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VisioCheck, le tout-en-un de la télémédecine mobile

 Visiomed a dévoilé au CES 2017 de Las Vegas, VisioCheck, « première station de télémédecine mobile ». Le Dr François Teboul, directeur médical de Visiomed en a détaillé les fonctionnalités cette semaine, à Paris, pour la presse spécialisée.

Chez Visiomed, il s’agit moins de développer une gamme complète d’objets connectés santé * que de proposer des solutions au grand public comme aux professionnels de santé. Ses services intégrés à sa plate-forme de recueil des données médicales Bewell Connect, comptent selon Eric Sebban, fondateur de Visiomed, plusieurs milliers d’abonnés principalement des personnes à l’étranger ou des femmes avec des enfants en bas âge. Check-up (4,90€/mois) permet d’analyser ses symptômes (250 primo-diagnostics et des algorithmes issus du travail du Dr Loïc Etienne) pour juger de l’urgence et MyDoc permet d’obtenir un médecin au bout du fil.
A destination du milieu professionnel, Visiomed a aussi conçu My HealthBox qui permet au patient d’être suivi chez lui à distance après une hospitalisation ou selon un plan de soins que le praticien peut facilement modifier en fonction des alertes qui lui sont transmises. Doté de son propre module avec une carte Sim, le système est autonome n’exigeant pas de Wifi à proximité.

Développer la télémédecine en libéral

Teboul et visiocheckDévoilée au dernier CES (où Visiomed avait décroché un Innovation Award en 2016 pour son électrocardiogramme de poche MyECG), VisioCheck veut être la première station de télémédecine mobile. La « station » se présente comme un smartphone dédié (poids 300g) doté d’une riche connectique et d’une carte SIM. Communication par Wi-Fi, 2G,3G, 4G. Le capteur infra-rouge du thermomètre est inclus et tous les équipements ont été miniaturisés : l’ECG sept têtes, l’oxymètre de pouls, le tensiomètre brassard et le « dongle » MyGluco qui se connecte sur la prise jack (microphone) du VisioCheck. Une caméra pour une éventuelle visioconférence et une LED pour éclairer l’examen médical complètent le dispositif.
Les applications embarquées permettent de gérer les différents paramètres vitaux sur un seul visiocheckécran. Dans ce tout en un, le professionnel a également accès à la liste des dossiers patients avec historique et données patients. Les données seront transférées automatiquement au dossier médical électronique.
Visiomed a prévu un chariot ambulatoire pour l’utilisation en établissement. Mobilité au sein de l’établissement et mobilité en visite. Un équipement à partager par un cabinet groupé ou une maison de santé pluridisciplinaire et des urgentistes. Ou encore à installer dans l’espace confidentialité d’une pharmacie pour lutter contre la désertification médicale.
VisioCheck est en train de passer ses derniers tests métrologiques pour l’obtention de la certification CE comme dispositif médical de classe IIA. Il devrait être proposé autour de 2.500 euros à l’achat ou en location avec des services de 149 à 249 euros/mois.
« Avec VisioCheck, nous allons contribuer au développement de la télémédecine notamment via les professionnels libéraux, souligne le Dr FrançoisTeboul, qui n’hésite pas évoquer "un nouveau standard médical".

*MyGluco, lecteurs de glycémie, MyScale, gamme de balances et d’impédancemètres, MyOxy, l’oxymètre de pouls, MyTensio la gamme de tensiomètres, MyCoach, les trackers de sommeil et d’activité, MyTens, électrostimulateur, MyECG, électrocardiogramme de poche sans fil



Trophées de la santé mobile 2017 : 7 trophées pour 43 applications en compétition

Un label « mHealth Quality » attribué à 9 applications, plusieurs rapports officiels sur la santé connectée, il n’en faut pas plus au Dr Guillaume Marchand, président de dmd santé pour proclamer 2017, année du passage à l’âge adulte de la santé mobile et connectée. Les 4 e trophées de la santé mobile organisés le 28 janvier à la Cité de sciences dans le cadre de la journée nationale de l’innovation en santé ont récompensé des applications « matures » parmi les 43 en compétition.

