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  • Commande des mises à jour logicielles « Ségur » : la date limite repoussée au 30 novembre 2022

    L’Agence du numérique en santé (ANS) annonce dans un communiqué du 27 juin que la date limite de recueil de commandes des professionnels de santé pour les mises à jour « Ségur » est désormais fixée au 30 novembre (au lieu du 15 juillet). La date limite d’installation des logiciels « Ségur » est ainsi repoussée au 28 avril 2023.

    Le rapport d’étape établi pour le Ségur numérique en santé révèle qu’au 15 juin, date limite de dépôt des candidatures au référencement pour les logiciels (catégories biologie médicale, radiologie, hôpital, médecins de ville), l’ANS avait reçu 130 dossiers de preuves complet.
    66 des solutions sont déjà validées au 27 juin dont 4 logiciels médecins : Medistory 4, Crossway 24.00, Hellodoc 6 et Tamm 2022 (entre le 30 mai et le 20 juin). Voir le précédent article
    La dynamique de prise de commandes se met en place avec plus de 40 000 commandes signées par les professionnels de santé, se félicite l’ANS
    Néanmoins, pour permettre à tous les éditeurs référencés ou qui vont l’être, de déployer les mises à jour « Ségur » à tous leurs utilisateurs, le « calendrier de la vague 1 – ainsi nommée par l’ANS- va être étendu :
    - Date limite de recueil des commandes auprès des PS au 30 novembre 2022
    - Date limite d’installation des mises à jour au 28 avril 2023

    Un ouf de soulagement pour les éditeurs et leurs clients surtout à l'approche des congés d'été....

    Toutes les solutions référencées sur le site de l’ANS

  • Medistory et Crossway, les premiers logiciels médecins référencés Ségur arrivent.

    Prokov Editions (groupe Equasens) a été le premier à annoncer l’obtention du référencement Ségur le 30 mai pour Médistory 4, bientôt suivi le 7 juin par Cegedim Santé pour Crossway 24. et le 13 juin par CompugroupMedical pour Hellodoc. Après cette étape, les médecins doivent demander la mise à jour à leur éditeur. Les éditeurs avaient, rappelons-le, en principe jusqu’au 15 juin pour déposer les dossiers de preuves nécessaires à ce label.

    155 points d’exigences fonctionnelles 

    Pour ce référencement qu’il a été le premier logiciel de gestion de cabinet (LGC) à obtenir, le leader dans l’environnement Apple, Medistory, a dû intégrer 155 points d’exigences fonctionnelles. Comme Crossway après lui ou Hellodoc et bientôt Axisanté dans sa version en ligne. Sachant qu’un certain nombre d’exigences étaient déjà opérationnelles dans ces logiciels. Pour l'éditeur, il s'agit aussi de préserver l'ergonomie et la fluidité de sa solution.

    Dans un logiciel référencé Ségur l’utilisateur va donc trouver :

    - Pro Santé Connect : C’est la principale nouveauté. Les professionnels de santé pourront s’authentifier dans leur logiciel via Pro Santé Connect avec une e-CPS (application mobile) ou avec une carte CPS. Avec des identités fournies par l’annuaire Santé qui puise dans les répertoires RPPS et FINESS, Pro Santé Connect doit permettre de s’authentifier une seule fois de manière sécurisée à tous les services de la e-santé destinés aux professionnels de santé.

    - Appli Carte Vitale : intégrée aux logiciels, cette application téléchargée par les assurés (au fur et à mesure de son déploiement dans les départements) leur permet d’accéder à différents services. Le praticien grâce à un QR code généré sur l’application du patient, dispose quant à lui des informations nécessaires à la prise en charge de la consultation (et de la téléconsultation)

     - INSi : l’appel au téléservice qui permet de récupérer et de vérifier l'identité nationale de santé (INS) du patient se fait automatiquement dans le logiciel.

    - DMP : le dossier médical partagé est encore plus intégré et le VSM, le Volet de Synthèse Médicale documenté par le médecin traitant est automatique et déposé en 1 clic dans le DMP du patient dans Mon Espace Santé

    - ePrescription : Au moment de l’édition de la prescription un QR code est imprimé et l’ordonnance est déposée sur des serveurs dédiés sécurisés afin de dématérialiser la prescription entre les médecins, les pharmaciens et les professionnels prescrits. Cette fonctionnalité n'existait qu'à titre expérimental.

