteintes de cancer du sein et leur entourage.

Pharmacien, Benoit Brouard a commencé par réaliser des applications pour smartphone alors qu’il était encore interne… dont infectioguide. Voir l’article de 2013 
Mais les applications ont moins la cote…En effet, 65% des utilisateurs de smartphone n’en téléchargent aucune et 84% des téléchargements ne sont utilisés qu’une seule fois.. la tendance, ce sont les messageries instantanées type WhatsApp ou Messenger qui depuis 2015 ont même depassé les réseaux sociaux en fréquentation.
« Avec notre société Wefight*, nous nous sommes donnés pour tâche de mettre l’intelligence artificielle au service de la lutte contre le cancer et sans rien avoir à télécharger. Nous avons choisi la technologie du chatbot pour accompagner les patientes à leur domicile sachant que d’ici à 2020, 50% des chimiothérapies seront orales. » Les chatbot, ce sont les assistants virtuels de plus en plus utilisés par les services clients en ligne des entreprises ( opérateurs internet par exemple).. Un de leurs atouts est de s’intégrer dans les messageries instantanées.
Vik Sein est né d’une collaboration avec « Mon réseau cancer du sein » qui a apporté son expertise patients et proches autour du cancer du sein et souhaitait un moyen de rompre l’isolement pour les personnes qui n’ont pas envie de s’inscrire sur un forum de discussion. Il suffit de chercher « HelloVikSein » dans Messenger et le dialogue peut commencer.
Doté d’une solide base de données validées par des professionnels de santé et mis à l’épreuve par 30 bétatesteurs du réseau, Vik Sein répond aux questions dès l’annonce de la mauvaise nouvelle, va proposer des informations et donner beaucoup de conseils pratiques (les questions à poser au médecin avant une opération par exemple). C’est aussi un soutien pour les proches.

Observance et pharmacovigilance

VikSein peut envoyer des messages de rappel pour la prise de médicament et partager automatiquement avec le médecin traitant un résumé des effets secondaires enregistrés ( le tableau de bord médecin sera opérationnel en janvier).
La patiente peut aussi signaler des effets secondaires vers les sites de pharmacovigilance.
Une étude clinique sur l’influence de Vik Sein sur l’observance va être lancée.
« Nous voulons travailler avec des outils validés par des publications » souligne Benoit Brouard

*Wefight est labellisée « Oncoentrepreneur » par Cancer Campus à l’Institut Gustave Roussy et soutenue par la French Tech



En Rhône-Alpes, des patients sont suivis depuis un an avec des objets connectés

 Mesurer l’impact de l’utilisation d’objets connectés au domicile de patients sur la qualité de leur suivi et sur la relation médecin patients avec recherche de la bonne organisation. Tel était l’objectif de l’expérimentation menée depuis octobre dernier en région Auvergne Rhône Alpes dont le premier bilan est globalement positif.

 balance

Les Drs Marcel Garrigou-Grandchamp, médecin généraliste, et Olivier Raspado, chrirurgien viscéral, élus URPS Médecins Auvergne Rhône Alpes sont les porteurs du projet Objets connectés qui s’inscrit dans le programme Pascaline (pour Parcours de santé coordonné et accès à l’innovation numérique) financé au titre de TSN (Territoire Santé Numérique). Un consortium (Gfi, Qualcomm Life, P2Link, IDS) et  trois objets sélectionnés : une balance et un tensiomètre de marque A&D Medical et un bracelet d’activité Sriiv de Fusion (sélectionnés après appel d’offre)

Insuffisants cardiaques, prévention de l’obésité, de l’hypertension et de la sédentarité, suivi de chirurgie bariatrique

Les patients insuffisants cardiaques, dont la soudaine prise de poids est révélatrice d’une décompensation cardiaque, se sont imposés comme pouvant tirer bénéfice d’un suivi en temps réel*. « On a beau leur fixer des seuils d’alerte, ces patients viennent voir leur médecin quand ils ont déjà pris trop de poids, parfois jusqu’à 8 kg, ce qui nécessite alors une hospitalisation. Avec la surveillance 24/24 que nous avons mis en place, nous en avons déjà évité quelques unes », explique le généraliste lyonnais.
Se sont ajoutés quelques patients suivis dans un cadre préventif pour l’obésité ou l’hypertension ainsi que des patients ayant subi une chirurgie bariatrique. Dont le chirurgien souhaitait suivre la perte de poids (dans ce cas, le modèle de balance installé autorise la pesée jusqu’à 250 kg !).

Des retours très positifs

On imagine la mobilisation nécessaire à un tel projet. Former un consortium technique pour assurer l’intégration, l’assistance et le pilotage avec installation d’un hub à domicile permettant la transmission automatique des mesures par bluetooth sans besoin d’un smartphone (Hub 2 net de la société Qualcomm Life, ) création d’une plate-forme par la start-up P2Link avec hébergement des données sur les serveurs agréé HDS de la société IDS. Co-construire le dossier des patients avec les professionnels de santé, libéraux et hospitaliers, généralistes et spécialistes qui recruteront les patients et recevront les alertes en échange d’une rémunération (un forfait pour indemniser leur participation aux enquêtes de suivi) . Engager des assistants techniques en informatique médicale (ATIM) chargés de contrôler les résultats transmis avant envoi aux médecins. Former les patients et les médecins. Une cinquantaine de balances ont été installées au domicile des patients, accompagnées selon les cas d’un bracelet d’activité ou d’un tensiomètre. « Les retours sont très positifs du côté des patients comme des médecins. Les médecins, dont l’agenda arrive la plupart du temps à saturation, se réjouissent de pouvoir espacer les visites des insuffisants cardiaques et mieux ajuster les traitements. Une consultation trimestrielle suffit là où une visite mensuelle était nécessaire.

