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télémedecine

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Un an de téléconsultation remboursée : 60 000 TC et une accélération prévue d’ici fin 2019

Le 12 septembre, communiqués de presse et sondages sont arrivés de tous côtés qu’il s’agisse de l’Assurance maladie ou des plates-forme de téléconsultation, pour célébrer le premier anniversaire de la téléconsultation remboursée lancée le 15 septembre 2018. Les chiffres restent modestes (60 000 TC selon l’AM) bien en deçà des prévisions, ce qui n’empêchent pas tous les acteurs de se congratuler et de promettre une forte progression d’ici la fin de l’année en s’appuyant sur l’accélération de ces dernières semaines.

La ministre Agnès Buzyn et la CNAM tablaient sur le chiffre de 500 000 TC remboursées en 2019. On sera plus proche des 100 000, voire des 150 000 selon certains acteurs.
Ce qui n’est déjà pas si mal si l’on considère qu’il faut toujours du temps, surtout au milieu médical, pour adopter les nouvelles pratiques et la technologie y attenant. Nicolas Revel, directeur général de l’UNCAM, reste confiant : « la montée en charge est nette et va aller en s’accélérant, en s’appuyant notamment sur les autres professionnels engagés dans la démarche comme les infirmiers ou les pharmaciens ».
Les facturations s’accélèrent depuis début 2019, passant de 2000 en janvier à 7000 en mai pour dépasser les 10 000 mensuelles depuis l’été. Doctolib se targue même de 13 000 TC réalisées en septembre par son service.

1647 médecins libéraux ou structures en TC « remboursée »

Selon le communiqué de l’AM, 85% des TC ont été facturés par des médecins libéraux ( dont 65% par des généralistes et 8% par des centres de santé). Des chiffres corroborés par les plates formes.
Le médecin téléconsultant est en majorité un généraliste, de sexe masculin (62% des TC mais c’est la proportion des médecins en exercice ) globalement plus jeune que la moyenne (la moitié a moins de 50 ans).
Depuis le 15 septembre 2018, 1647 médecins libéraux ou structures ont facturé des téléconsultations, selon l’AM.
On assiste déjà à une certaine bataille de chiffres puisque Doctolib revendique 1500 médecins téléconsultants et 2/3 des TC remboursées et Docavenue de Cegedim 1000 médecins abonnés à son service qui font 30 à 40 TC par mois ! En ne citant que ceux qui publient leurs premiers résultats !

L’Ile de France en tête

L’Ile de France représente 44% des TC remboursées, la palme revenant à Paris avec 15% des TC et d’une façon générale aux grandes agglomérations.
Force est de constater que ce nouveau mode de consultation est inégalement réparti sur le territoire et ne remplit pas pour le moment son rôle de palliatif pour les déserts médicaux…

30.000 patients remboursés

Deux patients sur trois sont des femmes (64%). Un tiers a moins de 30 ans, 56% moins de 40 ans. Mais 27% des TC concernent des patients en ALD souvent âgés
Le baromètre B3TSI-Chronic Panel sur l’usage de la TC publié par le site Egora révèle également un usage essentiellement urbain et jeune. Pour ce type de patient, c’est le délai d’attente nettement plus court qui est motivant (surtout pour les spécialistes) tandis que le fait d’éviter les déplacements et d’avoir un meilleur suivi.

Les TC non remboursées encore majoritaires

Des plateformes comme Quare ou Livi  y sont allées de leur communiqué.
Qare affiche 40 000 TC depuis un an (dont la majorité non remboursée, car correspondant à un premier recours, pour des patients éloignés des soins), rappelant que 59% des patients sont des femmes âgées de 20 à 45 ans. Néanmoins, le nombre de médecins abonnés à Qare ayant quadruplé dans l’année, le nombre de TC éligibles au remboursement devrait augmenter rapidement
Livi dont les médecins salariés (dont 38 MG) ont assuré 33418 actes, précise que 22113 ont été rejetées par l’AM. En effet ces consultations ne l’ont pas été selon les règles imposées par l’avenant 6 comme l’absence de médecin traitant. La société suédoise va se réorganiser dans les territoires avec des équipes de professionnels dans le cadre des CPTS (Communauté professionnelle territoriale de santé) en s’appuyant sur le fait que 2/3 de son activité a concerné des déserts médicaux.
A ces chiffres, il faudrait ajouter les nombreuses consultations par téléphone qui n’ont pas encore trouvé de statut et entretiennent un certain flou.