    - Messagerie Sécurisée de Santé. La Messagerie Sécurisée de Santé permet les échanges sécurisés et confidentiels entres professionnels de santé, et va offrir désormais la possibilité d’écrire directement au patient.
    Prokov Éditions a élargi l’offre en proposant, la Messagerie de Santé MédiStory (adresse@medistory.mssante.fr)! : plus pratique et sans paramétrage, elle est activable à distance, partageable avec les professionnels habilités tout en proposant des fonctions organisationnelles indispensables aux cabinets de groupe et MSP. Crossway et Hellodoc sont opérateurs Mailiz,, l'autre nom de MSSanté.

    Ces trois premiers logiciels référencés seront diffusés dès cet été après demande des utilisateurs authentifiés par carte CPS.
    Cegedim Santé rappelle que la mise à jour est prise en charge par l’état et permettra de toucher le forfait structure (2800 euros) versés automatiquement. Crossway est aussi référencé pour les Centres de Santé.
    D’autres logiciels devraient suivre. Cegedim Santé précise avoir déposé les dossiers de preuve pour ses autres logiciels, MonLogicielMédical, Medimust et Mediclick. CGM attend le label Ségur pour Axisanté en ligne très prochainement.

    Suivre l'actualité des solutions référencées sur le site de l'ANS.

  • Innovations Vidal : des tableaux de bord intelligents pour l’analyse des traitements et des effets indésirable

    Vidal présentait à Santexpo de nouvelles interfaces graphiques intelligentes pour une faciliter et accélérer la décision thérapeutique. Ces modules très visuels sont prêts à être intégrés dans les logiciels à l’hôpital comme dans les cabinets médicaux. Buzz Medecin a été séduit.

    Les médecins qui utilisent une base de données de médicaments dans le cadre d’un Logiciel d’aide à la prescription (LAP),  doivent faire jouer les interactions et contre-indications pour sécuriser leur ordonnance. Une étape souvent jugée si fastidieuse que certains se décident à « décrocher » pour gagner du temps…Ce qui n’est pas le but recherché par la HAS, promoteur des LAP !
    Vidal propose aujourd’hui à ses utilisateurs,  des tableaux graphiques intelligents beaucoup plus attractifs.
     Avec le nouveau module d'analyse médicament-médicament, les interactions et les redondances sont clairement visualisées et les alertes mieux prises en compte.

     

     

     

    L’historique médicamenteux d’un patient apparait lui aussi comme un ensemble de lignes colorées  que l’on peut parcourir
    Premier à avoir intégré ce module, le logiciel Efficience d’iCanopée, qui permet aux logiciel de gestion de cabinet de se connecter au DMP et aux téléservices, puise dans les données de l’historique des remboursements de l’Assurance Maladie pour en faire une présentation visuelle très efficace.
    Intégré à votre LGC, ce sont vos propres prescriptions qui apparaitront.
    Cette synthèse graphique et interactive est un atout pour la prise en charge du patient.

     

     

    Les effets indésirables sont également visualisés sous forme de pavés colorés avec indication de leur fréquence. C’est le moment d’un dialogue avec le patient qui émet des plaintes.
    Si l’on prend l’exemple d’un patient qui absorbe 18 médicaments et présente des effets digestifs indésirables, on comprend vite l’intérêt de cette présentation exhaustive pour repérer les produits en cause. Et préconiser arrêt diminution ou substitution.
    Intégrés aux logiciels métiers des praticiens, ces nouveaux modules devraient apporter un gain de temps à leurs utilisateurs au cabinet comme à l’hôpital ,notamment dans le cadre de la conciliation médicamenteuse.

     

  • Echanges entre confrères : les messageries instantanées déploient leurs avantages

    Plus simple à utiliser que la messagerie internet, convivial et dans l'air du temps, c’est le mode chat (tchat), c’est-à-dire la messagerie instantanée sécurisée sur ordinateur et application smartphone dont les offres se multiplient pour les communications entre professionnels de santé et la coordination entre professionnels. Avec à la clé des services d’adressage de patient et de téléexpertise. Tour d'horizon à Santexpo.