Une expérimentation qui devrait se pérenniser

Le budget de l’expérimentation était bien sûr limité dans le temps mais la publication de l’article 91 de la LFSS 2017, la sortie des cahiers des charges pour la télésurveillance de plusieurs pathologies dont l’insuffisance cardiaque (voir précédent article de Buzz Medecin)  ainsi que la volonté affichée par les pouvoirs publics et la CNAM doivent permettre de pérenniser l’étude rhônalpine avec les forfaits proposés, analyse le Dr Garrigou Grandchamp . « Le nombre de patients encore à équiper est important ».

*Le réseau Cardiauvergne dirigé par le Pr Jean Cassagnes a montré sur cinq ans et 1500 patients inclus le bien fondé de la télésurveillance avec pese personne connecté : réduction importante de la mortalité des patients (3,45 contre 5,16) et diminution des 2/3 des hospitalisations.



Depistage de la BPCO : 300 généralistes équipés par la CNAM d’un spiromètre connecté à un PC

zMinispir_Light_SX_BLK 300 médecins généralistes de la Gironde, du Pas de Calais et de l’Essonne participent actuellement à une opération de dépistage de la BPCO menée dans ces trois départements pilotes par la CNAM en liaison avec la SPLF (Société de pneumologie de langue française) et la FFP (Fédération française de pneumologie). L’opération prévoit jusqu’à 700 médecins pour ce test qui pourrait ensuite être étendu à la France entière. La BPCO concerne en effet 3, 5 millions de personnes dont la moitié n’est pas détectées.

Des tests validés par des pneumologues référents

Les médecins volontaires s’inscrivent sur le site de la CNAM, vont suivre une formation dans leur CPAM et peuvent ensuite commander un spiromètre qui leur sera adressé gratuitement avec 30 turbines à usage unique. Ils reçoivent un Minispire Light de la société Mir qui a remporté l’appel d’offre.

Winspiro_Light_WH_FRA

Le spiromètre se connecte à un PC et le logiciel spécifique préalablement installé permet de recueillir les données de chaque patient.
Les premiers tests (7 à 8) sont télétransmis à la plate-forme du projet Pneumotel de la société MIR et validés par des pneumologues référents. De manière à s’assurer de la compétence acquise par le généraliste.
Cette « mesure de la capacité vitale lente et de l’expiration forcée, avec enregistrement » fait l’objet de l’acte spécifique GLQP012 de la CCAM, côté 40,28 euros. Ce qui couvre amplement les frais des nouvelles turbines (2 euros environ la turbine) à commander pour continuer à pratiquer le dépistage au delà de la période de test.



Kligo : les mesures d’examen directement dans votre ordinateur via des appareils connectés

Utilisez des objets connectés en consultation et vous gagnerez du temps ! C’est en tout cas le message des concepteurs de Kligo, une solution comprenant un logiciel interface léger ainsi qu’une mini clé USB bluetooth à installer sur votre ordinateur. Un pack incluant des dispositifs médicaux connectés accompagne l’offre.

La clé USB récepteur bluetooth récupère automatiquement les signaux bluetooth émis par les dispositifs médicaux connectés tels que tensiomètre, balance, oxymètre, glucomètre, thermomètre. Lorsque le logiciel métier du médecin a intégré Kligo, les mesures arrivent directement dans ses dossiers patients. Dans le cas contraire, les mesures arrivent sur l’interface du logiciel Kligo et le médecin n’a plus qu’à effectuer un copier coller.  Les données du patient ne sont pas récupérées sur des serveurs mais restent en local dans l’ordinateur du médecin.

Sur notre photo prise sur le stand de Kligo à HIT pendant la Paris Healthcare week (16-18 mai), Yacine Remini  co-fondateur de Medeo effectue un transfert de IMG_4297mesure de tension vers l’ordinateur.

Une interface non propriétaire

Outre le fait que les données du patient restent stockées chez le médecin, l’avantage de l’interface Kligo, c’est de ne pas être propriétaire. Les appareils connectés peuvent donc être de marque différente. Pour assurer cette interopérabilité, la start-up interface une dizaine de marques de dispositifs professionnels (A&D, Omron, Cardioline, Andesfit, Fora, etc.) comme des tensiomètyres, balances, glucomètres, etc. et en octobre 2017 dermatoscope, otoscope et iriscope.
Du côté des éditeurs, quelques logiciels comme AlmaPro, Medimust, MagicMed (Shaman et Med’Oc en cours)…ont intégré Kligo et Medeo assure être en contact avec d’autres éditeurs. Fondée par deux jeunes diplômés en innovation et un médecin généraliste, Medeo n’est encore qu’une start-up lyonnaise de 4 salariés soutenue par BPI France et des investisseurs privés.
Présentée aux Journées Nationales de Médecin générale en 2016, Kligo s’est vu décerner la mention « Meilleure application médecin généraliste » de l’année par un jury de professionnels. Mais c’est le succès de cette initiative auprès des médecins qui lui donnera du poids pour des négociations futures. Pour inviter les médecins à découvrir les avantages des dispositifs connectés, Medeo diffuse donc des packs incluant ces appareils*.