Rappelant que l’iPhone a fêté ses dix ans le 9 janvier dernier, le Dr Guillaume Marchand, président co-fondateur de dmd santé, estime que le marché de la santé connectée a bien progressé vers la maturité. Il en veut pour preuve l’utilisation croissante des applis par les médecins (65% s’en servent, 18% les conseillent à leurs patients), le déploiement d’applis, voir même leur prise en charge, par des institutionnels (en Angleterre, en Belgique, en Andalousie) et en France la parution du référentiel de bonnes pratiques se la HAS et la publication d’un rapport parlementaire sur la santé connecté préconisant la prise en charge des objets connectés participant à la prévention. De son côté , dmd Santé qui a lancé son propre label mHealth Quality se réjouit d’un partenariat avec les ARS Nouvelle Aquitaine et Centre Val de Loire pour la validation d’applications et l’évaluation d’objets connectés.

Au cours de l’année écoulée, 134 applis ont rempli l’auto-questionnaire en ligne sur le site. 40% ont passé cette première étape avec succès, 18% ont eu besoin d’un accompagnement, 19% ont été rejetés. 23% sont en cours de labellisation (9 labellisés).
logoTsmC’est donc parmi les 43 applications qui ont franchi la première étape avec une note supérieure à 105 /150 pour les critères médicaux et 70/100 pour les aspects réglementaires et juridiques qu’ont été choisis les 4 lauréats des trophées dévoilés le 28 janvier   : Novi-chek de Roche Diabetes Care France, Grand trophée de l’application mobile de santé; Medpics, Trophée de l’application destinée aux professionnels de santé; Doctisia, pour préparer ses rendez-vous santé Trophée de l’application destinée aux patients; Qalyo, Trophée de l’application de suivi, conçue comme un assistant de santé connecté. Le Trophée coup de cœur des internautes est allé a Brosse toi les dents avec Ben le Koala.
Profitant de la présence de grand public, une autre compétition l’Aréna santé mobile a vu s’affronter 5 applications mobiles de santé (Mon coach douleur de Takeda qui a reçu le Trophée, Sympto check de Santé assistance, Qalyo de Qalyo, Gluci-Check de Roche Diabetes, e-thyroïde de Vivre sans thyroïde et 5 objets connectés : le thermomètre Tucky de e-takesCare,  la balance de cuisine Nutrismart de Terraillon, le verre Swaf, la station de télémédecine miniature VisioCheck de Visiomed Group et la e-cigarette d’Enovap qui a remporté le Trophée,. C’est le public présent à la journée nationale de l’innovation qui votait pour son appli et son objet préférés sur le stand de dmd Santé.
Car le public, notamment celui des patients, est de plus en plus invité à co-construire les applis qui lui sont destinés. Partenaire depuis l’origine des Trophées, Sanofi, suit cette tendance avec sa direction de l’innovation « ouverte », Le grand groupe a appris à travailler avec les patients et les professionnels de santé pour mieux "coller" à leurs problématiques à travers ses sites et ses applis. En développement, une application pour aider le médecin généraliste à envisager un diagnostic de maladie rare en présence de certains signaux faibles

r www.trophees-sante-mobile.com 

(mis à jour le 30/1/2017 après l’annonce des Trophées)



CES 2017 : la santé connectée au service des diabétiques, du brossage des dents, du soulagement de la douleur

Le Consumer electronic show (CES) qui s’est tenu du 5 au 8 janvier à Las Vegas a une nouvelle fois montré la vitalité des start-up françaises (233 étaient présentes) notamment dans le domaine de la santé. C’est d’ailleurs un dispositif français pour les diabétiques qui a obtenu un prix de la meilleure innovation. Buzz Médecin a retenu quelques innovations (pas toutes françaises).