    Les messageries instantanées sécurisées (ou chat ) vont-elles réussir à réaliser le vieux rêve de la santé numérique : dématérialiser et fluidifier la coordination ville-hôpital ainsi que les échanges et discussions entre confrères, de manière sécurisée? Alors que l’Agence du numérique en santé (ANS) pousse encore l’utilisation de la messagerie sécurisée de santé (MSSanté), élément clé du nouvel Espace numérique de santé, on a vu à Santexpo fleurir les offres de chat sécurisé qui offre des avantages de simplification. Et dont les habitués de WhatsApp possèdent déjà tous les codes. Pour attirer les professionnels de santé en nombre et se développer rapidement, ces chats vont s’intégrer dans les logiciels métiers, les plates-formes de prise de rendez-vous ou encore sur des applications déjà populaires dans le monde de la santé.

    PandaLab : des établissements et structures aux cabinets libéraux

    Racheté en 2020 par Pharmagest devenu Equasens, PandaLab, qui existe depuis 5 ans, avait pris un peu d’avance, avec 18 000 utilisateurs dans 150 établissements et structures (MSP, CPTS, communautés professionnelles territoriales de santé). Autour de la messagerie instantanée pour les échanges informels, se sont développée des modules pour la prescription, le parcours du patient, la visioconférence et un suivi en oncologie. Les récentes acquisitions de logiciels métiers médicaux par Equasens vont faciliter son ouverture vers la médecine de ville : PandaLab est déjà intégrée dans Medilink (ex Chorus) et devrait l’être bientôt dans Medistory. La nouveauté 2022, c’est Panda Tilt avec des fonctions d’adressage d’un patient à un confrère, la demande d’avis d’expert c’est-à-dire la téléexpertise, avec sa facturation puisqu’elle est aujourd’hui prise en charge et la demande d’examen. Toutes les demandes sont structurées. Le coût reste modique pour les professionnels de santé : 50 euros HT/an et par utilisateur (la secrétaire doit prendre un compte).

    Doctolib Team et Maiia chat, ouvertes gratuitement à tous les professionnels de santé

    « L’adressage, c’est la fonction essentielle pour les médecins. Envoyer un patient à un confrère en joignant les documents utiles, comme sur WhatsApp et prendre un rendez-vous sur les créneaux ouverts aux confrères, explique-t-on chez Cegedim Santé qui a dévoilé Maiia Chat à Santexpo. Dès la mi-juin, Maiia chat sera inclus dans tous les logiciels de Cegedim santé (Crossway, MonLogicielMedical, Mediclick, Medimust) qui disposent déjà de Maiia agenda. Synchronisé au LGC, le chat permet de sélectionner et d’échanger une fiche patiente en direct.
    S’appuyant sur les annuaires officiels, Maia Chat est gratuite pour tous les professionnels ayant un numéro RPPS, qui pourront s’inscrire en ligne et y seront invités par les utilisateurs. Un médecin généraliste invitera ses correspondants, comme sur les réseaux sociaux. Ce nouvel outil, plateforme collaborative de santé, va se révéler utile à la coordination des soins autour d’un patient, facilitant son parcours de soins Un partenariat SAS (service d’accès aux soins) pour les urgences est en cours. Les CPTS et autre MSP sont concernés . Enfin, l’avis de confrère pourra être sollicité avec la possibilité de facturer les nouveaux actes de téléexpertise.

     

     

     

     

    Une évolution indispensable pour Cegedim Santé sachant que Doctolib a présenté dès le mois de mars au CMGF (congrès médecine générale France) Doctolib Team, sa nouvelle messagerie instantanée gratuite, ouverte elle aussi à tous les professionnels de santé abonnés ou non à Doctolib (annuaire de 400 000 PS certifiés).
    Intégrée au logiciel Doctolib Médecin ou à l’agenda, l’échange de documents ou l’adressage sont encore plus rapides, avec possibilité de prendre rendez-vous pour le patient dans les créneaux réservés . Doctolib met en avant son réseau de 110 000 professionnels de santé utilisateurs et sa présence dans 260 hôpitaux où Doctolib Team peut être interfacé avec la GAD (la gestion administrative des malades). La téléexpertise arrivera avant la fin 2022. Les données sont chiffrées de bout en bout, insiste -t-on chez Doctolib.
    C'est d'ores et déjà un succès  puisque Doctolib Team annonce (communiqué du 30 mai) 160.000 utilisateurs, 520.000 messages échangés (dont 142.000 en avril), 4500 discussions autour d'un cas patient créées. Huit CPTS l'ont également adoptée.
    CompugroupMedical, autre leader du marché, avoue un peu de retard mais promet aussi un chat Clickdoc intégré dans son agenda Clickdoc diffusé dans tous ses logiciels (Hellodoc, Axisanté)

    Notons enfin que 360 medics, moteur de recherche à la connaissance médicale, utilisé par 250 000 soignants en France, a lancé il y a un an la messagerie bipper comme outil de coordination des soins. 360 medics a levé, en septembre 2021, 10 millions d’euros pour la développer.