Suivi du patient à domicile

La prochaine étape, c’est "le suivi du patient à son domicile avec l’intégration directe des mesures dans les dossiers patients, explique le Dr Jean-Marie Bournazel, médecin généraliste, co-fondateur de Medeo. Une solution mobile de télésurveillance est en développement.
« Nous attendons avec impatience les avancées de l’ARS sur ces sujets »

*Medeo diffuse un pack découverte avec un tensiomètre et une balance connectés. Ainsi qu’un pack Expert comprenant 5 dispositifs. Disponibles en ligne sur www.kligo.fr ou 08 05 69 22 33
Voir aussi www.medeo-health.com



Philips France mise sur l’innovation, pour une vie en meilleure santé, de la prévention aux soins

En prélude à sa participation à la Paris Healthcare Week (16-18 mai, Porte de Versailles) où seront présentées plusieurs innovations, Philips France a dévoilé à la presse les nouveaux axes de sa stratégie santé qui passe par de nombreuses innovations dont Lumify, une sonde d’échographie connectée à un smartphone.

Depuis la séparation avec sa filiale Philips LIghting (son activité historique d’éclairage), introduite en bourse en 2016, la vénérable Royal Philips, 125 ans d’existence, se consacre exclusivement au bien-être et à la santé. Sur ce dernier secteur, il faut prendre désormais en compte les contraintes budgétaires alors que la demande de soins augmente ainsi que la nouvelle donne du digital avec des consommateurs et des patients plus informés. A cette problématique, Philips veut répondre par l’innovation, « clé d’une vie meilleure » selon le président de Philips France, David Corcos.
La nouvelle stratégie prend en compte le continuum de la vie saine à la santé à domicile selon quatre axes :
- Garder les gens en bonne santé.
Philips propose des produits d’hygiène bucco-dentaire, un mode de cuisson pour une cuisine saine, des purificateurs d’air, des appareils de luminothérapie.
- Inventer des équipements pour un diagnostic de précision, plus précoce.
En fusionnant par exemple les images provenant de sources différentes. Ainsi Philips IntelliSite Pathology, une plate-forme facilitant le diagnostic en oncologie avec intégration de l’anatomopathologie.
Ou pour les urgences, le système Minicare : une goutte de sang posée sur une petite cartouche clipsée sur un dispositif d’analyse qui tient dans la main et communique avec une plate-forme distante. 10 minutes plus tard le résultat s’affiche sur l’écran il peut être transmis aux urgences par exemple.
S4-1 Hand_phone_composed A noter aussi l’arrivée sur le marché français de Lumify, une sonde d’échographie connectée à un smartphone, incluant des outils d’interprétation. Mobile et d’utilisation simplifiée, l’échographe devient un outil diagnostic de première intention.
- Mieux traiter avec des techniques opératoires micro invasives guidées par imagerie
- Accompagner le retour à domicile et le suivi des maladies chroniques.
Déjà présent dans l’assistance respiratoire, Philips va apporter demain des patches pour des examens biologiques à domicile. Philips a identifié plusieurs applications. Un patch pour la troponine marqueur des atteintes cardiaques est en cours de marquage CE. Autres pistes, le comptage des globules blancs pour les patients en chimiothérapie pour éviter certains déplacements à l’hôpital. Encouragé par la publication du cahier des charges pour le télésuivi de quatre affections chroniques dont l’insuffisance respiratoire et l’insuffisance cardiaque, Philips va lancer en France ses offres de télésurveillance dont il est un des leaders aux Etats Unis où les résultats sont très probants (diminution d’un tiers des couts de prise en charge avec Banner Home Care).
« Le développement logiciel représente 70% de la recherche-développement » souligne Frédéric Bouvier, directeur de la stratégie.

Conseil en analyse stratégique et expérience patient

On ne s’étonne pas que Philips ait ouvert fin 2016 en France son cabinet de conseil d’analyse stratégique « Philips Conseil France » pour tous les sujets où la société n’aura pas à concourir à un appel d’offres, pour d’évidentes raisons de conflits d’intérêt. D’ailleurs, lors des contrats passés avec les hôpitaux, il ne s’agit plus aujourd’hui de vendre des équipements mais d’offrir de la gestion de parc avec des paiements à l’usage ou à la valeur et même d’investir dans le système de soins. Pour établir des partenariats stratégiques à long terme. A l’image de GOPI (Gestion optimisé du parc d’imagerie) qui vient d’être passé avec les Hospices civils de Lyon. Autre objectif de la compagnie néerlandaise, la prise en compte de l’expérience patient. Ainsi a été mis au point un masque plus confortable pour améliorer l’observance dans le traitement de l’apnée du sommeil ou un écran vidéo et de la musique pour détendre les patients subissant un examen d’IRM.
Une expérience patient réussie ne peut qu’améliorer la qualité des soins.