Accélération prévue en 2020

La parution le 6 septembre de l’avenant 15 signé avec les pharmaciens (organisant des espaces de TC dans leur officine), et la signature de l’avenant 6 avec les infirmiers libéraux qui va entrer en vigueur en janvier 2020, ainsi que le déploiement des CPTS devrait selon l’Assurance Maladie, amplifier la dynamique observée.
C’est bien ce qu’espèrent la quinzaine d’acteurs qui proposent leurs plates-formes aux professionnels de santé et ne se sont d’ailleurs pas encore tous vraiment lancés .
L’appétence des Français reste importante : 51% aimeraient que leur généraliste propose la téléconsultation, 54% sont prêts à l’essayer (60% des 18/24 ans), souligne un sondage OpinionWay pour Medaviz.
Et l’intérêt des médecins devrait s’accroître pour des raisons de confort et de flexibilité de l’activité, de rémunération de conseils délivrés gratuitement et de nouveau service à offrir aux patients.

DP CNAM téléconsultation sept 2019

 



La HAS publie ses guides de bonnes pratiques pour téléconsultation, téléexpertise et téléimagerie

Animée par la volonté de "favoriser le développement de la télémedecine en confiance",  la Haute Autorité de santé a mis en ligne le 20 juin plusieurs documents à l’usage des professionnels de santé et de leurs patients. Les praticiens y trouveront des fiches pratiques pour leurs patients et des fiches mémos pour la mise en oeuvre de la téléconsultation, de la téléexpertise et de la téléimagerie

Ces fiches et recommandations ont été élaborées à la demande du ministère de la Santé, en s’appuyant sur l’analyse de la littérature et les conclusions de plusieurs groupes de travail.

Pour les professionnels de santé (médecins, chirurgiens dentistes, sages-femmes) amenés à proposer des téléconsultations, un mode d’emploi pour la mise en oeuvre et un guide de bonnes pratiques qui sont autant de mémos avec le rappel des pré-requis, les conseils pour la sécurité, les obligations à respecter en ayant toujours en tête qu’à tout moment le professionnel doit mettre fin à la téléconsultation s’il juge que les bonnes conditions de sont déroulement ne sont pas ou plus réunies.

Pour les patients deux fiches d’information à imprimer ou à diffuserpar  mail : "Ma consultation médicale à distance" est conçu comme un outil de dialogue médecin-patient afin de permettre que le choix de cette modalité soit réellement partagé.

Enfin la HAS met l’accent sur la nécessité de l’évaluation et propose une "Méthode du patient traceur" avec des grilles d’entretien permettant de rechercher les bénéfices pour le patient de la télémedecine.
Précision qui n’était pas forcément claire pour la téléconsultation remboursée (La CNAM avait mis en avant la nécessité que le médecin ait vu le patient dans les six derniers mois)  : la primo-consultation n’est pas un motif d’exclusion mais exige d’être plus longue avec un interrogatoire plus fourni.

Consulter les fiches pratiques téléconsultation et téléexpertise

Consulter le guide pratique téléimagerie

Voir le communiqué de la HAS

 

 



Le logiciel Moovcare qui prolonge la vie des des patients atteints du cancer du poumon va être remboursé par l’Assurance maladie

C’est parait-il la première fois en France, qu’une web application, par ailleurs dispositif médical de classe 1 avec marquage CE, a reçu de la HAS un avis favorable à sa prise en charge par l’Assurance maladie. Cela valait bien l’organisation d’une conférence de presse pour présenter le 26 juin à l’Institut Curie, Moovcare, logiciel qui en assurant un meilleur suivi des patients atteints de cancer du poumon a permis,- études cliniques à l’appui-, de prolonger leur vie de 7,6 mois.

Moovcare, de la société Sivan, spécialisée dans l’analyse des données clinique (PROs Patient reported outcomes), a en effet bénéficié d’une reconnaissance scientifique internationale lors des congrès ASCO1 2016 et 2018, ainsi que de publications dans le JAMA, le JNCI et le JTO. Les résultats des essais cliniques -étude contrôlée randomisée multicentrique- ont montré que Moovcare augmentait la durée de vie globale de 7,6 mois. A 24 mois, la moitié des patients utilisateurs sont en vie contre 1/3 des patients se contentant de réaliser un scanner tous les 3 mois.

