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Archives mensuelles : décembre 2012

L’ASIP Santé prépare un service gratuit de messagerie sécurisée santé pour 2013

Entre avril 2010 et novembre 2012, elle a perdu son U (elle s’appelait alors MSSU, U pour unifiée). Mais le concept reste le même. Malgré les incertitudes qui pèsent sur son devenir (quid de la gouvernance ? quid du DMP ?), l’ASIP Santé a présenté le 15 novembre dernier lors de la journée nationale des industriels, la messagerie sécurisée de santé (MSS), un nouveau service mis à disposition au premier trimestre 2013 sous forme d’un webmail. La présentation est en ligne sur le site de l’agence . Au complet car jusqu’à ce que Buzz Medecin en fasse la remarque à l’ASIP, il manquait les deux pages décrivant l’accès de la MSS en exercice libéral . A croire que le sujet était trop sensible (selon l’ASIP, la mise en format PDF avait fait disparaître deux slides…).
Les tergiversations de l’ASIP Santé autour des messageries sécurisées homologuées de type S-Mime héritées de feu le GIP CPS ont eu jusqu’ici surtout l’effet de stopper les projets, en attente de la sortie de nouveaux référentiels. Une attente qui aura duré trois ans, au bout du compte.

En autonome, intégré au logiciel ou interfacé avec l’existant

Le dernier épisode en date s’achevant sur un appel d’offre (décembre 2011) infructueux, que dire de la décision de l’agence de construire elle même, à partir du logiciel open source Zimbra, le serveur national de messagerie en faisant appel à la sous-traitance informatique ? Le service pourra fonctionner de façon autonome ou s’interfacer avec les autres systèmes existants. Il n’empêche que les éditeurs de logiciels métier ayant passé l’homologation dans la perspective de l’obligation des messageries sécurisés (imposée par décret du 15 mai 2007 mais l’arrêté d’application n’est jamais paru !) ont clairement le sentiment d’avoir participé à une « mascarade » selon l’expression de l’une d’entre eux. Pendant ce temps prospérait la messagerie Apicrypt de l’association Apicem, utilisant des standards différents. Elle revendique aujourd’hui 40.000 utilisateurs et transporte 3,7 millions de mails par mois (4 millions de courrier, qui sont à 70% des résultats de biologie). Apicrypt qui, paradoxalement, via des structures de formation émanant de syndicats, a bénéficié de subvention ASIP pour équiper des médecins gratuitement (l’abonnement de base est à 69€/an)…Comprenne qui pourra !
Malgré son désir de standardisation, l’ASIP Santé a travaillé finalement dans le sens de la coexistence pacifique des messageries. Le service national pourra fonctionner de façon autonome ou être interfacé avec d’autres systèmes : messageries internes des établissements, messageries des éditeurs, plate-forme régionale de web-mail (type Planet Santé) et Apicrypt. L’ASIP a prévu une phase de concertation au premier trimestre 2013 avant de fixer les spécifications qui seront nécessaires à l’intégration. « Notre position, c’est Wait and See » dit Francis Mambrini, vice-président de Cegedim Healthcare Software et président de la FEIMA qui regroupe les principaux éditeurs de logiciels. Le choix des éditeurs sera de se mettre en conformité ou d’intégrer la messagerie nationale. Les adresses en @medecin.fr , à l’initiative du CNOM, seront délivrées dans ce cadre national. Un groupe de travail réunissant les différents Ordres dans cette stratégie s’est déjà réuni une fois et devait se retrouver le 20 décembre.

Les projets 2013 d’Apicrypt

Le Dr Alain Caron, président d’Apicem, se félicite que l’ASIP soit revenue à de meilleures intentions en choisissant de rendre interopérant l’existant. Apicrypt passera donc sa « MSS-compatiblité », promet-il. Porté par son nombre d’abonnés, Apicem s’est doté d’une structure Recherche et développement qui prépare de nouveaux services pour 2013. A savoir : l’expérimentation du DMP sur clé USB (sur fonds propres mais croit-on savoir avec le soutien d’un député !), un serveur de normalisation des résultats de biologie (depuis le temps qu’on en parle, Apicem va le faire) qui présentera l’avantage d’apporter un service supplémentaire par rapport à celui d’un webmail national et enfin la dématérialisation des prescriptions « en partenariat avec les pouvoirs publics» et en utilisant des codes-barres. « Les prescriptions dématérialisées et signées par le médecin seraient déposées sur un serveur. Le pharmacien y aurait accès avec la carte Vitale du patient ».

 



Ubinect, nouveau logiciel en ligne pour les paramédicaux

Les offres en ligne se multiplient dans la santé, souvent lancées par de jeunes sociétés. Après l’offensive de Medaplix, logiciel low cost pour les médecins à 20 euros/mois avec la télétransmission (voir notre info du 15 novembre), voici Ubinect destiné dans sa première version aux infirmières, kinés, orthophonistes, etc. La commercialisation est prévue en janvier à 39 euros/mois (assistance et aide à l’installation comprises).