 



Hellocare, le téléconseil médical vidéo sur smartphone

 

 Lancé il y a quelques mois, Hellocare, service de téléconseil médical en vidéo, vient de lever un million d’euros auprès de P. Factory accélérateur de start-up en Provence pour assurer son développement. C’est dire les ambitions de la start-up.

Pour le Dr William Benichou, généraliste entrepreneur qui n’en est pas à sa première société, l’idée est venue avec les patients qui appellent leur médecin traitant au téléphone. « La première fois que j’ai envoyé une ordonnance avec FaceTime pour une pathologie ORL, j’ai réalisé que j’avais fait un acte médical à distance via mon iPhone. J’ai compris que le smartphone était un instrument pour la télémédecine. ». A cette intuition première s’ajoutent plusieurs constats : demande des patients pour une médecine connectée, équipement massif des médecins en smartphone et tablette, désertification médicale en hausse. La rencontre avec Mathilde Le Rouzic, « Tech entrepreneur » depuis 2004, fondatrice de plusieurs sociétés et conseiller de start-up, sera décisive. Tous les deux sont convaincus que la France est en retard sur ses voisins européens et n’est que peu perçue par les éditeurs du domaine de la santé comme un pays favorable au développement des applications e-santé, loin derrière le Royaume Uni et l’Allemagne (16% contre 55% et 41%).

La société est créée en juillet 2016. Le 30 janvier dernier sortait l’application de téléconseil médical vidéo Hellocare. Première version. La 2ème vient de sortir.

Pour des soins de premier recours

HellocarePour le patient, l’appli est gratuite (iOS et Android). Il faut s’inscrire, renseigner un certain nombre d’indications . Un code de sécurité est envoyé. On se connectera ensuite avec son numéro de mobile et un code secret à 8 chiffres. Le télé conseil est facturé 29 euros (en utilisant la carte bancaire) mais jusqu’au 31 aout 2017, l’inscription au service donne droit à 3 appels gratuits, touche « parler à un médecin ».
Le service est conçu pour être utilisé pour des soins de premier recours. Hellocare garantit la mise en contact avec un médecin dans le quart d’heure partout dans le monde de 7H à 22H depuis son mobile ou sa tablette. Et en vidéo. « Nous avons développé notre propre application sécurisée sur le modèle de Face Time ». Le médecin utilise une tablette ou un ordinateur et reçoit les champs renseignés au fur et à mesure. L’équipe compte actuellement 8 personnes dont un médecin salarié. La levée de fonds doit permettre à Hellocare de se faire connaître auprès des patients et de se mettre en phase avec les objectifs de développement. De nouvelles fonctionnalités sont en effet prévues : un « chabot » pour checker ses symptômes, un carnet de santé en ligne (stocké chez un hébergeur agréé pour les données de santé), une prise de rendez-vous avec des médecins spécialistes, la possibilité de récupérer l’ordonnance chez le pharmacien. « Nous allons aussi constituer un comité scientifique, explique le Dr Benichou, pour évoluer progressivement vers la téléconsultation avec envoi d’ordonnance. Installée à La Ciotat, Hellocare mise sur 15 000 utilisateurs actifs pour la fin 2017 et un pool de 40 médecins. La phase de recrutement est commencée.
Une ARS est intéressée. Pour la prise en charge de telles téléconsultations plusieurs solutions sont à l’étude. « Un médecin traitant pourrait parfaitement offrir une telle option à ses patients ». souligne le Dr Benichou

https://hellocare.com



La télémédecine prend « actes » pour les médecins libéraux et certains de leurs patients

Un acte de télé-expertise et un acte de téléconsultation au service des patients des EHPAD (650 000 personnes dépendantes) viennent d’être introduits par un avenant à la Convention le 1er mars. Si l’on y ajoute la publication en décembre de l’article 91 de la LFSS 2017 et du cahier des charges pour la télésurveillance de trois pathologies chroniques et des forfaits y attenant, et fin avril de celui de la télésurveillance du diabète, on peut dire que la télémédecine s’apprête à pénétrer dans les cabinets libéraux. Et ce durablement puisque Nicolas Revel, directeur général de la CNAMTS, compte ouvrir en 2018 une négociation conventionnelle sur la télémédecine pour faire entrer les actes de téléconsultation et de téléexpertise dans le droit commun et non plus dans un cadre expérimental.

TDT à 15 euros entre confrères

Pour la CNAMTS, il s’agit bien, comme toujours, de faire des économies. L’entrée d’un patient en EHPAD se traduit pour 46% des pensionnaires par un changement de médecin traitant (chiffre extrait du rapport « Charges et produits 2017 »). Une télé-expertise assurée par l’ancien médecin traitant sollicité à distance (par téléphone par exemple) par le nouveau avec l’accord du patient permettrait une meilleure coordination des soins, en particulier pour les prescriptions. Voilà donc posé un acte de télé-expertise dénommé TDT (Télé-expertise Dossier Traitant) valorisé 15€ et facturé par les deux médecins traitants, l’ancien et le nouveau. Le TDT pourrait concerner 80 000 personnes par an.

