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Archives mensuelles : février 2014

Diabète 2.0, les attentes des diabétiques

Basil Stratégies a organisé début février une matinée diabète 2.0, journée thématique prélude à la manifestation Doctors2.0 qui va se tenir les 5 et 6 juin. La communauté diabète 2.0 était réunie. Des patients et leurs associations, des médecins, des développeurs d’applications ou de dispositifs, des webmasters de sites web…

Quand on est diabétique, on a intérêt à être geek. Le diabète a inspiré les développeurs d’application pour smartphones puisque la société dmdSanté qui les recense et les évalue, en a recensé 486. Soit 15%du marché global des applications santé. 60% sont gratuites et 40% sont payantes (prix moyen 2,5 euros), précise Guillaume Marchand, président de dmdSanté. Elles sont très variées allant du guide des restaurants ayant des menus pour diabétiques aux carnets et application de suivi (C’est justement un carnet d’auto surveillance du diabète qui a remporté un des Trophées de la Santé Mobile, Diabphone (CHU de Toulouse). Venue apporter la parole du juriste, Me Nathalie Beslay a précisé qu’un médecin n’a pas à se protéger (ouf !) pour "prescrire" une application ! Il existe aussi des jeux pour l’éducation thérapeutique des enfants et adolescent diabétiques (société Zippyware). Pour apprendre à calculer le nombre de sucres dans les aliments (méli-mélo glucidique) ou Time Out pour les plus âgés

Sites web de partage, appli smartphone, appareils médicaux connectés

Les diabétiques ont témoigné de l’importance des l’empathie et du vécu échangé. Un tweet chat diabète a été lancé en juin 2013 par la fédération française du diabète (AFD). Ainsi qu’un site pour les 35 000 personnes sous pompe à insuline mapompeainsuline.fr mis en ligne il y a quelques mois. Diagnostiqué diabétique de type 1, il y a 11 ans, Fréderic Paliwoda, facteur de profession, a monté un site pour tester les lecteurs de glycémie du marché avec des vidéos explicatives. Vivreavecundiabete.com, une mine de renseignements pratiques.
Les médecins ont cherché à alléger le quotidien des patients obligés de remplir leur carnet. Le Dr Charpentier (CH Sud Francilien), promoteur du système Diabeo, qui du PDA des origines utilise aujourd’hui un smartphone et l’application gratuite de Sanofi-Aventis. Le laboratoire participe à une étude de validation sur six mois avec des patients mal équilibrés pour mesurer l’intérêt médical et medico-économique de cette application de télémédecine qui calcule automatiquement la dose d’insuline nécessaire et la propose aux patients.
Le Dr J.-J. Altman (HEGP) a rappelé que le carnet électronique diabgest de surveillance du diabète gestationnel (10% des grossesses) existe depuis l’an 2000. La transmission se fait par courriel et permet de changer de thérapeutique par e-consultation…
Quant aux dispositifs connectés, également présents lors de cette conférence, on ne sait pas si la fourchette connectée HapiFork peut aider les diabétiques. La plate-forme HumanLife est en tout cas déjà prête pour recueillir les données de ceux qui utiliseraient le Glucomètre sans fil (non encore remboursé) d’iHealth (voir le test) tandis que le glucomètre connecté à l’iPhone de Sanofi-aventis l’iBG Star, qui est lui pris en charge, dispose de sa propre plate-forme sécurisée. Ces dispositifs intéressent bien sûr les diabétiques et leurs médecins. Et une étude canadienne parue dans Diabetes Care, vient de le confirmer : le partage et l’analyse des automesures glycémiques par internet entre patients et professionnels de santé améliore la qualité du contrôle du diabète de type 1 comme de type 2 (voir l’article de TIC Santé),

En fait, ce que les patients attendent avec le plus d’impatience, et ils le disaient lors des pauses, dans les couloirs, c’est la fin des stylos piqueurs. Peut-être pas la lentille de contact à mesurer le taux de glucose annoncée par Google mais les « puces » que l’on porte en permanence à même la peau (il existe plusieurs technologies). Mais toute l’industrie de la bandelette s’en trouvera bouleversée…
 

 



Qualcomm Life au MWC de Barcelone : la santé sans fil en marche

Qualcomm Life organise dans le cadre du Mobile World Congress de Barcelone (24-27 février) une conférence sur le thème « La révolution sans fil dans le parcours de santé » pour mettre en valeur sa technologie 2net Mobile*. Ou comment gérer sa santé de son smartphone. Buzz medecin a rencontré Laurent Vandebrouck, directeur général Europe de Qualcomm Life avant son départ.

