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Thermomètres connectés en patch : surveiller la fièvre en continu

 Après la commercialisation en septembre de Thermo, le thermomètre connecté sans contact de Withings, voici la sortie annoncée en novembre de Tucky, le suivi de la température en continu avec un patch-thermomètre, présenté au CES de Las Vegas en janvier dernier. Qui a déjà des concurrents.

Libérer les nuits des parents

En cas d’épisodes fiévreux des petits enfants, leurs parents ne dorment que d’un œil et se lèvent plusieurs fois pour vérifier si tout va bien. C’est en pensant à eux (et à sa propre famille) qu’Antonin Bourgerol, ingénieur de formation, et jeune papa, a mis au point Tucky, un thermomètre connecté « made in France » permettant le surveillance en continu de la température et de la position des enfants de 0 à 7 ans.
Tucky5035CTucky est un dispositif médical certifié ISO 13485 inséré dans un adhésif double face bio-compatible. On le pose comme un patch sous l’aisselle de l’enfant. Du fait de sa minceur (7mm) il n’occasionne aucune gêne. Sa batterie, rechargeable en 1h30, lui assure 5 jours d’autonomie.
Tucky transmet par Bluetooth température et position (sur le dos, le ventre, le côté) de l’enfant à un serveur sécurisé auquel accède le smartphone (iPhone ou Android). L’application propose des courbes de température, des alertes en cas de températures élevées et garde en mémoire la prise de médicament pour mieux mesurer son effet sur la fièvre. Tucky (79,90 euros) est le premier dispositif connecté de la start-up e-TakesCare créée en 2014 par Antonin Bourgerol qui compte bien utiliser son expérience en aéronautique pour développer d’autres objets connectés utiles à la santé. La start-up est partenaire de la Cité de l’objet Connecté d’Angers et a gagné le concours de la « French IoT » de Docapost, filiale numérique du groupe La Poste.

Un nouveau service de la santé connectée

                                                                                                                                                                                                                                                                 La concurrence est déjà là avec le thermomètre connecté TM 735 de l’allemand Medisana présenté comme un monitoring de la température en continu, de l’enfant Ther medisanaà l’adulte. On le trouve sur Internet, depuis quelques mois à environ 100 euros. Il se place également dans un patch adhésif sous le bras, utilise une application spécifique et déclenche des alarmes en cas de fièvre excessive ou si la connexion Bluetooth ne marche plus. La prise de médicament est notifiée dans l’application. Il utilise une pile bouton (120 jours d’autonomie à raison de 8h par jour).
Le monitoring de la fièvre à la maison, voilà encore une possibilité intéressante offerte par la santé connectée. Ces dispositifs seront prochainement testés sur Buzz Medecin.

www.e-takescare.com

www.medisana.fr



Medpics, application mobile de partage de cas clinique en français lève des fonds pour se développer

 C’est une belle réussite en train de se pérenniser. Avec 21.000 utilisateurs et 1 million de photos consultées par semaine, Medpics, suel application de partage de cas cliniques en image en français, vient de réussir sa première levée de fonds (300.000 euros) pour assurer son développement.

« Lorsque je butais sur des cas pendant mes premiers remplacements, je les mettais sur Facebook pour me faire aider par mon réseau d’amis. L’un d’entre eux m’a un jour fourni les coordonnées d’un médecin qui a résolu mon problème. C’est ainsi que m’est venu l’idée de trouver un moyen rapide et efficace pour élargir mon réseau en annulant les barrières géographiques et temporelles », explique en toute simplicité le Dr Safia Slimani, 37 ans, à l’origine de Medpics. Ils sont quatre fondateurs, dont un webdesigner et un product manager qui ont travaillé en autofinancement pour mettre au point l’application d’abord sur iPhone puis sur Android. Objectif, simplicité, rapidité, adapté à la pratique médicale.

21 000 utilisateurs, 1 million de photos vues par semaine

Le succès ne s’est pas fait attendre. Medpics a démarré avec un « pool » de 300 praticiens et étudiants, recrutés par le bouche à oreille. « Au bout de deux mois, nous étions 3000, ce qui nous a fait prendre conscience de l’intérêt de notre produit ». Ils sont aujourd’hui 21.000, 15.000 médecins et 6.000 autres professionnels de santé. Encore étudiants à 60%. Cinq à six mille font une utilisation quasi quotidienne de l’application. Qui existe aussi sous forme de site sur Internet, davantage visité par les médecins à leur cabinet. En ligne, 5.000 cas à consulter avec leurs discussions. Cette rapide réussite n’a pas manqué d’intéresser des investisseurs dont le plus connu est le groupe Planet.fr avec son site d’information santé grand public, Mesdisite.fr. Les 300.000 euros réunis vont permettre de passer à la vitesse supérieure en développant de nouvelles fonctionnalités. Planet.fr va notamment participer au développement commercial de Medpics en assurant la régie publicitaire du site et de l’application. « Ce seront des publicités intelligentes, assure le Dr Slimani, comme des cas cliniques sponsorisés ». Medpics va en fait mettre en place, car c’est une demande des sociétés savantes et des entreprises de santé, des espaces privés d’échanges par aires thérapeutiques ou spécialités médicales au sein de sa communauté. Avec une vérification de la qualité de professionnel de santé ou d’étudiant, Medpics apporte une sécurité qui n’existe pas sur les réseaux sociaux les plus fréquentés. Une prochaine étape devrait être de migrer sa base de cas cliniques sur des serveurs agréés pour les données de santé.

Découvrez le test de Buzz Medecin