La téléconsultation plus « rentable » que la consultation pour le médecin

L’avenant introduit également un acte de téléconsultation au service des 650 000 personnes résidant en EHPAD qui sera rémunéré un C ou un CS (TTE). Pour éviter les déplacements délicats ou des hospitalisations inutiles. La téléconsultation qui est menée en présence d’un membre du personnel soignant de l’établissement qui accompagne le patient, est appréciée des médecins qui la pratiquent car ils ne perdent pas de temps. Le patient est déjà prêt.
« Un dermatologue qui voit trois patients en une heure lorsqu’il se déplace à l’EHPAD en voit six par téléconsultation dans le même laps de temps », explique à Buzz Medecin, Michel Rioli, président de Télémedinov, un réseau de télémédecine qui couvre aujourd’hui 14 EHPAD en Vendée. Le retour d’expérience des « pionniers » (une dizaine de médecins sur 45 médecins concernés) sur les 331 consultations réalisées en 4 ans, est globalement positif. Au bout de 100 consultations un des établissements avait déjà divisé par deux son nombre de jours d’hospitalisations. Ce réseau comme celui de Télésanté Aquitaine qui a réalisé 500 téléconsultations, a déjà prouvé son utilité médico économique.
Comme l’a également indiqué, lors de la journée Catel Visio le 23 mars, le Dr Cécile Moisan, chirurgien vasculaire qui a initié des téléconsultations « plaies et cicatrisation » entre son hôpital à Saint Brieuc et le CH de Paimpol en a aujourd’hui réalisé 2000 au lit du patient :« Moi, je gagne 1h30 en trajet et durée de consultation  en examinant 6 à 10 patients en 40 mn, avec une image parfaite et accès au dossier paimpolais ; et la CNAM gagne les 104 € du trajet en ambulance."

Prescrire la télésurveillance rémunérée au forfait (pour quatre pathologies chroniques)

« Vous pouvez prescrire la télésurveillance et en assure r le suivi ». Ainsi le Pr Michel Galinier (Toulouse), promoteur de l’étude OSICAT a-t-il apostrophé ses confrères venus en nombre assister dans le cadre des Journées européennes de la SFC (société française de cardiologie), en janvier à une conférence sur le télésuivi des patients insuffisants cardiaques, organisé avec le soutien de Cordiva. « Il faut inclure des patients qui en ont besoin et qui peuvent se servir d’une machine ». Balance connectée + boitier de transmission dans le cas de Cordiva.
L’insuffisance cardiaque fait en effet partie avec l’insuffisance respiratoire et l’insuffisance rénale des trois pathologies chroniques pour lesquelles la DGOS (Direction générale de l’offre de soins) a ouvert le champ des expérimentations dans neuf régions avec un cahier des charges publié au Journal Officiel du 15 décembre dernier  Le cahier des charges pour la télésurveillance des diabétiques est arrivé fin avril 2017 Journal Officiel du vendredi 28 avril.
Des forfaits semestriels sont prévus pour les professionnels de santé effectuant la télésurveillance (de 36,50 à 110€ selon la pathologie), les professionnels de santé assurant l’accompagnement thérapeutique (infirmières principalement de 30 à 60€) et les fournisseurs de solution de télésurveillance et des prestations associés (de 225 à 300€, voire 375€ pour certains type de diabète). En sus une prime de performance est prévue pour les différents acteurs en cas de dépassement des objectifs collectifs de performance (-20% d’hospitalisation par exemple).
Pour la télésurveillance du diabète (limitée à certains types bien précis de diabète) le médecin spécialiste et le médecin traitant signent une convention de collaboration.
En pratique, rappelle le Pr Simon, pour Buzz Medecin, le médecin :
- doit faire une déclaration à son ARS comme quoi il va pratiquer la télémédecine
- doit le déclarer à son assurance
- doit s’inscrire sur une plate-forme
- la plate forme doit avoir un service d’accompagnement thérapeutique ou le médecin travaille en collaboration avec des infirmières (cas d’une MSP par exemple)
- il faut que la plate-forme ait un marquage CE, comme un dispositif médical
Cordiva, racheté par CDM e-health (filiale d’Air Liquide) et qui a pris le nom de Chronic Care Connect Cardiology, a étendu récemment à toute la France, dans le cadre du fameux article 36, ses services limités jusqu’ici aux expérimentations PIMS et OSICAT dont les résultats sont attendus pour la fin 2017.
Des industriels comme Orange Healthcare ou Etiam peuvent également proposer des plates-formes. Ce ne sont pas les seuls.

Il ne s’agit encore que d’expérimentations" mais à une plus large échelle. Et Nicolas Revel, directeur général de la CNAM, a expliqué lors du congrès de la FMF début juin qu’il compte ouvrir en 2018 une négociation conventionnelle sur la télémédecine pour faire entrer les actes de téléconsultation et de téléexpertise dans le droit commun et non plus dans un cadre expérimental. L’actuel gouvernement appelle à la généralisation et à un déploiement intensif. Cf le PLFSS 2018

(mis à jour octobre 2017)

Et on peut aussi consulter la rubrique télémédecine du site du ministère

 



VisioCheck, le tout-en-un de la télémédecine mobile

 Visiomed a dévoilé au CES 2017 de Las Vegas, VisioCheck, « première station de télémédecine mobile ». Le Dr François Teboul, directeur médical de Visiomed en a détaillé les fonctionnalités cette semaine, à Paris, pour la presse spécialisée.