Cela fait un an que Qualcomm Life, émanation de Qualcomm (connu pour les processeurs Snapdragon des smartphones), a ouvert en Europe sa plate-forme et son hub 2net (voir l’article de Buzz medecin). L’argument qui était de proposer un nouvel écosystème non propriétaire, a porté et le marché se développe. La plate-forme a séduit quelques 350 sociétés partenaires (fabricants d’appareils de mesure médicaux prestataires de services, assurances). Une trentaine d’équipements sont aujourd’hui connectés. Les utilisateurs disposant d’un hub, boitier branché dans une prise de courant, capable de rechercher automatiquement les équipements médicaux intelligents de son environnement avec plusieurs possibilités de connectivité (Wi-Fi, Bluetooth, etc.).
Laurent Vandebrouck cite parmi ses premiers clients Telbios (Italie) qui propose aux médecins lombards des kits 2net pour la gestion à domicile de patients à risque, Cytelcom (Espagne) qui travaille avec les hôpitaux pour gérer le retour à domicile des patients, Vitaphone (Allemagne) qui gère 8000 patients en télésanté, Medixine (Finlande) une société d’assurance, Docobo (Grande-Bretagne) pour la surveillance des maladies chroniques, En France, « il y a de la demande mais les processus sont toujours plus longs à se mettre en place car les décisions sont centralisées », souligne M. Vandebrouck . Pour le moment, Qualcomm Life a signé en juillet dernier un contrat avec Médecin Direct, la plate-forme qui fournit un avis médical aux adhérents de certaines mutuelles. Il s’agit d’assurer la connectivité du projet SYMPAD (Système de monitoring médicalisé en pharmacie ou à domicile) porté par Médecin direct avec des espaces dédiés au sein des pharmacies où les patients viendront faire des mesures biométriques standards (Poids, PA, spiromètrie). Le dispositif est en test dans une vingtaine de pharmacies avec un lancement prévu en mars.

 

Faire travailler ensemble les différents systèmes

Qulacomm Life ne vend aucun service en direct. Son rôle, c’est de faire travailler ensemble les différents systèmes. Certains marchent bien ensemble ; d’autres non. On observe beaucoup d’incompatibilité, déplore Laurent Vandebrouck, la norme Continua, le futur standard est en train de se développer. Notre hub est déjà certifié . A noter, la plate-forme 2net, situé en Hollande, n’a, selon Qualcomm Life, pas besoin de demander l’agrément Hébergeur de données de santé en France car les données médicales sont associées au numéro du hub et c’est le prestataire qui rapatrie les données.
Le lancement, fin novembre, de 2net Mobile ouvre de nouveaux territoires plus grand public. Cette plate-forme transforme tout smartphone fonctionnant sous Android en un hub de données médicales et biométriques, collectant de façon sécurisée toutes les mesures transmises par tout capteur ou appareil. C’est une version virtuelle du hub 2net qui permet une utilisation mobile, plus grand public, ouverte à des services de coaching proposées par des partenaires. Ainsi la société italienne Quasarmed va utiliser 2net Mobile pour son service de coaching et prévention AmicoMED assurant la gestion de l’hypertension, la détection des arythmie, etc. Les données arriveront vers le centre médical Quasarmed via le smartphone du patient.
« Le temps des modem est loin derrière nous. Tous les appareils sont en train de migrer pour permettre le diagnostic à distance et la télésurveillance. L’interactivité est la règle. Le potentiel est important », assure M. Vandebrouck.
La prochaine étape, c’est l’intégration du logiciel dans la puce du smartphone. Qualcomm y travaille. Et, d’après ce qu’on sait, Apple aussi. Dans son prochain iPhone, bon nombre d’appareils de mesures physiologiques seront déjà intégrés.