     

     

     

     

     

     

    En résumé : dès lors que l’on est suffisamment diffusé dans le milieu médical et que l’on dispose d’une plate-forme, que ce soit par le biais de son parc informatique, de son agenda en ligne ou de son application, la messagerie instantanée sécurisée apparait comme la bonne solution à proposer aux professionnels de santé.
    Pour la coordination des soins, la discussion autour de cas patient, la communication entre professionnels, les demandes d’avis, l’adressage, etc. Tout en gagnant du temps. Les médecins devraient logiquement être séduits...
    Face à ce monde des chats en expansion, on peut imaginer que la messagerie classique continuera son office pour la réception des résultats de laboratoire, des comptes rendus d’hospitalisation, etc. Et demain les échanges avec les patients ?

    Pandalab 50 euros HT/an https://pro.pandalab.fr
    Doctolib Team est gratuit pour les médecins sur inscription info.doctolib.fr/doctolib-team
    Maiia chat sera également gratuite https://suite.maiia.com/blog-maiia/messagerie-securisee-de-sante-4-raisons-de-passer-a-linstantane
    bipper est commercialisée auprès des structures de soins  www.bipper.io

  • L’arrêté est paru : ce que les médecins doivent mettre dans le DMP

     La liste des documents qui doivent être obligatoirement versés dans le DMP par le professionnel chargé de la prise en charge d’un patient vient de paraître au Journal Officiel ( arrêté du 26 avril) . Huit nouveaux documents se sont ajoutés à la liste précédente qui en comptait cinq. Que les professionnels de santé se rassurent cependant, car ce sera aux éditeurs de logiciels métiers d’automatiser ces envois. L’obligation sera effective au 31 décembre 2022 ou 2023 selon les cas.

    C’est une des conséquences du Ségur numérique et de la mise en place de Mon Espace Santé dont le Dossier médical partagé et la messagerie sécurisée sont les points forts.
    La liste signée par la Déléguée ministérielle au numérique en santé (DNS) prend en compte « les éléments diagnostiques et thérapeutiques nécessaires à la coordination des soins ».
    Ils doivent respecter un «format conforme au réf érentiel d’interopérabilité »
    Ce qui est nouveau, c’est que les documents devront suivre trois cheminements
    - envoi dans le DMP
    - envoi par messagerie sécurisée aux autres professionnels : médecin traitant, prescripteur et « tout autre professionnel dont l’intervention dans la prise en charge du patient est pertinente »,
    - envoi par messagerie sécurisée au patient dans Mon Espace Santé
    Dans les établissements : restent obligatoires la lettre de liaison en vue d’une hospitalisation (lorsqu’elle est dématérialisée) et la lettre de sortie d’hospitalisation ainsi qu’un résumé des documents de sortie. Les établissements ne sont pas encore concernés par d’autres envois de documents produits lors des hospitalisations si ce n’est les comptes rendus opératoires au 31 décembre 2023
    Pour les médecins traitants :
    Outre le volet de synthèse médicale à réaliser une fois par an, ce sont les différentes prescriptions qui devront faire l’objet de partage : prescription de produits de santé ( au 31 décembre 2022), prescription d’examen de biologie médicale ou d’examen de radiologie (au 31 décembre 2023 ainsi que les courriers adressés à un autre PS. 
    Pour les biologistes :
    Les comptes rendus des examens de biologie médicale, déjà versés au DMP et envoyés au médecin traitant devront également être envoyé au patient par messagerie sécurisée au 31 décembre 2022
    Pour les radiologues :
    Le compte rendu des examens radio-diagnostiques doit dès le 31 décembre de cette année être envoyé dans le DMP, par messagerie sécurisée aux autres professionnels et au patient.

    Voir l'arrêté et le télécharger (2 pages)

  • Télémédecine : Doc2U, un dispositif tout en un pour un examen comme au cabinet

    Alternative légère aux bornes et cabines de téléconsultation, la solution connectée tout en un de la start-up toulousaine Doc2U offre les mesures des 4 constantes physiologiques indispensables à une consultation de médecine générale à distance. La certification Dispositif médical de classe II a est attendue prochainement pour une commercialisation prévue en juin 2022.