Chez Visiomed, il s’agit moins de développer une gamme complète d’objets connectés santé * que de proposer des solutions au grand public comme aux professionnels de santé. Ses services intégrés à sa plate-forme de recueil des données médicales Bewell Connect, comptent selon Eric Sebban, fondateur de Visiomed, plusieurs milliers d’abonnés principalement des personnes à l’étranger ou des femmes avec des enfants en bas âge. Check-up (4,90€/mois) permet d’analyser ses symptômes (250 primo-diagnostics et des algorithmes issus du travail du Dr Loïc Etienne) pour juger de l’urgence et MyDoc permet d’obtenir un médecin au bout du fil.
A destination du milieu professionnel, Visiomed a aussi conçu My HealthBox qui permet au patient d’être suivi chez lui à distance après une hospitalisation ou selon un plan de soins que le praticien peut facilement modifier en fonction des alertes qui lui sont transmises. Doté de son propre module avec une carte Sim, le système est autonome n’exigeant pas de Wifi à proximité.

Développer la télémédecine en libéral

Teboul et visiocheckDévoilée au dernier CES (où Visiomed avait décroché un Innovation Award en 2016 pour son électrocardiogramme de poche MyECG), VisioCheck veut être la première station de télémédecine mobile. La « station » se présente comme un smartphone dédié (poids 300g) doté d’une riche connectique et d’une carte SIM. Communication par Wi-Fi, 2G,3G, 4G. Le capteur infra-rouge du thermomètre est inclus et tous les équipements ont été miniaturisés : l’ECG sept têtes, l’oxymètre de pouls, le tensiomètre brassard et le « dongle » MyGluco qui se connecte sur la prise jack (microphone) du VisioCheck. Une caméra pour une éventuelle visioconférence et une LED pour éclairer l’examen médical complètent le dispositif.
Les applications embarquées permettent de gérer les différents paramètres vitaux sur un seul visiocheckécran. Dans ce tout en un, le professionnel a également accès à la liste des dossiers patients avec historique et données patients. Les données seront transférées automatiquement au dossier médical électronique.
Visiomed a prévu un chariot ambulatoire pour l’utilisation en établissement. Mobilité au sein de l’établissement et mobilité en visite. Un équipement à partager par un cabinet groupé ou une maison de santé pluridisciplinaire et des urgentistes. Ou encore à installer dans l’espace confidentialité d’une pharmacie pour lutter contre la désertification médicale.
VisioCheck est en train de passer ses derniers tests métrologiques pour l’obtention de la certification CE comme dispositif médical de classe IIA. Il devrait être proposé autour de 2.500 euros à l’achat ou en location avec des services de 149 à 249 euros/mois.
« Avec VisioCheck, nous allons contribuer au développement de la télémédecine notamment via les professionnels libéraux, souligne le Dr FrançoisTeboul, qui n’hésite pas évoquer "un nouveau standard médical".

*MyGluco, lecteurs de glycémie, MyScale, gamme de balances et d’impédancemètres, MyOxy, l’oxymètre de pouls, MyTensio la gamme de tensiomètres, MyCoach, les trackers de sommeil et d’activité, MyTens, électrostimulateur, MyECG, électrocardiogramme de poche sans fil



Deuxiemeavis.fr veut trouver sa place dans le parcours de soins

Un stand au dernier congrès de la Société française de télémédecine avec un bon accueil des praticiens présents…Un an après la polémique déclenché par son lancement, le site deuxiemeavis.fr qui s’est donné pour objectif de rendre plus accessible l’obtention d’un deuxième avis médical dans les situations délicates, estime avoir sa place dans le parcours de soins.

Parce que le service a un coût – 295 euros par avis pour ceux qui n’ont aucune prise en charge (notamment les patients à l’étranger)-, les trois fondatrices de fondateursdeuxième avis s’étaient vu taxer il y a un an de vouloir tirer du profit de la détresse des malades… Pour les trois fondatrices, la création de ce site, avec le soutien financier d’un fond à impact social, s’inscrit au contraire dans la suite logique de leur engagement pour l’accès aux soins de tous. N’ont-elles pas créé en 2010 l’association CoActis Santé et été à l’initiative de santé BD pour sensibiliser à l’accès aux soins des personnes handicapées ? Comme souvent le cas, c’est une difficulté personnelle, la nécessité de trouver un deuxième avis avant l’opération d’un enfant pour une scoliose, qui a été le déclencheur de leur nouvelle initiative. « Notre ambition, explique Pauline d’Orgeval, l’une des co-fondatrices, c’est d’être un complément et de travailler en lien avec l’équipe de soins ». Dès l’origine, le site s’est doté d’un conseil scientifique de six professeurs et médecins de différentes disciplines ayant tous exercé des responsabilités dans les hôpitaux publics et présidé par le Pr Laurent Degos, professeur d’hématologie. « C’est le conseil scientifiques qui nous a aidé à définir les questionnaires et les résultats d’examens que doivent fournir les patients qui désirent un deuxième avis. Ce sont des dossiers médicaux complets qui sont fournis aux experts consultés. » Les dossiers sont archivés chez Grita, hébergeur de données de santé agréé. C’est également le Conseil scientifique qui a examiné les candidatures des médecins experts qui se sont proposés pour travailler avec deuxième avis. « Ils sont aujourd’hui 90 experts couvrant 240 pathologies. Nous avons eu beaucoup de candidats et même à notre surprise, des « grands pontes » qui pratiquent déjà cette activité de deuxième avis et se trouvent assaillis de mails de patients auxquels ils ne répondent pas face à des dossiers incomplets. Ils voient aussi des patients qui viennent de très loin pour les consulter. » Les experts ont bien sûr signé une convention avec le site, tenant compte des remarques de la Commission nationale des contrats du Conseil national de l’Ordre à qui le projet avait été soumis en 2015.