* Elle a lieu le 26 février à l’hôtel Fira Palace

 



Patient GeneSys, une (future) plate-forme de cas cliniques sur-mesure

C’est un beau projet collaboratif qu’ont initié Vidal, la start-up Voxygene, le CNRS (LIMSI), le CHU d’Angers et l’agence Interaction Healthcare qui en est le chef de file, avec Patient GeneSys, une plate-forme de simulation pour générer des cas cliniques sur mesure. Il a fait l’objet d’une présentation au dernier colloque TIC Santé

Interaction Healthcare s’est, si l’on peut dire fait la main en utilisant, en partenariat, la plate-forme américaine Pulse dont il a tiré des applications en français. Plus de 10 000 médecins ont suivis ses consultations virtuelles en simulation 3D dans des réunions animées par un expert. Terrains couverts : diabétologie, infectiologie et cancérologie. Une des réalisations les plus spectaculaires, SIM Urgences est un module de 8 cas patients développé pour le laboratoire Lilly qui l’utilise dans ses réunions de formation (2400 urgentistes formés). Avez-vous les bons gestes ? Appliquez vous les bonnes procédures ? Prenez vous les bonnes décisions face à une embolie pulmonaire, une péricardite, etc. Si vous vous trompez dans votre analyse, le patient donne des signes de faiblesse qui peuvent aller jusqu’à la mort.

Une plate-forme d’outils, fédératrice et ouverte

L’agence interactive santé dirigée par Jérôme Leleu se lance à l’heure actuelle dans son premier outil « maison ». Avec Patient GeneSys, le cadre est celui de la consultation. Le médecin pose des questions à son patient et pratique un examen clinique. Il installe son patient sur la table d’examen, peut faire des palpations, prendre la tension, pratiquer un ECG, prescrire des examens complémentaires, etc.
Le patient réagit, répond aux questions. A l’issue de la consultation, il doit y avoir prise de décision thérapeutique. Partenaire du projet, Vidal fournit toutes ses « Recos » de bonnes pratiques et sa base de médicaments pour la prescription. Les données de la consultation sont enregistrées sur une borne Wi-Fi ce qui permet de revoir l’ensemble du cas dans une réunion de groupe. Par rapport à d’autres simulateurs, l’originalité du projet, financé à 40% sur des fonds publics (16e appel à projets du FUI, Fonds unique interministériel, collectivités territoriales, fonds communautaires), est d’être fédérateur. Patient GeneSys mettra en effet à disposition des outils en ligne pour réaliser des cas cliniques pour la e-formation, dépassant ainsi le cadre d’une faculté, d’un CHU ou d’un éditeur qui se limitent à quelques cas. Les promoteurs s’abonneront à la plate-forme, pourront créer leurs propres cas cliniques, de façon simple. Ceux-ci seront protégés par le droit d’auteur et leur utilisation pourra donner lieu à rémunération. A la manière dont les développeurs d’application pour smartphone se rémunèrent sur les Apple Store et autre GooglePlay.
Rendez-vous dans deux ans pour l’inauguration des premiers cas de Patient GeneSys. Qui devraient servir à la formation des professionnels de santé, aussi bien initiale que continue.
 

 



TIC Santé 2014, dix ans de e-formation en santé par FormaticSanté

Le colloque TIC Santé fêtait les 10 ans de l’association FormaticSanté qui en est à l’origine. Retour sur dix ans de e-formation avec Lisette Cazellet, présidente de l’association.