    Ils étaient trois ingénieurs passionnés d’innovation santé et de mobilité connectée qui, observant l’explosion de la téléconsultation, ont créé en septembre 2020 à Toulouse, avec deux médecins généralistes, la startup Doc2U. Objectif : permettre à un médecin généraliste téléconsultant d’obtenir toutes les mesures de constantes habituelles ainsi qu’un examen comme dans une consultation au cabinet, ou presque. Qu’on en juge.

    6 dispositif médicaux connectés réunis sur un seul appareil

    La solution One by Doc2U est un dispositif médical connecté tout en un. Il déploie tensiomètre, cardiofréquencemètre, thermomètre, oxymètre pour les mesures mais offre aussi un stéthoscope et un otoscope dont il transmet le son et les images. Les mesures et les images apparaissent sur l’écran du médecin.

    Le thermomètre est frontal, l’oxymètre utilise une technologie réflective (on pose le doigt dessus), le stéthoscope s’applique sur la peau, etc. Les mesures, les images et les sons sont transmis sur le Doc2U Cloud sur un serveur HDS (hébergeur de données de santé) d’OVH. Puis envoyées sur l’ordinateur ou la tablette du médecin via la plate-forme de téléconsultation partenaire. Mais les données ne sont pas stockées. Dans cette vidéoconsultation, le patient sera le plus souvent accompagné, mais il peut aussi être guidé par le médecin pour son auto-examen.
    Les trois fondateurs pensent proposer leur solution aux pharmacies, aux services de soins à domicile, aux EHPAD, aux CPST (déserts médicaux), en entreprise via des mutuelles.
    Le matériel sera en location  avec un abonnement de quelques dizaines d’euros pour la plate-forme web. Elle pourra s’intégrer aux logiciels métier en marque blanche.
    Plusieurs plates-formes de téléconsultation sont déjà compatibles avec la solution Doc2U telles MesDocteurs, ConexSanté, Medaviz, Promotal, Diabilive et MediSport.
    Une levée de fond de 3 millions d’euros est en cours. Les premières préséries sont en cours de fabrication en France. Doc2U sera présenté à Santexpo (17-19 mai) à la porte de Versailles.

    Buzz Médecin fera un test dès que possible.

  • Pro Santé Connect , un accès plus sécurisé aux services numériques de santé

    Dans le cadre du référencement Ségur de leurs logiciels, les éditeurs doivent intégrer Pro Santé Connect. Cet outil facilite et sécurise la connexion des professionnels de santé aux différents services numériques en santé. Il deviendra obligatoire sur tous les services sensibles à partir de début 2023. Buzz Médecin vous explique ce que cela change en pratique sur votre poste de travail.

    Accès au DMP, à AmeliPro, aux téléservices, aux messageries sécurisées entre professionnels, au logiciel de coordination pour les CPTS, déclaration des maladies obligatoire, etc… Les services numériques de santé se multiplient avec les différents mots de passe et les problèmes de sécurité afférents (on a vu récemment des fuites de données liées à des compte Ameli pharmacien).
    D’où l’idée de développer, pour les professionnels de santé enregistrés dans le RPPS (Répertoire partagé des professionnels de santé), une porte d’entrée unique, avec un seul code associé à la CPS ou à la e-CPS.
    En pratique, pour les professionnels qui ouvrent déjà leur logiciel avec une CPS, rien ne change.
    « Avec Pro Santé Connect, il suffit de se connecter une seule fois au début de la journée » assurent les responsables du projet à la DNS (Délégation ministérielle au numérique en santé) et à l’ANS (Agence du numérique en santé).
    En ouvrant son logiciel de gestion de cabinet, avec sa CPS, le médecin aura donc d’emblée accès à tous les services numériques en passant par la fenêtre Pro Santé Connect et s'il reste actif, pourra passer de l'un à l'autre sans ré-identification.
    Pour les médecins dont la CPS n'est pas présente ou pas accessible (laissée sur le lecteur du secrétariat pour la facturation par exemple) et qui utilisaient le couple log-in/mot de passe, a été développée une alternative sécurisée à la carte CPS,  l’application e-CPS. avec une double sécurisation.
    Une fois que cette application est activée, il suffit de saisir le numéro RPPS dans la fenêtre Pro Santé Connect sur votre logiciel ou sur le service numérique pour recevoir une demande d'authentification à valider sur votre mobile ( comme pour un achat sur le web). Plus de 300 000 professionnels de santé ont déjà adopté cette solution, notamment pour les usages en mobilité.