Un processus validé depuis un an et en cours d’évaluation

2avis pathoSur le site, il est possible de consulter en accès libre les fiches par pathologie. La création d’un compte sur deuxième avis se fait dans un espace sécurisé. Les patients ont accès à toutes les fiches des médecins experts. « Nous avons beaucoup de visites mais seuls 10% des visiteurs soumettent un dossier. » Le patient est incité à mettre dans la boucle le nom du médecin qui a donné le premier avis. Ainsi en cas de divergence, les médecins pourront prendre contact. L’expert s’engage à rendre un compte rendu écrit et signé dans les sept jours. « Dans plus de la moitié des cas, nous constatons que l’équipe soignante le reçoit également. C’est notre souhait de travailler en transparence, en complément du parcours de soins. » Dans 80 des cas, les avis convergent, le patient a obtenu une réassurance et peut commencer son traitement en toute confiance. Dans les 20% restants, nous incitons le médecin expert  à échanger avec l’équipe médicale traitante. Jusqu’à présent, nous n’avons eu que des patients satisfaits et nous travaillons à une évaluation du service par une équipe de recherche extérieur qui pourra donner lieu à une publication. »
Et de souligner que cette démarche sur le web, qui a fait polémique en France est courante à l’étranger. En Allemagne, où le 2ème avis est obligatoire, le site Medexo existe depuis plusieurs années ; parti de Barcelone en 1999, Advance Medical a des bureaux dans le monde entier ; aux Etats-Unis, les établissements et2avis les mutuelles proposent des services, pour des raisons souvent juridiques. «Au cours de cette première année, nous avons eu 20% de demandes provenant de l’étranger. En France, l’activité est restée modeste mais nous avions besoin de valider notre process. Notre objectif est de faire prendre en charge cette expertise par les mutuelles que nous sollicitons, puisque le remboursement de l’acte de télémédecine en est encore au stade expérimental. Nous commençons à être reconnus. Outre notre présence au congrès de télémédecine, nous avons notamment été invités à l’université de la CSMF dans la presqu’ile de Giens, à la journée e-santé organisée par Les Echos. Notre sérieux joue pour nous. Et les médecins commencent à parler de nous! »

www.deuxiemeavis.fr



Université d’été de Castres : le foisonnement de la e-santé

La 10ème université d’été de la e-santé a réuni plus de 600 personnes à Castres du 5 au 7 juillet. Buzz Medecin y a passé deux jours et rend compte du foisonnement d’initiatives et d’acteurs qu’on y rencontre.

goodies 1

Pour ses dix ans, l’UEES avait prévu un gâteau, quelques « e-goodies » et un peu de réflexion sur le thème très « tendance » du transhumanisme. Comme pour marquer une pause face à ces nouvelles technologies qui transforment la médecine et les relations médecins-patients, nous tous en fait… Les débuts de l’informatique en posture assise face à un écran et un clavier sont marqués par la culture de la chaise, rappelle Milad Doueihi, universitaire passé de l’histoire des religions à l’humanisme numérique, l’utilisation en mobilité a fait exploser les usages. L’informatique commence à façonner l’humain de façon inédite…

Simulation et réalité augmentée

Notre façon d’apprendre d’abord. Des fameux Mooc qui mettent à disposition les savoirs 24h sur 24 à la simulation 3D ou la réalité augmenté. On en a vu de brillants exemples avec les Mooc de Formatic Santé, la plate-forme Medicativ d’Interaction Healthcare et les démos « live ».

Castres demo
Le mannequin intelligent acquis par l’école d’infirmière permet de simuler une intervention Pompiers-SAMU-CHIC (acronyme du centre hospitalier intercommunal de Castres) sur un accident de moto. Le mannequin émet des gémissements : ‘j’ai mal, aidez moi docteur" et sera opéré. Le débriefing permet de vérifier qu’il manque le gel de l’échographe ! C’est surtout l’occasion de vérifier la bonne coordination des équipes.
Thalès a réalisé en trois mois une application utilisant des lunettes de réalité augmentée, en lien avec le CHU de Nice et pour aider un chirurgien à distance à réaliser une opération avec les conseils d’un expert. C’est encore un prototype. Ces lunettes comme les Google glass retirées du marché grand public trouvent des applications en médecine. Le SAMU de Toulouse en a acquis une paire avec la solution Xpert Eye de la société AMA dans le cadre du dispositif d’urgence mis en place pour l’Euro. Cela permet au centre SAMU d’avoir une vision de l’ensemble du champ des victimes et de pousser des informations vers le terrain.
En matière d’information du public, il ne faut pas négliger pour autant les fiches papiers. Le think tank Lab e-santé en a préparé 50 sur les notions de base ou plus avancés de l’univers de la santé numérique. Les PDF des premières fiches disponibles sont à consulter ici.
Voir LES_FICHES_. Idéales pour la salle d’attente du médecin.