280 personnes ont participé au colloque 2014, les 12 et 13 février à l’Institut Mutualiste. Cela peut paraître modeste mais « la première journée en février 2004, nous étions vingt-cinq » se rappelle Lisette Cazellet. Infirmière et formatrice, elle a pris conscience dès 2003 de l’évolution que représentaient les débuts de la formation à distance. « Il fallait accompagner le mouvement ». En 2006, cela a pris la forme de concours : « nous récompensions des mémoires et des projets de e-santé ». Puis à partir de 2008, le colloque a traité de e-santé et de e-formation. Il a eu lieu à Nîmes pendant deux ans et à partir de 2010, il est devenu parisien.
En dix ans la technologie a mûri. Les tablettes tactiles sont arrivées. Les serious games, la simulation 3D, ont fait éclore des outils performants et attractifs. Il y a un engouement pour la simulation numérique (comme le projet Patient GeneSys) ou le Mobile Learning pour les professionnels (Buzz Medecin a notamment testé iPansement) ou les patients. Depuis l’an dernier, les choses bougent, estime Lisette Cazellet, la formation à la technologie (dispensée le plus souvent par le fournisseur..) ne suffit plus. L’apparition des référentiels en impliquant tous les métiers du soin incite à revoir l’organisation parallèlement à la nécessité de formation du personnel.

Serious Game pour les patients

Fait nouveau, les patients ont également besoin de formation et pas seulement d’éducation thérapeutique. Eux aussi veulent participer. Des serious games (comme Azergame de Genious, pour les patients atteints d’Alzheimer, Ludicalm pour améliorer les soins des enfants) sont à leur service. Ce sont les compagnons de la médecine personnalisée, selon l’expression du Pr Staccini (CHU de Nice. Les informations apportées par les patients constituent aujourd’hui une base d’information que les professionnels peuvent utiliser. Ainsi la plate-forme www.cancercontribution.fr de l’association Cancer Campus à Villejuif peut-elle faire remonter aux cancérologues le ressenti des patients. Deux patientes connectées, Catherine Cerisey (blog « Apres mon cancer du sein ») et Yvanie Caillé (Renaloo) ont témoigné de la volonté des patients de prendre leur destin en main. La démocratie sanitaire est une réalité, encore en marche.
C’est dans ce contexte, et dans le cadre de la Stratégie nationale de santé et du Programme France Université Numérique, que FormaticSanté entreprend en 2014 un tour de France du numérique de la santé. Il s’agit de faire émerger des projets en Régions et de valoriser les initiatives des professionnels en organisant des étapes régionales à la demande des acteurs locaux.

www.formaticsante.com, contact@fomaticsante.com, 04.66.51.83.32
 



Spam sécurisé et crypté : Apicrypt se fâche

Les messageries médicales sécurisées doivent être réservées aux courriers médicaux concernant les patients. L’association Apicem éditrice de la messagerie sécurisée Apicrypt s’est fendu le 12 janvier d’un communiqué pour rappeler ce principe de base à ses 50.000 utilisateurs et s’excuser auprès d’eux de la réception la veille d’un spam sécurisé (le comble) qui avait en outre bloqué la messagerie de certains d’entre eux. Pensez donc le message crypté contenait un questionnaire d’un format tout à fait inhabituel. Un praticien d’un des plus grands groupes hospitaliers de France s’il vous plait, utilisateur d’Apicrypt, a trouvé malin de se servir de la messagerie pour envoyer un questionnaire de thèse à près de 11 000 abonnés Apicrypt. Pratique, n’est-ce pas, l’annuaire quand on veut solliciter des confrères en grand nombre. Il faut croire qu’il n’avait pas bien lu la charte déontologique signée par chaque professionnel de santé à son inscription.