La Haute Autorité de santé (HAS) a donc rendu le 9 avril dernier un avis favorable à sa prise en charge en tant qu’outil complémentaire pour la surveillance des patients

 

Un questionnaire à remplir chaque semaine

 

Chaque semaine Moovcare en voie au patient un email avec un questionnaire d’une quinzaine de questions à remplir sur tablette, ordinateur ou smartphone ( rempli en 5 minutes selon les patients). Avec rappel, si le questionnaire n’est pas renvoyé. Un algorithme analyse les réponses et génère automatiquement des alertes en cas de risque de récidive ou de complications. Des données cliniques vie réelle sont ainsi recueillies rapidement alors que les deux tiers des patients attendent le scanner trimestriel et la consultation pour se manifester.
Le patient se sent rassuré et communique mieux avec son médecin.
Le médecin ou l’assistante médicale dispose d’un historique des symptômes de chaque patient, ce qui permet une meilleure interprétation des signes d’alerte. A chaque consultation, l’interrogatoire et l’examen clinique seront réorientés en conséquence.

Sivan est née en 2014 de la rencontre, au Mans, de Daniel Israël, président fondateur de la société Sephira ( 26 000 professionnels de santé utilisent ses solutions de télétransmission type Intellio) et du Dr Fabrice Denis, cancérologue à l’Institut Jean Bernard du Mans. Son partenariat avec l’Institut Curie où sont développés de nombreux projets e-santé, a permis de valider Moovcare.
Le logiciel est actuellement utilisé dans dix hôpitaux en France par une cinquantaine de patients en attendant un lancement national en fin d’année. Moovcare devrait être bientôt déployé aux Etats-Unis et en Israël.
Une étude est en cours pour étendre le dispositif aux cancers du sein et Sivan a lancé une application grand public SmokeCheck pour la détection précoce des cancers du poumons et d’autres maladies respiratoires comme la BPCO (disponible sur les stores).
L’analyse des données cliniques vie réelle est un enjeu très important et les technologies e-santé facilitent leur recueiL.

www.sivan-innovation.com

 



Comment la téléconsultation veut transformer le système de santé

Importantes levées de fond, déploiement d’équipes commerciales sur le terrain, encouragement des CPAM, plusieurs forces concourent au développement de la téléconsultation en France en nette accélération depuis la mi-février (plus de 700 TC remboursées/semaine selon la CNAM). Pour quels changements dans la pratique médicale? Buzz Médecin a essayé de dégager quelques points clés.

L’annonce le 20 mars par Doctolib d’une levée de fond de 150 millions d’euros a entraîné un important déferlement médiatique. Tant dans les milieux économiques (aujourd’hui valorisée plus d’1 milliard d’euros, Doctolib est devenue une licorne, c’est-à-dire une start-up qui réussit) que dans ceux de la e-santé qui annoncent déjà la transformation du système de santé.

Les acteurs se renforcent

TC URPS 1TC URPS 2En toile de fond, la bataille est engagée pour « prendre des parts » de ces nouveaux marchés. Les plus gros éditeurs de logiciels, forts de leurs parcs de médecins clients, veulent percer avec des initiatives comme Docavenue (Cegedim) ou ClickDoc (CompuGroup) reposant sur leur plate-forme de RV en ligne.
La prise de rendez-vous à distance a constitué une étape de cette (r)évolution dans les cabinets et de plus en plus dans les hôpitaux. Pour la plus grande satisfaction des patients comme le révèlent les enquêtes.
Les assureurs sont de la partie. Ils ont noué des partenariats avec des plates-formes depuis déjà quelques années quand ils ne les ont pas financées eux-mêmes comme le groupe Axa avec Qare ou le groupe d’assurances santé VYV dont avecmondoc est devenu la filiale à 100%
Le pionnier du téléconseil et de la téléconsultation, MedecinDirect vient de rejoindre le groupe international Teladoc Health (siège à Barcelone), l’un des leaders mondiaux de prestations de santé virtuelles présent dans 130 pays.
De nouveaux acteurs comme la start- sup suédoise Kry et sa plate-forme Livi qui a déjà fait ses preuves dans d’autres pays d’Europe, s’installent en France avec de gros moyens.
Plus modestement, les starts up- françaises dédiées à la téléconsultation se montrent inventives et lèvent des fonds (Hellocare a obtenu 2 millions d’euros supplémentaires pour le développement d’Hellocare Connect) dans l’optique de trouver leur place…Quitte à se faire racheter quand les plus gros feront leur marché