Diabète mieux géré

glucosepng2Lorsqu’elle sera commercialisée, la montre connectée K’Track Glucose de la société PK Vitality  pourrait bien changer la vie quotidienne de nombreux diabétiques. Il s’agit du premier dispositif de contrôle de la glycémie par simple pression sur la peau. La K’apsul Glucose qui s’insère au dos du cadran comporte un système de microaiguilles qui examinent le liquide interstitiel (technologie Skin Taste). L’utilisateur ressent un léger effet de fourmillement mais pas de douleur. Pour Luc Piérart, président de la société, l’idée c’est de reproduire le processus de la langue et de goûter la peau. Le capteur peut changer pour d’autres analyses (l’acide lactique par exemple). Avec une levée de fond en cours (entre 3 et 5 millions d’euros) qui sera facilitée par le « Best of innovation » reçu, l’objectif est de commercialiser la montre en 2018 pour un prix de 149 €. La recharge K’apsul Glucose d’une durée d’un mois serait vendue 99 €. Voir le site
C’est encore une avancée pour les diabétiques qui a reçu un Award dans la catégorie Biotech. Clipsulin met, selon Diabnext son concepteur américain, l’Intelligence artificielle au service de la gestion des doses d’insuline. Compatible avec différents stylo injecteur (Sanofi Novonordisk, Lilly notamment) l’enregistreur mémorise le nombre d’unités, l’heure etc..
L’application Diabnext, partagée avec le médecin, permet de gérer son diabète plus efficacement.

Brossage de dents connecté

ARA et appOnt également reçu un Award dans la catégorie Biotech, l’Oral Care System de Kolibree, qui avait lancé une brosse à dents connectée pour apprendre aux enfants à se laver les dents ; Il s’agit cette fois d’accompagner le brossage des patients à risque ou en traitement orthodontique avec ARA. Cette brosse à dent est en précommande sur le site à 79 € (livraison prévue en mars). Award aussi pour Philips Sonicare et son coaching personnalisé en 3D avec feedback en temps réel pour améliorer son brossage.

Télémédecine portable

Autre innovation intéressante, le groupe Visiomed a présenté Visiocheck, la première station de télémédecine mobile et connectée au monde d’un poids de 500 g, ayant la marque CE de dispositif médical de classe IIA (lancement mi 2017). Visiomed a profité du salon pour annoncer le partenariat avec la société de domotique Vity pour qu’elle intègre les services de santé Bewell Connect dans son bouquet TV pour le maintien à domicile.
Le CES est en effet une bonne occasion d’annoncer les partenariats. Startup ayant pour vocation de penser & développer des technologies médicales innovantes de diagnostics et de les rendre accessibles au plus grand nombre, Neogia a officialisé son partenariat stratégique avec Kyomed, ayant une expertise reconnue dans l’accompagnement clinique de dispositifs médicaux innovants. Ce rapprochement devrait se traduire par la mise sur le marché en 2018 d’une première technologie validée cliniquement, le bracelet connecté Motio HealthWear, permettant le diagnostic et le suivi de l’apnée du sommeil en mesurant actimétrie, fréquence cardiaque, oxymétrie et rythme respiratoire.

Semelles connectées, TENS et réalité virtuelle

Parmi les autres start-up sélectionnées pour représenter la French Tech, Rcup, Sublimed et SimForHealth.

Les semelles morphologiques connectées Rcup veillent sur la santé et la sécurité des personnes en remontant des informations (pression plantaire, posture…) avec alerte en cas d’urgence. L’assistant digital sert aussi à apprendre le bon geste pour limiter les douleurs actuelles et futures (troubles musculo-squelettiques) et peut servir à éviter la fatigue de certains postes de travail. Une fonction de commande permet même de donner un ordre à un équipement d’un mouvement de pied.

Sublimed et ActiTENS, son dispositif connecté « wearable » (à porter sur soi) de neurostimulation électrique cutanée pour soulager la douleur. Voir l’article du blog à ce sujet

Sur le stand de SimforHealth, les visiteurs ont pu tester sur le casque HTC Vive, le premier cas clinique d’urgence virtuel développé par la société française en partenariat avec le centre de simulation de la faculté médicale de Nice. Bel exemple de l’apport de la réalité virtuelle dans la formation en santé. SimForHealth présentait également la plate-forme MedicActiV de consultation et de diffusion de cas cliniques virtuels qu’elle souhaite internationaliser.

D’un CES à l’autre, il apparaît bien que tout ce qui peut être connecté va l’être. Et que l’intelligence des apps installées dans le smartphone permet des développements qu’on ne pouvait imaginer jusqu’ici.