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Télémédecine : les cardiologues se lancent dans la télésurveillance par ETAPES

La télésurveillance des patients insuffisants cardiaque chroniques était l’un des thèmes des Journées européennes de la Société française de cardiologie qui se sont tenues au Palais des congrès à Paris du 17 au 20 janvier. Avec un appel pressant aux cardiologues : lancez-vous. Même si la télésurveillance, contrairement à la téléconsultation et la télé-expertise n’entre pas dans le droit commun, deux solutions intégrées sont déjà prêtes à fonctionner dans le cadre du programme ETAPES, avec rémunération à la clé.

Il y a un an déjà, aux JESFC 2017, avec la publication du cahier des charges sur la télésurveillance, le Pr Michel Galinier (Toulouse), promoteur de l’étude OSICAT , proposait à ses confrères de se lancer. Il a réitéré son appel cette année car c’était sans compter avec les lenteurs administratives. Ce n’est qu’en février 2018, après les dernières autorisations CNIL que deux sociétés proposeront des services clés en main permettant aux cardiologues libéraux ou hospitaliers de faire entrer des patients dans un programme de télésurveillance de l’insuffisance cardiaque chronique.
La télésurveillance du programme ETAPES (Expérimentation de télémédecine pour l’amélioration des parcours en santé) n’apporte pas une réponse thérapeutique mais oblige à une prise en charge globale.

Le principe

Le médecin traitant, médecin généraliste ou cardiologue, identifie les patients éligibles à une prescription de télésurveillance :
- patients hospitalisés depuis moins de 30 jours
- patients hospitalisés depuis moins de deux ans et NYHA supérieure à 2 avec un taux de peptides natriurétiques élevé.
Il choisit un service de télésurveillance proposé par un intervenant industriel qui a mis en place une plate-forme et qui le guide dans les démarches administrativesTS cardio (convention entre professionnels, déclaration à l’ARS et au CNOM, identification des patients dans le SNIIRAM).
Le patient donne son consentement, reçoit les objets connectés nécessaires (une balance au minimum pour les insuffisants cardiaques et un tensiomètre avec un boitier de transmission) que l’on vient installer à son domicile et reçoit une formation.
Les critères de surveillance d’alerte sont définis avec le médecin référent. L’objectif principal est de détecter précocement les décompensations pour réduire les risques d’hospitalisation.
Les données envoyées sont lues quotidiennement mais pas en permanence.
Le patient est suivi personnellement par une infirmière qualifiée (au moins un contact téléphonique hebdomadaire) qui assure un accompagnement thérapeutique (non financé actuellement). Dans un établissement, on peut cependant faire appel au forfait d’éducation thérapeutique (250 euros)
Les alertes sont gérées par l’opérateur de la plate-forme (algorithme pour le niveau d’alerte) qui élimine les faux positifs (60% environ, le patient a oublié de prendre un médicament par exemple ou a fait un écart de régime). Le médecin référent reçoit les alertes significatives. Selon le PrGalinier, OSICAT montre (les résultats complet sont en cours d’analyse) qu’il y a trois au quatre « vraies » alertes par an pour un patient. Au médecin d’apporter la bonne réponse et de voir à nouveau le patient si nécessaire.
Si c’est toujours un cardiologue qui surveille, le médecin généraliste est aussi dans la boucle et peut avoir accès aux données de son patient, ce qui lui permet d’avoir une vision globale lorsque celui-ci vient en consultation.

Rémunération : jusqu’à 330 €/an/patient pour le cardiologue

Le cardiologue qui assure le suivi est rémunéré 110 euros/patient et par semestre. Avec une prime annuelle de 110 euros si les objectifs sont atteints ou dépassés (réduction de 20% des hospitalisations).
L’infirmière reçoit 60 €/patient/semestre et le fournisseur de la solution de télémédecine, 300 €/patient/semestre. Avec une prime de 300 € par an pour objectif atteint.

Deux fournisseurs présentaient leurs solutions aux Journées européennes de la SFC
:

- CDM e-Health, filiale d’Air Liquide, avec Chronic Care Connect et son logiciel Nomhad Chronic, issu de l’expérience Cordiva qui a fait ses preuves en Allemagne chez 30 000 patients depuis 2006. La plate-forme a été développée pour la prise en charge non seulement de l’insuffisance cardiaque mais aussi de l’insuffisance respiratoire chronique et du diabète mal équilibré sous insuline.
Contact 09 70 25 44 44 www.chroniccareconnect.com
- Newcard, impulsée par des cardiologues libéraux, propose le service « 1 minute pour mon cœur » davantage destiné aux libéraux. Le patient Newcard collabore avec les structures locales d’accompagnement thérapeutique. Le médecin généraliste et l’IDE sont invités à participer au suivi.
contact@newcard.io, 07 79 44 12 25 www.newcard.fr

Téléconsultation avec les patients en EPHAD

Les cardiologues peuvent être également appelé à réaliser des téléconsultations avec des patients en EPHAD à la demande d’un médecin généraliste. Dans la limite de 3 consultations /an/patient et de 100 patients pour un cardiologue. Ces consultations sont au tarif du CS, soit 28 euros.

Voir l’état d’avancement des mesures en faveur de la télémédecine



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