Centres de santé et cliniques virtuels

Certes, les médecins généralistes ou spécialistes qui vont s’abonner à ces services, voient sans doute d’abord l’intérêt de programmer des téléconsultations avec leurs patients pour le suivi plutôt que de les faire se redéplacer ou de répondre au téléphone sans compensation financière.
Mais les plates-formes voient plus loin.
Pour celles qui pratiquaient déjà des téléconsultation prises en charges par des mutuelles et assureurs, la publicité assurée par le gouvernement autour du remboursement de la TC constitue une aubaine. Le grand public, hier encore peu familier de cette forme d’exercice de la médecine, l’a découverte à travers de nombreux reportages. Les appréhensions tombent.
Les plates-formes disposant d’un contingent de médecins partenaires assurant une disponibilité 7/7 sinon 24/24 se considèrent comme des centres de santé virtuels, acceptant des patients qui n’ont pas de médecins traitants ou des MT indisponibles ou ayant besoin de consulter rapidement un spécialiste.
La présence de Livi aux journées des Maisons et pôles de santé à Dijon fin mars ne tient pas tant à la nécessité de recruter de nouveaux médecins pour sa plate-forme que de se faire connaitre en tant qu’acteur de santé public.
A l’heure où les médecins ont souvent bien du mal à se faire remplacer pourquoi ne pas renvoyer leurs patients vers un centre de santé virtuel…où des médecins formés pourront prendre en charge tout ce qui relève de la téléconsultation. C’est-à-dire la plus grosse partie de la demande médicale.
Parallèlement, on assiste à la naissance de cliniques ou cabinet de consultations médicales à distance avec présence d’une infirmière (non encore prise en charge) et de dispositifs médicaux connectés, ce qui élargit le périmètre de la téléconsultation.
Cegedim a ouvert un de ces cabinets en juillet 2018 dans le Loiret. La société Hopimedia, qui en a déjà quatre à son actif en milieu rural, préfère parler de clinique de consultations médicales à distance. Et vient d’en installer une au centre-ville de Nancy avec trois postes de téléconsultation. A titre de test, les patients n’auront rien à débourser.

Des services d’intelligence artificielle.

En accumulant les consultations à distance et des diagnostics structurés par la CIM 10, certaines plates formes disposent déjà d’un savoir-faire important en matière de « colloque singulier » par chat interposé.
Médecin direct va ainsi d’ici la fin de l’année proposer aux praticiens un service d’aide au diagnostic sur abonnement. Ce n’est qu’un début. Dans l’exploitation des données.

7939 actes de téléconsultations remboursés depuis six mois

En attendant le volume des TC reste encore modeste. Le dernier bilan livré par la CNAMTS fait état de 7939 TC remboursées au 7 mars 2019. Mais l’assurance maladie note une tendance à l’accélération puisqu’on est passé de 200 à 700 TC remboursées par semaine. Ce sont les médecins généralistes qui les pratiquent le plus avec 40,2% des actes facturés, suivis par les autres spécialistes (32,2%). Les centres de santé ont généré près d’un cinquième des actes facturés (19,9%) et les établissements de santé le restant (7,7%) en les facturant dans le cadre de consultations externes.

 



Téléconsultation et téléexpertise : les médecins en première ligne

Le LAB’URPS de l’URPS Médecins Ile de France, toujours en pointe sur les nouveautés technologiques a organisé le 14 février une demi-journée de colloque sur « la pratique de la télémédecine en libéral ».

Lydie Canipel, secrétaire générale de la Société Française de Télémédecine (SFT) a detaillé le cadre fixé par l’Assurance Maladie pour les nouveaux actes TC (téléconsultation) et TE (téléexpertise) qui viennent s’ajouter depuis peu aux prises en charge déjà existantes pour la Télésurveillance en équipe de certaines pathologies ainsi que pour la téléassistance. Elle a rappelé quelques grands principes pratiques, avant de se lancer, comme le fait de bénéficier d’un bon réseau, de prévenir son assureur et d’obtenir de son patient qu’il se trouve dans un lieu confidentiel. Une petite documentation pour le patient ne sera pas inutile. L’éligibilité du patient relève de la responsabilité du médecin, qui doit refuser un TC lorsqu’un examen physique est obligatoire et ne doit pas hésiter à l’interrompre, si un besoin présentiel se fait sentir. La HAS s’apprête à sortir un guide complet.
Lydie Canipel a insisté sur la nécessité d’une formation* pour les asêcts législatifs et techniques, mais aussi pour apprendre à s’assurer de la compréhension du patient et, si besoin, à améliorer son écoute. Le médecin s’apercevra très vite que l’on voit mieux les détails à l’écran (on peut zoomer) et que les conditions d’écoute sont meilleures. « Les freins sont dans nos têtes ».