Cible prioritaire : les primo-arrivants

Sa cible prioritaire : les primo arrivants, soient 7 à 10. 000 nouveaux professionnels de santé qui s’installent chaque année. « Ils sont jeunes, habitués à l’utilisation des smartphones et des tablettes et il faut leur offrir un outil mobile, conçu dès le départ pour être utilisés sur ces matériels et accessible de partout. » Premier produit de la start-up « 9h37 » créée en 2009 dans la métropole lilloise, Ubinect est né de ce constat, les deux associés fondateurs ayant dans leur entourage pas mal de paramédicaux. Le concept de
« 9h37 » qui compte une dizaine de personnes, est de réunir des experts technologiques (ingénieur télécoms, sécurité, spécialiste du Web) et des professionnels exprimant leurs besoins. Une dizaine de cabinets ont participé au développement d’Ubinect et une vingtaine de cabinets utilisent actuellement la version test.
La démo en ligne est assez convaincante, l’accent est mis sur une gestion simple du dossier patient (on ajoute des infos en cliquant  sur un signe + ajouter, comme sur un smartphone). L’agenda est clair et partageable et on peut accéder à la fiche patient depuis l’agenda. Pratique, la possibilité d’envoyer des SMS de rappel de rendez-vous. Astucieux, un répondeur intelligent qui identifie les patients enregistrés et confirme leur RV en synthèse vocale. Un tiers des appels des patients concerne en effet la confirmation du rendez-vous. Télétransmission 1.40 avec le module développé en interne. Prévue (mais pas vue…), l’intégration de documents scannés ou même photographiés depuis un smartphone (ça marche très bien avec l’ordonnance du médecin…). Il manque encore quelques fonctions comme la prescription pour les infirmières ou le compte rendu pour les kinés. C’est aussi prévu, nous assure-t-on. L’hébergeur agrée pour les données de santé (HADS) partenaire est ATE (Avenir Télématique) une société installée dans le Nord. Dans un deuxième temps, Ubinect devrait avoir une version prescripteur. On peut déjà tester l’application en version auxiliaires en avant-première sur le site.
 



Les Apps santé d’UPSA

La division UPSA de Bristol-Myers Squibb innove dans les applications smartphones pour professionnels de santé et patients. Elle vient de lancer Geomedica et sort en janvier Flash Pack.

Géolocaliser 360 000 professionnels de santé

D’abord lancé sous forme de site web, Geomedica, est devenu un outil de géolocalisation des 360 000 professionnels de santé de l’hexagone. Certes, on peut déjà trouver un médecin ou un pharmacien en cherchant sur Google maps. Mais c’est tellement plus facile avec Geomedica, spécialisé dans la santé.  " L’objectif était de faire mieux que l’existant en répondant à des besoins" explique Jérémie Nieucel, responsable « innovation » clients chez UPSA. La base de données de Geomedica réunit les bases des Ordres ainsi que celle d’Ameli.fr et des annuaires d’ établissements. Elle peut être mise à jour par les professionnels eux mêmes qui se sont inscrits et peuvent alors ajouter leurs horaires d’ouverture (et bientôt leur mail, leur téléphone portable et leur site internet) et donner leur avis sur l’application. Une fois l’application téléchargée sur l’AppStore *(la version Android est prévue pour 2013), l’écran d’accueil propose six boutons : généraliste, spécialiste, pharmacie, établissement de santé, dentiste, autres (infirmier, kiné, orthophoniste, orthoptiste, podologue, sage-femme). Il suffit de cliquer sur un bouton, ou de saisir un nom et d’effleure la touche « près de moi » ou ailleurs (on saisit le nom d’une localité). Le résultat est rapide, apparaissant sous la forme des fameuses épingles fichées dans les rues, ce qui permet de visualiser toute l’offre de soins. On affiche ensuite la liste des professionnels, classés en fonction de la distance et la fiche complète du praticien selectionné.
Très intéressant quand on déménage ou qu’on s’installe, pour mesurer d’un coup d’œil l’intégralité de l’offre de soins. Pratique pour retrouver une adresse ou le nom d’un professionnel ou en cas d’urgence. En résumé, une bonne idée utile et gratuite.

Flasher la boîte pour avoir l’info

Avec Flash Pack qui sera disponible pour iOS et Android, le patient « flashe » la boite de médicament (en la passant devant le viseur du smartphone) pour accéder aux informations essentielles de bon usage du produit. Lors de sa sortie, l’application sera limitée à trois gammes OTC d’UPSA ( Efferralgan non remboursé, Citrate de Bétaïne et Fervex) mais pourrait être étendue par la suite. Une avant première qui pourrait ouvrir une piste de réflexion pour l’AFIPA (association française de l’industrie pharmaceutique pour une automédication responsable) voire à terme pour le Leem et pour tout ceux qui fournissent de l’information sur les médicaments. Flasher la boite pour avoir l’info sur le médoc, ça c’est vraiment smart…
*A partir de iOS 5
 



Un parcours santé sécurisé pour malades cardiaques

Le 12/12/12 s’achève. Cette date unique par millénaire aura vu de nombreux mariages en Asie où elle porte bonheur, le premier tweet du Pape Benoit XVI, @Pontifex_fr, un peu avant midi (en fin de journée, six tweets pontificaux et 26 800 followers en français), un pic-nic géant dans le village de la Douze (Dordogne), le plein pour le loto des 12 millions et aussi, l’inauguration au centre hospitalier Max Querrien de Paimpol , pôle d’excellence en cardiologie, d’un parcours de santé en plein air couvert par un réseau Wi-Fi sécurisé.
Quelle meilleure réadaptation pour les patients cardiaques sous surveillance médicale permanente qu’un peu d’exercice physique dans le parc de l’établissement mais encore faut-il ne pas interrompre le suivi. Orange s’est donc attelé à l’installation de 22 bornes Wi-Fi qui ont permis de couvrir deux parcours de 250 et 650 mètres. Tandis que les patients font un peu de jogging ou quelques exercices, toutes les données de leur cardiofréquencemètre sont transmises par le réseau sécurisé en temps réel sur les écrans du personnel médical à 300 mètres de là. Distance jugée maximum pour pouvoir intervenir rapidement. Encore un nouvel usage de la surveillance à distance qui n’a rien à envier à ce qui se pratique déjà parfois pour les sportifs de haut niveau.
Ce sera intéressant d’en mesurer le bénéfice pour les malades (par rapport à l’investissement).