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Orange lance Paiement pro pour la carte bancaire

Paiement Pro peut constituer une bonne alternative pour les professionnels de santé qui ont peu l’occasion d’être réglés par carte bancaire au cabinet ou qui veulent proposer le paiement bancaire en visite. L’offre est réservée aux clients d’Orange.

Pas d’abonnement, 2,5% de commission

Le nouveau service Paiement pro d’Orange (communiqué de presse du 11 juillet), présente plusieurs avantages puisqu’il se sert d’un smartphone : pas d’abonnement, l’achat d’un lecteur carte bancaire Ingenico simple moins coûteux qu’un terminal bancaire (99€ HT).
Paiement Pro fonctionne avec les réseaux mobiles (3G) et les réseaux Wi-Fi publics ou privés.
Le lecteur de CB se connecte par Bluetooth sécurisé au smartphone du professionnel via une application gratuite téléchargeables sur Google Play et Apple Store.
Lors de l’encaissement, le professionnel saisit le montant de la transaction via l’application et insère la carte bancaire du patient dans le lecteur. Ce dernier saisit son code sur le lecteur comme d’habitude et valide. Les cartes Visa, Mastercard et à logo CB sont acceptées (pas l’American express).
Le montant de la transaction est créditée dès le lendemain sur le compte bancaire professionnel quelque soit la banque.
Une commission au taux unique de 2,5% est perçue sur chaque transaction.
Seule obligation : souscrire au préalable un contrat Paiement Pro auprès de w-HA , la filiale bancaire d’Orange, conformément à la réglementation en vigueur.

Inconvénient : il n’y a pas de ticket.

Ce type de service n’est pas nouveau sur le marché puisque plusieurs sociétés se sont lancée récemment sur ce créneau en offrant des conditions commerciales similaires. Dont payintouch (www.payintouch.com) qui prend des commissions variables selon le type de carte bancaire American Express comprise. Mais aucune de ces sociétés ne dispose de la force de frappe d’Orange et de son réseau de boutiques.

Paiement pro est disponible via les principaux réseaux commerciaux d’Orange : le 1016(1), orangepro.fr et dans les boutiques Orange.
Renseignements sur le site  le lecteur est actuellement en promotion à 49 €HT.

 



e-Santé : les recommandations du « livre-rapport » Robin

Depuis son départ de l’ASIP Santé le 30 novembre 2013, le Dr Jean-Yves Robin s’est donné le temps de la réflexion. Et en publie le fruit sous le titre « Santé, l’urgence numérique ».

« La France n’est pas inactive mais elle court sans cap ». Cette phrase à l’avant dernière page donne le ton du livre de Jean-Yves Robin, directeur de l’ASIP Santé pendant 5 ans (2008-2013) sur l’urgence des mesures à prendre pour faire de la France un leader de l’e-santé. Un livre ? Plutôt rédigé comme un rapport, celui qu’on ne lui a pas demandé et qu’il a voulu écrire même s’il relève que sur le sujet, le nombre d’écrits est « inversement proportionnel aux avancées observées ». La France a 20 ans de retard dans le développement de services numériques dans le domaine de la santé. A quelques mois de la discussion sur la loi de santé préparée par Marisol Touraine qui prétend donner ce cap par une Stratégie nationale de santé, le Dr Robin pense avoir repéré les leviers à actionner d’urgence. Les parlementaires feraient bien de le lire. Ce n’est pas le roman de l’été, on n’y trouve pas de révélations et pour tout dire, il donne parfois une impression de redites car la pensée de l’auteur revient sans cesse sur les mêmes failles du système, communes à la télémédecine, aux systèmes hospitaliers, à l’accès et à la production des données de santé et demain, si l’on n’y prend garde, à l’industrie des objets médicaux connectés. De fait, le sujet, complexe , de la e-santé est mal appréhendé par les politiques surfant sur les effets d’annonce et les traitements d’urgence des crises sanitaires.

Eparpillement des moyens et des initiatives

On imagine que le Dr Robin, passé par la médecine humanitaire, fondateur d’une entreprise spécialisée dans les réseaux de soins, habitué à l’action, pensait avoir les manettes quand il a pris la direction de l’ASIP Santé, avant de s’apercevoir que la CNAM (qui était aussi son bailleur de fond) ne trouvait d’intérêt qu’au développement de ses téléservices et pas du DMP*. On comprend qu’il s’est heurté très vite aux incohérences de la politique publique, aux rivalités des structures et au « millefeuille législatif illisible » tant pour les citoyens que pour les professionnels. L’éparpillement des moyens et des initiatives (surtout en région) est dénoncée d’un chapitre à l’autre : la DGS, 25 ARS et 5 agences sanitaires pour les alertes en santé publique ; les Finances + les Affaires sociales –Santé pour l’économie Santé Numérique et la Silver Economie ; la DGOS, les régions, les ARS, la DSS (direction de la Sécurité sociale) pour la télémédecine, 300 structures de HAD, etc.
Que faire ? Sachant que l’interventionnisme de l’Etat (il est pourtant nécessaire de réguler un système conçu avec un idéal de solidarité et d’égalité) convient mal au numérique qui se nourrit d’innovation et d’agilité. Les leviers identifiés se comptent par demi-douzaine à la fin de chaque chapitre. Nombre d’entre eux figurent déjà dans de précédents rapports. Mais c’est vrai qu’il serait plus efficace d’ adopter le NIR comme identifiant pour tous les patients du secteur sanitaire et médico-social, qu’un retour d’information vers les professionnels de santé (ainsi qu’une association économique) les inciteraient à produire des données médicales de qualité , qu’il serait temps de disposer d’annuaires fiables (Jean-Yves Robin égratigne au passage le RPPS) permettant un service public de renseignements fiables…

Sans attendre que la richesse de nos données soit exploitée ailleurs et nos politiques sanitaires dictées par les moteurs de recherche sur le Web…
Santé, l’urgence numérique. Faire de la France un leader de l’e-santé. L’Harmattan, 200 p, 21,50 €

*Quant au DMP, loin de le considérer comme un échec, il rappelle que la CNAM a supprimé son budget de déploiement en juin 2011 alors qu’il était techniquement prêt. Pour des raisons de pragmatisme, Jean-Yves Robin, ne voit comme seule solution, « nouvelle démission de l’Etat », de passer le DMP dans le champ de la CNAM (NDLR c’est ce qui a été décidé pour le DMP2) en espérant qu’elle ne laissera pas orpheline la messagerie MSSanté en cours de déploiement. Les deux projets devraient être, selon lui, impérativement intégrés dans les contrats d’objectifs des établissements de soins et dans le ROSP des médecins libéraux ainsi que dans les politiques régionales de santé.