ça va faire bouger les pratiques

Les témoignages de plusieurs médecins qui ont déjà fait des téléconsultations sont plutôt convaincants en termes de gain de temps et de satisfaction des patients. Quand il est difficile de trouver un médecin qui viendra en visite, cela évite les urgences.
« L’examen clinique manque, c’est une limite, souligne le Dr Adrien Naegelen, MG remplaçant à Paris 11ème, mais d’autres informations passent par la vue et le langage ».
Le Dr Julien Carricaburu, de la DDGOS, a clos ce petit colloque par l’histoire de l’avenant 6, suscitant des réactions indignées dans la salle à l’énoncé du montant de la téléexpertise entre médecins qui débute à 12 € !
De toute façon l’accord est évolutif et déjà « ça va faire bouger les pratiques ».

Les quelques 200 participants n’avaient plus qu’à se rendre dans les différents stands des plates-formes de téléconsultation présentes : Consulib, docavenue, doctoconsult, Doctolib, idomed, medvu.fr, Avecmondoc, Safesanté, Psylib
Buzz Médecin ne les a même pas encore toutes rencontrées…

*Ça tombe bien, la SFT en partenariat avec Formatic Santé  organise des formations les 19-20 mars et 16 avril prochains
Renseignements sur https://www.sf-telemed.org



Solution gratuite pour la téléconsultation en Auvergne Rhône Alpes

En région Auvergne Rhône Alpes (Aura), une solution gratuite permet déjà aux médecins faire des téléconsultations (TC), c’est celle du GCS SARA, groupement de coopération sanitaire Santé Auvergne Rhône Alpes. L’URPS médecins et l’ARS ont en effet souhaité mettre à disposition des professionnels de santé de la région des solutions interopérables et accessibles à partir d’un portail unique le portail SISRA qui réunit déjà de nombreuses fonctionnalités tant pour les professionnels que pour les patients. Le Dr Marcel Garrigou-Grandchamp, de l’URPS, en détaille les modalités.

Les prérequis : un PC ou MAC équipé d’un navigateur Firefox ou Chrome et d’une connexion internet avec un débit suffisant et prochainement à partir d’un Smartphone ou d’une tablette.

râce à la plateforme de télé consultation le médecin adresse un lien HTTPS à son patient qui n’a plus qu’à se connecter en direct ou à l’heure précisée pour rejoindre l’espace de télé consultation dans le cadre du parcours de soins et des conditions normales de l’avenant n°6. Nous conseillons aux médecins d’utiliser la TC pour des patients connus, dont ils sont le médecin traitant et en ALD pour permettre un règlement simple en tiers payant intégral par l’assurance maladie. La plateforme proposera bientôt le règlement en ligne par CB.

Le médecin peut adresser une ordonnance en mode sécurisé conforme au RGPD :
- Directement de son logiciel métier au pharmacien désigné par le patient en utilisant l’imprimante virtuelle RSPS (développée par l’URPS médecins AuRA) ou celle de MonSisra (application de messagerie et d’échange de documents développée par le GCS SARA).
- Ou via l’espace sécurisé patient de MyHop accessible par MonSisra La plateforme permet également la télé conférence pour plusieurs professionnels de santé (RCP synchrone non présentielle) et le partage de documents à l’écran.
M.G.G.
https://www.sante-ra.fr/

Voir le PDF complet avec les écrans



2019, l’année de la montée en charge de la téléconsultation ?

 Après les annonces du 15 septembre dernier, les modalités pratiques de la téléconsultation et de la télé expertise en médecine libérale, se mettent en place. Rappelons que le ministre de la santé s’est fixé comme objectif 500 000 téléconsultations d’ici la fin 2019

Début décembre lors du 11éme congrès de la télémédecine organisé par SFT (Société française de Télémédecine) Telemed (6-7 décembre), a été indiqué le chiffre de 4.000 téléconsultations remboursées par l’Assurance Maladie depuis le 15 septembre. Et l’on pouvait, en s’entretenant d’un stand à l’autre avec des médecins utilisateurs de plates-formes déjà opérationnelles, vérifier que certains avaient fait quelques téléconsultations qui, oui, avaient bien été remboursées, après télétransmission d’une feuille de soins en mode dégradé.