Big Data Santé, coaching et suivi des pathologies

elie lobelElie Lobel, ancien directeur du pôle Projets de l’ASIP Santé aujourd’hui directeur d’Orange Healthcare a donné le coup d’envoi des présentations  sur les perspectives de la santé connectée en matière de suivi et de gestion à distance des maladies chroniques pour affirmer sa conviction l’analyse des données de santé-le Big Data Santé, est la clé pour diagnostiquer et prévenir.
Le programme de surveillance des insuffisants cardiaques Cordiva (groupe Alere), avec une balance connectée et une box, en est un bon exemple. Il a débuté en Allemagne où sont suivis 16 000 patients et se poursuit en France à travers les deux études cliniques PIMPS (CH Pontoise) et OSICAT (CHU Toulouse).
A Castres, on ne parle que de décloisonnement, de « living labs », ces espaces où l’on co-construit les produits avec les patients et les PS et où l’on teste les solutions. L’école d’ingénieurs ISIS (Informatique et système d’information pour la santé) qui accueille l’Université d’été dans ses locaux en possède d’ailleurs un.
Le Pr Odile Boespflug-Tanguy évoque son partenariat avec la société IOT-EZ dans le cadre du projet Hanoc (soutenu par Kyomed) pour évaluer la capacité motrice d’enfants atteints de maladies neuro-dégénératives en utilisant des objets connectés du marché.
Ancrée sur le terrain avec 260.000 collaborateurs sur 17.000 points de contact, La Poste apporte sa pierre humaine à l’édifice e-santé : ses facteurs assermentés peuvent installent le matériel (hub numérique), expliquer le fonctionnement, apporter des tests de dépistage (opération Carsat en Limousin pour le test du cancer colorectal) ou des médicaments ; et son service Docapost est hébergeur de données de santé.
Harmonie Mutuelle a fait part de l’utilisation par ses salariés (20% sont inscrits) du site Betterise qui réussit à fidéliser ses utilisateurs (12 500 inscrits adhérents) en leur envoyant quotidiennement des messages bienveillants et hyper personnalisé pour les encourager dans leur programme santé (arrêter le tabac, perdre du poids ou autre…).
 

Qui dit technologie ne dit pas forcément transhumanisme, heureusement

Une technologie « humaniste « en quelque sorte pour revenir au thème choisi cette année et dont le point d’orgue fut certainement la table-ronde passionnante réunissant le Pr François berger, neuro-cancérologue, François Viella, professeur de droit (Montpellier) spécialiste de bioéthique et Jean-Michel Besnier, philosophe. Pas vraiment un débat car les trois intervenants sont convaincus que le transhumanisme n’est qu’un courant d’opinion rassemblant les personnes qui considèrent que les sciences et les technologies sont capables de répondre aux attentes de l’homme et tentent d’imposer la nouvelle norme du surhomme, pour qui la maladie est une « panne ». « C’est un système d’annonce » dit le philosophe qui dénonce un monde technologique où la conscience est un handicap. « Cela relève du neuro-charlatanisme » s’insurge le médecin. « Il faut avoir le courage de ses convictions, conclut le juriste, nous proposons de nous arrêter. On prendra du retard, et alors ? »

Un dynamisme régional ouvert aux start-up santé

Il n’y aurait pas l’Université d’été sans  le dynamisme de Castres-Mazamet Technopole et de son réseau de contacts, Pierre Fabre en tête, et bientôt de start-up e-santé, avec un concours d’implantation à la clé (ouvert jusqu’au 30 septembre). Lauréate l’an dernier, Start Track, application spécialisée dans l’analyse des paramètres physiologiques (30) et environnementaux pour adapter son effort en fonction de son état de santé, est aujourd’hui installée à la pépinière l’Arobase.

castres ambiance

La remise des Trophées de la e-santé (dix au total) pendant l’Université participe de cette ébullition. Le Grand Prix est allé à JokkoSanté, une pharmacie communautaire virtuelle présentée par Sensys solutions (Sénégal), le Coup de Cœur à Noa, compagnon connecté et ludique des enfants asthmatiques (Université de Nantes) le prix des internautes et le prix de la Télémédecine à Oscult, échographe de premier niveau sur iPad à destination des praticiens non spécialistes de l’imagerie, etc. Voir le communiqué en PDF. Ce dynamisme et la convivialité des rencontres ne manquent pas de séduire les sponsors qui reviennent comme la société luxembourgeoise Tarkett en quête de partenaires pour utiliser son revêtement de sol connecté, détecteur d’activité, FloorInMotion.



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