    La force de Pro Santé Connect par rapport à l'intégration des services par les éditeurs c'est d'éviter une ré-identification du médecin qui prend un peu de temps (page de redirection).
    Ce sont en effet les services numériques en santé qui intègrent Pro Santé Connect. Ils sont déjà 130 dont  Mailiz (le service de messagerie gratuit de l’ANS), SI-DEP (déclarations des tests Covid), l’espace régional SARA en Rhône-Alpes etc.). L’intégration d’AmeliPro est en cours. Et demain celle de la version professionnelle de Mon Espace Santé.
    La promesse : passer d’un système à l’autre en un clin d’œil !
    On compte actuellement 7 millions d’authentifications par mois au travers de Pro Santé Connect, via principalement l’application e-CPS. Une chose est certaine, l’accès par login/mot de passe, dans le domaine de la santé, a vécu. Mais Pro Santé Connect n'aura pas le droit à la panne !

  • Bonnes pratiques de la téléconsultation en médecine libérale : l’Assurance maladie diffuse une charte

     L’Assurance maladie a diffusé le 12 avril une charte de bonnes pratiques de la téléconsultation élaborée avec les syndicats signataires de la convention médicale et l’Ordre des médecins, comme prévu par l’avenant 9, pour accompagner le développement de la pratique de la téléconsultation.

    Ce document de 10 pages rappelle les grands principes qui doivent régir l’activité de téléconsultation et interprète les dispositions de la convention médicale concernant la prise en charge des téléconsultations par les médecins libéraux conventionnés.
    Principe de base : le médecin consultant juge de la pertinence de la téléconsultation. Aucune situation médicale n’est à priori exclue mais c’est au médecin de décider de ce qui peut être effectué à distance plutôt qu’en face à face.
    Le respect des enjeux de qualité et de sécurité des soins reste primordial. Le professionnel de santé doit être authentifié et le patient identifié.
    Quelques obligations :  la eprescription à partir du 31/12/ 2024 envoyée par MSSanté sur MonEspaceSanté et dès à présent si possible, le compte rendu de la TC et les actes et prescriptions effectués versés dans le dossier du patient et dans le DMP s’il existe.
    Le recours à l’appli carte Vitale est encouragé pour la facturation.
    Il est aussi recommandé au médecin de se former à cette nouvelle pratique.

    Respect du parcours de soins, territorialité et exceptions

    La prise en charge par l’Assurance maladie exige trois conditions :
    - respect du parcours de soins coordonné (orientation initiale par le médecin traitant)
    - alternance de consultations et téléconsultations
    - territorialité
    Il y a toutefois des exceptions :
    - l’accès aux spécialistes en accès direct
    - les patients âgés de moins de 16 ans
    - le patient n’a pas de médecin traitant
    - le médecin traitant n’est pas disponible
    - les situations d’urgence
    - les détenus
    - les résidents des EHPAD ou de centres pour handicapés
    Dans ces cinq dernières situations, une téléconsultation de proximité peut être proposée dans le cadre d’une organisation coordonnées territoriale de télémédecine, avec des médecins volontaires sur le territoire.
    Autre exception : les patients résidant en zone ayant une offre de soins insuffisantes (« déserts médicaux »).

    Une pratique limitée à 20% de l'activité

    Un médecin ne peut pas réaliser plus de 20% de son activité globale conventionnée à distance (téléconsultation et téléexpertises cumulées) sur une année civile (1er janvier-31 décembre) et c’est également valable pour les médecins sollicités pour exercer sur des plateformes de téléconsultation.
    Les médecins y travaillant doivent faire preuve de vigilance sur le respect de ces règles .
    La charte le rappelle :« la réalisation de téléconsultation par le biais des plateformes commerciales de télémédecine n’exonère en aucun cas le médecin de ses obligations déontologiques »
    Quant à l’implantation des télécabines de téléconsultation, elle doit se faire en lien avec les PS du territoire et les organisation territoriales coordonnées de télémédecine.

    On voit que l’activité des plateformes se trouve de fait encadrée par cette charte.

    Charte-bonnes-pratiques-teleconsultation

  • Pharmagest devient Equasens : du logiciel pour les pharmacies à l’interopérabilité de l’écosystème santé

    Le 28 mars 2022, le groupe Pharmagest a annoncé qu’il allait prendre le nom d’Equasens plus en adéquation avec ses nouvelles activités dans les établissements, les maisons de santé et les cabinets de médecins libéraux. L’occasion d’un événement organisé dans son siège à Villers-lès-Nancy. Et pour Buzz Médecin de découvrir ce groupe qui compte désormais des médecins parmi ses clients.