Donc ça marche. Mais il n’y a pas eu de ruée. Ni de la part des patients, ni de celle des médecins. Les résultats d’un sondage effectué de juillet à octobre auprès d’un échantillon représentatif de 8000 personnes*n’ayant à 99% jamais eu recours à une téléconsultation, montrent clairement qu’il fallait s’y attendre. Si 55% des Français pensent savoir de quoi il s’agit, ils ne sont que 17,7% à en avoir une connaissance précise. 3 sondés sur 4 en ont entendu parler par les médias, 8 ;7% par leur complémentaire santé et 5,2% par leur médecin ou leur pharmacien. Certes, 51, 9% se disent prêts à recourir à la télémédecine pour eux plus que pour leurs ascendants (18,6%) ou leur enfants (17,3%), comme s’ils voulaient tester d’abord avant de conseiller. 86,8% veulent bien téléconsulter pour obtenir ou renouveler une ordonnance et 89,6% pour avoir un conseil auprès de « leur » généraliste ; ces chiffres tombent à 66,1% et 57,8% s’il s’agit d’un autre médecin. Même phénomène observé avec les spécialistes. Les freins identifiés : la perte du contact humain (61,1%), l’obtention d’un diagnostic incomplet (57,6%) et l’équipement technologique (42,1%).

Cependant, une enquête de l’ARS Bourgogne France Comté (zone pilote) auprès de patients ayant utilisé la télémédecine, fait apparaitre une grande confiance (96,7%), peu de gêne ressentie dans l’absence de contact physique 79,9%) et 25% de renoncement aux soins évités. Comme quoi, c’est l’inconnu qui suscite des craintes.

Les professionnels de santé ont pour le moment peu informé leurs patients. Et pour cause.  S’il y a eu des effets d’annonce, les offres de plate forme à destination des médecins sont encore en phase de test pour des lancements fin janvier ou février.

 

Les pharmaciens impliqués dans le déploiement des téléconsultations

Pour doper la généralisation de la téléconsultation, l’UNCAM (Union nationale des caisses d’assurance maladie) a signé le 6 décembre avec deux syndicats de pharmaciens un avenant à la convention qui prévoit d’utiliser le réseau officinal et sa proximité d’accès. Les pharmaciens reçevront une aide pour s’équiper en objets connectés (1225 € la première année, puis 350€ les suivantes) ainsi qu’un forfait pour le temps passé en fonction du nombre de téléconsultations (entre 200 et 400€/an).
Le pharmacien doit disposer d’un espace de confidentialité et la prise en charge doit s’effectuer dans le respect du parcours de soins avec recours si possible au médecin traitant. A la demande du médecin, le pharmacien accompagnateur pourra transmettre certaines valeurs (tension par exemple)

La télé expertise précisée

Il manquait encore aussi les modifications de la nomenclature qui va s’appliquer à partir du 10 février 2019 et que l’UNCAM vient de faire publier au Journal Officiel du 16 décembre. La téléconsultation par un médecin généraliste, c’est TCG et par les autres médecins non généralistes TC. La télé expertise par un médecin à la demande d’un confrère, c’est TE1 (12€ niveau 1 et TE2 (20€niveau 2). Entre dans ce cadre l’ancien TDT qui permettait au médecin traitant de transmettre son dossier au médecin de l’EPHAD où entrait son patient. Désormais chaque médecin pratiquant cet entretien téléphonique cotera TE2 et touchera 20€, le requérant comme le requis. Le bilan visuel à distance dans le cadre d’un protocole de délégation entre l’ophtalmologiste et l’orthoptiste, sera codé RNO. La start-up e-ophtalmo, fondée par le Dr Chaker Nefzaoui, lui-même ophtalmologiste est, par exemple, déjà opérationnelle pour le dépistage de la rétinopathie diabétique.
Les lettres clés de la TM, c’est juste un début !

*sondage effectué par Carte blanche partenaire, la SFT, l’université de Montpellier en partenariat avec France Assos Santé et Formatic Santé .



Le recours à la télémédecine peut dégager des économies pour l’Assurance Maladie

356 millions d’euros d’économie par an sur trois pathologies…ce qui couvrent amplement les frais de télésurveillance, de téléconsultation ou de télé expertise. Tels sont les résultats d’une étude IQVIA presentée dans les locaux du LEEM, le syndicat de l’industrie pharmaceutique

Il fallait en avoir le cœur net. Et c’est l’Association des laboratoires japonais présents en France (LaJaPF) qui a décidé de confier à la société IQVIA (nouveau nom du regroupement d’IMS Health et de Quintiles) une étude scientifique sur l’impact de la télémédecine sur les parcours de soins à travers trois exemples : l’HTA, le diabète et le cancer de la prostate.
Pourquoi des laboratoires japonais? Parce qu’explique Patrick Errard président de l’association, d’une part la télémédecine est déjà assez répandue au Japon, d’autre part les laboratoires ne peuvent se désintéresser de cette innovation qui figure en bonne place dans le plan Ma santé 2022 .