Manquement à la Charte = messagerie bloquée

Alors Apicrypt s’est fâché et a bloqué la messagerie de l’utilisateur indélicat, précisant qu’il en serait de même pour tout manquement à la charte et cela sans dédommagement ni remboursement. Et a alerté l’hôpital dont la direction a aussitôt adopté une stratégie de réaction visant à rendre sinon impossible du moins peu probable le renouvellement de ce genre d’incident (on peut supposer que le flux de la messagerie interne a été quelque peu ralenti par cet envoi massif). Apicrypt a réagi d’autant plus vigoureusement que plusieurs alertes aux « spams internes » se sont déclenchées ces dernières semaines : « même s’ils peuvent à certains sembler légitimes, ces messages envoyés en masse, style invitation à des conférences et à des réunions, dont l’objet ne concerne pas le suivi patient, n’ont pas leur place dans la messagerie Apicrypt ». Et les filtres anti-spam ne peuvent tout prévoir. Le mauvais usage d’Apicrypt peut tuer la messagerie en Santé et la confiance que le professionnel de santé lui porte. Alors n’oubliez pas : avant tout envoi, demandez-vous si ce message a besoin d’être crypté. C’est cela aussi la déontologie médicale.

 



e-docteur, un médecin régulateur virtuel

C’est un fait. Les internautes arrivent sur les sites santé en tapant des symptômes dans les moteurs de recherche : mal au ventre, mal à la tête, vomissements, vertige, saignements, etc. Et ne trouvent pas souvent la bonne information. Celle qui leur permettrait de connaître la meilleure attitude à adopter.
e-docteur, mis en ligne le 3 février sur le site e-sante.fr, s’est donné pour ambition de répondre à ce besoin des internautes : être éclairé sur leurs symptômes et obtenir des conseils. Ses concepteurs s’en sont aussi donné les moyens : cet outil d’analyse des symptômes a nécessité deux ans de mise au point (ergonomie, présentation, tests et investissement important) et 25 ans de travail. Soit toute l’expertise du Dr Loïc Etienne, médecin urgentiste, passionné par l’intelligence artificielle au service de la médecine (il a fait ses débuts sur le Minitel en 1987). Les 150 symptômes de e-docteur sont ceux exprimés par les patients tels que les reçoivent les médecins urgentistes. Ces symptômes sont pilotés par une base de 3978 questions. « L’outil raisonne comme un médecin urgentiste, souligne le Dr Etienne, il n’utilise pas le raisonnement en arborescence que l’on apprend pendant les études médicales et qui est surtout utile aux spécialistes. Il utilise de la logique floue et adapte ses questions au fur et à mesure des premières réponses. C’est très différent de l’application DocForYou récemment testée par Buzz Medecin. Le système expert d’e-docteur suggère pour le moment 511 pathologies. C’est le niveau d’un étudiant de 5e année. Nous espérons arriver bientôt à 1000, voir beaucoup plus, soit la couverture de la médecine générale. »

L’attente des internautes est bien réelle puisqu’au bout d’un mois, début mars, le site enregistrait déjà 1000 analyses par jour . Plus de 300 commentaires d’internautes ont été laissées donnant au site une note moyenne de 3,7/5.

Une caution médicale

Les réponses d’e-docteur se situent en terme de probabilité, ce n’est pas un diagnostic. Elles permettent d’évaluer l’urgence, de proposer des médicaments pour se soulager. Les tests réalisés sur 300 patients à l’hôpital Lariboisière à Paris ont montré que l’hypothèse d’e-docteur était superposable dans 2/3 des cas, au diagnostic final et compatible dans 85% des cas. Une dizaine de médecins de SOS Médecins Paris Ile de France ainsi qu’un pool de 7 médecins urgentistes ont validé le bon fonctionnement du système et ont contribué à le perfectionner. Le système expert va être utilisé dans le service du Pr Patrick Plaisance à Lariboisière pour aider les infirmières d’accueil des urgences à n’oublier aucune question importante.

Démonstration

 

L’internaute arrive sur e-docteur où il coche des cases : homme, femme, âge, symptôme de plus ou moins de deux jours et clique sur les parties du corps concernés par son symptôme (à noter : l’avatar évolue avec l’âge). Chaque validation fait apparaître un nouvel écran qui demande de cocher le symptôme principal, puis les autres symptômes, puis des signes d’accompagnements et quelques questions sur les antécédents. « C’est presque fini » dit le système et e-docteur donne son hypothèse diagnostic et ses conseils, indications de consultation plus ou moins urgente, informations complémentaires sur le site e-santé.fr, médication etc. Cela prend au total une à deux minutes. Une application pour smartphone est en développement.