    Thierry Chapusot, son actuel président, va soumettre à l’assemblé générale du 6 mai prochain, le projet de changement de nom du groupe Pharmagest en groupe Equasens. Pharmagest tire son origine de la coopérative Wellcoop (qui en possède toujours la majorité) fondée il y a 37 ans à Nancy par 4000 pharmacies pour bénéficier d’achat en gros. L’activité de grossiste sera revendue pour se consacrer à l’informatisation des officines où le tiers payant va bientôt arriver. Introduit en bourse en 2000, Pharmagest investit les établissements avec le rachat de Malta informatique (2900 EHPAD) et d’Axigate et enfin d’ICT dont le logiciel Chorus équipant des MSP. Le dernier rachat en date, celui de Prokov éditions et de son logiciel Medistory l’a fait entrer dans les cabinets médicaux.

    Cinq divisions

    Le nouvel Equasens regroupe donc cinq divisions que les participants de l’événement découvrent au cours d’ateliers:

    - Pharmagest reste la division pharmacie du nouveau groupe. C’est aussi la plus grosses avec près de 150 millions de Chiffre d’affaires (CA), 540 collaborateurs et 12000 pharmacies équipées (43% du marché). Son logiciel phare devient id et se dote de nouvelles fonctions pour le management des officines.
    - e-Connect, c’est 18,6 millions de CA et 115 000 professionnels de santé équipés avec les lecteurs de Kapelse ainsi qu’ un service d’accompagnement du maintien à domicile des personnes âgées, Noviacare : une box autonome et communicante et des capteurs intelligents qui détectent les situations anormales, le tout reliée à un centre d’écoute 24h/24 avec une application pour les aidants qui contribue à maintenir le lien. (49,50 euros/mois avec un crédit de 50% pour service à la personne)
    - La division Axigate Link, 28 millions de CA en 8 sociétés, 220 p. 3100 Ehpad, 930 structures de soins à domicile. Chorus relooké et augmenté d’une nouvelle application devient Medilink. Et sort un nouveau logiciel pour les infirmières, Infilink
    - La branche financement (solutions de leasing pour 4825 pharmacies, 75 millions de CA) constitue la division Fintech. Avec le recyclage du matériel récupéré en fin de contrat, le leasing s’inscrit dans l’économie circulaire…
    - Enfin, Medistory avec ses 20 collaborateurs (dont 8 en RD) ses 9500 médecins équipés soient 15 000 utilisateurs et son CA de 5 millions d’euros est devenu à lui tout seul la division Medical Soft. Le label Ségur devrait arriver au mois d’avril, précise Dominique Goursaud, nouveau président de Prokov éditions.

    Les ambitions du HUB PandaLab

    Et par-dessus tout ça, Equasens qui a racheté le système de messagerie médicale instantanée PandaLab, va proposer au marché le HUB PandaLab, la passerelle numérique de santé offrant des facilités d’interconnexion au bénéfice du patient. « De l’interopérabilité pour notre écosystème mais aussi avec les applications d’autres éditeurs ». Les données seront hébergées sur les serveurs certifiés HDS de Pharmagest Interactive.
    La devise d’Equasens reste identique à celle de Pharmagest : « Plus de techno pour plus d’humain ».

  • Téléconsultation en médecine générale : un complément à consommer avec modération

    La session du Collège de médecine générale sur le « bon usage de la télémédecine » le 24 mars pendant le 15ème congrès CMGF qu’il organise, l’a bien montré. La téléconsultation fait aujourd’hui partie de la pratique du médecin généraliste mais comme un complément dont il faut éviter les écueils et les risques.

    En mars 2020, 75% des généralistes ont effectué des téléconsultations, à leur satisfaction et à celle des patients, si l’on en croit les sondages. L’explosion liée la pandémie et facilitée par la prise en charge à 100%, est évidemment retombée mais cette manière de consulter s’inscrit désormais dans la pratique. 30% des MG ont fait au moins une téléconsultation au cours de ces trois derniers mois, selon un chiffre communiqué au Congrès par le ministère de la Santé.
    Bref, comme le souligne Serge Gilbert, vice-président du Collège, la télémédecine est entrée dans les mœurs.
    « Les médecins généralistes la voient comme un complément » assure le Dr Adeline Jouanin (Rennes) en s’appuyant sur les résultats d’un projet qui en a mesuré l’acceptabilité chez les médecins. Le risque de déshumanisation est contrebalancé par la coopération et la confiance du patient qui sont un préalable.