Supervisée par l’économiste de la santé Claude Le Pen, conseiller scientifique, cette étude inédite s’est déroulée en deux temps : une synthèse de la littérature (recherche bibliographique) qui a permis de dégager les impacts déjà constatés et un travail épidémiologique en partenariat avec l’université de Lyon à partir de la base EGB (échantillon généraliste des bénéficiaires) de l’Assurance maladie portant sur 727 972 personnes. Pour chacune des pathologies, les investigateurs ont donc identifié la population ciblée, le dispositif de télémédecine à mettre en place , et les impacts attendus.

Dans l’hypertension artérielle (1 633 442 patients), un télé monitoring (2 mesures/jour) en lien avec une plateforme qui relaie les informations, permet d’espérer moins de consultations de médecins et d’infirmières (-63%) et une diminution de la consommation de médicaments (-25%) par un meilleur ajustement du traitement, soit une économie de 197 €/an/patient. L’enveloppe disponible à 50% de cette somme serait de 99 € soit 8€/mois pour le dispositif.

Pour le cancer de la prostate, l’impact est constitué par la suppression des frais de transports et des arrêts de travail qui sont substitués par des consultations paramédicales (+3%) et deux actes de téléconsultation urologue. Qu’il s’agisse de patients ayant subi une prostatectomie de moins de trois mois (6765 patients), ou de patients traités par hormono ou chimiothérapie (41 570 patients), l’enveloppe annuelle dégagée (toujours évaluée à 50% de l’économie potentielle) représente 320 ou 265 € pour financer les deux actes de téléconsultation d’urologue.

Enfin, concernant le diabète de type 2, seule la télé expertise avec un ophtalmologue pour suspicion de rétinopathie diabétique a été retenue (14 955 patients). L’acte de télédiagnostic se substitue à des consultations ophtalmologiques inutiles occasionnant des examens et des transports. D’où une économie de 539 €/an/patient et une enveloppe à 50% de 270 € pour financer le télédiagnostic.

Malgré les limites de cette modélisation, qui ne prend pas en compte le coût de la télémédecine ni ses éventuels bénéfices médicaux et sociaux, Claude Le Pen conclut à son "réel potentiel de contribution à l’efficience du système de soins"
. Les résultats de l’étude ont été adressés à la CNAM et au Ministère de la Santé.

Voir le dossier de presse sur le site du LEEM



Alliance de 3 start-up pour le parcours de soins en cancérologie

 A l’occasion des Rencontres Françaises de la Cancérologie 2018 du 27 au 28 novembre à Paris, Cureety, Doctoconsult et libheros, trois startups complémentaires de l’écosystème eSanté ont annoncé leur alliance pour faciliter le parcours de soins en cancérologie pour le patient mais aussi pour ses proches.

Les solutions développées par ces trois startups sont inter-opérées pour proposer une expertise de pointe gratuite à chaque étape du parcours de soins en oncologie pour le patient,
A partir de la plateforme de Cureety, se trouvent accessibles tous les services connexes de prise en charge des patients atteints de cancer (lien quotidien avec l’hôpital, prise de rendez-vous avec une infirmière à domicile, téléconsultation avec un oncologue). 
Le business model de Cureety repose sur la collecte des données de vie réelles anonymisées qui permettent de réaliser des études en vie réelle complémentaires des études cliniques.  D’où une gratuité totale y compris pour les établissements de soins. Cureety a développé une solution “Digital Therapeutics” qui aide les médecins à optimiser le parcours de soins des patients atteints de cancer. Cette application gratuite de suivi médical à distance s’intègre dans le quotidien des patients et des établissements de santé et permet un suivi affiné des effets secondaires liés aux traitements antitumoraux. Grâce à une classification des patients par ordre de sévérité de leur état de santé, les équipes médicales concentrent leurs efforts sur les patients en ayant le plus besoin, et modulent leurs traitements pro-activement, ce qui permet de limiter les hospitalisations d’urgence.
Précurseur de télémédecine libérale spécialisé dans les consultations médicales en psychiatrie, pédopsychiatrie, addictologie et nutrition, Doctoconsult a été créé par la psychiatre Fanny Jacq, et a été lauréat d’un concours organisé par l’AFSOS pour le lancement de son service de soins oncologiques de support. La pratique de la télémédecine étant désormais ouverte au remboursement par la Sécurité sociale ,le service est aujourd’hui ouvert à tous les médecins libéraux. Doctoconsult vient de lever 2 millions d’euros pour developper des outils de thérapie numérique.
Quant à libheros, c’est le spécialiste de la prise de rendez-vous pour les soins infirmiers et la commande en ligne de matériel médical utile aux soins. Pour les établissements de santé, le service payant « libheros coordinateur » permet d’organiser et de coordonner le retour à domicile du patient en sortie d’hôpital.