Objectif santé public

Pour le site e-sante.fr, la mise en ligne d’e-docteur qui offre un nouvel outil gratuit attendu par les internautes, s’inscrit dans un objectif d’ accroissement d’audience, son directeur général Arnaud Julien ne s’en cache pas. Mais à terme, e-docteur pourra servir la santé publique. Le Dr Pascal Gleyze, Directeur général de Persomed (une référence pour l’information patient), qui piloté le projet, espère qu’à terme, e-docteur permettra de collecter les symptômes des patients, qui reste anonyme mais auxquels on demande leur code postal. Ce sera une source de données pour l’épidémiologie et pour les alertes sanitaires… Le futur de la médecine, ce sont les giga données, les millions de cas récoltés, dont l’analyse pourrait améliorer la pratique médicale.
Essayez e-docteur sur www.e-sante.fr/e-docteur et donnez votre avis sur le blog de Buzz Medecin, à la suite de ce post. 80 PS ont laissé des commentaires sur le site d’e-docteur ce qui a permis de faire des améliorations. 

(mis à jour le 15 avril)

 



RV en ligne et rappels électronique plébiscités par les seniors

Une nouvelle étude d’Accenture*, rendue publique le 6 février, révèle qu’un nombre croissant de seniors français de plus de 65 ans (70 %), désormais à l’aise avec les nouvelles technologies, sont demandeurs de services de santé numériques, comme des systèmes de rappel électronique (67 %) ou de prise de rendez-vous en ligne (73 %). Les professionnels de santé sont cependant peu nombreux (7 %) à proposer ce type de services pour le moment.
On constate que les plus de 60 ans sont deux fois plus nombreux qu’en 2007 à surfer sur Internet ce qui change la donne. Les plus de 65 ans rejoignent les moins de 65 ans dans leur demande de RV en ligne, le service préféré (73% contre 80%) et ce phénomène s’observe dans la plupart des pays, le plus grand écart se situant aux Etats- Unis (62% contre 81%). Les seniors sont plus friands de rappels, bien sûr…
L’étude d’Accenture révèle que 27 % des plus de 65 ans interrogés effectuent personnellement le suivi de leurs indicateurs de santé (courbe de poids ou tension artérielle, par exemple) et 20 % assurent le suivi de leurs antécédents médicaux. L’automesure entre dans les moeurs des patients.
« Après s’être convertis à Internet pour leurs services bancaires, achats, loisirs et communications, les seniors entendent désormais pouvoir gérer en ligne certains de leurs services de santé », constate Kiryakos Chebel, directeur des activités Santé d’Accenture en France. « Les systèmes de santé doivent donc proposer davantage de services de santé numérique pour attirer les patients âgés et les aider à suivre et gérer leur parcours de soins. »
Pour la grande majorité des seniors interrogés (86 %), avoir accès à des informations sur leur santé est important, mais à peine 6 % déclarent être en mesure de pouvoir consulter leur dossier médical électronique. De même, le renouvellement d’ordonnance en ligne intéresse 63 % d’entre eux, mais ils sont très peu (2 %) à bénéficier de cette fonctionnalité. Enfin, 61 % souhaitent pouvoir contacter les professionnels de santé par email, mais 5 % seulement en ont la possibilité.
Cela laisse présager l’essor de messageries sécurisées pour les échanges professionnels de santé-patient.

 

 * enquête réalisée par Harris Interactive du 25 au 31 juillet 2013, auprès de 9 015 adultes dans neuf pays (Allemagne, Australie, Brésil, Canada, Espagne, États-Unis, France, Royaume-Uni et Singapour).
En France, 2 003 personnes, dont 215 seniors (âgés de 65 ans et plus), ont participé à cette étude visant à évaluer la perception des patients vis-à-vis des services de santé numériques. Le cas échéant, les résultats ont été comparés à ceux du Rapport sur les consommateurs de soins de santé et de l’enquête auprès des médecins réalisés par Accenture en 2013.