    Se former au relationnel d’un examen clinique à distance

    Autant organiser dès à présent une formation adaptée aux futurs médecins.
    Le déroulé de l’examen clinique est différent mais un examen clinique à distance reste possible avec des spécificités. « C’est une approche centrée sur le patient avec des compétences relationnelles », expliquent les Drs Céline Buffel-Du-Vaure et Stéphanie Sidorkiewicz, maîtres de stage à l’université Paris-Cité. L’essentiel est de savoir déceler la situation d’urgence et le moment où il convient de convoquer le patient en présentiel. Se former au relationnel cela s’apprend, et il n’y a pas forcément plus de dérives qu’en présentiel. Même si la littérature montre qu’à situation égale, il y aurait, par exemple, plus de prescriptions d’antibiotiques inadaptés chez les enfants. Les deux consoeurs ont testé un programme de simulations de cas auprès d’internes en stage avec des acteurs formés. Des grilles standardisés d’observations s’appuyant sur les recommandations sont une piste à explorer. Un participant de la session annonce d'ailleurs être en train de rédiger un traité de télé sémiologie.

    Risques et recommandations

    Le Conseil national de l’Ordre des médecins vient d’ actualiser son document en ligne sur les mésusages de la téléconsultation. Le Dr Stéphane Oustric, son délegué général aux données de santé et au numérique, généraliste à Toulouse, s’en est fait largement écho en rappelant le principe initial de l’ancrage territoriale et le préalable de la connaissance physique du patient. Le CNOM reste opposé à l’utilisation des plates-formes offreuses de soins avec des médecins installés dans des centres de santé qui assurent des téléconsultations. « C’est encourager le nomadisme médical. Nous avons dénoncé ces pratiques. C’est le cadre conventionnel qui veut faire évoluer ces principes. »
    Le cadre conventionnel a, rappelons-le, limité à 20% le taux de téléconsultation dans la pratique d’un médecin. Ils sont moins de 4% à dépasser ce seuil, assure une représentante du ministère de la Santé.
    « Les NTIC sont une chance pour la médecine mais la médecine, ce n’est pas les NTIC. » Le vice-président du Collège, bien conscient qu’il y a un marché derrière la télémédecine, a enfoncé le clou : il faut éviter les écueils et les risques qui sont de se limiter au motif initial de consultation en ignorant un motif caché, de ne pas relier les épisodes entre eux ce qui peut retarder le diagnostic, de favoriser le nomadisme médical.
    Le Collège recommande en particulier de :
    -prévoir avec le patient un cadre calme et des conditions techniques adaptées
    -pouvoir disposer de documents concernant le motif de téléconsultation et si possible le dossier médical
    -préconiser une assistance pour les plus fragiles et les plus vulnérables
    - se poser la question de savoir si la situation clinique est adaptée au format téléconsultation et si la gravité ne nécessite pas une hospitalisation d’urgence
    - consacrer du temps à l’écoute et connaître l’environnement médico-social et territoriale
    - prévoir une consultation en présentielle rapidement ou en différé
    - éviter un recours trop fréquent voire exclusif à la téléconsultation
    - former le patient en particulier contre l’abus de téléconsultation (pas d’effort de déplacement !)

    Des plates-formes en quête de nouveaux services

    Sur les stands des plates-formes présentes au Congrès (Medadom, Livi, Medaviz, Mes docteurs mais aussi Doctolib et Maiia), pour « recruter « des médecins partenaires, on regrette cette position plutôt négative vis-à-vis de la téléconsultation.
    Ces sociétés multiplient les projets. Medadom dit avoir installé 2.000 bornes de téléconsultation dans les pharmacies et les entreprises, Medaviz s’intéresse aux structures pour s’inscrire dans le parcours de soins et vient par exemple de déployer sa solution pour soulager les urgences pédiatriques des hôpitaux de Mantes-La Jolie et de Poissy, lors des épisodes épidémiques. Des infirmiers ne guideront vers les urgences que les cas les plus graves et  les autres seront accompagnés vers une téléconsultation auprès des médecins de garde (une trentaine de praticiens du département la nuit et le WE).

    Sans doute faudrait-il dans chaque cas s’interroger aussi sur les besoins réels de la population...