Cette approche d’un service gratuit pour les établissements et reposant sur une alliance a suscité l’intérêt d’une trentaine d’établissements publics et de trois groupements de cliniques privées.A suivre.

Trois start up pour l'oncologie



La téléconsultation sur Docavenue : smartphone + ordinateur

 Le 4 octobre dernier à Boulogne, Docavenue, start-up du groupe Cegedim, avait réuni une cinquantaine de médecins de la région parisienne, utilisateurs des logiciels CLM pour une soirée de présentation de la téléconsultation sur Docavenue. Afin de constituer un club de bétatesteurs de la solution.

Face à une nouvelle technologie, il faut d’abord montrer aux médecins généralistes et spécialistes comment la téléconsultation remboursée s’inscrit dans leur pratique habituelle.
« La téléconsultation va vous permettre de faire un acte à la place d’un coup de téléphone » explique donc Arnault Billy, le directeur de Docavenue. La téléconsultation c’est d’abord celle du médecin traitant mais si celui-ci n’est pas disponible, le patient peut en consulter un autre. Il ne faut pas sortir du parcours de soins. Les exceptions ce sont les enfants de moins de 16 ans et les spécialistes en accès direct.

Smartphone pour l’image, ordinateur pour l’ordonnance et la télétransmission

Les médecins veulent pouvoir programmer des plages horaires réservées sur rendez vous ou bien prendre des patients en téléconsultation non programmé, comme ils répondent au téléphone.
Docavenue a développé un processus simple, indépendant du logiciel de gestion de cabinet et de l’agenda, utilisant un smartphone pour la téléconsultation et l’ordinateur pour la rédaction de l’ordonnance et télétransmission de la FSE.

2-Prise RDV9-Visio
Les fonctionnalités proposés par la plate-forme comprennent la téléconsultation avec ou sans rendez-vous, la gestion de la salle d’attente (filtrage et temporisation en attente), la visiophonie avec échange de document et le paiement par carte bancaire.
Pour la téléconsultation, le praticien utilise le smartphone fourni par Docavenue et déjà paramétré qui est installé sur un support.
Le patient a téléchargé l’application, a enregistré son médecin traitant, son profil avec son numéro de carte Vitale et sa carte bancaire. Lorsqu’il se connecte il pourra demander une téléconsultation immédiate ou programmée ou un rendez-vous chez le médecin. Il renseigne le motif de la consultation (les motifs ont été paramétrés avec le médecin)
Le médecin voit la demande arriver sur le smartphone. Il peut répondre ou mettre en attente. Il renseigne le dossier médical de son patient dans son logiciel de gestion de cabinet (quel qu’il soit), rédige l’ordonnance et facture.
A la fin de la téléconsultation, le patient reçoit d’abord une demande de paiement qui est validée par le médecin puis son ordonnance qui peut être partagée avec la pharmacie. C’est au médecin que revient l’initiative de raccrocher.
La FSE se fait en mode dégradé et dès que les logiciels de CLM seront agréés, se fera avec le mode sécurisé SESAM sans Vitale (agrément prévu courant novembre).

La plate-forme est bien entendu accessible quand le médecin et/ou le patient sont à l’étranger.

Un partenariat avec RDVmédicaux

Aux dernières nouvelles, Docavenue vient de nouer un partenariat avec RDV médicaux. Les patients qui iront sur l’une des deux plates-formes pourront se connecter vers les médecins abonnés à l’une ou à l’autre.
Docavenue devrait recruter dans les mois qui viennent une centaine de collaborateurs et compte aussi sur les 100 000 professionnels de santé français (les pharmaciens sont intéressés par les téléconsultations) clients de Cegedim pour se développer.

Docavenue Consultation.L’offre (smartphone Android inclus) est proposée à 49€/mois pour dix téléconsultation (puis 2,50 €/TC supplémentaire). L’application est gratuite pour le patient.



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